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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 11:52

Ce matin, je pars, alors qu'il fait encore nuit noire, pour monter tout en haut du chemin de la Soule avant de rejoindre à flanc de montagne une belle place de brame où j'ai pas mal chassé l'an dernier.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Il a plu toute la nuit et il se remet à pleuvoir.

Je monte tranquillement en suivant la route puis le chemin de terre qui aboutit à la dernière maison. Les clarines tintent, le pré où les cerfs aiment sortir doit être occupé par les vaches. En me rapprochant, je constate que les vaches sont dans le pré sur la droite du chemin, ce n'est pas la peine de chercher les cerfs dans ce secteur. Un brame retentit au-dessus de la maison dans le bois. Je décide de me rapprocher un peu. La pluie a cessé. Je longe l'habitation et monte dans le pré vers la lisière du bois. Je me cale contre le bois et écoute un moment. Les brames sont assez espacés. La luminosité commence à croître mais je n'ai qu'une vision limité et quasi nulle au-delà de 30 mètres. Rien ne sert de rentrer dans le bois, le cerf me verra avant que je puisse l'apercevoir. Je reste à l'écouter et me rends compte qu'il remonte vers le sommet de la montagne.

Tout à coup, à une quinzaine de mètres, une masse sort du bois et descends dans le pré. C'est un blaireau, il se dandine avec sa démarche caractéristique. Il décrit un arc de cercle et me contourne à une dizaine de mètres sans m'avoir repéré, je me rapproche à 6 mètres environ, arme, prends la visée péniblement à cause de la faible luminosité (ma visette est petite) et décoche. Le blaireau grogne et détale en protestant. Je le perds de vu à cause du relief à 100 mètres environ. Je marque la zone du tir d'une flèche plantée droite et je me remets en marche. Je reviendrais faire la recherche en rentrant.

Je longe le bois puis rattrape un petit sentier qui longe à flanc de montagne au milieu des chênes et des buis. La luminosité croit rapidement maintenant. Je finis par déboucher sur un grand pré tout en long coupé en deux dans la longueur par un chemin que je prends. Le chemin s'enfonce maintenant dans le bois de hêtres, je tente de progresser le plus silencieusement au milieu des restes de la tempête qui me barrent par endroit le passage.

Devant moi, en contrebas du chemin, un brame retentit. Ma progression se fait féline et je finis par apercevoir un beau cerf à plus de 30 mètres sous le chemin. Il broute tranquillement. Le vent n'est pas terrible, il vient du haut de la montagne et souffle légèrement en biais. Pour l'instant le cerf ne se doute pas de ma présence et je l'observe un moment sans bouger. Je tente de conter les andouillers mais c'est loin d'être évident, il est certainement trop gros pour mon bracelet mais on ne sait jamais. Le cerf avance doucement entre 2 prises de nourriture puis il semble prendre vers le bas. Je décide de tenter une approche et commence à descendre vers lui en m'arrêtant à chaque pas mais je n'ai gagné que quelques mètres que mon cerf tourne la tête vers moi et pousse un petit brame. Je reste immobile et attend mais il tourne la tête droit devant lui d'un mouvement brusque. J'ai compris, je suis repéré. Il démarre d'un petit trot noble, gardant sa tête bien droite, digne d'un grand roi et disparaît dans le bois.

Je continue ma progression sur le chemin et arrive à un enclos dont je n'ai jamais compris l'utilité. Il me faut le traverser pour retrouver un chemin taillé dans le rocher à flanc de montagne. Je passe donc par-dessus le grillage et en profite pour me retrouver par terre puis je reprends ma route.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Au-dessus de moi, une chevrette donne l'alerte et détale suivie un peu plus tard par une seconde. Je finis de traverser l'enclos ouvre le portail et le referme derrière moi.

Je fais une pose pour me désaltérer à un abreuvoir alimenté par une source puis prends le chemin pour me diriger vers la place de brame. En me rapprochant, je commence à entendre des brames. Avant de déboucher sur la place, il me faut traverser des buis, un animal démarre devant moi sans que je puisse le voir. Arrivé sur la place de brame, j'attends un peu en écoutant et tente de repérer un cerf à son brame mais les brames sont espacés sauf de l'autre côté du chemin mais c'est sur l'autre société de chasse.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Un cerf brame derrière moi, je tente de me rapprocher mais plus rien, un autre brame à l'opposé, je tente une approche mais il se tait un long moment. Je tente de me rapprocher en rentrant dans le bois. Un animal démarre au bord du sale et je l'entrevois à peine sans pouvoir l'identifier.

Le vent est mauvais et n'arrête pas de tourner, je vais d'un brame à l'autre sans pouvoir voir d'animaux quand la pluie se met à tomber très fort. Un cerf se met à bramer au-dessus du chemin, je tente de me rapprocher mais plus rien. Un autre se met à bramer sous le chemin. Je me focalise sur lui et redescends vers lui au travers des buis sous une pluie battante. J'avance doucement quand tout à coup un mouvement attire mon regard. Un animal vient de s'enfuir, une forme attire mon regard quand elle se met à bouger, 2 autres animaux démarrent, ce sont des biches. Le cerf ne donne plus de la voie.

Un autre cerf donne de la voie sur la place de brame, je tente de m'approcher. Je fais une pose rien en vue, je tente d'imiter un brame, le cerf me répond. De nombreux cerfs brament sous le chemin. Je m'avance un peu à découvert mais le cerf que je pensais dans le bois surgit des genets et me regarde. Il est énorme, une bête splendide. Il est à 80 mètres et je ne peux pas compter les andouillers. Je tente à nouveau un brame mais le cerf répond par des grondements sourds et rentre au bois. S'arrête gronde encore puis disparaît. J'attends un peu puis tente de le retrouver en essayant de contourner le bois mais sans succès.

Je suis trempé, il pleut encore, je décide de rentrer. La pluie se calme et le soleil fait presque son apparition au travers du brouillard qui monte de la vallée. Je reviens vers la zone clôturée, passe le portail et m'avance doucement dans le pré quand j'aperçois un faon de cerf en bas du pré.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Je tente de me rapprocher. Je descends vers une haie de noisetier puis la longe pour essayer de me poster au bout de cette dernière où je veux attendre l'animal. Dans une trouée j'aperçois sa mère qui broute plus sur la gauche. Je tente de les prendre en photo mais un animal qui démarre à 200 mètres plus haut dans la montagne leur fait lever la tête. Ils s’éloignent au petit trot et rentrent à couvert. Je suis à mauvais vent mais je tente de les retrouver sans succès. Je rentre.

Je suis trempé, la pluie se remet à tomber alors que j'arrive près de l'endroit où j'ai tiré le blaireau. Les clarines animent le secteur. J'inspecte en passant les terriers de blaireau sans trouver d'indice. Je retrouve ma flèche qui sent très fort le blaireau mais impossible de trouver un seul indice à cause de toute cette pluie qui est tombée. Je ne retrouve pas d'indices pouvant me faire espérer retrouver mon blaireau. Je cherche un moment sous la pluie sans succès, je décide de rentrer, il est près de midi.

 

Alex

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 19:47

Ce soir, après ma journée de boulot, je pars pour Sarrancolin. Il a plu toute la journée sauf de timides éclaircies, j'ai bon espoir pour ce soir car les feuilles mortes doivent être bien imbibées et je pourrai faire de l'approche dans de bonnes conditions.

Le paysage s'élève alors que les Pyrénées se rapprochent, quelques gouttes éparses tombent encore. Arrivé à Sarrancolin, je traverse le village puis prends à droite et commence à remonter les lacets du chemin de la Soule. Juste après le hameau de maison du bas de la côte, un faon de cerf, encore tacheté et assez petit pour l'époque, me regarde monter à moins de 15 mètres de la route. Je m'arrête en dessous de lui pour tenter d'attraper mon appareil photo que j'ai mis dans la male. Patrick m'a parlé de lui, il le voit régulièrement. Je parviens à sortir de la voiture mais il ne me laisse pas le temps d'arriver au coffre et fait demi-tour. Sa patte arrière gauche semble abimée et il part en la repliant sous son ventre. Il traverse un bouquet de genets et disparaît dans la pente.

Je remonte en voiture en pensant à ce faon, je surveillerai l'évolution de sa santé durant mon séjour et prendrai la mesure qui s'imposera si nécessaire. Un peu plus haut dans un virage, un énorme daguet suivi d'une bichette dévalent le talus de gauche, traversent la route et se jette dans la pente boisée. Ma soirée commence bien.

Arrivé en haut du chemin de terre qui descend chez Patrick, il se met à repleuvoir mais l'averse cesse alors que je sors de la voiture, accueilli par des aboiements de joie des 4 griffons nivernais.

Gazette pyrénéenne : vendredi 24 septembre 2010

Je me prépare en vitesse et pars pour la chasse, il est bientôt 19 heures.

Je remonte le chemin de terre et rattrape la route goudronnée, je vais essayer d'attaquer la montagne par le bas de la Soule et chasser en remontant. Je contrôle le vent, c'est bon, je serais à bon vent. Je descends doucement par le côté droit de la route tout en surveillant la pente quand un bruit me fait tourner la tête vers le haut du talus de gauche. Une grosse chevrette remonte à travers les fougères en faisant des bons. Elle s'arrête un instant, me tournant le dos et tournant les oreilles en tous sens avant de reprendre son escalade et de disparaître dans les fougères hautes.

Je poursuis, un premier brame timide se fait entendre sur le versant d'en face qui appartient à la chasse voisine. Les clarines tintent de plus en plus fort, je passe un pré où paissent une dizaine de vaches puis prends le côté gauche de la route pour surveiller le bois où sont descendus la bichette et le daguet.

Un peu plus loin je commence à entendre quelques brames venant de Hillet, de l'autre côté de la départementale.

Gazette pyrénéenne : vendredi 24 septembre 2010

3 biches sortent en broutant de la plantation de sapins sur le versant à ma droite.

Arrivé au-dessus des maisons, deux masses sombres me surprennent. Ce sont 2 ânes qui broutent tranquillement. Je coupe à travers champ où j'ai aperçu le faon et descends vers une bande de pré qui s'enfonce dans le bois en bas de la combe. Les ânes fuient devant moi puis se calent au bord du bois et me laissent passer.

Arrivé tout en bas, je recontrôle le vent qui vient face à moi puis remonte, par le bord du bois, la bande de pré. Rapidement, un craquement se fait entendre devant moi sur la droite. J'avance très lentement en cherchant à distinguer un animal quand un brame court mais puissant retentit à une vingtaine de mètres. Je me fige un instant et écoute en cherchant le cerf du regard. A 30 mètres devant moi, du mouvement dans les fougères, puis j'aperçois le cou d'une biche s'étirer pour brouter les branches basses. A nouveau des craquements, le cerf semble descendre. Je tente de me rapprocher un peu pour l'intercepter à la sortie du couvert et parviens à me caler derrière une branche basse couverte de ronces qui fait un bon écran de camouflage. Le bruit est de plus en plus proche puis le cerf s'arrête et pouce des grondements menaçants. Attiré par le cerf, je n'avais pas remarqué que la biche m'avait repéré et regardait vers moi. Un bref silence puis un bruit énorme de bois cassé et le silence revient. Je retourne les yeux vers la biche, elle a disparu.

J'attends un peu, recontrôle le vent qui est toujours bon puis me faufile au travers des buis par les grosses coulées pour tenter de surprendre le cerf qui semble s'être volatilisé. Une approche au ralenti, une marche où chaque pas est calculé pour éviter tout bruit et de nombreuses poses d'observation n'y changeront rien... Mon cerf s'est volatilisé.

Je remonte doucement vers la crête puis redescends doucement vers la résidence secondaire de Tahouens plantée au milieu des bois. Rien ne bouge, les brames sont lointains, je reviens vers le pré des vaches par le chemin d'accès à l'habitation puis redescends vers les maisons. Les ânes broutent au bord de la route et s'enfuient à mon arrivée. Les animaux viennent souvent sous les pommiers et les poiriers sur la droite de la route. Je m'avance doucement dans le pré et m'arrête pour observer quand une biche et son faon, que je n'avais pas vus, démarrent et rentrent au bois suivis de loin par la bichette partie en retard.

Il me semble qu'un cerf brame en haut du talus, au ras des genets et des fougères. Je contourne pour tenter d'approcher à bon vent et me servir du relief mais quelques grognements retentissent et le bruit d'une fuite. Je suis repéré. 2 animaux sortent de la plantation de sapin, certainement un cerf et une biche mais la luminosité baisse et ne me permet pas de voir avec précision aussi loin. Je décide d'arrêter la pour ce soir. Les brames sont de plus en plus nombreux et intenses sur le versant d'en face alors que je remonte vers chez Patrick...

 

Alex

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 05:26

Ce soir, je décide d’aller faire un tour au sanglier. En chassant le ragondin j’avais repéré des indices de présences prometteurs, au moins un gros mâle et une femelle avec des petits de 30 kg se promènent sur le secteur.

Je décide de prospecter à l’intérieur du bois, je passe le ruisseau qui longe le bois et longe en bordure par une grosse coulée propre et peu bruyante jusqu’à trouver une autre grosse coulée qui remonte dans le bois. Je remonte doucement en m’arrêtant souvent pour observer. Arriver en haut, le relief s’aplanit un moment avant de redescendre. Un bruit devant moi dans le bois, je me fige et attends en observant quand un galop caractéristique suivit d’aboiement retentissent dans mon dos, je viens de déranger un chevreuil. Je rejoints finalement un chemin forestier encaissé qui me permet d’avancer sans bruit. De nombreuses coulées très marquées traversent le chemin.

Il est encore tôt, le bois est bien calme. Je débouche sur un second chemin forestier qui ressort un peu plus loin sur une friche. Je jette un coup d’œil dans le friche puis rerentre dans le bois. Un animal se débine dans les feuilles mortes et les ronces, peut être le renard déjà vu sur ce secteur. Puis le calme revient, j’attends un peu dans une petite clairière en bordure d’une zone un peu plus touffue que le bois généralement assez clair.

Rien ne bouge, je remonte doucement le chemin forestier qui débouche sur une grosse coulée qui sort du bois sur une grande luzerne. Au moment où je sors du bois, j’aperçois en bas, à plus de 250 mètres, au bord d’un petit bosquet touffu, un gros sanglier qui sort du couvert sur la luzerne. Il quille la tête, humant l’air puis avance en zigzagant, tête basse, dans la luzerne. Il se dirige vers les maïs qui se situent en bas sur ma gauche.

Je décide de tenter de lui couper la route en longeant en crête à la limite de la luzerne et du champ travaillé qui lui fait suite. J’avance rapidement baissé et perds rapidement le sanglier de vue à cause du relief du champ de luzerne. J’attends un peu à l’endroit où je pense le voir sortir mais je suis vraiment à découvert. Je décide de m’avancer dans la luzerne pour tenter de voir le sanglier.

Quand je l’aperçois à nouveau, il remonte vers le bois d’où j’arrive. Il avance assez rapidement par tranches de 30 à 50 mètres, marquant des pauses pour humer l’air et observer. Je fais demi-tour, voûté le plus possible pour revenir vers la bordure du bois mais le sanglier, qui ne semble pourtant pas m’avoir repéré, prends le pas de course et rejoint la bordure du bois pour la longer et disparaître dans la pente au galop.

Je décide de rentrer dans le bois par la grosse coulée et de me poster en bordure du chemin pour attendre un peu au cas où le sanglier reviendrait par le bois. La luminosité baisse rapidement en sous-bois et rien ne vient. Je ressorts du bois et aperçois un sanglier sortant du bosquet touffu au niveau d’un resserrement de la luzerne. A cet endroit une bande étroite du bois redescend vers le bosquet. Le sanglier rentre tranquillement dans la bande étroite de bois.

Je pars en courant en longeant le bois pour rejoindre la bordure de la bande de bois et tenter d’intercepter le sanglier. Arrivé à 50 mètres de mon but, je ralentis et tente d’avancer sans bruit jusqu’au bord du bois. A mesure que je me rapproche, il me semble entendre un bruit de pas dans le bois. Au moment où j’arrive contre la bande de bois, une trouée dans la végétation me permet de voir dans le bois. Une grosse masse sombre avance tête au sol en remuant la queue. Le sanglier fouille le sol en avançant lentement. Il est à 10 mètres au plus. J’arme rapidement mon arc alors que l’animal marque un bref arrêt devant un bouquet d’arbre. Je n’ai que très peu de temps, un pas de plus et sa zone vitale passe derrière les arbres et je n’aurais plus d’occasion de tir.

Je cale mon viseur sur le défaut de l’épaule et décoche dans le mouvement. Je n’ai pas entendu l’impact sur le sanglier mais ma flèche a ricoché dans les branches derrière l’animal. Le sanglier démarre en trombe droit devant lui puis bifurque à 90° pour rentrer dans les ronces. Les craquements s’interrompent rapidement, à 40 mètres au plus, puis le silence revient. J’attends un moment, la nuit tombe. Je décide d’aller contrôler mon tir. Je rentre dans le bois avec ma frontale et commence à chercher des indices à l’endroit supposé du tir mais je ne trouve rien, je tourne et retourne prend la direction de fuite mais non rien. Un peu de mouvement se fait entendre dans les ronces un peu plus bas, j’éteins ma frontale et attends un instant que le bruit s’arrête. Je regarde derrière moi la fenêtre de tir et tente de revivre le tir. Ce n’est pas possible d’avoir manqué un si gros sanglier !

Je ressors du bois et me remets en situation. Je cherchais trop à droite. Je retourne dans le bois et cette fois je trouve tout de suite 3 petits bouts de venaison au milieu d’une forte odeur de sanglier, puis une petite goutte de sang, puis une autre puis une grosse traînée de sang ininterrompue que je suis très facilement.

J’avance doucement quand après 40 mètres de recherche, quelque chose se met à bouger devant moi. Je me cale derrière un arbre et éteins ma frontale. Je distingue encore les ombres dans l’obscurité et m’attends à me faire charger. Des souffles impressionnants et des grognements de rage se font entendre. C’est vraiment impressionnant, il casse tout autour de lui mais ne semble pas pouvoir s’enfuir, il est à moins de 15 mètres à en croire le bruit. Je décide d’attendre sans bruit.

Le calme finit par revenir après trois grands soupirs très espacés. J’attends encore un peu puis reprends ma recherche, 15 mètres plus loin, il est là sur le ventre. Je le touche du bout de ma flèche, il est bien mort. Ma flèche basse est passée derrière le cœur sans le toucher. Il ne me reste plus qu’à le tirer sur plus de 3km jusqu’à la voiture. Le retour nocturne me semble interminable, il pèse très lourd.

Un gros sanglier à l'approche

Alex

 

Atteinte :

Un gros sanglier à l'approche

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 09:41

ACTE I :

 

Ce soir, après une petite sortie au ragondin infructueuse, je décide d’aller repérer un secteur de chasse où je pourrai chasser le chevreuil à partir de l’ouverture générale. Je longe un petit bosquet en bordure d’une friche, un chemin forestier rentre dans le bois pour retomber sur un second chemin forestier perpendiculaire. Je décide de m’avancer un peu sur le chemin forestier et de tenter quelques appels au Butollo. La jonction des 2 chemins est un peu encombrée par quelques arbustes. Rapidement un bruit attire mon regard vers le second chemin. Un brocard au bois très clairs en forme de V vient de surgir de nulle part et arrive dans mon dos par le chemin. Je continue mes appels et le voilà qui bifurque pour passer sous les arbustes qui séparent les 2 chemins. Il se redresse, se présentant en ¾ face à 5 ou 6 mètres de ma position mais il fait brusque ment demi-tour et détale par le chemin forestier dans le sens de son arrivée. Je pense l’avoir assez vu quand il décide de revenir sur ses pas, intrigué par cette masse qu’il n’a su identifier. Il avance d’un pas saccadé, se léchant les narines en regardant dans ma direction. Je reste immobile, il est à 10 mètres au plus. Il se fige et m’observe un moment puis se remet en marche de son pas saccadé, dépasse les arbustes puis se fige à nouveau avant de se décider à détaler en remontant dans le bois où il se met à aboyer. Je le laisse se calmer puis je m’éclipse…

 

ACTE II :

 

L’ouverture approche et durant mes repérages, j’ai trouvé des souilles de sanglier au bord du chemin forestier de ce même bosquet. Ce soir je décide de me poster en observation sur une coulée qui donne dans un virage à 90 ° du chemin forestier. Devant moi, les souilles et un petit ruisseau qui traverse le chemin. La végétation commence à gagner sur le chemin et un gros arbre tombé plus loin barre le chemin à 10 ou 15 mètres de la lisière du bois. L’attente commence. La luminosité commence à baisser un peu quand un bruit de pas se fait entendre en lisière du bois. Je cherche à apercevoir l’origine de ce bruit quand j’aperçois un brocard qui arrive par le chemin vers l’arbre tombé. Il passe dessous et commence à venir droit sur moi. Il s’arrête regarde un instant dans ma direction puis se remet en marche. Il progresse doucement et longe le chemin sur ma gauche. En arrivant au ruisseau, il bifurque et rentre dans le bois sur ma gauche en suivant le cours d’eau puis au bout d’un moment un pas se fait entendre dans les feuilles mortes. Il remonte en coupant l’angle du virage et ressort plein travers sur le chemin forestier à 15 mètres sur ma gauche. Il se fige et regarde vers moi, je tente quelques appels de Buttolo qui le laissent de marbre. Il reste un moment à regarder vers moi. En condition de chasse, je n’aurais rien pu faire car les branchages qui me camouflent m’empêcheraient aussi de tenter une flèche. J’essaie de me pencher un peu très lentement pour simuler un dégagement mais je perds de vue le brocard qui vient de faire demi-tour et de rentrer à couvert en aboyant…

 

ACTE III :

 

Ce soir, je décide de reprendre mon poste qui me semble prometteur. L’attente commence, une buse se dispute avec un groupe de geais et ses cris incessants sont assez agaçants. Elle se perche d’arbre en arbre et finit par se poser au-dessus de moi où elle prend le temps de me casser les oreilles. Elle finit tout de même par s’envoler en poussant ses cris caractéristiques. Le bois se calme, seulement animé par les petits passereaux qui l’aiguayent de leurs chants. Au bout d’un moment, un peu plus tôt que la dernière fois, mon brocard arrive. Il prend le même chemin que la dernière fois, c’est comme si je savais déjà comment ma chasse allait se passer.

Il arrive à l’arbre couché et cette fois s’arrête un peu pour brouter quelques feuilles puis commence à s’acharner contre les petits branchages à grand coup de bois. Il finit par passer sous l’arbre couché puis recommence à frotter ses bois contre les branchages avant de prendre le chemin forestier et de venir vers moi comme la dernière fois. Il avance doucement sans vraiment suivre une ligne droite mais cette fois il semble vouloir prendre la droite du chemin avant de se raviser pour suivre la gauche du chemin et comme la dernière fois rentrer dans le bois en suivant le ruisseau.

J’ai un peu la sensation de faire un « replay » de ma dernière sortie sur le secteur et devinant la suite des évènements, je le laisse disparaître puis me décale un peu pour pouvoir tenter un tir si il lui prend l’idée de ressortir au même endroit que la fois précédente.

L’attente est rapide, le pas dans les feuilles mortes, j’arme mon arc et mon chevreuil sort plein travers sur le chemin. Je cale mon viseur et décoche. Mon chevreuil s’écrase au sol et évite ma flèche en faisant demi-tour et rentre à couvert. Manqué !

Mais là où la chasse devrait se terminer, mon chevreuil décide de revenir sur le chemin forestier d’où il arrive à 20 mètres devant moi. Je n’en crois pas mes yeux. Il vient de s’arrêter derrière un petit sureau qui pousse au milieu du chemin. Je reste immobile et le fixe du regard tout en encochant très doucement une seconde flèche. Il reste un moment immobile, il me semble proche alors que 20 mètres nous séparent. J’arme doucement mon arc et attends. Il finit par s’avancer pas à pas en me cherchant sans vraiment réussir à me voir. Il se présente avec un très léger ¾ face. J’attends le moment d’inattention qui pourrait me permettre de tenter un tir. L’armement commence à se faire un peu long et la corde veut reprendre sa place initiale.

Tout à coup, l’occasion que j’attendais arrive, mon chevreuil vient de baisser sa garde en détournant son regard. Je décoche, mon viseur étant calé depuis un bon moment mais cette fois encore mon chevreuil s’écrase à la décoche et amorce un demi-tour avant de s’écrouler sur place dans un bruit impressionnant de craquement. Je reste incrédule. Que s’est-il passé ? Mon chevreuil est partiellement caché derrière la végétation et se débat à peine.

Je quitte mon poste et me rapproche doucement pour me rendre compte que ma flèche est plantée dans le museau du chevreuil et pousse sur la peau à la base du coup. Dans sa fuite le brocard a placé sa tête à la place de son coffre. Ma flèche rentre sur la gauche du museau et sectionne la colonne au niveau de la seconde vertèbre sans toucher le cerveau. Je mesure au pas la distance qui me sépare de mon poste et me rends compte que j’ai bien sous-estimé la distance de mon tir malgré mon expérience, j’estimais à moins de 15 mètres la distance de mon tir il y a en fait bien 20 mètres, première erreur, mon chevreuil était sur l’œil, deuxième erreur… J’ai pris beaucoup de risques. J’ai eu beaucoup de chance que cette très mauvaise flèche soit foudroyante car à quelques centimètres près, je blessais et perdais mon chevreuil. En observant de plus près mon chevreuil je me rends compte qu’il s’agit de ce brocard au bois clairs en V que j’avais vu cet été durant le rut. J’avais alors surestimé le trophée que je pensais plus imposant.

Une mauvaise flèche foudroyante en 3 actes

Alex

 

Trophée :

Une mauvaise flèche foudroyante en 3 actes
Une mauvaise flèche foudroyante en 3 actes

Atteinte :

Une mauvaise flèche foudroyante en 3 actes

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 21:30

Ce soir, je me gare au bord de la route et pars en descendant un petit ruisseau vers un petit bosquet où je rencontre régulièrement les chevreuils. Je longe sur ma droite un chôme de colza retourné au-dessus duquel se trouve une langue luzerne en entonnoir qui se resserre en montant entre 2 bosquets.

En jetant un coup d’œil dans cette luzerne j’aperçois 2 taches rousses, les chevreuils sont de sortie. Je quitte le bord du ruisseau et remonte en biais vers le coin du bosquet de gauche. En me rapprochant je constate qu’il s’agit d’un beau brocard et d’une chevrette. Arrivé au coin du bois, je constate que le brocard revient en biais en se rapprochant un peu pour rentrer dans le bois à 100 mètres au-dessus de moi. Le terrain un peu vallonné finit par le masquer avant qu’il arrive au bord du bois.

Je décide de tenter une approche par l’intérieur du bois. Je me décale un peu sur ma gauche et rentre dans le bois par un passage très fréquenté par le gibier. Je suis au fond d’une saignée très profonde qui longe la bordure du bois. J’avance doucement en essayant de me couler sans bruit. Je m’arrête régulièrement pour écouter mais c’est le calme plat. Arrivé en face d’une belle coulée qui descend le talus abrupt, je remonte en la suivant pour retomber dans la luzerne. Je reste à l’entrée de la coulée pour observer, une aubépine tombante me fait un écran de camouflage sur ma gauche.

Tout à coup, un chevreuil, que je n’avais pas vu dans le fond de la combe de luzerne, détale en aboyant. C’est une chevrette, elle s’arrête régulièrement pour regarder en arrière tout en aboyant furieusement. Je tente de la calmer en donnant quelques coups de Butollo mais rien n’y fait. Elle passe un moment en bordure du bois d’en face en regardant vers moi et en aboyant.

Au bout d’un petit moment, je me rends compte qu’un autre chevreuil la regarde en haut de la combe, il me semble qu’il s’agit d’une autre chevrette. Je tente alors de la faire venir au Butollo. Je commence mes appels et cherche le bon son. Je constate rapidement que mes appels l’intéressent et que l’appel languissant commence à la faire venir. Elle se rapproche, tantôt en courant, tantôt en marchant et fait de nombreux arrêts puis en se rapprochant elle semble hésiter entre les aboiements de sa congénère et mes appels de Butollo.

Finalement, elle disparaît un moment dans un creux du champ pour réapparaître fonçant droit sur moi. Elle se rapproche assez vite puis à 30 mètres environ commence à s’arrêter régulièrement. J’arme, à couvert derrière mon aubépine tout en gardant le Butollo à la main. J’espace mes appels et elle se rapproche doucement mais sûrement de ma fenêtre de tir.

Je décide de la laisser un peu chercher mais elle finit par s’éloigner en courant. Quelques petits appels la remettent dans le bon sens et elle se rapproche doucement mais sûrement en regardant vers moi, je suis armé et prêt quand elle passe dans la fenêtre de tir. Elle est à peine à 6 mètre. Mon viseur calé sur son épaule, je décoche.

L’impact bien audible ne trompe pas. Elle fait volte-face et s’enfuit dans la pente. Un jet de sang jaillit de sa blessure. Je la perds de vue en bas de la combe et ne la voit pas remonter en face. Je descends doucement dans la direction de fuite et l’aperçois rapidement couchée sur le flanc. Elle a rendu son dernier souffle.

Ma flèche entre au niveau de l’articulation de la patte et ressort au milieu de la cage thoracique du côté opposé en traversant les 2 poumons. Elle a fait 70 mètres. C’est une des 2 chevrettes sans petits que j’ai observé tout cet été sur cette luzerne où elle sortaient tous les soir, ses allaites ne sont pas développées.

une chevrette au Butollo

Alex

 

Atteinte:

une chevrette au Butollo

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 05:19

Ce soir, je pars chasser sur un secteur assez propice aux rencontres, chevreuils, renards, blaireaux et sangliers y sont nombreux.

Je décide de commencer par me poster au bord d’un ruisseau le long duquel passent souvent le renard et les sangliers. Les traces sont nombreuses et les sangliers ont levé le haut du talus du ruisseau. J’aménage mon poste au milieu d’un bouquet de gros arbres et dégage des fenêtres de tir avec mon sécateur. Les sangliers ont aussi retourné au milieu des arbres. Le poste me semble bon. J’attends un moment sans rien voir venir.

De nature peu enthousiaste à passer une soirée au poste et préférant l’approche, je décide de quitter mon poste et de partir tenter de repérer un sanglier ou un blaireau le long du bois un peu plus loin.

Je longe un moment le ruisseau et rejoints le bois qui vient se terminer contre le petit cours d’eau. Un second ruisseau plus petit longe le bois et vient se déverser dans le premier. Je longe le bois tranquillement. Un peu plus loin, j’aperçois une coulée dans la végétation, le passage de forme ovale perce la végétation entre 2 gros arbres et permet de voir à l’intérieur du bois. Je me rapproche à 5 mètres de la trouée et regarde à l’intérieur.

Premier sanglier de la saison

La luminosité a déjà bien diminué et l’intérieur du bois semble déjà bien sombre. Le trou dans la végétation semble barré par une masse sombre qui détermine une ligne sur le tiers supérieur de la trouée. « On dirait le dos d’un sanglier ! » cette idée cocasse vient juste de me traverser l’esprit que maintenant il me semble voir bouger. Mes yeux restent rivés sur la trouée, comme hypnotisés quand tout à coup la queue d’un sanglier m’apparaît. C’est bien un sanglier, il est tourné vers la gauche et se présente plein travers. Je ne vois que son arrière train, le reste étant caché derrière un des arbres.

Je fais un grand pas en avant et arme mon arc à peine à 4 mètres de l’animal qui ne m’a pas compris. J’attends un moment dans cette position. Tout à coup l’animal se tourne comme pour rerentrer dans le bois et se retrouve ¾ arrière, en position plongeante (le derrière sur le talus du ruisseau, les pattes avant au fond du ruisseau). Je prends la visée au milieu de l’animal pour tenter de toucher les organes vitaux dans cette position. Je décoche, l’animal démarre en trombe en cassant du bois. Un effluve caractéristique emplit mes narines, cette odeur forte de sanglier se dissipe rapidement. Le bruit de bois cassé s’arrête et le calme revient.

Je pars chercher ma frontale pour tenter de retrouver mon sanglier dans la pénombre du sous-bois. Cela me permet également de laisser l’animal tranquille un moment. J’ai bien entendu l’impact de ma flèche au sol mais je n’ai pas entendu l’impact sur l’animal.

Je reviens au bout d’un moment. Il fait presque nuit mais avec la chaleur qu’il fait je préfère retrouver mon sanglier ce soir, ou au moins essayer. Je rentre par la coulée dans le bois. Ma frontale tombe sur ma flèche maculée de sang. Le sol est jonché de gouttes de sang projetées à l’impact. Pas de trace de contenu stomacal ou intestinal. Ma flèche est couverte d’un sang poisseux.

Le début de la piste est difficile à trouver, je suis ma piste à 4 pattes, le nez au sol et finis par progresser doucement mais sûrement. Il y a peu de sang, la piste suit le ruisseau. Au bout de 70 mètres environ, la piste remonte dans le bois et devient très marquée, je la suis sans problème et tombe sur mon sanglier mort 30 mètres plus loin. Une patte avant est repliée sous son poitrail, je tente de la déplier sans succès et me rend compte qu’il s’agit d’une vielle blessure par balle. La patte s’est ressoudée ainsi et est inutilisable, des esquilles dos sortent même encore de la patte. C’est un beau solitaire d’environ 80 kg. Ma flèche a traversé le foie et un poumon.

Premier sanglier de la saison

Alex

 

Atteinte :

Premier sanglier de la saison

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 07:35

Ce soir, je décide d’aller faire un tour à Labejan pour chasser le blaireau, depuis plusieurs années, leur population explose dans le secteur. Durant mes sorties aux ragondins, j’ai noté pas mal d’indices de présence. Ce soir, je décide d’aller me poster dans un bois proche de la lisière, en contrebas d’une zone de terriers. J’y ai très souvent vu des blaireaux et fléché un renard l’an dernier.

L’attente commence, le sous-bois est bien calme ce soir. Au bout d’un moment, un tracteur arrive, son ronron augmente et diminue au gré de ses allées venues. Le calme de la soirée perturbé par ce bruit incessant commence à m’énerver, je décide de partir en approche.

Je ressors du bois en suivant une coulée puis commence à longer la bordure du bois. Plusieurs belles coulées sorte de l’enceinte. Je ne suis jamais allé aussi loin en longeant le bois et je constate que le secteur est très giboyeux. Le bois fait plusieurs virages à 90 ° et longe un champ de luzerne. Tout à coup j’aperçois une coulée impressionnante, bien damée par le passage répété des blaireaux. Plus bas dans le bois, les cris caractéristiques de blaireaux en train de jouer ou de se chamailler retentissent.

Je me glisse sans bruit dans le bois en passant devant des terriers bien propres et très fréquentés. L’intérieur du bois sans être très sale n’offre pas une bonne visibilité au sol. J’attends un peu mais le calme s’installe et je décide de ressortir du bois pour longer la bordure. Un lièvre passe ventre à terre dans la bande étroite de luzerne qui sépare le bois que je longe d’un autre un peu plus bas. Il tourne à l’angle de l’autre bois et disparaît.

Je longe doucement la bordure du bois quand des craquements se font entendre. J’aperçois au travers de la végétation un blaireau qui m’observe avant de se débiner. Les bruits ne trompent pas, ils sont plusieurs. Je fais demi-tour et remonte vers la belle coulée et les terriers. A mis chemin je fais une halte au niveau d’une trouée dans la végétation qui me permet de voir à 2 mètres dans le bois.

Un blaireau se roule par terre dans la poussière. J’arme mon arc, vise le coffre alors que le blaireau se redresse pour s’asseoir et décoche. Le blaireau reste cloué au sol et réagit à peine, il se laisse aller rapidement. J’attends un peu au cas où et commence à rencocher une flèche quand un second blaireau sort la tête du terrier que je n’avais pas vu car tourné vers l’intérieur du bois.

J’arme à nouveau, il rentre et sort la tête essayant de voir son collègue mais n’osant pas sortir complètement du terrier. Je vise l’arrière de la tête alors qu’il vient de ressortir du terrier et décoche. Le blaireau tout d’abord sonné par l’impact, commence à se débattre mais n’arrive pas à se dégager de la flèche planté profondément au sol et reposant sur le haut du terrier. Je réencoche rapidement et lui décoche une seconde flèche dans le coup. Il se débat toujours en gémissant. Je me précipite vers la première grosse branche que je trouve et mets fin à son calvaire d’un coup sec à la tête.

Je récupère mes deux blaireaux, de petite taille, ce sont des jeunes de l’année. Le premier touché en plein cœur est presque mort sur le coup alors que le second n’étant pas touché au départ dans une zone vitale a dû être achevé.

La pénombre, s’installe rapidement et je rentre avec mes prises vers ma voiture qui est à 3km environ. En longeant le bois j’aperçois 30 mètres devant moi ce qu’il me semble être un chevreuil mais la faible luminosité ne me permet plus de voir correctement. L’animal finit par tourner la tête vers moi et disparaît en un éclair et sans bruit dans le sous-bois. Je poursuis ma route et fait démarrer l’animal en passant à côté de lui, il était resté en bordure du bois et détale maintenant en aboyant.

Doublé de blaireaux

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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