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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:20

Ce soir en sortant du boulot, je pars directement pour mon secteur de chasse sur Traversères. J'arrive sur place vers 18 heures et me change rapidement avant de partir me poster sur une zone très passagère où j'ai vu pas mal d'animaux ces derniers temps.

Je descends vers le ruisseau où se rafraîchissement les vaches et le cheval qui les accompagne. Elles s’affolent un peu à mon passage puis me regardent passer tranquillement. Je passe la clôture électrique puis remonte par une très grosse coulée en biaisant à flanc de coteau pour remonter vers mon poste. La végétation est très sèche et craquante et les feuilles de chêne qui jonchent le sol bruissent comme des chips. Je me positionne rapidement à mon poste sur une zone dégagée des feuilles mortes pour éviter de faire du bruit en bougeant.

Le vent descends du coteau et je surveille prioritairement le haut du coteau mais jette un coup d’œil de temps à autre sur mes arrières car lundi est renard est arrivé dans mon dos. Le temps passe ponctué par les bruissement de feuilles que font les petits rongeurs en se déplaçant, par le vol de quelques merles et d'un pic vert. Au loin les geais se mettent à donner de la voix. Quelque chose doit bouger. Le calme revient puis les geais recommencent à s’exciter mais plus proche de moi pour finir par jacasser au-dessus de moi en crête du coteau.

Puis le calme revient et la luminosité baisse rapidement, rien ne semble vouloir venir. Je décide de quitter mon poste et de partir tenter une approche le long du grillage de la LPO, j'ai une intuition. Je descends rapidement par où je suis venu, traverse le ruisseau puis remonte vers le grillage de la LPO. Je rattrape le chemin de terre qui longe l'enceinte et commence à remonter vers l'angle de l'enclos en essayant de rester silencieux malgré la végétation sèche quand un bruit de pas attire mon attention. Les sangliers ne doivent pas être loin. Ils semblent se diriger vers l'angle du grillage. Je poursuis ma montée. Arrivé à l'angle, la luminosité a bien baissé mais j'y vois encore assez. Je bifurque pour prendre le chemin qui longe la crête au bord du grillage quand un mouvement devant moi m'arrête net.

Ce que j'identifie au départ comme étant un gros sanglier se divise en 2, ce sont 2 bêtes rousses, l'une reste à 17 ou 18 mètres plein travers sur le chemin, l'autre se colle au grillage et vient vers moi. J'avance doucement sur la gauche du chemin et gagne quelques mètres alors que les sangliers sont absorbés par leur repas. Ils fouillent le sol. Tout à coup, le sanglier qui venait vers moi lève la tête. Je me fige mais il regarde vers moi un instant puis se tourne plein travers. Il hésite. Il est à environ 12 mètres et je risque de ne pas avoir mieux comme occasion. J'arme mon arc et vise rapidement avant de décocher. Un impact peu audible retentit. Le sanglier démarre en trombe et se jette dans la pente côté gauche du chemin. Son compère le suit.

La course de l'animal semble désordonnée et je le perds de vue dans la pente puis il me semble l'entendre se débattre puis couiner. Un bruit de pas arrive par la droite vers le grillage, je m'avance un peu vers le trou dans le grillage pour tenter le doublé. Un autre sanglier revient également par ma gauche mais il sort trop loin sur le chemin, 20 mètres environ, il le traverse et semble rentrer sous le grillage puis fait demi-tour comme pour repartir d'où il vient, hume l'air, hésite puis fait brusquement demi-tour et rentre sous le grillage. Il rejoint le reste de la bande dont j'entends un moment les pas mais ils semblent redescendre.

Le calme revient. La nuit noire est tombée, un beau clair de lune éclaire le paysage nocturne. J'allume ma lampe et commence par chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol et peu marquée par le sang du sanglier, juste un peu sur les vannes avec de la fibre musculaire. Flèche de cœur où de muscle ? Je cherche en vain du sang sur le chemin puis recoupe un peu plus bas pour tomber sur une piste de sang très abondante et très facile à suivre qui suit un instant la courbe de niveau puis part droit dans la pente Je retrouve mon sanglier à environ 40 mètres du tir. Ma flèche est plein cœur, elle rentre dans la patte avant et sort 15 à 20 cm derrière l'épaule opposée. C'est un petit mâle. Je ramasse la bête et ma flèche laissée sur place puis je rentre à la voiture.

Une soirée sanglier à Traversères, 12 octobre 2011

Alex

 

Atteinte :

Une soirée sanglier à Traversères, 12 octobre 2011

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 16:33

Ce matin, après une nouvelle nuit presque blanche à visionner mes échecs dans ma tête, je me lève vers 6 heures pour aller encore une fois vers le col essayer de revoir un cerf blessé. Je n'ai pas faim et pars à peine en tenue de chasse. Je fais je trajet habituel à la lueur de la lampe et alors que j'arrive au bois au bout du pré en long, un grand cerf se met à bramer à 20 mètres en dessous de moi. Je me fige et attends un peu le cerf monte un moment sur moi puis redescend doucement toujours en bramant mais dans la nuit noire, impossible de le voir. Je reprends ma route. J'ai l'impression qu'un brame vient des fougères au-dessus de la placette enherbée. Avec un peu de chance ce sera le cerf que je cherche.

Le jour se lève alors que j'arrive au col où les chevaux broutent dans les genêts.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

Un brame résonne à nouveau vers les fougères. Je presse le pas et traverse le col puis remonte sous les noisetiers pour redescendre vers les fougères. Cette fois, je vais procéder différemment de d'habitude. Au lieu de m'avancer sur la place enherbée, je descends directement vers le coin des fougères par un chemin enherbée qui longe la clôture électrique qui protège la régénération.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

La végétation m'empêche de voir ce cerf qui brame dans le secteur. Je débouche dans les fougères et l'aperçois, il s'éloigne vers la crête au milieu des fougères à 100 mètres environ.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

Je biaise rapidement pour me coller au bois quand un souffle rauque retentit suivi d'une débandade qui agite les fougères. Une compagnie de sangliers qui mangeait dans les fougères vient de rentrer au bois. Je récupère la bordure du bois et la longe voûté pour me soustraire à la vue du cerf. J'avance le plus rapidement possible tout en restant le plus silencieux pour tenter de rattraper le cerf qui s'éloigne d'un pas nonchalant.

J'arrive derrière un bouquet de houx, le cerf est à 50 mètres quand, tout à coup, il fait volte-face et regarde vers la placette enherbée. Cette ramure, ces 3 pointes au bout du bois gauche, c'est le cerf de vendredi soir, c'est lui que je cherche, de la végétation est encore coincée dans ses bois. La tension monte, il me faut gagner cette fois. Il s'élance au petit trot sur quelques foulées, s'arrête, observe, repart sur quelques foulées, s'arrête, brame puis repart au pas. Je me décale rapidement sur la droite, caché par les houx et m'avance un peu pour me caler à moins de 15 mètres de son passage estimé.

J'arme mon arc, le cerf passe lentement au pas à 12 mètres. Mon viseur se cale et je décoche. Ma flèche passe au ras sous son poitrail. "Mais, ce n'est pas possible, je suis maudit !" Le cerf sursaute de côté puis brame un grand coup avant de se remettre en marche. Je me décale rapidement en réencochant. J'arme et me positionne 20 mètres plus loin. Le cerf s'arrête au bord des genets de 3/4 arrière, il est un peu loin, 25 mètres environ, mais je décide tout de même de décocher. En temps normal, je n'aurais pas décoché mais là... Mon viseur se cale devant le cuissot et je décoche mais au même moment le cerf fait un pas en avant et ma flèche qui pour une fois aurait été bonne vient se ficher à 15 cm de l'anus et ne rentre pas plus loin que les empennages. A l'impact, un bruit de fracture retentit et le cerf s'affaisse un peu du train arrière avant de se jeter dans les genets sur sa gauche. Je le perds de suite de vue.

Je ne l'entends pas non plus. Je n'en peux plus, quand est-ce que ça va s'arrêter? Encore une mauvaise flèche. La colère est si forte que les larmes me montent aux yeux. J'attends un moment et cogite puis je pars chercher les indices. Ma première flèche est introuvable et ce matin, je ne suis parti qu'avec 2 flèches ! Une forte odeur de cerf se dégage des genets où il rentre mais impossible de trouver du sang. Une biche s'élance sur la placette enherbée et saute dans les fougères, dans la pente. Je vais tourner pendant plus de 30 minutes avant de trouver un peu de sang à l'entrée des genêts sur une fougère.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

Puis plus d'une heure pour faire 40 mètres dans les genets en trouvant seulement quelques gouttes de sang. Le sang n'est que sur le sol, pas un seul frotté, c'est curieux vu la hauteur de la blessure. Je perds sa piste un peu avant le chemin qui monte de "Panès". Je casse une branche de genet à chaque goutte de sang puis tente de le recouper sans succès sur le chemin. Je tente de le recouper sur 40 mètres dans les fougères mais impossible de retrouver du sang. Je tombe sur une biche qui me regarde un peu plus bas.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

Quand elle démarre, 3 autres biches surgissent de la végétation et la suivent. Je renonce et remonte sur le chemin puis appelle le conducteur de chien de sang. Il va venir en début d'après-midi. J'appelle Patrick qui vient me chercher au bout du chemin à "Panès". Je descends à sa rencontre. Je suis complètement abattu, démoralisé et ne peux m'empêcher de penser que ce cerf est encore perdu. Mon seul espoir est une atteinte à la fémorale où que le cerf finisse de s'enfoncer la flèche.

Je n'ai pas le courage de manger ce midi et le temps me semble long. Le conducteur m'appelle enfin il va arriver. Nous partons à sa rencontre puis nous allons nous garer dans le dernier virage du chemin pour finir à pied jusqu'à la placette enherbée. Il fait très chaud, les teckels (Rabolio et Fannie) et l'herdale terrier (Dudule) souffre beaucoup. Nous faisons plusieurs pauses en montant et il nous faut faire boire et rafraîchir les chiens en arrivant en haut.

Rabolio ne semble pas vouloir prendre de descente sous le chemin et je vois déjà une recherche avortée avec cette chaleur. Je conduis Rabolio et son maître au premier sang mais là encore Rabolio ne semble pas vouloir prendre le sang, ni le sang dans l'herbe marqué de 2 battons. Rabolio tourne et retourne dans les fougères et les genets alors que j'attends avec Dudule et Fannie en me rongeant les sangs quand, d'un coup, il prend la piste et suit parfaitement mes repères dans les genets. Je pars sur le chemin et attends de les voir traverser mais à l'endroit où je perds le sang Rabolio bifurque à 90° et longe à 30 mètres au-dessus du chemin puis il descend, traverse le chemin et prend la descente dans les fougères. Il tire sur sa laisse, sûr de lui. Et nous commençons à trouver du sang. Patrick est parti se poster sur une refuite possible avec sa 270.

Nous descendons droit vers le ruisseau et nous trouvons de plus en plus de sang haut sur la végétation quand, tout à coup, Rabolio se met au ferme sur un roncier. Le conducteur me dit : "Il est là ton cerf" mais j'ai du mal à y croire, les ronces sont trop basses. Il prépare sa carabine et me demande de lâcher les chiens. Je m'exécute mais ces derniers contournent le roncier et cherchent un peu sans succès puis nous les rappelons. Je me rapproche et trouve un gros morceau de sang caillé devant le roncier. On dirait que le cerf a sauté par-dessus. Nous rattachons les chiens puis faisons passer Rabolio qui reprend la piste de plus belle en donnant par moment. Un peu plus loin, il donne à nouveau et nous lâchons à nouveau les chiens. Qui finissent par revenir sans rien lever. Nous désaltérons les chiens à l'ombre d'un gros arbre et la recherche reprend par moment on dirait que le cerf se traîne sur l'arrière train et laisse un sillon très large dans la végétation. Il y a toujours régulièrement de grosses traces de sang. La piste semble bifurquer vers une zone de noisetier et Rabolio toujours aussi sûr tire sur sa laisse.

Nous rentrons dans les noisetiers et apercevons mon cerf, il est couché, immobile, calé contre des noisetiers, la position de sa cuisse droite me fait vite penser que ma flèche a bien cassé le fémur. Le conducteur hésite mais il faut se rendre à l'évidence, il est mort. Ce que je prenais pour de la végétation ce matin est en fait de la clôture électrique enchevêtrée dans les bois.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

Nous laissons les chiens le piller un peu pour les récompenser et j'appelle Patrick pour lui annoncer la nouvelle. Je félicite vivement le conducteur et son chien mais je ne peux éprouver que de la tristesse face à ce roi qui aurait mérité bien mieux. Ce séjour de chasse restera pour moi l'un des pires souvenirs de plus de 12 ans de chasse à l'arc. Il n'y a vraiment pas de quoi être fier d'une telle réussite. Chance pour nous, le cerf est mort à 50 mètres au-dessus d'un pré où débouche une piste. La mort du cerf n'est due qu'a une artère fémorale entaillée, je retrouve un bout de flèche avec la lame dans la panse, elle s'est arrêté juste avant le foie, le cerf a parcouru entre 300 et 400 mètres.

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

Alex

 

Atteinte :

Gazette pyrénéenne : Mardi 4 octobre 2011, jamais 2 sans 3 !

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 11:42

Ce matin, je ne peux pas me lever, ma chasse de la veille ma hanté toute la nuit, je n'ai pas dormi beaucoup et je n'ai plus le courage d'aller chasser. Patrick qui n'est pas du matin se lève vers 9h30 et vient me voir pour savoir ce que je veux faire de ma journée. Je n'ai pas trop de motivation mais nous décidons d'aller faire un tour sur une autre partie du territoire, dans des forêts de sapins et de hêtres de l'autre côté de la route d'Arreau. Nous partons en début d'après-midi car depuis quelques jours les cerfs brament même dans la journée. Patrick me laisse au bout d'une piste et me donne rendez-vous à la nuit en bas à un carrefour de piste. Il fait très chaud, sous la piste se trouvent quelques hêtres au-dessus des sapins, c'est là que j'ai approché un beau cerf l'an passé. 

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Je laisse partir Patrick puis commence à m'avancer dans une zone de bruyères et de fougères mais cette végétation est trop craquante pour envisager de chasser à l'approche. Je change donc de stratégie.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Je remonte doucement à travers bois pour rejoindre une piste un peu plus haut. Des ombres portées se déplacent sur le sol et je lève les yeux pour m'apercevoir qu'une escadrille de vautours plane au-dessus de ma tête. Ce signe macabre est souvent révélateur d'un animal mort dans le secteur.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Je commence à longer tranquillement la piste en U qui revient sur le versant d'en face vers des pâtures d'altitude où paissent des vaches et des brebis dont les clarines emplissent l'air ambiant. J'avance doucement à l'écoute du moindre brame mais la montagne reste silencieuse.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Je rejoins le versant nord plus humide et ombragé. La piste est assez silencieuse. Je m'arrête un instant à l'ombre et regarde vers le bas quand j'aperçois une biche couchée à 50 mètres en contrebas qui m'observe. Je tente de sortir doucement l'APN mais la biche se lève et se jette dans la pente. Son faon que je n'avais pas vu se lève à son tour et la suit. Je me pose un peu plus loin un moment à l'écoute mais rien, pas le moindre brame. Je me déplace sur la piste et me pose régulièrement mais toujours rien et je décide de revenir au point de départ.

Arrivé sur place, je me pose un moment et m'assois au bord de la pente, ce temps qui passe et ce calme ne m'occupe pas trop la tête et mes échecs précédents viennent me hanter. Que de questions, que de doutes, que de colère... Vers 16 heures enfin un brame retentit sur le versant d'en face et pendant 10 minutes environ quelques brament vont résonner dans le même secteur.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

J'écoute un moment pour tenter de bien localiser l'endroit puis je retourne vers le versant nord. Arrivé au-dessus de l'endroit où le cerf bramait le calme est revenu. Je me pose au bord de la piste à l'écoute et attends mais vers 18 heures toujours pas de brame. Je décide de longer un peu la piste puis trouve une grosse coulée qui m'inspire. Je descends dans le bois et quelle n'est pas ma surprise d'apercevoir un cervidé au gagnage à 70 mètres plus bas. Je tente une approche et zigzague pour éviter les parties de sol bruyantes et rester cacher un maximum derrière les arbres. Cette fois, je le vois un peu mieux, c'est un cerf mais il ne semble pas bien gros. Il est encore à 60 mètres, je continue mon approche, le cerf pousse un brame auquel lui répond un autre cerf plus à ma droite.

Petit à petit, je gagne du terrain alors que le cerf qui me tournait le dos se tourne plein travers et part vers ma gauche. Je me rapproche encore un peu sur la pointe des pieds et arrive à environ 35 mètres du cerf. C'est un jeune 8, il brame à nouveau puis se remet à brouter. J'attrape l'APN alors qu'il passe derrière un arbre et le prend en photo. Le flash ne l'a même pas perturbé.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Il continue à s'avancer doucement

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

puis disparaît derrière une bute. Ne le voyant plus, je tente de me rapprocher d'avantage mais le sol devient très craquant et je regarde où poser mes pieds. J'arrive derrière un arbre et observe, rien en vue, je me décale sur la gauche de l'arbre et me fige. Je cerf est là, 40 mètres en contrebas, de face, les pattes avant posées sur une souche, il m'observe. Je reste immobile, au bout d'un moment sa curiosité l'emporte. Ne m'ayant pas identifié, il commence à biaiser vers moi, pas à pas et me fixant, il se rapproche. Je profite de son passage derrière un sapin alors qu'il est à peu près à 15 mètres de moi pour lever l'APN et le prends en photo alors qu'il vient de se planter devant moi.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Au flash, le cerf surpris démarre au galop et s'enfonce dans le bois. Je descends doucement en biaisant vers le son du brame de l'autre cerf mais il ne donne plus signe de vie et je ne le retrouve pas. Je retombe un peu plus bas sur une piste forestière que je longe doucement. Le vent est très capricieux et change très souvent de direction. Un craquement m'interpelle plus en avant et j'aperçois une biche qui se débine, son faon juste sous le talus de la piste démarre et la rejoint. Je les laisse s'éloigner puis reprends ma route. La piste remonte et je la suis mais je tombe sur un cul de sac.

Je m'arrête à l'écoute quand un brame retentit plus en bas. Je repars donc en sens inverse et rejoints un ruisseau qui dévale le franc de la montagne. Je le suis vers le bas. un brame retentit sur le flanc opposé de la montagne, je biaise et rattrape une coulée qui traverse un second ruisseau qui marque le fond de la vallée. Je le traverse et commence une approche en remontant doucement par une grosse coulée vers la position estimé du cerf. Il se remet à bramer plus en avant. Je poursuis doucement mais le vent est maintenant dans mon dos, je tente de monter un peu plus pour surplomber le cerf et tenter de ne pas être repéré. J'arrive à une grosse bute et les brames semblent venir d'en dessous, je me rapproche doucement mais à mon arrivé le secteur est désert.

La luminosité baisse rapidement, surtout sous ces sapins et au fond de la combe. Je remonte en biais vers le sommet de la montagne quand un animal se débine en dessous. Une biche surgit à 50 mètres devant moi puis se jette dans la pente et je l'observe s'éloigner au trot. Je reprends ma progression mais le terrain est de plus en plus périlleux, je passe plusieurs barres rocheuses et progresse sur une coulée caillouteuse très glissante. Des brames retentissent au fond de la vallée mais vu l'heure je n'ai plus le temps de m'en occuper. Je regarde plus mes pieds que devant moi pour ne pas chuter quand, tout à coup, j'ai une impression bizarre. Je me fige et lève les yeux sur un très gros cerf qui semble endormi à 6 mètres devant moi. Je sursaute stupéfait puis, reprenant mes esprits, je saisis mon arc. Je l'observe un moment hésitant puis commence à me demander s'il ne serait pas tout simplement mort. Ses oreilles sont pendantes et il semble un peu gonflé. Je m'approche prudemment et constate qu'il est bien mort. C'est un beau cerf portant de beau bois.

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Aucune blessure n'est apparente, je déplie son coup mais ne constate pas plus de blessure par balle ou par flèche. Je le laisse et poursuis ma route sans vraiment savoir ou je me trouve. Dans le fond de la vallée des cerfs brament de plus en plus fort. Je remonte espérant retomber sur la piste quand j'entends le 4x4 de Patrick et aperçois la lueur de ses phares. Trop tard, je descends au plus vite, avec ma lampe car la nuit s’installe, pour récupérer la piste en dessous quand une grosse masse claire m'interpelle. Je l'éclaire et constate qu'il s'agit d’une vache restée pendue par une patte à une branche d'un arbre mort. Les vautours avaient bien raison de tourner dans le secteur !

Gazette pyrénéenne : lundi 3 octobre 2011, macabres découvertes

Je continue ma descente au plus vite mais le 4x4 passe en dessous et je n'ai plus qu'à rattraper la piste et finir à pied. En rejoignant la piste et commence à descendre en écoutant les cerfs qui brament fort juste en dessous. C'est une zone non chassée à cause de la difficulté de sortir les animaux. Je m'amuse à bramer dans la nuit et les cerfs me répondent. Les phares ont fait demi-tour au loin Patrick revient me chercher.

 

Alex

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 10:48

Ce matin, le réveil sonne vers 6 heures, je me prépare et repars vers le col par le même chemin qu'hier après-midi. Quelques brames retentissent durant mon ascension éclairée par ma lampe. Un animal se débine devant moi alors que j'arrive au chemin qui traverse le pré en long puis un cerf se met à bramer un peu plus bas. Le jour se lève doucement alors que j'arrive à l'abreuvoir, je bois un peu puis longe la piste taillée dans le rocher. Une biche, que je viens d'approcher à quelques mètres sans m'en apercevoir, démarre juste au bord du talus au-dessus de moi en me faisant sursauter et fait chuter un gros rocher juste devant moi. Elle s'arrête 20 mètres plus haut puis se débine doucement et remonte en montagne.

Je débouche sur la piste de hèches et la longe pour rattraper le col. Alors que je remonte vers le tunnel de noisetiers, j'aperçois en haut de genets, à la limite du bois, un chevreuil qui se débine et s'arrête derrière un gros genet. Je continue à monter doucement et aperçois les bois aux pointes bien blanches et les oreilles du brocard qui me regarde arriver avant de rentrer au bois en quelques bons.

Je rentre en sous-bois, un petite silhouette se débine à 30 mètres devant moi. Je me fige et observe. Il s'agit d'un renard, il progresse en boitant avec une patte avant raide portée repliée et qu'il ne pose pas au sol. Il s'arrête sur à droite à 40 mètres environ. Je tente un cri de souris mais le goupil qui m'a vu trouve cette proie un peu trop grosse à son goût et s'éloigne pour disparaître dans la pente.

Un brame retentit un peu plus loin vers la placette enherbée. Je descends doucement en cherchant le cerf du regard. Il était dans les genêts sur ma gauche et démarre, lui aussi semble boiter. Ce n'est pas le cerf que j'ai blessé, ses bois sont particuliers, c'est un 6 avec sur chaque bois un andouillet d’œil et juste 2 pointes de plus tout au bout du merrain assez haut. Je le regarde s'éloigner, il a une patte avant raide et une grosse boule au niveau du coude. Il s'arrête en plein découvert et me regarde un instant. J'en profite pour le prendre en photo mais la luminosité n'est pas encore suffisante.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Il redémarre

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

bifurque et descend dans la pente couverte de fougères.

2 cerfs brament plus à gauche dans le bois. Je décide de remonter le chemin enherbé qui longe la crête dans les genets pour revenir à bon vent en longeant la bordure du bois. Au bout du chemin, je bifurque donc à gauche vers le bois et rentre par une grosse coulée au milieu des houx. J'avance tout doucement et m'arrête souvent pour observer quand un grand cervidé non déterminé se coule entre les arbres à 50 mètres environ. Je me fige et essaye de l'apercevoir mais impossible. Je m'avance un peu et cette fois je le vois, c'est un cerf, 8 ou 10 cors. Il regarde vers moi. Je tente de me rapprocher encore un peu très lentement pour le voir de plus près mais il déguerpi dans la pente.

Un brame retentit plus loin dans le secteur ou se tient mon cerf blessé.

Je me rapproche rapidement au travers d'une zone de fougères et rattrape une piste qui descend vers une seconde piste 50 mètres plus bas. Les brames semblent venir de la piste du bas. Je m'avance sur la pointe des pieds, le cerf semble tout proche à entendre son dernier brame quand, tout à coup, son museau pointe à l'angle gauche du talus de la piste. Je m'accroupis en boule sur la gauche du chemin.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Le cerf brame puis débouche en plein découvert à un peu plus de 20 mètres au milieu du chemin. C'est un jeune 10 cors qui porte déjà un trophée correct mais l'un de ses bois est cassé juste au-dessus de l'andouillet d’œil. Il brame encore une fois et regarde vers moi sans me voir puis s'avance au pas sur le chemin de dessous. Je le laisse passer et disparaître puis je me relève et me rapproche du talus de droite de la piste. Le cerf s'avance au pas sur le chemin, j'arme mon arc juste pour le fun, il passe derrière des houx et j'ai une fenêtre de tir juste après. Le vent est maintenant dans mon dos et le cerf réagit vivement en se jetant d'un coup dans la pente. Il se remet à bramer un peu plus bas comme si de rien n'était et un autre cerf lui répond.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je descends inspecter cette piste que je ne connais pas bien. Elle est jonchée de souilles bien fréquentées.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je ne suis plus sur mon territoire de chasse, je remonte par le chemin de terre, traverse la place de fougères et reviens sur la placette enherbée ou tintent les clarines des chevaux.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je m'avance un peu et les aperçois, ils remontent par le chemin qui arrive de "Panes".

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je décide de changer de secteur, Patrick m'a parlé d'un coin, plus haut dans la montagne, qui semble prometteur et je pars pour tenter de le trouver. Je remonte par la piste de hèches vers le sommet de la montagne. "Au 2ième lacet, tu verras les marques rouges sur un arbre..." Ça doit être là, une espèce de ruisselet descend de la montagne.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je commence à remonter en le suivant vers une zone de grands hêtres sous lesquels poussent de petits hêtres serrés.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Au moins 3 cerfs brament sur un rayon de 100 mètres. Une souille très fréquentée se trouve dans le ruisselet et des projections de boue tapissent le secteur.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Un brame impressionnant se fait entendre sur ma droite au-dessus d'une zone de petits hêtres.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Le cerf est tout proche, je l'estime à moins de 30 mètres et décide de tenter une approche, un rival lui répond à 100 mètres environ sur le flanc de la montagne et un autre encore un peu plus loin dans mon dos. Je commence mon approche en aveugle en me fiant aux brames. J'avance tout doucement sur un sol sec, jonché de graviers, de faines, de feuilles mortes et de brindilles, au milieu de petits hêtres clairs semés. Je remonte doucement vers les petits hêtres serrés mais les traverser sans faire de bruit me semble bien difficile. Le cerf brame à tout rompre à 20 mètres de moi environ mais je ne peux pas le voir. Il déchaîne sa fureur sur la végétation, j'entends ses bois qui tapent dans les arbustes. Le vent est bon il descend vers moi.

Sur ma gauche une grosse souche de hêtre fera un perchoir idéal pour affûter car j'ai l'impression que le cerf redescend vers moi.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je monte sur cette grosse souche et attends un moment. Le cerf brame toujours et répond à son rival qui n'est plus très loin non plus. Les coups de bois et ses déplacements font craquer la végétation. Les minutes passent dans cette ambiance magique puis le cerf semble remonter et s'éloigner et finit par se taire un long moment. Je ne l'entends plus bouger. Je décide de tenter l'approche. Je redescends doucement de mon perchoir puis cherche le meilleur chemin pour remonter, sur la gauche des arbres morts et des branchages secs me barrent la route, il me faut donc remonter au travers des petits hêtres. J'avance pas à pas en calculant chaque geste. Le cerf brame à nouveau mais il s'est pas mal éloigné. J'écarte les feuillages pour limiter le bruit et avance avec une infinie lenteur pour traverser 30 mètres de cette végétation épaisse.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Arrivé en haut de la montée, je tombe sur une zone de pistes enherbées qui tranchent dans les petits hêtres. Un craquement retentit devant moi et je pose les yeux sur des biches au gagnage dans une zone d'herbe. Le cerf n'est pas là, je ne l'entends plus. Je me mets rapidement à couvert derrière un gros hêtre puis sort l'APN, les biches descendent dans les petits hêtres à part une bichette restée en arrière.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Une biche réapparaît un peu plus bas et je m'apprête à la prendre en photo quand un énorme cerf, portant au minimum 12 cors, s'avance derrière elle. Je range rapidement l'APN et calcule mon approche. Le cerf et la biche rentrent dans les régénérations puis la bichette les rejoint. Je quitte mon arbre pour descendre doucement dans un bout de 30 mètres de piste environ qui descend dans les petits hêtres. La hauteur de la végétation ne me permet pas de voir grand-chose. Le vent est toujours bon.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Il me faut faire attention où je pose mes pieds car le sol est jonché de bouts de bois mort. Je descends jusqu'au bout de la piste d'où j'ai une meilleure vu sur le massif. Les brames et les raires s’enchaînent et les biches descendent rapidement vers la piste de hèches un peu plus bas. Je pense que le cerf va les suivre, mais non, il commence à tourner dans la végétation et la malmène de ses grands bois. Par moment, je vois le haut de ses bois, par moment plus rien. Il semble vouloir remonter et je remonte moi aussi un peu puis il disparaît un moment et le calme revient si ce n'est les autres cerfs qui brament autour.

Au bout d'un moment, les bois réapparaissent et le cerf semble redescendre. Je retourne doucement au bout de la piste. Il tourne, retourne donne des coups de bois puis recommence à monter. Je me redécale pour le suivre, le temps passe quand, tout à coup, un raire retentit dans la pente de petits hêtres par laquelle je suis arrivé. Le grand cerf démarre au quart de tour et remonte au galop pour se caler juste à l'angle des petits hêtres où il se met à bramer à tout rompre. Je remonte doucement voûté et me positionne à moins de 15 mètres du cerf dont je ne vois que la tête. Il hésite, entre 2 brames, il se tourne prêt à redescendre puis se ravise comme pour s'avancer à découvert. "Allez, décide toi, viens"

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je m'avance encore un peu, si le cerf sort, il doit me passer entre 8 et 12 mètres. Puis le cerf se décide, il s'avance d'un pas lent, plein travers pour sortir à découvert au milieu du chemin. J'arme mon arc alors que sa tête passe derrière un gros hêtre et me prépare à tirer. Mon viseur se cale derrière son épaule et je décoche. Ma flèche se fiche haute dans la cage thoracique et reste plantée. Le cerf surpris démarre en cassant la flèche et disparaît à gauche du chemin. Je me refais le film du tir dans ma tête et je ne comprends plus rien, mais qu'est ce qui m'arrive, c'était un cadeau, comment ma flèche est arrivée là ? Je ne voulais pas la mettre à cet endroit et cette atteinte autre me fait craindre le pire.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

D'un coup, le cerf revient sur ses pas et se plante face à moi comme s'il voulait charger. C'est ma chance, il est de face mais je n'aurais pas d'autre possibilité de rattraper mon tir. Je tente de réencocher sans mouvement brusque mais le cerf gronde puis démarre pour s'arrêter à 35 mètres de 3/4 arrière. Je finis d'armer et vise mais, cette fois, il démarre en suivant la piste puis oblique à 90°, du sang coule sur son épaule, il remonte dans des petits hêtres, où je le perds rapidement de vue. "Mais c'est un cauchemar, je vais me réveiller, pas 2 fois en 2 semaines !" Je suis fou de rage, je sais déjà ce qui va se passer.

J'attends un peu puis remonte vers l'endroit du tir ou il n'y a pas le moindre indice. Ma flèche cassée est un peu plus à gauche posée au sol, il manque 15 cm de tube et la lame, le fut restant et couvert de sang sur 15 cm.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je me pose et attends 40 minutes avant de démarrer ma recherche. Je cogite et peste, je le sens mal, très mal. Je pars ensuite à la recherche de sang. Rien sur 30 mètres, je suis la direction de fuite et trouve les premières grosses gouttes de sang.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Puis la piste devient très claire, le sang est abondant et facile à suivre mais cela ressemble fort à une atteinte musculaire.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je suis facilement la piste en regardant au sol puis la perds. Je suis allé trop loin, le cerf a bifurqué avant. Je reviens sur mes pas et cherche la montée que je trouve rapidement. De grosses gouttes colorent les feuillages.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je suis le sang abondant jusqu'à ressortir sur une piste un peu plus haut puis le sang suit la piste un instant en marquant les indices en plantant des bouts de bois dans le sol avant de remonter sur une autre piste qui grimpe très raide vers le sommet de la montagne.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Les gouttes s'espacent de plus en plus à mesure que je monte puis je retombe sur un plat enherbé où je retrouve un peu de sang,

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

je suis maintenant à 4 pattes sur 30 mètres environ pour suivre de toutes petites gouttes puis je rejoints une coulée dans des petits arbustes avec à nouveau du sang facile à suivre.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Je marque toujours mes indices avec des petits bâtons puis le sang commence à remonter droit vers le sommet de la montagne (ce n'est pas bon) 

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

et je le suis un moment pour finir par le perdre au milieu d'une zone sans coulée marquée et jonchées de feuilles mortes.

Gazette pyrénéenne : dimanche 2 octobre 2011, le cauchemard continue

Le sang devenu très difficile à voir car il sèche vite et fonce rapidement je suis incapable d'aller plus loin. Bien sur mon portable vient de tomber en rade de batterie et il me faut redescendre pour aller chercher de l'aide. Je redescends donc au plus vite chez Patrick pour attaquer une recherche au sang plus poussée mais encore une fois nous ne retrouverons pas ce cerf.

Mes réglages sont pourtant au top mais je fais n'importe quoi, je suis prêt à refermer mon bracelet dans le vide mais Patrick m'en dissuade, je suis totalement abattu et je ne vais pas dormir de la nuit, je ne comprends plus rien... J'ai déjà blessé et perdu des animaux en plus de 12 ans de chasse à l'arc mais 2 fois en si peu de temps et des animaux avec une si grosse zone vitale tiré à moins de 10 mètres c'est incompréhensible.

 

Alex 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 20:02

Cette nuit, j'ai dormi bercé par le brame des cerfs dans la petite cabane en bois sur pilotis dans la pente devant chez Patrick. Le réveil sonne vers 6 heures mais cela fait un moment que je ne dors plus, j'ai passé toute la nuit à penser à mon cerf blessé, il semble que ce ne soit pas bien grave mais je vais tout de même tenter de le prélever au moins sur les premiers jours de mon séjour. Ce matin, j'ai décidé de ne pas remonter au col car j'ai peur de déranger le cerf avant qu'il ne rentre au bois et préfère tenter un affût ce soir. Je vais donc partir me promener, arc en main mais sans intention de flécher un cerf.

Je me prépare tranquillement puis pars à pied. Je rattrape le chemin de la Soule au bout de chemin d'accès à l'habitation de Patrick. Des cerfs brament sur le flanc opposé de la montagne alors que la nuit est encore bien étoilée. Je rattrape le chemin de la résidence secondaire de "Tahouens", le sentier traverse d'abord une pâture puis rentre au bois. Je progresse très lentement pour ne pas faire crisser un caillou, casser une brindille ou craquer des feuilles sèches car je ne vois pas encore bien le sol. Des animaux progressent sous moi dans la pente en faisant beaucoup de bruit. Je parviens à rejoindre l'habitation sans les affoler puis je commence à remonter vers la crête rocheuse quand le bruit arrive droit sur moi. Je me fige dans l'obscurité et attends. Les animaux passent à moins de 20 mètres sous moi dans les buis sans que je puisse les deviner. Je les laisse s'éloigner puis rejoins la crête et la longe alors que le jour se lève. Le sol est très bruyant, c'est un cauchemar et je dois avancer tout doucement.

Arrivé au bout de la crête, avant la cassure qui plonge sur Sarrancolin, je commence à descendre doucement dans la combe en suivant les coulées très marquées et silencieuses. Je m'arrête souvent derrière un buis pour écouter quand j'entends des animaux bouger en dessous de moi. Je pense d'abord que ça monte vers moi puis je les entends sur le penchant opposé. Le bruit s'arrête net, je descends tout doucement et traverse une zone de buis très dense avant de ressortir au fond de la combe. Je reste un moment immobile. Un grondement précède un bruit de pas. Une grosse biche vient s'arrêter plein travers à 35 mètres au-dessus de moi. Son faon la rejoint alors que la bichette passe un peu plus haut. Un grondement de plus et tout ce petit monde se débine pour disparaître dans la végétation. La biche gronde encore un coup un peu plus loin puis le calme revient.

Je traverse la combe étroite au milieu des restes de la tempête puis remonte au plus raide le penchant opposé vers la route. Arrivé à la route, je descends un peu vers un pré que je traverse pour voir s'il n'y aurait pas des cervidés sous le verger dans le creux. Il n'y a qu'un chat qui chasse et saute sur un mulot alors que je remonte vers le bois. Le passage habituel est barré par des ronces, je remonte donc au travers des fougères un peu plus haut. Un brocard me démarre devant et s’arrête à 15 mètres, me regarde un instant puis s'éloigne et disparaît. Je me fraye un passage au travers des passages laissés par les grands cervidés dans ces fougères qui sont plus hautes que moi et retombe sur le brocard qui se débine un peu plus haut. Il est bientôt 9 heures, je décide de rentrer m’entraîner un peu. Je rentre par les pistes que Patrick a faites au milieu du bois. Pas un animal ne bouge jusqu'à ce que j'arrive à la cabane.

Après un bon entrainement qui me rassure sur les réglages de mon arc, je repose un peu en début d'après-midi puis repars pour la haute montagne vers 14h30. Il fait très chaud et plutôt que de remonter les lacets du chemin de la Soule, je descends un peu

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

pour rattraper un chemin ombragé qui commence par longer une zone de fougères au-dessus de la pâture de "Tahouens"

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

puis rentre en sous-bois. Le chemin est ensuite bordé de haies de buis pratiques pour faire des approches.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Je rattrape ainsi le petit prè et remonte par une grosse coulée

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

vers le chemin pierreux. Arrivé sur le sentier un cerf pousse un brame au-dessus de moi au milieu des chênes clairsemés,

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

je ne suis pas là pour lui, je poursuis ma route.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Le petit sentier débouche, quelques centaines de mètres plus loin, sur le pré en long.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Je rattrape le chemin de terre qui le traverse par le milieu et remonte vers l'enclos.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

J'ai une belle vue sur le chemin qui monte depuis " Panes", au milieu des fougères.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Le chemin rentre en sous-bois au milieu de grands hêtres sous lesquels poussent des buis.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

A l'entrée de l'enclos, la souille n'a pas été fréquentée depuis quelques jours.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Je passe le grillage du parc qui est ouvert

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Puis traverse l'enclos en regardant vers le col

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

pour arriver au portail de sortie qui débouche sur l'abreuvoir.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Après m'être désaltéré, je longe la piste taillée dans le rocher

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

et ressors sur la piste de gravier qui descend vers le col.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Je coupe les virages de la piste à travers les buis et tombe sur les chevaux entrain de brouter dans les fougères et les petits hêtres.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Après 3/4 d'heure de marche, je débouche enfin sur le col.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Je remonte vers le tunnel de noisetiers

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

puis redescends vers la place de brame où j'ai approché le cerf blessé vendredi soir.

Gazette pyrénéenne : Samedi 1 octobre 2011

Pour l'instant le vent est bon, il vient de ma gauche. Normalement le cerf arrivera par ma gauche également. Je cherche au milieu du bois clair un endroit pour me poster. Assez dégagé pour pouvoir tirer mais aussi assez épais pour pouvoir me camoufler. Je tâtonne sur plusieurs pseudo-postes mais aucun ne me convient. Tout à coup, un cerf brame juste en dessous de moi. Pensant que le vent va certainement tourner comme tous les soirs pour descendre vers le bois, je décide de me poster un peu plus en retrait pour que le cerf ne me sente pas s'il monte vers moi. Je finis par me poster derrière un écran de houx, le poste ne me plait pas trop mais je ne trouverai pas mieux.

L'attente commence, le cerf pousse quelques raires et brames par moment et semble monter vers moi. Par moment je l'entends taper ses bois dans la végétation. Le temps passe et il monte vraiment tout doucement, je suis posté depuis 16 heures environ et il va être 18h30. L'air n'est pas chaud en sous-bois. Tout à coup, le vent tourne comme je le pensais et le cerf est à 40 mètres environ. De sa position, il ne peut normalement pas me sentir. Il commence à s'agiter de plus en plus et je l'entends monter, ses pas font craquer les feuilles mortes mais, tout à coup, il fonce droit vers en bas et se remet à bramer à environ 60 mètres. Peut-être une biche où un autre cerf l'a dérangé. Je décide de quitter mon poste et de tenter une approche. Je me faufile doucement dans la végétation en essayant de limiter le bruit de mes pas sur le sol craquant et rejoints une piste un peu plus bas mais le cerf brame et continue à descendre. Je ne suis plus sur le bon territoire de chasse. Je remonte et quitte le secteur pour revenir vers le col.

Je décide d'aller me promener en dessous de la piste pour voir quelques animaux avant de rentrer. Un brame très impressionnant retentit plus bas et je tente de me rapprocher un peu pour le localiser mais je me rends compte que, malgré les apparences, il est en fait plus loin que prévu. La luminosité baisse et je décide de rentrer. En remontant je dérange une biche qui se débine dans les fougères. Je rattrape la piste en direction de l'abreuvoir quand un brame puissant retentit juste au-dessus de la piste à moins de 30 mètres. Le cerf longe le haut du talus, je le suis au bruit de ses pas. Il n'y a que 3 coulées pour descendre sur la piste au travers du talus rocheux abrupt et je longe collé au talus en espérant le voir descendre. J'arrive au premier passage mais il poursuit sa route. Je tente de le suivre le plus silencieusement possible mais il avance vite et descend le talus dans le virage un peu plus loin sans que je n’aie le temps de le voir. Un bruit de cailloux qui roule sous la piste m'avertit de son passage. Je tente de ma rapprocher rapidement quand un éboulis de cailloux arrive sur la piste en même temps qu'une biche qui emportée par son élan manque de basculer dans le vide. Elle se rétabli puis saute dans la pente, provoquant un gros éboulis rocheux. Son faon arrive à son tour en glissant et en essayant de ne pas chuter puis il saute aussi sous la piste. Je me rapproche encore un peu quand un autre animal arrive mais il a dû me sentir ou me voir et fait demi-tour pour remonter en montagne. Cette fois, je rentre alors que les cerfs brament de toutes parts. Il me faut faire le chemin inverse à la lueur de ma lampe sans chuter. Je reviendrais demain.

 

Alex

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 19:53

17h30, ça y est c'est les vacances, mes affaires sont dans la voiture, je pars directement du boulot pour Sarrancolin. 1 heure plus tard je suis au pied de la montagne dans le dernier virage de chemin qui mène "A Panès". Le piqueur que je croise tous les dimanches arrive avec son 4x4, nous discutons un peu puis il poursuit sa route et je finis de me préparer. Ça y est la chasse commence, je remonte vers la ferme aux patous puis attaque la montée au plus raide, mes poumons sont en feu, je grimpe rapidement pour ne pas perdre de temps, mon pou s'accélère. Le vent est bon il souffle face à moi.

Un sifflement retentit, je me retourne, c'est le piqueur il a vu un cerf contre le flanc opposé de la montagne. Je le regarde un court instant puis recommence à monter en surveillant par moment le cerf qui finit par rentrer au bois. Je débouche à bout de souffle sur la première petite placette enherbée. Je suis en train de reprendre mon souffle quand un raire étouffé retentit derrière les genets dans une zone de fougères. Ça doit être le cerf vu dimanche soir. Je me rapproche doucement de la bordure des genets au niveau d'une trouée. Le cerf est là, à 40 mètres couché, ses bois dépassent des fougères, il brame. Il a l'air pas mal. Je m'avance doucement vers 2 gros houx peu espacés qui font un bon écran de camouflage. Juste au moment où j'arrive derrière les houx sur la pointe des pieds en essayant d'éviter les feuilles sèches très craquantes, le cerf se lève, des herbes sèches et des fougères ornent ses bois. Il est à 30 mètres environ de 3/4 face, immobile à l'écoute de ses rivaux. Il brame à nouveau puis plonge la tête dans les fougères et commence à tout arracher en faisant des mouvements de tête. Que faire ? Il me faut me déplace un peu à découvert pour rejoindre un petit bouquet d'arbuste et de genets. Le cerf redresse la tête puis commence à biaiser vers moi. Il me semble qu'il boite très légèrement de l'antérieur droit, je commence à me demander si ce n'est pas mon cerf blessé. Mon cœur tape fort dans ma poitrine et le sang me monte aux tempes. Il s'arrête brame puis reste un moment à l'écoute, ses rivaux brament au loin. Il recommence à donner des coups de tête dans les fougères puis se remet en marche pour passer à environ 20 mètres en dessous de moi.

Il passe derrière le bouquet d'arbustes, c'est le moment d'avancer encore un peu. Je progresse en calculant chaque pas mais le sol est jonché de feuilles de houx sèches très bruyantes et je fais des pauses entre chaque pas pour observer les réactions du cerf au travers des branchages. Pour l'instant, il semble tranquille. Je tente un grand pas mais pose le pied sur une brindille qui craque puis casse. Je me fige en semi grand écart alors que le cerf regarde vers moi au travers des branchages. Je reste un moment immobile dans cet équilibre précaire puis le cerf se remet en marche et brame un coup. Je parviens à me caler derrière le bouquet d'arbre. Je me poste sur sa droite et observe. Le cerf qui avance doucement. Il arrive petit à petit, la pression monte, mon cœur tape fort, ça ne m'arrive pas souvent. Mais, tout à coup, le cerf qui venait pour me passer à portée de tir se couche à l'écoute. Il va falloir attendre, je l'observe quand je me rends compte que le vent qui caresse ma nuque a tourné, il n'est vraiment pas bon, légèrement en bais il descend vers le bois après les fougères et je crains que le cerf ne me sente d'un moment à l'autre. Le temps passe et il ne bouge pas, je me penche légèrement et doucement pour mieux le voir mais il détecte le mouvement et regarde vers moi. Quel couillon !

Je me fige en espérant qu'il m'oublie, mais, curieux, il se lève et s'avance de quelques pas, regarde vers moi. C'est à ce moment que je l'aperçois le bout de ma flèche resté dans le cerf blessé est là, juste sous la peau, derrière son épaule. C'est mon cerf blessé ! Moi qui pensais que c'était le cerf chocolat... la pression monte d'un cran et ma motivation avec. Il avance à nouveau, j'arme mon arc, il s'arrête et regarde vers moi, il reprend sa marche et s'arrête 2 pas trop tôt, je n'ai pas de fenêtre de tir, seul son cou est dégagé et ce vent dans mon dos.... "Allez avance encore un peu". Mais le cerf pousse un grondement et fuit droit vers le bois en contrebas. Il m'a senti. Je grogne moi aussi et agite le genet devant moi. Le cerf à 45 mètres environ, s'arrête et revient de quelques pas vers moi. Il m'observe de face en lisière du bois. Je grogne encore et agite toujours le genet mais le cerf se débine doucement dans le bois, cassant quelques branches au passage. Je suis vert.

"Bon, demain soir je reviens me poster à bon vent pour l'intercepter lors de son arrivée sur la place". Je m'éclipse doucement et pars vers le col. Je débouche doucement sur la place de brame à la sortie du tunnel de noisetiers. Les chevaux broutent au milieu des genêts. J'écoute un moment mais les brames sont lointains. Je m'avance doucement sur le col pour rejoindre la piste. Une cavalcade attire mon attention dans le bois sous la piste. Il semble qu'un animal monte vers moi. Je m'agenouille dans les fougères et attends mais le calme revient. Je m'avance doucement vers la bordure du bois et aperçois un animal qui se débine de cul. Je me fige et observe, il s'arrête mais je n'arrive pas à déterminer de quoi il s'agit puis il repart et remonte plein travers dans les fougères. C'est un jeune 8 pointes. Il disparaît dans la végétation. Un brame retentit dans les fougères, dans la pente qui redescend vers ma voiture. Je pars me poster un moment derrière un houx à l'écoute et les yeux grands ouverts.

Vers le bout de la piste taillée dans le rocher un bruit de bois se fait entendre, soit des cerfs se battent, soit un cerf est entrain de malmener un arbre. J'hésite, que faire ? Partir vers ce bruit ou resté posté... je craque et pars vers le bruit de bois mais un brame me rappelle à l'ordre, on dirait que ça vient de la zone de mon approche de tout à l'heure. Peut-être que mon cerf est ressorti. Je repars vers cet endroit. Après les noisetiers, une biche surgit des genets devant moi et traverse le chemin pour s'arrêter à découvert un peu plus loin et me regarde arriver puis je la perds de vue derrière des genets et la vois s'enfuir en arrivant sur la placette. Elle rentre dans les genets à grand bruit.

un cerf gronde dans le bois sous la zone de fougères, je pars assez loin pour ne pas être trahi par le vent puis je descends vers le bois au travers de fougères. La nuit tombe doucement et le sous-bois devient sombre. Le sol est craquant et le cerf finit par se taire. Je décide de renoncer et retourne à la voiture en me faisant les plans pour le lendemain.

 

Alex

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:16

Après une soirée passée plus à me promener et à regarder les chevreuils qu'à chasser, je pars vers une parcelle de maïs en espérant y croiser un sanglier.

La luminosité baisse doucement, je longe sur une bande enherbée entre un maïs et un bois quand, au loin, j'aperçois un dos noir qui progresse lentement dans la végétation haute et sèche, c'est un sanglier, il semble seul. Il s'arrête régulièrement pour glaner quelques nourritures. Il est à une centaine de mètres et il me faut faire vite pour l'approcher car s’il rentre dans le maïs, je vais le perdre de vue et ne pourrais plus l'approcher. Le sol est assez silencieux mais je fais tout de même attention à l'endroit où je pose mes pieds tout en progressant rapidement contre le maïs. A environ la moitié du chemin, je perds le sanglier de vue, son dos ne dépasse plus de la végétation. Je continue sur ma lancée et gagne encore 20 mètres quand il réapparaît et disparaît, un court instant, cette fois derrière l'angle du maïs. Il progresse dans une zone de où la végétation est couchée.

Je dois ralentir pour ne pas être repéré. Le sanglier absorbé par son repas ne se doute de rien. Il commence doucement à biaiser et s'éloigne du maïs. Je finis mon approche sur la pointe des pieds. Je suis à 15 mètres, il est de cul, pas à pas je me rapproche et arme mon arc. Alors que j'arrive à environ 10 mètres de l'animal, il se tourne légèrement de 3/4 arrière. J'ajuste ma visée et décoche. Ma flèche stoppée par l'épaule opposée n'a pas traversé. Le sanglier démarre en trombe et rentre dans le maïs dans un grand fracas en cassant les pieds sur son passage. Un peu plus haut dans les hautes herbes sèches, un chevrette se lève et fonce vers le maïs.

Rapidement, alors qu'il n'a fait que 30 mètres, il stoppe sa course et chute. Un pied de maïs se met à remuer de façon saccadé et je comprends vite que s'en est fini de mon sanglier. J'attends tout de même un peu puis pars à sa recherche en suivant le sang très abondant. J'arrive rapidement près de mon ragot qui est encore agité de quelques spasmes mais qui s'arrêtent rapidement. Ma flèche rentre devant la patte arrière et se fiche dans l'épaule opposée touchant les 2 poumons et le haut du cœur et curieusement sans toucher l'estomac. Ma flèche n'est plus dans le sanglier et je refais donc la piste à l'envers pour la retrouver cassée un peu plus loin.

Un ragot à l'approche

Alex

 

Atteinte :

Un ragot à l'approche

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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