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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:12

Ce weekend Antoine, allias charc08, est venu des Ardennes pour chasser le grand gibier gersois. Il est arrivé ce matin par le car à 1 heure du matin et la nuit a été courte. Ce matin nous partons chasser pour Labéjan, je laisse Antoine au bois du Turc où je pense qu'il lui sera possible de voir des chevreuils et de tenter des approches. Je pars pour le grand lac, où je chasse souvent, juste un peu plus loin. Je me gare sous la digue puis pars en longeant le ru du déversoir quand j'aperçois 2 silhouettes de chevreuils dans la légère brume du matin. Ils broutent face à moi près du bois le long de la haie qui borde par endroit le ru. Ils ne m'ont pas repéré, je traverse doucement le ru et passe derrière la haie pour tenter de passer derrière eux pour les approcher par un passage busé qui remonte au coin du bois. J'avance doucement le long de la haie et tente d'apercevoir les chevreuils par les trouées mais je ne les vois plus et me rends vite compte qu’ils ont disparu. Ils ont dû me repérer.

Je continue en longeant sous le bois et arrive à une petite haie. Rien derrière, je la traverse et rejoints un passage busé qui traverse le ru et la haie épaisse qui le borde. Je longe le bas de la haie puis me cale contre un bouquet d'arbustes et tente quelques appels de Butollo mais rien ne vient. Je remonte tranquillement en longeant une clôture électrique en direction d'une friche qui couvre le haut du coteau. 2 chevreuils sortent du bois sur ma droite et traversent tranquillement le semé de colza. Je me fige et m'agenouille à découvert. Un gros vol de palombes me survole et tournoie d'un bosquet à l'autre. J'espère les voir passer derrière la haie qui borde le sommet du coteau mais ils passent devant et rentrent dans la friche. Ils s’arrêtent par moment et s'attendent mutuellement. Je tente quelques appels mais ils m'observent sans venir et continuent à s'éloigner. Je n'insiste pas plus. Un des chevreuils disparaît derrière une bosse du terrain dans la friche mais l'autre est toujours à découvert, je ne peux pas bouger sans être vu. J'attends un moment, il se décide à s'avancer, j'ai peu de chances mais je décide de tenter l'approche mais le premier chevreuil me repère et ils remontent vers le sommet du coteau à grands bons.

Je remonte vers le sommet puis m'avance dans un bois sur ma gauche, près d'une palombière. Je tente quelques appels sans succès. Je ressors du bois pour longer la crête et tenter d'apercevoir un chevreuil de loin. Tout à coup, une impression bizarre me fait me retourner sur un chevreuil qui descend vers le ru dans mon dos. Il s'arrête au son du Butollo mais repart de plus belle et disparaît derrière la haie. Je rejoints un petits bosquet bien fréquenté par les chevreuils et me poste pour appeler mais rien ne vient. Je remonte vers la route et la longe en observant le penchant sur ma gauche. Une forme inhabituelle attire mon regard et je finis par me persuader qu'il s'agit d'un chevreuil à environ 100 mètres plus bas. Je décide de tenter l'approche et descends au travers du colza détrempé par la rosée, derrière une bosse du champ qui me permet d'avancer à couvert. Je surveille par moment par-dessus la bosse et finis par me rendre compte que cette forme immobile est en fait une prise d'eau pour l'irrigation.

Je rejoins une grande coupe en bordure du bois et me poste pour quelques appels de Butollo mais toujours rien. Les chaumes de maïs sont déserts. Je rattrape le chemin de terre qui longe en crête. Pas le moindre chevreuil dans le secteur. Quelques palombes tournent toujours dans le secteur.

Je descends dans la luzerne vers le petit bosquet où se trouvent souvent les sangliers. Les coulées qui descendent du bois dans le fossé sont bien marquées mais les souilles ne sont pas fréquentées de frais. Je continue et rattrape la bordure du grand bois puis un chemin forestier qui longe le bas du bois au-dessus du ruisseau qui alimente le lac. Je marque des arrête Butollo tous les 150 à 200 mètres mais le secteur reste calme. Juste avant de me reposter, un galop retentit dans le sous-bois et j'aperçois une chevrette qui remonte dans le bois pour disparaître malgré mes appels de Butollo. J'ai avancé trop vite et je n'ai pas été assez attentif.

Je ressors du bois et longe le ruisseau, je le traverse par le passage busé puis longe en direction du lac quand des animaux démarrent dans le petit bosquet au-dessus du lac. Je me fige et écoute puis m'avance doucement vers une trouée dans la végétation. J'aperçois les chevreuils qui se débinent, une chevrette et son chevrillard. Je me prépare et commence mes appels. Les chevreuils font demi-tour et me passent à 10 mètres environ mais trop vite et dans le sale. Ils traversent le ruisseau un peu plus en amont et s'apprêtent à traverser la haie à 10 ou 12 mètres. J'arme mon arc et les attends à la sortie de la haie mais je suis à mauvais vent et ils font demi-tour pour remonter dans le bois et s'arrêter à 20 mètres environ. Je désarme doucement et retente des appels mais ils remontent encore et se faufilent dans le sale pour resurgir à 70 mètres environ, sur ma gauche, dans le lit du lac asséché et s'éloigner au galop dans le chaume de maïs vers le sommet du coteau. Ils disparaissent dans un creux du terrain et je ne les vois pas remonter, espérant qu'ils se sont arrêtés, je tente une approche par le lac asséché, sous le talus de la berge mais je me rends vite compte que les chevreuils sont passés par le coin de la digue où je ne pouvais pas les voir passer. 

Je retourne vers ma voiture pour changer de secteur. Je vais revenir chasser sur le secteur au j'ai perdu ma petite chevrette l'autre jour. Je me gare au bord du chemin forestier puis descends vers le lac en longeant le bois. Le secteur semble calme, je rentre dans le bois par une belle coulée qui longe au-dessus du lac. La végétation est marquée par de la boue, un sanglier est passé par là il n'y a pas bien longtemps. Arrivé vers le bout du lac, je tente quelques appels d'appeau qui restent sans réponse.

Je passe la pointe du lac où de nombreuses vaches sont venues patauger et où les sangliers viennent régulièrement se bauger, les arbres sont couverts de terre. Je remonte en longeant la bordure du bois dans un pré puis me cale au coin d'une haie qui rejoint le bois. Je commence mes appels quand, tout à coup, je me sens épié. Je me retourne doucement et fait fuir une chevrette qui m'observait au travers de la haie à juste 3 mètres dans mon dos. Je tente de la rappeler mais impossible, elle hésite mais reste à distance et finit par descendre et disparaître derrière la crête du pré.

Je quitte mon poste et descends sur les traces de la chevrette quand j'aperçois plusieurs chevreuils, derrière une autre haie, dans un pré. Je me cale contre la haie, les chevreuils regardent vers moi. Je commence mes appels quand une chevrette se détache du lot et s'avance vers moi mais elle se retourne et constate que ses congénères ne suivent pas. Je compte 5 chevreuils. Ils sont immobiles et ne veulent pas avancer. Je module mes appels mais rien n'y fait et au bout de plusieurs minutes je décide de traverser la haie pour changer de poste. Les chevreuils détalent et remontent vers la ferme en sommet de coteau sur ma gauche. Je les laisse filer et descends vers le maïs qui a été moissonné depuis l'autre jour.

Je remonte dans le chaume, passe sous la clôture puis remonte dans la friche vers le bosquet qui démarre de la crête et descend vers la bande de bois étroite où nous avons perdu mon chevreuil lors de la recherche au sang. Je descends et me cale dans l'angle du bosquet et la bande étroite, légèrement rentré dans le bois puis je commence à appeler. Rapidement une chevrette, suivie de son chevrillard, arrive en longeant sous la bande de bois dans le pré. J'espace mes appels, ils passent juste à 20 mètres en dessous de moi puis bifurquent et s'arrêtent derrière un gros chêne prêts à remonter vers moi. Je stoppe mes appels et accroche mon décocheur. Je suis prêt mais ils décident de retourner vers le pré et de longer encore le bois. Je recommence mes appels. A environ 30 mètres, la chevrette bifurque et remonte dans le bois puis stoppe dans le salle. Son chevrillard la rejoint. Je refais une petite série d'appels, la chevrette bifurque à nouveau et vient droit sur moi, je range vite mon appeau, accroche mon décocheur et me prépare à armer mais je fais une fausse manipulation et mon décocheur se décroche alors que la chevrette passe à quelques mètres de moi et disparaît derrière un gros arbuste en sortant dans le pré. Le chevrillard arrive à son tour alors que je raccroche mon décocheur. Il stoppe en plein découvert à environ 8 mètres presque plein profil. J'arme rapidement, il ne m'a pas vu, je place ma visée et décoche rapidement. Un peu trop car je vois ma flèche un peu trop en arrière qui traverse le chevrillard. Il s'éloigne doucement en longeant le haut du bois dans la friche puis je le perds de vue.

La chevrette n'a pas bougé et je comprends rapidement qu'elle va certainement rejoindre son chevrillard. Je réencoche et réaccroche mon décocheur. La chevrette revient doucement vers la zone de tir en reniflant les gouttes de sang au sol. Je m'apprête à réarmer mais encore une fois je décroche mon décocheur. Je le raccroche rapidement et réarme, la chevrette s'arrête de 3/4 arrière, nez au sol à environ 10 mètres. Je cale mon viseur sur l'arrière des côtes et décoche mais elle s'abaisse pour partir et je vois ma flèche rentrer juste sous la colonne. Elle démarre en trombe et se jette dans la pente, traverse la bande de bois puis longe dans le pré à toute pattes et je finis par la perdre de vue.

J'attends un moment avant d'aller contrôler mes tirs. Je retrouve rapidement une de mes flèches

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

que je plante droite pour la voir de loin, l'autre est introuvable. Je trouve ensuite le premier sang du chevrillard

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

et commence à le suivre quand il se relève dans les hautes herbes de la friche pour s'arrêter 15 mètres plus loin, des plis d'intestins sortent sur son flanc gauche. Il fait le dos rond puis de recouche. Je réencoche une flèche et m'avance doucement vers l'endroit présumé de sa couche. Je finis par apercevoir ses oreilles. Il me regarde à environ 10 mètres mais j'ai du mal à le voir. J'arme et lui décoche une flèche au jugé mais je passe dessous et il se redresse pour rentrer péniblement au bois 20 mètres plus loin. Je pars chercher ma flèche mais n'insiste pas plus, je reviendrai plus tard le chercher. Je passe un moment à chercher ma flèche avant de la retrouver dans ses herbes sèches puis je pars contrôler la piste de la chevrette.

Je l'ai bien vu partir sur environ 80 mètres, au départ, je ne trouve pas de sang, je m'avance doucement dans le bois et finis par trouver un peu de sang mais la piste est peu marquée, quelques grosses gouttes assez espacées et tout juste quelques petites gouttes par moment. Je parviens tout de même à la suivre jusqu'au pied du talus boisé. Je traverse le ru et les choses se compliquent les gouttes se font très discrètes, il me semblait pourtant voir le sang gicler de la plaie d'entrée. Je cherche un moment et marque chaque goutte en plantant un bâton dans le sol mais je n'arrive pas à faire plus de 5 mètres. Je tente de recouper la piste sur la trajectoire qu'il me semble lui voir prendre, puis ne trouvant rien j'inspecte un petit bouquet d'arbres et de ronces mais toujours rien. Je longe le ru au pied du talus et essaye de trouver une entrée vers le bois mais rien. Le temps passe et je ne trouve toujours rien. Je décide de renoncer pour le moment et de revenir vers le chevrillard.

Je remonte le talus boisé et pars directement vers l'entrée au bois. J'y retrouve des traces de sang et commence à suivre les gouttes que je perds un moment au pied d'un petit talus avant de m'apercevoir que la piste bifurque en fait sur la gauche pour longer ce petit talus derrière une haie d'épines noires. J'avance doucement de goutte en goutte quand mes yeux se posent sur le chevrillard couché à 7 ou 8 mètre devant moi, contre les épines. Il est plein travers et m'observe sans bouger.

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

J'arme doucement mon arc, me décale légèrement pour voir nettement son coffre et vise derrière l'épaule. Je décoche, l'impact très sonore ne trompe pas. Le chevrillard se contracte mais ne se lève pas, il lève sa tête au ciel puis la laisse doucement retomber avant de bondir en arrière pour retomber au sol où il rue un court instant puis s'immobilise. Ma première flèche est rentrée au niveau du foie et ressort derrière la panse. La seconde traverse derrière les épaules.

Je pose le bracelet et laisse le chevreuil sur place puis repars chercher un peu la chevrette. Je reprends ma recherche au dernier bâton mais cette fois je progresse à 4 pattes. Je retrouve un peu de sang, de petites gouttes qui me permettent d'avancer très lentement sur 30 mètres environ puis le sang disparaît à nouveau. Chaque goutte est marquée par un bâton ce qui matérialise bien la trajectoire de fuite. Je reprends voûté la trajectoire de fuite tout doucement et retrouve un peu de sang 15 mètres plus loin que je marque avec 3 bâtons de plus mais cette fois impossible d'aller plus loin. J'ai oublié mon portable à la maison. Je récupère mon chevrillard et retourne rapidement à la voiture pour aller récupérer Antoine au bois du Turc. Il a réussi une belle approche à 10 mètres sur un chevrillard mais a été trahi par un vol de palombe qui a décollé dans son dos et a préféré ne pas tenter de flèche sur ce chevreuil sur l’œil.

Nous retournons chez moi et je contacte le conducteur de chien de sang. Le rendez-vous est pris pour 13h30. Nous mangeons rapidement puis nous partons chercher le conducteur. En chemin, j'aperçois un animal couché dans un semé de blé qui remonte au milieu des bois vers le sommet du coteau, je m'arrête et nous l'observons avec les jumelles d'Antoine. C'est Dudule, le chien forceur ! Il est couché et ne bouge pas quand tout à coup nous apercevons un chevreuil qui sort du bois 40 mètres au-dessus du chien et qui se plante pour l'observer. Dudule qui regarde vers nous n'a rien vu venir et reste couché. Nous repartons avertir son propriétaire qui doit être en train de le chercher et c'est à ce moment que Dudule se lève alors que le chevreuil s'est approché de quelques pas vers lui.

Arrivé chez le conducteur, nous tombons sur un gamin qui vient souvent passer son temps libre avec Lucien. Il nous dit que Lucien est plus haut en train d'appeler Dudule. Nous partons à sa rencontre au travers des parcs à moutons. Nous arrivons vers lui alors que les coups de corne retentissent. Un chevreuil surgit du bois et traverse le découvert à toute allure pour rerentrer au bois. Dudule arrive à ses trousses et Lucien l'intercepte. Nous redescendons et partons pour la recherche. Je laisse Antoine près du bois du Turc pour lui permettre de chasser un peu pendant que je pars retrouver Lucien garer au village de Labéjan, juste au-dessus d'où je perds la piste de sang.

Nous descendons, Lucien tient Rabolio en laisse, moi Dudule et le gamin Fannie. Arrivé au bord du ru, Lucien tente de mettre Fannie sur la piste mais elle ne semble pas disposée a faire une recherche. Rabolio lui ne mettra pas longtemps à prendre le sang, il commence à contre-pied et veut remonter le talus boisé mais il se reprend et commence à suivre la ligne de bâtons. Au dernier sang trouvé près d'un petit roncier au milieu du pré, il biaise doucement vers le bois, traverse des ronces puis le ru et commence à tourner au bord du bois puis se ravise et retraverse le ru pour le longer un moment avant de perdre la piste. A force d'insister, il finit par rebrousser chemin et reprends la traversée du ru pour retrouver du sang et remonter dans le bois où il reperd la piste un moment et fait des allers-retours puis il reprend. Nous allons à sa rencontre et le suivons alors qu'il nous mène vers une zone de fragon. Il y a de plus en plus de sang et je reprends confiance. 

Rabolio fait des tours et des contours dans le fragon quand le gamin pousse un cri, la chevrette qui nous avait laissé passer vient de se levers juste à ses pieds. Je me retourne et l'aperçois qui dévale la pente à toutes pattes, le temps de détacher Dudule et d'enlever la mousse qui obstrue sa clochette elle a déjà fait du chemin. Le poil sur son flanc était tout collé par du sang mais elle n'avait pas l'air affectée par ma flèche vu sa réaction vive et assurée presque 5 heures après le tir. Dudule tourne sans comprendre ce que nous attendons de lui et Lucien nous demande de lâcher Fannie. Elle part directement sur les traces du chevreuil en donnant et entraine Dudule. Je suis dégoûte et n'ai même pas l'idée de suivre les chiens quand une remontée de bretelles de Lucien me fait revenir à moi. Je m'élance à la poursuite des chiens, le gamin me suit mais je le distance rapidement. J'aperçois au loin les chiens au bord d'un bosquet, ils partent vers le bois du Turc.

Je tente de les suivre le plus rapidement possible mais le terrain est vallonné et la distance importante. En arrivant au bois du Turc, je croise Fannie qui a fait demi-tour et revient vers son maître puis j'entends la clochette de Dudule qui est allé se baigné à la mare et se secoue avant de repartir vers un bosquet un peu plus loin où je parviens à l'intercepter.

Je reviens sur mes pas et appelle Lucien qui vient à ma rencontre tiré par Rabolio qui suit la piste en donnant de la voie. Il nous mène où j'ai coupé Dudule puis ressort du bosquet et nous mène vers le bois du Turc où il perd définitivement la piste. Impossible de retrouver du sang et les chiens n'en peuvent plus, nous allons les faire boire au ruisseau et nous rentrons.

Ce coin ne me porte pas chance, 2 chevreuils perdus en 2 sorties alors que cette année je n'avais pas eu de problèmes sur chevreuil jusqu'alors !

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

Alex

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:11

Ce matin, je ne suis plus très motivé, mon séjour ne se déroule pas du tout comme je l'imaginais. Ne pas prélever mon mâle mouflon est une chose mais ne pas arriver à en voir un seul... J'ai du mal, à émerger ce matin, je déjeune tranquillement puis pars pour tenter de conjurer le mauvais sort. Je me gare au petit parking, au départ de la piste puis remonte à travers bois vers le lacer de la route un peu plus haut. Il fait encore nuit mais le jour se lève doucement quand je commence à remonter le flanc de montagne pour atteindre la crête où j'ai approché la mouflone jeudi soir.

Je monte très lentement sur un sol pierreux et fait des pauses pour tendre l'oreille. Tout à coup, en escaladant un rocher, je pose la main tout près d'une bécasse qui me décolle sous le nez. Je la regarde s'éloigner mais la perds rapidement de vue dans la pénombre. Un peu plus loin alors que je suis à mi pente, un bruit de vol me fait lever les yeux au ciel. Une seconde bécasse descend vers le pied de la montagne.

J'arrive à la crête sans voir un seul mouflon, le secteur semble calme ce matin. Je commence à longer très lentement la crête en ouvrant bien les yeux et en faisant régulièrement des pauses pour écouter. Le jour se lève sur un grand lac de nuage d'où ne dépassent que les crêtes et les plus hauts sommets, les nuages s'interrompent brusquement au-dessus de la pinède et semble couler comme une cascade blanche.

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

Le paysage est magnifique mais toujours pas de mouflon.

Arrivé en limite du territoire, je redescends doucement à travers bois vers le fond de la vallée pour rejoindre ma voiture et tenter de changer de secteur. Je rejoints un chemin forestier au pied de la montagne et le suis. Le sol est retourné par les sangliers. Le secteur encore à l'ombre, sous une haute pinède clairsemée, est très humide et froid, il gèle et je dois mettre mes mains aux poches pour soulager mes doigts douloureux. Le sol est silencieux et absence de mouflon me fait perdre mes règles élémentaires de prudence, j'avance un peu trop vite quand, dans un virage du chemin, une sensation bizarre me fait stopper net. Je tourne doucement la tête à gauche alors qu'un très gros mâle mouflon tourne lui aussi la tête vers moi.

Je viens de gâcher ma seule occasion du séjour de réaliser une approche ! Nous nous regardons un moment sans bouger, il est à 35 mètres environ. Il finit par interrompre ce face à face et s'enfuit au galop en me tournant le dos alors que surgissent de derrière quelques buissons un autre beau mâle et une femelle qui le suivent. Je les perds de vue et le calme revient.

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

Je décide de les suivre, j'attends un moment puis pars dans la direction de fuite et retrouve leur trace sur le sol humide. Les traces descendent dans le lit d'un petit ruisseau escarpé puis remontent en face, je les suis et entends démarrer les animaux alors que je suis encore au fond du ruisseau. Je remonte rapidement mais trop tard, ils ont disparu. Je perds rapidement leurs traces et décide de faire demi-tour pour revenir vers la voiture.
Je m'en veux, je n'y croyais plus... cette fois je redouble de prudence mais trop tard. Le sol est toujours marqué de coups de nez de sangliers assez frais mais je ne verrai pas le moindre mouflon jusqu'à la voiture. De retour sur la route, je retrouve les rayons du soleil qui me réchauffent un peu.
Je reprends ma voiture et pars me garer après le village de Gars pour tenter une approche sous les falaises qui surplombent le village. Je me gare au départ du bois de chênes qui fait suite à une zone de buissons et d'arbustes. La zone est façonnée par des paliers artificiels délimités par des murets de pierres blanches appelés "restanques" en Provence. Je remonte par une grosse coulée marquée et tombe rapidement sur de nombreuses traces et crottes de mouflon. Je reprends espoir et suis les traces qui semblent fraiches. Elles slaloment entre les passages qui passent les murets. Le secteur semble très fréquenté et j'avance doucement mais se flanc de montagne exposé plein sud est déjà bien sec malgré les fortes pluies de ces derniers jours. Les feuilles sèches et les pierres sont très bruyantes et une progression discrète est mission impossible. Je redouble de précautions mais alors que j'arrive près d'une zone de buis assez fourrée qui entoure de gros rochers, des animaux démarrent sans que je puisse les apercevoir.
Je tente de remonter vers le pied de la falaise pour tenter de les dominer mais je ne verrai rien

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

et je redescends doucement vers le village en longeant sous la falaise. Le secteur semble très fréquenté, je descends au travers d'un pierrier

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

et rattrape un petit sentier silencieux que je longe tranquillement. Une construction en pierre est posée sur un replat rocheux perché contre la falaise et je me demande à quoi elle pouvait bien servir et comment les anciens y accédaient.

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

Une grosse coulée traverse les buis vers la falaise au pied de cette ruine

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

et je la suis pour déboucher sur une zone pelée, couverte de crottes de mouflon. C'est un abri naturel, un mur de buis protège le pied de la falaise et les mouflons doivent certainement s'y réfugier par mauvais temps.

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

Je quitte cet abri improbable et continue à descendre vers le village mais impossible de voir les mouflons.

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

Je rentre, il est temps de manger et il fait déjà chaud. En chemin, je photographie un formation géologique surprenante qui borde la route.

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

Ce soir, je retourne sur le secteur prospecté en fin de matinée

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

et me poste sous la falaise en haut d'un pierrier sur des passages fréquentés

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

mais rien ne bougera. Je ptofite encore un peu de ce paysage magnifique car demain matin je rentre dans le Gers 

Chronique alpine, conclusion d'un mauvais chapitre 13 novembre 2011

et je redescends alors que la nuit s'installe. Mon séjour se termine... Je ne flècherai pas de mouflon cette année.

Alex

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 22:36

Ce matin, sur les conseils du piqueur rencontré la veille, je décide d'aller chasser sous la falaise du dôme rocheux. Ce matin, je pars du village, je me gare au petit parking à l'entrée de Gars. Je rattrape un petit sentier pierreux qui remonte entre 2 parois rocheuses pour atteindre le pied du dôme rocheux. Il fait encore nuit quand je commence mon ascension, la lune m'éclaire et le parfum du thym et de la lavande emplit l'air frai du matin. Je me fraye un chemin au travers de la végétation plus ou moins dense et finis par rattraper le pied de la falaise alors que la luminosité croit doucement. Ma progression est bruyante malgré mes efforts, la végétation qui frotte mes vêtements et les pierres qui crissent sous mes pas ne me mettent pas en confiance pour réaliser une belle approche. Je progresse lentement et fais décoller de nombreux merles et grives mais pas un seul mouflon en vue. En dessous, dans la pinède, un grelot avance tranquillement puis des coups de feu retentissent. J'arrive dans la zone dégagée des pierriers sans rien voir et décide de tenter de remonter en haut du dôme par une cheminée escarpée mais je renonce vite, je ne suis pas alpiniste.

Je redescends dans un gros éboulis de pierre très bruyant vers la pinède puis rejoints une belle coulée que je commence à longer en redescendant vers la piste du bas.

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

Un animal démarre à 50 mètres devant moi sans que je puisse l'identifier.

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

Au loin, les voix d'une meute de chien retentissent. Il doit s'agir d'une battue. Je progresse tranquillement dans la pinède

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

et finis par retomber sur la piste du bas vers le plateau enherbée

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

alors que 3 chiens arrivent en donnant de la voie. Je reste un peu en place pour voir ce qu'ils mènent mais il débouchent à découvert sans rien devant et rentre dans la pinède à 50 mètres devant moi. L'animal a dû prendre de l'avance. Je retourne vers la voiture très déçu de ma matinée. Je redescends vers le village par le chemin pris ce matin entre les falaises.

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

Je retourne à mon gîte

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

et en profite pour faire,  de la route, une photo du château en ruine qui domine la fenêtre du salon

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

Ce soir, je tente un nouveau secteur qui m'a été recommandé la veille. Je me gare au bord d'un chemin au pied d'une pente boisée.

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

Je remonte doucement au travers du bois en slalomant pour éviter les petits murets de pierres qui façonnent la pente en escalier.

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

La pente exposée plein sud est très bruyante à cause des feuilles de chêne et j'ai peu d'espoir. Au bout d'un moment, j'arrive dans une zone de genets et en relevant la tête, j'aperçois quelques animaux qui se débinent dans la végétation sans pouvoir formellement les identifier.

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

Je reste un moment à l'écoute mais pas un bruit, incroyable vu le sol très craquant. Je recommence à monter doucement et commence à trouver de plus en plus de traces et de crottes. Les mouflons doivent être dans le secteur. Je finis par déboucher sur une zone dégagée de pierriers

Chronique alpine, mais où sont passés les mouflons ? 12 novembre 2011

et décide de me poster dans les buis pour attendre la tombée de la nuit car ma progression est trop bruyante. Malgré les indices très nombreux de présence je ne verrai rien à part quelques passereaux venus animer le secteur et je commence à redescendre alors que la luminosité ne me permet plus de décocher.

 

Alex

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 05:42

Aujourd'hui ce sera journée de chasse non-stop, je ne rentrerai pas manger à midi. Le réveil sonne vers 5 heures, après un bon petit déjeuner, je pars à la chasse alors qu'il fait encore nuit noire. J'arrive au petit parking vers 6h30. 2 grosses chevrettes sortent du bois de pins près de la piste et traversent la route dans mes phares pour remonter vers les sommets. Je me gare, attrape mon arc et pars au clair de lune en longeant la piste, je bifurque vers le plateau puis traverse la pinède et remonte comme jeudi matin vers la crête du dôme rocheux. La pleine lune éclaire bien et je n'ai même pas besoin de ma lampe pour progresser au travers de la végétation pleine de rosée et je retrouve le petit sentier pierreux qui remonte vers la crête. Je suis déjà trempé. Je progresse doucement en marquant des pauses pour écouter mais à part les merles et les grives rien ne bouge.

Le paysage se dégage, les chênes font place à la zone d´herbe et de petits buissons. Le sol est tout givré. Le soleil se lève sur un grand lac de brume d'où dépasse quelques îlots.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

J'arrive à la zone où se trouvaient les mouflons jeudi matin mais ce matin l'endroit est désert. Je marque une pause un peu plus longue, un peu plus loin. Au bout d'un moment 2 merles et 2 geais surgissent de la végétation et criant et me passent tout près. L'un des merles vient se cacher sous un buis à juste 2 mètres de mon pied avant de s'apercevoir de ma présence et de changer de secteur. Je pense voir sortir un animal mais le temps passe et rien ne bouge. Un troglodyte viens se poser près de moi et commence à piailler son mécontentement en sautillant dans un buis. Je me déposte et continue ma marche lente ponctuée de petites pauses.

Le paysage de referme de plus en plus au milieu des buis et des chênes.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Le sol est jonché de crottes fraîches de mouflons.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

J'aperçois au travers de la végétation une crête rocheuse et m'avance doucement quand un sifflement me fige sur place. Un mouflon tout proche vient de me repérer et se débine dans les broussailles sans que je puisse le distinguer. Je reste un moment sans bouger. L'animal s'est immobilisé un peu plus bas. Je m'avance sur la crête, le mouflon redescend un peu plus puis le bruit s'arrête.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Impossible de le voir dans cette végétation épaisse.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Je fais demi-tour et longe la crête en essayant de trouver un passage qui redescendrait vers les falaises qui dominent le village.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Je m'avance vers un aplomb rocheux d'où j'ai une belle vue sur le village de Briançonnet au loin.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Puis je redescends en progressant péniblement au travers d'une végétation parfois inextricable et de gros blocs rocheux chaotiques pour finir par retomber sur un sentier pierreux que je longe un moment

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

avant de le perdre dans la végétation. Je progresse lentement en espérant voir des mouflons mais le secteur est désespérément calme.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

De gros rochers très glissants ponctuent le paysage et je les franchis avec beaucoup de précautions mais, tout à coup, mon pied glisse et c'est la chute. J'ai juste le réflexe de tendre mon bras pour ne pas taper mon arc et de pivoter légèrement pour ne pas taper sur le coccyx. L'impact est violent et la douleur très vive me donne des nausées. Je me redresse péniblement avec une forte douleur à la hanche, la peau a sauté et je suis bon pour un gros bleu.

Je rattrape le haut de la falaise qui domine le village et la longe doucement mais toujours rien.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Je rattrape le sentier qui longe sous la pinède et repars vers ma voiture. Juste au-dessus du village une zone d'herbe est visiblement très fréquentée aux vues du nombre de crottes mais rien de bien frais.

En arrivant à la route, je tombe sur le président de la chasse qui prend des nouvelles de ma chasse. J'en profite pour lui demander s'il pense chasser le secteur que j'ai prospecté jeudi soir et il m'affirme que non. Je décide donc d'y chasser ce soir et l'en informe. Des chercheurs de champignons venus de Marseille sont garés à côté de ma voiture et nous discutons un peu avant que je remonte vers ma zone de chasse de l'après-midi.

Je remonte par un petit chemin de terre que je ne connaissais pas et qui retombe pile au virage où je remonte vers la crête. Je remonte doucement, la zone d'herbe en sous-bois a été bien fréquentée. Des traces et des crottes fraîches ponctuent le sol. Je me poste un moment où se trouvaient les mouflons hier soir mais le secteur est bien calme.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

J'en profite pour faire une petite sieste puis, vers 15 heures, je pars en longeant la crête tout doucement, m'arrêtant souvent pour observer et écouter.

Chronique alpine, une journée un peu décevante, 11 novembre 2011

Je me poste un moment sur la crête en limite du territoire puis fais demi-tour. Un chien donne de la voie sur ma droite dans les feuillus, il va certainement déranger le secteur. Je continue tout de même ma marche silencieuse. Au bout d'un petit moment, le chien passe la crête à 100 mètres environ dans mon dos. J'avance toujours doucement quand j'aperçois un chasseur posté en contrebas sur ma gauche. Le président m'avait pourtant dit qu'il ne chassait pas là cet après-midi. Un peu plus loin, je tombe sur un autre chasseur posté sur la crête.

-"Bonjour"

-"Bonjour"

-"Vous êtes en battue ?"

-"Oui"

-"Vous faites partie de la société de chasse de Gars ?"

-"Oui"

-"J'ai vu un posté un peu plus bas"

-" Oui, c'est le président..."

J'essaie de ne rien laisser transparaître mais je suis dégoûté, c'était bien la peine que je lui demande s'il devait chasser dans le secteur. Le chasseur me tape un brin de discussion puis il redescend en appelant les chiens qu'il a perdu à grand cris et je rentre dépité. Vu l´heure je n'aurais pas le temps de changer de secteur. Je descends doucement à travers bois quand un grelot retentit. C'est un des chiens de la battue. Il saute à la route et je lui emboîte le pas. Une dame de la commune s'est arrêtée et tente de joindre les chasseurs sans succès. Je lui propose de descendre le chien jusqu'au petit parking alors qu’elle rentre au village avertir les chasseurs.

Arrivé à ma voiture j'attends un peu avec le chien puis son maître arrive pour le récupérer alors qu'il fait déjà nuit noire. Je rentre quelque peu amer d'avoir perdu mon après-midi de chasse.

 

Alex

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 14:18

Ce matin, il fait beau, le ciel est étoilé quand je quitte le gîte.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je retourne sur le territoire de chasse en espérant avoir un peu plus de chance qu'hier soir. Cette chasse au mouflon est pour moi un challenge car je ne connais pas du tout cet animal que je n'ai même jamais vu à l'état sauvage. De plus, je ne connais pas du tout ce territoire et j'ai peu de jour pour réussir car je ne pourrais chasser que vendredi, samedi et dimanche. Le repérage d'aujourd'hui peut me donner un peu plus de chance de réussir à atteindre mon objectif.

Il fait encore nuit quand je me gare, comme hier, au petit parking et reprends la piste pour rejoindre le plateau enherbé, le jour se lève à peine alors que j'arrive au départ du plateau.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

J'avance tout doucement au milieu du plateau par un petit sentier. Des grives fusent en tous sens mais il ne semble pas y avoir de mouflon. Ma progression est silencieuse mais j'ai peu de couvert pour me camoufler. Quelques petits bois de pins bordent de plateau. J'arrive à l'éperon rocheux sans avoir vu de mouflon,

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

je le longe jusqu'à son extrémité d’où j'ai une belle vue sur le village de Gars dans le fond à gauche

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

et au loin sur le village de Briançonnet.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je fais demi-tour et tombe sur des crottes de mouflon que je n'avais pas vu à l'aller mais elles ne sont pas fraîches.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Un peu plus loin, un renard s'est occupé d'un des faisans lâches par la société de chasse.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Il est encore tôt et je décide d'aller jeter un coup d’œil au sommet du dôme rocheux dont je longeais la falaise la veille.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je repars vers la piste, un petit pin de la bordure du bosquet de droite a été frotté par un cerf.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je rattrape la piste qui longe sous la pinède. Un animal l'a traversée durant la nuit, l'empreinte n'est pas nette mais je pense qu'il s'agit d'un sanglier.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je traverse un peu plus loin la pinède comme hier soir mais, cette fois, je remonte au plus raide vers le sommet à travers une végétation assez dense qui trempe mes vêtements à cause de la rosée matinale. Je finis par retomber sur un sentier pierreux marqué par quelques bouts de rubalise.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je le suis et remonte ainsi plus facilement jusqu'à la crête plantée de chênes.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Le sentier est ponctué de coups de nez de sangliers.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je suis doucement la crête en me faufilant au travers des buis et des chênes. Le tapis de feuilles mortes détrempé est relativement silencieux. Les chênes sont de plus en plus espacés et je jette un coup d’œil sur l'autre penchant du dôme. Il est couvert d'une forêt dense de chênes, l'Estéron coule dans la vallée sous une large rivière de brume.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

J'avance lentement en marquant de petites pauses pour écouter et profiter du paysage. Les Alpes enneigées se détachent à l'horizon.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Le paysage se dégage sur une zone pierreuse et herbeuse ponctuée de petits buissons où je trouve de très nombreuses crottes de mouflon. 

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Le secteur semble très fréquenté et prometteur. Il me semble entendre un bruit de pas et des petits craquements de l'autre côté de la crête mais ce pourrait être un merle ou une grive qui sont toujours aussi nombreux. Je m'avance tout doucement quand un animal démarre à environ 40 mètres devant moi dans les buis. Impossible de le voir et le bruit s'interrompt. Les petits bruits derrière la crête se font de plus en plus présents. Je m'avance encore un peu quand, à nouveau, quelque chose démarre dans les buis. Ce sont des mouflons, plusieurs brebis et leurs agneaux se sont arrêtés dans les buis à 30 ou 35 mètres devant moi puis elle redémarrent et sautent dans les fourrés en contrebas. Je m'avance encore un peu quand plusieurs beaux mâles surgissent à leur tour et foncent rejoindre les femelles.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je viens de voir mes premiers mouflons sauvages, en tout près d'une quinzaine d'animaux. Un instant trop court mais un émerveillement pour mes yeux.

Je décide de ne pas plus les déranger et fais demi-tour. Je longe un moment la crête sans reprendre le chemin qui redescend vers le plateau pour tenter de voir d'autres animaux

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

mais je ne verrai pas d'autres mouflon et je redescends pour rattraper le sentier et débouche sur le plateau d'où j'ai une belle vue sur les collines rocailleuses de l'autre côté de la route. C'est là que je prospecterai ce soir. 

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je retourne à ma voiture, un chevreuil a longé la piste cette nuit.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je pars visiter le joli petit village de Gars et faire quelques photos,

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

une source spectaculaire jaillit au milieu du village

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011
Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

puis est canalisée par un petit chenal.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Le village se trouve au pied d'une falaise rocheuse

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

et s'étend de part et d'autre d'une petite ruelle piétonière.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

La chapelle domine le village au pied de la falaise.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je retourne à ma voiture

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

puis au gîte pour manger un bout et faire une petite sieste au soleil, derrière la baie vitrée du salon.

 

Vers 15h30, je repars pour Gars. Je vais chasser sur la zone prévue ce matin. Je me gare, comme d´habitude, au petit parking en bordure de la route puis je remonte par la route en lacets vers le pied de la montagne.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Un animal a franchi le talus de la route et monte vers la zone où je vais chasser mais je pense qu'il s'agit d'un chevreuil, les empreintes ne marquent pas très bien.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je longe la montagne jusqu'au virage suivant. Un ruisseau dévale la pente et passe sous la route, j'hésite un peu puis décide de remonter sur la droite du ruisseau. La pente est raide, je remonte tout d'abord dans une zone rocailleuse assez claire

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

puis le bois s'épaissit et la progression devient plus bruyante et difficille.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Il semble que l'autre côté du ruisseau soit plus facilement praticable je passerai par là ce soir pour redescendre. Je traverse une zone boisée et enherbée puis finis par rejoindre la crête assez dégagée.

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Sur ma gauche le penchant boisé est très touffu (buis et grands feuillus avec quelques pins) alors que l'autre penchant plus sec est très rocailleux et plus clairsemé (chêne et pins).

Chronique alpine, une journée de repérage, 10 novembre 2011

Je progresse doucement quand, tout à coup, il me semble entendre des bruits de pas et des petits craquements à moins de 20 mètres devant mois, à droite, juste sous la crête. J'avance tout doucement en serrant sur la gauche quand un mouvement devant moi me fait stopper net. Une mouflone est juste à 10 mètres, de cul elle regarde vers la droite. J'attrape mon APN et commence à filmer mais je n'arrive pas à localiser l'animal sur mon écran. Brusquement le reste du troupeau démarre et monte sur la crête avant de s'évanouir dans la végétation, il me semble avoir identifié 5 femelles, seule l'une d'entre elle apparait sur la vidéo à cause du zoom trop prononcé. J'attends que les animaux se calment puis je tente d'avancer encore un peu mais je les entends juste se débiner dans les fourrés sans pouvoir les apercevoir. Je tente de continuer un peu sur la crête en espérant voir d'autres animaux mais rien de plus et la nuit commence à tomber.

Je fais demi-tour et rentre rapidement sans faire attention au bruit. 2 mouflones me démarrent juste devant alors que je rentre dans la zone boisée enherbée. Je redescends vers la route par l'autre rive du ruisseau puis coupe à travers bois pour retomber à ma voiture.

 

Alex

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:55

Mardi matin, le réveil sonne vers 3 heures, je pars ce matin pour les Alpes Maritimes pour une chasse au mouflon de quelques jours. Je retrouve, au rond-point à la sortie d'Auch, sur la N124, un chasseur originaire du Gers qui a fait sa vie professionnelle dans le 06 et grâce à qui j'ai pu obtenir un bracelet mouflon sur le territoire de Gars. La nuit a été courte et le réveil difficile, une longue route nous attend. Je suis sa voiture. Vers Bézier, ce sont des trombes d'eau qui nous attendent et nous allons rouler sous cette pluie battante pratiquement jusqu'à notre arrivée. Je vais même réussir à me faire une belle frayeur lors d'un aquaplaning en traversant la Camargue.

Nous arrivons vers 11h30 à Vallauries oú nous passerons la journée. Quelques rayons de soleil en début d'après-midi laissent leur place à un fort vent et de la pluie dans l'après-midi et toute la nuit. Nous partirons sur le territoire de chasse mercredi matin, un gîte est réservé pour moi à Briançonnet juste avant Gars mais en plus du temps exécrable une mauvaise nouvelle m'attend : Le président de la chasse de Gars a oublié le bracelet à Gars et n'y retourne que jeudi soir, je ne pourrai donc pas chasser demain et jeudi (jour de non chasse dans le 06).

Le mercredi matin, nous partons, pour Gars, sous une pluie battante,  où on me montre rapidement le territoire, alors que la pluie s'est un peu calmée, avant que je rejoigne mon gîte pour m'installer. La bonne surprise est que mon gîte est vraiment sympa (http://www.sauvaire-vernoux.com/index.htm). De la fenêtre du salon, j'ai une belle vue sur la montagne

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

et sur un château en ruine qui surplombe Briançonnet.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

J'y passe l'après-midi à flâner avant de partir faire un peu de repérage vers 15h30.

Je décide de tenter une première approche du terrain en longeant le bas d'un dôme rocheux au pied de la falaise. La pluie ne semblant pas vouloir cesser, je me suis bien couvert car j'ai réussi a attraper un bon rhume avant de venir. Je descends la route de Gars

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

puis me gare au bord de la route sur un petit parking d'où débute une piste qui longe sous la pinède qui borde les pierriers sous la falaise d'après ce que l'on m'a expliqué. Un petit ruisseau, aux eaux cristallines, gonflé par les pluies de ces derniers jours descend de la montagne, longe un moment la piste et emplit l'air d'un champ mélodieux.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Il pleut un peu moins et je commence à descendre la piste qui borde des pins clairsemés sur la gauche et une zone plus fourrée à droite au-dessus du ruisseau.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Les pluies ont effacé toutes les traces du chemin qui ruisselle de toute part. Je débouche un peu plus loin sur une placette d'où j'ai une belle vue sur le dôme rocheux sous lequel je vais aller me balader.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

La piste se divise en 2, l'une descend sur la gauche pour longer sous les pins sous la falaise alors que l'autre remonte et part vers le village de Gars d'après un petit panneau en bois. Je prends vers le village.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Un peu plus loin je débouche sur un plateau enherbé, ponctué d'arbustes et de genets, que je pense propice à une rencontre matinale avec des mouflons descendus au gagnage.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Ce sera ma zone de prospection demain matin au lever du jour.

Je longe un moment le plateau puis rejoints une piste rocheuse qui descend au pied de la pinède. Une grosse coulée descend du bois et je décide de la remonter pour traverser les pins et rejoindre le bas de la falaise.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

La pente est de plus en plus raide et la pluie a cessé, je commence à avoir chaud et je quitte ma veste et ma polaire que je noue autour de ma taille. Je débouche sur une zone d'arbustes, de buis, de thym et de lavande sauvage avec des zones de pierriers. Je me retourne pour jeter un œil d'ensemble sur le plateau dont je n'ai vu qu'une partie, le soleil pointe le bout de son nez.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Le plateau se termine par un éperon rocheux.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je poursuis mon chemin au travers d'une végétation plus ou moins dense, ma progression est un peu bruyante à cause des pierres qui crissent sous mes pas et de la végétation qui frotte sur mes vêtements.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je tombe sur un premier indice de la présence des mouflons mais ces laissés ont plusieurs jours.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

J'avance lentement en espérant voir des animaux. Le soleil décline petit à petit dans mon dos.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Un peu plus loin je trouve à nouveau des crottes de mouflons qui semblent plus fraîches mais toujours pas d'animaux à part de nombreux merles et grives qui s’envolent à mon approche.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Les pierriers sont de plus en plus dominants dans le paysage et sont marqués de belles coulées.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Mon œil est attiré, au pied d'un buisson, par un bois de chevreuil blanchi par le temps.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Un peu plus loin, je débouche sur une zone dégagée qui me permet de voir un peu plus loin mais toujours pas le moindre mouflon.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je continue un peu mais la nuit tombe doucement, il est temps de rentrer.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je bifurque vers la pinède et la traverse pour rejoindre la piste du bas qui me ramènera à ma voiture. 

 

Alex

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:44

Ce matin, c'est moi qui vais chasser le bois du Turc, je dépose Laurent à la digue du grand lac à la nuit noire, il va rejoindre son tree stand installé la veille sur la lisière du bois qui borde le chaume de maïs. Je retourne ensuite vers ma zone de chasse et me gare en attendant que le jour se lève. Alors que la luminosité croit doucement, je me prépare et pars en longeant la route pour tenter d'apercevoir les chevreuils qui broutent souvent à cette heure matinale dans les prés en face du bois du Turc, sur ma droite. Les prés sont plus hauts que la route et bordés par une haie. J'avance doucement en longeant ce talus mais les chevreuils ne semblent pas être là ce matin.

La haie s'interrompt et je ne peux compter que sur le talus pour me cacher quand j'aperçois 2 chevreuils qui reviennent vers la route en biaisant pour la traverser à environ 40 mètres devant moi. 2 autres chevreuils sont entrain de brouter plus en retrait. Je me baisse le plus possible derrière le talus et avance le plus rapidement possible pour essayer d'intercepter les chevreuils, dont l'un est un beau brocard, avant qu'ils n'arrivent sur la route. Je gagne rapidement de la distance mais alors que je ne suis plus qu'à 20 mètres d'eux, je pose le pied sur une grosse feuille sèche qui craque sur le bitume. Je me fige aussitôt mais trop tard, les chevreuils ont levé la tête et regardent dans ma direction avec insistance avant de démarrer pour rejoindre les 2 autres à grands bons.

L'inquiétude gagne le groupe qui commence à fuir. J'attrape rapidement mon Butollo et commence mes appels. Immédiatement la chevrette de tête bifurque et fonce droit sur moi, suivie de ses congénères. La voyant venir au galop, je stoppe les appels et me prépare à armer mais elle stoppe net et regarde vers moi et finit par faire demi-tour. Je rattrape mon appeau et recommence à appeler, elle revient un peu puis se fige et cette fois redémarre en aboyant et prend le galop parallèlement à la route, à environ 40 mètres dans le pré. Habituellement, ils sautent au virage près des poubelles, je prends le pas de course pour tenter de les intercepter, je les observe tout en courant et les aperçois arrêter dans le pré. Je les dépasse et me poste dans le virage mais je ne les vois plus, ils ont compris et se sont volatilisés.

Je pars maintenant en longeant le bois du Turc mais j'aperçois trop tard un groupe de chevreuils à découvert qui me regardait arriver de loin et qui détale pour rentrer au bois. J'arrive au coin du bois, près du ruisseau sans rien voir de plus, je rentre un peu dans le bois et tente quelques appels mais rien ne bouge. Je passe le ruisseau et commence à longer le bas du bois quand j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards au bord d'un fossé bordé de ronces. Encore une fois, ils m'ont vu avant que je ne leur pose les yeux dessus. J'essaie le Butollo mais ils s'avancent vers le bois et disparaissent derrière les ronces. Je m'avance doucement à leur rencontre et j'ai juste le temps de voir rentrer au bois le dernier chevrillard.

Je vais changer de technique, je rejoints un sentier forestier qui longe le bas du bois en lisière et m'arrête de temps à autre pour appeler au Butollo mais rien ne vient. Je rejoints la première allée du bois qui remonte vers la route. Je remonte doucement pour ne pas trop faire de bruit sur le tapis de feuilles mortes puis me poste sur la droite du chemin derrière quelques arbustes juste avant que le chemin ne redescende. Je jette un coup d'œil dans le bois puis commence à appeler en modulant les sonorités. Au bout d'un moment, les petits couinements d'une chevrette arrivant sur l'appeau et des bruits de pas dans les feuilles mortes se font entendre dans mon dos. Je me retourne doucement et aperçois une chevrette qui s'arrête derrière un arbre. Je continue mes appels pour tenter de la positionner dans une fenêtre de tir, elle avance au pas mais je n'arrive pas à la positionner comme je le voudrais quand j'aperçois une autre chevrette arrêtée, la tête derrière un tronc et le corps bien dégagé, plus proche que l'autre. Je laisse mon appeau et arme mon arc, la chevrette reste immobile, je prends mon temps pour viser et décoche, mais au moment du tir la chevrette démarre.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Un impact bien audible et la chevrette fait volte-face et s'enfuit avec 2 autres chevrettes en parallèle de l'allée et je les perds de vue au bout de 40 mètres environ. J'attends un moment puis vais chercher ma flèche et tenter de trouver les premiers indices. Ma flèche a glissé sous la mousse jusqu'à l'empennage qui porte des traces de sang.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Je récupère ma flèche dont le tube est couvert d'un liquide verdâtre, signe que j'ai certainement touché la panse. Près de ma flèche je trouve 2 gouttes de sang avec un peu de poil et une grosse goutte de contenu stomacal. Je décide d'attendre encore un peu avant d'attaquer la recherche.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

J'attaque ma recherche et plante des bâtons à chaque fois que je trouve un indice, la piste n'est pas facile à suivre, il y a peu de sang et quelques gouttes de contenu stomacal. Je progresse difficilement nez au sol sur près de 30 mètres puis je perds la piste et commence à envisager une recherche au sang. Un chevreuil se met à aboyer sur place plus bas dans le bois. Je me redresse et analyse la trajectoire de fuite matérialisée par les bâtons. La direction est assez rectiligne, je me positionne près du dernier sang et tente de me mettre à la place de mon chevreuil puis m'avance sur la coulée que je pense la plus probable. 10 mètres plus loin, je retrouve une grosse goutte de sang et à partir de là la piste devient très facile à suivre, les grosses gouttes sont très rapprochées et je progresse debout très facilement.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

La piste biaise maintenant vers l'intérieur du bois et saute un gros tronc couché au sol. Ma chevrette est là 20 mètres plus loin, elle n'a pas fait plus de 80 mètres. Ma flèche rentre basse 20 cm derrière l'épaule et ressort plus haute 30 cm derrière l'épaule opposée. Un peu d'intestin grêle sort part le trou de sortie.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Ma flèche traverse en fait en plein milieu du foie et touche l'entrée de la panse.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse
Guyane
Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara
Argentine
Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant