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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:35

Ce matin, je change un peu de secteur de chasse, toujours sur Labéjan, je décide de chasser sous le cimetière. Arrivé au lever du jour, je me prépare puis observe du cimetière la combe que je domine. Des vaches ont été mises dans la pâture au tour du lac. Je sais que j'ai donc peu de chance de voir des chevreuils dans le secteur. Je descends donc rapidement et rattrape le ruisseau qui suit le fond de la combe et le longe. Un bois sur ma droite, un champ travaillé qui remonte à ma gauche vers un autre bois à 70 ou 80 mètres qui commence à mi pente et couvre la crête et le penchant suivant, pas de chevreuil en vue.

J'arrive au bout du bois et me poste un peu à couvert puis commence à appeler un moment au Butollo mais rien ne vient. Je continue à longer le ru puis traverse le champ travaillé pour rejoindre le bout du bois qui remonte sur le versant de gauche. En arrivant au coin du bois j'aperçois 2 chevreuils à environ 200 mètres qui descendent le penchant suivant couvert de luzerne et se dirigent vers le bois. Je tente de les appeler au Butollo mais, au lieu de venir, ils regardent un moment vers moi puis pressent le pas pour rejoindre le bois. Je longe un peu le bois puis remonte par une coulée pour rattraper la crête du bois et le suis pour tenter de recouper les chevreuils un peu plus loin mais je vais traverser le bois dans la longueur sans voir les chevreuils.

Je rejoins ensuite la route de crête pour passer sur le versant suivant mais je m'avance un peu trop vite, une chevrette en lisière du bois qui sortait m'aperçois et rentre à couvert. Je traverse la pâture des vaches inoccupée actuellement et rejoins le bois un peu plus bas que l'entrée du chevreuil. Une fois dans le bois, je me cale derrière un gros arbre puis commence à appeler au Butollo. Assez rapidement, un galop retentit dans mon dos, dans une langue de pré qui rentre dans le bois en contrebas mais caché par le talus du bois. Je me retourne et continue à appeler mais de chevreuil que je n'ai pas pu voir a fait demi-tour et repart en aboyant.

Je quitte mon poste, traverse la langue de pré et remonte le penchant de bois qui suit le pré. J'appelle à nouveau, un animal remonte dans les ronces près de mon ancien poste. Je ne peux pas le voir mais entends les craquements. Le calme revient rapidement, je progresse dans le bois en appelant tous les 100 mètres environ sans résultat. Je ressors du bois puis traverse un champ labouré puis la route et descend vers le lac du Lion à travers champ. Je rejoins le petit ru qui démarre dans la combe du champ, encaissé dans une bande boisée et rejoint le lac. Un vol de colverts décolle du lac, un vol de cormorans passe également au-dessus du plan d'eau et l'un d'eux poser sur le lac prend son envol en pédalant sur l'eau. Je longe le lac par la droite puis remonte vers le bois en crête et recommence à appeler en suivant, sous la crête, un chemin forestier en m'arrêtant régulièrement.

Pas de chevreuil, arrivé au bout du bois le terrain descend sur une pente raide qui aboutit sur un chemin de terre qui rejoint la N21 à une route de crête qui surplombe le lac du Lion. Je rejoins ce chemin de terre puis le remonte vers la route de crête. Sur ma droite, le terrain remonte vers un bois en crête, Le chemin de terre m'amène au coin de ce bois. Un chemin longe le bas du bois mais la végétation semble avoir bien poussé et l'approche risque d'être compliquée. Je décide de passer par le dessus du bois. Tout à coup, alors que j'arrive à l'autre angle du bois, j'aperçois le cul d'une chevrette qui broute au sommet d'un talus qui domine le chemin d'environ 2,5 mètres.

Elle est à 20 mètres environ, de cul et me domine, l'approche ne sera pas facile, si le chevreuil relève la tête, il me verra forcement. Il me faut faire vite pour me rapprocher mais rester silencieux. Je me rapproche donc rapidement aidé par un vent de face soutenu, le sol mouillé est silencieux. J'arrive sans difficulté à 10 mètres, arme mon arc, la chevrette est de 3/4 arrière assez fermé presque de cul. Je prends la visée devant le cuissot droit et décoche. Ma flèche frappe la chevrette qui démarre aussitôt. Son estomac, son foie et une partie de ses viscères pendent par le trou d'entrée de la flèche. La chevrette s'éloigne péniblement, descend le talus, traverse le chemin, descend un autre talus et se fige à quelques mètres dans le semé de blé. Elle n'a pas fait 20 mètres, elle commence à chanceler et lutte par ne pas repartir en marche arrière, ses pattes ne la portent plus. Je crains que ma flèche ne lui ait juste ouvert le flanc. Je réencoche au cas où puis reste immobile et observe impuissant pour ne pas la stresser et risquer de la faire fuir. Rapidement, la chevrette fait demi-tour et revient vers le chemin pour disparaître derrière le talus qui longe le champ. J'attends un peu puis m'avance doucement arc armé, la chevrette agonise, couché sur le ventre, de 3/4 face, au pied du talus. Je ne vois que sa tête, je décide de ne pas prendre de risque et de la reflécher, elle est à 8 mètres environ, je vise la base de la tête tournée plein travers et décoche. L'impact retentit, la chevrette n'a pas réagi au tir, elle se contracte, lève la tête au ciel puis se couche sur le flanc, c'est terminé pour elle.

Je me rapproche et analyse mon tir avant de poser mon bracelet et de vider ma chevrette par l'ouverture phénoménale causée par ma flèche qui rentre devant le cuissot, ouvre l'abdomen et le coffre jusqu'à 15 cm derrière l'épaule et coupe toutes les côtes sauf les 2 premières en remontant vers la colonne vertébrale

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

coupant au passage le foie en 2 et touchant un poumon avant de ressortir entre les omoplates au départ du cou. Cette sortie montre que le chevreuil n'a réagit qu'une fois la flèche passée.

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

Ma seconde flèche, qui me semble maintenant inutile (la première suffisait largement), a traversé la tête de part en part au niveau de la mâchoire inférieure

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

et est fichée au sol avec une vanne partiellement décollée par le passage de l'os. Elle est un peu trop basse et trop à gauche. Je pars ensuite chercher ma première flèche que je retrouve fichée au sol à environ 20 mètres d'où se trouvait le chevreuil. Il ne me reste plus qu'à charger ma chevrette sur l'épaule et à retourner à ma voiture qui n'est pas toute proche.

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

Alex

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:21

Acte I : (21 septembre 2013)

 

Ce matin, nous inversons avec Cyril les secteurs de chasse. Hier soir j'ai fléché un chevrillard au bois du Turc et j'ai vu pas mal d'animaux, Cyril lui n'a pas vu grand-chose, j'espère que ce secteur lui sera favorable ce matin. Il se gare aux poubelles, en haut du bois du Turc, dans un virage à 90°. Je pars à pied pour remonter vers la crête puis rejoindre le versant suivant et descendre vers le lac à travers champs. Je n'ai pas fait 50 mètres que j'aperçois 2 chevreuils (chevrette et chevrillard) qui descendent vers la route en broutant, je fais rapidement demi-tour et rejoins Cyril qui se prépare et l'en averti puis je repars, baissé au maximum pour ne pas dépasser du talus du champ qui borde la gauche de la route et ne pas être repéré par le chevreuil puis me redresse derrière une haie épaisse et rejoins la crête où la route retourne à 90°.

Je passe la crête et redescends vers le ru à travers une luzerne, pas de chevreuil en vue.

Je rejoins le ru qui longe le bois puis arrive entre les parcelles de maïs, toujours rien, j'arrive presque au bout du maïs quand j'aperçois du mouvement dans le ru au pied d'un arbuste. Un petit ragondin traverse le ru et disparaît sous la berge de mon côté. Je me poste et attends un moment. Le petit ragondin retraverse rapidement sans me laisser le temps de tirer, l'eau bouge devant le terrier, au bout d'un moment une tête ressort puis une seconde. Un ragondin s'avance et se cale au bord de la berge de mon côté, j'arme doucement, sise et décoche le clouant sur place.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je descends pour l'achever puis remonte avec ma petite prise. Un coup d’œil sur les bandes enherbées, toujours pas de chevreuil.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Un petite photo souvenir et je laisse le ragondin au bord de la route pour tout à l'heure avant de partir chasser la parcelle de maïs sur la droite du lac.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Le brouillard s'intensifie peu à peu sur le secteur. Je longe tranquillement entre le maïs et le lac jusqu'au bout de la culture. Le maïs fait place à un champ travaillé vallonné. J'avance tranquillement quand la silhouette d'un chevreuil se découpe dans le brouillard à environ 100 mètres du lac. L'animal avance tranquillement vers le maïs, je suis en plein découvert à 100 mètres environ du maïs. Je passe rapidement derrière le talus du lac partiellement asséché par la campagne d'irrigation puis tente de revenir rapidement vers la culture. Le chevreuil regarde vers moi et je crains qu'il ne m'ait vu. Il repart d'un pas plus rapide. Je presse le pas et arrive au coin du maïs, le relief du champ me cache le chevreuil, je remonte rapidement le talus du lac et prends le pas de course sur environ 70 mètres en longeant la culture avant de rentrer rapidement au troisième sillon de maïs pour continuer à avancer à couvert.

Juste à temps, je suis à peine dans le maïs qu'un brocard apparaît à 40 mètres environ au sommet d'une vague du champ travaillé qui m'a permis d'avancer à couvert. Il marque un temps d'arrêt en crête, une chevrette arrive derrière lui. Il reprend sa marche et biaise comme pour rejoindre un passage de canon situé à 40 mètres devant moi. Il avance tranquillement, la chevrette flâne derrière lui en broutant paisiblement. Je tente de couler, accroupi, doucement, pour le recouper mais les feuilles de maïs sont très bruyantes et je dois me déplacer avec une infinie lenteur. Malgré cela le brocard repère un bruit et se fige en regardant vers moi. Je me fige également et attends. Il finit par repartir, j'en fais de même, il reprend sa progression, je te tente d'avancer encore un peu mais à nouveau il se fige et regarde de vers moi un moment. Il finit par se tranquilliser et repartir... ce manège va durer un moment, à ce jeu du 1 2 3 soleil, j'arrive au ras d'un passage de canon à une dizaine de mètres de mon point de départ. Il m'est impossible de le traverser sans être vu et le brocard devient de plus en plus méfiant.

La chevrette le rejoint et il biaise toujours en s'éloignant, comment faire. Je décide de tenter de petits aboiements. Le brocard se fige un bon moment puis finit par revenir un peu vers mes aboiements, le chevrette observe et reste en retrait. Il se fige à nouveau et observe un moment avant de revenir sur ses pas vers la crête, la chevrette le suit. Ils passent presque derrière la crête et je pense les voir s'éloigner mais ils reviennent mais cette fois ils biaisent vers l'angle du maïs du côté lac. Je tente de revenir sur mes pas moi aussi mais le bruit des feuilles de maïs rend le brocard nerveux, il s'arrête souvent pour regarder vers moi et je ne peux avancer que très lentement. Tout à coup, alors qu’il avance lentement en regardant vers moi, il pose la patte avant sur un lièvre gîté qui surgit comme une fusée et se précipite vers le maïs. Le brocard surpris s'enfuit au galop entraînant la chevrette avec lui en crête. Arrivé à la crête, il se retourne et tente d'apercevoir l'origine de sa peur.

Il avance doucement en scrutant le sol puis recommence à descendre mais cette fois il biaise pour venir droit sur moi. je me prépare mais arrivé à environ 35 mètres, le brocard bifurque et remonte un peu la pente en direction du lac comme pour appeler la chevrette restée en arrière puis il longe à mi-pente en direction du lac, la chevrette le suit. Je les laisse faire un moment puis tente de me rapprocher un peu mais le bruissement des feuilles me trahit encore. Le brocard regarde à nouveau vers moi et je dois me figer. Il finit par repartir et se rapproche de la bordure du maïs alors que la chevrette s'en éloigne doucement. Je laisse le brocard arriver au bout du maïs, près du lac puis profite du brouillard épais pour ressortir de la culture et tenter une approche en la longeant. La chevrette s’arrête à 40 mètres environ du maïs en haut du talus du lac. Le brocard descend au coin du maïs sous le talus du lac et je le perds de vue. J'avance en surveillant la chevrette qui me tourne le dos et broute tranquillement et m'arrête à chaque fois qu'elle lève la tête. Je vais tout de même faire un pas de trop alors que la chevrette tourne la tête vers moi. Elle m'a vu.

Je suis encore à 70 mètres d'elle environ. Elle regarde alternativement vers le brocard puis vers moi puis démarre au galop et disparaît derrière la bosse du champ très vite rattrapée par le brocard. Je les perds donc rapidement de vue. J'attends un peu sans bouger au cas où ils reviendraient en arrière mais ne les voyant revenir, je remonte doucement la butte et aperçois les chevreuils qui biaisent dans le creux du champ à 90 mètres environ, vers la route de crête à ma droite. Je repasse derrière la butte et prends le pas de course et fais environ 100 mètres derrière la butte puis remonte doucement vers la crête de la butte. J'observe un moment les chevreuils mais ces derniers bifurquent lentement pour revenir vers le ruisseau qui alimente le lac. Je n'ai plus qu'une chance de tenter une approche, je repasse à couvert derrière la bute et remonte vers la route de crête jusqu'à la limite du champ travaillé et d'une pâture qui remonte jusqu'à la route. Je longe alors tranquillement la clôture électrique qui sépare les 2 parcelles. Les chevreuils sont à 120 ou 130 mètres en contrebas et longe le ruisseau bordé par une haie qui longe les 2 côtés du ruisseau, le brouillard semble masquer ma progression.

Je rattrape le bas d'un petit bosquet qui remonte vers une crête du relief du champ, je le suis et passe à couvert derrière cette grande butte alors que les chevreuils longent le ruisseau. Je cours alors en direction du ruisseau en suivant le creux derrière la butte en m'éloignant des chevreuils au maximum pour rester masqué par le brouillard en repassant à découvert alors que la butte s'amenuise en direction du cours d'eau. Il me faut rejoindre le passage busé qui traverse le ruisseau où j'espère voir arriver les chevreuils mais alors que je me rapproche du ruisseau, j'aperçois une chevrette et son chevrillard qui broutent juste derrière la haie au niveau du passage busé.

J'arrive jusqu'au bord de la haie qui longe le ruisseau sans que la chevrette et le chevrillard me voient. Je commence à longer le ruisseau en direction des chevreuils que la courbure de ma haie me masque. Je suis à 100 mètres environ du passage busé, j'avance rapidement sur la bande enherbée qui longe le ruisseau et amortit le bruit de mes pas. Arrivé à environ 30 mètres de la chevrette, je décide de ne pas tenir compte d'elle et de rapidement me poster au niveau du passage busé. La chevrette et son jeune qui m'ont vu détalent dans le champ derrière la haie. La chevrette pousse un aboiement au loin. Je presse le pas et passe le passage busé puis longe doucement derrière la haie pour chercher une fenêtre de tir au travers de cette dernière mais, tout à coup, j'aperçois le brocard au travers de la haie, il est au ras du ruisseau à portée de tir. Je me fige mais il a détecté le mouvement et démarre pour s'arrêter à environ 18 mètres plus dans le champ, j'arme mon arc mais les branches me gênent, je ne peux pas tirer sans risquer un tir aléatoire.

Le brocard redémarre au pas en longeant à quelques mètres de la haie, je désarme et suis de l'autre côté de la haie très épaisse puis le devance un peu et me positionne au niveau du passage. Le brocard arrive, j'arme mon arc, il se présente de 3/4 arrière à 17 ou 18 mètres et s'arrête, je vise rapidement et décoche. Ma flèche part bien mais le brocard s'écrase pour démarrer et ma flèche tape le haut de ses épaules juste sous la peau et est déviée, rabattue au sol juste derrière le brocard. Je sais que ma flèche est bien trop haute pour avoir une chance de coucher mon brocard et je le regarde s'éloigner en aboyant. Il s'arrête à 60 mètres et lève sa patte avant gauche pour regarder vers moi. La chevrette le rejoint et il repart en aboyant et en boitant légèrement. Il biaise vers le ruisseau, passe la clôture électrique qui sépare le champ travaillé d'une prairie puis rejoint le ruisseau et rentre au bois toujours en aboyant.

Je suis dégoûté, une si belle approche pour en arriver là, j'attends un peu puis pars examiner ma flèche, elle est plantée au sol et couverte de fibre musculaire mais présente très peu de sang. Je trouve les premières gouttes de sang à 15 mètres environ de la zone du tir. Je plante une vielle flèche sur la zone du tir et une au premier sang puis suis le sang pas très abondant mais assez facile à suivre jusqu'à la prairie où le sang devient très peu abondant, je trouve à peine 3 petites gouttes sur 20 mètres. Je marque le passage sous la clôture à l'aide d'une plante posée à l'envers sur le fil. Je décide d'appeler le conducteur de chien de sang pour contrôler tout de même, tout en connaissant l'issue de cette recherche. 

Rendez-vous est pris pour le début d'après-midi. Cyril a fini de chasser et me rejoint. Nous rentrons pour manger et retrouver Eric qui doit arriver ce midi. Je préfère ne pas tenter une recherche avec Hémo qui n'est pas encore assez fiable et risquer de détruire la piste. Je récupère mes flèches et les remplace par 2 branchages feuillus visibles de loin. Sur le chemin du retour nous verrons plusieurs chevreuils.

En début d'après-midi, le conducteur me rappelle, je dois le rejoindre chez lui et c'est Mélina qui doit m'y amener car je n'ai pas mon permis pour ce weekend. Nous partons donc pour Labéjan, le C 15 est chargé, car un autre Alexandre nous accompagne, il n'a pas l'âge de chasser mais il est déjà passionné. Raboliot, le teckel à poil dur pour la recherche, Fannie, teckel à poil lisse et Dudule, l'herdale terrier, chiens forceurs sont à l'arrière avec Alexandre. Arrivé sur place, je prends Dudule en laisse, Alexandre prends Fannie et nous voilà partis à pied vers la zone de tir. J'explique mon tir au conducteur et il décide de reprendre la recherche là où je l'ai arrêté. Je le conduit au passage sous le clôture électrique que j'ai pris soin de marquer. Raboliot va hésiter un moment avant de prendre la piste puis il va nous mener dans le bois là où j'ai vu mon brocard rentrer de loin puis il traverse le ruisseau, hésite, revient sur ses pas, retraverse puis commence à remonter la pente assez raide du bois. Nous suivons avec les chiens forceurs. En  remontant peu après le ruisseau, j'aperçois 2 petites gouttes de sang côte à côte sur la coulée. J'en informe le conducteur qui cherche désespérément du sang depuis le début de la recherche. Raboliot hésite beaucoup sur cette piste au sang quasi inexistant mais petit à petit nous remontons, traversons le chemin forestier puis remontons vers le haut du bois.

Au bout d'un moment Raboliot semble perdu, il cherche et recherche à démêler la piste. Le conducteur nous dit de lâcher les chiens en espérant qu'ils retrouvent et maîtrise le brocard. Dudule, tourne en cercle de plus en plus grand autour de nous quand, tout à coup, il donne de la voix au-dessus de nous. Je regarde vers le bruit et aperçois un chevreuil qui fonce droit sur nous à une vitesse incroyable, je le reconnais d'abord à ses bois. Il nous passe juste à 10 mètres. Une grosse trace rouge sanguinolente marque le haut de ses épaules, c'est bien mon brocard. Fannie et Dudule l'ont pris en chasse. Je tente de suivre la menée en courant. Je rattrape le chemin forestier et le suis, Dudule qui reste muet est déjà loin mais j'arrive à suivre Fannie très en retard qui donne de la voix en poussant. Je ressors du bois puis arrive au passage busé alors que Fannie longe dans le ruisseau mais elle ressort de l'autre côté du cours d'eau et se tait. Le temps de traverser par le passage busé, je l'ai perdu de vue. Je poursuis jusqu'à la voiture que nous avons laissée au coin du champ de maïs et aperçois alors Dudule puis Fannie qui reviennent du haut du champ en longeant la culture. Ils ont perdu le chevreuil, j'examine tout de même Dudule à son arrivée mais il ne présente pas de tache de sang sur son poil. J'appelle le conducteur pour lui dire que j'ai retrouvé les chiens puis je le vois arriver avec Alexandre un court moment après en longeant le lac.

Je vais souvent revenir chasser sur ce secteur sans revoir ce brocard que j'espère encore vivant et en voie de guérison. 

 

Acte II : (4 novembre 2013)  

 

Ce matin, il pleut des cordes et j'ai décidé d'aller chasser le bois du Turc au Butollo comme je le fais 2 ou 3 fois chaque année. Je me gare dans une des allées du bois puis pars à pied sur la gauche du bois pour me poster là où j'ai fléché une chevrette l'année dernière http://(http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/article-une-chevrette-dedicacee-a-vincent-et-eric-10-novembre-2012-112522339.html). Le jour se lève doucement, je suis au bord d'un ruisseau asséché, posté près de quelques grands arbres, la pluie tombe abondement et le bruit des gouttes qui tombent des arbres couvrent les bruits du sous-bois. Il fait maintenant assez jour, je commence mes appels mais ils restent sans réponse. Je me décale de 150 mètres environ et me reposte mais toujours rien, un peu plus loin, alors que je suis en train d’appeler, j'aperçois furtivement un gros putois qui arrive vers moi avant de bifurquer pour rentrer à couvert dans un taillis épais devant moi, le bruit de la pluie a masqué ses petits bons sur les feuilles mortes détrempées et j'aurais pu ne pas le voir si je n'avais pas tourné la tête à ce moment-là. C'est le seul animal que mon Butollo fera venir ce matin, après avoir fait une grande partie du bois en appelant régulièrement, je retourne vers la voiture vers 9h30. Près de la piste, je dérange un vol de palombes posé sur quelques grands sapins. Le soleil est de retour, c'est un temps idéal pour voir sortir les chevreuils à découvert.

Je reprends ma voiture et pars vers la zone de maïs près du lac, alors que je descends vers le lac je constate que les 2/3 du champ qui longe le lac ont été moissonnés et que la parcelle à gauche du ru est entièrement récoltée. J'aperçois également 2 chevreuils au gagnage au bord du lac, au bout de la haie de peuplier qui borde la bande enherbée côté maïs. Ils sont à environ 150 mètres de la route, je poursuis ma route sans ralentir et me gare sous la digue, à l’abri de leurs regards. Je laisse mon Butollo à la voiture et décide de tenter une approche. Vu leur position, j'ai bon espoir qu'il longe le chaume pour venir passer au coin de la digue pour rejoindre les maïs de l'autre côté de la route. Je me dirige donc vers le coin de la digue. 

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je suis la route puis prends le chemin de terre à gauche qui part vers l'angle de la digue. 3 corbeaux picorent les restes de la moisson à 100 mètres dans le champ et je crains que leur fuite me fasse repérer. Ils finissent par décoller et j'espère que les chevreuils que je ne vois pas encore ne se sont pas enfuis. Arrivé derrière la digue je dépasse à peine ma tête pour tenter d'apercevoir les chevreuils mais je ne peux pas les voir d'ici, je m'avance doucement et descends dans le lac partiellement asséché pour avancer doucement et sans bruit vers le départ de la haie de peupliers qui masque ma progression. Arrivé au départ de la haie, je me cale contre un petit peuplier et tends la tête pour voir les chevreuils. Un gros vol d'étourneaux décolle du chaume et j'aperçois les têtes des 2 chevreuils qui arrivent droit sur moi au galop par la bande enherbée. Je me positionne bien à couvert, à mi-pente du talus du lac, pour ne pas être vu et me prépare mais, à 40 mètres environ, les 2 chevreuils stoppent net et commencent à remonter vers le reste du champ de maïs au sommet du champ. Ils regardent un moment le vol d'étourneaux qui tourne et retourne avant de se reposer.

La chevrette en tête s'avance de 20 mètres environ dans le chaume mais le second chevreuil qui semble être un jeune brocard sans bois ne bouge pas. Une tache sombre m'intrigue sur ses épaules et je me mets à repenser à ce brocard que j'ai blessé il y a plus d'un mois. C'est peut être lui qui a perdu ses bois, il serait donc toujours vivant. Je pense les voir remonter tous les 2 et je ne peux pas approcher sans être vu mais tout à coup, le brocard reprend sa course en longeant la bande enherbée et la chevrette fait demi-tour pour le rejoindre. Ils arrivent tous les 2 droit sur moi au galop avant de se planter plein travers à 15 mètres environ. Ils regardent en arrière et j'en profite pour armer mon arc et aligner rapidement ma visée sur le brocard qui est plus proche de moi que la chevrette. Au moment où je décoche, le brocard retourne la tête, aperçois le mouvement et tente de démarrer mais ma flèche est déjà là et le frappe à la base du coup pour ressortir au niveau de l'omoplate opposée. Le brocard s'effondre sur place et tente de se relever en se plaignant. La chevrette démarre en trombe et s'éloigne en direction du bois au loin sans s'arrêter.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je me rapproche rapidement pour l'achever, ma flèche restée en travers s'est cassée lors de la chute de mon brocard. Un sang noir s'écoule abondamment de l'entrée de ma flèche.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

C'est bien le brocard que j'ai tiré le 21 septembre, il a perdu ses bois, la plaie est en voie de guérison mais est encore bien ouverte.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Lors du dépeçage, je constate que le chevreuil possède un énorme abcès de la taille d'une mandarine à la pointe avant du sternum et une chaîne d'abcès de 3 à 4 cm de large qui remonte de ce gros abcès en suivant les côtes jusqu'à la plaie du dos. Un des poumons collé aux côtes semble mort. Le chevreuil semble avoir pas mal souffert de ma première flèche. Je suis vraiment content d'avoir pu le flécher. C'est mon 100ième chevreuil prélevé à l'arc et un grand souvenir de chasse. 

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Alex

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 22:01

Ce soir, en sortant du boulot, je retourne sur mon site de chasse favori sur Labéjan. Je me gare au pied de la digue du lac puis me prépare, j'enfile ma tenue camo et attrape mon arc puis pars en remontant la route vers la ferme pour rejoindre la petite parcelle de maïs où le brocard s'est joué de moi lors de ma dernière sortie. Je jette tout de même un coup d’œil le long du ru entre les 2 parcelles de maïs puis au premier passage de canon et aperçois un chevreuil au gagnage au milieu du passage à 100 mètres de la route environ. Ce soir le vent est soutenu et souffle dans le sens opposé à d'habitude (vers le lac). Les conditions sont idéales pour réaliser une approche. Je quitte la route, franchit le fossé puis le petit talus du champ et me colle contre la culture sur la gauche du passage. Le chevreuil est toujours là, entrain de brouter.

 J'analyse rapidement la situation et décide de tenter une approche par le côté droit du passage, je traverse rapidement le passage sans être vu puis rentre dans le premier sillon. J'avance ainsi à couvert mais à l'aveugle sur environ 40 mètres assez rapidement en profitant du vent qui fait claquer les feuilles de maïs et couvre le bruit de ma progression.

J'arrive dans une zone où il manque une dizaine de pieds de maïs sur le côté gauche du sillon, je profite de cette fenêtre pour me pencher doucement pour tenter d'apercevoir le chevreuil mais ce dernier n'est plus là. Soit il m'a entendu et s'est enfuit soit il est rentré en mangeant dans la culture et risque de ressortir rapidement. Je décide de tenter ma chance, je ressors sur le passage de canon et avance tranquillement en collant le côté gauche quand ta tête du chevreuil ressort du maïs à 20 mètres environ. Je me plaque contre le maïs et attends. La chevrette s'avance au milieu du passage en broutant. Puis reste un moment à écouter sans bouger avant de bifurquer pour venir droit sur moi d'un pas calme. Elle s'arrête de temps en temps pour brouter ou se lécher le dos. Elle est maintenant à environ 10 mètres de face et marque une pause. Elle tourne la tête en arrière, j'en profite pour armer et reste coller au maïs. Elle reprend sa marche puis bifurque à nouveau à 8 mètres environ, comme pour rerentrer dans le maïs. Elle s'arrête, plein travers, avec la tête dans le maïs. C'est un cadeau, je fais rapidement un pas pour me retrouver au milieu du passage tout en ajustant ma visée au défaut de l'épaule et décoche. Ma flèche traverse la chevrette et se fiche au sol. La chevrette fait volte-face, le sang coule très abondamment du trou de sortie situé au ras du sternum à environ 20 cm derrière le coude. La chevrette fonce dans le maïs et disparaît dans un grand fracas de feuilles qui claquent et de pieds de maïs qui craquent.

Le calme revient rapidement. Confiant, je m'avance rapidement vers la zone du tir, une grosse tache de sang marque au sol l'endroit où se trouvait la chevrette et du sang a été projeté sur 2 mètres environ.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Ma flèche est fichée au sol et couverte de sang.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je la récupère puis jette un coup d’œil aux premiers indices, une feuille de maïs tachée de sang présente quelques poils de mon chevreuil.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je jette ensuite un coup d’œil à l'entrée du chevreuil dans le maïs. Le sang au sol est bien visible et la recherche semble facile.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je m'avance donc dans le maïs, il y a beaucoup de sang au sol mais aussi très régulièrement sur les pieds de maïs et je progresse rapidement.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Après environ 20 mètres, la piste bifurque brutalement à gauche et suit un sillon de maïs, le sang est très marqué au sol et le suivre est toujours aussi facile.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je retrouve, à environ 20 mètres plus loin, mon chevreuil mort sur la gauche du sillon. C'est une jeune chevrette de l'année dernière. Elle est déjà en poil d'hiver.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Ma flèche est rentrée pile au défaut de l'épaule et ressort là où je pensais, en arrière du coude. Au dépeçage, je constaterai que j'ai traversé le cœur et que ma chevrette porte 2 canines bien développées (fleurs de lys).  

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Il est encore tôt, la chasse n'a pas durée 10 minutes, je décide de continuer à chasser un peu en attendant la nuit. Je suis donc mon idée première, après avoir mis la chevrette dans le coffre de ma voiture, je remonte vers la ferme pour chasser la petite parcelle de maïs. Le vent étant opposé au sens habituel, Je vais attaquer la descente en longeant le maïs côté colza et non côté bosquet. J'avance tranquillement sans voir de chevreuil puis arrivé au fond de la parcelle, je bifurque et suis la culture doucement quand un aboiement me fige sur place. Un chevreuil démarre, j'arme mon arc mais il surgit du maïs bien trop loin et bien trop vite. C'est le brocard que je cherchais, il fonce vers le grand bois qui couvre le penchant à ma droite et disparaît rapidement à couvert.

Je reprends ma progression lente mais pas d'autre chevreuil dans le secteur, je décide de rejoindre un autre bosquet un peu plus loin et de le longer pour remonter vers la route côté tournesol. Une haie en L part du grand bois sur environ 40 mètres puis bifurque pour rejoindre le bas du bosquet suivant. Un aboiement de chevreuil retentit derrière la haie sans que je puisse le voir. Je rejoins cette dernière et décide de la loger du côté droit. J'avance tranquillement et péniblement dans un labour. A 100 mètres plus loin environ, un beau brocard surgit de l'autre côté de la haie à 3 ou 4 mètres à ma gauche, il s'était gîté dans cette dernière. On dirait le brocard de tout à l'heure mais sa fuite rapide ne m'a pas laissé vraiment le temps de l'admirer.

Je poursuis, un peu plus loin, à 35 mètres environ du coin du bosquet, la bordure du bois est rentrante et un bout de haie poursuit l'angle du bosquet. Un gros lièvre est assis au bout de ce morceau de haie. Il m'a vu mais reste figé. Je tente une approche pour m'amuser. Je suis doucement la bordure du bois et le bout de haie finit par me cacher aux yeux du lièvre, j'en profite pour avancer à couvert mais arrivé au bout de la haie, le lièvre n'est plus là, je remonte vers la route en longeant le bois. Pas de chevreuil mais j'aperçois furtivement le lièvre qui se débine dans la culture, arrivé à la route je redescends vers la parcelle où j'ai fléché ma chevrette. Je longe la parcelle en jetant un œil sur les passages de canon mais pas de chevreuil. J'arrive au bord du ru et le longe doucement quand j'aperçois à 150 mètres environ un chevreuil qui sort de la parcelle de droite pour s'avancer vers le ru. Je me fige contre la maïs, le chevreuil disparaît derrière un morceau de haie qui borde le ru. Je presse le pas et rejoins le bout de haie, traverse le fossé puis longe doucement la haie. Mon décocheur est accroché, je m'attends à voir le chevreuil d'un moment à l'autre, j'avance tout doucement en calculant tous mes pas mais alors que j'arrive au bout du bout de haie, je ne vois toujours pas de chevreuil. Brusquement, un mouvement me fige sur place, le chevreuil était juste derrière un buisson à 35 mètres environ. Curieux et ne m'ayant pas clairement identifié, il vient vers moi et se plante à moins de 20 mètres derrière un gros arbuste touffu. C'est une chevrette. Je l'aperçois tout juste au travers des branchages. Il regarde vers moi, nous restons ainsi plusieurs minutes à nous observer puis je décide, perdu pour perdu, de tenter une approche très très lente. Je bouge avec une infinie lenteur et marque une pause à chaque petit pas quand un second chevreuil surgit du maïs à 40 mètres environ. C'est un chevrillard, il se fige et regarde vers moi.

Je suis à découvert sur la bande enherbée et ne peux plus bouger sans provoquer sa fuite. Le temps passe, les 2 chevreuils m'observent, le moment semble interminable.

Tout à coup, la chevrette devient nerveuse, elle s'agite puis franchit le ru d'un bon, j'arme mon arc alors  qu'elle s'arrête contre le maïs à 12 mètres environ. Elle regarde le chevrillard et ne s'occupe pas de moi. Je prends la visée mais alors que je m'apprête à décocher. Elle repart  au galop, en sens inverse, sans regarder vers moi et retraverse le ru pour foncer dans le maïs, le chevrillard l’imite et rentre aussi à couvert. Je retraverse le ru et longe le maïs à ma droite, le ru est maintenant longé par une haie qui s'interrompt au bout de la culture, près d'un bois au niveau d'un passage busé qui permet de traverser le ru. J'arrive au bout de la haie quand j'aperçois une chevrette au gagnage au bord du champ de maïs de gauche. Impossible de l'approcher en traversant le ru sans être vu. Elle est de cul à 100 mètre environ. Je fais rapidement demi-tour et retraverse le ru à l'autre bout de la haie puis reviens vers le chevreuil en longeant le maïs. Arrivé au coin du maïs, je me cale et observe la chevrette qui regarde fixement devant elle en tournant le dos au maïs, elle est plein travers à environ 80 mètres. Impossible de l’approcher, le vent est tombé et les feuilles de maïs sèches m'interdisent une approche dans la culture. Je décide d'attendre, la chevrette semble de plus en plus inquiète et finit par démarrer pour longer le maïs et venir droit sur moi mais rapidement elle biaise pour s'éloigner et rejoindre la bordure du bois. Elle s'arrête plusieurs fois pour regarder au loin. Elle est à 30 mètres, j'arme mais elle est trop loin, j'espère encore mais elle repart et s'éloigne encore et arrive à 50 mètres environ au bord du bois, marque un arrêt puis franchit le ru d'un bon et disparaît dans le sous-bois. Je désarme et pars me poster au pas de course, au coin du bois, au départ d'un chemin de débardage et attends un peu mais la nuit tombe doucement et le chevreuil ne ressortira pas. Je rentre.

 

Alex

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:22

Ce soir, je pars chasser autour du lac entouré de maïs sur Labéjan. Le vent est soutenu et va faciliter l'approche. Je gare ma voiture sous la digue et décide de faire un grand tour sur le territoire avant de revenir chasser les maïs. Je remonte la côte qui monte vers la ferme tout en jetant un coup d’œil dans les passages de canons de la parcelle de gauche. Arrivé au sommet de la côte, je laisse le chemin qui part à droite vers la ferme et escalade le talus pour atteindre un champ travaillé. Un rapide coup d’œil sur les environs mais pas de chevreuil. Je me dirige donc vers une petite parcelle de maïs toute en long qui redescend en longeant un bosquet sur sa gauche et un champ de colza à sa droite. J'y ai vu une chevrette et ses 2 chevrillards il y a quelques temps. Je longe le haut de la culture et regarde dans les 2 passages de canon mais pas de chevreuil, je fais donc demi-tour et descends entre le bois et le maïs. J'avance tranquillement, le vent souffle vers le bois. J'arrive sans voir de chevreuil au bout de la parcelle et biaise un peu à l'intérieur de la culture pour éviter une zone de mouillère au coin du champ. Je commence ensuite à longer le bas du champ quand un beau brocard surgit des herbes hautes, à moins de 10 mètres de moi, juste contre le maïs et fonce dans la culture en aboyant. Je reste immobile au cas où sa curiosité lui ferait faire demi-tour mais il baise vers le milieu du champ comme pour traverser le champ de colza.

Le temps passe, le brocard ne sort pas du champ et cesse d'aboyer, je reprends ma progression. Au coin du maïs, je remonte au travers le colza pour rejoindre le chemin de crête que je longe ensuite sur plusieurs centaines de mètres tout en surveillant les alentours. Je le quitte pour rejoindre une petite parcelle de tournesol en contre bas qui s’imbrique dans un bois. Pas de chevreuil, je pars vers une grande prairie qui borde le grand bois du coin mais toujours pas de chevreuil, je longe donc le bois pour revenir vers les maïs et arrive sans voir d'animaux au départ du lac que je me mets à longer.

Alors que j'arrive à 40 mètres environ du coin du maïs qui borde la rive du lac jusqu'à la route, j'aperçois à 150 mètres environ, un chevreuil qui sort du maïs sur ma gauche. Je passe rapidement sous le talus du lac qui est presque à sec et avance baissé derrière ce talus qui me cache aux yeux du chevreuil. Je le surveille un peu tout en avançant. Il s'est figé et semble regarder vers moi. Je passe l'angle de la culture et perds de vu le chevreuil caché par le maïs puis remonte sur la bande enherbée qui longe le lac et avance jusqu'au coin du champ. Le chevreuil que j'ai perdu un instant de vue a disparu. Le vent latéral souffle vers le maïs.

Je tente tout de même une approche, je remonte doucement en longeant le maïs dont la bordure n'est pas régulière, des zones où le maïs n'a pas poussé creuse par endroit le bord de la culture. En arrivant près de l'endroit où se tenait le chevreuil, un léger bruit dans la culture me fait stopper net et, tourné vers le maïs, je cherche du regard la cause du bruit quand du coin de l’œil, j'aperçois un mouvement sur ma gauche. Je tourne doucement la tête et aperçois une chevrette qui vient droit sur moi entre 2 rangs de maïs. Je suis en plein milieu d'une zone où le maïs n'a pas poussé qui avance dans la culture. Je suis à découvert et ne peux plus bouger sans être vu. Je décide de ne pas bouger de place et de laisser venir la chevrette. Elle n'est qu'à 12 mètres environ et avance doucement et s'arrêtant régulièrement. Elle s'arrête un moment à 10 mètres environ de 3/4 face et tourne la tête pour se lécher le pelage au niveau de l'épaule opposée à ma position. J'en profite pour armer mon arc et tenter de prendre la visée mais les pieds de maïs assez serrés ne laissent qu'une fenêtre de tir réduite. Je décide d'attendre pour tenter un tir, la chevrette finit par reprendre son chemin qui la rapproche de moi. Pas à pas, elle se rapproche du bord de la zone sans maïs et donc risque de me repérer à tout moment. Je la suis dans mon viseur. Il me faut prendre la prochaine occasion de tir, 10, 9, 8... 7 mètres, la chevrette se présente pratiquement de face au bord du maïs. Son poitrail est dégagé, mon pin's se place sur l'avant de son épaule droite et je décoche.

A l'impact, la chevrette fait volte-face et sort du maïs pour courir à découvert le long du champ. Une partie de son estomac sort en arrière de son sternum. Sa course semble désordonnée. A 40 mètres environ, la chevrette bifurque à 90 ° et fonce dans le maïs dans un fracas impressionnant. Un second chevreuil sort brusquement du maïs et traverse le champ travaillé à la course pour disparaître un peu plus loin derrière le relief du terrain. Les pieds de maïs claquent sur place ce qui me fait penser que mon chevreuil est déjà au sol. Le bruit cesse rapidement. Je m'avance tranquillement vers la zone du tir où je vois déjà le premier sang à l'endroit où se trouvait la chevrette. 

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Ma flèche est fichée au sol un peu plus loin. 2 mètres plus loin, 2 pieds de maïs sont maculés de sang. Cette piste très abondante me fait penser à une flèche de cœur.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Le long du maïs, la piste est impressionnante et visible sur au moins 20 mètres, de grosses giclées sont reliées par de grosses gouttes de sang.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Je ne vais pas plus loin et pars chercher Hémo à la voiture pour le faire travailler un peu bien que je n'ai pas besoin de lui pour retrouver mon chevreuil mais il me faut le faire travailler un peu pour qu'il ne perde pas les bonne habitudes. Je retourne donc à la voiture à 300 mètres environ et tombe sur mon ami Patrick qui est venu chasser ce soir, je lui ai cédé 2 de mes bracelets pour qu'il puisse chasser sur Labéjan car cette année, il n'a pas de bracelet chez lui. Nous discutons un peu puis Patrick repars chasser dans les maïs sous la digue du lac alors que je pars, avec hémo, faire ma recherche. Hémo comme à son habitude est surexcité et tire comme un fou sur sa longe, je dois le freiner sans cesse, "doucement hémo, doucement...". En arrivant au premier sang, j'ai toutes les peines du monde à lui faire prendre la piste qu'il finit par prendre mais il la perd rapidement et je le retiens un moment pour qu'il se calme un peu en insistant : "le sang hémo, le sang..." Il finit par suivre tant bien que mal la piste mais le vent est face à nous et l'odeur du chevreuil lui parvient aux narines, il prend rapidement la solution de facilité et prends le vent, nez en l'air. J'ai beau insister, rien à faire, nous longeons rapidement le maïs puis rentrons près de l'endroit où le chevreuil était rentré. Quelques pieds de maïs sont maculés de sang.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

J'aperçois rapidement le chevreuil qui n'a pas fait 5 mètres dans le maïs et Hémo après avoir tourné un peu le repère aussi et commence à lécher le sang qui coule au niveau de l'entrée de la flèche. A 3 mètres du chevreuil, un peu plus a en avant dans le maïs, un gros rond de sang marque le sol, c'est là que la chevrette est tombé puis a du se relever pour retomber presque de suite où elle se trouve maintenant.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Je pars examiner mon chevreuil, un gros doute m'envahit tout à coup, ma chevrette possède 2 petites bosses sur la tête semblables à la poussée des bois chez les chevrillards mâles. Je vérifie entre les pattes arrières et confirme ma première impression c'est bien une chevrette. Hémo est tout content mais moi beaucoup moins de son travail. J'ai retrouvé mon chevreiul mais je n'avais pas trop de doutes sur l'issue de la recherche mais depuis qu'Hémo est resté 15 jours en vacances à Justian pendant mon séjour en Corse il a pris l'envie de chasser plus que de rechercher sur des pistes de sang et multiplie les fautes en recherche, j'ai de plus en plus de mal à lui faire confiance.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

J'appose le bracelet puis ramène Hémo et ma chevrette à la voiture avant de repartir faire un petit tour avant la tombée de la nuit. Je ne verrai pas d'autres animaux. Ma flèche, comme je le pensais a traversé le cœur, entrée en haut du cœur et sortie à la pointe, ma chevrette a fait environ 40 mètres. 

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Alex

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 21:11

Acte I : (23 septembre 2013)

 

Ce soir, je décide de changer de stratégie de chasse, j'ai remarqué que les chevreuils sortaient du bois du Turc dans la soirée puis venaient manger dans la luzerne un peu avant la tombée de la nuit après avoir traversé le tournesol. Je décide donc de me poster un petit moment dans le bois près de la lisière puis de quitter mon poste 30 minutes avant la nuit pour chasser à l'approche la bordure des tournesols, côté luzerne.

Je me gare donc dans la première allée du bois du Turc, près de la barrière puis reviens à pieds vers la route, la longe vers la gauche pour rejoindre le champ de tournesol en long qui borde le bois du Turc de ce côté. Je remonte doucement le long du fossé qui borde le bois mais pas de chevreuil ce soir dans le secteur. Au bout des tournesols, je rentre dans le bois pour rattraper le sentier qui longe la lisière et ressors un peu plus loin dans le pré enclavé dans le bois. Je remonte alors tout en haut du pré pour atteindre un chemin forestier qui remonte vers le grand champ de tournesols. Un peu plus loin sur le chemin, je prends à gauche pour remonter un talus assez raide par une belle coulée propre et rejoins un angle rentrant du bois. Je jette un coup d’œil sur le tournesol sans sortir du bois puis me faufile doucement dans la végétation pour rejoindre une ancienne palombière perchée, à 15 mètre du sol environ, au bout de 4 pylônes. Je profite du chemin forestier arrivant à cette cabane pour avancer sans trop de bruit quand je surprends 2 chevreuils, chevrette et chevrillard, qui étaient couchés dans une touffe de fragon sur ma gauche à moins de 15 mètres. Je me fige mais les animaux détalent et disparaissent en contrebas dans les taillis, j'ai le vent dans le dos.

Je prends une coulée qui revient vers les tournesols et me poste un moment au pied d'un arbre, le vent latéral souffle de ma gauche. Le temps passe et rien ne vient, vers 19h45, je décide de ressortir du bois pour tenter une approche dans les tournesols. Je ressors du bois et me dirige vers la luzerne quand j'aperçois, à environ 200 mètres, un chevreuil au gagnage au bord du dernier bosquet. Le vent souffle des tournesols vers les bosquets et le terrain descend puis remonte vers le bosquet. L'approche directe est impossible. Je décide d'avancer doucement dans le tournesol pour rattraper la crête qui rejoint le haut du bosquet pour tenter de rejoindre le haut du bois à environ 30 mètres du chevreuil mais alors que je m'avance dans le tournesol, un beau brocard sort des tournesols dans un angle rentrant de la culture à moins de 100 mètres devant moi. L'approche est beaucoup plus facile et je décide de changer de cible. Je me décale un peu sur ma gauche dans une zone où les tournesols sont plus espacés pour pouvoir avancer sans bruit au milieu de leurs feuilles sèches très bruyantes.

J'avance doucement alors que le brocard avance tranquillement et biaise pour rejoindre la bordure des tournesols. Petit à petit j'arrive à une dizaine de mètres de la bordure sans être repéré. Le chevreuil arrive tranquillement en broutant dans la luzerne. Je l'attends dans une trouée entre les pieds de tournesol, pas à pas, il se rapproche pour me passer à 10 mètres environ. Mon cœur se met à battre plus fort et je souffle un bon coup pour me calmer. Il y est presque, j'arme mon arc, le brocard passe sa tête et son coup dans la trouée et s'arrête. La zone vitale est cachée par les tournesols. Il faut qu'il fasse encore un pas, juste un pas mais, tout à coup, il franchit la trouée d'un bon puis se remet à avancer tout en broutant. Je l'attends alors à la trouée suivante mais encore une fois il la franchit d'un bon. Il ne me reste plus qu'une trouée pour espérer tirer, je désarme. Je me décale un peu sur ma droite et me rapproche un peu de la bordure de la culture puis me cale pour l'attendre. Je suis prêt, il arrive, j'arme mon arc mais cette fois il passe la trouée au petit trot et s'arrête juste derrière comme si il savait ce que je préparais et qu'il se moquait de moi. Le brocard rentre en bordure des tournesols pour brouter quelques feuilles encore vertes. Il est à 10 ou 12 mètres mais impossible de tirer, il est trop masqué par les pieds de tournesol.

Il reprend sa marche en direction du coin de la culture situé à 30 ou 40 mètres plus sur ma droite. Je décide de tenter un contournement pour l'intercepter. Je m'éloigne de la bordure en longeant un rang du champ de  tournesol mais avancer sans bruit est très compliqué et les feuilles sèches crissent par moment en touchant mes vêtements. Je perds rapidement le brocard de vue et lui tourne le dos. Je ressors à 50 mètres environ sur la bordure du champ et reviens doucement vers l'angle de la culture mais le chevreuil s'est volatilisé. L'autre chevreuil au bord du bosquet n'est plus là non plus.

Il fera vite nuit, je décide de retourner vers le champ de tournesol tout en long qui borde le bas du bois du Turc jusqu'à la route. Je longe le bois et traverse le ruisseau puis rattrape le pré enclavé dans le bois avant de reprendre le petit sentier qui longe la bordure. La luminosité sous-bois est déjà trop faible pour tenter un tir et presque pour apercevoir un chevreuil. Je presse le pas et rejoins le bout de la parcelle de tournesol. 2 chevreuils démarrent devant moi et rentrent au bois. La nuit s'installe rapidement et je presse le pas pour rejoindre la voiture.

 

ACTE II : (1 octobre 2013)

 

Ce soir, je retourne au bois du turc bien décidé à revoir ce beau brocard qui s'est joué de moi la semaine dernière. Je vois cette fois changer de stratégie. Le vent souffle vers le bois, je décide de me poster dans le tournesol sur un point haut pour surveiller le mouvement dans la culture mais je suis obligé de rester bien en arrière par rapport à l'endroit où j'ai vu le brocard l'autre soir pour que le vent qui biaise un peu vers le bas du bois mais souffle par moment vers la lisière sur ma gauche ne me fasse pas repérer et empêche les chevreuils de sortir du bois.

J'avance doucement dans les tournesols en faisant de petites pauses d'observation puis finis par me poster à 40 mètres environ du bord du bois près de l'endroit où j'ai manqué une chevrette l'autre jour et à environ 150 mètres de l'endroit où est sorti le brocard la semaine dernière. Je surveille régulièrement le vent, le temps passe mais aucun chevreuil ne se montre. Tout à coup, un léger bruit dans mon dos me fait tourner la tête. Un lièvre arrive et se plante à 10 mètres sur ma droite puis il m’aperçoit et redémarre pour disparaître dans la culture.

Tout est calme, si ce n'est quelques petits passereaux qui passent et repassent près de moi où le cri des geais dans le bois par moment qui me font espérer un peu de mouvement. Le jour commence maintenant à décliner, il est 19h45, ma patiente est mise à rude épreuve et je décide de quitter mon poste. A peine ai-je fait quelques pas qu'un lièvre démarre à 70 mètres devant moi dans le tournesol et disparaît rapidement. J'avance doucement, quand, alors que je viens juste de passer un angle rentrant du bois qui me cachait la bordure des tournesols sur ma gauche, j'aperçois une tache sombre qui me fait immédiatement penser à un chevreuil à environ 100 mètres sur ma gauche près de la lisière du bois. Je tente une approche, tout doucement, je vais à la rencontre de cette tache sombre, je slalome entre les pieds de tournesol en les écartant de temps en temps pour ne pas les toucher avec mon pantalon. Je surveille également le sol et calcule chaque pas pour éviter de faire du bruit tout en surveillant la tache sombre qui reste parfaitement immobile.

Je gagne lentement du terrain et finis par confirmer mon impression, c'est bien un chevreuil, son cou et sa tête sont cachés derrière les tournesols mais le reste de son corps se dessine parfaitement. Il est plein travers et ne bouge toujours pas, à une trentaine de mètres, j'aperçois maintenant un morceau de bois qui dépasse des tournesols. J'essaie d'avancer tout en gardant le bouquet de tournesols qui masque sa tête dans le bon alignement pour ne pas être repéré. Arrivé à 10 ou 12 mètres, j'arme doucement mon arc, me baisse légèrement pour voir sous les têtes de tournesol, prends la visée et décoche. L'impact retentit, le chevreuil démarre en trombe et fonce à travers le tournesol. Je le perds de vue au bout de 30 mètres de course environ puis je l'entends rentrer au bois avant un gros raffut qui semble faire du sur-place dans le bois. Ma flèche me semblait un peu en arrière mais ce bruit est caractéristique d'un chevreuil qui se débat au sol. Je suis confiant. Je m'avance pour chercher ma flèche et la trouve rapidement. Je la plante au sol puis cherche un peu pour voir si je trouve du sang et effectivement la piste semble bien marquée.

Je fais demi-tour et ressors des tournesols dans la luzerne pour contourner le champ et aller chercher Hémo à la voiture. Je reviens un peu plus tard avec lui en longeant le bois quand, tout à coup, il insiste pour rentrer au bois, il ne me semble pas être encore arrivé à l'entrée du chevreuil mais je le suis un peu quand une forte odeur de sanglier me parvient aux narines alors que nous suivons une belle coulée dans les fragons. Je rappelle Hémo, nous ressortons du bois puis repartons en longeant la lisière, cette fois je rejoins ma flèche et commence ma recherche. "Le sang Hémo, le sang...". Hémo tourne et retourne sans prendre le sang, j'insiste un moment et le remets plusieurs fois sur le départ en contrôlant le départ de la piste puis Hémo finit par prendre la voix en tirant sur sa longe comme un fou, je le suis en regardant au sol, effectivement, il suit bien le sang. Un peu plus loin nous rentrons au bois par une grosse coulée et j'aperçois le chevreuil couché à quelques mètres sur ma gauche. Hémo lui dans sa précipitation habituelle a pris tout droit. Il va tourner un bon moment avant de revenir sur ses pas et de trouver le brocard. Je félicite un moment Hémo puis appose mon bracelet.

C'est bien le brocard que je cherchais, il port 6 pointes classiques et 2 pointes à l'intérieur des bois dont une à peine voyante. Ma flèche rentre bien un peu en arrière dans la cage thoracique mais ressort au défaut de l'épaule. Les 2 poumons sont touchés, il a parcouru environ 60 mètres. Il ne me reste plus qu'à charger mon brocard sur l'épaule et à rentrer alors que la nuit tombe. 

Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013

Alex

 

Trophée :

Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013
Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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