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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 12:17

Ce matin, réveil à 7 heures, j'ai très mal à un tendon d’Achille. Je vais faire une petite sortie pour m'économiser pour ce soir.  Les vaches sont couchées au bord de la route dans un virage. Je descends vers le bas du chemin de la Soule, dans le dernier virage avant les maisons une chevrette me regarde au bord de la route. Je me serre contre le talus et attrape mon appareil photo puis tente une approche mais elle remonte en un bon le talus et disparaît.

Je descends à travers les prés, puis remonte pour regagner une crête rocheuse et caillouteuse. Je progresse lentement au milieu au milieu des buis et des chaînes mais rien en vue ce matin.

Gazette pyrénéenne : mardi 28 septembre 2010

Quelques buis et genévriers sont marqués par les bois du cerf résident.

Je redescends au-dessus de la grange de Tahouens, ici aussi la tempête a laissé des traces.

Gazette pyrénéenne : mardi 28 septembre 2010

Je tombe sur le chemin de la grange

Gazette pyrénéenne : mardi 28 septembre 2010

et ressors dans les prés, au-dessus d'une autre grange autour de laquelle paissent les vaches.

Gazette pyrénéenne : mardi 28 septembre 2010

J'ai vraiment trop mal, je remonte vers chez Patrick, 2 cervidés traversent, en courant, le pré au-dessus du cimetière.

En descendant le chemin de chez Patrick, j'aperçois l'arrière train d'un grand cervidé qui rentre au bois dans le pré d'en face.

Gazette pyrénéenne : mardi 28 septembre 2010

Les griffons m'accueillent en concert.

 

Alex

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 19:42

Ce Matin, départ avant le lever du jour comme d'habitude. Je pars pour la place de brame. Je passe l'habitation du haut du chemin de la Soule, descends au font du pré où bramait le cerf hier matin puis remonte contre le bois pour rattraper le petit sentier caillouteux qui longe, à travers les buis et les chênes, le flanc de la montagne.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Le jour se lève à peine quand les cris d'un animal me font m'arrêter, je cherche du regard l'origine du bruit mais je ne vois rien. On dirait les cris d'une fouine sur la défensive. Au bout d'un moment, je fais un petit cri de souris qui fait taire l'animal. Le silence s'installe.

Je me remets en marche. Un peu plus loin, alors que je viens juste d'encocher une flèche, un animal arrive au galop droit sur moi par le sentier. C'est un blaireau. Juste le temps d'armer qu'il s'arrête, de face, juste devant moi à 2 mètres. Mon viseur se pose sur l'animal et ma décoche est instinctive. L'animal touché par avec la flèche qu'un caillou a stoppé net. 15 mètres plus loin, il se roule par terre en bondissant et grogne furieusement au bord du chemin avant de casser la flèche et de chuter dans la pente. Un grand fracas de pierres qui roulent puis plus rien. Le calme revient. Je tends l'oreille mais je n'entends plus rien. Confiant, je pars faire ma recherche. Je vais directement à l'endroit où le blaireau se roulait par terre.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Du sang bien rouge et un bout de ma flèche (côté lame) qui ne présente pas du tout de sang ! Je pose mon arc pour le récupérer tout à l'heure car je ne fais pas trop d'illusions sur la réussite de ma recherche.

Je descends par où est passé le blaireau et retrouve l'autre partie de ma flèche couverte de sang.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

La piste est relativement facile à suivre et descend droit au plus raire, de nombreuses gouttes de sang plus ou moins grosses sont réparties sur les feuilles et les pierres.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Je descends un moment en suivant le sang, le blaireau passe au ras d'un terrier sans s'y arrêter puis la piste finit par obliquer à gauche et prendre la courbe de niveau avant de remonter au plus raide.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Incroyable, le blaireau est remonté droit, au plus raide et perd de plus en plus de sang. La piste croise à nouveau le sentier caillouteux. Ça commence à sentir mauvais, je marque l'endroit et pars chercher mon arc, le blaireau a bien parcouru déjà 150 mètres. Je reprends la piste qui suit le sentier avant de remonter au plus raide vers le sommet de la montagne. Le blaireau perd énormément de sang, c'est incroyable la résistance d'un animal de cette taille. Au bout de 200 mètres de montée environ au milieu des chênes et des buis la piste oblique sur ma droite pour se diriger vers un amas rocheux. Une cavité au milieu des cocher présente du sang à l'entrée, j'inspecte le fond avec ma frontale, il y a aussi du sang.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

La cavité bifurque presque de suite à 90°. Je regarde par d'autres ouvertures, le sang s'enfonce sous les rochers. Impossible de récupérer mon blaireau. Je suis dégouté. Je fais demi-tour la mort dans l'âme, j'essaierai de revenir ce soir en rentrant.

Je reprends le sentier qui m'amène jusqu'au grand pré tout en long que je remonte pour rattraper le chemin forestier. Pas de cerf ce matin. J'avance doucement pour rester silencieux et finit par arriver à l'enclos. Un brocard détale, juste en dessous du grillage, à mon arrivé et descend dans la forêt. La souille avant le parc a été fréquentée depuis ma dernière visite.

Je passe le grillage et remonte doucement, rien ne bouge ce matin. Aujourd'hui le portail est grand ouvert, je le franchis et fais une pose pour me désaltérer à l'abreuvoir avant de prendre le chemin taillé dans le rocher.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

J'avance doucement pour ne pas faire crisser les pierres. A mesure que je m'approche de la place de brame je commence à entendre résonner ces chants virils. En chemin, j'aperçois plusieurs animaux sur le flanc de montagne d'en face, ils avancent au milieu des genets et des fougères vers un petit bois. Je débouche sur le chemin empierré qui monte de la vallée et qui fait limite avec la chasse voisine.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Je descends vers la place de brame en longeant ce chemin. Arrivé sur place c'est un véritable concert, de nombreux cerfs brament du mauvais côté du chemin. Je décide de me poster en bas du bois en limite de l'angle du grillage qui clos une zone de régénération forestière sur la chasse d'à côté. Le vent latéral pousse mon odeur vers l'enclos mais j'ai bon espoir de voir monter un cerf car les brames semblent se rapprocher. L'attente est longue, le vent glacial engourdit mes doigts.

Je décide de bouger car les cerfs ne semblent pas disposés à venir, je remonte en longeant le grillage et tombe sur des coups de nez de sangliers qui ont labouré le chemin. Au bout d'un moment, je bifurque sur ma droite pour traverser le bois à bon vent. J'avance doucement mais pas assez, en passant sous une branche basse j'entends un démarrage devant moi et lève les yeux sur 2 biches qui détalent. Je finis de traverser le bois sans rien voir d'autre.

De retour sur la place de brame, j'écoute un moment cette ambiance magnifique en contemplant la beauté de la montagne.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Je décide d'aller voir comment est l'intérieur du bois sur la chasse d'à côté. Je range ma flèche et m'avance doucement par un sentier forestier. De nombreuses souilles marquent le sol de la forêt. Les cerfs semblent descendus plus bas, je retourne sur la place de brame.

Au bout d'un moment, je ne peux résister à tenter une approche sur un cerf qui semble bramer plus proche que ses confrères. Je rentre dans le bois par un chemin forestier et avance doucement en direction des brames. J’arrive au-dessus d'une zone enherbée. Le cerf brame au-dessus à moins de 50 mètres dans le bois. Je me faufile au milieu des buis en m'arrêtant régulièrement, je ne suis plus très loin. Je pose mon arc et prends mon appareil photo. Tout à coup, j'aperçois les pattes d'un grand cervidé au travers de la végétation. Je me fige et observe, le vent capricieux est bon pour l'instant. Je me décale encore un peu, un brame puissant retentit et  20 mètres au-dessus, j'aperçois une biche qui vient pour passer juste à 5 mètres au-dessus de moi mais elle s'arrête. Le cerf arrive juste derrière, il est magnifique. Au moment où il arrive au cul de la biche, celle-ci démarre et descend droit dans la pente pour passer 10 mètres devant moi. Le cerf se tourne vers la pente et pousse un brame en réponse à ses congénères qui brament plus bas avant de commencer à descendre doucement. Je tente de me décaler légèrement pour essayer de trouver une fenêtre dans la végétation pour le prendre en photo mais il détecte mon léger mouvement et vient droit sur moi. Je reste immobile. Le cerf s'arrête 3/4 face à 10 mètres de moi mais les buis me font écran et je ne peux pas prendre de photo. Nous restons un moment à nous observer puis il commence à être inquiet et finit par faire demi-tour et à remonter. Il s'arrête, se retourne sur moi puis remonte au pas pour disparaître dans le bois.

Je reste un moment sans bouger quand une biche descend au galop à 50 mètres devant moi. Elle s'arrête un peu plus bas puis au bout d'un moment, descend un talus pour s'arrêter au milieu d'une petite zone dégagée et ensoleillée.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

Elle reste un moment immobile, se gratte derrière l'oreille avec sa patte arrière puis tourne la tête vers le bas de la montagne pour écouter. Je tente de me rapprocher, très lentement, posant délicatement mes pas amortis par les feuilles mortes mouillées. J'arrive à gagner 10 à 15 mètres. La biche n'est plus qu'à 30 mètres et se décide à bouger. Je me fige. Elle avance doucement en biaisant légèrement vers le haut et si elle continue sur cette coulée, elle  va passer à 15 mètres en dessous de moi mais le vent tourne et porte mon odeur droit sur la biche. La réaction est immédiate, elle se tourne dans la pente puis, après un bref arrêt, descend au petit trot dans les buis.

Je retourne cherche mon arc et décide de retourner à la place de brame quand, en sortant sur la zone enherbée, je tombe nez à nez avec un beau daguet qui aussi surpris que moi met un moment à déguerpir.

Je retourne vers la place de brame puis décide d'essayer de m'avancer sur un chemin forestier qui s'enfonce  dans le bois au-dessous du chemin taillé dans le rocher par lequel je suis arrivé. Pas un brame de ce côté, j'avance doucement quand, au loin, un aboiement de chevreuil retentit. Je poursuis doucement. Le coin semble bien calme. Tout à coup, en dessous du chemin, un chevreuil démarre et disparaît immédiatement dans la végétation.

Le chemin se termine, je regarde en bas quand un craquement me fait tourner la tête derrière moi au-dessus du chemin. Un animal gîté dans les buis m'a laissé passer et vient de se lever, je le suis du regard un moment grâce au mouvement de la végétation puis à l'oreille grâce aux craquements de bois mort. Il passe 50 mètres au-dessus en longeant la courbe de niveau. Impossible de le voir vraiment, je ne sais pas ce que c'était.

Je fais demi-tour et trouve une mue de chevreuil au milieu du chemin avant de retourner sur la place de brame. Je fais une petite pose et écoute un moment avant de me décider à aller plus loin où l'an passé Patrick avait fait venir un magnifique cerf. Je traverse donc la place de brame passe sous une voûte de hêtres puis redescends vers la zone où j'ai aperçu les animaux ce matin en arrivant. Je débouche sur une grande zone d'herbe entourée de genets et de fougères puis remonte par un passage enherbé vers les bois. Je débouche sur le bois dont la bordure est constituée de houx, le sol est propre, les chevaux ont tout nettoyé, ne reste que du crottin. Je longe le bois en bordure quand un bruit de pas se fait entendre plus bas mais impossible de voir ce que c'est. J'attends un peu mais le calme revient. Je continue ma progression et ressort sur la place de brame où Patrick avait fait venir le 14 cors l'an passé.

Le brame a repris vers le chemin taillé dans le rocher, je repars rapidement en me guidant au son mais les brames s'interrompent alors que je traverse la place de brame. Je continue vers l'endroit estimé où j'espère rencontrer le cerf. Arrivé près du chemin, j'entends quelques grognements, j'avance tout doucement en essayant de rester le plus à couvert possible. Un bruit de bois frappant un arbre me parvient au-dessus du chemin alors que je pensais le cerf en dessous. Je traverse le chemin doucement, me plaque contre le talus et l'escalade pour rentrer dans le bois. Le vent est bon. Le bruit s'interrompt puis à nouveau des grognements. J'avance doucement pour me caler derrière un gros hêtre et attends un peu. A nouveau des grognements, le cerf semble monter en biais pour passer au-dessus de moi. Je me décale d'un gros hêtre à un autre le plus silencieusement possible pour tenter de couper la route à ce cerf. Arrivé derrière le dernier gros hêtre avant un zone de découvert, je reste un moment immobile à cherche le cerf du regard et à écouter mais plus rien. Le temps passe et je me demande si l'animal ne s'est pas débiné. Je quitte ma position et m'avance un peu, erreur fatale. Je vois trop tard le cerf qui lui m'a déjà vu, c'est un beau huit au bois serrés et assez hauts. Il fait volte-face et s'en va au trot. Je reste un moment immobile puis tente de me rapprocher au cas où il serait resté pas trop loin. Je tombe sur une zone toute piétinée avec un petit sapin massacré. Je ne reverrai pas le cerf.

Je retourne sur la place de brame et décide de faire une petite sieste au soleil, bercé par le brame des cerfs de la chasse d'en face. Au bout d'un moment, il me semble entendre un cerf pas loin, je décide de tenter un approche photo mais le cerf me voit avant que je ne l'aperçoive et détale dans la pente. Je retourne à ma sieste.

Au bout d'un moment, un brame retentit vers le bosquet où sont rentrés les animaux ce matin. Je me lève et décide de tenter de me poster au-dessus de la place de brame pour tenter de voir sortir le cerf. Je fais un grand détour pour passer à couvert dans le bois. Le vent est très mauvais, il est en direction du bosquet. Je décide de me poster assez haut pour laisser sortir le cerf à découvert. Je m'assieds derrière un genet quand je crois rêver ! Un cerf vient de sortir à découvert en plein où je faisais ma sieste il y a 5 minutes.

Gazette pyrénéenne : lundi 27 septembre 2010

"Mais il se fout de moi!" Il regarde vers moi.

Je décide de laisser faire et d'attendre à mon poste. Le cerf reste un bon moment en plein découvert puis se dirige vers les fougères en traversant la piste. Il s'arrête un long moment plein travers en bordure des fougères comme pour me narguer puis s'avance tranquillement s'arrête encore, repart au petit trot sur 30 mètres et disparaît dans le bois. Je détourne mon regard puis regarde à nouveau vers les fougères. Il a réapparu, face à moi, en bordure des fougères et commence à massacrer la végétation à grands coups de bois. Il s'arrête un instant et pousse un grand brame face à moi. Le cerf que j'attendais semble s'éloigner, son brame part à l'opposé. Le cerf face à moi continue à massacrer les fougères. Je craque, je me coule à quatre pattes derrière les genets puis, une fois caché par le relief, je redescends droit sur ce fanfaron à qui je compte bien donner une leçon.

Je contourne la bute par la gauche pour lui tomber dessus à bon vent mais il a disparu. Je longe doucement par le chemin en dessous des fougères mais il n'est plus là. Derrière moi les brames me rappellent à l'ordre. Je me retourne et aperçois un animal dans les genets en haut de pente après le bosquet. Je décide de tenter ma chance par là. Je m'avance au travers des genets par les passages des chevaux et retombe sur la crête. Les brames puissants viennent de la zone d'herbe plus bas. Je m'avance doucement en restant le plus caché passible et en cherchant le cerf du regard. Un bouquet de hêtre me fait un bon écran pour approcher mais me cache aussi le cerf.

Je finis par le voir, il rentre dans les genets au départ du passage enherbé. Dès qu'il a disparu je m'avance rapidement alors qu'il donne de grands coups de bois dans les genets. Il s'avance et passe dans les fougères derrière les genets. Il brame mais je ne le vois plus. J'arrive presque en courant contre les genets et regarde au travers d'une trouée alors que le cerf brame. Ca y est je le vois, c'est un 8 cors, impeccable, c'est ma chance. Je me décale rapidement sur ma droite, rentre par une trouée des genets au milieu des fougères et commence à essayer de rattraper le cerf qui me présente un bon 3/4 arrière à 40 mètres. J'avance baissé d'un genêt à un autre. Le cerf marche tête baissé et ne fait pas attention à moi. Je me coule dans les fougères et gagne du terrain, je suis à 30 mètres. Il s'arrête pour bramer, j'en profite pour m'avancer encore jusqu’à 20 mètres. Je suis en apnée, mon sang bas dans mes tempes, plus rien n'existe à par ce cerf. Il est magnifique, son pelage très particulier est gris cendré, ses bois sont très clairs, presque blancs. Il part vers le bois et je dois prendre ma chance avant mais il bifurque et remonte dans les fougères. Je m'agenouille alors qu'il pousse un long brame. Il va passer à 20 mètres plein travers, je tente de me rapprocher à genoux jusqu’à un genet. Le cerf s'arrête et regarde vers moi sans me voir car un genet le gêne, seuls ses bois dépassent. Ca y est, je suis en place, à genoux derrière le genet. Mon sang tape de plus en plus fort dans ma tête. Le cerf se remet en marche et me cherche, j'arme mon arc. Il s'arrête plein travers à 15 mètres et regarde vers moi. Mon viseur se cale au défaut de l'épaule. Je décoche. Ma flèche part là où je la voulais mais, à la décoche, le cerf s'écrase pour démarrer et ma flèche lui passe au ras au-dessus du dos.

Le cerf détale et s'arrête au milieu des genêts. Dépité, je me redresse, il est arrêté et regarde vers moi, je ne vois que ses bois. Il redémarre faisant des bons impressionnants pour passer par-dessus les genets et disparaît définitivement. Je pars chercher ma flèche qui a perdu une lame en heurtant le sol. Il est 18 heures, je n'avais que 2 lames neuves sur mon carquois, la chasse est terminée pour aujourd'hui. Je rentre.

Peu après avoir traversé l'enclos, un chevrette démarre devant moi et traverse le chemin forestier pour s'enfoncer dans le bois en aboyant. J'entends quelques coups de Butollo et comprends que Patrick est au-dessus de moi. Je siffle pour lui indiquer ma présence puis traverse le pré et rattrape le sentier caillouteux. Je reprends la piste au sang du matin pour regagner le terrier. Le blaireau ne semble pas être ressorti. Une fois sur place, je tente de dégager un accès au terrier. Je bouge tous les rochers déplaçables et finis par ouvrir une petite fenêtre sur le côté du terrier. Du sang à l'intérieur. Je tente de creuser, à main nu et avec un bâton, un peu plus loin, mais je tombe après 40 minutes d'effort sur le rocher. Je ne peux rien faire, mon blaireau est perdu. Cette fois, je rentre avec le gout amer d'avoir gâché une si belle journée.

 

Alex

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 19:57

Ce soir, vers 17h30, je décide d'aller me poster en observation près d'une zone de souilles non loin de l'endroit où j'ai approché le cerf vendredi soir sans le voir. Je descends le talus sous la route et me poste au-dessus des souilles.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010 (suite)

Sur ma gauche une autre souille, l'endroit semble bien fréquenté.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010 (suite)

Je m'assois sur un tronc de bouleau couché au sol, coupe quelques branchettes au sécateur et l'attente commence. Les clarines tintent au-dessus de moi et le bruit de la route en bas de la vallée est assez pénible. Au bout d'un moment, les geais s'affolent un peu plus haut, je me prépare pensant voir arriver quelque chose mais non, le temps passe et rien ne vient.

Je décide de changer de poste, je descends encore un peu en slalomant entre les arbres abattus par la tempête et me poste derrière la souche d'un gros arbre déraciné, juste au-dessus de la zone où broutait la biche au milieu des fougères vendredi soir. J'attends un moment sans que rien ne bouge quand, tout à coup, il me semble entendre des pas dans mon dos, je me prépare et l'attente commence, encore un peu de bruit puis plus rien pendant un long moment.

Je décide d'aller voir si le faon blessé ne serait pas au gagnage. Je quitte mon poste et me faufile au travers de la ramure de l'arbre déraciné pour atteindre la langue de pré. Je remonte ensuite par le talus pour rejoindre la route. Le faon n'est pas là.

Je pars vers les pommiers et les poiriers un peu plus loin dans un virage de la route. Rien non plus. Patrick a vu un cerf certainement tirable, couché près du poirier, en rentrant de son restaurant. Je décide de me poster près de la zone de fougère où je me suis empêtré hier pour attendre la nuit mais rien ne bouge, pas un brame aux alentours, la montagne est bien calme ce soir !

La nuit tombe et je n'y vois plus assez pour tenter une flèche, je décide de quitter mon poste et de rentrer. En revenant vers la route, j'aperçois une grosse biche de l'autre côté de la route qui vient droit sur moi. Je me fige. Elle s'arrête et regarde vers moi puis s'approche doucement en me fixant avant de se raviser et de faire demi-tour pour s'enfuir au galop dans la pente. C'est peut être les pas entendus tout à l'heure au poste ?

Comme pour finir de me dégoûter, au moment où j'arrive à la route, un cerf se met à bramer dans la langue de pré à côté d'où j'étais posté tout à l'heure. Cette fois je rentre alors que toute la montagne s'anime de brames puissants.

 

Alex

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 10:00

Ce matin, il ne pleut pas, je pars avant le lever du jour pour aller chasser en haute montagne. Quelques brames résonnent sur la chasse d'en face. Je remonte le chemin de la Soule tranquillement quand, dans la pénombre, un bruit de sabot sur le bitume me fait lever les yeux. Un animal a traversé à une cinquantaine de mètres sans que je n’aie pu le voir. En passant au niveau de la traversée, des craquements se font entendre en haut du talus sur ma droite.

Je rattrape le chemin de terre et remonte vers la dernière habitation avant les bois. Ce matin, les vaches sont couchées et tout est calme. Le chemin de terre croise un petit sentier bordé de buis et en arrivant à 40 mètres de ce carrefour, j'aperçois une biche arrivant par le sentier. Elle me repère rapidement et s'enfuit au triple galop, franchissant d'un bon la clôture des moutons. En passant les buis, je l'aperçois avec son faon en train de remonter vers le bois.

Un brame puissant retentit plus bas dans le pré, je contrôle le vent, c'est bon. Il me semble voir le cerf au loin au milieu du pré. Le cerf brame régulièrement et d'autres lui répondent plus haut et plus bas. Je remonte vers le bois et progresse en le longeant avant de redescendre vers une haie de noisetiers à mi pente pour la longer doucement jusqu'à une trouée, l'herbe crisse sous mes pas malgré mes précautions. Le cerf est bien là, en contrebas, à 60 mètres environ. Je l'observe en essayant de rester caché. Il regarde régulièrement vers moi et avance de quelques pas, brame un moment, refait quelques pas... il semble remonter en biais vers la haie de noisetier. Je remarque qu'une biche broute 30 mètres devant lui. Tout à coup il regarde vers moi et comme surpris fait un mouvement brusque vers moi puis reste un moment de face avant de se remettre très lentement en marche en direction de la biche. Il brame toujours et semble vouloir longer la haie. Je décide d'aller l'attendre au bout des noisetiers. Un long brame retentit. J'arrive au bout de la haie et me poste au niveau d'une fenêtre de tir. J'attends sans voir mon cerf quand tout à coup, j'entends une cavalcade dans le pré. Je me penche pour voir et aperçois la biche et son faon qui courent vers le sentier qui borde le pré, le cerf à leur trousse, puis ils font demi-tour en arrivant contre le grillage à mouton et remontent vers le bois. Je les perds du vue. J'attends un peu au cas où mais ils sont bien remontés dans le bois.

Je quitte mon poste et reviens contre le bois pour commencer à remonter vers le sommet de la montagne. Je fais une pose en bordure du bois. Un bruit de pas se fait entendre à 30 ou 40 mètres plus haut mais la végétation m'empêche de voir. Je commence mon ascension lentement en essayant de poser mes pieds sur des pierres stables pour ne pas faire de bruit. J'avance très lentement et tends l'oreille. Le bois est fait de chênes clairsemés et de zones de buis épaisses. Plus haut un bruit de pas sur ma droite. Je me fige et aperçois une grosse biche qui remonte en travers et passe derrière des buis où je la perds de vue. Un cerf brame timidement plus haut sur ma gauche, j'essaie de le rejoindre sans faire de bruit. Encore un peu plus haut, j'aperçois une jeune biche qui remonte  au plus raide au petit trot; Je la perds de vue puis l'entrevois à nouveau un peu plus haut puis elle disparaît. Le cerf brame peu et ses brames sont très espacés. Je remonte en biaisant un peu à gauche et remonte ensuite en longeant une bande épaisse de buis. Je remonte très lentement puis fait une pose pour écouter, rien. Je refais quelques pas et entends démarrer le cerf qui n'était qu'à 15 mètres en bordure des buis. Il s'éloigne doucement et faisant craquer les branches et en poussant quelques grognements.

Je le laisse partir et décide de monter encore pour ensuite chasser en suivant la courbe de niveau. Les vaches se sont levées et le bruit des clarines combiné au vrombissement de l'usine en bas dans la vallée ne me permet pas une écoute des brames à grande distance. Le bois se calme, j'avance doucement au milieu des chênes épars.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

Le sol est jonché de petits tas de crottes noires et allongées, certainement les chèvres sauvages qui traînent dans le secteur. Le bois s'épaissit et tout à coup un animal démarre dans l'épais, juste devant moi sans que je ne puisse le voir. Je me décale un peu et entends  un pas assez proche. Je tente un brame pour essayer de tromper l'animal. Ce dernier s'arrête, je recommence à bramer. L'animal hésite, il tourne dans le sale mais finit par pousser quelques grognements et remonter la pente dans un bruit de pierres qui roulent.

Le sol se fait de plus en plus pierreux.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

Je longe à 150 mètres sous la falaise.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

Je fais de plus en plus de bruit en marchant. En bas un chien donne de la voie et son maître l'encourage et se bruit de grelot incessant... je vais me retrouver au milieu d'une battue. Je décide de laisser tomber et de rentrer. J'accélère le pas et fais démarrer, juste à 15 mètres, une grosse biche. Je m'arrête et écoute, elle remonte en faisant chuter des pierres puis le calme revient. Je poursuis et débouche sur un éboulis qui sépare le bois de chênes et de buis d'un bois de hêtres.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

Je traverse l'éboulis et décide de continuer un peu pour voir les dégâts de la tempête. 100 mètres plus loin je tombe sur un amas d'arbres déracinés qui barrent le bois, c'est un vrai carnage.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

Je redescends alors que le brouillard monte de la vallée.

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

Plus bas, je rattrape le sentier bordé de buis

Gazette pyrénéenne : dimanche 26 septembre 2010

et aperçois un peu plus loin un posté assis dans un petit pré sous le sentier. Je me signale d'un long sifflement et salue le chasseur au passage. Les grelots des chiens se font entendre au-dessus du sentier. Je dois contourner ou passer sous des arbres couchés en travers du passage. Plus bas sur le chemin de la Soule un autre chasseur posté aux «grandes lignes".

 

Alex

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 20:05

Ce soir, après un après-midi à faire du jus de pomme, je repars en chasse alors qu'il se remet à pleuvoir. Cette fois je vais chasser sous chez Patrick. Je pars donc en suivant la courbe de niveau puis arrivé dans les buis au-dessus des granges, je redescends vers le ruisseau puis progresse lentement à contre sens par rapport au départ. La pluie vient de cesser. Au milieu du bois je tombe sur un châtaigner mort sur lequel un cerf a passé ses nerfs depuis peu.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010 (suite)

J'ai bon espoir de le voir dans le secteur mais, malgré une progression très lente et des poses d'observation, je ne vois rien.

Je passe récupérer une trail-cam posée lundi dernier puis je descends au bord du ruisseau pour le longer un moment.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010 (suite)

je passe dans un tunnel formé par des noisetiers quand, au bout, dans le pré, j'aperçois le bas du corps d'un grand cervidé à 40 mètres devant moi. Je me baisse doucement et constate qu'il regarde vers moi sans pouvoir voir le dessus de sa tête. A sa corpulence, je dirais qu'il s'agit d'un daguet mais je n'en suis pas sûr.

Je l'observe un moment sans bouger, il pousse quelques grondements et regarde alternativement vers moi et devant lui. Je finis par me décaler derrière un noisetier alors que l'animal a avancé un peu dans le bois jusqu'au niveau des épaules. C'est alors que j'aperçois une bichette un peu plus loin. J'avance de 10 mètres à couvert mais le daguet rentre au bois et la bichette fait volte-face pour rentrer dans l'épais au ras du ruisseau.

Je sors sur le pré, des craquements dans la végétation trahissent la fuite du daguet. Je poursuis en longeant le ruisseau puis remonte au plus raide pour rejoindre la route. Des coulées fraîchement empruntées marquent les talus et des fousillades de sangliers jonchent un petit plat. Je rejoints un chemin de terre et me dirige vers les prés.

Un cerf brame puissamment sur le versant d'en face et, sorti sur le pré, je l'aperçois au milieu d'un pré.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010 (suite)

Un brame lui répond à moins de 50 mètres de moi sur ma zone de chasse, je décide de tenter une approche en traversant les fougères mais à part finir trempé et griffé par les ronces, je n'arrive à rien et finit par renoncer et faire le tour plus loin. Le cerf ne brame plus et je ne le retrouve pas. En face, le cerf n'est plus au milieu du pré, il a traversé la plantation de sapins et se trouve maintenant au-dessus du cimetière en plein milieu d'un pré sous les maisons.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010 (suite)

Tous les brames viennent maintenant du territoire d'en face et découragé et trempé je décide d'aller voir si je retrouve le faon blessé avant de rentrer, la société de chasse m'a donné l'autorisation de le flécher en les appelant en suite pour qu’ils s’en occupent. La luminosité baisse vite, le faon n'est pas là ce soir.

Je remonte le chemin de la Soule dans la pénombre grandissante.

 

Alex

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 11:52

Ce matin, je pars, alors qu'il fait encore nuit noire, pour monter tout en haut du chemin de la Soule avant de rejoindre à flanc de montagne une belle place de brame où j'ai pas mal chassé l'an dernier.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Il a plu toute la nuit et il se remet à pleuvoir.

Je monte tranquillement en suivant la route puis le chemin de terre qui aboutit à la dernière maison. Les clarines tintent, le pré où les cerfs aiment sortir doit être occupé par les vaches. En me rapprochant, je constate que les vaches sont dans le pré sur la droite du chemin, ce n'est pas la peine de chercher les cerfs dans ce secteur. Un brame retentit au-dessus de la maison dans le bois. Je décide de me rapprocher un peu. La pluie a cessé. Je longe l'habitation et monte dans le pré vers la lisière du bois. Je me cale contre le bois et écoute un moment. Les brames sont assez espacés. La luminosité commence à croître mais je n'ai qu'une vision limité et quasi nulle au-delà de 30 mètres. Rien ne sert de rentrer dans le bois, le cerf me verra avant que je puisse l'apercevoir. Je reste à l'écouter et me rends compte qu'il remonte vers le sommet de la montagne.

Tout à coup, à une quinzaine de mètres, une masse sort du bois et descends dans le pré. C'est un blaireau, il se dandine avec sa démarche caractéristique. Il décrit un arc de cercle et me contourne à une dizaine de mètres sans m'avoir repéré, je me rapproche à 6 mètres environ, arme, prends la visée péniblement à cause de la faible luminosité (ma visette est petite) et décoche. Le blaireau grogne et détale en protestant. Je le perds de vu à cause du relief à 100 mètres environ. Je marque la zone du tir d'une flèche plantée droite et je me remets en marche. Je reviendrais faire la recherche en rentrant.

Je longe le bois puis rattrape un petit sentier qui longe à flanc de montagne au milieu des chênes et des buis. La luminosité croit rapidement maintenant. Je finis par déboucher sur un grand pré tout en long coupé en deux dans la longueur par un chemin que je prends. Le chemin s'enfonce maintenant dans le bois de hêtres, je tente de progresser le plus silencieusement au milieu des restes de la tempête qui me barrent par endroit le passage.

Devant moi, en contrebas du chemin, un brame retentit. Ma progression se fait féline et je finis par apercevoir un beau cerf à plus de 30 mètres sous le chemin. Il broute tranquillement. Le vent n'est pas terrible, il vient du haut de la montagne et souffle légèrement en biais. Pour l'instant le cerf ne se doute pas de ma présence et je l'observe un moment sans bouger. Je tente de conter les andouillers mais c'est loin d'être évident, il est certainement trop gros pour mon bracelet mais on ne sait jamais. Le cerf avance doucement entre 2 prises de nourriture puis il semble prendre vers le bas. Je décide de tenter une approche et commence à descendre vers lui en m'arrêtant à chaque pas mais je n'ai gagné que quelques mètres que mon cerf tourne la tête vers moi et pousse un petit brame. Je reste immobile et attend mais il tourne la tête droit devant lui d'un mouvement brusque. J'ai compris, je suis repéré. Il démarre d'un petit trot noble, gardant sa tête bien droite, digne d'un grand roi et disparaît dans le bois.

Je continue ma progression sur le chemin et arrive à un enclos dont je n'ai jamais compris l'utilité. Il me faut le traverser pour retrouver un chemin taillé dans le rocher à flanc de montagne. Je passe donc par-dessus le grillage et en profite pour me retrouver par terre puis je reprends ma route.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Au-dessus de moi, une chevrette donne l'alerte et détale suivie un peu plus tard par une seconde. Je finis de traverser l'enclos ouvre le portail et le referme derrière moi.

Je fais une pose pour me désaltérer à un abreuvoir alimenté par une source puis prends le chemin pour me diriger vers la place de brame. En me rapprochant, je commence à entendre des brames. Avant de déboucher sur la place, il me faut traverser des buis, un animal démarre devant moi sans que je puisse le voir. Arrivé sur la place de brame, j'attends un peu en écoutant et tente de repérer un cerf à son brame mais les brames sont espacés sauf de l'autre côté du chemin mais c'est sur l'autre société de chasse.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Un cerf brame derrière moi, je tente de me rapprocher mais plus rien, un autre brame à l'opposé, je tente une approche mais il se tait un long moment. Je tente de me rapprocher en rentrant dans le bois. Un animal démarre au bord du sale et je l'entrevois à peine sans pouvoir l'identifier.

Le vent est mauvais et n'arrête pas de tourner, je vais d'un brame à l'autre sans pouvoir voir d'animaux quand la pluie se met à tomber très fort. Un cerf se met à bramer au-dessus du chemin, je tente de me rapprocher mais plus rien. Un autre se met à bramer sous le chemin. Je me focalise sur lui et redescends vers lui au travers des buis sous une pluie battante. J'avance doucement quand tout à coup un mouvement attire mon regard. Un animal vient de s'enfuir, une forme attire mon regard quand elle se met à bouger, 2 autres animaux démarrent, ce sont des biches. Le cerf ne donne plus de la voie.

Un autre cerf donne de la voie sur la place de brame, je tente de m'approcher. Je fais une pose rien en vue, je tente d'imiter un brame, le cerf me répond. De nombreux cerfs brament sous le chemin. Je m'avance un peu à découvert mais le cerf que je pensais dans le bois surgit des genets et me regarde. Il est énorme, une bête splendide. Il est à 80 mètres et je ne peux pas compter les andouillers. Je tente à nouveau un brame mais le cerf répond par des grondements sourds et rentre au bois. S'arrête gronde encore puis disparaît. J'attends un peu puis tente de le retrouver en essayant de contourner le bois mais sans succès.

Je suis trempé, il pleut encore, je décide de rentrer. La pluie se calme et le soleil fait presque son apparition au travers du brouillard qui monte de la vallée. Je reviens vers la zone clôturée, passe le portail et m'avance doucement dans le pré quand j'aperçois un faon de cerf en bas du pré.

Gazette pyrénéenne : samedi 25 septembre 2010

Je tente de me rapprocher. Je descends vers une haie de noisetier puis la longe pour essayer de me poster au bout de cette dernière où je veux attendre l'animal. Dans une trouée j'aperçois sa mère qui broute plus sur la gauche. Je tente de les prendre en photo mais un animal qui démarre à 200 mètres plus haut dans la montagne leur fait lever la tête. Ils s’éloignent au petit trot et rentrent à couvert. Je suis à mauvais vent mais je tente de les retrouver sans succès. Je rentre.

Je suis trempé, la pluie se remet à tomber alors que j'arrive près de l'endroit où j'ai tiré le blaireau. Les clarines animent le secteur. J'inspecte en passant les terriers de blaireau sans trouver d'indice. Je retrouve ma flèche qui sent très fort le blaireau mais impossible de trouver un seul indice à cause de toute cette pluie qui est tombée. Je ne retrouve pas d'indices pouvant me faire espérer retrouver mon blaireau. Je cherche un moment sous la pluie sans succès, je décide de rentrer, il est près de midi.

 

Alex

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 19:47

Ce soir, après ma journée de boulot, je pars pour Sarrancolin. Il a plu toute la journée sauf de timides éclaircies, j'ai bon espoir pour ce soir car les feuilles mortes doivent être bien imbibées et je pourrai faire de l'approche dans de bonnes conditions.

Le paysage s'élève alors que les Pyrénées se rapprochent, quelques gouttes éparses tombent encore. Arrivé à Sarrancolin, je traverse le village puis prends à droite et commence à remonter les lacets du chemin de la Soule. Juste après le hameau de maison du bas de la côte, un faon de cerf, encore tacheté et assez petit pour l'époque, me regarde monter à moins de 15 mètres de la route. Je m'arrête en dessous de lui pour tenter d'attraper mon appareil photo que j'ai mis dans la male. Patrick m'a parlé de lui, il le voit régulièrement. Je parviens à sortir de la voiture mais il ne me laisse pas le temps d'arriver au coffre et fait demi-tour. Sa patte arrière gauche semble abimée et il part en la repliant sous son ventre. Il traverse un bouquet de genets et disparaît dans la pente.

Je remonte en voiture en pensant à ce faon, je surveillerai l'évolution de sa santé durant mon séjour et prendrai la mesure qui s'imposera si nécessaire. Un peu plus haut dans un virage, un énorme daguet suivi d'une bichette dévalent le talus de gauche, traversent la route et se jette dans la pente boisée. Ma soirée commence bien.

Arrivé en haut du chemin de terre qui descend chez Patrick, il se met à repleuvoir mais l'averse cesse alors que je sors de la voiture, accueilli par des aboiements de joie des 4 griffons nivernais.

Gazette pyrénéenne : vendredi 24 septembre 2010

Je me prépare en vitesse et pars pour la chasse, il est bientôt 19 heures.

Je remonte le chemin de terre et rattrape la route goudronnée, je vais essayer d'attaquer la montagne par le bas de la Soule et chasser en remontant. Je contrôle le vent, c'est bon, je serais à bon vent. Je descends doucement par le côté droit de la route tout en surveillant la pente quand un bruit me fait tourner la tête vers le haut du talus de gauche. Une grosse chevrette remonte à travers les fougères en faisant des bons. Elle s'arrête un instant, me tournant le dos et tournant les oreilles en tous sens avant de reprendre son escalade et de disparaître dans les fougères hautes.

Je poursuis, un premier brame timide se fait entendre sur le versant d'en face qui appartient à la chasse voisine. Les clarines tintent de plus en plus fort, je passe un pré où paissent une dizaine de vaches puis prends le côté gauche de la route pour surveiller le bois où sont descendus la bichette et le daguet.

Un peu plus loin je commence à entendre quelques brames venant de Hillet, de l'autre côté de la départementale.

Gazette pyrénéenne : vendredi 24 septembre 2010

3 biches sortent en broutant de la plantation de sapins sur le versant à ma droite.

Arrivé au-dessus des maisons, deux masses sombres me surprennent. Ce sont 2 ânes qui broutent tranquillement. Je coupe à travers champ où j'ai aperçu le faon et descends vers une bande de pré qui s'enfonce dans le bois en bas de la combe. Les ânes fuient devant moi puis se calent au bord du bois et me laissent passer.

Arrivé tout en bas, je recontrôle le vent qui vient face à moi puis remonte, par le bord du bois, la bande de pré. Rapidement, un craquement se fait entendre devant moi sur la droite. J'avance très lentement en cherchant à distinguer un animal quand un brame court mais puissant retentit à une vingtaine de mètres. Je me fige un instant et écoute en cherchant le cerf du regard. A 30 mètres devant moi, du mouvement dans les fougères, puis j'aperçois le cou d'une biche s'étirer pour brouter les branches basses. A nouveau des craquements, le cerf semble descendre. Je tente de me rapprocher un peu pour l'intercepter à la sortie du couvert et parviens à me caler derrière une branche basse couverte de ronces qui fait un bon écran de camouflage. Le bruit est de plus en plus proche puis le cerf s'arrête et pouce des grondements menaçants. Attiré par le cerf, je n'avais pas remarqué que la biche m'avait repéré et regardait vers moi. Un bref silence puis un bruit énorme de bois cassé et le silence revient. Je retourne les yeux vers la biche, elle a disparu.

J'attends un peu, recontrôle le vent qui est toujours bon puis me faufile au travers des buis par les grosses coulées pour tenter de surprendre le cerf qui semble s'être volatilisé. Une approche au ralenti, une marche où chaque pas est calculé pour éviter tout bruit et de nombreuses poses d'observation n'y changeront rien... Mon cerf s'est volatilisé.

Je remonte doucement vers la crête puis redescends doucement vers la résidence secondaire de Tahouens plantée au milieu des bois. Rien ne bouge, les brames sont lointains, je reviens vers le pré des vaches par le chemin d'accès à l'habitation puis redescends vers les maisons. Les ânes broutent au bord de la route et s'enfuient à mon arrivée. Les animaux viennent souvent sous les pommiers et les poiriers sur la droite de la route. Je m'avance doucement dans le pré et m'arrête pour observer quand une biche et son faon, que je n'avais pas vus, démarrent et rentrent au bois suivis de loin par la bichette partie en retard.

Il me semble qu'un cerf brame en haut du talus, au ras des genets et des fougères. Je contourne pour tenter d'approcher à bon vent et me servir du relief mais quelques grognements retentissent et le bruit d'une fuite. Je suis repéré. 2 animaux sortent de la plantation de sapin, certainement un cerf et une biche mais la luminosité baisse et ne me permet pas de voir avec précision aussi loin. Je décide d'arrêter la pour ce soir. Les brames sont de plus en plus nombreux et intenses sur le versant d'en face alors que je remonte vers chez Patrick...

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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