Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 11:48

Ce matin, le réveil sonne vers 5h20, j'ai décidé de changé de secteur, je vais aller chasser sur un autre morceau du territoire éloigné de quelques kilomètres de celui chassé hier soir. Je n'ai pas fait de repérage avant l'ouverture et cela me permettra de juger un peu les brocards du secteur. J'arrive sur place à la pointe du jour et me gare après la dernière habitation du chemin de la Salière. Le pré vient d'être fauché cette semaine et les bottes de foin sont faites, cela va limiter de beaucoup le couvert végétal. Je me prépare et descends vers le bois puis le longe vers la droite pour rattraper un chemin forestier que je suis doucement pour déboucher plus bas sur un semé de tournesol à peine sorti de terre. Décidément, l'approche ne sera pas aisée dans le secteur. Avant de sortir sur le découvert, je scrute les alentours, la luminosité n'est pas encore très bonne et je ne vois pas de chevreuils mais au moment où je m'avance sur le semé, un premier chevreuil surgit d'une petite friche qui couvre le penchant opposé et précède le bois sur ma droite. Il est à 100 mètres environ, me regarde puis démarre et rentre au bois que je viens de traverser. Encore quelques pas et c'est un autre chevreuil qui démarre en aboyant en crête, en face de moi contre la plantation de pin à 150 mètres environ. Il traverse le semé et rentre au bois.

Ça commence bien ! Je traverse la bande du semé entre les 2 bois, remonte au-dessus de la petite friche puis biaise pour rejoindre un coin de bois où je m'arrête pour regarder si une tête ne dépasserait pas du blé du penchant opposé ou de celui sur ma droite coincé entre 2 grosses haies. Je ne vois rien. Je pars vers la droite en longeant le bois, le chemin rentre dans le bois, j'avance tout doucement en observant bien mais je me fais surprendre par un chevreuil qui démarre juste à quelques mètres sur ma droite dans le bois. Il s'enfonce au milieu des chênes et disparaît en aboyant. Je poursuis et fais démarrer 2 gros lapins de garennes qui traversent le chemin forestier et rentre au bois. Je tourne à droite et descends doucement au travers d'une bande coupée à blanc pour retomber sur un pré pâturé par quelques moutons qui descend vers un petit lac. Le penchant opposé est couvert de blé. Je reste un moment à chercher une tête au milieu des céréales mais rien. Je m'avance sur le pré quand une chevrette surgit des herbes hautes, à environ 100 mètres, au bout du lac, elle fait environ 20 mètres puis s'arrête et regarde vers moi, repart, traverse la haie et disparaît.

Je descends, rattrape le bord de la haie et remonte doucement vers la route que je suis ensuite pour passer cette fois le long du pré fauché où j'ai garé ma voiture, la route goudronnée fait place à un chemin de terre qui se divise plus loin en un Y. Je prends à droite mais toujours rien. Un peu plus loin j'arrive au-dessus d'une langue de pré qui descend entre 2 bois. Sur le penchant d'en face des andains de foin n'ont pas été encore ramassés et un renard y cherche sa pitance. Il est à 150 mètres environ. Je rattrape la bordure du bois de gauche et la longe doucement pour tenter de me rapprocher du renard. Il est occupé à chasser son repas, les yeux rivés sur la ligne de foin, sa tête se penche d'un côté puis de l'autre pour mieux l'entendre et d'un bon il fond sur le foin puis reprend son poste.

Absorbé par mon renard, je vois un peu tard une chevrette sous le bois de droite. Elle m'observe depuis un moment calée contre un andain de foin. Je me fige et l'observe ce qui la fait rentrer au bois immédiatement. Le renard n'a pas réagi mais il se déplace maintenant sur le pré fauché, il est encore à 100 mètres environ et voyant que l'approche sera maintenant très difficile, je tente de me caler contre le bois et d’imiter quelques cris de souris. Le renard qui remontait en bordure du bois fait volte-face et vient vers moi mais mes mains sont moites à cause de l'humidité du matin et je n'arrive plus à faire mes appels correctement. Le renard comprend que quelque chose n'est pas normal et s'assoit un moment avant de faire demi-tour et remonte vers le bois en s'arrêtant quelques fois pour m'observer puis rentre à couvert.

Je finis de descendre, puis remonte en longeant la courbe du bois pour retomber à 300 mètres environ au hameau de la Grangette. Je traverse la route et descends en longeant la plantation de pins par un chemin enherbé. Une plantation de petits pins clairsemés avec des herbes hautes sous le chemin est un bon secteur pour voir un chevreuil, sur ma gauche les pins sont hauts mais il n'est pas rare d'apercevoir des chevreuils se déplaçant ou couchés entre les arbres mais rien ce matin. Le chemin longe ensuite une haie de buissons noirs sur le droite qui masque les petits pins, un peu plus loin le chemin tourne à angle droit sur la droite puis je le quitte et remonte dans un bois de chênes et suis les grosses coulées au milieu des épines pour retomber sur un grand champ de blé en Y avec un bosquet au milieu.

En sortant sur le champ de blé, j'observe un moment mais pas la moindre tête en vue. Je longe le bois sur le haut du champ puis ne voyant rien sur le haut, je biaise pour passer sous le bosquet qui divise le champ en 2 branches. J'aperçois tout à coup à plus de 100 mètres la tête d'un brocard qui monte et descend dans le blé. Il y a beaucoup de rosée ce matin et je suis vite trempé.

Je presse le pas et rattrape un passage de tracteur qui passe juste à 5 ou 6 mètres au-dessus du brocard. L'approche commence, d'abord rapidement alors que le chevreuil semble remonter pour rattraper le passage de tracteur, je gagne vite du terrain puis alors que j'arrive à environ 40 mètres, je commence à avancer tout doucement voûté. Le brocard vient de baisser la tête, je gagne peu à peu du terrain mais ne le vois pas remonter. Je finis par arriver très très lentement à l'endroit où je pensais tomber sur le brocard mais rien. Ce n'est pas possible, il n'a pas pu se volatiliser, je suis juste à l'endroit où il se trouvait mais je n'arrive pas à le voir.

Je cherche un rond de blé couché où il pourrait s'être posé un moment mais toujours rien. Sûr qu'il ne doit pas être loin, je me recule un peu, arme mon arc et siffle un grand coup fort, rien, je recommence, toujours rien, j'intensifie mon sifflement quand la tête du brocard refait surface à 30 mètres devant moi. Je suis debout, figé en position armée alors qu'il cherche la provenance du bruit. Le temps passe et semble tellement long ! Il finit par rebaisser la tête. Je désarme et me baisse dans le blé. Il remonte la tête et cherche à nouveau puis biaise doucement en s'éloignant pour venir vers le passage de tracteur. Je tente de me rapprocher le plus vite et discrètement possible mais il sort sur le passage de tracteur à 25 mètres environ et m'aperçoit. Inquiet, il s'éloigne un peu et frappant ses pas, tourne la tête vers moi, baissé dans le blé et immobile, puis il se met à aboyer et remonte en quelques bons vers le bois.

Je suis trempé et j'ai fait le tour du territoire, je vais en rester là pour ce matin. Je retourne vers la voiture alors qu'une chevrette dont seule la tête dépasse des céréales me regarde m'éloigner à 80 mètres environ.

 

Ce soir, je change de secteur, je pars chasser et récupérer mes bracelets sur Justian. J'arrive sur place vers 18h30 et après avoir discuté un moment avec le président de la chasse, je me prépare et pars chasser vers 20 heures. Je pars à pied par un chemin de terre qui longe un semé de tournesol puis descend sous une longe de bois qui domine une friche très fréquentée par les chevreuils. Le vent est fort ce soir, idéal pour faire une belle approche, le temps est orageux. Une tache rousse attire mon attention au bord d'une petite parcelle travaillée, au ras des hautes herbes à 100 mètres environ. Je descends ma cagoule et commence mon approche pensant à un renard mais je me rends vite compte qu'il s'agit d'un lièvre. Ce dernier rentre dans les hautes herbes. Je traverse la parcelle travaillée et rejoints le bord des herbes hautes que je commence à longer quand le lièvre surgit de la végétation à 50 mètres devant moi et fonce pour disparaître un peu plus loin.

Je passe une bande de bois sur la droite puis descends à travers les hautes herbes pour récupérer un chemin forestier en contrebas. Je le longe tranquillement et surveille la friche à ma gauche au travers d'une haie non continue qui borde le bord du chemin. Tout à coup, j'aperçois une tête qui dépasse des hautes herbes à 25 mètres environ. C'est un gros lièvre. Je m'avance pour me cacher derrière un bout de haie, attrape mon appareil photo puis me penche doucement pour photographié ce beau lièvre qui m'ayant repéré s'est figé.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je continue à longer le chemin de terre qui bifurque vers la droite à 90° et s'enfonce dans le bois. Les premiers moustiques commencent à arriver et je n'arrête pas d'en tuer. Je ressors un peu plus loin entre une grande friche qui remonte sur ma gauche et une grosse haie qui surplombe un champ d'avoine qui longe l'Osse sur ma droite. Je surveille les alentours des 2 côtés du chemin sans voir le moindre chevreuil. Un peu plus loin, je rattrape une trouée dans la haie qui permet d’accéder au champ d'avoine, je bifurque et m'arrête un moment au bord des céréales pour surveiller plus longuement la surface des céréales. Pas de chevreuil en vue, mais sur ma droite, 2 grosses taches noires trahissent 2 ragondins au gagnage au bord d'un ancien bras de l'Osse transformé en une mare tortueuse entourée d'une haie assez épaisse qui laisse peu de visibilité sur l'intérieur du plan d'eau.

Je décide de me rapprocher mais sans réelle conviction. J'avance rapidement dans les céréales parsemées de chardons et les ragondins me repèrent à 100 mètres. Ils se jettent à l'eau. Arrivé au ras de la mare, je regarde par une trouée. L'eau bouge au milieu de la végétation aquatique très dense mais je ne peux pas voir les ragondins et puis je ne suis pas là pour eux. Je contourne la mare et jette un coup d’œil sur une petite parcelle d'herbe haute coincée entre le plan d'eau en L et le lit actuel de l'Osse. De nombreuses coulées très marquées parcourent la parcelle mais pas le moindre chevreuil en vue. Je fais demi-tour et jette un coup d’œil dans le lit de la rivière. 2 colverts sont posés au bord de l'eau. Nous nous observons un moment, l'un d'eux finit par décoller mais l'autre juste à 4 ou 5 mètres de moi ne bouge pas pendant un moment avant de se décider à se mettre à l'eau pour traverser la rivière tranquillement en plein découvert suivi par un troisième que je n'avais pas vu. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je longe la haie qui borde la mare puis traverse la haie qui borde le chemin forestier pour revenir vers la friche. Je remonte vers la route de crête puis descends à travers les cultures. Un gros lièvre, assis au fond de la combe dans un semé de tournesol, me laisse approcher jusqu'à environ 80 mètres avant de détaler. Pas de chevreuil ce soir dans le secteur. Je remonte le penchant opposé à travers un blé, le cheval de l'enclos mitoyen, toujours aussi curieux, vient me voir puis se met à courir en tous sens dans son parc. Je rejoins la route de crête que je longe un moment pour attaquer un autre blé à bon vent en longeant un bois qui suit la crête suivante. Toujours pas de chevreuil. Je débouche sur des semés de tournesol ponctués de vignes.

Le secteur est vraiment trop calme. Un lièvre se promène au loin. Je décide de revenir vers les blés qui longent la route de la vallée de l'Osse. Pas le moindre chevreuil avant d'arriver à la route. Je reviens vers le vieux moulin situé dans un virage de l'Osse quand j'aperçois au loin une tête qui dépasse du blé. Je descends le talus de la route et rattrape le premier passage de tracteur qui passe à 20 mètres environ du chevreuil. Je le longe doucement mais cette tête fine aux oreilles rapprochées ne peut être que celle d'une chevrette. Je confirme mon intuition à mesure que je réduis la distance.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je passe à 30 mètres de cette dernière sans qu'elle ne se rende compte de rien et rattrape un chemin de terre qui traverse l'Osse par un petit pont. Je traverse la rivière et observe la surface des blés de l'autre côté quand j'aperçois une autre tête dépassant des céréales à 150 mètres environ sur ma gauche. Cette fois, elle semble plus volumineuse. Je suis rapidement le chemin entre 2 parcelles de blé. La parcelle de gauche en forme de L borde sur 2 côtés un semé de tournesol sur lequel je débouche. Une haie le sépare du blé et va me permettre d'avancer rapidement sans être vu.

Arrivé au coin de la haie, j'aperçois la tête du brocard, il semble pas mal, il est encore à 50 mètres environ. Je repère le passage de tracteur qui passe au plus près de l'animal et m'avance doucement en longeant la haie pour le récupérer. Le vent est bon. Le brocard baisse souvent la tête et disparaît, j'en profite pour presser le pas. J'avance assez rapidement par le passage de tracteur et arrive sans difficulté à moins de 10 mètres du brocard. Je ne vois que la tête par intermittence et j'attends un peu qu'il se déplace pour savoir dans quel sens il est tourné puis m'avance doucement dans le blé en me baissant dès que le chevreuil relève la tête. J’arrive ainsi à 7 mètres environ de mon brocard et arme mon arc. Je devine la ligne du dos et décoche à travers le blé. L'impact résonne, le brocard surpris démarre à grands bons. Il s’écrase en sautant un fossé un peu plus loin puis s'éloigne rapidement dans le blé avant de s'arrêter à 35 ou 40 mètres.

Il surveille les alentours un instant puis semble s'effondrer sur place. N'ayant pas vu mon atteinte, j'attends un moment avant d'aller à sa rencontre. Au bout de plusieurs minutes, je m'avance un peu pour chercher ma flèche mais impossible de la trouver. Je ne trouve pas de sang sur le départ du chevreuil mais trouve un peu de sang à l'endroit où il s'écrase dans le fossé. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

J'attends un moment avant d'attaquer ma rechercher puis commence à suivre le sang déposé sur les épis et les feuilles de blé.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

La traille laissé par la fuite du chevreuil est assez visible mais il y a peu de sang, suffisamment pour le suivre tout de même. J'ai bien repéré l'endroit où mon chevreuil est tombé et ma recherche m'y même droit, pas à pas.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Par moment quelques traces plus importantes de sang.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

En me rapprochant de l'endroit estimé de la position du chevreuil, je ralentis et aperçois un rond dans le blé. Je m'approche très lentement, une traînée de 1 mètre de sang bien marquée rentre dans ce rond de blé couché mais un léger frémissement des céréales sur la gauche du rond qui n'est pas dû au vent me fait craindre le pire. Encore un pas et j'aperçois le haut des bois du chevreuil. Il est juste à 2 mètres devant moi, sa tête est encore redressée, il n'est pas encore mort. Je ne le vois pas assez pour lui décocher une flèche et décide d'attendre sans bouger. Le temps passe mais le chevreuil, qui baisse par moment la tête, la relève régulièrement.

La luminosité baisse doucement. Que faire ? Ne pouvant pas viser, je décide de tenter de l'attraper pour en finir. Je range ma flèche sur le carquois, pose mon arc au sol, me baisse et avance tout doucement à 4 pattes vers le bord du rond dans le blé. Avec d'infini précautions, j'arrive au ras du rond, le chevreuil n'est plus qu'à 30 cm devant moi. Je tente de me jeter sur lui mais il surgit de sa couche et fonce à travers le blé, ressort sur la bande enherbée au bord de la rivière, la suit un moment puis retourne dans le blé pour se recoucher à environ 100 mètres.

Je récupère mon arc et attends un bon moment avant de reprendre ma recherche, je suis le sang tranquillement mais la luminosité baisse vite et je dois sortir ma frontale pour bien voir le sang qui n'est pas très abondant bien qu'assez facile à suivre. Je ressors du blé sur la bande enherbée du bord de la rivière où je tombe sur de gros caillots de sang posés sur l'herbe sur environ 1 mètre de long, progresse un moment dans les hautes herbes puis retourne dans le blé pour arriver tout doucement près d'un rond de blé couché un peu plus grand que le précédent. Le brocard est là mais il est toujours vivant. La grandeur du rond me permet de le voir mieux que la première fois et je décide de tenter de lui décocher une seconde flèche. Il est à juste à 2 mètres devant moi. Je commence mon armement doucement mais il redresse la tête et m'aperçois. Le temps de finir mon armement, il surgit de sa couche et file à travers le blé en longeant la rivière. Il va bientôt faire nuit, je décide de laisser tomber pour ce soir et de revenir demain matin. J'ai perdu le chevreuil de vue à 200 mètres environ et espère qu'il va rester coucher par là. La rivière est profondément encaissée et fait un méandre autour du champ de blé, je pense qu'il va rester là.

J'appelle le conducteur de chien de sang mais ce dernier est pris demain, il me propose tout de même de me prêter Raboliot pour faire la recherche.

Je rentre alors que la nuit s'installe. Je viens juste de passer le ponton au-dessus de l'Osse qu'un bruissement dans le blé se rapproche. Je me fige. Un blaireau surgit des céréales et vient droit sur moi. Il s'arrête à 2 mètres de mes pied, m'évente et fait demi-tour. il s'arrête 3 ou 4 mètres plus loin, regarde derrière lui puis disparaît dans le blé. Sur le retour, la pluie se met à tomber et je crains de ne pas retrouver mon chevreuil demain.

 

Ce matin, j'ai rendez-vous vers 7 heures chez le conducteur. J'ai mal dormi et je suis un peu à l'avance. Nous repartons pour la recherche alors qu'il pleut de plus en plus. Arrivé à Justian, je me gare près du vieux moulin puis pars en longeant la route pour rattraper le passage qui traverse l'Osse. De gros lièvres nous regardent arriver dans le semé de tournesol avant de déguerpir en tous sens. J'amène Raboliot directement sur la bande enherbée le long de la rivière pour lui faire prendre le sang à la sortie du blé. Il prend la piste facilement malgré la pluie qui ne cesse de tomber et la suit sans problème levant de temps en temps le nez sur une herbe puis repartant de plus belle.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Nous rentrons dans le blé et arrivons à la deuxième couche puis Raboliot ressort du blé et suit une grosse coulée qui longe le blé en suivant la rivière. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Il file droit et semble sûr de lui, je lui fais confiance et l'encourage car le sang a complètement disparu à cause de la pluie de cette nuit. Tout à coup, un rond de blé couché sur ma gauche attire mon attention. Mon brocard est là, il est mort. Raboliot ne l'a pas encore repéré, il tourne et retourne sur la bande enherbée et finit par rentrer dans le blé pour commencer à piller mon chevreuil. 

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Je le laisse un peu faire puis décide de l'éloigner pour récupérer l'animal et apposer le bracelet mais Raboliot n'est pas de cet avis et commence à se retourner sur moi pour me mordre. Je suis obligé d'aller l'attacher un peu plus loin à un arbre pour m'occuper du brocard. Ma flèche n'a en fait touche que le foie et les viscères (pense et intestins), elle est trop en arrière peut-être à cause du blé qui a pu dévier mon tir. Nous rentrons complètement trempé mais satisfait d'avoir retrouvé mon chevreuil.

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Alex

 

Trophée :

Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin
Un vieux brocard à l'approche dans les blés, 2 à 3 juin

Partager cet article

Repost0
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 14:56

Aujourd'hui, il a fait très chaud et je ne pense pas chasser avant 20 heures, en rentrant du boulot, je me pose un peu chez moi, vérifie mon matériel puis vers 19 heures, je pars pour mon territoire de chasse, tout juste à 5 minutes de chez moi. Le président est allé récupérer le bracelet cet après-midi. Je le récupère et discute un moment puis, vers 20 heures, je décide d'aller chasser. Le président de la chasse voit régulièrement des chevreuils dans une prairie en limite droite du territoire. Pour ma première sortie de la saison, je vais faire un grand tour sur la bordure externe du territoire et en profiter pour faire un peu de repérage.

Je quitte l'habitation et remonte à travers la pâture vers la crête de la colline longée par un chemin de randonnée qui délimite la droite du territoire. Le vent est bon, il sera face à moi. Arrivé en crête, je longe tranquillement en direction du secteur indiqué par le président où je vois chaque année pas mal d'animaux.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Le chant du coucou et des grillons emplissent l'air encore très chaud de cette soirée aux allures estivales. Le secteur semble calme. Je passe au-dessus de la ferme, les vaches broutent en contrebas mais pas le moindre chevreuil en vue. J'arrive au petit bosquet ou je rencontre habituellement des chevreuils mais pas le moindre animal ce soir. Le chemin de randonnée passe au-dessus du bosquet et est assez silencieux. Je le suis lentement en surveillant bien les alentours mais toujours rien. Je débouche sur le haut de la combe où l'herbe est encore très haute. Je regarde longuement les alentours sans rien voir.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Je reprends ma route et arrive au point culminant du secteur, je longe doucement une clôture électrique qui délimite le haut du territoire. Sur ma droite, un semé de tournesol qui n'a encore quasiment pas poussé et sur ma gauche des prairies d'herbes hautes. Je quitte un peu le bord de la clôture pour m'avancer dans les hautes herbes Je trouve de nombreuses couches de chevreuils qui semblent fraîches mais toujours pas d'animaux. Je reviens vers la clôture et la longe en direction d'un petit bosquet clairsemé qui couvre le penchant suivant quand, au fond de la seconde combe, une chevrette surgit des herbes hautes  et rejoint le bois sur ma gauche. Je regarde bien les alentours pour tenter d'apercevoir un brocard mais sans succès.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Je poursuis ma route et longe en bordure du bosquet puis ressors sur le semé de tournesol pour contourner une partie du territoire que je ne veux pas déranger ce soir. Je rattrape un grand champ de blé où pousse de l'avoine sauvage en grande quantité. Je prends un passage de tracteur que je longe doucement pour rejoindre une friche boisée où j'ai fléché mon second brocard l'an dernier. Toujours pas de chevreuil, je longe le chemin de terre blanche au milieu de petits chênes clairsemés pour retomber sur un semé de tournesol qui n'a quasiment pas levé lui aussi. Cette année, le couvert végétal n'est pas encore très fournis de plus on est en pleine période des foins et cela va compliquer les approches.

Je longe le bois sur ma droite, rejoins la bordure du blé en contrebas puis la longe pour rattraper un chemin de terre qui va me conduire à la carrière autour de laquelle il est rare de ne pas voir des animaux. En arrivant près du ruisseau, je m'arrête un instant pour observer quand une silhouette attire mon regard à plus de 100 mètres dans un bout de pré fauché. Je l'observe un moment, on dirait un renard mais ça ne bouge pas. Je tente des cris de souris quand l'animal commence à se couler pour rejoindre le chemin de terre qui monte à la carrière. Je ne sais pas dire s'il s'agit d'un gros chat ou d'un renard vu la distance. L'animal qui n'avait repéré s'éloigne par étapes en se retournant régulièrement pour m'observer puis disparaît derrière le virage du chemin.

Je traverse le ru, longe dans le blé et rattrape le chemin pour remonter vers la carrière. Les aboiements des chiens de la SPA toute proche résonnent dans le bas fond. Arriver en haut, j'aperçois quelques lapins au loin. Je me dirige vers des tas de gravats derrière lesquels se trouve un combe en blé. Arrivé au bord de la combe, j'aperçois, dans le fond, une tête de chevreuil qui dépasse des céréales à 100 mètres environ. On dirait une chevrette mais je décide de tenter l'approche pour m'amuser. Le vent n'est pas terrible mais l’enjeu n'est pas bien important. Je descends doucement vers le passage de tracteur qui passe à 20 mètres au-dessus de l'animal puis le longe doucement. Je n'avance que quand le chevreuil baisse la tête et gagne peu à peu du terrain. C'est bien une chevrette, je continue mon approche voûté et arrive à 45 mètres environ de l'animal. J'attrape mon appareil photo avant de continuer mon approche mais la chevrette me repère. Je décide de la prendre en photo sans avancer plus. Au moment où je la prends en photo, une seconde chevrette surgit d'un creux du champ et passe derrière elle.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Elle s'arrête un moment et m'observe.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Ayant compris que ma silhouette n'était pas naturelle, elle rejoint le bois alors que la première chevrette n'a toujours pas bougé. Je décide de reprendre ma chasse, je me redresse et remonte vers la carrière. La chevrette met un moment à réagir puis elle démarre, s'arrête un moment pour m'observer puis repars et rentre au bois. Je rejoins la carrière salué par quelques aboiements.

Je me dirige vers une autre grande combe de blé sur ma gauche. Je longe une grosse haie épaisse qui me cache les céréales puis arrivé au bout j'observe un moment toute la combe à la recherche d'une tache rousse ou d'une tête dépassant des céréales. Tout à coup, une silhouette rousse esquisse un mouvement sur le penchant opposé, en bordure du blé, sur la bande enherbée qui le sépare d'une bande étroite de bois bordant le chemin qui descend de la carrière. Je l'observe un instant, c'est sûr il s'agit d'un chevreuil mais bien plus de 400 mètres nous séparent ce qui rend l'identification impossible (je chasse sans jumelles).

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Je vais tenter l'approche mais il me faut faire un grand tour pour ne pas être repéré. Je longe le blé tranquillement en surveillant le chevreuil qui semble ne pas m'avoir vu puis je presse le pas en passant hors de sa vue dans un creux du champ et prends le pas de course pour rejoindre le bas du champ que je longe d'un pas rapide pour rattraper le chemin qui descends de la carrière. Je remonte un moment par le chemin puis au départ de la bande boisée, je descends sur la bande enherbée et commence à la longer à bon vent.

J'ai perdu le chevreuil de vue depuis un moment et j'avance à l'aveugle car le relief vallonné du terrain ne me permet pas de le voir pour le moment. Je parcours tranquillement plus de 200 mètres avant de l'apercevoir. C'est un brocard, il broute au fond d'un creux du terrain à 50 mètres devant moi. Je l'observe un peu, il est paisible, de 3/4 arrière. Je commence mon approche voûté le plus possible mais je dois m'arrêter presque à tout de suite car il relève la tête. Il se remet à brouter, je reprends ma progression. Il relève souvent la tête et je dois régulièrement m'arrêter quand, tout à coup, il m’aperçoit, je n'ai pas été assez rapide pour me baisser. Il me fixe un moment puis ruse, se léchant l'épaule opposée et m'observant par-dessus sa ligne du dos. Je reste immobile et il finit par se remettre à bouter. J'attends un peu puis fais un pas mais il relève aussitôt la tête. Je me fige et attends. Il rebaisse la tête, j'attends un peu puis fais à nouveau un pas. A nouveau, il redresse la tête et je dois rester un moment sans bouger. Au moment où il rebaisse la tête, j'en profite pour m'agenouiller en bordure du blé. Il relève la tête, regarde vers moi puis se remet à brouter, je tente d'avancer un peu. Il relève la tête, se tourne plein travers comme pour rentrer dans le blé et pousse un aboiement. Je lui réponds, il aboie à nouveau, je lui réponds en donnant des coups dans le blé. Curieux, il fait un pas vers moi puis recommence à aboyer. Nous nous répondons un moment puis la communication cesse et il se remet à brouter. J'attends un peu puis décide de tenter le tout pour le tout. Je reprends mes aboiements en avançant doucement à 4 pattes dans le blé et en frappant les céréales avec mon arc devant moi. Le brocard qui ne comprend pas regarde vers moi et me laisse approcher.

Je gagne très doucement du terrain et arrive à 30 mètres environ du brocard qui n'a toujours pas bougé mais ce dernier n'étant pas un grand brocard mais un 6 correct tout de même, il commence à se demander si ce rival n'est pas un peu trop entreprenant et il commence à s'éloigner d'un pas saccadé en s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi. Je m'arrête et augmente la fureur de mes aboiements et frappe le blé rageusement. Le brocard fait volte-face comme pour revenir vers moi. Il est à 40 mètres environ. Je tente de me rapprocher à nouveau mais, cette fois, il rentre dans la bande de bois sur ma droite en 2 bons. La partie est finie, je me relève et presse le pas pour revenir en arrière vers le chemin de la carrière et un petit bois de pins ou chaque année je croise un beau brocard.

Au lieu de suivre la bande enherbée, je décide de prendre un chemin de terre que je rattrape à 50 mètres sur le chemin du retour. Je remonte rapidement le chemin assez raide, en arrivant dans le virage, je relève les yeux et me fige net. Le brocard est là devant moi à même pas 10 mètres, plein travers en plein milieu du chemin. Curieux de ne pas avoir pu m'identifier, il me contournait par le haut pour me prendre au vent. J'ai remis ma flèche sur le carquois et, le temps de la sortir, il ressaute dans le bois en contrebas et repars vers le blé. Je le vois au travers des branchages, il se coule lentement puis il s'arrête juste avant de sortir sur la bande enherbée. J'encoche ma flèche et redescends discrètement pour tenter de l’intercepter. J'attends un moment au bout du chemin mais ne le voyant pas sortir, je m'avance doucement. Je l'entends démarrer sur quelques mètres puis plus rien.

La luminosité commence à décroître très vite, je remonte le chemin puis me dirige vers la clôture qui entoure les bâtiments de l'école de travaux publics avant de la longer pour rentrer dans le bois de pins. J'avance doucement mais le sol est bruyant. Je finis par ressortir au bord d'un champ de blé. Un mouvement sur la droite me fait tourner la tête, une masse est entrain de rentrer au bois à 15 mètres environ, je pense tout d'abord à un sanglier mais je comprends vite qu'il s'agit d'un blaireau. Il semble énorme et je m'avance doucement dans le bois par une grosse coulée pour tenter de le voir de plus près. Je l'entends mais ne le vois pas et le bruit finit par s'arrêter. Je ressors du bois, le longe un peu sur la crête de la colline puis m'arrête en arrivant à l'angle du bois pour regarder le penchant de blé. Il fait trop sombre, je ne vois rien mais au moment où je commence à descendre par la bande enherbée, 2 chevreuils jaillissent du blé. L'un d'eux rentre au bois, l'autre traverse la haie du bas de la parcelle et s'éloigne en aboyant.

Il est temps de rentrer, la nuit tombe.

 

Alex

Partager cet article

Repost0
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:51

Depuis quelques temps, mes sorties ragondin ne sont pas fréquentes, je n'ai pas vraiment de motivation pour cette chasse en ce moment bien que j'en vois régulièrement en grande quantité. Je me contente de petites sorties qui tournent souvent en sorties d'observation. Ce matin le réveil sonne vers 5h20, je me prépare rapidement et pars pour Labéjan. En route je croise 2 chevreuils. La lueur du jour commence déjà à poindre alors que je me gare sous la digue du premier lac. Je commence à m'avancer par la gauche du lac quand une voiture arrive et prends le chemin de terre que je suis en marche arrière. Voyant que le pêcheur ne m’a pas vu, je me serre sur le côté et le salue alors qu'il passe devant moi. Nous discutons un peu puis je pars en longeant la berge. Des foulques s'éloignent de la berge un peu plus loin alors que les colverts décollent au bout du lac. Tout à coup, un gros ragondin se met à l'eau contre la berge opposée et biaise tranquillement en direction des terriers qui sont à 100 mètres devant moi de mon côté du lac. Je presse le pas.

Je vais tenter d'aller me poster sur les terriers pour l'attendre mais en regardant ce ragondin, je vois trop tard un autre ragondin qui se met à l'eau à 15 mètres devant moi. Il plonge immédiatement et son collègue plonge lui aussi au moment où je le dépasse. Je presse encore le pas quand un ragondin refait surface juste à côté de moi et replonge aussitôt. Cette fois, je prends le pas de course pour aller me poster sur les terriers. Je rentre dans le bois, une foulque quitte son nid qu'elle a réalisé sur un petit arbuste noyé. Elle se coule doucement sur l'eau mais à mon approche elle décolle en battant l'eau de ses pattes pour aller rejoindre la végétation de la berge opposée. Je m'avance un peu et me poste un peu plus loin sur les terriers.

J'attends un moment sans rien voir venir et décide de tenter quelques cris de petits ragondins. Presque immédiatement, une chevrette surgit en aboyant du blé qui borde la berge d'en face. Elle parcourt de courtes distances en bondissant par-dessus les céréales en aboyant puis s'arrête pour observer et s'éloigne ainsi tranquillement. Tout à coup, un ragondin de taille moyenne surgit par ma gauche alors que j'attendais les ragondins sur ma droite. Surpris, je mets un peu de temps pour pivoter doucement et armer mon arc. Le ragondin s'immobilise à 5 mètres du bord environ. Je prends la visée lentement et décoche. Un impact cassant retentit, ma flèche rentrée dans l’œil du ragondin est ressortie dans le cou. Le ragondin est séché sur place et bat à peine l'eau un court instant de ses pattes arrière.

134ième ragondin de la saison, 27 mai 2012

Je poursuis un peu mes appels mais rien ne vient, Je récupère mon ragondin et ma flèche à l'aide de mon lancer puis je retourne vers la voiture et croise le pêcheur qui me dit qu'il voit régulièrement des ragondins sur le ruisseau du déversoir où je n'en ai presque jamais vu. Je pose ma prise à la voiture et pars inspecter les berges du ruisseau mais la végétation est très hautes et j'ai peu d'espoir de voir des ragondins. Un peu plus loin, j'aperçois un gros lièvre assis dans le semé de maïs. Le passage des roues du tracteur qui longe le ruisseau sont ponctués par les pieds d'un ou 2 sangliers. Je fais demi-tour et retourne à la voiture pour changer de lac.

Je prends le chemin de terre qui descend au lac entouré de bois et me gare un peu plus loin contre le bois. Je me prépare puis commence à m'avancer sur le chemin de terre quand un mouvement furtif attire mon attention au pied du talus qui poursuit la ligne droite du chemin alors que celui-ci plonge vers le lac à angle droit. Je me fige et observe un peu sans pouvoir identifier l'animal. Je pose mon sac à dos et tente une approche par le haut du talus mais j'ai perdu de vu l'animal dans les hautes herbes. J'avance tout doucement quand les herbes s'agitent à 40 mètres devant moi et une belle chevrette surgit de la végétation pour disparaître derrière la cassure du champ en quelques bons.

Un remous important agite la surface du lac au coin du bois, je fais rapidement demi-tour, attrape mon sac à dos en passant et descends rapidement vers le lac. Alors que j'arrive à 20 mètres environ de la berge, un héron cendré décolle, le pensant responsable du remous, je baisse ma garde et continue à descendre sans vraiment faire attention  quand j'aperçois un ragondin qui s'éloigne du bord. Il est un peu loin (15 mètres environ) mais, si j'avance plus, il va plonger. J'arme rapidement mon arc, vise et décoche mais il plonge ma flèche qui aurait dû le toucher à la tête. Je m'avance au bord du lac et observe un peu. Le ragondin refait surface à 20 mètres environ de la berge. Il est trop loin et ma flèche commence à couler. J'attrape mon lancer et la récupère alors que le ragondin me regarde sans bouger.

Je décide de tenter une approche par l'intérieur du bois qui avance dans le lac. J'y rentre par une grosse coulée et biaise doucement vers le bord de l'eau. Le ragondin ne bouge toujours pas mais les branches m'empêchent de tenter une flèche. Il est à 10 mètres environ. Je me prépare et commence des cris de petit ragondin. Immédiatement, le ragondin réagit et revient vers la berge mais trop sur ma droite et finit par me sentir alors qu'il n'est plus qu'à 3 mètres de la berge. Il fait volte-face et plonge. J'attends un moment immobile mais ne le voyant pas remonter, je comprends qu'il a dû rejoindre la berge opposée et se cacher sous les branches basses comme les ragondins du secteur le font souvent. Je quitte mon poste et ressors du bois puis longe la berge du lac. Des bans de gardons fraient dans les herbes du bord. Un peu plus loin, je dérange une grosse tanche callée à 1 mètre du bord, elle démarre en trombe.

Un remous agite l'eau sous les branchages de la berge opposée, je presse le pas en longeant la digue puis rentre dans le bois par une grosse coulée pour revenir vers le remous tout doucement. Je réussis mon approche mais il s'agit en fait d'une cistude qui longe la bordure en laissant dépasser sa carapace de l'eau. Elle sort la tête de l'eau et m'aperçois avant de s'enfuir. Je me précipite en l'attrape. C'est une belle femelle.

134ième ragondin de la saison, 27 mai 2012

Après quelques photos souvenir, je la laisse repartir et reprends ma progression.

134ième ragondin de la saison, 27 mai 2012

Un peu plus loin une autre cistude nage sous l'eau en longeant la berge puis encore une autre un peu plus loin qui, posée contre la berge, fait vite demi-tour en m'apercevant pour rejoindre la sécurité du fond du lac. Un peu plus loin un gros remous me fait penser que le ragondin est juste devant moi et je presse le pas à travers le bois pour aller me poster sur un terrier un peu plus loin. Alors que je me poste, un gros remous agite la bordure du lac un peu avant moi puis plus rien. Je ne verrai pas ressortir le ragondin. Je reprends donc ma progression autour du lac. La zone du bout du lac est marécageuse et les vaches et les sangliers viennent s'y vautrer. Le sol est jonché d'empreintes. Un gros chêne tombé dans le lac fait un bel abri pour la faune, je tente d'apercevoir d'autres tortues mais je ne fais partir que quelques écrevisses à la recherche de nourriture dans ces eaux basses.

Un peu plus loin alors que j'ai rejoint la berge opposée, un beau brochet est en poste à l'ombre des feuillages, calé contre une branche immergée. Il finit par m'apercevoir et s'enfonce dans les eaux du lac pour disparaître. Je finis le tour du lac puis retourne vers la voiture et poursuis ma route vers le lac suivant. Les vaches broutent tout autour et ont certainement dérangé le secteur, je décide de ne pas m'arrêter et poursuis vers le lac du Fourcès sous le village. Le lac semble très calme. Je me gare au bord de la route et descends vers le lac par le passage du tracteur. La bordure du lac s'agite d'un remous important, je m'avance doucement et arme mon arc mais il s'agit d'un colvert qui s'éloigne doucement de la berge, marque un temps d'arrêt en m'apercevant puis décolle. Cet envol fait fuir un premier ragondin qui biaise du milieu de la berge de mon côté du lac pour rejoindre des terriers au bout du lac sous des gros peupliers. Un second gros ragondin démarre de l'angle opposé du lac et les 2 ragondins plongent devant les terriers pour disparaître. L'eau s'agite sous des ronces qui tombent sur l'eau un peu plus loin, je m'avance doucement mais la végétation me cache les ragondins, je tente des cris de petit ragondin sans succès. Je continue à longer doucement la berge mais les remous sont fuyants et je n'arrive pas à voir les ragondins quand un jeune surgit devant moi et se remet à couvert 2 mètres plus loin sans me laisser le temps d'armer. Je me prépare et avance tout doucement quand il décide de partir sur l'eau pour rejoindre la berge opposée. J'arme rapidement, prends la visée et décoche, touché à la tête, le ragondin fait volte-face et plonge pour revenir se caler contre la berge devant moi. Je tente de le retrouver mais les remous cessent et je ne le retrouverai pas. Je récupère ma flèche avant qu'elle ne coule. Un peu plus loin un autre remous, je passe l'angle du lac et m'approche doucement mais il s'agit d'une carpe qui, dérangée, s'éloigne doucement du bord.

Le chant mélodieux du loriot emplit l'air ambiant. Je rejoints la berge opposée quand un brocard que j'ai déjà vu il y a quelques temps commence à m'aboyer, caché dans le petit bosquet planté en sommet de la colline qui domine le lac. Je m'agenouille et lui réponds. Notre conversation s'éternise et je décide de tenter une approche. Je laisse mes affaires au bord du lac et remonte à travers les herbes hautes vers la bordure du bois. Le brocard aboie toujours sur place et je lui réponds. Arrivé au bord du bois, je m'avance un peu par une grosse coulée et me cale au pied d'un gros chêne. J'aboie un moment mais le brocard finit par se taire. Le vent est bon, je vais tenter une approche par le haut du bois. Je remonte doucement vers la crête de la colline puis commence mon approche rendue silencieuse par un tapis d'herbes écrasées par le passage des blaireaux. Ma progression est lente et mes oreilles grandes ouvertes. Je calcule mes pas et gagne du terrain. Le bois reste silencieux quand, tout à coup, le brocard surgit dans le blé au-dessus du bois en aboyant, il était juste à 15 mètres devant moi, masqué par la végétation. Je le regarde s'éloigner dans le blé. Il suit un passage de tracteur et s'arrête régulièrement pour regarder derrière lui et finit par rejoindre la haie au fond de la combe où il disparaît.

Il commence déjà à faire chaud alors qu'il n'est que 8h30, je récupère mes affaires et retourne à la voiture. Sur le retour un couple de gros lièvres broute au bord d'un bois sur la commune de Durban. Je m'arrête sur une mare où j'ai fléché un jeune ragondin un soir de la semaine dernière mais ce matin pas le moindre ragondin.

Flash Back :

En arrivant au bout de la mare, je dérange un jeune ragondin qui s'éloigne en surface pour rejoindre les terriers de l'angle de la mare. Je m'avance un peu, arme mon arc et attends une fenêtre de tir au travers des branches d'un arbuste avant de décocher. Ma flèche traverse le ragondin qui se précipite vers la berge et disparaît.

3 autres jeunes ragondins longent la berge pour rejoindre les terriers du coin opposée de la mare près du chemin d'accès. Je pars en courant pour les intercepter mais j'arrive trop tard pour les 2 premiers qui plongent et rentrent au terrier, le 3ième s'est caché dans les ronces et les joncs à 6 mètres avant les terriers, je tente une approche mais il plonge. Je me place rapidement sur les terriers mais je ne le verrai pas ressortir. Je retourne voir mon tir. Ma flèche est introuvable, une eau boueuse s'écoule d'un terrier, je descends au bord de l'eau et me penche sur la gueule du terrier. Mon ragondin est à moins de 50 cm de l'entrée, couché sur le flanc. Je tente de l'en déloger à l'aide d'une flèche, ce dernier proteste mais semble incapable de bouger. Je le récupère en le saisissant par la queue et l’achève d'un coup sec, ma flèche était trop en arrière et a tout de même touché la colonne.

134ième ragondin de la saison, 27 mai 2012

Je retrouve tout de même ma flèche perdue l'autre soir et retourne à la voiture avant de rentrer, c'est mon 134ième ragondin de la saison, je suis loin des 210 de l'an dernier mais cette année je n'ai pas trouvé la motivation pour les chasser autant. L'ouverture de la chasse du chevreuil approchant, ils auront de moins en moins de chances de me croiser dans le secteur.

134ième ragondin de la saison, 27 mai 2012

Alex

Partager cet article

Repost0
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:18

Ce soir, je retourne sur le canal de Labarthe que j'ai peu chasser depuis quelques temps. Il n'y a pas cette année la concentration habituelle de ragondins et le rat musqué en profite pour se développer mais il est bien plus discret que ces voisins plus encombrants. Il y a quelques jours, lors d'une sortie, je n'ai aperçu qu'un seul ragondin et j'ai réussi à le flécher :

Flash back :

Après avoir passé le ponton qui permet aux engins agricoles de franchir le canal, je longe tranquillement le canal par la rive droite en le remontant quand j'ai juste le temps de voir un ragondin, dérangé dans sa sieste au soleil, se jeter d'un bon dans le canal. Je presse le pas et dépasse de 15 à 20 mètres l'endroit du plongeon et me poste au bord du canal. Rapidement, j'aperçois le ragondin qui refait surface contre la berge opposée et qui tente de se camoufler sous la végétation tombante mais seule la moitié avant est cachée. J'arme doucement mon arc, vise et décoche touchant le ragondin trop en arrière. Cloué à la berge, ce dernier ce débat et tente de se dégager se retrouvant en sens inverse et me présentant maintenant sa zone vitale bien à découvert. Ma seconde flèche bien ajustée entre les omoplates l'achève rapidement.

Retour sur le canal de Labarthe, 4 mai 2012

Il me faut traverser un peu plus loin pour le récupérer ainsi que mes flèches. C'est une petite femelle, la première de l'année car tous les ragondins fléchés sur le secteur cette année étaient des mâles.

Retour sur le canal de Labarthe, 4 mai 2012

Je gare ma voiture près du moulin puis commence à longer le canal. Un premier rat musqué plonge sans que je puisse le voir puis un second un peu plus loin. Encore un peu plus loin, un autre rat musqué arrive dans le courant droit sur moi mais il plonge en m'apercevant. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Je me poste un instant quand je le vois refaire surface près de la berge opposée. Il se présente de dos avec un beau 3/4 arrière. J'arme rapidement, prends la visée et décoche mais il plonge et évite ma flèche pour disparaître.

Je rebrousse chemin pour traverser par un pylône EDF couché en travers du canal et récupère ma flèche avant de continuer. Le temps est très orageux ce soir et je note que ce temps semble faire sortir les rats musqués que je vois rarement habituellement et souvent le matin juste à la pointe du jour. Par contre les ragondins ne sont pas de sortie pour le moment. Je passe le ponton sans en voir un seul mais au même endroit que la petite femelle l'autre jour, un très gros ragondin plonge alors qu'un couple de colverts vient juste de décoller. Il devait faire sa sieste calé dans la végétation du talus du canal. Comme l'autre jour, je m'avance rapidement et me poste. Au bout d'un moment, un infime mouvement attire mon attention sous un petit arbuste couché sur l'eau. Je n'arrive pas à identifier ce que je vois et prends tout d'abord cette tache sombre pour l'entrée d'un terrier mais, en forçant mes yeux, il me semble voir du poil quand le ragondin fait l'erreur fatale de bouger à peine mais assez pour me permettre de comprendre qu'il s'agit de lui.

J'arme mon arc, prends la visée au milieu de la masse sans vraiment savoir où se trouve la tête et décoche. Le ragondin cloué à la berge se débat, ma flèche est un peu haute et touche la colonne sur le dessus. Le ragondin ne tient que par la peau qu'il a torsadée sur le tube en faisant demi-tour. Je réencoche rapidement, arme et vise un moment en attendant que le ragondin arrête de bouger puis ma flèche ajustée à l'arrière de la tête le sèche net. 

Retour sur le canal de Labarthe, 4 mai 2012

Je continue un peu pour trouver une passerelle pour traverser quand j'aperçois un autre gros ragondin qui arrive dans le courant droit sur moi à une 30aine de mètres. Il vient se caler contre la berge à 25 mètres environ. Je repère l'endroit puis me décale pour m'éloigner du bord et reviens doucement sur lui mais il sent le danger, s'éloigne du bord juste au moment où j'arrive en haut du talus et plonge rapidement sans me laisser le temps de réagir. Je reste un moment immobile en observation quand j'aperçois mon ragondin qui refait surface contre la berge opposée sur ma gauche sous la végétation tombante. Il est à 6 ou 7 mètres. J'arme doucement mon arc, prends la visée et décoche. Ma flèche plein cœur le cloue sur place, il se débat un peu et essaye de se dégager mais, saignant abondamment, il s'immobilise rapidement sur le dos juste tenu par le bout de ma flèche.  

Retour sur le canal de Labarthe, 4 mai 2012

Craignant que ses dernières contractions ne le dégagent de ma flèche je traverse rapidement sur une petite passerelle toute proche pour aller le chercher puis reviens avec ma prise avant d'aller chercher mon premier ragondin. Je ne verrai pas d'autre ragondin sur le secteur ni sur le reste des coins visités.

Retour sur le canal de Labarthe, 4 mai 2012

Alex

Partager cet article

Repost0
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:16

Ce soir, je pars à la chasse vers 19h30. Je décide de tenter le secteur du lac de la Castagnéres. Je viens de quitter le rond-point de la route de Mirande à la sortie de Pavie quand j'aperçois des petits ragondins qui broutent sur la gauche de la route juste avant la déchetterie. Je ne ralentis pas et me gare sur le chemin qui monte un peu plus loin vers la déchetterie, attrape mon arc puis reviens doucement vers eux. Ils sont alignés sur le bitume et broutent l'herbe tendre du bas-côté. Je m'approche doucement mais voulant trop m'approcher les 2 premiers se rendent compte du danger et longent un peu l'herbe puis y rentrent et disparaissent. Idem pour le suivant alors qu'un 4ième qui broutait dans l'herbe redresse la tête pour tenter d'identifier le danger. Il n'est qu'à 5 ou 6 mètres. J'arme, vise et décoche le séchant sur place. Ses compagnons d'infortune plongent dans le ru qui longe la route.

Je m'avance rapidement en réencochant vers le bord du ru, 3 petits ragondins se débinent et plongent. L'un d'eux remonte rapidement sur ma gauche, sur une petite accumulation des brindilles calées par le courant. J'arme rapidement, vise et décoche. Ma flèche le cloue sur place.

Un autre petit vient se caler sur une bûche sur ma droite alors qu'un autre plonge et passe sous la berge opposée. Je réencoche vise l’inconscient qui ne bouge pas et le cloue à la bûche. Je réencoche et m'aperçois qu'une tache noire se détache du font plus clair contre la berge opposée, c'est certainement le 4ième. J'arme et vise la masse sous l'eau sans pouvoir réellement identifier la zone du tir. Le ragondin est cloué sur place et remonte à la surface pour essayer de se dégager. 

Je descends dans le ruisseau et achève rapidement les 2 derniers touchés trop en arrière puis récupère mes flèches. Je pose les ragondins sur la berge et récupère ma première flèche puis tente de trouver le terrier. Il est juste un peu plus loin en aval et l'eau est trouble à l'entrée. Je tente des cris de petit ragondin mais rien ne sort. Je récupère mes prises et retourne à la voiture.

Un petit quadruplé en route pour la chasse, 27 avril 2012

Le reste de la soirée ne sera pas bien productif, je n'aurai pas d'autre occasion de tir.

 

Alex

Partager cet article

Repost0
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:08

Ce soir, je retourne sur le petit ruisseau à Biran. Je laisse ma voiture comme d'habitude au bord de la N124 et rejoins de bord du ruisseau. Je longe doucement le bord du champ de colza mais ce soir aucun ragondin n'est encore au gagnage. Je me rapproche doucement de la zone de terriers que je surveillais l'autre soir. L'eau est agitée sur ma gauche devant 2 terriers face à face. Un petit ragondin traverse rapidement d'un terrier à l'autre. Je tente de le refaire sortir en faisant des petits cris de ragondins. Je me décale doucement pour me placer et pouvoir tirer s'il ressort. Tout à coup, après avoir agité l'eau un moment à l'entrée du terrier, le jeune ragondin ressort la tête de son abri. J'arme doucement mon arc et prends la visée mais une brindille en travers de la tête me gêne pour tirer et je dois me décaler un peu pour tenter une flèche. Il repère mon mouvement et fait marche arrière pour disparaître à nouveau.

J'insiste et appelle encore un bon moment avec des petits cris de ragondins, l'eau bouge devant les terriers quand une tête de gros ragondin surgit juste devant moi sous la berge opposée. Le ragondin me regarde sans réellement comprendre ce que je suis. Je poursuis mes petits cris et arme mon arc tout doucement pour aligner très lentement ma visée avant de décocher. Un impact violent retentit et la tête du ragondin disparaît sous l'eau dans un nuage d'eau boueuse. Il me semble que ma flèche était bonne mais elle ne bouge pas du tout. Le courant dissipe peu à peu l'eau boueuse qui laisse apparaître la tête de mon ragondin plaquée au fond du ruisseau et un nuage discret de sang. Il est mort sur le coup. J'attends encore un peu et réencoche au cas où mais les ragondins ne ressortiront pas. Je récupère ma prise et ma flèche avant de poursuivre en direction du lac.

Je n'ai pas fait 10 mètres que j'aperçois un beau brocard qui broute contre les buissons au pied de la digue du lac. Je pose mon ragondin et tente une approche pour le fun mais le vent est dans mon dos, il me repère vite et disparaît en 2 bons dans la haie de l'autre côté du ruisseau. Je récupère mon ragondin que je pose au pied de la digue du lac puis remonte pour la longer en espérant voir des ragondins. Un peu plus loin, des aboiements me font tourner la tête dans le pré à ma gauche de l'autre côté de la haie par-dessus laquelle je vois sans difficulté vu la hauteur de la digue. Le brocard est arrêté contre une haie perpendiculaire qui délimite 2 parcelles. Nous nous observons un instant puis il fait une boucle dans le pré et rentre à couvert dans la haie. Je reprends ma progression.

Pas le moindre ragondin jusqu'à ce que j'arrive à la mare où j'ai fléché le ragondin l'autre jour. J'aperçois au travers de la haie un petit ragondin qui descend doucement à l'eau. Je ne m'arrête pas et traverse la haie et le ruisseau un peu plus loin pour revenir vers la mare à bon vent. De loin, j'aperçois un ragondin de belle taille qui se débine dans les hautes herbes. Je me fige et observe, il finit par descendre le talus de la mare et je le perds de vue. Je presse le pas pour tenter de le flécher quand 4 autres ragondins surgissent des hautes herbes. Je me fige, ils s'arrêtent à quelques mètres de la mare. Il restent un moment immobiles puis les 2 petits continuent et descendent le talus de la mare. Je les perds de vue alors que les 2 gros se remettent à brouter.

Je reste encore un peu immobile puis attaque une approche extrêmement lente en surveillant les 2 animaux car je suis à découvert. Des ragondins tournent en ronnant sur la mare mais je crains de ne pas pouvoir récupérer mes flèches si je décoche et reste concentré sur les ragondins encore sur la terre ferme. L'un des ragondins finit par suivre les petits mais le second continue à brouter, relevant parfois la tête puis se remettant à son repas il me laisse approcher à environ 8 mètres puis finit par se douter de quelque chose et commence à descendre le talus de la mare alors que j'arme mon arc. Il s'arrête au bord de l'eau avant de plonger à environ 10 mètres ce qui me laisse le temps d'aligner ma visée et de décocher. Touché en plein cœur, il plonge entraînant ma flèche restée en travers de son corps. Il fonce vers un terrier de la berge d'en face mais manque l'entrée et percute 3 ou 4 fois d'affilée la berge opposée avant de s'immobiliser.

Les autres ragondins se débinent et rentrent dans les différents terriers. Je me décale en face des plus gros terriers et commence des appels de petit ragondin en détresse. Un jeune ragondin pointe le bout de son nez mais fait vite marche arrière alors que je tente d'armer mon arc. Presque aussitôt, un très gros ragondin surgit de son terrier comme une furie et s'arrête à l'entrée en me voyant. Je continue mes petits cris de détresse en armant doucement mon arc. Le ragondin qui vient de comprendre qu'il s'est mis en danger recule doucement dans le terrier mais je vois encore son coffre et aligne ma visée avant de décocher. Touché en pleine zone vitale il reste sur place et se débat à peine mais avec violence sans pouvoir se dégager.

Je réencoche et tente encore quelques appels mais plus aucun ragondin ne se fera prendre. Il ne va pas être aisé de récupérer ce dernier ragondin. Je commence par ramasser le premier avec ma flèche et le laisse au bord de la mare avant de m'enfoncer à quatre pattes dans les ronces et les buissons noirs sur une coulée qui longe le haut du talus de la mare sur une bande de moins d'un mètre de large délimitée par un barbelé rouillé sur ma droite. Un passage délicat très étroit entre une aubépine et le barbelé me laissera de bonnes écorchures sanguinolentes mais je finis par arriver à l’aplomb du terrier et à récupérer ma prise avant de sauter le barbelé pour traverser le ruisseau et refaire le tour pour aller chercher mon arc et mon autre ragondin laissés avant les épines.

Un beau triplé à Biran, 26 avril 2012

Alex

Partager cet article

Repost0
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:26

Ce soir, n'ayant pas vu de ragondins sur la route de Barran ni du côté d'Ordan Larroque, je poursuis jusqu'à Biran pour tenter de flécher quelques ragondin sur le ruisseau qui longe le lac où nous avons fait une belle chasse il y a quelques temps. Je me gare au bord de la N124 et traverse le champ travaillé pour rejoindre la bordure du ruisseau que je longe doucement au bord du colza. La végétation a beaucoup poussé et voir les ragondins devient de plus en plus difficile. Tout à coup, j'en aperçois 2 de taille moyenne qui broutent au bord du colza mais trop tard, je suis déjà repéré. L'un d'eux se précipite dans le ruisseau alors que l'autre rentre dans le colza. Je m'approche doucement pour me positionner face au terrier et attends un peu tout en surveillant mes arrières au cas où le ragondin ressortirait du colza. L'eau bouge devant le terrier mais rien ne sort et je tente des cris de petits ragondins mais le ragondin ne veut pas ressortir le bout de son nez. Tout à coup, un bruit dans mon dos me fait tourner la tête. Le second ragondin passe comme une fusée et se jette au ruisseau sans me laisser le temps de réagir. Il se débine dans la végétation épaisse et disparaît. J'attends encore un peu mais son collègue n'agite plus l'eau devant le terrier et je décide de laisser tomber.

Je quitte mon poste et pars en longeant le ruisseau mais les ragondins ne semblent pas de sortie. Bien après le lac, je remarque, au travers de la haie qui longe le ruisseau, une mare. L'herbe tondue à ras de mon côté du ruisseau et le nombre impressionnant de terriers dans le ruisseau me font penser que le coin est bien fréquenté. Je poursuis jusqu'au bout de la haie puis reviens par l'autre côté vers la mare. Le coin est calme, les ragondins ne sont pas de sortie mais les indices de présence sont nombreux. Je décide de tenter des cris de petit ragondin. Rapidement, l'eau bouge devant l'un des terriers. Je me décale doucement pour me rapprocher et recommence mes appels.

Le cri du petit ragondin a frappé, 14 avril 2012

Un ragondin s'avance doucement en humant l'air, le nez en l'air. La bordure du talus de la berge ainsi qu'une branche à l'entrée du terrier ne me permettent de voir que la tête du ragondin. Je tente encore quelques petits appels mais le ragondin méfiant reste en retrait et s'immobilise tête basse. La fenêtre de tir est très petite, je ne vois que le haut de sa tête de l’œil à l'oreille. J’hésite un peu puis décide de tenter tout de même ma chance. J'arme doucement mon arc et prends la visée. Ma flèche est pile où je la voulais. Un impact cassant retentit, le ragondin se retourne sur le dos et se débat à peine avant de s'immobiliser.

Le cri du petit ragondin a frappé, 14 avril 2012

Je m'avance doucement en face du terrier pour calculer comment aller récupérer ma prise quand le ragondin se met à s'agiter et d'un coup de pattes arrières, il surgit du terrier et se met à tourner de façon désordonnée sur la mare. Il passe plusieurs fois à mes pieds et je décide de lui décocher une seconde flèche alors qu'il repasse devant moi au ras de la berge. Cette fois, il reste sur place. C'est fini pour lui.

Le cri du petit ragondin a frappé, 14 avril 2012

Je descends pour le récupérer puis retourne à la voiture sans voir d'autres ragondins. Il est encore tôt et je décide de rentrer doucement en cherchant les ragondins de ma voiture. Ne voyant pas grand-chose, je finis par une mare à Durban. Je me gare au départ du chemin qui conduit à l'habitation et descends tranquillement vers le point d'eau qui semble désert. J'en fais ensuite doucement le tour quand arrivé près d'une zone de terriers, j'ai la surprise de voir surgir un petit ragondin qui s'avance tranquillement sur la mare. Il me repère un peu tard et fait demi-tour pour revenir sans plonger vers les terriers. J'arme et décoche rapidement, touché, il se dégage de la flèche et revient vite au bord, sort de l'eau et semble rentrer au terrier. Je le pense perdu et m'avance pour récupérer ma flèche fichée dans 20 cm d'eau quand j'aperçois mon ragondin qui se débat sur la berge pour s'immobiliser au ras de l'eau. Je récupère ma flèche et ma prise avant de rentrer. Il fait trop sombre pour tenter un dernier coin de chasse.

Le cri du petit ragondin a frappé, 14 avril 2012

Alex

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Bonne visite, Alex

Réponses à mes détracteurs :

https://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

LE CHASSEUR FRANCAIS TV

cliquez sur l'image, code promo LIONEL2021LCF
cliquez sur l'image

 

QUELQUES BLOGS DE CHASSE A L'ARC

 

 

PYRENEES CHASSES D'APPROCHES

https://www.facebook.com/pyreneeschassesapproches

 

FOURNISSEURS

 

 

 MATERIEL :

 

GRANDS GIBIERS HORS FRANCE METROPOLITAINE

ARGENTINE
Buffle murrah
Guanaco

 

MAJORQUE
Chèvre sauvage

GUYANE
Pécari à collier
Capibara
Caïman rouge
Caïmans gris

 

Forums Specialises

GRAND CHELEM FRANCAIS

Cerf élaphe

 

Chevreuil
Mouflon
Chamois
Isard
Sanglier
Blaireau
Renard
Répartition des prélèvements

AUTRES PRELEVEMENTS :

Répartition des prélèvements petits gibiers
Ragondin
Rat musqué

 

Lièvre
Lapin de garenne
Martre
Putois
Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse
Guyane
Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara
Argentine
Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant