Ce matin, nous avons rendez-vous à 6 heures sur une grande propriété agricole qui élève des bovins pour chasser le capibara. Cet animal est visible surtout le matin au lever du jour et le soir et la nuit dans les zones chassées. Le réveil sonne vers 5 heures, nous nous préparons puis nous nous retrouvons devant un petit déjeuner avant de partir pour la zone de chasse. Nous arrivons sur place alors que le jour commence tout juste à se lever. Nous passons le portail d'entrée puis faisons le tour des bâtiments à la recherche du propriétaire sans le trouver. Nous tombons sur un de ses employés et discutons un peu avec lui. Nous nous garons près des bâtiments puis décidons de partir chasser sans attendre plus car le jour se lève de plus en plus.
Nous formons 2 binômes, je pars avec Christophe. J'ai pris ma caméra GOPRO que j'ai fixée sur le côté gauche de ma tête. Nous nous avançons derrière les bâtiments dans une prairie vallonnée. De chaque côté de la bute un petit marais couvert de moucoumoucous délimite le bas de la pente. Xavier et Olivier prennent un côté et nous l'autre. Il fait beaucoup de vent ce matin, il facilitera nos approches. Le ciel est couvert et je pense voir tomber rapidement la pluie. Je m'approche doucement du marais sans rien voir.
En arrivant juste au ras du marais, j'entends quelques cris caractéristiques du capibara et entends quelques animaux plonger sans pouvoir les voir dans la végétation très épaisse. Christophe reste derrière en observateur. Je suis tout doucement le bord du marais, Un gros oiseau ressemblant à un faisan décolle du sommet de la butte pour disparaître dans les moucoumoucous. Christophe me suit à distance mais j'arrive au bout du marais sans voir de capibara.
Nous retrouvons Olivier et Xavier au bout de la bute. Il ont vu un gros caïman mais pas de capibara. Nous n'avons l'autorisation de tir que sur les capibaras. Nous partons tous un peu plus loin pour retenter l'approche. Nous rejoignons un chemin de terre sur lequel de très grosses empreintes de capibaras sont imprimées dans la boue.
Nous longeons le chemin un moment puis nous nous séparons pour aller prospecter deux secteurs bien distincts. Avec Christophe nous prenons à gauche le long d'un petit bois qui surplombe un marais. Nous sommes pour le moment à mauvais vent. Nous avançons ainsi doucement jusqu'à rattraper le bout d'un très grand marais couvert de moucoumoucous et commençons à le longer tout doucement.
Cette fois, le vent est bon, il souffle face à nous. Le léger relief du terrain presque plat suffit à cacher parfois les capibaras. Nous avançons donc prudemment en arrivant en haut des petites buttes. Nous voyons pas mal d'indice de présences, des traces dans la boue du bord du marais et des tas de crottes. Des jacanas se débinent dans les moucoumoucous. Le secteur est parfois chassé à la carabine par Daniel, un ami de Xavier et au fusil par les employés du domaine.
Au bout d'un moment Christophe m'arrête et me montre un grand groupe de capibaras entrain de brouter, à une centaine de mètres, de l'autre côté du marais dans la prairie. Ils sont un peu plus de 15, il me semble.
Il nous faut faire un grand détour de plusieurs centaines de mètres autour du marais pour tenter une approche. Nous nous serrons au maximum contre le marais pour être au point le plus bas et tenter d'avancer cachés par les moucoumoucous qui poussent à 5 ou 10 mètres de la berge. Les capibaras eux sont à mi-pente d'une petite butte et dominent donc le secteur. Ils risquent de nous voir d'un moment à l'autre surtout que certains assis montent la garde pendant que d'autres mangent.
Nous progressons plus ou moins voûtés en fonction de la hauteur des moucoumoucous. Nous surveillons de temps en temps le groupe d'animaux qui est en train de passer derrière la bute. Un peu plus loin, alors que regardons à nouveau nous n'apercevons plus que le dos d'un capibara qui broute en crête. Il relève brusquement la tête. Nous nous baissons mais il ne nous a pas vus. Alors qu'il se remet à brouter nous reprenons notre marche rapide et perdons peu à peu l'animal de vue.
Arrivés au bout du marais Christophe qui a déjà analysé la trajectoire du vent me dit qu'il est dans notre dos mais qu'il souffle en biais vers le marais. Il souffle toujours aussi fort. Il va nous falloir serrer au maximum le bord de l'eau pour ne pas être senti. Christophe me dit d'allumer ma GOPRO pour ne pas oublier de l'allumer le moment voulu.
Nous commençons à avancer tranquillement en suivant le bord du marais en surveillant par moment la butte sur ma droite. Au bout d'un moment, j'aperçois un capibara pas très gros et en averti Christophe. Il est près du bord de l'eau et risque de nous voir car nous sommes à découvert. Je décide donc de continuer mon approche dans les hautes herbes qui borde l'eau. J'avance un petit moment ainsi puis regarde à nouveau. Cette fois c'est un très gros capibara qui est plein travers au bord de l'eau.
Je reprends ma progression mais le perds de vue à cause des herbes hautes. Le téléphone vibre dans ma poche. Quand je regarde à nouveau, il n'est plus là. Je continue à avancer et ralentis en me rapprochant de la zone où étaient les capibaras. Je regarde la butte sur ma droite en espérant voir arriver des animaux au sommet. Je me suis décalé sur la droite des herbes et avance tout doucement quand j'aperçois un gros capibara assis au bord de l'eau derrière les herbes hautes à moins de 10 mètres.
Je stoppe net et me baisse, arme mon arc, me redresse et prends la visée sur le coffre de l'animal. Je n'ai jamais tiré un animal aussi gros dans cette position.
Je décoche, mon encoche lumineuse éprouvée par le séjour en forêt ne s'est pas allumée mais il me semble voir rentrer ma flèche au niveau du coffre. Mon capibara pousse un grognement et démarre en trombe pour foncer droit devant lui dans les moucoumoucous. Un autre capibara plus gros que je n'avais pas vu démarre juste derrière et fonce à 90° du premier pour rentrer lui aussi dans les moucoumoucous.
Je réencoche alors que Christophe me rejoint. Il me félicite pour mon tir mais, au fond de moi, je ne suis pas trop confiant, l'animal est parti dans l'eau et en plus dans les moucoumoucous qui sont très denses. Il n'a pas vraiment vu mon atteinte et me demande des précisions, je lui dis que je pense ma flèche bonne. Alors que nous nous approchons de la zone du tir, il me semble entendre un animal se débattre un très court instant dans l'eau. Je repère la provenance du bruit près d’une petite excroissance dans les moucoumoucous et en parle à Christophe qui pense qu'il s'agit du bruit d'un animal en fuite.
Je reste un moment à écouter puis remonte sur la butte pour voir si un autre capibara ne serait pas derrière puis rejoints Christophe parti voir la zone du tir. Tout à coup, un mouvement se dessine sous la surface de l'eau couverte d'une espèce de végétation épaisse. J'arme mon arc et suis le mouvement quand une tête de petit capibara gros comme un beau ragondin refait surface au travers de la végétation. Christophe qui a armé lui aussi me dit de ne pas tirer. Je pense alors avoir fléché la mère de ce petit et veut le flécher mais Christophe insiste et je laisse ce petit rentrer dans les moucoumoucous et désarme.
Je pars ensuite vérifier mon tir, aucune trace de sang à l'endroit du tir
mais l'empennage de ma flèche dépasse des algues à 3 mètres du bord.
Il ne semble pas y avoir de sang sur les moucoumoucous un peu plus loin. Il me semble voir mon capibara filer droit devant lui, je pense donc qu'il est passé par une ou l’autre des coulées qui se dessinent dans les moucoumoucous en face de moi.
Je demande à Christophe comment faire pour aller le chercher, je pense à une embarcation mais il me dit qu'il va aller le chercher à pied. Je suis très réticent à l'idée de rentrer dans ce marais sans voir où je mets les pieds. Je ne suis vraiment pas fan des eaux troubles dont on ne voit pas le fond mais Christophe se lance et me dit qu'il va se débrouiller seul.
Lâchement, je le laisse rentrer dans l'eau et s'enfoncer doucement dans le marais jusqu'à la taille. Il me fait passer ma flèche cassée juste après les empennages mais encore attenante à l'autre morceau. Une petite trace de sang est présente dans l'encoche lumineuse mais le reste de la flèche a été totalement lavé dans l'eau du marais.
Christophe me dit d'appeler Xavier, c'est ce que je fais, je m'aperçois que c'est lui qui a essayé de me joindre pendant mon approche et apprends qu'Oliver a lui aussi fléché et qu'ils sont en train de chercher le capibara mais la flèche leur semble trop haute, peut être au-dessus de la colonne, et il ne trouve pas une seule trace de sang malgré une fuite sur terre de l'animal. La flèche est graisseuse. J'en averti Christophe qui rentre dans les moucoumoucous et commence à suivre les coulées.
Je l'observe de la berge sans oser me mettre à l'eau. La surface grouille de vie sous les algues, des poissons (je pense) viennent soulever les algues ou faire des remous en surface. Tout à coup, Christophe me crie qu'un jeune capibara de la même taille que celui vu tout à l'heure, lui tourne autour comme s'il était perdu, cette nouvelle augmente mes craintes d'avoir fléché la mère des jeunes.
Christophe cherche depuis un moment quand je l'entends crier et se débattre avec un bruit d'eau. Il vient de se faire attaquer par un nid de guêpes et revient rapidement vers la berge. Il a tenté de les faire fuir en s'aspergeant d'eau. Il souffre beaucoup et se sent mal, il met un moment à revenir à lui et à faire passer la douleur. Je me sens encore plus coupable de le laisser chercher à ma place. Un petit oiseau à tête blanche se pose sur un moucoumoucou coupé par Christophe.
Au bout d'un moment Christophe repart avec mon poignard pour se frayer un chemin. Il décide de chercher plus à droite vers où est parti le second capibara. Xavier me rappelle, ils renoncent à chercher le capibara qui ne semble pas bien touché et viennent nous rejoindre. Je leur explique un peu notre position par rapport aux repères du terrain.
Au bout d'un moment, je les vois passer de l'autre côté du marais et les appelle. Ils m'ont vu et arrivent. Je leur explique la situation et ils partent rejoindre Christophe. Cette fois, j'ai trop honte et prends mon courage à 2 mains et me mets à l'eau. En avançant dans les moucoumoucous, je trouve une sorte d'île enherbée et monte dessus. C'est en fait un sol meuble qui flotte sur l'eau qui bouge sous mes pas, c'est une sensation très étrange. Nous cherchons un moment sans succès et arrêtons les recherches.
Je n'y croyais pas trop de toute façon avant de commencer mais je suis abattu, les doutes sur mon tir m'envahissent. Je viens de perdre mon capibara. Nous vidons nos bottes alors que Daniel, un ami de Xavier qui chasse le capibara à la carabine sur le secteur, arrive avec son pickup sur la butte où j'ai vu passer Xavier et Olivier tout à l'heure.
Nous partons le rejoindre et nous lui expliquons la situation. Nous nous disons que nous reviendrons plus tard pour chercher mon capibara que les urubus trouveront peut-être et nous indiquerons sa position de leur vol tournoyant. Certains volent d’ailleurs au-dessus de la zone du tir mais ne font que passer. Nous partons à nouveau en chasse et formons deux groupes. Un soleil brûlant s'est levé. De nombreux passereaux peuplent cette propriété, l'un d'eux est particulièrement reconnaissable, c'est la sturnelle militaire dont le poitrail rouge métallique flache dans la végétation.
D'autres oiseaux tout noirs, ressemblant à des pies unicolores, volent également dans le secteur, ce sont des anis. Cette fois Christophe a décidé de chasser et, refroidi par ma mauvaise expérience, je me mets plus en retrait. Alors que nous longeons un marais, Christophe repère 2 taches brunes à environ 80 mètres. Nous les observons et concluons qu'il s'agit de zones terreuses mais alors que nous avons fait environ 15 mètres, une tête de capibara se redresse puis une autre.
Nous nous figeons mais sommes à découvert. Les 2 capibaras se lèvent et se tournent vers l'eau. Christophe me dit de ne pas bouger. Nous les observons un moment alors qu’ils partent doucement vers le marais puis tentons de nous approcher alors qu'ils se sont mis à l'eau mais ils sont déjà à couvert.
Nous reprenons notre progression le long du marais. Pas d'autre capibara en vue. Nous retrouvons l'autre groupe et prospectons d'autres coins tous ensemble mais sans succès alors qu'Olivier repars vérifier son tir. Les zébus croisés de gasconnes nous observent. Il est assez amusant de voir que c'est une race de chez nous qui se croise avec les zébus.
Le secteur est très fréquenté, herbe broutée, traces, crottes et îlots mis à nu pars le passage des animaux mais pas de capibara en vue. Après le retour d'Olivier nous reprenons le pickup et partons prospecter plusieurs secteurs sans succès. Nous croisons le propriétaire qui nous indique quelques coins mais nous n'y auront pas plus de réussite. Nous voyons beaucoup d'oiseaux : passereaux, perroquets, hérons, jacanas, urubus... Nous finissons par une zone de marais plantée de grands arbres puis de grands palmiers, sur la rive opposée où Olivier a fléché son capibara. Une bande boisée borde l'eau.
Nous nous avançons doucement vers ces arbres quand des masses commencent à tomber au sol. Ce sont de très gros iguanes, certains tombent juste à côté de Christophe. J'aperçois l'un d'eux se jeter du haut d'un très grand arbre et s'écraser au sol avant de partir à toute pattes, courir sur l'eau pour s'agripper à un autre grand arbre qui pousse au milieu de l'eau et y monter en un éclair pour disparaître derrière le tronc. Nous nous dispersons un peu et longeons le marais quand, alors que Christophe me rejoint, un gros capibara démarre de son gîte sous des branches basses au bord de l'eau et rejoint les moucoumoucous de la berge opposée en quelques bons. Les jacanas se débinent par moment. Les arbres font place à de grands palmiers.
Arrivé au bout du marais, je reviens par la prairie vers la zone des iguanes.
Une buse blanche survole la cime des arbres et provoque le plongeon d'un gros iguane dans le marais. Je retrouve Christophe et nous partons rejoindre Daniel qui nous attend au Pickup. Xavier est parti se reposer un peu et Olivier est à la traîne, je l'appelle et lui dit que nous l'attendons au départ mais nous nous comprenons mal et Olivier pars à l'opposé.
Nous décidons de partir rechercher mon capibara en l'attendant. Les urubus ne semblent pas plus actifs que tout à l'heure. Nous nous approchons un peu avec le pickup puis partons à pied. Christophe qui a trouvé que j'avais tiré très vite me culpabilise un peu en me disant que j'aurais dû m'appliquer plus pour tirer. Son capibara fléché plein cœur en janvier n'avait pas fait 5 mètres. J'étais pourtant sûr que ma flèche était bonne mais les doutes m'envahissent de plus en plus. Daniel et Christophe repartent à l'eau et me dise de les attendre. Je m'assois dans l'herbe sous un soleil brûlant. Mes collègues ont disparu dans la végétation.
Une libellule avec une raie dorée sur le dos me tient compagnie et tourne autour de moi.
Le temps passe et je n'y crois pas du tout quand Daniel nous lance : "Je l'ai trouvé". Il lance un gros crâne de capibara en l'air et je pense à une plaisanterie mais il nous confirme qu'il l'a bien trouvé tout près des restes d'un autre capibara. Nous sommes passés à côté tout à l'heure.
Il est mort où je l'ai entendu se débattre tout à l'heure. Nous cherchions trop à droite. Christophe part l'aider pour le sortir du marais et je finis par les voir arriver avec le capibara gonflé par la fermentation. Il est énorme, il fait environ 65 kg. Je le dégonfle un peu en appuyant dessus et admire cette magnifique bête. Ma flèche était bonne, elle rentre au défaut de l'épaule et ressort un peu plus en arrière du côté opposé. Un pli d'intestin sort par la sortie de flèche. Nous constaterons au dépeçage que la zone vitale (cœur poumon) est très petite par rapport à la taille de l'animal et très avancée derrière l'épaule, le foie lui est assez gros.
Ma flèche passe les poumons et la mort est survenue sur environ 25 mètres. Nous testons les allaites de cette grosse femelle, elle n'a pas de laie, ce n'est donc pas la mère des petits vus tout à l'heure, je suis rassuré, bien que Daniel m'ait affirmé que les femelles s'occupent indifféremment de leurs petits et de ceux des autres. Je remercie vivement Daniel et Christophe sans qui je n'aurais jamais revu mon capibara.
Daniel habitué à chasser cet animal est équipé, il nous passe une sangle possédant une petite boucle pour passer aux dents de devant de l'animal et 2 bandes, de longueurs différentes pour éviter de se gêner en tirant, terminées chacune par une boucle à passer autour du torse en diagonale.
Nous attachons le capibara par les dents et passons les boucles avec Christophe pour tirer la bête jusqu'au pickup. Il nous faudra faire plusieurs pauses car il fait vraiment très chaud et le capibara pèse lourd.
Une fois l'animal chargé, nous partons chercher Olivier qui est revenu aux bâtiments et Xavier qui regarde la télévision avec des ouvriers occupés à leur pause repas. Il est près de midi nous rentrons pour dépecer la bête avant de manger.
Nous commençons par une petite séance photo.
J'ai bien choisi mon endroit au milieu des fourmis rouges et je tente de garder le sourire alors qu'elles me piquent de toutes parts. De vives brûlures s'étalent sur mon corps et je suis obligé d'aller me doucher avant d'attaquer le dépeçage. A mon retour de la douche, je m'occupe de peler mon capibara avec Daniel qui me donne un cours pour peler et vider cet animal que je ne connais pas encore.
Une fois peler, vidé, nettoyé, découpé et mis en sac le capibara est mis au frais et nous partons manger un bout. Alors que nous allons passer à table, j'aperçois à nouveau l'iguane, vu hier, lové sur la même branche qu'hier.
Je le montre à mes collègues qui prennent à le voir. Il faut dire que j'y ai posé les yeux dessus alors qu'il bougeait un peu. Olivier n'est pas en forme. Après un bon repas façon Xavier nous partons nous reposer un peu. Daniel repart avec l'arrière du capibara qu'il a promis de nous cuisiner en confit et en blanquette car il n'est pas seulement un excellent chasseur de capibara mais il est aussi très fort pour le cuisiner. Olivier part se coucher, il a dû faire une petite insolation. La fin de journée sera consacrée à la détente, je vais en profiter pour faire une bonne sieste après avoir préparé le crâne de mon capibara.
En arrivant en bas de chez Xavier, une belle araignée nous attend sur le mur.
Le soir venu, Xavier a invité des amis chasseurs pour manger un bon repas préparé par la femme d'un de ses amis brésilien. La soirée se passera dans une bonne ambiance détendue à écouter les histoires de chasse des uns et des autres. Pendant le repas la mygale du secteur se promène sur le mur puis part se caler sur une poutre à l’affût d'une proie.
Alex