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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:24

Ce soir, en rentrant d'une partie de chasse avec un ami venu chasser avec moi, nous longeons un chemin de terre entre un chaume de blé qui remonte sur la gauche vers la bordure d'une bande boisée et un champ de tournesols qui borde la rivière. Le jour décline rapidement. Tout à coup, j'aperçois une masse noire au bord du bois en haut du chaume, cette tâche est inhabituelle dans le décor mais je n'arrive pas à l'identifier. J'en informe mon invité quand l'animal se met en mouvement, il nous faut un petit moment pour identifier un blaireau. Il biaise pour rejoindre le chemin.

Je m'avance doucement le long des tournesols en m'arrêtant souvent pour observer l'animal qui s'arrête aussi régulièrement pour humer l'air, truffe levée. Arrivé à environ 30 ou 40 mètres de mon ami, je me poste dos au tournesol et laisse venir le blaireau qui semble plutôt descendre vers mon invité mais, tout à coup, il bifurque et descend plus vers moi. Il s'arrête à environ 8 mètres, plein travers, j'arme mon arc mais la faible luminosité m'empêche d'aligner correctement ma visée. Le blaireau bifurque encore et cette fois arrive droit sur moi en marquant de très courtes pauses. Je tente de l'aligner dans mon viseur sans y parvenir. Il n'est maintenant plus qu'à 2 ou 3 mètres presque de face et c'est maintenant ou jamais. Il marque un arrêt, j'aligne ma visée en alternant 1 puis 2 puis 1 œil ouvert et décoche. Touché, le blaireau se débat rageusement en grognant et se sort de ma flèche restée fichée au sol puis fonce pour disparaître dans le tournesol avec une respiration sifflante et encombrée. Je suis assez confiant.

Je pars chercher ma flèche couverte de sang et de contenu intestinal puis commence à suivre la piste très abondante, à l'aide de ma frontale, marquée de grosses taches de sang régulières reliées par des gouttes de sang. Au bout de 60 mètres de recherche environ, d'une piste qui boucle comme pour revenir vers le chemin,  je retrouve mon blaireau encore vivant mais sur ses fins. Je tente de l'attraper mais il s'éloigne difficilement en grognant puis s'immobilise à nouveau à quelques mètres à bout de force. Je l'immobilise avec mon pied et le saisis par la queue avant de l'achever de deux coups secs. Ma flèche rentre au niveau de l'articulation de l'épaule en cassant la patte et ressort juste au-dessus de la queue.   

Un blaireau faute de chevreuil

Alex

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:23

Ce weekend, Cyril et Eric viennent chasser quelques jours, Cyril est arrivé ce soir vers 17h30 et Eric n'arrivera que demain matin. A mon retour du boulot, je me prépare et nous partons chasser. J'ai dû laisser mon permis de conduire pour quelques jours à la gendarmerie d'Auch et c'est donc Cyril qui me sert de chauffeur. Il me dépose en passant au bois du Turc près du dépôt des poubelle s et part chasser un peu plus loin autour de mon lac favori, où j'ai fléché la chevrette à mon retour de vacances.

Je m'avance donc dans un champ de tournesol qui borde le haut du bois. Le vent souffle vers le bois.  J'avance dans la culture pour rejoindre le bord du bois quand un bruit de galop retentit non loin de moi. Je me fige et observe mais le bruit s'est arrêté et je ne vois rien. Je reprends ma progression et entraperçois un chevreuil qui se débine dans le tournesol pour ressortir à 15 mètres environ entre le tournesol et le bois. C'est une chevrette, elle rentre rapidement au bois sans me laisser le temps de réagir.

Je rattrape la bordure du bois et longe tranquillement la culture. Je passe un premier angle rentrant du bois puis arrive à un angle sortant qui s'avance dans le tournesol. En arrivant à cet angle, je m'avance doucement pour tenter de surprendre un chevreuil et aperçois un chevrillard au gagnage dans la bordure de ronces qui longe le bois. Je m'avance doucement de quelques pas et arrivé à 10 mètres environ, j'arme mon arc, vise et décoche rapidement. Je n'ai pas vu ni entendu l'impact. Le chevrillard bondit vers l'intérieur du bois et disparaît. Je m'avance doucement pour contrôler mon tir.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Ma flèche est plantée au sol à moins de 2 mètres de l'endroit où se trouvait le chevrillard et ce dernier est couché sur le flanc dans les ronces à 1 mètre de sa position initiale. Ma flèche lui a tranché la base du coup, je me suis un peu trop pressé pour tirer où ma flèche a touché la végétation et a dévié mais heureusement malgré cette atteinte très approximative elle a fait son travail.

Je fais une photo avec mon portable et envoie un message à Cyril qui vient juste d'arriver et commence à se préparer, Il me demande en retour si j'ai besoin qu'il revienne me chercher et je lui réponds que non, que je vais continuer à chasser. J'appose le bracelet à la patte du chevreuil et le pend dans un arbre à l'abri des regards avant de repartir en chasse. Je passe un autre angle rentrant du bois puis un angle sortant, j'avance tranquillement quand une chevrette démarre dans le tournesol et vient se planter 3/4 arrière à 12 mètres devant moi. J'arme rapidement mon arc, prends la visée et décoche mais ma flèche frôle le dessous du poitrail et la chevrette retourne dans le tournesol pour se débiner. Je la perds rapidement de vue. J'ai entendu ma flèche percuter un arbre un peu plus loin. Je pars à sa recherche mais impossible de la trouver, je contrôle tout de même mon tir mais pas la moindre goutte de sang sur 40 mètres dans le tournesol.

Je longe le tournesol jusqu'à ressortir sur une prairie qui longe le bois pour descendre jusqu'au ruisseau qui délimite le bois du bois jusqu'à la route. Je descends tranquillement vers le ruisseau. Pas de chevreuil ce soir dans le secteur, je traverse le ruisseau puis longe le bas du bois jusqu'à un passage qui traverse le ruisseau pour rentrer dans un pré enclavé dans le bois. De ce pré, je rattrape ensuite un petit sentier qui longe à l'intérieur du bois sur la lisière.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Je surveille les allées de sapins à ma droite et le chaume de blé sur ma gauche mais toujours pas de chevreuil. J'arrive ainsi au bout d'une parcelle de tournesol toute en long, coincée entre le ruisseau et le bois. Je la longe un moment par le sentier puis décide de longer contre les tournesols alors que le sentier se termine.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

J'avance doucement dans le premier rang de tournesol quand une tache rousse me fait stopper net. Une chevrette, tournée face à moi, m'observe à 10 mètres environ au fond du fossé qui borde le tournesol. Le vent n'est pas bon et je m'attends à la voir partir à tout moment mais le temps passe et elle ne bouge pas. Je tente d'armer doucement mon arc mais mon mouvement même léger l'alarme et elle se débine dans le tournesol. J'attends un peu au cas où sa curiosité la ferait revenir sur ses pas mais rien ne bouge.

Je m'avance tout doucement en scrutant les tournesols mais rien ne bouge, ce n'est que 150 mètres plus loin que j'aperçois un chevreuil plein travers à 40 mètres devant moi dans le second rang de tournesol. Je me fige et observe un peu, il ne semble pas m'avoir vu mais alors que je tente une approche il franchit le fossé d'un bon et disparaît dans le bois. Arrivé au bout du champ de tournesol, près de la route, je traverse le fossé et rentre dans le bois pour rejoindre une piste forestière qui traverse tout le bois du Turc pour revenir vers les tournesols où j'ai fléché le chevrillard. Le sol est assez craquant et je presse le pas pour rejoindre la piste puis commence à la longer côté droit. Tout à coup, j'aperçois un brocard tourné face à moi qui regarde en arrière au-dessus de son dos contre la bordure du bois, de l'autre côté de la piste à environ 90 mètres. Je presse le pas pour tenter de traverser la piste avant qu'il ne retourne la tête et arrive au fossé qui borde le côté gauche de la piste sans être vu mais alors que je descends doucement dans le fossé pour le traverser, le brocard retourne la tête et regarde vers moi. Je suis dans une position délicate, je suis en appui sur ma jambe gauche complète ment repliée et ma jambe droite en extension avec mon pied qui ne touche le sol qu'au niveau du talon. Le temps passe et le brocard ne détourne pas les yeux, ma jambe gauche commence à me faire souffrir au-delà du supportable et je tente de m’asseoir doucement sur le talus du fossé pour soulager la tension musculaire. Le brocard à capter mon léger mouvement et, intrigué, il commence à venir vers moi en longeant entre le bois et le fossé. Je ne peux pas bouger. Il avance pas à pas en balançant la tête quand, tout à coup, une grive surgit du bois devant lui et le surprends. Le brocard fait volte-face et rentre au bois. J'en profite pour traverser le fossé et me précipiter contre la bordure du bois. Le brocard ressort alors du bois et se plante pour m'observer. Je suis figé contre la bordure du bois et nous nous observons un moment, le brocard curieux s'avance un peu puis se fige un long moment avant de commencer à aboyer, je lui réponds mais ce dernier démarre et disparaît dans le bois en aboyant.

Je reprends mon chemin et arrive à la lisière du bois, au bord des tournesols alors que le jour décline.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Je longe à nouveau entre le bois et la culture tout doucement en espérant réapercevoir un chevreuil. Je passe devant mon chevrillard toujours pendu dans son arbre. Un peu plus loin, alors que je passe un angle sortant du bois, un beau brocard me démarre d'une touffe d'herbes hautes à 30 mètres avant l'endroit où j'ai manqué la chevrette tout à l'heure. J'arme mon arc, il s’arrête de 3/4 arrière à 15 mètres environ mais partiellement caché par les tournesols. Je dois le laisser repartir, sans décocher, je désarme alors qu'il s'éloigne doucement dans la culture. Je tente alors de le recouper un peu plus loin en longeant les tournesols mais il a disparu. 

Je ressors un  peu plus loin sur la luzerne au coin du bois et du tournesol et tourne à gauche pour longer en limite du tournesol et de la luzerne quand une chevrette sort de la culture à 40 mètres environ, elle boite très légèrement d'une patte avant. je me fige mais la chevrette m'a repéré et démarre pour traverser la parcelle du luzerne, s'arrête un peu plus loin, démarre à nouveau, s'arrête au ras du bosquet puis rentre à couvert. C'est certainement la chevrette que je pensais avoir manqué tout à l'heure, une lame a peut-être éraflé le coude mais rien de bien méchant. J'espère que je la recroiserais bientôt.

Je reprends ma progression, 2 chevreuils détalent en crête un peu plus loin puis disparaissent derrière un autre bosquet. La nuit tombe, je rentre à travers les tournesols pour récupérer mon chevrillard puis retrouve Cyril au point de rendez-vous. Il a été moins chanceux que moi et n'a pas vu grand-chose. 

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Alex

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 20:44

Ce soir, je pars chasser pour la première fois de la saison sur les maïs de Saint Arroman. Je me gare à la ferme et commence à me préparer quand un des agriculteurs arrive. Nous discutons un moment des sangliers et des ragondins. Il semble que les dégâts soient conséquents cette année. Il m'annonce que les dégâts se situent plus de l'autre côté de la route mais j'ai une intuition ce soir et je lui annonce que je préfère chasser ce côté, du moins pour le moment. Je pars donc en chasse, je commence par me diriger vers une mare où les ragondins se sont, semble t-il, bien reproduits depuis que je n'y ai pas mis les pieds. Le vent soutenu va m'aider dans mes approches.

Je longe un chemin enherbée entre 2 parcelles de maïs entrecoupées de passages  de canon et surveille les passages sans voir d'animaux jusqu'à la mare. Le petit plan d'eau est bordé sur sa droite par un gros bouquet d'arbres de plusieurs mètres d'épaisseur puis pars 5 à 10 mètres de ronces qui bordent l'eau. Au moment où je passe les arbres, j'aperçois un gros ragondin au gagnage à l'autre bout de la mare dans le chaume de blé. Je décide de tenter une approche en contournant derrière le rideau d'arbres. Je fais doucement marche arrière pour ne pas l'affoler puis m'avance entre le maïs et les arbres. La culture est très abîmée, de nombreux pieds sont coupés en biseau à 30 ou 40 cm du sol par les ragondins et quelques pieds sont couchés et badigeonnés de boue par le passage d'un sanglier.

Tout à coup, un gros ragondin passe juste devant moi, tranquillement, avec un épi de maïs dans la gueule et rentre dans les ronces, au bord de la bande boisée. Je regardais loin devant moi et ne l'ai vu que sur quelques mètres. Il m'a tellement surpris que je n'ai même pas réagit. Maintenant, je suis prêt, mon décocheur est enclenché, je reprends ma progression plus lentement. Un autre ragondin sort nonchalamment des ronces au bout de la bande de bois à 20 mètres devant moi environ. Je me fige et l'observe un instant, un second ragondin sort un peu plus près. Je jette un coup d’œil dans le maïs, sur une grosse zone dévastée par les ragondins et aperçois du mouvement à 15 mètres environ sur ma droite. Ce sont 2 très gros ragondins qui mangent du maïs. Je tente l'approche en me faufilant sans bruit entre les pieds de maïs et arrive sans trop de difficultés à 6 ou 7 mètres des ragondins qui se présentent de 3/4 arrière et mangent toujours tranquillement, le vent est bon, j'arme doucement mon arc et vise le plus dégagé dont la zone vitale se trouve entre deux pieds de maïs. Je décoche, le ragondin touché reste sur place et se débat à peine.

Je réencoche rapidement, j'ai perdu son collègue de vue, je le cherche du regard un moment quand un léger mouvement attire mon regard juste à ma droite à moins de 1 mètres de mes pieds, le ragondin rampe, plaqué au sol, tout doucement pour essayer de se faire oublier et passe dans mon dos, je tente d'armer mais il presse le pas et se jette dans les ronces sans me laisser le temps de décocher, c'est un gros malin, il m'a bien eu. J'en rigole tout seul. Les autres ragondins sont partis aussi. Je vais récupérer mon gros ragondin resté sur place et ma flèche puis je continue mon approche.

Une recherche sans sang à Saint Arroman

Arrivé au bout de la bande d'arbres, j'aperçois le ragondin toujours occupé à son repas. Je pose le premier ragondin au sol. Le vent n'est pas très bon, je tente de m'approcher doucement mais le ragondin se coule dans l'eau et reste contre la berge, juste trahit par des légers remous. Je m'avance doucement caché du ragondin par le talus de la berge mais alors que je l'aperçois et que j'arme doucement mon arc, il part sur l'eau et plonge brutalement pour filer vers les terriers sur ma gauche, sous les ronces suivit par une grande traînée de bulles. Je reste un petit moment au bord de la mare, un autre gros ragondin s'avance du déversoir puis longe la berge à 20 mètres environ avant de rentrer au terrier. Je tente des cris de petits ragondins. Il ressort au bout d'un moment mais entre presque aussitôt. Un autre ragondin arrive de la berge opposée et vient droit sur moi, je me prépare mais à 25 mètres environ, il bifurque et rentre sous les ronces. Je suis la berge et me positionne en face des remous mais impossible de voir les ragondins. Je renonce, je pars chercher mon ragondin mort et pars le poser au pied d'un enrouleur pour revenir le chercher plus tard.

Je pars vers un passage de canon pour le remonter et arriver de l'autre côté de la parcelle. Je constate rapidement que de nombreux pieds de maïs ont été cassés par les sangliers, une trace d'un gros sanglier marque au sol. Les dégâts semblent tout à coup très frais et une forte odeur de sanglier me parvient aux narines. Le vent fort agite le maïs et le bruissement des feuilles couvre tout autre bruit. Je décide de quitter rapidement les lieux pour revenir plus tard. Arriver au bout de la parcelle, je longe le fossé qui la sépare d'une autre parcelle où je n'ai pas le droit de chasse. Un gros ragondin démarre brusquement dans la végétation et se précipite au fossé couvert de ronces. J'observe un  moment le fond du fossé par une trouée dans les ronces mais le ragondin ne se remontrera pas. Je reprends ma route pour rejoindre, à plusieurs centaines de mètres, un petit bosquet où chaque année les sangliers se gîtent. Ce bosquet est précédé une grande friche presque aussi importante que le bosquet, elle se comble d'année en année car les arbres repoussent et les ronces recouvrent tout. Je longe la friche pour rejoindre un chemin de terre qui la sépare du bosquet mais la végétation a beaucoup poussé cette année et le chemin semble s'être comblé. Un gros mur de ronce en barre l'entrée, je décide donc de passer par le dessus du bois pour rejoindre une grosse souille, au milieu du bosquet, dans le lit d'un petit ruisseau souvent asséché qui chaque année est fréquentée à cette saison.

Je franchis le ru qui alimente un peu plus loin un lac d'irrigation puis longe une bande boisée étroite qui précède le bosquet en direction du chemin forestier qui mène à la souille mais ce dernier est couvert de ronces et n'est plus praticable sur plusieurs dizaines de mètres. Je continue à longer le bois pour rejoindre une grosse coulée très fréquentée qui passe par des terriers de blaireaux. Le passage répétés des animaux a mis le sol à nu et permet d'avancer sans bruit. Je rejoins ainsi le chemin forestier qui est maintenant bien dégagé. J'avance doucement pour ne pas faire trop craquer les glands, feuilles mortes et autres brindilles. Le chemin fait maintenant un virage pour revenir un peu en arrière et descendre vers la souille puis tourne à nouveau pour ressortir du bois sur le chemin, envahi par les ronces, que je n'ai pas pu prendre tout à l'heure.

Je descends vers la souille et constate qu'elle a été fréquentée très récemment.

Une sorte d'éternuement ou de toux retentit dans le bois, je temps l'oreille pour voir si je n'ai pas rêvé et au milieu des cris de geais, je réentends rapidement le même son bizarre puis rapidement un bruit de bas cassant se fait entendre. Ce pas ça ne peut être qu'un sanglier. Je cherche le meilleur endroit pour me poster, le vent et le sanglier viennent de ma gauche, je décide de me poster derrière un arbre à droite de la souille mais je suis trop à découvert, trop visible, j'hésite un peu puis finalement, je me poste au-dessus de la souille derrière un très gros chêne d'où part une haie de buissons très épais  sous lesquels je peux tout de même voir le lit asséché du ruisseau par endroit. Ma position domine la souille d'environ 2 mètres et se trouve à quelques mètres de cette dernière. Le pas se rapproche tranquillement sans que je puisse réellement le localiser.

J'observe les alentours quand, tout à coup, un sanglier surgit sur le chemin forestier à 30 mètres environ. Il est plein travers et hume l'air. Trop loin pour tenter un tir. Après quelques hésitations l'animal bifurque et prend le chemin pour venir droit sur la souille et donc droit sur moi. Il avance tranquillement en serrant les ronces sur la gauche du chemin et en s'arrêtant par moment. J'arme mon arc et le laisse venir. Il arrive au ras de la souille, à 6 ou 7 mètres et s'arrête avec un léger 3/4 face, mon viseur se cale sur le haut de son épaule au départ du cou. J'hésite, ce tir n'est pas recommandé sur un sanglier mais le temps m'est compté, il risque de de me sentir ou de bouger et de ne plus être tirable. Je prends la décision de tirer. Ma flèche rentre pile où je la voulais mais ne traverse pas le sanglier, 20 cm dépassent encore quand le sanglier démarre en trombe. Il fait demi-tour, accroche la flèche dans la végétation ce qui la casse net puis fonce à travers les ronces en longeant la droite du chemin forestier avant de traverser et disparaître dans les ronces à l'endroit où il a apparu tout à l'heure. Le bruit s’intensifie et semble s'immobiliser, peut être que le sanglier est déjà mort.

J'attends un petit moment puis pars chercher le morceau de ma flèche cassée, un petit bout de viande est accroché dans les fibres de carbone au niveau de la cassure mais je ne trouve pas une seule goutte de sang sur la végétation où au sol. Je suis la trajectoire de fuite sans trouver une seule goutte de sang. A l'endroit où le sanglier est rentré dans les ronces la végétation est plus claire, une zone couverte d'un épais tapis de ronce longe une bande ou le sol est assez propre jusqu'à la lisière du bois. Je longe les ronces en cherchant des ronces tirées pour trouver l'entrée du sanglier quand je l'aperçois, il est mort juste au ras des ronces dans une légère dépression du sol, à peu près à l'endroit où j'avais localisé le gros bruit tout à l'heure. Il n'a pas fait 40 mètres. Ma flèche a traversé le cartilage de l'omoplate, touché les 2 poumons entre les 2 lobes principaux, coupant au passage des gros vaisseaux au-dessus du cœur, traversant le foie et les viscères pour s'arrêter dans l'aine sans ressortir. L’hémorragie interne est impressionnante, la cage thoracique est remplie de caillots de sang. 

Une recherche sans sang à Saint Arroman

Alex

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:29

Dimanche soir, je suis rentré de 15 jours de vacances en Corse et cela fait donc 2 semaines que je n'ai pas mis les pieds à la chasse. Ce soir, le temps est idéal pour l'approche, il pluviote et il fait du vent. Je pars pour Labéjan, chasser une zone de maïs autour d'un lac. Je me gare sous la digue et contrôle le vent qui comme à son habitude vient du bout du lac vers la digue, je suis donc à mauvais vent pour chasser les maïs sous le lac. Je pars donc par la route pour remonter en crête et contourner le secteur afin de revenir à bon vent. Au-dessus des maïs, je quitte la route et biaise vers la crête du coteau. Je tente une approche à mauvais vent au milieu d'un petit bosquet assez clair et traversé par une grosse coulée qui permet de progresser sans trop de bruit. Pas de chevreuil, je ressors du bosquet et constate que les terriers à l'angle du massif sont très fréquentés cette année.

Je rattrape la crête et la longe quand j'aperçois au loin un chevreuil au gagnage dans un déchaumé, il remonte le penchant de droite vers la crête. Je descends donc sur le penchant opposé jusqu'à ce qu'il ne puisse plus me voir puis commence à me rapprocher rapidement sur 150 mètres jusqu'à une clôture électrique qui délimite une friche, je reviens doucement vers la crête au pied d'un gros chêne isolé et tente d'apercevoir le chevreuil sans succès, je descends doucement le penchant opposé et aperçois le dos de l'animal qui broute toujours paisiblement. Je remonte sans bruit vers la crête, passe dans la friche et viens me positionner à l'aplomb estimé du chevreuil puis commence à redescendre pour tenter de l'apercevoir à nouveau. J'aperçois rapidement son dos, je me positionne à genoux et poursuis mon approche dans cette position le plus près possible du sol pour profiter un peu de la courbure du sol pour me cacher.

C'est une chevrette, elle broute tranquillement en suivant la courbe de niveau vers ma gauche, j'arrive à 15 mètres environ et je ne pourrai pas faire bien mieux, je décide de tenter ma chance, j'arme mon arc, prends la visée et décoche mais ma flèche passe juste en dessous du poitrail et l'empennage effleure le ventre de l'animal déviant la flèche qui touche brutalement le sol avant de se retourner. La chevrette surprise démarre au galop vers ma droite et disparaît derrière le relief du terrain mais brusquement, à 30 mètres environ, sa tête réapparaît et la chevrette revient droit sur moi en essayant de m'identifier, je réencoche une flèche sans être remarqué. La chevrette n'est plus qu'à 10 mètres de 3/4 face, je tente tout de même d'armer doucement mais elle repère le mouvement et fait volte-face pour s'enfuir en passant la crête du champ en aboyant.

Je me redresse et pars chercher ma flèche avant de remonter et de passer la crête du champ pour redescendre vers le ru en contrebas. J'avance tranquillement dans la friche quand j'aperçois un autre chevreuil, à environ 200 mètres, au gagnage le long de la haie qui borde le ru. Je suis un moment la crête du coteau pour dépasser un gros morceau de haie qui remonte d'environ 50 mètres à la perpendiculaire du ru qui me cache maintenant le chevreuil mais qui me permet de descendre rapidement sans être vu. Je rattrape rapidement le bout du morceau de haie et le longe doucement. Le vent fort masque mon approche et j'arrive au passage qui sépare le bout de haie de la haie qui borde le ru mais en me penchant doucement je n'arrive pas à voir le chevreuil, je m'avance très doucement pour regarder derrière le bout de haie mais toujours rien quand, tout à coup, le chevreuil démarre dans la haie au bord du ru et disparaît rapidement, je n'étais qu'à quelques mètres de lui mais je ne le cherchais pas au bon endroit.

Je traverse le ru par un passage busé et remonte ce denier en direction des maïs. Un peu plus loin je décide de traverser le ru et de tenter une approche en sous-bois, je passe par une grosse coulée pour rejoindre un passage de débardage que je longe doucement en m'arrêtant régulièrement pour observer mais pas de chevreuil dans le coin. Je ressors du bois par le chemin, au bord d'un champ de maïs. Je commence par ma gauche en longeant entre le bois et le maïs et en surveillant les passages de canon mais pas de chevreuil, je reviens donc en arrière, jette un coup d'œil sur la bande enherbée qui borde la gauche du ru, lui-même bordé par une grosse haie, puis je traverse par le passage busé pour inspecter l'autre côté du ru mais toujours rien, je décide alors de longe par la droite du ru en direction du lac, le vent est fort et face à moi, idéal pour l'approche. J'avance doucement quand, sur ma droite au-dessus de la parcelle de maïs, dans le champ travaillé qui remonté jusqu'à la crête et une résidence secondaire entourée d'arbres, j'aperçois un chevreuil qui remonte vers la crête à 250 mètres environ, au beau milieu du champ travaillé. Je fais rapidement demi-tour pour contourner le maïs et réattaquer l'approche en longeant la crête à bon vent.

Je surveille le chevreuil en marchant caché par le maïs, ce dernier rattrape tranquillement la bordure de la haie qui suit la courbe de niveau un peu en dessous de la crête et délimite la propriété de la résidence secondaire. Une fois contre la haie il la longe avec le vent de dos en broutant les feuillages alors que je remonte rapidement vers la crête. Le relief finit par me cacher le chevreuil, je passe derrière la crête pour avancer rapidement sans être vu et arrive au bout de la haie que je commence à longer tout doucement. Sa forme légèrement arrondie sortante ne me permet pas de voir loin devant moi et je me penche doucement et régulièrement pour voir si le chevreuil est toujours devant moi mais impossible de le voir. La haie finit par se redresser et je m'aperçois que le chevreuil n'est plus là, je traverse la haie par un passage et la longe doucement sans rien voir, arrivé à l'emplacement estimé de ma dernière vision du chevreuil, je remonte doucement vers la crête derrière l'habitation et arrive sur un morceau d'un ancien chemin de terre pris entre 2 haies. Je me penche doucement et aperçois un petit brocard à environ 40 mètres sur la gauche du passage. Je me recule doucement, accroche mon décocheur puis me repenche pour tenter d'analyser mon approche mais le petit brocard, traverse la haie face à lui d'un bon, je me précipite au bout de l'autre haie et l'aperçois qui passe la crête au trot. Je suis pourtant à bon vent et il ne semblait pas m'avoir vu. Je le laisse passer la crête et disparaître dans un petit bosquet sur l'autre penchant puis pars au pas de course pour arriver avant lui à l'autre bout du bosquet. Je descends rapidement jusqu'au bas du petit bois, en limite d'un champ de tournesol puis rentre dans le bosquet en suivant un grosse coulée que je longe tout doucement, à pas de loup, en faisant des haltes régulières pour tenter d'apercevoir le brocard à l'intérieur ou hors du bosquet mais sans succès, je ressors du couvert sans l'avoir vu.

Je décide alors de faire un tour du territoire, je redescends vers le lac et le longe puis traverse le ruisseau, un peu plus loin, par le passage busé avant de retrentrer en bordure d'un grand bois pour longer doucement la lisière par la grosse coulée de ceinture. Pas de chevreuil, je ressors au bout du bois et rejoins le chemin de crête que je longe pour revenir vers les maïs de tout à l'heure, sur ma droite le penchant est couvert d'une luzerne bien verte et sur ma gauche le champ est travaillé jusqu'au lac. Je surveille la luzerne quand, j'aperçois à 400 mètres environ, dans le fond de la combe, un chevreuil dans le pré qui fait suite à la luzerne et qui borde le grand bois qui couvre le penchant opposé. Je presse le pas et rejoins un bois à 200 mètre devant moi qui descend vers le chevreuil. Je parviens à rentrer doucement à l’intérieur pour avancer doucement à couvert et descendre vers le chevreuil. La végétation épaisse craque beaucoup mais le vent très fort masquer ma progression et j'arrive tranquillement au bout de la bande de bois à environ 100 mètres du chevreuil. C'est une chevrette, elle avance doucement pour rentrer au bois, je tente de l'appeler, elle se retourne et me regarde un bon moment, je continue mes appels mais elle reste plantée là de nombreuses minutes sans réagir. Je décide de laisser tomber et ressors du bois. La chevrette rentre au bois en quelques bons.

En remontant le long de la bande de bois, par l'autre côté, j’aperçois 1 puis 2 chevreuils qui m'observent à 150 mètres environ. Ils finissent par déguerpir à grands bons. Je rejoins la crête puis redescends pour rejoindre la bordure d'une petite parcelle de maïs qui remonte jusqu'à la route de crête. Je prospecte un peu dans cette culture mais sans résultat. Je rejoins la route de crête puis la longe un peu à mauvais vent avant de la quitter pour redescendre vers les maïs. La nuit sera vite là, la lumière décroit rapidement. Je rattrape la bordure d'un grand bois qui rejoint le maïs. Une sorte de très grand fossé de plusieurs mètres de large et de profondeur longe cette bordure dans le bois. Je décide d'en longer le fond pour rejoindre les maïs. Je rentre doucement dans le bois et descends au fond du fossé que je longe doucement en essayant de ne pas faire trop de bruit mais malgré mes précautions quelques brindilles craquent par moment. Je suis à peu près au milieu du fossé quand un chevreuil démarre devant moi. J'arme mon arc, il remonte le talus abrupt sur ma droite et s'arrête à 10 mètres environ, plein travers, la tête et le cou derrière un arbre, tout le reste du corps est dégagé. J'ajuste rapidement ma visée, le chevreuil est à plusieurs mètres au-dessus de mon niveau et mon tir est en contre plongée mais fichant dans le talus. Je décoche, l'impact retentit, suivi immédiatement d'un léger et bref couinement.

Le chevreuil a disparu, je ne l'ai pas vu ni tomber, ni partir, je réencoche rapidement une flèche quand, tout à coup, mon chevreuil surgit des ronces d'un bon surréaliste à environ 2 mètres du sol. L'animal retombe très lourdement 2 mètres plus bas puis rapidement refait un autre bon prodigieux pour venir s'écraser à 5 mètres devant moi derrière un gros chêne. La végétation bouge par à-coups et je tente de m'approcher doucement. Je l'aperçois maintenant, ma chevrette est sur le dos, le cou, plié bizarrement contre elle. Je pose mon arc et l'attrape, ma flèche l'a en fait touché au milieu du cou et ressort sur le haut de l'épaule opposée en brisant les cervicales ce qui est incompréhensible vu ma trajectoire du tir. J'appose le bracelet alors qu'il fait déjà pratiquement nuit avant de rentrer. Ma flèche restera introuvable. 

Première sortie de retour de Corse, 16 septembre 2013

Alex

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 14:56

Ce matin, je dois amener Hémo chez le président de la chasse de Justian chez qui il va passer 15 jours car je pars en Corse le lendemain matin. Heureuse coïncidence, une battue au sanglier est organisée ce matin et je suis donc invité. Rendez-vous est pris à 7 heures chez le président de la chasse puis nous partons pour le rendez-vous des chasseurs vers 7h30. Le temps de remplir le carnet de battue en attendant les retardataires et de donner les consignes de sécurité, chacun part vers son poste. Je vais prendre mon poste habituel qui ne m'a pour le moment pas réussi. Une bande boisée étroite au milieu de laquelle coule un petit ruisseau asséché cet été et qui prolonge le bois dans les champs. L'endroit est parcouru de belles coulées et représente un couloir de fuite idéal pour les animaux. Je le cale derrière un gros arbre au carrefour de 2 grosses coulées très marquées. Les autres chasseurs se postent.

Rapidement nous entendons le traqueur qui commence à donner de la voix, les teckels donnent quelques coups de gueule d'excitation. Immédiatement, 2 gros chiens des habitations en contrebas foncent vers nous et se mettent à aboyer en tournant autour de la ligne. Les aboiements durent depuis 20 minutes quand leur maître les rappelle d'un coup de sifflet. Les teckels ne trouvent rien et très vite les 2 chiens reviennent aboyer sur la ligne à moins de 20 mètres de mon poste, ce manège insupportable va durer presque jusqu'à la fin de la traque avant que le propriétaire ne daigne à nouveau rappeler ses chiens qui n'ont rien à faire là car nous chassons ce matin dans une réserve de chasse (dans le Gers les réserves de chasse ne s'appliquent pas aux nuisibles et aux grands gibiers). Vers 9h30, la fin de battue est sonnée de 3 coups de trompe de chasse, les chiens n'ont même pas levé un chevreuil. En discutant avec les chasseurs riverains nous apprenons que ces chiens, qui m'ont d'ailleurs posé problème lors de mon second tir d'été sur ce secteur, chassent en fait tous les jours dans le secteur. Ils ont gâché notre battue.

Le président nous annonce que nous allons arrêter de chasser pour aujourd'hui mais un des chasseurs remotivent les troupes pour aller chasser un petit carré de bois rempli de ronces sur un autre secteur du territoire. Nous reprenons donc les voitures pour nous garer au bord de la route à quelques kilomètres de là. Mon poste, je le connais, j'y ai manqué un renard il y a 2 ans. Le carré que nous allons chasser est relié par un angle à une longère de bois par laquelle les animaux passent pour fuir sans être vue, je vais donc me positionner dans cet angle. J'informe les chasseurs de la position de mon poste puis pars rapidement car j'ai quelques minutes de marche pour y arriver. Je traverse le bois par un chemin forestier croisé de très nombreuses coulées très marquées où certains chasseurs vont se poster puis je ressors entre 2 parcelles de tournesol et prends à gauche pour longueur entre le tournesol et le bois. Des chasseurs sont déjà postés et je constate en arrivant dans l'angle du bois qu'un chasseur est posté là. Je lui explique mon poste et il me dit que ça ne lui pose pas de problème, je traverse donc le ruisseau asséché qui borde l'intérieur du bois puis m'avance doucement dans le bois, j'hésite un peu puis me poste sur un point où se rejoignent 3 grosses coulées, au milieu des branches mortes et des buissons. L'endroit est à la fois assez clair pour pouvoir tirer et assez salle pour me camoufler.

Très rapidement le piqueur arrive avec les chiens qui ne tardent pas à lancer. Presque aussitôt, un premier coup de feu retentit devant moi sur la ligne qui remonte à la route et une voix annonce "trop petit manqué !" puis les chiens s'éparpillent en plusieurs petites menées et les coups de feu commencent à claquer sur ma gauche puis les chiens continuent de mener mais les coups de feu s'arrêtent un peu. Au bout d'un moment, les chiens reviennent vers moi et un pas craquant et régulier se fait entendre dans le bois, mon cœur se met à taper plus fort. Je me tiens prêt quand un mouvement attire mon regard, un petit sanglier arrive dans le sale et vient s'arrêter à 15 mètres environ devant moi. Je cherche rapidement du regard les trouées pour tenter un tir quand il va repartir et quitte rapidement le sanglier des yeux mais quand je reviens dessus, je ne le vois plus et entends un bruit de trot. Le sanglier réapparaît sur la coulée qui passe à mes pieds, il fonce droit sur moi, j'arme rapidement mon arc et le mets dans le viseur, je suis son mouvement et lui décoche une flèche à moins de 2 mètres de mes pieds. L'animal touché à l'épaule lève la patte mais poursuit sa course sans ralentir et me passe à 1 mètre sur ma droite. Je vois ma flèche plantée au sol et de grosse gouttes de sang sur la trajectoire de fuite, le temps de me retourner, j'entends le sanglier qui se met à couiner et qui se débat au sol pour s'immobiliser rapidement, il n'a pas fait 20 mètres.

Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Un chien arrive sur la trace du sanglier et le rejoint pour le piller, je quitte donc mon poste pour aller le ramasser avant qu'il ne commence à le manger. Je récupère mon sanglier et le ramène près de moi au poste. Ma flèche est rentrée sur le haut de l'épaule et ressort dans le sternum au niveau du cœur en le traversant et en touchant un poumon au passage. La menée finit par se calmer, les teckels passent et repassent près de moi. Le posté le plus proche vient me voir pour savoir si j'ai vu quelque chose et je lui dis que j'ai tué un sanglier, du coup, un autre posté se manifeste dans mon dos et malgré moi la discussion s'installe. Le piqueur nous cri de nous taire et qu'il y a encore des sangliers. Chacun revient à son poste et effectivement les chiens ne tardent pas à relancer. La menée tourne pas mal dans les fourrés puis arrive droit sur moi, je me prépare mais j'aperçois les chiens sans avoir vu de sanglier, il hésite un peu devant moi puis passent à 20 mètres environ dans le sale et reprenne la menée, un coup de feu claque plus loin sur ma droite.

Le piqueur sonne pour rappeler les chiens qui mettent un petit moment à revenir puis les remet au fourré mais, cette fois, ils ne prendront pas d'autres sangliers. Un peu plus tard, la fin de battue est sonnée de 3 coups, je récupère mon sanglier et sors sur le tournesol où un chasseur a tué 2 sangliers, un joli mâle de 50 kg environ et une petite femelle de 16.5 kg, certainement la sœur de mon petit mâle de 18.5 kg. Je reviens au chemin forestier avec mon sanglier et apprends qu'un autre gros sanglier a été blessé, le tireur me demande de faire la recherche. Je laisse donc mon sanglier et nous voilà partis avec le tireur et le chasseur qui vient de tuer 2 sangliers pour suivre le sang dans le tournesol de l'autre côté du chemin. Rapidement après le tir, nous trouvons un bout de viande puis du sang que nous allons suivre sur environ 200 mètres, jusqu'à la sortie du tournesol mais la piste est caractéristique d'une atteinte de muscle, le sang diminue de plus en plus pour n'être que de micro gouttes et les frottés assez régulier contre les pieds de tournesol sont assez bas. En ressortant dans une vigne le sang se termine par une minuscule goutte sur une feuille de vigne. Les chasseurs veulent que je tente la recherche avec Hémo et partent me le chercher mais il fait trop chaud et le sang est très peu marqué, cette recherche ne donnera rien. 

3 sangliers ont été tués lors de cette battue et un blessé, le reste a été manqué.

Première battue de la saison, 31 août 2013

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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