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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 23:40

Ce Soir, en sortant du boulot, j'avais décidé d'aller chasser autour de 2 grands lacs de Clermont Pouyguilles. Je prends donc la route de Loubersan en quittant Seissan quand en arrivant au carrefour d'Artiguedieu, j'aperçois un ragondin au gagnage au bord du fossé sur la gauche de la route.

Je me gare un peu plus loin et reviens arc à la main, toujours en tenue de ville car je n'ai pas pris le temps de me changer. Je ne vois pas le ragondin caché par les arbustes qui entourent une petite mare au bord de la route. Je choisis d'attaquer le ragondin par la gauche de la mare.

J'arrive au coin des buissons et cherche le ragondin sans pouvoir l'apercevoir. Je m'avance encore un peu et l'aperçois trop tard, il m'a repéré et descends dans le fossé. Je me précipite mais les grosses feuilles craquantes des platanes qui bordent la route couvrent le semé de blé et rendent ma progression très bruyante. Evidemment, à mon arrivée, le ragondin a disparu au terrier.

Je jette machinalement un coup d’œil à ma gauche et aperçois un autre ragondin au gagnage dans le semé de blé, je ne l'avais même pas vu de la route.

Un ragondin peut en trahir un autre, 18 janvier 2011

Je suis à mauvais vent, je tente tout de même l'approche mais à 45 mètres environ le ragondin lève le nez une première fois, mange quelques bouchés puis relève le nez au vent et détale pour se jeter dans le fossé. Je cours un peu puis avance doucement sur les 15 derniers mètres mais le ragondin rentre au terrier à peine je l'aperçois. Je m'avance alors qu’un second ragondin rentre au terrier situé juste avant le terrier que je regardais.

Je me poste en face des terriers et attends un moment. Du terrier de droite émane un cri de dispute de ragondins et 3 queues dépassent du terrier et s'agitent sans que je puisse voir leurs propriétaires. J'attends espérant les voir quand je perçois du mouvement dans le second terrier. Un gros ragondin se présente plein travers, je vois du bout de son nez à son épaule. Je vise le cou et décoche. Le ragondin reste sur place et bouge à peine avant de s'immobiliser. Un filet de sang teinte l'eau qui sort du terrier, c'est fini pour lui.

J'attends un peu mais les 3 queues ont disparu. Je récupère mon ragondin et ma flèche et pars pour les lacs où je ne verrai rien...

Sur le retour, un beau brocard en velours précédé d'une chevrette vont traverser devant ma voiture vers Lasseube Propre.

Un ragondin peut en trahir un autre, 18 janvier 2011

Alex

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 15:43

Ce matin, ce sera une sortie au ragondin pour changer des chevreuils. Je vais commencer par le lac de Durban, j'arrive alors que le jour se lève à peine. Je descends doucement vers l'arrivée du ruisseau d'alimentation où se trouvent les terriers. 1 ragondins tourne devant les terriers et me repère avant de s'éloigner un peu en longeant la berge. Je me positionne au bord de l'eau derrière un petit roncier et attends le lever du jour car habituellement les ragondins reviennent vers les terriers dès que le soleil se montre.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Quelques ragondins, dont celui qui m'a repéré, nagent à la surface du lac mais ne semblent pas vouloir venir vers le bord, ils finissent par traverser pour se caler dans les joncs sur la berge opposée. J'attends encore un peu, le vent est bon mais ils ont compris et ne viendront pas. Je décide d'aller à leur rencontre. Je quitte mon poste passe la clôture électrique, traverse le ruisseau puis reviens en longeant vers le lac. Une zone marécageuse couverte de joncs recouvre le coin du lac. Je longe doucement la bordure des joncs, au ras de l'eau, espérant voir démarrer un ragondin. Je dois me décaler un peu pour contourner un petit roncier traversé par une belle coulée puis je continue à longer les joncs.

Un peu plus loin un léger remous attire mon attention, je m'approche tout doucement mais un ragondin démarre sous l'eau pour partir vers les terriers, un second le suit. Je me retourne pour courir vers les terriers quand j'aperçois un troisième ragondin qui, sortant du petit roncier, commençait à traverser le lac. En me voyant, il plonge. Je cours vers le ruisseau et me positionne en marchant sur les touffes de joncs épaisses, évitant ainsi de me mouiller les pieds, au bout du ruisseau.

Au bout d'un petit moment à surveiller la surface de l'eau à 270°, j'aperçois un ragondin qui refait surface au bout du ruisseau contre la berge opposée.  J'arme, vise et décoche mais je passe au ras dessous. Il plonge et un remous à l'entrée du terrier immergé m'enlève tout espoir de le revoir sortir. Ils étaient 3, j'attends encore un peu puis décide de bouger et c'est à ce moment-là qu'un autre ragondin démarre des joncs juste à 3 mètres de mois pour se précipiter au terrier ne me laissant voir qu'un nuage d'eau boueuse à l'entrée de sa cache.

Il en manque un, je décide de revenir vers la bordure de joncs au cas où un malin m'aurait fait le coup habituel du retour en arrière. En longeant les joncs, une traînée de bulles en surface attire mon regard et alors que je la suis, mes yeux tombent sur un ragondin au milieu du lac, il est un peu loin pour tenter une flèche. Je me décale un peu pour gagner 1 ou 2 mètres mais il plonge. Je repars au pas de course vers les terriers en surveillant la surface quand je l'aperçois. Il est remonté contre la berge d'en face et se dirige vers la passerelle faite de 2 pylônes EDF. Je passe la clôture électrique, le ruisseau, encore la clôture au pas de course puis reviens en longeant tout doucement vers la passerelle.

Je ralentis encore en m'approchant du dernier endroit où je l'ai vu. J'avance tout doucement quand de très légères ondulations troublent la surface de l'eau. Mon ragondin vient de se trahir, j'arme mon arc et m'avance au ralenti. Mon ragondin est calé contre la berge et j'aperçois maintenant le bout de son nez. Je m’apprête à me décaler un peu pour pouvoir le tirer quand il décide de s'éloigner doucement du bord en nageant en surface. Mon viseur se pose entre ses omoplates et je décoche le séchant sur place.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je récupère mon ragondin puis fais le tour du lac pour vérifier qu'un petit malin ne se cache pas, attendant mon départ pour sortir. Seul un grèbe castagneux joue à cache-cache avec moi. Je reviens vers la voiture. Au loin, 8 chevreuils en file indienne traversent un semé de blé en direction des bois. Plus loin encore deux autres chevreuils qui se coursent en bordure d'un bosquet. La lumière du soleil levant embellit la campagne gersoise.

Je pars pour Labejan. En route, je fais une petite halte sur une mare mais j'arrive trop tard un remous devant le terrier m'indique qu'un ragondin vient de rentrer.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je fais un petit tour de la mare mais pas de ragondin pour ce matin. Je reprends ma voiture pour le lac du Fources à Labejan. De la route j'aperçois les canards en surface du lac et je sais que leur envol fera disparaître la plus part des ragondins. Je fais donc un détour pour arriver, caché par le relief du champ, par en dessous de la digue. Je descends à travers champ quand un léger mouvement me fait poser les yeux sur un ragondin au gagnage au pied de la digue du lac, au bord du fossé qui capte le trop plein.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je suis en plein découvert mais je tente tout de même une approche, je reviens doucement vers la digue du lac pour revenir en la longeant vers mon ragondin. Absorbé par mon approche, j'en oublie les canards. Trop tard, ils m'ont vu et décollent en 2 fois mais mon ragondin ne semble pas s'en inquiéter. Je suis presque à la digue et à 40 mètres du ragondin quand ce dernier s'arrête de brouter, il reste figer un instant, le museau dans la végétation. Je connais bien cette ruse et me fige moi aussi attendant qu'il se remette à brouter car le moindre mouvement le métrait en fuite, il me teste.

Il se remet à brouter, je me décale encore un peu vers la digue mais cette fois il m'a vu, il démarre et se précipite vers le pied de la digue où il s'arrête pour observer. J'en ai profité pour me caler contre la digue. J'hésite à l'attaquer par le haut ou par le bas de la digue. Sachant d'entrée que je fais une erreur, je commence à avancer doucement vers lui en longeant le bas de la digue, caché par la végétation mais je ne le vois plus. Je dois me pencher un peu à gauche pour l'apercevoir mais c'est lui qui me voit et il démarre pour remonter la digue au travers des buissons. Espérant qu'il marquera un temps d'arrêt, je me précipite mais il est déjà remonté. Le temps de faire demi-tour et d'arriver sur la digue, il est déjà à l'eau et longe la digue vers les terriers de l'angle du lac. Je cours vers lui. Il plonge. Je me positionne sur les terriers et l'attends mais au bout d'un moment, un remous sur ma gauche m'annonce son entrée au terrier. Il m'a bien eu ! Le lac semble bien calme.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je décide de longer le lac par la droite, les ragondins se cachent souvent dans les ronces. Des remous devant les terriers, des ragondins sont déjà à l'abri quand l'un d'eux décide d'aller rejoindre un terrier sur la berge opposée. J'avance rapidement, il longe le bord et passe devant plusieurs terriers sans y rentrer puis passe derrière une petite île. J'en profite pour m'avancer rapidement et me positionner pour tenter une flèche alors qu'il longe la berge opposée. J'arme, prends la visée devant le ragondin qui avance à bonne allure et décoche mais le ragondin bifurque au même moment vers son terrier. Ma flèche qui aurait été à la bonne hauteur se fiche dans la berge d'en face au ras de la surface de l'eau, juste à gauche du terrier. 

Je vais récupérer ma flèche puis je vais jeter un coup d’œil sur la mare en amont. 2 colverts décollent des joncs. Pas de ragondin ce matin, je retourne à la voiture.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je fais un petit détour par Miramont d'Astarc pour essayer de coincer un ragondin malin qui ne veut pas mourir, cela fait bien 3 ans qu'il se moque de moi. Je me gare près du lac mais ce matin seuls quelques colverts troublent la quiétude du lac et décollent alors que je fais le tour du plan d'eau. Pas de ragondin, je retourne à la voiture et pars pour Loubersan.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je m'arrête au niveau des serres puis descends vers la mare en longeant la haie puis le bosquet d'épines. En descendant, j'aperçois plusieurs ragondins en surface. Arriver au coin du bosquet, j'aperçois un jeune ragondin qui revient vers les terriers à 6 mètres devant moi. J'arme, vise et décoche juste devant. Il plonge et disparaît. L'eau est agitée contre la berge opposée mais avec le soleil dans les yeux je ne vois pas grand-chose.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

J'avance doucement en longeant la berge, juste après le pylône qui sert de passerelle vers l'île, un remous agite le bord de l'eau. Je m'avance doucement pour me positionner, pensant qu'il s'agit d'un ragondin à l'entrée de son terrier mais le ragondin est en fait dans un creux et plonge à mon approche pour rentrer dans un terrier sous le pylône côté île. Je joue les équilibristes sur le pylône et rejoins l'île dont j'inspecte les terriers quand un bruit retentit sous mes pieds, suivit d'un remous. Le ragondin vient de ressortir de son terrier. Je me prépare pensant le voir rentrer dans un terrier en face de moi quand du coin de l’œil je le vois ressortir au ras des ronces côté bosquet.

Je pivote, arme  et vise dans le mouvement pour décocher une flèche qui semble téléguidée. Elle réussit à cueillir mon ragondin au travers des ronces, à 17 mètres, juste à l'entrée de son terrier. Séché net, il se débat à peine. Je fais le tour pour aller le récupérer.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Une fois les ronces traversées, je retrouve mon ragondin traversé dans la longueur.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Il me faut maintenant récupérer ma première flèche mais j'ai oublié ma canne à pêche à la voiture, je remonte donc la chercher puis redescends récupérer ma flèche avant de remonter vers la voiture. Je traverse la route et descends vers le lac en contrebas faisant décoller des dizaines de colverts. Pas de ragondin, je remonte vers la voiture et pars pour Saint Arroman.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je me gare près du pont qui enjambe le Sousson sur la route de Masseube puis pars en longeant le ruisseau mais je fais l'allé retour sans voir de ragondin. Juste 2 poules d'eau font une apparition furtive et 2 fois 2 colverts me décollent devant sans pouvoir les flécher.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je pars pour 2 mare juste un peu plus loin au milieu des chôme de maïs. En arrivant à la première, une volée de colverts démarre et au milieu de de bruit je distingue un plouf. Je baisse les yeux qui suivaient l'envol des canards et aperçois un gros ragondin qui se débine contre la berge opposée, il est à moins de 1,5 mètre de son terrier. J'arme, vise l'entrée du terrier et décoche juste avant que le ragondin ne rentre à couvert. L'impact de ma flèche et le l'agitation du ragondin ne trompe pas, je l'ai touché à l'intérieur du terrier.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je fais le tour et me penche sur le terrier mais le ragondin n'est plus là et ma flèche non plus ! Il me faut aller cherche une pelle à la ferme d'à côté car j'ai oublié la mienne. Je décide d'aller avant jeter un coup d’œil sur la seconde mare. L'eau est toute trouble mais les ragondins sont rentrés. Je coupe à travers champ pour rejoindre la ferme. Dans le chôme de maïs, une vingtaine de chevreuils prennent le soleil couchés tranquillement. Je biaise pour ne pas les déranger. Une fois la pelle récupérée, je retourne à la mare et commence à creuser en suivant la galerie. Je tombe sur un premier cul de sac après 2 mètres de galerie puis en revenant en arrière je trouve une seconde galerie que je suis pour tomber sur une chambre avec une litière de branchages. Du sang, je suis sur la bonne voie, je suis la galerie encore un moment et tombe sur l'empennage de ma flèche.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je saisis ma flèche et tire dessus, le ragondin est au bout mais ma flèche ressort et le ragondin reste dans la galerie. Je creuse encore un peu et aperçois le ragondin qui s'est retourné. Comment a t'il fait ? La galerie est moins large que lui ! Je le touche du bout de ma flèche, il est mort.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Je le saisis et l'extirpe de sa galerie. Quel chantier pour sortir ce ragondin, j'ai dû suivre plusieurs mètres de galerie et couper les ronces à coup de pelle. 

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Pour arriver au bout du terrier et sortir le ragondin.

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

En ramenant la pelle, je m'arrête prendre un jus de fruit chez les propriétaires de la mare avant de rentrer manger, il est déjà 15 h !

Sortie ragondin du 17 janvier 2011

Alex

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 22:21

Les jours rallongent et le ciel dégagé de ce soir me laisse encore un peu plus de temps pour chasser en sortant du boulot. Je décide d'aller faire un tour au ragondin du côté de Labéjan où j'ai mes bracelets chevreuils comme ça si les ragondins ne sont pas de sortie ce soir, je tenterais un petit coup de Butollo.

Je commence par faire une halte à Loubersan pour jeter un œil à la mare sous les serres. Je me gare, enfile ma tenue de combat et descends vers la mare que son propriétaire a totalement nettoyé, plus de ronce pour se cacher en arrivant. Je longe donc le petit bosquet d'épine en amont de la mare pour arriver sans bruit et à couvert. L'eau remue au coin du bosquet. Je me tiens prêt et avance doucement mais ce sont 2 poules d'eau qui démarrent. Le reste de la mare semble calme quand je pose les yeux sur un jeune ragondin en surface sur ma droite. Il est à 6 ou 7 mètres, j'arme mais une grosse ronce me gêne pour tirer, je me décale un peu en le visant mais il en fait de même en se rapprochant du bord et de son terrier, tout doucement comme pour me narguer puis rentre doucement au terrier sans que je puisse décocher. Rien d'autre en vue, je remonte.

De la route, je jette un rapide coup d’œil sur le lac en contrebas mais rien ne bouge. Je décide d'aller chasser en longeant un petit ruisseau sur ma zone de chasse au chevreuil. Je me gare au bord de la route, rattrape la berge du ruisseau et la suis doucement. Un petit remous attire mon attention, je tente une approche et aperçois juste une poule d'eau se remettre à couvert. Je longe le ruisseau mais le coin est très calme. Un peu plus loin, un chôme de maïs, partiellement labouré, borde la berge opposée et un bosquet situé à environ 150 mètres du ruisseau.

La haie qui borde le ruisseau fait place un instant à de petits arbustes défeuillés qui laissent de bonnes fenêtres de tir. Je me cale derrière ses arbustes au niveau d’une belle fenêtre de tir, je contrôle le vent puis sort mon Butollo et commence à appeler. Immédiatement, un mouvement attire mon regard au coin droit du bosquet à 200 mètres environ. Je poursuis mes appels. Une chevrette seule arrive en longeant le bois dans le chôme, elle avance d'un pas certain mais sans courir. Je continue mes appels. Elle bifurque en arrivant en face de moi pour venir droit sur ma fenêtre de tir et rentre dans la partie labourée. J'accroche mon décocheur et continue à appeler. Elle arrive à 50 mètres environ, je garde le Butollo à la main et arme mon arc. Je continue à appeler en espaçant un peu mes appels.

Elle se rapproche, reniflant parfois le sol mais biaise légèrement et je comprends qu'elle ne va pas se positionner où je l'attendais, elle est toute proche mais pas moyen de décocher au travers du branchage. Je pousse encore quelques timides appels très espacés et la suis dans mon viseur quand elle se présente avec un léger 3/4 face dans une fenêtre de tir.

C'est le moment ou jamais, mon pin's est posé sur le défaut de l'épaule, la chevrette est à 9 mètres environ, je décoche. L'impact est bien audible mais au bruit, je ne reconnais pas un impact de coffre. La chevrette fait volteface et s'enfuit d'un galop saccadé, le dos arrondi et l'arrière train bas. Je n'ai pas vu mon impact, où est ma flèche ?

Au bout de 20 mètres environ, la chevrette stoppe net et vacille sur place. Je reste immobile et attends, les minutes passent et la chevrette ne bouge pas de place, sa tête s'abaisse régulièrement puis se redresse lentement. La nuit tombe et je force de plus en plus pour la voir. Au bout d'un long moment elle fait quelques pas chancelants vers le bois puis s'immobilise à nouveau. Je n'arrive presque plus à la voir, je décide de tenter de la contourner, je longe un moment le ruisseau tout doucement et en me cachant pour ne pas être vu tout en essayant de ne pas la perdre de vue. Elle semble revenir vers la partie en chôme avec d'énormes difficultés.

Au bout d'un moment, je trouve un passage et traverse le ruisseau pour biaiser vers le bois puis revenir vers la position estimée de la chevrette. La pénombre croissante fait place, grâce au ciel clair à un léger éclairage des astres nocturnes et ma vision revient un peu. J'avance prudemment à pas de loup quand je distingue une masse sombre dans le chôme. Cela fait pas loin de 30 minutes que j'ai effectué mon tir et je pense qu'il s'agit de ma chevrette morte mais alors que je fais quelques pas à sa rencontre, ses yeux s'orientent vers mois et j'ai juste le temps de les voir briller sous la lumière des astres qu'elle se relève pour fuir au galop vers le bois, toujours avec cette posture voûtée.

Je laisse tomber pour le moment, je l'entends rentrer au bois puis la suis un peu au bruit avant le retour au calme. Je reviens à la voiture chercher ma lampe. Je prends mon temps pour la charger en tournant plusieurs minutes la manivelle et écoute un peu la radio pour tuer le temps. Bon cette fois, je pense que j'ai assez attendu, je retourne à mes recherches, j'avance tranquillement pour perdre un maximum de temps. Je commence par aller chercher ma flèche que je retrouve rapidement. Pas de sang, une forte odeur de contenu stomacal, quelques poils et le tube bien humide et légèrement verdâtre.

Un coup de lampe dans le labour et de suite les premières gouttes de sang foncé mais elles sont très espacées et je pers la piste au bout de 10 mètres. Je décide d'aller chercher l'entrée au bois pour une recherche du lendemain si nécessaire. Le bois est longé par un fossé profond curé récemment et donc bien net. Je rentre dans le fossé au coin gauche du bois et le longe en éclairant les parois jusqu’à tomber sur des gouttes de sang rapprochées. Le bord du bois est jonché de grosses gouttes de sang. Je marque la traversée du fossé et décide au vu du sang très abondant de tenter une recherche. Je rentre dans le bois, la piste suis les passages dégagés au milieu des fragons, j'avance très lentement et éclaire tout autour de moi régulièrement pour vérifier que la chevrette n'est pas couchée à côté et risquer de la lever. La piste est très marquée, je retrouve un gros caillot de sang, le sang continue et se dirige vers un cratère laissé par le racinaire d'un gros chêne tombé par la tempête. Je m'attends à la voir dans ce trou mais la piste bifurque et rentre dans les fragons. J’éclaire les alentours avec insistance, rien.

Je continue la piste toujours en éclairant régulièrement, le sang est toujours très abondant mais les taches s'espacent. La chevrette a marqués plusieurs arrêts marqués par des gros ronds de sang en gouttes serrées, je cherche dans mon faisceau et avance tout doucement quand à 10 mètres un masse claire se détache dans l'obscurité. Ma lumière se pose sur elle, ma flèche est entrée au niveau du cœur et ressort à 20 cm derrière l'épaule assez bas. La chevrette à parcouru pas loin de 250 mètres.

Une chevrette au Butollo, 13 janvier 2011

Au dépeçage, en inspectant les organes vitaux, je constate que ma lame a entaillé profondément le cœur, traversé un poumon et entaillé le foie traversant la panse. Comment a t-elle trouvé la force de faire tant de chemin ? Chaque flèche est une leçon mais ce soir j'en ai pris une belle, cette belle princesse maintenant étendue sur le flanc est un exemple de courage devant lequel on ne peut que s'incliner. Je la contemple un instant puis la charge sur le dos pour rentrer à la voiture.

Une chevrette au Butollo, 13 janvier 2011

Alex

 

Atteinte :

Une chevrette au Butollo, 13 janvier 2011

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 13:26

Ce matin, nous sommes allés chasser avec Gilles et un ami à lui sur Labéjan. Ils sont de passage dans le Gers pour quelques jours. Nous passons la matinée à chasser le chevreuil à l'approche ou en poussée silencieuse mais les chevreuils seront, ce matin, les plus forts. Pour finir la matinée, je les fais chasser sur 2 lacs en cascade où j'ai tué 2 ragondins la semaine dernières mais ici aussi ce sont les ragondins qui, mèneront la partie et mes invités rentrent bredouilles.

Vers midi, je rentre tranquillement quand je décide de faire un petit détour, hier matin, j'ai repéré des ragondins qui mangeaient au bord de la route dans un chaume de maïs. J'y suis allé hier soir après le boulot mais ils n’étaient plus de sortie, j'en ai tout de même profité pour repérer les terriers et les possibilités de fuite.

De ma voiture, j'aperçois une mère ragondin qui mène, à travers un labour, ses petits vers le chôme de maïs, ils arrivent du fossé qui récupère le trop plein du lac et se trouveront donc à presque 60 mètres de leur terrier quand ils arriveront dans le chaume. Cette femelle ragondin un peu trop gourmande vient sans le savoir de condamner sa famille.

Je poursuis ma route sur 150 mètres environ puis tourne à gauche pour remonter le chemin empierré qui mène au lac des Coteaux de Gascogne. Je me gare derrière un bout de haie alors que les ragondins arrivent au chôme. Je change mes lames pour ne pas tirer mes lames neuves puis je traverse le semé de blé, enjambe le fossé puis avance doucement à travers le labour pour me rapprocher des ragondins, je les ai perdu de vue mais ils doivent être dans le chaume. Pendant mon approche j'échafaude un plan d'attaque : il me faut sécher net la mère au départ et vu la distance par rapport au terrier, je n'aurais pas trop de mal à m'occuper des petits. Par contre je n'ai pas pensé à les compter, je n'ai que 4 flèches sur mon carquois.

En arrivant au bord du chôme je les aperçois, ils sont tous réunis en boule autour de leur repas. Ils sont à 20 mètres environ, j'avance doucement vers eux pour assurer mon premier tir qui sera décisif. J'ai gagné quelques mètres quand la mère relève la tête. Je stoppe net et reste immobile. Elle reprend son repas. J'avance très lentement à pas calculés pour arriver à 8 mètres environ de cette boule de ragondin. Impossible de les compter par contre j'ai bien identifié la mère. J'arme doucement et prends la visée au niveau de la tête. Je décoche, la femelle est séchée sur place et se débat à peine.

Comme prévu les petits n'ont presque pas bougé et attende une réaction de leur mère. Je réencoche et vise 2 petits côte à côte. Je décoche touchant mortellement l'un d'eux qui vient s'immobiliser 2 mètres plus loin. Le second se déplace un peu mais ne part pas.

Je réencoche et vise un autre petit collé à un autre. Je décoche, touché grièvement il ne fait que 1 à 2 mètres puis s'immobilise.

Cette fois les petits ont compris, l'un d'eux arrive au trot alors que je réencoche. J'arme vise et le clou sur place alors qu'il arrive à 3 mètres de moi. Je l'achève rapidement alors qu'un autre petit fait demi-tour et se précipite vers le fossé de la route. Je récupère ma dernière flèche tirée, un petit ragondin sérieusement blessé tente de revenir vers le terrier.

Le petit s'est caché dans le fossé mais je le retrouve et lui décoche une flèche qui le clou sur place. Je l'achève puis reviens achever les blesser, celui qui revenait vers le terrier avait péniblement fait 10 mètres et s'était arrêté au ras du labour.

Je récupère mes flèches et mes ragondins, la mère est en fait clouée au sol avec un petit, 2 d'une flèche ! Le petit a encore les dents plantées dans l’épi de maïs.

Des ragondins imprudents, 8 janvier 2011

Je rassemble tout ce petit monde qui a été trahi par la gourmandise. Cette fois je rentre mon ventre crie famine.

Des ragondins imprudents, 8 janvier 2011

Alex

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 07:32

Ce soir, Patrick qui part en Afrique pour près de 3 semaines a amené son petit Pilou que je vais garder pendant ses vacances et nous en avons profité pour aller faire un tour à la chasse sur un secteur où je pense lui faire voir ou mieux tirer un sanglier. J'ai repéré une zone bien fréquentée et je pense savoir où se remise les animaux.

Arrivé sur place, j'explique à Patrick mon plan et nous partons en chasse, il passe d'un côté d'un mamelon boisé et moi de l'autre. Il va se poster sur les coulées de sortie et moi je vais attaquer par la crête pour redescendre doucement en chassant vers lui. Je contourne un moment le mamelon alors que Patrick se met en place puis je remonte à travers un penchant boisé vers la crête. Arrivé sur le plateau enherbé, je jette un œil aux coups de nez récents des sangliers. Ils ont tout retourné dans le secteur. Puis je rentre dans le bois en suivant une coulée qui longe la crête. Là aussi des coups de nez.

Je fais une vingtaine de mètres en suivant la coulée en calculant mes pas pour ne pas faire de bruit puis je redescends doucement vers Patrick. J'avance très doucement de quelques mètres en quelques mètres pour ne pas faire trop de bruit dans les débris végétaux et fais de petites pauses pour tendre l'oreille.

La végétation s'épaissie un peu et je dois jouer des sécateurs pour éviter que les branches ne crissent sur mes vêtements. Arrivé à un carrefour de coulées, je m'arrête un instant et étudie un peu le terrain. Des traces fraîches jonchent le sol. Le coin me semble bon, je me décale encore un peu pour pouvoir voir venir sans être vu. Le vent est bon je vais rester là un moment.

Je suis à peine en place qu'un bruit de pas me fait tourner la tête vers la crête. Un brocard arrive par la coulée, il avance d'un pas tranquille s'arrêtant de temps à autre, je pense le voir s'éloigner et sortir sur le pré quand il bifurque brusquement en arrivant sur mes traces pour descendre en biaisant dans les broussailles. M'a t'il senti ? Il semble très calme et descend tranquillement.

J'arme mon arc. Il descend toujours puis s'arrête dans la seule trouée du secteur, paisible, plein travers, tête haute. Mon viseur se cale, plus rien n'existe à part lui, ma visée sur son coffre, je décoche. Le bruit caractéristique d'une bonne flèche de coffre retentit. Le brocard fait volte-face et remonte en biaisant d'où je l'ai vu arriver. Je le regarde disparaître derrière la crête sans bouger puis le suis un court instant au bruit avant de l'entendre chuter lourdement et se débattre un très court instant avant le retour au calme.

Je reprends alors mes esprits et me repasse la scène dans ma tête. Je repose les yeux sur la zone du tir et n'en reviens pas, la distance me semble tout à coup assez importante alors que tout à l'heure le chevreuil me semblait plus proche. Une courte attente et je pars chercher ma flèche. 22 pas me séparent de ma zone de tir ! Je ne tire jamais à cette distance si ce n'est à l'entrainement.

Je retrouve rapidement ma flèche couverte de sang mais pas moyen de trouver la piste de sang !

Le brocard de la chance et du hazard, 2 janvier 2011

Je cherche un peu sur les trajectoires de fuite estimées mais rien. Je marque la zone du tir en plantant ma flèche puis remonte à la crête pour essayer de recouper le sang. Rapidement, je tombe sur une grosse goutte puis pas mal de sang au moment où le chevreuil passe la crête.

Le brocard de la chance et du hazard, 2 janvier 2011

La suite de la piste est en pointillés, le sang n'est pas constant, parfois beaucoup de sang, parfois de très petites gouttes de plus le chevreuil se coule dans la végétation qui est parfois assez épaisse. Je suis tout de même assez bien la piste pour continuer seul. Un frotté impressionnant a repeint un arbrisseau.

Le brocard de la chance et du hazard, 2 janvier 2011

Je marque d'une flèche l'entrée d'une zone épaisse, la contourne pour reprendre le sang un peu plus loin et tombe sur mon chevreuil étendu sur le flanc. Un sang bulleux s'échappe du défaut de son épaule. Il n'a pas parcouru plus de 60 mètres.

Le brocard de la chance et du hazard, 2 janvier 2011

L'instinct du prédateur a été plus fort que la raison et heureusement pour moi cela se termine bien, je ne saurai pas expliquer pourquoi j'ai lâché cette flèche et d'une façon si fluide et naturelle mais le résultat est là. Sur l'instant du tir tout c'est enchaîner avec la simplicité d'un tir que l'on sait réussit avant de l'avoir fait alors que j'ai souvent laissé passer des chevreuils bien plus prêts parce que je ne les sentais pas.

Je rentre avec mon brocard sur l'épaule, c'est le premier en velours que je prélève à l'arc. Patrick n'a rien vu de tirable, des promeneurs lui ont envoyé des chevreuils mais bien trop loin et au pas de course.

Le brocard de la chance et du hazard, 2 janvier 2011

Alex

 

Atteinte :

Le brocard de la chance et du hazard, 2 janvier 2011

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:16

Ce matin, je pars décidé à flécher un ou plusieurs chevreuils, il me reste encore 5 bracelets sur Labéjan et le temps passe. Les conditions sont de moins en moins favorable, les champs sont pelés, les bois couverts d'un tapis de feuilles mortes quand ce n'est pas le gel qui s'y met... Ce sera donc une matinée au Butollo. Je vais chasser le "bois du Turc" qui est le plus grand bois du secteur et un réservoir impressionnant à chevreuils. En route, je croise un magnifique renard dans mes phares, arrivé sur la zone de chasse juste avant le lever du soleil, je me gare sur le petit parking contre la barrière qui ferme la piste forestière. Je contrôle le vent et me prépare puis je reviens à pied vers la route, la longe un moment puis remonte la piste suivante pour commencer à chasser.

Je longe, sur ma gauche, une zone plantée de petits pins assez sale avec des passages girobroyés. Je me poste en essayant de ne pas faire trop de bruit derrière un écran de branchages, de fougères et de ronces puis je commence mes appels au Butollo. Je n'insiste pas trop, j'ai beau tendre l'oreille, je n'entends rien venir. Le secteur habituellement assez fourni en chevreuils semble désert ce matin. Peut-être à cause de la forte odeur de cochon venant de l'élevage en plein air de l'autre côté de la route.

Je reprends la piste qui humide est assez silencieuse. La plantation fait place à une zone de bois de chênes assez clairsemée. Je rentre un peu dans le bois sur ma gauche pour être à bon vent, je me positionne derrière un bouquet d'arbres et commence mes appels. Très rapidement le galop caractéristique d'un chevreuil retentit dans les feuilles mortes mais je n'arrive pas à le localiser. Devant ou derrière moi ? Il me semble que c'est derrière, je stoppe un peu mes appels pour me décaler légèrement de façon à être un minimum camouflé si un chevreuil arrive puis je reprends mes appels. Erreur, le chevreuil était sur la gauche de la piste et mon manège n'est pas passé inaperçu. Il s'éloigne puis commence à aboyer et mes appels ne le duperont plus.

Je quitte à nouveau mon poste et reprends la piste, un peu plus loin le chevreuil redémarre en aboyant et s'éloigne. Je continue un peu puis je décide de m'enfoncer un peu plus dans le bois pour appeler. Les chênes se resserrent un peu mais le bois est encore assez clair. Je me positionne derrière un bouquet d'arbres. En face, le relief remonte après un petit ruisseau à sec et la végétation s'épaissie. Je recommence à appeler un moment mais rien ne vient. Je retourne à la piste et recommence à la longer.

Le bois s'épaissit de plus en plus pour devenir très touffu surtout sur la gauche. Je m'avance un peu dans un petit clair et appelle sans succès. Un peu plus loin, je me reposte au ras du bois et commence à appeler. Immédiatement un bruit dans les feuilles mortes se rapproche. J'accroche mon décocheur et continue mes appels. Le pas se rapproche sans s'arrêter mais je n'arrive pas à juger la distance qui me sépare de l'animal quand tout à coup, à 5 mètres sur ma droite et à juste 3 mètres du bord du bois, j'aperçois un renard qui arrive d'un pas décidé. J'ai juste le temps d'armer alors qu'il passe derrière un tronc mais je n'ai pas le temps d'ajuster ma visée. Le renard qui vient de se planter dans la fourche d'un arbre exposant son poitrail gris foncé pour m'observer comprend vite qu'il faut filer et fait demi-tour avant que je n'ai le temps de caler mon viseur. Je me suis fait avoir comme un bleu mais, attendant un chevreuil, je pensais le voir dépasser plus vite au-dessus des fougères et avoir le temps d'armer.

Une telle occasion manquée c'est rageant mais bon, le spectacle de ce beau renard est tout de même une belle compensation. Je reprends ma route en rigolant intérieurement de ma bêtise. Un peu plus loin, je me cale au bord du bois derrière un sapin sur la droite de la piste ou le bois est maintenant planté de résineux et je commence mes appels. Au bout d'un petit moment, il me semble entendre un pas dans le sous-bois. Je poursuis mes appels en modulant sensiblement les sonorités.

Le pas se rapproche pas paliers puis réagit vivement à un appel un peu plaintif et prend un court instant le galop. J'entre-aperçois un chevreuil se coulant dans la végétation puis obliquant à 90 ° pour venir droit sur moi et se planter à 10 mètres de face alors que je viens d'armer. Le sapin ne me laisse qu'une petite fenêtre de tir au travers du branchage et la position de face n'est pas très favorable. Je continue à appeler en restant armé, le Butollo dans ma main droite. Mais le chevrette finit par faire demi-tour et s'éloigne pour disparaître sans bruit.

Je reprends ma route pour arriver au bout de la piste qui bifurque à droite en longeant le bord du bois. Devant moi s'étendent des semés de blé mais ce matin pas un chevreuil en vue. Je suis la piste et longe une zone dévastée par la tempête où les sapins ont fait place à une zone d'arbustes, de fougères et de ronces. Je me poste derrière une touffe de végétation et commence à appeler mais le chevreuil, que je pensais voir surgir des ronces, arrive par la piste droit sur moi. Il s'arrête à 50 mètres et regarde vers moi sans me voir. C'est un brocard en velours. Cette semaine, j'ai observé, durant une tournée matinale, un brocard qui suivait une chevrette, sa truffe collée à son postérieur. Peut-être s'agit-il de ce fameux second rut hivernal dont j'ai entendu parler ? Ceci expliquerait qu'un brocard réagisse au Butollo en cette saison. Je cesse les appels un instant, le brocard baisse la tête pour flairer le sol un instant. J'en profite pour m'agenouiller dans la végétation avant de reprendre mes appels mais le brocard rentre d'un bon dans la végétation dense et au bout d'un moment sans l'entendre, je me redresse et observe sans rien voir. J'avance très doucement par la piste pour essayer de le surprendre mais des aboiements finissent par retentir en même temps qu'un bruit de fuite. Le brocard s'était enfoncé de 40 mètres dans le sale pour m'observer immobile. Encore manqué !

Je poursuis ma route en longeant la piste, j'essaie de marcher sur les zones sans feuilles mortes pour éviter le bruit. La piste descend un moment puis s'aplanit à nouveau. Sur ma gauche, une zone avec des arbres au sol, du fragon et des buissons.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Le secteur m'inspire, je décide de me poster derrière un gros arbre et commence mes appels. Très rapidement plusieurs chevreuils arrivent au galop. Un lièvre surgit de sous les arbres morts et détale à grand bruit dans le sous-bois. Une chevrette quille la tête par-dessus les branchages, à 35 mètres environ, pour identifier la provenance du bruit. Je reprends mes appels et la voilà qui redémarre pour se rapprocher rapidement. Elle bifurque pour passer derrière les arbres morts. J'arme en gardant le Butollo à la main et lance encore un ou 2 appels qui font surgir 2 petites chevrettes à 8 mètres devant moi dans une zone assez claire. Je jette mon dévolu sur l'animal le plus dégagé. Je vise le coffre et décoche. Ma flèche disparaît dans l'épaule de la chevrette qui démarre entraînant son consœur à ses trousses. Mon tir me semble bon, je suis assez confiant.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Les 2 chevrettes rentrent dans le sale puis ressortent sur la piste qu'elles traversent en un éclair et franchissent le talus assez raide sans difficulté pour disparaître dans les sapins. L'aisance de l'animal blessé me surprend un peu mais bon chaque flèche est une leçon de chasse.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

J'attends un peu puis commence à quitter mon poste quand du mouvement dans les arbres morts me fait faire marche arrière. Un  gros brocard en velours et une grosse chevrette sont encore là. Ils semblent ne pas m'avoir vraiment vu et s'éloignent doucement. Je tente de les faire revenir par de petits appels mais cela les arrête juste un instant avant qu'ils reprennent tranquillement leur route et disparaissent. Encore quelques appels infructueux et je quitte mon poste à la recherche de ma flèche et d'indices. La flèche ne porte pas de traces de sang mais est couverte de fibres musculaires ! Je n'aurais pas vu mon atteinte je commencerais à m'inquiéter mais bon les indices sont parfois trompeurs. Je récupère ma flèche.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Dès 3 mètres après l'impact, je trouve les premières traces de sang et du poil et la piste semble très abondante.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Effectivement, je la suis facilement au travers du sale, traverse la piste, remonte le talus puis continue dans le bois, le sang est quasiment en continue, de grosses gouttes jonchent le sol, les branches, les souches. Je tombe parfois sur des frottés impressionnants mais la piste s'éternise. Elle suit d'abord la courbe de niveau puis redescend de plus en plus.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Dans les sapin la luminosité est moindre et je perds un court instant le fil de la piste sur une zone couverte de mousse puis je retombe sur le sang; Au bout de 150 mètres environ je trouve ce que j'identifie comme étant un petit morceau de poumon puis 30 mètres plus loin environ je trouve une grosse quantité de sang et à nouveau un petit bout de poumon.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

A partir de là, la piste devient très zigzagante, il y a du sang dans tous les sens et il est difficile de démêler la piste. Je tombe finalement sur ma chevrette, couchée sur le flanc, arrêtée dans sa chute par un petit arbre. Ma flèche est un peu trop en avant, ce qui explique cette distance de fuite d'environ 200 mètres. Au dépeçage, j'examinerai les poumons qui ne sont en fait que légèrement touchés.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Le bracelet apposé et la chevrette prête pour le portage, je fais ne petite photo souvenir avant de repartir en chasse.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je descends l'allée de sapin et pose la chevrette au bout puis rattrape un petit sentier qui longe le bas du bois pour me diriger vers un pré enclavé dans le bois. 

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Arrivé dans le pré, je constate que les chevreuils ne sont pas de sortie où sont rentrés à couvert à cause du bruit que j'ai fait pendant ma recherche au sang. Je traverse donc le pré puis rentre dans le bois par une coulée fraîchement fréquentée par une compagnie de sangliers. Je tente quelques appels infructueux puis fait demi-tour.  

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je récupère ma chevrette puis longe le sentier pour rattraper une piste de traverse qui devrait me ramener à la piste sur laquelle je suis garé. Je fais plusieurs pauses pour appeler au Butollo mais rien ne bouge. Je finis par rattraper la piste qui traverse un bois clair semé et la remonte vers la voiture. Je fais également régulièrement des pauses pour appeler mais sans succès.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Arrivé dans une zone de pins et de fougères, je tente à nouveaux des appels mais je n'arrive qu'à faire crier les geais et à attirer une buse qui repart en suivant la piste puis bifurque dans le bois. 

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

De retour à la voiture, je charge la chevrette et tente une dernière série d'appel près d'un petit lac à 50 mètres de la voiture. Rien, je reprends la voiture et pars pour un autre secteur près de 3 lacs. Sur la route, je m'arrête plusieurs fois et tente quelques appels mais rien ne vient. Arrivé au-dessus du premier le lac, je me gare et descend vers le plan d'eau où l'eau semble très agitée.

Une volée de colverts et de sarcelles s'envole, un ragondin s'éloigne du bord pour rejoindre la berge opposée, je descends au pas de course et en arrivant au coin du lac, j’aperçois un ragondin qui longe la bande de terre plantée de peupliers.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je le prends en chasse mais il plonge et disparaît. Trop tard pour le premier ragondin qui a disparu, je longe tranquillement le lac vers la digue quand j'aperçois un autre ragondin dans l'angle opposé du lac, sous le gros saule pleureur. Je m'avance vers lui mais constate qu'un autre ragondin vient droit sur moi en longeant la bande de terre. Je n'agenouille derrière les joncs et le laisse venir mais je suis à mauvais vent et il commence à zigzaguer en levant le nez avant de faire demi-tour.  

Je me redresse et avance doucement vers le ragondin rester en surface sous le saule. 2 ragondins plongent le long de la zone fourrée et se poursuivent en surface. Le premier plonge régulièrement bruyamment pour éviter son poursuivant, certainement un mâle qui poursuit une femelle. Ils font leur vie sans se rendre compte de ma présence. Je parviens à approcher à environ 7 mètres le ragondin qui est en fait tout petit. J'arme alors qu'il se rapproche un peu de moi. Les branches basses du saule pleureur me gênent pour tirer. Je cherche une fenêtre de tir et la trouvant, j'aligne ma visée et décoche mais le ragondin plonge au même moment puis remonte pour rejoindre la berge opposée.

Je récupère ma flèche avec mon lancer que j'avais pris au cas où. Les amoureux font toujours leur vie et un autre ragondin traverse tranquillement vers mon côté du lac à 45 mètres plus sur ma gauche. Ma flèche récupérée, je le laisse arriver au bord puis me rapproche doucement. Arrivé là où il devrait se trouver, je ne le vois pas. Je descends le talus et me rapproche du bord quand il plonge. Il était juste contre le bord et regagne la berge opposée sous l'eau. La transparence de l'eau me permet de le voir un moment puis je le perds de vue.

Les amoureux sont dans un arbre mort très touffu qui est tombé dans l'eau contre la berge opposée. Je me positionne en face de l'arbre mais l'un des ragondins plonge et ressort sous les branches hors de portée pour rentrer au terrier. L'autre ne ressort pas.

Je fais le tour et longe doucement au-dessus du fourré sans rien voir. La berge fait un angle droit avant de rejoindre la bande de terre. Le petit ragondin de tout à l'heure repart en surface et commence à s'éloigner du bord. J'arme vise et décoche. Touché, il se débat et meurt très rapidement.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je récupère ma flèche et le ragondin.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je laisse mon ragondin posé dans la fourche d'une branche pour le récupérer à mon retour puis je descends vers le second lac qui est juste au pied de la digue du premier. L'eau bouge contre la berge opposée, je finis par apercevoir un ragondin qui vient de remonter sur la berge et qui s'affaire à sa toilette. Je descends le talus du lac pour me rapprocher un peu. Le ragondin qui m'a repéré se fige. Je me cale, arme et décoche mais à presque 20 mètres je passe juste au-dessous. Le ragondin se met à l'eau sans hâte. J'irai récupérer ma flèche au retour, je continue à longer le lac quand, au moment où je dépasse l'île, une femelle ragondin et ses 4 petits se jettent à l'eau.

Ils s'immobilisent en surface, je reste immobile. Que faire, je ne veux pas abîmer mes lame neuves et ma lame usagée est plantée dans la berge opposée. Un autre ragondin se met à l'eau au milieu de la digue et vient tranquillement se joindre aux autres. Les ragondins finissent par contourner l'île. Je fais demi-tour pour revenir par la berge opposée et récupérer ma flèche.

Alors que je vais récupérer ma flèche un ragondin remonte sur l'île mais il me repère avant que je n'ai pu récupérer ma flèche et repars en sens inverse. Je longe le lac par la berge boisée. Les ragondins se remettent à l'eau et contournent l'île pour disparaître. Je longe jusqu'à la digue puis reviens par la berge opposée mais ils ont disparu.

Je pars vers les bois un peu plus loin. Au coin de l'un d'eux je tente des appels sans succès puis remonte un peu plus haut et recommence sans plus de réussite. J'ai une vue imprenable sur le lac en contrebas. Des canards prennent le soleil contre la berge opposée. Je remonte encore un peu et recommence mes appels le long d'un chemin forestier. Toujours rien.

Je redescends vers le lac ce qui fait décoller les canards par vagues successives. En me rapprochant j'aperçois un ragondin qui se dirige vers le bout du lac. Il plonge alors que je descends vers lui. Je tente de me faire un passage au travers d'un énorme roncier pour arriver au bord de l'eau mais je dois renoncer à 3 mètres du bord tellement les ronces sont hautes. Je m'apprête à faire demi-tour quand je perçois du mouvement à 10 mètres sur ma gauche, juste à l'angle du lac. Une foulque démarre de sous les ronces et se coule sous la végétation du bord 3 mètres plus loin. Mes yeux se posent alors sur une petite forme, au milieu d'un petit remous, au pied d'un des saules qui poussent les pieds dans l'eau. Je crois reconnaître une tête de ragondin. Je fais demi-tour alors que la forme a disparu sous l'eau.

Je contourne le roncier puis reviens vers le bord du lac au niveau des saules. Je cherche à repérer le ragondin et me poste au ras de l'eau à 4 mètres d'où était la tête tout à l'heure.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Au bout d'un moment un léger mouvement sous la surface de l'eau me fait repérer le ragondin blotti dans les racines du saule. Il commence à s'agiter et ne va pas tarder à refaire surface. J'arme mon arc et attends. Le ragondin a juste le temps de faire surface que ma flèche est déjà partie et le frappe. Il plonge dans un nuage rouge au milieu des racines. 

Ma flèche ne remonte pas, le ragondin non plus quand un mouvement attire mon regard vers le roncier. Je me décale rapidement au ras des ronces alors que mon ragondin passe péniblement sous les ronces qui tombent sur l'eau. Je pose mon arc et me dépêche d'aller à sa rencontre pour l'empêcher de passer dans le roncier. J'écrase les ronces pour progresser tant bien que mal et parviens à l'endroit où j'ai vu rentrer le ragondin.

Il est là immobile, à mes pieds sous 1 mètre de ronces entremêlées et incapable de bouger. Je dois jouer un moment des sécateurs pour parvenir à le saisir par la queue et à l'achever. 

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Ma flèche rentrée au défaut de l'épaule est ressortie entre les pattes avant et n'a pas du toucher les 2 poumons. Je retourne avec ma prise vers le premier ragondin. Un petit vol de sarcelles décolle alors que je longe le second lac. Je remonte la digue du premier lac quand un vol de colverts décolle du bout du lac et un gros plouf retentit. Un ragondin vient de se mettre à l'eau devant moi. Il remonte un peu plus loin et longe la bande de terre. Je tente de le contourner en longeant le bord de l'eau derrière la bande de terre mais le ragondin me repère et traverse vers la berge opposée.

Je prends le pas de course pour l'intercepter en face mais je le perds un instant de vu en passant derrière des arbres et, à mon arrivée, il est déjà calé contre le bord. J'avance doucement en me tenant prêt quand il démarre au pied d'un arbre à 7 ou 8 mètres. J'arme, vise et décoche mais il plonge au même moment et remonte contre la berge opposée pour la longer et rentrer au terrier alors que je récupère ma flèche. 

Après avoir fait une petite photo de mes 2 petites prises je remonte vers la voiture.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je jette un coup d’œil en arrière et aperçois 4 chevreuils qui se dirigent vers l'angle du bois où j'ai joué du Butollo tout à l'heure. Je me dépêche de poser les ragondins et repars en chasse mais je perds les chevreuils de vu derrière des arbres et à mon arrivée je ne les vois plus. Je tente des appels mais rien n'y fait, ils sont rentrés et ne ressortiront pas. Cette fois ci, je rentre.

 

Alex

 

Atteinte :

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:17

Ce matin, j'ai décidé de revenir faire un tour au chevreuil à Labéjan. Il a bien gelé à nouveau cette nuit et je sais que l'approche sera difficile. Ayant remarqué la veille que les chevrettes étaient réceptives aux appels, je décide de me faire une petite sortie avec mon Butollo. En arrivant, je constate qu'en plus du gel je vais avoir droit au brouillard. Je me gare comme à mon habitude, me prépare puis remonte un peu par la route, escalade le talus et me dirige vers le bosquet où je m'étais posté hier matin. Tout est calme, les chevreuils doivent être encore en vadrouille. Je longe doucement le bosquet en essayant de ne pas faire trop craquer le sol gelé sous mes pas. 2 merles, se poursuivent au sol un peu plus loin puis décollent à mon arrivée. Le soleil se lève dans de jolis teints roses sur la campagne gersoise gelée. 

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Arrivé au coin du bosquet, je jette un coup d’œil vers le ru mais il est noyé dans le brouillard et je ne vois pas plus loin qu'à 50 mètres, où commence la nappe de brume. Je décide de continuer en crête vers où j'ai vu les premiers chevreuils hier matin. J'avance doucement mais mes pas font un bruit terrible malgré mes précautions. Arrivé au coin du bois, toujours rien, le pré gelé en dessous est désert et ma visibilité ne va même pas jusqu'à la haie du bas. Je décide d'avancer vers la petite haie qui borde la friche un peu plus loin. Je me positionne au bout de la haie. L'ambiance est magique, le givre recouvre tout, pas un bruit dans l'air et ce brouillard qui m'enveloppe.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Je lance quelques appels. Immédiatement 2 silhouettes se mettent à se rapprocher dans la brume. Je continue un peu mes appels. Une chevrette et son chevrillard, déjà presque aussi grand quelle, se rapproche rapidement et biaise pour venir se coller contre la haie. Ils montent droit sur moi. Je cesse les appels alors qu'ils sont à 40 mètres. Ils continuent à avancer. Je me penche doucement pour les apercevoir car la haie me les masque. Je finis par les perdre de vue. Vont-ils sortir à droite ou à gauche ? Je regarde alternativement les 2 côtés de la haie, quand je distingue à peine un mouvement qui semble traverser la haie. J'arme mon arc. La chevrette sort à moitié de la haie côté gauche, à 12 mètres et regarde vers moi, mon viseur se pose sur son coffre, elle détourne le regard pour s'avancer. Je décoche mais elle perçoit le mouvement et tente de faire demi-tour. Ma flèche qui la frappe juste sous le menton en sectionnant les cervicales la couche sur place. Je reste un instant sans bouger puis me rapproche doucement. Le chevrillard n'a pas bougé, il est juste à 30 mètres de moi et regarde sa mère.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Il finit par s'avancer, traverse la haie et me contourne à bonne distance. Je tente des appels de Butollo mais malgré sa curiosité, il reste hors de portée mais ne semble pas vouloir partir. Je laisse tomber et par voir ma chevrette couchée plus bas. Il finit par s'éloigner doucement en descendant en biais vers le bois, s'arrêtant sans cesse pour regarder vers moi et sa mère. 

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Ma flèche est en fait rentrée sous le menton, est ressortie au milieu du coup pour se ficher dans l'épaule de la chevrette. Une flèche foudroyante même si ce n'était pas la flèche que je visais. Impossible de ressortir la flèche, je dévisse donc la lame  pour dégager ma flèche puis traîne ma chevrette pour la ramener vers la voiture.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Je descends vers la haie pour rattraper le bord du ru et sa bande enherbée. A peine la haie traversée, j'aperçois 3 silhouettes de chevreuils dans le brouillard à 300 mètres sur ma gauche. Je rejoints rapidement une petite haie perpendiculaire au bois, dépose ma chevrette et reprends mon Butollo. Le relief du champ me cache les chevreuils. Je me poste au bord d'une trouée dans la haie, près d'une belle coulée et commence mes appels. Très rapidement, j'aperçois les chevreuils qui arrivent au galop, la chevrette en tête. Ils viennent se planter à 30 mètres de la haie et ne semblent plus vouloir avancer. Les 2 jeunes restent figés alors que la chevrette fait des va et vient parallèlement à la haie au grès de mes appels. J'ai beau tout essayer comme style d'appel, elle ne veut plus venir d'avantage. Je tente des aboiements qui la font venir un peu plus mais elle finit par partir avec ses rejetons vers le sommet du coteau et disparaître dans le brouillard. 

Je reprends ma route en traînant ma chevrette, pas d'autres chevreuils dans le secteur. Je dépose la chevrette à la voiture et pars chasser après le lac que je longe pour aller vers le grand bois.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

En arrivant au départ du ruisseau, je fais détaler du bosquet 3 chevreuils dont un brocard en velours. Je ne les avais pas vus et mon approche bruyante les a mis en fuite. Je me positionne rapidement au bout de la haie qui longe le ruisseau et commence à appeler au Butollo. Une chevrette qui vient de passer le passage busé 150 mètres en amont regarde immobile dans ma direction. Focalisé par cette dernière, je suis surpris par un grand fracas sur ma gauche à l'angle du bosquet.

Une grosse chevrette vient d'arriver au galop et cherche la provenance des appels. Elle tourne à 25 mètres de moi environ dans le fragon puis fait demi-tour pour rejoindre ses congénères. Je la perds de vue. L'autre chevrette a été rejointe par le brocard et la seconde chevrette arrive. Je continue mes appels mais ils finissent par faire demi-tour et retourne vers le chôme de maïs un peu plus loin.

Je décide d'aller faire le tour du grand bois, plusieurs hérons et aigrettes sont posés à mi-pente dans le champ au-dessus de moi. Je traverse un pâturage au milieu des vaches puis traverse une haie et rattrape la bordure du bois que je suis en faisant des haltes d'observation. Pas de chevreuils.

Je saute un fossé et remonte en longeant un petit bosquet planté au milieu d'une luzerne qui longe le bois. En arrivant au coin du bosquet, une chevrette et son jeune traverse la luzerne au galop pour rejoindre le bois. je m'agenouille et tente le Butollo mais les chevreuils s'arrêtent en crête au ras du bois, regardent vers moi mais ne sont pas décidés à revenir. Je me redresse ce qui les fait fuir immédiatement.

Pas d'autres chevreuils, je reviens vers la voiture en traversant les chômes de maïs levant au passage 2 vanneaux et des alouettes. De retour à la voiture, je pars pour le bois du Turc.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Le soleil a chassé le brouillard, un beau vol de vanneaux est posé au milieu de la réserve. Je me gare et par à travers champ vers la crête pour redescendre en longeant les petits bosquets sur la gauche du bois du Turc. Rien en vue, je descends puis contourne le 2ième bosquet par le bas. Arrivé de l'autre côté du bosquet vers l'angle, j'aperçois un chevreuil en haut d'un talus en friche bordé d'une haie de chênes. Je me recule pour observer. Le chevreuil, descend le talus et se met à brouter la tête cachée derrière un genévrier.

Je tente quelques appels de Butollo mais le chevreuil ne réagit pas, je tente donc une approche. Je longe doucement le bosquet, le chevreuil occupé à son repas ne me remarque même pas. Mon approche est assez silencieuse et je gagne mètre après mètres quand un chevreuil démarre juste au-dessus de moi dans le bois et son galop fait démarrer mon chevreuil qui remonte et rejoint 2 autres chevreuils en haut du talus. Je suis repéré, j'attends un moment mais toujours l'un des animaux me regarde puis ils finissent par passer derrière des arbres.

Je tente le tout pour le tout et traverse le pré à découvert pour rejoindre le pied du talus. Les chevreuils aboient et remontent vers la crête. Je longe le dessous du bosquet puis remonte à la crête. Les chevreuils se dirigent vers la route où j'ai fait mon approche quand les chiens de la ferme arrivent à leur rencontre en aboyant. Les chevreuils s'arrêtent puis font demi-tour et reviennent droit sur moi. Je me poste à l'angle d'une mare asséchée et attends un peu mais les chevreuils décident de partir vers le bois du Turc. Je les regarde disparaître puis retourne à la voiture.

Sur le retour, je croise un lièvre se dorant au soleil au coin d'un bosquet et 2 autres chevreuils rentrant au bois.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Alex

 

Atteinte :

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

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