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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 12:45

Ce matin, je suis invité à une battue au sanglier sur la commune de Roques, près de Vic Fesensac. Arrivé vers 7h chez le président de la société de chasse, nous discutons un instant avant le départ. Je rassemble mes affaires et nous voilà parti avec sa voiture.

Nous retrouvons les autres chasseurs près du bois que nous allons chasser ce matin. Après l’inscription au carnet de battue et les consignes nous voilà parti pour aller nous poster. C’est alors que je me rends compte que mon décocheur est resté dans ma voiture. Ça commence bien !

Mon poste se situe en bordure du bois, dans le fourré, non loin d’un gros roncier impénétrable, sur un passage très fréquenté qui saute un petit ruisseau à sec à cette saison. Je pars à travers une friche d’herbes hautes, de ronces et de repousses de frêne pour regagner mon poste. Les herbes sèches sont marquées d’innombrables coulées, le passage est impressionnant dans le secteur. Arrivé au bord du ruisseau que je dois suivre pour regagner mon poste, une forte émanation d’odeur de sanglier emplit mes narines. J’ai bon espoir de voir passer des animaux. Je passe une haie, tombe dans une seconde friche puis regagne un chemin forestier et bifurque pour rentrer dans le fourré en longeant le ruisseau.

Je cherche une zone où me poster avec suffisamment de visibilité pour pouvoir tirer mais suffisamment de couvert pour ne pas être détecté. Je jette tout d’abord mon dévolu sur une position en bordure du ruisseau et commence à couper quelques branches avec mon sécateur mais je me ravise alors que les chiens donnent déjà de la voix.

Je me décale donc pour me positionner juste en lisière du bois qui dessine un L à cet endroit. Le ruisseau longe le bois à l’intérieur dans mon dos, oblique à 90° pour passer devant mes pieds puis oblique à nouveau à 90° pour rejoindre le chemin forestier par lequel je suis venu me poster.

Les chiens sont encore loin mais des craquements se rapprochent pour arriver à une dizaine de mètres. Des grognements se font entendre, un sanglier est tout proche mais je ne peux le voir à cause de l’épaisseur de la végétation. Il finit passe débiner sans que je n’ai pu l’apercevoir. Les teckels arrivent lancés en suivant le ruisseau et passent ventre à terre sur ma gauche à la poursuite du sanglier et s’éloignent en donnant de la voix.

Des coups de feu retentissent au loin mais en dehors de notre traque. Quelques chiens retardataires arrivent tour à tour et prennent plus ou moins la voie.

Au bout d’un moment la menée revient, les chiens sont encore à 400 mètres quand j’aperçois une silhouette rousse se faufilant et sautant entre des ronces et les branches basses. Je finis par identifier un magnifique renard qui vient droit sur moi. J’arme mon arc sans être repéré, il biaise légèrement pour passer à 6 mètres sur ma gauche le long du ruisseau. Mon viseur se cale sur son coffre attendant une fenêtre de tir. Il ne s’arrêtera pas et j’ai une opportunité de tir dans une fenêtre au travers des branches. Je décoche. Ma flèche passe au ras sous son poitrail. Le tube touche son ventre en se fichant au sol et le fait trébucher alors qu’il fait un saut de surprise. Il accélère et disparaît.

Je réencoche et attends un peu. Quelque chose arrive mais quoi ? C’est un teckel dont les oreilles battent comme une paire d’aile ! Les chiens passent sur la voie du goupil. Je récupère ma flèche et l’analyse mais c’est bien ce que je pensais, je suis passé au ras dessous. Maudit décocheur !

Un autre teckel arrive, se désaltère et se baigne dans une flaque du ruisseau avant de repartir. Puis sonnent les 3 coups de fin de traque.

Nous regagnons les voitures, je suis le seul à avoir vu quelque chose. Nous partons pour une seconde petite traque mais ne seront levés que des lièvres et des chevreuils.

 

Alex

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 11:39

Ce matin, nous nous sommes donnés rendez-vous avec Manu à Loubersan pour une petite sortie au ragondin. Nous nous retrouvons vers 6h20 avant de partir pour le premier lac. Nous descendons un long chemin de terre qui nous conduit au pied de la digue du lac. Nous nous préparons tranquillement alors que le jour se lève puis nous partons vers le lac. Je prends à gauche et Manu à droite.

Arrivé au coin du lac, je jette un coup d’œil sur le lac mais rien ne bouge ce matin. Manu de son côté semble faire une approche. Tout à coup il arme, prend la visée dans le pré qui borde le lac avant de décocher. Il court maintenant vers le bord du lac en réencochant une flèche. Au bord de l’eau, il arme prend la visée sur le lac et décoche. L’impact ne trompe pas il est dedans. Le ragondin se débat en surface un court instant puis le calme revient.

Je poursuis, la luminosité croissant me permet d’apercevoir une grosse masse sombre contre la berge d’en face. C’est un ragondin, il s’étire pour se mettre à l’eau. Je fais signe à Manu mais le ragondin disparaîtra avant son arrivée.

Je poursuis sans m’occuper de Manu. Le lac est très calme ce matin. Je décide d’aller me positionner sur les terriers es plus fréquentés. Un ragondin se met à l’eau au fond du lac et disparaît immédiatement sans jamais ressortir à la surface. Le lac bas laisse apparaître un talus assez pentu et glissant qui me permet non sans mal de passer sous les ronces qui bordaient l’eau il y a quelques mois. Un ragondin est calé contre la berge 40 mètres plus loin. Je tente une approche à découvert mais il plonge et ne ressort pas.

Je passe devant un énorme terrier, l’eau bouge sous une grosse souche partiellement immergée mais je n’arrive pas à voir ce qui se cache dessous. Je me poste à quelques mètres au bord de l’eau alors que Manu se positionne en face au coin du bois.

Au bout d’un moment, je décide de changer de secteur et le fait savoir à Manu. Je rebrousse chemin quand un jeune ragondin, d’un kilo environ, sort du grand terrier et vient droit sur moi sur la berge. Nous sommes aussi surpris l’un que l’autre et il plonge sans me laisser le temps de réagir. Un second ragondin plonge à son tour en sortant du terrier. Je me tiens prêt en attendant de les voir refaire surface. L’un d’eux finit par ressortir à 12 mètres environ. J’arme, vise et décoche rapidement mais je frôle le ragondin qui plonge à la décoche.

Rien ne ressort, je récupère ma flèche avec mon lancer et poursuis en direction de la voiture quand en dépassant les ronces j’aperçois un des jeunes ragondin qui plonge et refait surface un peu plus loin en se dirigeant vers un petit bout de haie. Je le laisse revenir vers le bord et disparaître derrière un décroché de la berge avant de tenter une approche. J’arrive à la haie quand un second ragondin que je n’avais pas vu plonge. Le sillon de bulles part vers Manu. Je laisse faire et tente de rattraper mon ragondin qui est reparti en longeant la rive.

Je tente de me décaler un peu pour revenir sur le ragondin un peu plus loin et lui couper la route. Pendant ce temps Manu décoche sur un autre ragondin qu’il manque. Je n’ai pas le temps de décocher mon ragondin plonge et se volatilise. Il ne ressortira plus !

Je passe la digue du lac pour aller récupérer la flèche de Manu et son ragondin. Pendant que je ramène tout ça au bord Manu revient et se met à chercher sa première flèche. Ayant récupérer le ragondin et la flèche je pars l’aider et retrouve sa flèche. Nous repartons vers la voiture.

Nous décidons d’aller faire un tour à la mare sous les serres de production de fraises. En descendant au milieu des serres un lapin démarre et traverse la haie sur notre droite. Plus bas, dans le chôme de blé retourné, 2 autres lapins semble en train de s’accoupler mais c’est une illusion d’optique. Il démarre tous 2 et descendent en longeant la haie, rejoints par le premier lapin qui vient de ressortir de la haie.

Alors que nous descendons en longeant la haie un grosse volée de colvert décolle de la mare, ce n’est plus la peine d’espérer voir un ragondin mais bon à y être nous finissons de descendre. Arrivés au coin de la mare, nous apercevons 2 ragondins se poursuivant dans le coin diamétralement opposé. Je tente une approche. Un autre ragondin se met à l’eau de la berge opposée. Je le laisse à Manu et ne bouge pas pour ne pas l’effrayer. Manu décoche une première flèche à côté puis une seconde qui semble bonne mais le ragondin accélère en surface et revient vers la berge opposée où Manu lui décoche une flèche alors qu’il s’arrache de l’eau et se jette dans la haie qui borde le petit ruisseau en contrebas.

Je reprends mon approche, les 2 ragondins plonge et disparaissent mais 3 autres jeunes jouent contre la digue. J’avance doucement mais je suis vite repéré, ils plongent. Je me rapproche du bord pour tirer si ils remontent et fais partit un ragondin qui s’était caché dans les joncs. Il plonge et ne remonte pas mais un retardataire se met à l’eau au coin de la digue. J’arme, vise et décoche rapidement. Je visualise bien l’impact trop en arrière. Une traînée de contenu stomacal teinte l’eau sur le trajet de la flèche alors que le ragondin plonge. Je réencoche rapidement mais mon ragondin refait surface sur ma droite derrière les ronces qui me le masquent.

L’eau bouge un moment sur place, mon ragondin est en train de mourir devant son terrier. J’attends sans bouger puis nous faisons le tour de la mare avec Manu pour récupérer ses flèches. Je récupère ma flèche au passage puis part récupérer mon ragondin. Manu a perdu une de ses flèches certainement restée fichée au fond de la mare.

Nous remontons à la voiture puis partons pour un petit lac à Clermont Pouyguilles sur la route de Moncassin. Nous nous garons puis descendons vers le lac. J’aperçois un ragondin au milieu de la berge d’en face mais quelques colvert en surface commencent à s’agiter. Je fais signe à Manu qui longe sous la berge surélevée pour revenir en face du ragondin. Je garde le terrier le plus fréquenté. Les colverts s’envolent et le ragondin se met à l’eau. Manu se positionne sur la berge. Il arme, le ragondin remonte et se calle contre la berge opposée et hésite mais il est à moins d’un mètre d’un terrier. Il finit par se décider en même temps que Manu mais la flèche est trop basse, il est déjà au terrier.

Je décide de tenter le canal de Labarthe. Nous voilà reparti. Je me gare au moulin et nous remontons le courant. Au bout d’un moment, Manu aperçois un rat musqué venant droit sur nous. Nous armons de concert et laissons venir le rat musqué. Je suis plus proche que Manu mais le laisse tirer en premier. Il décoche, au même moment le rongeur plonge et la flèche passe au ras au-dessus. Ce sera notre seule occasion sur le canal.

Nous partons pour Seissan, au pont de la route de Simorre. Je fais remarquer à Manu que la surface de l’eau est très agitée. Nous nous préparons alors qu’un vol de pigeons nous nargue. Il semble que ce remue-ménage soit dû à 2 gros canards de barbarie. Manu longe la berge à contre-courant alors que je me positionne sur le pont pour observer. J’aperçois un gros ragondin qui longe contre la berge sous la position de Manu mais la végétation ne lui permet pas de le voir. Je lui annonce « Ragondin » main il a déjà plongé et l’agitation un court instant plus tard devant les terriers nous fait comprendre que nous ne le reverrons plus.

Nous longeons, un instant à contre-courant puis rebroussons chemin et traversons la route de Simorre pour longer un peu le Gers après le pont. Rien en vue jusqu’à la chaussée qui détourne une partie des eaux vers un canal. Nous repartons vers la voiture, il fait déjà chaud nous arrêtons là pour aujourd’hui mais sur le retour nous apercevons un petit sillon qui longe la berge de notre côté. L’animal se détache du bord c’est un rat. A peine le temps de le dire que Manu a armé et décoché sa flèche qui traversant le rat en pleine tête le laissera sur place.

Sortie au ragondin avec Manu, 21 août

Alex

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 13:02

Ce weekend, Nicolas, un pote de BTS qui habite l’Hérault, est venu pour pêcher un peu le carnassier. Nous allons matin et soir sur les lacs où je chasse le ragondin habituellement et où j’ai repéré des blackbass, des sandres ou du brochet. Je l’accompagne avec mon arc au cas où un ragondin se montrerait.

Samedi soir, nous avons décidé d’aller sur un lac précédé d’une mare où les blackbass sont légion. En arrivant, je me gare au bord de la route à l’aplomb de la digue du lac à 50 mètres en contrebas. En nous préparant nous constatons qu’une bande de ragondin de plus en plus nombreuse est entrain de brouter sur la digue. D’autres ragondins viennent grossir les rangs et arrive de toutes part par l’eau en dessinant des sillons.

Je laisse Nicolas en arrière et descends doucement vers les ragondins par un passage de tracteur au milieu d’un chôme de blé retourné. Le sol est sec et très bruyant. 2 petits ragondins broutent au coin du lac, à peine plus loin un gros mâle broute sur la digue alors que quelques mètres plus loin une mère et ses petits déjà assez gros broute également au milieu de la digue.

A mesure que j’avance, d’autres ragondins arrivent. A une vingtaine de mètres, les 2 petits, qui sont de plus en plus inquiets, finissent par retourner à l’eau. Je redouble de prudence et surveille prioritairement le gros mâle et la femelle qui vu leur taille doivent déjà me connaître. Un gros ragondin arrive du coin d’en face et longe le bord du lac, je reste immobile et le laisse venir mais il finit par s’éloigner du bord et coupe l’angle pour se cacher dans les joncs sur ma droite. Il est passé à portée mais je préfère tenter le gros mâle.  Je m’arrête plusieurs fois alors que le mâle marque une pause dans son repas et finis par arriver au coin du lac.

Le mâle se coule dans la bordure de jonc qui borde le lac et s’immobilise alors que je viens d’armer mon arc et que j’attends qu’il sorte sur le lac. Le temps passe, je désarme. La femelle et ses rejetons broutent toujours inconscients à 15 mètres. Les joncs se remettent à bouger et je cherche le ragondin du regard quand j’entends Nicolas dans mon dos. Je me retourne et le vois me faire signe. Je comprends tout de suite et me retourne. Le ragondin est ressorti sur l’herbe de la digue. J’arme, vise et décoche mais ma flèche ricoche sur la tête du ragondin. Quel mauvais, il était à 4 mètres ! Immanquable !

Sonné, il part lentement à l’eau alors que la famille plus loin a démarré et a disparu instantanément. Le gros male ressort à 10 mètres du bord et nage lentement. Ma seconde flèche, comme la première, frappe le dessus du crâne du ragondin qui plonge et remonte rapidement un peu plus loin pour partir en nageant doucement. Je pars en courant vers sa destination présumée mais il plonge et ne ressort pas alors que je l’attends posté.

Au bout d’un moment, Nicolas m’annonce qu’il vient de le voir rentrer au terrier. Je le rejoints puis par chercher ma flèche qui reste introuvable.

Nous allons pécher un peu avant de rentrer, Nicolas décroche tout d’abord un gros blackbass sur le lac puis attrape, sur la mare, une vingtaine de blackbass que nous relâchons.

Nous repartons à la voiture. Sur le chemin du retour nous apercevons une petite silhouette rousse au milieu d’une pâture desséchée. Nous prenons tout d’abord l’animal pour un chevreuil mais nous nous rendons vite compte qu’il s’agit d’un renard. Je fais demi-tour un peu plus loin et pars me garer sur un chemin de terre un peu avant la pâture. Quelques blondes d’aquitaine mangent leur foin au bord de la route.

J’enfile ma chemise camo et ma cagoule puis nous partons en chasse. 2 lignes parallèles de balles rondes de foin bordent le bosquet qui précède la pâture. Nicolas se poste sur les balles pour m’observer et je me faufile entre le bois et les balles rondes pour me poster à genoux au coin du bosquet. Le renard est toujours là, il semble chercher de quoi manger.

Je commence à faire mes cris de souris sur le dos de ma main. Immédiatement le renard se tourne vers moi avant de venir au trot droit sur moi mais les vaches l’apercevant foncent droit sur lui et il bifurque pour remonter contre le bois en haut de la pente. Les vaches bifurquent et montent vers le coin opposé du pré.

Second renard de la saison, 7 août

Le renard s’est arrêté au coin du pré. Je reprends mes appels et le voilà qui vient à nouveau droit sur moi en longeant le bosquet. Je stoppe mes appels alors qu’il arrive à moins de 10 mètres et arme mon arc alors qu’il arrive d’un pas décidé. Je le suis, mon viseur calé sur son épaule alors que je le distingue derrière un écran d’herbes hautes sèches.

Il finit par sortir à découvert à 3 mètres environ de ma position. Mon viseur est toujours sur son épaule. Je décoche. Ma flèche est partie si vite que je n’ai pas eu le temps de la voir mais le bruit de l’impact, presque masqué par l’impact rapproché de ma flèche au sol, ne trompe pas. Il est touché et démarre en trombe et grognant et en se tordant en tous sens. Je le vois un moment remonter vers le bois, quelque chose pend sous son ventre.

Il bifurque 30 à 35 mètres plus loin pour se jeter dans le bosquet. Le calme est de retour. Je me redresse et enlève ma cagoule. Je me retourne vers Nicolas qui n’a pas vu grand-chose de son poste en retrait. Je lui fais signe que le renard est mort. Il me rejoint et nous partons à la recherche de l’animal. Je récupère ma flèche couverte de sang puis me mets à chercher ma piste de sang sans succès. Je décide alors de chercher l’entrée au bois. Je retrouve rapidement l’entrée marquée par des gouttes de sang.

Second renard de la saison, 7 août

Je décide de laisser passer un peu de temps avant de chercher dans le bosquet et nous retournons à la voiture poser mon arc.

De retour, je passe sous la clôture électrique et tente de rentrer dans les buissons noirs à 4 pattes. L’épaisseur de la végétation est difficile à traverser mais je parviens à passer en forçant un peu et en serrant les dans pour ignorer les piqûres. La trajectoire de fuite est jonchée de sang et mon renard est là à 3 mètres dans le bois. C’est un petit mâle. Ma flèche rentre dans l’épaule et ressort sous le ventre, 10 cm avant les postérieurs. Il a fait moins de 40 mètres.

Nous repartons. Un peu plus loin, j’aperçois un renard dans un chôme de blé. Je m’arrête sur le bord de la route à moins de 60 mètres du renard qui nous regarde mais ne semble pas plus effrayé que ça. Je coupe le contact, c’est alors que Nicolas me montre un second renard à moins de 40 mètres de la voiture. J’ouvre doucement ma portière mais la voiture se met à sonner car j’ai laissé mes clefs sur le contact. Je les retire vite, sorts de la voiture, me glisse jusqu’à la male et prends mon arc sans que les renards ne se soient affolés. Ils mulotent tranquillement.

Je parviens à me couler derrière un buisson au bord de la route et tente de les appeler en imitant la souris mais le plus éloigné ne réagit pas alors que son confrère se préoccupe tout juste du bruit. J’insiste un moment, le plus proche des renards se déplace aléatoirement plongeant régulièrement sa tête dans la paille et la ressortant pour mâchonner sa prise.

Je comprends vite qu’il s’éloigne mais remonte vers la route, je me coule donc dans les hautes herbes du bord de route mais alors qu’il est à moins de 30 mètres une voiture arrive et me retournant légèrement pour voir si elle venait vers moi je me fais repérer.

Le renard détale et entraîne son collègue qui longeait le bois au bord du ruisseau. Les 2 renards rentent au bois puis l’un d’eux ressort et s’assied au bord du bois pour regarder dans ma direction. Je laisse passer un puis deux voiture et reprends mes appels mais il reste impassible.

Je me redresse et il rentre au bois. On ne peut pas gagner à chaque fois !

Second renard de la saison, 7 août

Alex

 

Atteinte :

Second renard de la saison, 7 août

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 21:44

Ce matin, étant de passage sur Albi,  je retourne chasser à Roumégoux pour la seconde fois de la saison. Mes dernières sorties avaient été très décevantes, je n'avais pratiquement rien vu. Ce matin, levé à 5 heures, je me prépare et pars pour le territoire de chasse. J'arrive sur place un peu tôt, j'aurais dû me lever un peu plus tard. Je récupère le bracelet et attends un peu que la luminosité soit suffisante. Je pars de la voiture vers 6 h, je traverse la petite route qui descend du village vers le lac de la Bancalié et pars à travers un chaume de blé retourné vers un chemin de terre qui me conduira au bord du lac.

Rien ne bouge ce matin, je décide de tenter quelques appels de Butollo au coin du bois que traverse le chemin de terre, l'an dernier à la même date j'avais manqué un chevreuil 20 mètres plus loin. Rien ne bouge, je me remets en marche et descends, en suivant le chemin, vers le lac. Je m'arrête 2 fois pour jouer du Butollo mais toujours rien. Le chemin ressort du bois. Je me cale au coin du bois, j'ai une bonne vision sur les prés qui m'entourent mais toujours pas de réaction aux appels.

Un peu plus loin, le chemin rentre à nouveau dans un bois qui borde le lac. J'avance doucement sur le chemin forestier, quand un léger mouvement me fait stopper net. Je suis immobile au milieu du chemin. Je tourne doucement la tête vers la gauche et aperçois un brocard à 15 mètres, plein travers qui regarde vers moi. Il a dû me voir, je reste figé et attends. Il finit par tourner la tête pour regarder devant lui. Sa tête se trouve alors derrière le tronc d'un petit chêne. J'arme mon arc. Il retourne la tête vers moi, mon pin's est callé au défaut de l'épaule. J'attends sans bouger. Au bout d'un moment, il retourne la tête et sa vision est à nouveau masquée par le tronc. Je décoche. Le chevreuil fait demi-tour et rentre dans la végétation épaisse où je l'entends un moment bouger avant que ne revienne le calme.

J'ai nettement entendu l'impact de ma flèche au sol mais je n'ai pas pu voir sa trajectoire. J'attends un peu et pars à sa recherche. Je la retrouve rapidement fichée au sol. Elle ne porte aucune marque suspecte, l'animal ne perd pas de sang, c'est un beau loupé inexplicable. Je récupère ma flèche fait un dernier contrôle visuel des alentours pour repérer d'éventuelles traces de sang mais rien ne laisse présager d'une blessure. Je tente quelques appels de Buttolo sans succès puis me remets en marche.

Je rattrape le chemin de terre qui fait le tour du lac et le suis en partant à gauche. Le chemin de terre descend pour suivre le ras de l'eau, je décide de longer par la route au milieu des bois et de rattraper le chemin de terre plus loin.

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

J'avance doucement et sans bruit sur le goudron quand, à 10 mètres du bord de la route,

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

2 chevreuils se lèvent et détalent dans une friche gagnée par les repousses de petits arbres. Je les perds rapidement de vue et le calme s'installe.

Je me décale un peu pour me retrouver derrière un gros chêne au bord de la route et commence à appeler au Butollo avec de petits appels brefs.

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

Rapidement, je perçois du mouvement dans la végétation dense. Un animal se rapproche. Je finis par voir la tête d'un chevreuil, c'est un jeune brocard. Je continue mes appels. Il sort à découvert et oblique pour monter en biais vers moi. Il s'arrête et frotte énergiquement ses bois contre un petit arbre. Je le laisse chercher un peu et le dirige de temps à autre par un petit appel. Les fenêtres de tir sont étroites et le tir s'annonce difficile. Le brocard marque régulièrement des arrêts pour regarder vers moi sans parvenir à me voir. Il finit par arriver à 10 ou 12 mètres de la route et avancer plein travers vers le bois d'où il est parti tout à l'heure. Il s'arrête régulièrement et je profite de ses moments d'inattention pour me décaler un peu vers la droite en face d'une belle fenêtre de tir. Il s'arrête au ras du bois, avance de quelques pas, frotte à nouveau énergiquement ses bois contre un buisson et s'arrête au milieu des branchages et des feuilles. Je relance quelques appels. Il bifurque et remonte vers moi mais toujours dans le sale. Il s'arrête plusieurs fois puis ressort du bois pour longer la route à 6 ou 7 mètres de moi sans que je puisse trouver une fenêtre de tir.

Il bifurque et redescend en biais vers le bois. Je lance quelques appels. La végétation du centre de la friche s'agite à nouveau et je finis par apercevoir le haut de la tête et les petits bois d'un second jeune brocard plus chétif que le premier. Mes appels le font sortir à découvert sur les traces de son prédécesseur. Son collègue fait alors demi-tour et lui vient droit dessus en poussant de petits gémissements comme un brocard qui course une chevrette. Le second brocard fait alors demi-tour et son collègue lui emboîte le pas, son nez collé au postérieur de l'autre brocard. Le brocard chétif s'arrête rapidement et l'autre lui monte dessus et s'accouple avec lui à 5 mètres de moi. Je n'en crois pas mes yeux. Le coït terminé, le brocard chétif fait demi-tour et part vers le bois son confrère à ses trousses. Un peu plus loin, il s'arrête à nouveau et est de suite sailli par l'autre brocard.

Ils partent en suite vers le bas, je rejoue un peu du Butollo et les fais remonter. Les deux brocards commencent alors à se poursuivre en décrivant un cercle qui passe en bordure dans le bois et ressort sur la friche. Je continue mes appels de temps en temps pour tenter de les diriger vers ma fenêtre de tir. J'arme plusieurs fois mon arc alors que l'un ou l'autre des brocards passe à portée de tir mais une fois trop vite, une fois pas assez dégagé, une fois de face...

Au bout d'un moment, le brocard chétif est à nouveau sailli à 6 ou 7 mètres de moi dans le sale en bordure du bois puis ils ressortent du bois et  s'éloignent en descendant. Je parviens à les faire revenir. Ils reprennent leurs cercles un moment puis le plus chétif des 2 rentre dans le bois et passe en plein dans ma fenêtre de tir sans s'arrêter alors que je le suis, arc armé. Il s'éloigne un peu et rentre dans le bois. Il est maintenant un peu loin et masqué par les arbres.

Son collègue arrive à son tour, je désarme pour me reposer un peu les bras. Il s'arrête un moment dans le sale mais il m'a vu désarmer sans vraiment m'identifier. Il reste figer un moment puis s'avance en plein dans ma fenêtre de tir. J'en profite pour réarmer et me caler à défaut de son épaule, il s'arrête à 8 mètres environ et regarde vers moi. J'attends la faille dans sa surveillance. Au bout d'un moment je sens son attention se relâcher, il tourne la tête et j'en profite pour décocher.

Ma flèche vole droit vers le point visé et traverse l'animal qui démarre en trombe pour tomber rapidement un peu plus loin. Je l'entends se débattre un instant. Son collègue revient en courant en biais et sort sur la friche pour rentrer dans la végétation dense avant de ressortir à découvert et de venir au ras de bois, 30 mètres en contrebas. Il observe dans le bois et écoute les derniers soubresauts de son tortionnaire.

Je tente de le faire venir au Butollo. Il finit par faire demi-tour et par remonter vers moi en biais pour me passer à moins de 10 mètres et s'éloigner pour disparaître dans la végétation dense.

Je descends chercher ma flèche et mon brocard. Dès l'impact, du sang est réparti au sol en petites gouttes sur les feuilles de lierre

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

puis apparaissent de grosses gouttes

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

et des frottés sur les ronces.

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

Je retrouve rapidement mon chevreuil qui a tout juste fait 30 mètres. Du sang mousseux sort de la blessure de son épaule.

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

La flèche a traversé l'animal plein travers et a touché les 2 poumons, juste au-dessus du cœur.

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

Alex

 

Trophée :

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

Atteinte :

Un brocard tarnais très singulier, 31 juillet 2010

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 16:10

Ce weekend, Arnaud qui tient Archerie31 est venu chasser un peu avec moi. Ce matin, le réveil est difficile, nous avons parlé chasse jusqu’à près de 2 heures du matin et le réveil vient de sonner, il est 5h15. Nous déjeunons et nous préparons avant de partir pour faire un tour des lacs de mon territoire de chasse au ragondin.

Je décide de commencer par 2 lacs en cascade que je n’ai pas chassés depuis un bon moment, Nous prenons un chemin de terre pour nous garer près de vieux bâtiments agricole avant de finir à pied à travers les maïs pour rejoindre la berge du premier lac. Des pieds tout frais de sangliers remontent le passage de canon pour finir par bifurquer et rentrer dans le maïs. Au bout du passage, il nous faut traverser une bande de maïs avant d’arriver au lac.

J’explique à Arnaud où se poster pour intercepter les ragondins rentrant au terrier, il part en suivant la berge et je fais le tour par la digue pour longer la berge opposée. Sur ma gauche, un petit bois qui fait suite à un chaume de blé qui borde également le lac. En arrivant au coin du lac, je jette un coup d’œil dans le chôme et aperçois une silhouette qui longe le bois pour disparaître en passant un fossé, 50 mètres plus loin. J’ai vite compris de quoi il s’agissait.

Je pars vite vers l’angle du bois en franchissant le ruisseau du déversoir du lac. Arrivé au coin du bois,

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

je me positionne et commence à imiter quelques cris de souris puissant en collant mes lèvres sur le dos de ma main. Quelques instants plus tard, un renard surgit en franchissant le fossé d’un bon et en arrivant au galop, droit sur moi. Je me mets à genoux et continue à appeler. Le renard est rapidement à 20 mètres. Je stoppe mes appels, il avance au pas mais la végétation me gêne pour tenter un tir. J’arme tout de même mon arc. Il s’arrête à moins de 10 mètres de face et regarde vers moi. Un petit cri de souris faible en pinçant les lèvres et le voilà qui se remet en marche en avançant doucement. Je le suis avec mon viseur et décoche alors qu’il s’arrête à 4 mètres plein travers, le nez dans un andain de paille.

Le renard grogne à l’impact, se tord en sautant, courbe le dos puis démarre en trombe en tordant la queue dans tous les sens. Il franchit plusieurs andain de pailles puis s’arrête à 50 mètres environ au milieu du chaume et regarde vers moi un instant avant de repartir entre 2 andains pour s’arrêter un peu plus loin puis repartir et à nouveau s’arrêter en regardant vers moi. Je ne bouge pas et tente un cri de souris sur le dos de ma main mais cette fois le renard démarre en trombe et passe le fossé derrière la crête du champ. Je l’ai perdu de vue.

Je ne comprends pas ce que j’ai fait pour manquer une cible aussi facile ! La réaction du renard à l’impact me fait penser à une blessure, sa fuite avec la queue qui se tord également mais ses arrêts successifs et la distance parcourue m’interpelle. Je pars examiner ma flèche restée fichée au sol. Elle est couverte de sang. Je la plante verticalement pour la retrouver facilement et pars rejoindre Arnaud qui doit se demander ce que je fais.

Je reviens au bord du lac et vois Arnaud sur la berge opposée, un ragondin flotte à la surface. Les autres ont fui, je n’étais pas là pour les intercepter ou les tourner ! Je lui explique où j’étais passé et je décide de chasser le second lac au-dessus en laissant le renard faire son hémorragie.

Je passe côté fourré et laisse le côté tirable à Arnaud mais le seul ragondin vu par Arnaud viendra se caler sous les arbres de mon côté sas que je ne puisse le voir. Je fais le tour et rejoint Arnaud. Je lui raconte en détail ma chasse et nous partons récupérer son ragondin. Une belle femelle tirée ¾ face et séchée net à l’impact.

Nous partons chercher mon renard. Dès l’impact, je trouve un peu de sang sur l’andain de paille

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

mais après l’andain plus une goutte de sang.

Nous tentons de retrouver le sang en tournant sur la trajectoire de fuite mais rien n’y fait. Je décide de laisser Arnaud chercher au départ et de tenter de recouper la piste au bord du fossé où j’ai perdu le renard de vue. Je longe donc le fossé en direction de la crête du champ et tombe sur du sang où j’avais vu disparaître le renard.

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

J’annonce à Arnaud que j’ai retrouvé la piste et il me rejoint. La coulée qui descend dans le fossé est maculée de sang

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

puis la piste devient très visible, une traînée rouge presque discontinue est tracée dans le chaume de blé jusqu’au coin d’un fourré très épais où je trouve une quantité impressionnante de sang.

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

Cette piste me rappelle de plus en plus les mauvais souvenir de l’an dernier il semble que je sois abonné au mauvaise flèche sur le premier renard de l’année. La piste rentre alors dans un fossé profond couvert de ronces. J’écarte donc les ronces et descends au fond du fossé où je retrouve du sang. Je progresse à 4 pattes sous les ronces alors qu’Arnaud essaye de me faire des trouées pour que le jour pénètre dans l’épais roncier. Je dois sortir ma frontale pour suivre la piste qui s’interrompt brutalement. Je cherche un moment puis me rend compte que le renard est remonté vers le fourré. Je lui emboîte donc le pas et tente de me frayer un passage à travers les épines et les ronces. Arnaud me prête ses sécateurs qui me sont bien utiles. Je progresse très difficilement, entre piqûres et écorchures, en rampant ou à 4 pattes, les sécateurs dans une main, la frontale dans l’autres. Ça sent de plus en plus le renard. Je pense très fort à cette phrase que j’ai entendue de la bouche d’un conducteur de chien de sang possédant un teckel : « si le chien passe, je passe ». La piste est constituée de taches de sang de quelques centimètres de diamètre espacées de 1 à 2 mètres et est assez facile à suivre. Arnaud qui a fait le tour et qui porte les arcs me rejoint un peu plus loin alors que la végétation s’éclaircit. Un crâne ragondin est posé sur la coulée.

Nous suivons un peu la piste mais le fourré s’épaissit à nouveau et Arnaud me quitte pour me retrouver plus loin. Je repars à 4 pattes pour ressortir un peu plus loin dans une zone claire et retrouver Arnaud. Le renard revient vers la bordure du bois puis rentre dans une zone de fragon. Les odeurs de sanglier et de renard se mélangent. J’écarte les fragons pour suivre la piste qui est toujours aussi abondante. Arnaud m’aide à suivre le sang.

Nous rentrons maintenant dans une zone où la tempête a couché de nombreux arbres et la piste commence à zigzaguer entre les trous laissés par les racines arrachées. Il cherche un terrier il est peut-être en bout de course. La piste se dirige toute d’abord vers un premier arbre dessouché puis vers un gros arbre couché et semble passer dessous mais nous perdons la trace du sang de l’autre côté et mettons un moment à nous apercevoir que le renard s’est ravisé et est monté sur le tronc qu’il a suivi jusqu’aux racines avant de se faufiler à nouveau dans les fragons.

Un peu plus loin la piste nous conduit à un terrier tout frais dont l’entrée maculée de sang vient d’être grattée.

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

Je me baisse et regarde à l’intérieur où j’aperçois mon renard calé dans le fond. Il n’est qu’à 2 mètre de l’entrée mais n’est pas atteignable. Au bout d’un moment je décide d’aller chercher la gaffe pour les ragondins à la voiture. Je laisse Arnaud au terrier et repart au pas de course à la voiture pour revenir un peu plus tard avec la gaffe.

Arnaud a dégagé un peu l’entrée et a bien vu le renard qui n’est pas mort. Il me faut faire vite et abréger ses souffrances. Je ne sais toujours pas où a tapé ma flèche. A plat ventre en m’aidant de ma frontale, je tente accrocher le renard. Je le rate une première fois et ne le vois plus dans le terrier, je pense alors l’avoir perdu mais Arnaud regarde et le vois. Je recommence la manœuvre et finis par l’accrocher et le ramener à un mètre de l’entrée mais il résiste et je ne peux plus le faire avancer. Il faut vite en finir, Arnaud me propose de l’achever mais je veux finir ce que j’ai commencé. Je vois bien la tête, Arnaud me tient la gaffe. J’arme et décoche mais je le manque une première fois, il faut me calmer, la seconde flèche sera la bonne. Le renard est mort mais impossible de le sortir ! La résistance était en fait due à une racine accrochée par le crochet de la gaffe. Je le dégage et sort mon renard qui était touché à une patte avant.

Un sentiment de colère et de dégoût m’envahit, je suis furieux après moi pour cette mauvaise flèche et la satisfaction d’être allé au bout de mon acte de chasse reste sérieusement entaché d’une amertume dure à faire passer. Je n’ai pas compensé mon tir et ma flèche était trop basse à cause de la faible distance.

Le reste de la matinée sera peu fructueux : un renard vu de loin, quelques ragondins vus mais sans pouvoir les tirer.

Sur le chemin du retour, nous observons un instant un brocard, le museau collé à l’arrière train de sa dulcinée faisant le tour d’une balle ronde de paille dans un chaume de blé.

Le vent s’est levé, les ragondins sont au terrier, nous rentrons

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

Alex

 

Atteinte :

Premier renard de la saison dont je ne suis pas fier, 25 juillet

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 16:08

Ce soir, je décide d’aller faire un tour sur un lac à Saint Michel, son propriétaire m’a demandé d’aller y faire un tour car les ragondins y sont trop nombreux. J’appelle donc le propriétaire pour qu’il me montre les lieux et Manu qui est en vacance dans le Gers pour qu’il m’accompagne. Rendez-vous est pris pour 20 heures au lac. Je rejoins Manu à Mirande et nous partons ensemble. En passant le long du lac sur la route, j’aperçois un très gros ragondin en surface qui plonge au moment où nous le dépassons. Sur place nous nous préparons en attendant le propriétaire qui arrive peu de temps après. Il nous explique les limites du site et nous voilà parti en chasse.

Je laisse partir Manu à bon vent et je prends le côté gauche du lac pensant lui rabattre quelques ragondins. Je longe la berge sans que rien ne bouge puis arrive au niveau de l’île, une volée de héron garde bœuf décolle des arbres qui poussent sur l’île, un héron cendré décolle à son tour. Cette agitation provoque quelques remous autour de l’île… Des ragondins ? J’attends un peu mais rien ne ressort.

Je continue et passe l’angle du lac bordé d’arbres couchés sur l’eau qui font une belle cachette. Un tuyau arrive dans le lac et coule abondamment, il semble que ce soit l’alimentation du plan d’eau. J’avance doucement car je m’attends à voir des ragondins quand plusieurs remous bruyants me font sursauter. Je dépasse rapidement les arbres et attends un peu. Un premier ragondin, ressort à une dizaine de mètres de bord, j’arme, vise et décoche. Je parviens à le touché juste avant qu’il ne plonge. Il ressort et vient mourir au bord sous un gros arbuste alors qu’un second ragondin remonte au ras de l’île pour la contourner et disparaître. Je le récupère ainsi que ma flèche à l’aide de mon lancer.

Je reviens doucement sur mes pas au cas où un ragondin ne serait pas remonter dans les branchages attendant que je m’éloigne pour se faire la malle. Effectivement un gros ragondin est immobile, en surface dans les branchages. L’encombrement ne facilite pas un tir mais j’arme et cherche à visualiser la trajectoire de ma flèche pour éviter les banches. Je finis par aligner le ragondin et décocher. Touché, il plonge. Je me décale pour le voir ressortir et l’aperçois remonter immobile en surface avant de redresser sa queue hors de l’eau et de la tordre en tous sens pour finir par couler à pic. J’ai perdu mon ragondin !

Je vois Manu qui arrive et pars à sa rencontre. Tout à coup, je le vois armer son arc. Il est encore un peu loin, je m’avance doucement quand j’aperçois 2 ragondins dans les branches basses d’un arbre. Je n’ai pas le temps d’armer, ils plongent et disparaissent définitivement. Manu désarme, je le rejoints, il n’a rien vu sauf un énorme brochet sur lequel il était armé.

Nous faisons tous les 2 demi-tour. Je me faufile au milieu des branches en équilibre sur le tronc d’un arbre couché sur l’eau pour récupérer ma seconde flèche à l’aide d’une branche morte. La flèche récupérée, je reviens vers la voiture quand j’aperçois un gros ragondin au milieu du lac mais relativement proche de la berge opposée. Ne voyant pas Manu et voulant l’en avertir je cri « Manu ». Pas de réponse, je comprends rapidement et reste immobile sans faire de bruit. Peu après une flèche bien alignée, mais un peu basse, touche la surface de l’eau à côté du ragondin. Il plonge. J’aperçois alors Manu, nous attendons tous les 2 un moment mais le ragondin ne ressort pas. La flèche de Manu est trop loin du bord, nous décidons de la laisser dériver et nous partons pour le centre équestre en attendant que les ragondins ressortent.

En route, j’aperçois un renard qui mulote à 25 mètres de la route au milieu des balles rondes dans un chôme de blé. Manu s’arrête un peu plus loin et je tente une approche mais le terrain ne m’est pas favorable et le renard traverse la route un peu plus loin en direction de la Baïse.

Nous nous garons près des bâtiments et partons vers la mare au bout du corral. J’annonce à Manu que quoi qu’il arrive je le laisse tiré en premier et que je le doublerais si nécessaire. Nous avançons doucement, la mare semble vide. J’arrive contre la barrière, Manu sur ma droite est un peu en retrait. Un léger mouvement dans les ronces qui tombent sur l’eau attire mon regard. Un tout petit ragondin fait son apparition. Je l’annonce à Manu qui le repère aussitôt, il est un peu loin et la végétation complique le tir. Nous attendons immobile. Le ragondin monte sur les ronces pour manger des feuilles et perd 2 fois l’équilibre pour retomber à l’eau lourdement. Un second petit ragondin fait son apparition. Les 2 petits nagent puis se blottissent l’un contre l’autre sur une grosse ronce qui plonge dans l’eau. Une poule d’eau donne de la voie inquiète. Les petits ragondins revenus à l’eau se font remettre en place par le volatile et reviennent se caler immobile dans les ronces fixant du regard la direction de l’oiseau mécontent.

Au bout d’un moment, la mère sort de sous les ronces et vient se caler plein travers sous les ronces. Manu, n’a pas d’angle de tir contrairement à moi. Nous attendons toujours immobile. Un des petits se dirige vers sa mère et tente de grimper sur son dos mais elle le remet en place et il rejoint son acolyte sur la grosse ronce. J’ai 2 pas à faire sur la gauche et je pourrais d’une flèche faire 3 ragondins mais j’ai dit à Manu que c’était à son tour de tirer.

Le temps passe, les ragondins restent immobiles et je commence à avoir des crampes. Je regarde Manu statufié. Il tourne la tête vers moi et ma demande : « je tire ? », je lui réponds : «  tu fais comme tu veux » et l’attente reprend.

Un long moment après, la mère décide de bouger et fait vole face pour longer la bordure opposée de la mare au ras des ronces puis se tourne face à Manu et s’avance un peu vers lui. Elle hume l’air, elle a compris que quelque chose se tramait mais ne nous a pas réellement identifiés. Au bout d’un moment elle repart en longeant les ronces mais cette fois elle vient vers moi en biais. Manu arme et la suit en visée puis décoche. Le ragondin se débat en ondulant (souvent signe d’une bonne flèche) puis plonge et disparaît. Les petits ont plongé. Un bruit de ragondin agonisant me parvient des ronces, je dis à Manu d’aller voir. Il fait le tour et je me rapproche du bord pour le guider quand un petit ragondin sort dans les ronces en face de moi. J’arme, vise et décoche mais je le manque et il s’enfuit.

Manu écarte les ronces et est surpris par la tête d’un gros ragondin qui plonge en l’apercevant. Il tente de le retrouver plus loin sans succès. Le ragondin fléché est introuvable, je pars aider Manu à chercher. Je commence par récupérer ma flèche faisant fuir 4 minuscules poules d’eau au duvet très noir. Impossible de récupérer son ragondin qui reste introuvable et sa flèche que je ne peux atteindre à cause des ronces. Il me dit de laisser tomber, qu’il reviendra plus tard.

La nuit va vite être là et nous retournons au lac de tout à l’heure. Nous reprenons notre stratégie du départ chacun de notre côté. J’aperçois rapidement un groupe de ragondins sur la berge où j’ai fléché les 2 autres. Je siffle et tente de le faire comprendre à Manu mais sans succès. Plusieurs sillons viennent de l’île et de plus en plus de ragondins émergent de l’eau. L’obscurité va nous gagner, j’y vais. Je me rapproche rapidement jusqu’à l’angle du lac.

Devant moi, un sillon longe la berge après les arbres couchés, plus loin un grand nombre de ragondins broutent paisiblement, je tente d’apercevoir le ragondin mais celui-ci remonte sur la berge et m’aperçois avant de plonger. Son plongeon affole ses congénères qui reviennent à l’eau.

Je cours et arrive au moment où les ragondins remontent à la surface, j’arme et vise le plus gros. Ma flèche part et le frappe. Il plonge mais ne remonte pas. Ses congénères ont aussi plongé et disparu.

Je décide de jeter un coup d’œil sous l’arbre ou se trouvait tout à l’heure les 2 ragondins. Une grosse masse sombre arrondie et immobile flotte au milieu des branches, j’arme, vise et décoche séchant ce gros ragondin sur place. Je récupère ma première flèche alors que Manu arrive, il a vu 2 ragondins sans pouvoir les flécher. Puis je récupère mon ragondin avec la flèche en travers du coffre.

Il fait nuit, nous rentrons.

Dimanche Manu, revenu chercher sa flèche retrouvera la femelle ragondin tirée sur la mare.

Sortie du 23 Juillet à Saint Michel

Alex

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 16:06

Ce soir, après une soirée passée à me promener plus qu’à chasser, je décide d’aller faire un tour à Labéjan autour d’un grand lac que j’affectionne particulièrement. Je me gare sous la digue du lac et pars en remontant côté droit vers le ruisseau d’alimentation. Le temps est menaçant, un orage se prépare.

Les ragondins ne sont pas de sortie ce soir, je passe le passage busé qui enjambe le ruisseau d’alimentation et pars tuer un peu le temps. Je pars repérer le passage du grand gibier en bordure d’un grand bois un peu plus loin, je dois récupérer quelques bracelets de chevreuils pour cette saison et un peu d’observation me permettra une meilleure efficacité le moment venu.

Rien ne bouge ce soir, au bout d’un moment je décide de rentrer, il commence à tomber quelques grosses gouttes de pluie éparses. Je repasse le passage busé et longe le lac quand j’aperçois un ragondin qui traverse en biais vers la rive opposée et en regardant mieux j’aperçois 2 autres ragondins sur la berge de mon côté à 50 mètres devant moi.

Je suis à mauvais vent, je me décale donc à 15 mètres environ de la berge et fais une boucle pour revenir sur les ragondins et tenter de les surprendre. Je marche dans un chôme de blé très bruyant et en arrivant à une vingtaine de mètre de la position des ragondins, je les aperçois en train de s’éloigner du bord. Il y en a en fait 3, 2 suivent le sillage du premier qui a déjà rejoint la berge opposée et l’autre décide de longer la berge de mon côté. Je le laisse filer car il semble vouloir revenir au bord puis je m’avance un peu et rentre dans un maïs au second sillon pour le suivre à couvert. Je tente de le dépasser alors qu’il disparaît en passant derrière un saule mais il ne ressortira pas. Il a disparu. Je ressors du maïs et le cherche un moment sans succès.

Avant de partir, je décide d’aller inspecter des tas de banches, contre la berge opposée, où les ragondins se cachent souvent. Je fais le tour par la digue du lac et reviens vers le premier tas de banches. Rien ne bouge. Je passe au second tas de branches. Je contourne un arbuste épais qui me cache le tas de branche et commence à balayer la surface de l’eau dans l’enchevêtrement des branchages. Tout à coup, j’aperçois le sommet de la tête d’un ragondin qui me tourne le dos. Ma fenêtre de tir est minuscule entre les branches, j’arme, vise entre les oreilles et décoche. Ma flèche reste calée sous les branches, mon ragondin a disparu mais l’eau rougit de plus en plus. Je m’avance un peu et aperçois mon ragondin mort sous la surface. Je dois mettre les pieds à l’eau pour récupérer ma flèche et mon ragondin.

Je pose mon arc sur la berge et m’avance dans l’eau quand j’aperçois un second ragondin dont seule la tête émerge à quelques mètres sur ma droite. Je rattrape mon arc, arme, vise la base du cou et décoche. Le ragondin est séché sur place. Je récupère mes ragondins et mes flèches et pars vers le coin du bois.

Du mouvement dans le tas de branche, ce sont des petites boules de duvet noir qui suivent leur mère poule d’eau, je fais demi-tour et rentre à la voiture alors qu’il se met à bien pleuvoir.

Sortie du 21 juillet

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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