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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 10:52

Ce matin, nous partons chasser sur Labéjan avec Christophe, Lionel et Manu. Nous commençons par le lac autour duquel je chasse souvent le chevreuil. Nous récupérons Manu en passant aux poubelles du bois du Turc puis finissons d'arriver au lac. Nous nous garons sous la digue. Manu est Christophe partent se poster sur la gauche du lac au niveau des terriers situés au bord du bosquet du bout du lac. Je pars avec Lionel pour le poster sur la digue et lui expliquer où sont les passages. Nos collègues ont levé des ragondins en passant. Je laisse Lionel à son poste pour aller longer la berge de droite. J'avance doucement en surveillant la berge et les endroits où se cachent généralement les ragondins. Je fais démarrer un ragondin d'un amas de branches au pied de peuplier. Je surveille un moment le secteur sans le voir. Je décide de continuer un peu avant de faire demi-tour pour ne pas perturber le poste de mes collègues qui sont en face.  Une flèche flotte devant le poste de Manu. Je reviens donc vers la digue.

Sortie ragondin à Labéjan, 26 mars 2016

En arrivant près de la digue, je constate que Lionel surveille le coin du lac devant moi. Un ragondin a plongé devant lui avant de disparaître. Je m'avance jusqu'au coin du lac où je fais démarrer le ragondin qui s'était caché sous des pylônes EDF entassés. Je laisse Lionel à son poste et pars vers l'autre bout de la digue où j'aperçois un ragondin sous quelques branches basses des arbres qui bordent la rive juste après le déversoir. Je m'approche doucement et arme mon arc. Le tir au travers des branches n'est pas aisé. Je décoche et ma flèche sèche net le ragondin.

Sortie ragondin à Labéjan, 26 mars 2016

En le récupérant, je constate qu'il a une blessure causée par une trilame à une patte arrière. C'est certainement le ragondin que Manu a fléché et perdu jeudi soir sur ce lac. Je le pose sur la berge et continue vers le bosquet. En passant près d'un bouquet d'arbustes bordant l'eau, je fais démarrer un ragondin, certainement celui parti de la berge opposée sous les branchages. En arrivant près du bois, j'aperçois une masse sombre contre la berge opposée, en face du poste de Manu. La masse bouge, c'est un ragondin. Je le signale à voix haute à Manu qui n'est pas loin de moi, il m'annonce que c'est le ragondin qu'il a fléché et qu'il n'est pas en forme. Je rentre dans le bois et rejoins Manu qui me raconte son tir. Je lui dis que je vais aller chercher son animal. Je continue donc en direction de Christophe quand j'aperçois un gros remous au niveau des terriers où Christophe devrait être posté. Je me fige et cherche mon ami du regard sans le voir, je finis par m'avancer et m'aperçois que c'est en fait Christophe qui récupère son ragondin venu mourir à l'entrée d'un terrier immergé. Je le laisse à son poste et poursuis ma route pour ressortir du bois, traverser le ruisseau par le passage busé et revenir par la berge opposée. En arrivant près du ragondin de Manu, je constate qu'il est mort et le récupère ainsi que 1 des 2 flèches tirées par Manu pour l'achever sans succès. L'autre est difficile à atteindre.

Je dis à mes collègues de quitter leurs postes et de me rejoindre à la voiture. Le ragondin n'est pas revenu sous les branchages. Je pars rejoindre Lionel et récupérer ma prise. Manu part chercher sa flèche et nous l'attendons un moment. A son retour, nous partons pour un autre lac près du village de Labéjan mais le seul ragondin vu sur le secteur nous échappera au terrier. Le reste des secteurs visités ne donnera rien. Avant de partir nous décidons de tenter une dernière chasse autour d'une mare de Loubersan. Je laisse mes collègues descendre au petit plan d'eau et les observe d'en haut.

Sortie ragondin à Labéjan, 26 mars 2016

Lionel tirera un ragondin mais son tir dévié par les ronces manquera sa cible et le ragondin rentrera au terrier sans une égratignure. Au retour de mes collègues, nous faisons une photo souvenir avant de rentrer.

Sortie ragondin à Labéjan, 26 mars 2016

Alex

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 10:54

Ce matin, le réveil sonne vers 4h45, nous préparons et déjeunons avant de charger nos affaires et partir pour chasser les capibaras sur le même secteur qu'hier. Ce matin, le temps est à la pluie et les averses se sont succédées toute la nuit et sur le trajet jusqu'à la ferme. Nous nous garons près des bâtiments et finissons de nous préparer puis partons en chasse. Je décide de jeter un coup d'œil sur une langue de prairie à l'herbe haute entourée par une hanse du marais. Mon ami Christophe y a fléché son premier capibara en 2014. Je longe donc la bande d'arbre qui borde la droite de la zone puis trouve une grosse coulée pour rentrer à couvert sous ces derniers. Le passage répété des animaux a laissé la zone bien dégagée et le sol à nu, j'ai bon espoir mais ne vois rien. Un peu plus loin, je dois remonter vers la prairie car le milieu se ferme et je finis de faire le tour du secteur sans voir un capibara.

Je rejoins le chemin de terre qui me conduira au bosquet où j'ai chassé hier soir.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Des crottes fraîches ponctuent le sentier. Arrivé au bout du sentier, j'ouvre la barrière et la referme derrière moi puis prends à gauche vers le bosquet. Je m'avance tout doucement vers le chablis où je me suis fait surprendre hier. J'aperçois alors un beau capibara mâle couché au bord de l'eau à environ 12 mètres sur ma droite. Il semble me regarder, j'arme doucement mon arc et le monte lentement pour prendre ma visée. Mon pin's calé, je décoche mais ma flèche se plante juste sous l'animal qui se lève d'un bon. D'autres capibaras, que je n'avais pas vu, surgissent plus à ma droite et se jettent à l'eau. Dans la panique, mon capibara est resté debout au bord de l'eau. Je réencoche rapidement, arme vise et décoche. Cette fois ma flèche me semble très bonne, au défaut de l'épaule. Le capibara se jette à l'eau et disparaît rapidement dans les moucoumoucous. Je m'approche assez rapidement de l'eau pour essayer de l'apercevoir.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

L'eau s'agite sur place à environ 20 mètres du bord, c'est très certainement mon capibara qui est en train de mourir. Je décide de le laisser tranquille et pars voir si je vois le veau de la vache morte hier. En arrivant où j'ai trouvé la vache couchée hier soir, je trouve un magnifique veau mâle couché en rond. Je le laisse tranquille et appelle Xavier pour lui signaler ma trouvaille et qu'il puisse appeler le fermier. J'en profite pour lui annoncer mon tir puis je pars chercher mon animal. Je pose mon portable, mon arc, mon décocheur, ma cagoule, mes gants et ma veste au bord de l'eau puis m'avance dans le marais où l'eau m'arrive vite à mi-cuisse. Je slalome entre les moucoumoucous dont les épines me griffent les bras et accrochent mon pantalon 3D. Je finis par apercevoir un capibara sur ma droite mais il est toujours vivant.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Il est à quelques mètres sur ma droite et tente de respirer, il semble prendre de grandes inspirations mais sans y parvenir. Entre 2 prises d'air sa tête tombe dans l'eau, ses mouvements s'espacent de plus en plus et sa tête peine de plus en plus à se lever. Il finit par s'immobiliser.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Je m'approche et le saisis par une patte arrière pour le tirer vers la berge. Le retour au milieu des moucoumoucous est assez pénible car mon capibara ne cesse de se coincer ou de s'accrocher dans les troncs. Une fois mon capibara au sec, je le pose contre un arbre près de l'eau puis par tenter d'en faire un second. Je passe à bonne distance du veau pour ne pas l'inquiéter et rerentre dans le bosquet qui borde une avancée du marais.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Le bosquet se termine un peu plus loin et je ressors dans la prairie qui borde le marais que je longe jusqu'en face du chemin de terre sans voir d'autres capibaras.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Je fais donc demi-tour. Je fais partir les zébus près du chemin de terre, en partant les vaches ont laissé un petit veau qui s'est couché roulé en boule.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Les zébus se sont arrêtés un peu plus loin.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

De nombreux urubus sont posés sur les arbres au-dessus du veau et de mon capibaras, je rappelle Xavier pour lui dire que je préfère ne pas laisser mon capibara sur place le temps de la chasse. Il me dit qu'il arrive et qu'un employé va venir chercher le veau qui a perdu sa mère. Je pars donc chercher mon capibara. Je lui passe la corde autour du cou, il est couvert de centaines de fourmis rouges qui m'assaillent. Je me fais une poignée avec un bout de bois que j'attache à ma corde puis tire le capibara vers le chemin de terre. Xavier arrive avec le pick-up et se gare près du capibara. L'employé de la ferme arrive avec son quad et je lui explique où est le veau. Il part le chercher, nous le rejoignons à pied. Il est déjà en train de ligoter l'animal.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Nous l'aidons à le charger sur ses genoux sur le quad et il repart.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Nous faisons quelques photos avant de charger le capibara dans le pick-up.

Chroniques guyanaises, deuxième sortie au capibara, 11 mars 2016

Nous partons ensuite chasser quelques autres secteurs mais les capibaras ne sont plus de sortie. Ce matin Xavier a à nouveau manqué son approche au même endroit qu'hier à cause du vent changeant. Nous décidons d'aller faire un tour où j'ai vu les groupes de capibaras de l'autre côté du marais. La pluie se met à tomber par moment. Alors que nous passons une barrière et que je lutte pour l'ouvrir, une averse tropicale s'abat sur moi. Xavier en profite pour me filmer en rigolant et prenant son temps pour passer la barrière alors que j'ai enfin réussi à l'ouvrir.

La barrière refermée, je remonte dans le 4x4 complètement trempé. Nous décidons de rentrer.

En arrivant, je m'occupe de conditionner le capibara. Ma flèche est en fait très basse car elle est rentrée au niveau du cœur mais, avec la position haute de mon tir, elle est sortie entre les pattes avant en passant sous le cœur et l'entaillant à peine. C'est l'eau qui est rentrée dans la cage thoracique par la plaie qui a comprimé les poumons et provoqué la mort de l'animal. Je m'atèle ensuite à préparer mes crânes. Cet après-midi, ma compagne arrive par l'avion pour une semaine de tourisme et il est donc temps de ranger un peu mes affaires de chasse.

 

Alex

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 10:37

Ce matin, je me réveille tranquillement vers 8 heures, Xavier dort encore, je décide d'en profiter pour descendre vérifier les réglages de mon arc et mon repose flèche. Ce dernier semble fonctionner à nouveau et je tire environ 15 flèches dans cibles de pécaris quand brusquement, je n'arrive plus à le bloquer en position de maintien. Malgré de nombreuses tentatives, il n'y a rien faire. Je me décide donc à l'enlever et le remplacer par le repose flèche "biscuit" que j'ai amené en secours. Une fois le nouveau repose flèche monté, je recible mon arc jusqu'à obtenir un très bon groupement. Je suis rassuré, je vais pouvoir aller chasser le capibara avec Xavier cette après-midi. Il me faut aussi ranger et vérifier un peu mes affaires car demain soir ma compagne arrive par l'avion pour une semaine de tourisme et la plupart de mon matériel ne me servira plus pour cette année. Je monte ensuite déjeuner alors que Xavier s'est levé. En fin d'après-midi, nous partons donc pour une zone d'élevage de zébus où le propriétaire autorise la chasse des capibaras. En route, nous apercevons une magnifique tayra qui traverse la route tranquillement devant nous, le temps d'attraper l'appareil photo elle a rejoint la végétation et a disparu.

Arrivé sur place, nous passons le voir pour l'avertir de notre présence et discuter un peu avec lui. Il a planté un champ de sorgho pour nourrir son bétail et il semble qu'habituellement les capibaras y fassent pas mal de dégâts mais cette année, peut être grâce à la pression de chasse de Xavier et ses amis, le champ semble peu touché.

Nous partons ensuite nous garer près des bâtiments agricoles et finissons de nous préparer avant de partir en chasse. Nous partons en longeant un chemin de terre au bout duquel nous avons décidé de nous séparer. Je vais partir sur la gauche vers un bosquet qui borde un marais et où j'ai fléché mon capibara l'an dernier alors que Xavier va partir chasser sur la droite vers une autre marais bordé d'arbres et de palmiers. Le chemin est marqué de quelques traces et crottes de capibara. Nous nous séparons donc et je m'avance tout doucement vers le bosquet dans lequel je rentre en longeant une coulée très marquée par le passage répété du bétail et des capibaras. Je progresse très lentement en regardant bien autour de moi. Les baies oranges des palmiers qui sont tombées au sol sont rongées et les crottes et empreintes de capibaras sont assez nombreuses. En arrivant près de l'eau, j'arrive sur une amas de troncs duquel je m'approche très très lentement. Arrivé contre ces derniers, je regarde bien les alentours sans rien voir mais alors que je me décale à peine à droite, 2 ou 3 capibaras, qui étaient cachés sous ce chablis, démarrent en trombe et se jettent à l'eau pour disparaître en un éclair dans les moucoumoucous. Ils m'ont bien eu. Je reste figé un instant à chercher du regard mais, ne voyant rien et la surface de l'eau se calmant, je reprends ma progression sur la droite en longeant le marais, me déplaçant d'un arbre à un autre.

Tout à coup, à environ 50 mètres, j'aperçois une masse brun-rousse et me fige. Je l'observe un peu et il me semble voir du mouvement. Je pense qu'il s'agit de capibaras et commence une approche. Quelques iguanes se mettent à se laisser tomber des arbres au-dessus de l'eau et je crains qu'ils ne donnent l'alerte mais la masse est toujours là. En me rapprochant petit à petit, je comprends qu'il ne s'agit pas de capibaras, je me décale donc plus à découvert sur le pré à ma droite et aperçois une femelle zébu couchée sur le flanc avec les pattes tendues. Comprenant que quelque chose ne va pas, je m'arrête à environ 15 mètres, au ras du bosquet qui bifurque à 90° en suivant le marais. L'animal finit par me repérer et lutte pour se remettre debout avant de se tourner face à moi l'air menaçant. Je ne bouge pas mais me prépare à éviter une charge si nécessaire. Elle tente de m'intimider en faisant mine de me foncer dessus mais ne me voyant pas bouger, elle bifurque brusquement pour partir au galop d'où je viens. C'est alors que j'aperçois une grosse masse rougeâtre qui pend de son arrière train et comprends vite qu'il s'agit d'un retournement de matrice, c'est à dire que cette vache a sorti son utérus en forçant pour mettre son veau au monde. J'ai déjà vu ça quand je travaillais au zoo de Montredon Labessoniée et je sais qu'il faut vite intervenir si on veut la sauver, j'appelle donc Xavier pour lui expliquer la situation, en lui disant qu'il faudra venir chercher le veau qui s'il ne tête pas ne vivra pas longtemps. Il raccroche et appelle le fermier pour l'en informer. Je m'éclipse pour ne pas déranger plus le secteur.

Je rentre à nouveau dans le bosquet pour continuer à suivre le marais mais ne vois pas de capibara. Les iguanes s'abattent lourdement au sol et dans l'eau. Je ressors donc du bosquet qui se termine un peu plus loin, par une grosse coulée. De grosses couches boueuses ont été creusées par les capibaras dans le coin du bosquet au milieu des moucoumoucous. Encore 2 ou 3 iguanes se jettent à l'eau dans les moucoumoucous. Alors que je m'avance tout doucement à découvert, j'aperçois 3 capibaras contre la berge à 40 mètres devant moi. Je calcule comment les approcher. Des jacanas noirs volent tout sens tout en poussant les cris et je crains qu'ils n'inquiètent les animaux.

Je recule dans le bosquet puis me décale tout doucement sur ma droite en longeant la lisière pour ressortir au sommet de la butte qui domine le marais et tenter de me cacher avec le relief. Tout à coup, du mouvement me surprend juste dans mon dos, dans une touffe de végétation très dense qui borde le bosquet. Je me retourne mais impossible de voir quoi que ce soit et je pense à un iguane mais alors que je me retourne vers le marais, un animal démarre derrière moi et fonce en cassant du bois pour se jeter à l'eau dans le bosquet. J'étais arrêté juste à côté d'un capibara. Je passe doucement derrière la butte de la prairie pour tenter une approche à 4 pattes mais sans trop y croire car les capibaras semblent regarder vers moi. Effectivement, 2 capibaras se doutant de quelque chose démarrent et nagent vers le ban de moucoumoucous situé à un peu plus de 10 mètres de la rive. Je m'avance doucement vers la crête à l'aplomb du dernier capibara mais alors que je suis encore à 25 mètres, il s'élance vers les moucoumoucous et plonge à mi-chemin pour rejoindre ces derniers dans un grand remous. Je me redresse et, de cette position haute, aperçois un gros capibara au gagnage de l'autre côté du marais à environ 400 mètres.

Je continue donc en suivant le marais dont la surface est agitée par des poissons venant régulièrement fleurter avec la surface et de nombreux oiseaux comme des jacanas qui ne cessent de crier, des petits hérons et quelques passereaux. Le marais bifurque ensuite à 90 ° à ma droite et je le suis en contournant la butte qui me cachait la vue mais masquait également ma progression. J'aperçois alors au loin une bande de capibaras au bord du marais à environ 150 mètres. Je décide de tenter l'approche en longeant le marais bordé de végétation dense m'arrivant à mi-cuisse. Je progresse très lentement, voûté mais les animaux me repèrent vite et se jettent à l'eau dans un vacarme impressionnant, il y a au moins 15 ou 20 animaux. Je tente d'avancer encore tout doucement au cas où. Une zone d'eau basse couverte de végétation est piétinée par les capibaras et ponctuées de très nombreuses couches creusées dans la boue très noire.

Chroniques guyanaises, première sortie au capibara, 10 mars 2016

Je finis par arriver là où se trouvaient les capibaras mais rien en vue. Xavier m'a demandé de pas avancer plus loin qu'en face du chemin par lequel nous sommes arrivé car les capibaras de l'autre côté du marais pourraient me voir et s'enfuir. Je fais donc demi-tour et remonte un peu dans le champ. De l'autre côté du marais, 2 grosses bandes de capibaras broutent tranquillement à environ 200 et 300 mètres. Je m'éclipse doucement pour rejoindre le bosquet et appelle Xavier, le vent lui a joué des tours. Malgré une superbe approche à quelques mètres sur un gros capibara, il n'a pas pu décocher à cause de la végétation et a fini par être trahi par le vent. Il me demande de le rejoindre plus loin près d'une barrière pour aller chasser un autre secteur à 2. Je presse donc le pas mais alors que j'arrive près du chemin de terre, j'aperçois une vache sanguinolente dans la prairie et assaillie de nombreux urubus noirs. C'est la vache vue tout à l'heure.

Quelques-uns décollent alors que je me rapproche mais les autres me laissent approcher un moment avant de décoller. Je rappelle Xavier pour lui expliquer la situation. Il rappelle vite le propriétaire. Je m'approche doucement des derniers urubus et hésite à en flécher un mais ils sont protégés et c'est malheureusement la loi de la nature. Je passe un peu à distance pour ne pas affoler la vache et ne pas risquer l'épuiser dans une dernière cavalcade.

Chroniques guyanaises, première sortie au capibara, 10 mars 2016

Je rejoins un chemin enherbé qui débouche sur la barrière où se trouve Xavier et le suis au milieu d'un grand troupeau de zébus. Je surveille les animaux en avançant car de nombreux petits veaux composent le troupeau au milieu duquel se trouvent quelques beaux taureaux. Je crains surtout la réaction des mères qui s'approchent curieuses et leur fais peur pour les éloigner un peu. Je rejoins Xavier qui me raconte un peu plus sa chasse à voix basse et m'explique comment nous allons attaquer de chasser ce secteur. Il va rejoindre un passage au milieu des moucoumoucous qu'il a ouvert au sabre lors d'une chasse précédente et s'y poster car les capibaras dérangés sur l'autre berge viennent souvent vers ce secteur. Je vais partir chasser à l'approche sur l'autre rive. Je longe donc le sommet de la butte un moment sur le chemin de terre puis passe sous la clôture pour rejoindre le bout du marais et passer de l'autre côté. Xavier lui part se poster. Je commence à avancer doucement de l'autre côté du marais en direction d'un petit bouquet d'arbre qui borde le marais. Le vent est bon.

Chroniques guyanaises, première sortie au capibara, 10 mars 2016

Les capibaras ne sont pas en vue. Xavier se débat avec un énorme taureau zébu de l'autre côté du marais car ce dernier lui barre le passage de son poste. Arrivé contre les arbres, j'avance tout doucement en longeant les moucoumoucous qui bordent l'eau mais rien vue. La bande de moucoumoucous est maintenant à quelques mètres de la berge dans l'eau et j'avance à découvert en longeant l'eau très lentement. Brusquement, j'aperçois le dos d'un capibara juste derrière le sommet de la butte qui borde le marais. Je me baisse rapidement et attaque mon approche à 4 pattes. Le relief me masque et le capibara, dont je contrôle régulièrement la position, broute tranquillement sans se douter de quoi que ce soit. Je ne suis plus qu'à 30 mètres du gros rongeur qui broute toujours sans relever la tête et en avançant d'un pas de temps en temps. Une touffe de végétation se trouve à environ 12 mètres de l'animal, entre lui et moi. Je m'approche doucement en remontant la pente, avançant le plus possible au ras du sol, toujours à 4 pattes jusqu'à arriver derrière la touffe de végétation où je me mets à genoux sans me redresser pour ne pas dépasser du petit écran végétal qui peine à me masquer. Je commence à armer doucement mes 70 livres avec mon arc parallèle au sol. Le capibara s'arrête brusquement de brouter sans redresser la tête, il écoute et risque de partir à tout moment. Je finis mon armement en me redressant très lentement sur mes genoux tout en redressant mon arc à la verticale et aligne ma visée pour décocher rapidement. Un gros crac retentit et le capibara s'effondre sur place. Ma flèche est un peu trop en avant et lui a cassé les 2 épaules. Il se débat au sol sans parvenir à se redresser tout en perdant beaucoup de sang. Je m'approche rapidement ayant peur qu'il ne parvienne à se relever. Il a cassé, dans sa chute, ma flèche restée plantée en travers de ses épaules. La lame mécanique s'est arrêtée sous la peau de l'épaule opposée au côté di tir. Le trou béant de l'entrée saigne beaucoup. Quelques capibaras se débinent un peu plus loin d'un bouquet de palmiers vers le marais.

J'ai oublié mon couteau et m'apprête à décocher une flèche d'achèvement quand j'aperçois Xavier qui arrive droit sur moi. Je lui demande son couteau pour achever le capibara. Alors que je m'approche de l'animal, il se met à claquer des dents pour m'intimider. Je dois dire que c'est assez impressionnant car il fait environ 50 kg. Je le dague au cœur et il s'immobilise rapidement. Xavier décide d'aller voir un peu plus loin pendant que je commence à vider mon capibara. Quelques urubus me survolent déjà à 15 mètres du sol. Je pose les viscères dans une touffe de végétation car les fourmis rouges sont déjà attirées et arrivent nombreuses. Je fais ensuite un tour sur moi à côté de mon capibara pour situer le tir.

C'est mon 3ième capibara, tous faits à l'arc et mon premier mâle bien reconnaissable à sa glande située sur le dessus de don museau. Je suis content de mon approche car le terrain n'était pas facile. Xavier revient sans avoir vu de capibara et nous en profitons pour faire quelques photos avant qu'il ne parte chercher le 4x4.

Chroniques guyanaises, première sortie au capibara, 10 mars 2016
Chroniques guyanaises, première sortie au capibara, 10 mars 2016

Une fois ma prise chargée nous rentrons. Les employés de la ferme ont récupéré la vache qui n'a pas survécue à ses blessures. La propriétaire des lieux nous remercie tout de même de l'avoir prévenu. Je demande si les employés ont trouvé le veau mais il semble que non, nous devons revenir demain matin de bonne heure, je jetterai un coup d'œil dans le secteur. Nous rentrons pour nous occuper du capibara que je devrai peler, démusquer (enlever quelques glandes qui donnent un goût fort à la viande si on ne les retire pas) et découper en arrivant pour le mettre au frai.

 

Alex

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 05:48

Ce matin, nous récupérons un peu de notre sortie en forêt et nous nous réveillons sans mettre le réveil. Notre matinée sera calme, après déjeuner, j'en profite pour tirer quelques flèches et préparer mon matériel pour notre chasse de ce soir. Xavier va m'emmener chasser le long d'une piste forestière. En fin de matinée nous partons pour Kourou ou nous achetons des sandwichs et quelques frites avant de partir pour la chasse. Nous mangeons en route et arrivons à destination vers 14h30. Nous nous préparons tranquillement et faisons nos points GPS.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

En plus de mon matériel, je prends une grande bouteille d'eau dans mon sac à dos et 2 barres de céréales. Nous nous sommes donné rendez-vous vers 23 heures au pick-up. Xavier va chasser sur la gauche de la piste et moi sur la droite. Il fait très chaud, le soleil est brûlant. Je pars donc vers la forêt mais dois longer un peu la piste car un talus abrupt, surmonté d'un mur végétal, me barre l'accès à la jungle. Un peu plus loin, je rejoins un petit ruisseau qui rejoint la piste et je profite de cette ouverture relative pour rentrer en forêt en le longeant un moment avant de monter sur le flanc de la colline à sa gauche. La forêt est maintenant assez claire et permet une visibilité à quelques dizaines de mètres. Je progresse très doucement en m'arrêtant souvent pour observer un moment.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Le sol est très sec et couvert de feuilles mortes, ma progression peine à rester silencieuse. Un mouvement furtif attire mon regard dans une petite clairière baignée de soleil. Je me fige et observe, un gros lézard se débine à environ 15 mètres et monte sur un tronc pourri tombé au sol. Il le longe un instant puis saute au sol et s'éloigne tranquillement au milieu des feuilles mortes. Je continue ma progression et tombe sur un champignon parasite poussant sur le tronc d'un arbre à environ 1,5 mètres du sol. Il ressemble beaucoup à notre langue de bœuf métropolitaine mais en version macaron.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Le secteur est très vallonné et j’enchaîne les montées et les descentes. Il fait très chaud, je profite de certaines pauses pour boire un peu de la bouteille d'eau que j'ai prise dans mon sac à dos. Arrivé en haut d'une colline, je tombe sur un fruit étrange de couleur jaune et verte, en forme de larme allongée et légèrement courbée, c'est la première fois que je vois un tel fruit. Il n'est mangé.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Je cherche un peu autour de ce dernier et tombe sur d'autres fruits qui eux ont été en partie mangés de frais. L'un est mâché sur tout un côté.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

L'autre porte des traces de dents d'un rongeur.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Je décide de rester posté un moment à cet endroit mais, ne voyant rien venir, je finis par noter l'endroit sur mon GPS et continuer mon chemin. Je butte très vite sur un énorme chablis. Un énorme arbre est tombé, entraînant d'autres arbres dans sa chute et créant un mur impénétrable de 40 à 50 mètres de long. Je contourne donc cet obstacle et tombe sur un grand tronc tombé au sol en limite de la descente de la colline, au bord de ce grand chablis et décide de me poster un instant, assis sur ce tronc, dos au chablis.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

J'ai une bonne vision de la pente clairsemée devant moi mais pas le moindre mouvement pendant de longues minutes.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Je décide de repartir en descendant la pente de la colline et arrive tranquillement au niveau d'un ruisselet couvert de végétation. L'air est plus frai tout à coup, de nombreuses coulées très marquées serpentent dans la végétation et rallient toutes un terrier d'environ 20 cm de diamètres, à moitié caché par des branchages de l'autre côté du petit cours d'eau. C'est très certainement le terrier d'un tatou et j'hésite à rester posté près de ce dernier mais, le tatou est nocturne et la nuit ne sera pas là avant plusieurs heures et je me décide à poursuivre mon chemin. Je traverse le ru et me fraye un passage au travers d'une végétation très dense tout en remontant la pente très raire pour arriver au sommet de la colline suivante.

Arrivé en haut, je domine une vallée encaissée parcourue de nombreuses coulées. Je descends doucement en faisant des pauses pour observer puis arrive au fond de la vallée ou un petit ruisseau prend naissance dans une gorge encaissée de 3 à 4 mètres. Je descends dans cette gorge où descendent plusieurs coulées bien marquées et cherche un poste pour rester un moment à l'affût. Après plusieurs hésitations, je jette mon dévolu sur un promontoire terreux d'environ 1,5 mètres et surmonté de vieilles souches et troncs pourris. De ce poste, j'ai une bonne vue à ma droite sur le départ du ruisseau.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

et sur les pentes des 2 versants.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

La fraîcheur du ruisseau est agréable mais elle va de pair avec les moustiques qui m'assaillent. Le temps passe et la luminosité commence un peu à baisser, il est 16h30. Malgré la beauté du lieu et toutes ces coulées qui me donnent espoir, je me décide à quitter mon poste et longe le ruisseau qui serpente dans le fond de la combe quand un mouvement rapide attire mon regard sur un crabe de terre rouge qui a perdu ses pinces et une partie de ses pattes très certainement à cause d'un prédateur. Je tente de la prendre en photo mais il me fuit et finit par se réfugier entre les rochers où il s'immobilise un instant

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

avant de se réfugier sous un bloc de pierre. Le lit du ruisseau devenant difficilement praticable, je remonte sur la berge de gauche parcourue par de nombreuses coulées qui se concentrent entre le ruisseau et le pied de la pente raide sur une bande de quelques mètres de large. Je tente de les suivre mais elles rentrent rapidement dans un très gros chablis couvert par la végétation. Je suis contraint de remonter un peu sur le talus abrupt pour contourner ce mur infranchissable. Beaucoup de coulées descendent vers ce refuge. Le chablis contourné, je redescends vers le bord de l'eau ou la terre meuble et humide est marquée de nombreuses empreintes qui ne semblent pas vraiment fraîches. Les petites empreintes sont difficilement reconnaissables mais les traces du gros tapir sont encore bien visibles.

Je me pose un moment en observation, à l'écoute de la forêt, mais rien ne vient. Un peu plus loin, le chant puissant d'un grand tinamou se fait entendre et je décide de tenter de m'en rapprocher. Je progresse doucement quand un vrombissement très caractéristique me fait stopper met. Un colibri très sombre avec des reflets violets métallisés passe près de moi puis se stabilise en sur place au-dessus d'un petit trou d'eau et effectue plusieurs plongeons rapides

avant de partir se poser sur une branche en face de moi, à quelques mètres, de l'autre côté du ruisseau avec une rapidité incroyable. Je l'observe un peu, il se secoue bruyamment et lisse ses plumes avant de partir en un éclair.

Ce même bruit se fait entendre un peu plus loin et je finis par apercevoir un autre colibri de la même espèce posé un peu plus loin en aval du ruisseau et aussi occupé à sa toilette. Alors que je l'observe sans bouger, le premier colibri revient se baigner avant de repartir se percher au même endroit que tout à l'heure pour refaire sa toilette. Je reste un petit moment à observer ses 2 petits oiseaux que je réussirai à filmer un peu avant de poursuivre mon chemin alors que le tinamou se refait entendre.

Je continue à longer le ruisseau mais dois passer côté droit pour éviter un petit chablis. J'aperçois alors une magnifique mygale noire avec des rayures dorées aux articulations des pattes, elle est plus grosse que ma main ouverte à l'entrée de son terrier mais le temps d'attraper mon appareil photo, elle rentre à couvert et malgré mes tentatives de la faire ressortir en introduisant une herbes dans son trou, elle restera cachée. Je continue à avancer tout doucement en surveillant bien les 2 côtés du ruisseau où la vallée s'élargie. La luminosité baisse de plus en plus vite. Le tinamou se fait encore entendre sur ma gauche mais il est encore à 50 mètres environ. Je progresse encore un peu le long du cours d'eau quand je l'aperçois sur ma gauche à environ 30 mètres. Je me fige et accroche mon décocheur mais le temps de calculer comment l'approcher, il se débine et je tente de le suivre mais il disparaît très rapidement. Je le cherche un moment mais le fait décoller et le perds définitivement. Je quitte le ruisseau pour une zone clairsemée où la visibilité est bonne à plusieurs dizaines de mètres. Je tombe sur une magnifique coulée large qui doit être celle d'un tapir. Je décide de me poster là en attendant la nuit. Je me bats avec les moustiques qui m'assaillent alors que des chants de tinamous se font entendre un peu partout dans la forêt, ils doivent être près d'une dizaine.

La nuit tombe vite, je sors mon sifflet à tapir et commence à appeler de façon espacée de plusieurs minutes en tendant l'oreille. Après quelques appels, je reste immobile à l'écoute pendant environ 15 minutes puis reprends les appels avant d'attendre encore un moment. Rien ne venant je décide de me remettre en mouvement dans la nuit noire. Je mets ma frontale et l'allume. Je jette un coup d'œil à mon GPS qui m'indique que je suis à presque un kilomètre de la voiture. Il me reste un peu moins d'un demi-litre d'eau. Je décide de commencer à rentrer en contournant, par la droite, la montagne à ma gauche. Je commence à avancer mais la forêt qui semblait claire de jour ne me permet qu'une visibilité très réduite dans le faisceau de ma frontale renvoyé par les troncs. J'essaie de trouver un passage le plus facile possible mais la forêt devient très dense et progresser silencieusement devient très compliqué, les obstacles s'enchaînent et je m'énerve vite. Je décide de rentrer vers la piste pour tenter de chasser en la longeant. Je progresse en consultant mon GPS, les montées et descentes très raides se succèdent ainsi que les arbres au sol et les passages impénétrables. Je dois régulièrement éteindre ma frontale pour que les guêpes qui attaquent ma frontale se calment et ne me piquent pas. Petit à petit, je me rapproche de la voiture et décide de boire mon reste d'eau. Alors que je descends dans une zone encombrée, je glisse et tente de me rattraper à un petit arbuste. Immédiatement une très vive douleur au niveau de l'articulation du majeur de ma main droite me fait lâcher l'arbuste. Mon doigt me fait énormément souffrir et j'éclaire l'arbuste pour comprendre ce qui m'a piqué. J'aperçois alors d'énormes fourmis noires, environ 3 cm de long, sortant d'une petite fourmilière au pied de l'arbuste, montant et descendant frénétiquement sur le tronc.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Je viens de me faire piquer par une fourmi "coup de fusil" dont la piqûre de son dard est réputée pour infliger la même douleur qu'une blessure par balle.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

La chasse prend maintenant une mauvaise tournure, j'ai très mal et je galère pour avancer mais petit à petit mon GPS m'indique que la voiture se rapproche. En chemin, je croise de nombreuses petites bêtes nocturnes sur la végétation.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Petit à petit, j'arrive à environ 25 mètres de la voiture et, me pensant sorti d'affaire, je range mon GPS après avoir contrôlé ma direction. Je marche un moment sans tomber sur la piste et contrôle alors mon GPS. Horreur, je suis reparti en arrière, je suis maintenant à 200 mètres de la voiture. J'essaie de faire demi-tour mais la distance s'amenuise puis réaugmente, je monte et descends dans des gorges profondes, les pentes raides se succèdes, je trébuche régulièrement et chute même plusieurs fois, galérant à passer les chablis, à traverser les ruisseaux et m'épuisant à tourner en rond. L'énervement montant, je commence à perde mon sang froid à tourner en rond. Je n'ai plus d'eau et la fatigue se fait sentir, les pentes successives et les obstacles ont raison de mon endurance et alors que je trébuche, je chute lourdement au sol, ma flèche rabat de force mon repose flèche révolution avec un craquement anormal. Je me relève, contrôle mon repose flèche, il semble fonctionner. Je remets ma flèche au carquois et me remets en marche avec mon GPS à la main mais dès que je le quitte des yeux, je m'éloigne de la voiture, c'est un vrai cauchemar. Je suis pris dans une sorte de grand creux et que je descende, remonte, quoi que je fasse mon GPS semble devenir fou. La direction qui me rapproche de la voiture m'en éloigne après quelques mètres.

A force de tourner, je rejoins un ruisseau qui semble se diriger vers la piste, la pente et descendante et j'en déduis qu'il s'agit de celui suivi en entrant dans la forêt. Je décide de le suivre mais, rapidement, la distance se remet à croître. Je me dis que c'est parce que la sortie sur la piste est plus à gauche que la voiture et que le cours d'eau dois serpenter mais la pente se met maintenant à remonter et mon GPS affiche plus de 300 mètres de la voiture. De plus, je ne cesse de franchir des chablis que j'escalade pour ne pas trop dévier de mon cap et la fatigue physique comme le manque d'eau se font de plus en plus sentir. C'est alors que je constate que j'ai perdu 2 de mes flèches sur mon carquois qui ont dues tomber en s'accrochant dans la végétation, lors du passage des obstacles. Les chutes se multiplient et je finis par décider de me poser un moment. Je pose mon sac à dos au sol, me déshabille un peu en enlevant ma tenue 3D qui me tient très chaud et la range dans mon sac à dos puis m'assois un moment pour me calmer et reprendre mon souffle. Je suis trempé de sueur, mes chaussures sont pleines d'eau à cause d'une chute dans le ruisseau. J'essaie de réfléchir un peu en pensant à ceux que m'attendent chez moi et en me disant que je ne peux pas rester ici, mon doigt me fait encore très mal.

Je mange une barre de céréale et après 15 minutes de pause, je reprends mon GPS en main et contrôle la direction à suivre puis cale ma boussole. Cette fois, je vais avancer pas à pas, le nez rivé sur ma boussole pour tenter de garder mon cap. Je me relève, remets mon sac à dos, attrape mon arc et me remets en marche tout en contrôlant mon cap tous les 3 à 5 mètres et m'aperçois très rapidement que, dans cette forêt très dense, il est impossible de garder un cap à cause des obstacles et que ce qui semble être une ligne droite n'en est pas une mais, en recalant très régulièrement mon cap, je commence à revenir vers la voiture. Non sans mal, j'arrive enfin à 15 mètres de la piste mais me retrouve face à un mur de végétation infranchissable. Je décide de tenter de le longer vers ma gauche espérant retomber sur le ruisseau et je finis effectivement par le trouver 40 mètres plus loin. Je commence à le suivre pour enfin déboucher sur la piste où je retrouve la voiture.

Je suis exténué après plus de 3 heures à chercher mon chemin dans un relief de collines abruptes parsemées d'obstacles. Je pose mes affaires dans le pick-up pour m'apercevoir que je n'ai plus qu'une flèche à mon carquois. Je bois et mange un peu avant de me poser dans le véhicule pour attendre Xavier. Au bout d'un moment, une lampe frontale débouche sur la piste à 50 mètres devant la voiture, je sors pour l'attendre. Xavier arrive, il n'a rien pu flécher non plus mais a vu plus d'animaux que moi, il a notamment tenté d'approcher un beau caïman dans un trou d'eau mais ce dernier a disparu avant son arrivée et fait décollé un hocco. Il me montre les quelques photos qu'il a prises. Il est tombé sur des traces de pécaris sur une souille où il avait chassé deux pécaris trois ans plus tôt lorsqu'il chassait encore au fusil et a pu photographier un petit pian "quatre yeux".

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016
Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

En posant son arc, il remarque que la fibre optique de son viseur est sortie de son logement. Je lui dis que ce n'est rien de grave et que je peux lui réparer ça.

Chronique guyanaise, Une chasse en forêt difficile, 9 mars 2016

Nous discutons un peu de notre chasse, la douleur de la piqûre s'estompe peu à peu. Sur le retour, nous surveillons les bordures de la piste à la recherche de gibier. A part quelques lucioles qui me font parfois croire voir un œil et un engoulevent au gros yeux rouges, rien en vue quand nous apercevons un très gros tatou au milieu de la piste. Xavier s'arrête brusquement à environ 15 mètres de m'animal qui semble fouiller le sol avec son museau. Le temps de sortir de la voiture, d'encocher, d'allumer le pin's de mon viseur et d'armer, le tatou démarre et trottine vers la bordure de gauche. Je tente d'aligner ma visée mais n'arrive à caler mon viseur qu'au moment où il rentre dans les hautes herbes. Je décoche au juger mais je ne pense pas l'avoir touché. Je m'approche doucement, n'ayant pas d'autre flèche, je ne peux pas réencocher et alors que j'arrive à l'endroit du tir pour chercher ma flèche, suivi par Xavier, je fais démarrer le tatou juste devant nous, dans les hautes herbes. Il fonce vers la forêt et disparaît en un éclair. Nous cherchons un moment ma flèche et c'est Xavier qui finit par la retrouver sans manquer de me taquiner sur mon tir manqué.

Je tente de réencocher mais mon repose flèche révolution ne veut plus rester en position de maintien de la flèche et il me faut de nombreuses tentatives pour le bloquer. Il semble que ma chute de ce soir l'ait bien endommagé. Nous repartons, après un bon moment, un autre tatou est repéré sur la piste, il est plus petit que le premier. Je parviens à me préparer un peu plus vite que pour le premier mais le tatou démarre et part vers la gauche de la piste. Je lui jette une flèche alors qu'il arrive à la végétation. Il disparaît dans les herbes et en ressort immédiatement pour retraverser la piste et rentre dans la forêt en gravissant avec peine un petit talus. Son demi-tour et sa démarche bizarre me font penser que je l'ai touché et je pars à sa recherche mais ne trouve pas une seule goutte de sang ni sur la trajectoire de sa fuite ni sur ma flèche. C'est encore manqué. J'ai à nouveau toutes les peines à caler mon repose flèche qui risque de me lâcher avant la fin du séjour. Nous ne verrons ensuite qu'un gros pian avant de rejoindre la route goudronnée où je quitte mon poste pour rejoindre Xavier dans la cabine. Nous finissons de rentrer pour aller nous coucher. En route nous verrons un autre gros pian sur le bord de la route.

 

Alex

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 15:47

Après quelques heures de sommeil, une vive douleur envahit mes bras pendant un moment, une sensation très bizarre comme si un liquide avait du mal à couler dans mes veines. Cette douleur va durer un long moment puis s'estomper comme elle était venue. Xavier se réveille doucement, nous ressortons de nos hamacs alors que Lauro revient bredouille de sa chasse. Nous rangeons nos affaires et plions le camp avant de charger la barque. Nous ramassons nos déchets et ceux des autres puis embarquons. Le canoë est attaché derrière la barque, nous partons avec la marée descendante car Xavier veut essayer de récupérer son fusil et son sabre là où nous avons chaviré cette nuit. La barque file sur l'eau, Lauro à l'avant nous dirige, je suis au milieu et Xavier à la manœuvre, je m'aperçois alors que j'ai oublié de prendre mon appareil photo que j'ai rangé dans une des touques. N'ayant rien d'autre à faire qu'admirer le paysage, j'observe les berges et les arbres à l'affût des animaux. J'aperçois ainsi un anhinga qui s'envole à notre arrivée.

cet oiseau ressemble un peu à un cormoran mais son bec est plus long et pointu et son cou très long. Il se nourrit de poissons et sur l'eau, seul son cou dépasse généralement de la surface. Nous croisons quelques gros martins-pêcheurs qui volent devant nous, se posent en nous attendant puis repartent. Le trajet jusqu'à la zone de l'accident me semble durer une éternité alors que nous avançons vite poussés par le moteur de la barque. En tournant la tête à gauche, il me semble apercevoir un anaconda posé sur la berge dans les moucoumoucous à environ 15 ou 20 mètres. J'en averti Xavier qui stoppe et fait demi-tour pour aller le voir. Il se cale sur le ban de vase à quelques mètres du grand serpent. J'ai eu beaucoup de chance de le voir à cette distance et à la vitesse où nous allions, ce sont ses taches vertes foncées qui lui servent généralement de camouflage qui l'ont trahi.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Nous ne voyons que son corps, la tête est cachée derrière les moucoumoucous et je tente de l'apercevoir sans succès.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Au bout d'un moment, je finis par la voir alors qu'il bouge un peu. Sa tête est derrière des moucoumoucous dans un filet de boue et d'eau qui descend du ban de vase vers le fleuve. Petit à petit, le serpent sort de sa torpeur et commence à bouger vraiment, tournant sa tête couverte de boue vers nous comme pour nous observer. Lauro ne semble pas rassuré et agite la pagaie et lui jette un peu de boue pour le dissuader de venir vers nous à chaque fois qu'il semble se diriger vers la barque.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Après quelques hésitations, l'anaconda se décide et commence à s'avancer à découvert sur la vase en direction du fleuve.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Il se déplie alors totalement et rampe vers l'eau. Il est immense et doit bien faire 5 mètres de long. Je suis aux anges. Ce séjour en forêt, même s'il n'a pas été riche en prélèvements aura été mon meilleur séjour de tous ce que j'ai pu faire en Guyane car il m'a permis de voir nombre d'animaux que je n'avais pas encore pu voir et que je rêvais d'apercevoir. Xavier filme le grand serpent qui s'avance tranquillement vers notre canoë en plaisantant car nous avons chaviré très près de cet endroit cette nuit et nous sommes tous les 2 contents de ne pas avoir eu affaire à lui. Alors qu'il arrive près de l'eau, je me réveille de mon rêve et demande à Xavier s'il n'est pas possible de l'attraper. J'adore les serpents et ce serait plus qu'un rêve pour moi de pouvoir manipuler une telle bête avant de la relâcher mais Xavier, fatigué par notre périple d'hier m'en dissuade et nous le regardons s'enfoncer dans l'eau avant qu'il ne disparaisse. Cette image est vraiment impressionnante, il plonge et malgré sa taille disparaît totalement dans l'eau vaseuse.

Nous repartons et arrivons assez vite à l'endroit de l'accident. La marée plus basse qu'hier a dégagée 30 cm du tronc que nous avons percuté et l'impact plus clair est bien visible dans le bois noir. Xavier se met à l'eau pour sonder le fond avec ses pieds mais l'eau est encore trop haute et, après quelques tentatives, il renonce et remonte sur la barque. Lauro se propose de revenir chercher le fusil dès qu'il reviendra dans le secteur. Nous reprenons notre route vers Régina, les berges découvertes par la marée portent les traces des habitants du secteur qui sont remontés en forêt ou descendus dans l'eau. Des ruisselets dessinés par les arrivés d'eau de la forêt creusent également la vase. Un peu plus loin, un clapotis anormal attire mon regard sur la gauche contre la berge du fleuve, quelque chose s'agite au bord de l'eau. Xavier qui m'a vu regarder me dit qu'il s'agit d'une raie, ces poissons plats sont munis d'un ou 2 dards au niveau de la queue et leur piqûre peut être très dangereuse voire mortelle et nous nous sommes baignés avec elles hier soir.

Nous commençons ensuite à voir des ibis rouges sur les berges mais ce sont des jeunes qui n'ont pas encore leur plumage rouge vif mais plutôt marron avec quelques pointes de rouge. Ils fouillent la vase à la recherche d'invertébrés qui constituent leur alimentation. Certains volent au-dessus de nous et semble nous accompagner.

En continuant, nous commençons à apercevoir des vidons blancs qui font du surplace en bordure du fleuve, Xavier m'explique que ce sont des flotteurs pour des lignes de pêche. Les pêcheurs du coin attache un ligne solide avec un très gros hameçon appâté avec un bout de poisson pour attraper un poisson localement appelé "torche", c'est un gros poisson chat (Brachyplatystoma filamentosum​) du nom de bagre laulao, il peut atteindre une taille impressionnante et a fait l'objet de plusieurs reportages dans "River Monsters"

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Un des bidons semble s'agiter et faire des mouvements verticaux. Lauro me fait signe que quelque chose tire sur la ligne en me faisant comprendre qu'un poisson a mordu. Plus loin nous croisons les pêcheurs qui viennent relever leurs lignes et nous les saluons alors que Lauro leur fait signe qu'un poisson est pris. Ils nous saluent également. Nous débouchons ensuite sur le fleuve principal, le mythique Approuague et je n'en crois pas mes yeux, la largeur de ce fleuve est incroyable, on a du mal à voir la berge opposée. Je n'avais pas vu ça à l'aller car nous avons navigué de nuit.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

L'eau est plus agitée et Lauro devient alors nos yeux car sous la surface de l'eau se cachent de nombreux pièges. Les courants et certains rochers presque affleurant pourraient nous faire chavirer. Il nous guide donc de signes de la main pour nous faire éviter ses obstacles invisibles juste trahis par un remous en surface du fleuve.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Xavier comme à son habitude plaisante à l'arrière malgré la fatigue.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Le paysage défile pendant plusieurs heures. Nous croisons des îlots densément boisés plus ou moins grands disposés au milieu du fleuve.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016
Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Les berges sont couvertes d'un épais ban de moucoumoucous ou de végétation épaisse et impénétrable ou de long bans de mangrove dont les racines entremêlées des palétuviers (arbres supportant l'eau salée) rendent souvent difficile l'accès à la forêt plus en arrière.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Nous coupons ensuite un virage du fleuve par un chenal sur la droite.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

L'ampleur des marées est bien visible sur les feuillages au bord du fleuve.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

En ressortant du raccourci, nous apercevons un énorme rocher qui refait surface au milieu du fleuve. C'est ce type d'obstacle qui une fois recouvert par la marée ou une crue du fleuve peut devenir un piège pour les embarcations.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Après plusieurs heures de navigation, mes fesses meurtries par la position assise, nous arrivons enfin à Régina dont quelques maisons et la grande antenne se dessinent au loin.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016
Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Arrivés au débarcadère, nous déchargeons nos affaires et Xavier part chercher le pick-up que nous chargeons avant de partir manger un bout chez Lauro. Arès cette collation nous prenons la route pour revenir sur Kourou. En route nous discutons avec Xavier quand il freine et me dit regarde les coatis. Je tourne la tête et aperçois un coati brun adulte entrain de traverser. Xavier s'est arrêté pour ne pas l'écraser quand 4 petits coatis surgissent de la végétation du talus au bord de la gauche de la route. Ils nous regardent un instant puis commence à remonter dans la végétation. Je me précipite vers eux pour essayer de les voir de plus près mais ils ont disparu et leur mère s'est déjà avancée dans la jungle en contrebas de la route à droite de la voiture. Je retourne à la voiture et nous repartons.

L'après-midi sera consacrée à la logistique et au repos, il nous faut amener le moteur du canoé qui a pris l'eau à la révision, faire un machine pour laver nos affaires de chasse et faire le point sur le matériel et ranger un peu. J'en profite pour cibler mon arc sur les cibles de pécari en mousse dans le terrain de Xavier. Mon arc ne semble pas avoir souffert ne notre mésaventure, mes flèches volent toujours aussi bien.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Après le repas du soir, je descends vers la terrasse couverte de Xavier pour tenter d'apercevoir un matoutou (mygale arboricole) dont plusieurs spécimens vivent chez Xavier. J'en aperçois justement une sur la rambarde de la terrasse et m'approche pour l'observer. L'amie de Xavier qui est descendue pour voir si j'avais réussi à en trouver une me propose de me prendre en photo avec la mygale sur mon bras en m'affirmant que cette espèce et pacifique et inoffensive. Je prends mon courage à deux mains et attrape l'arachnide pour la poser sur mon bras pour une petite séance photo. Elle avance doucement sur moi sans faire attention à moi.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016
Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Je la fais ainsi passer d'un bras à l'autre pendant un petit moment avant qu'elle en ait assez et saute pour rejoindre le sol où je la laisse reprendre ses activités nocturnes.

Chroniques guyanaises, rencontre avec le roi des serpents, 8 mars 2016

Cette nuit, une fusée doit être lancée de la base spatiale de Kourou vers 2 heures, je n'ai jamais pu assister à cet événement en 3 ans, je programme donc mon réveil et pars me coucher. Vers 2 heures, je me lève donc pour me poster sur la terrasse de Xavier en fixant l'horizon. Xavier m'avait expliqué où regarder mais le temps passe et rien ne vient. Je somnole un peu sur ma chaise quand un grand éclair de lumière surgit plus à gauche que ce que je l'attendais, j'ai mal compris les explications de mon hôte. La boule de feu s'élève dans le ciel et un terrible vrombissement emplit l'air. La maison de Xavier se met alors à trembler de partout puis la forme de la fusée se dessine derrière les nuages et je finis par la perdre de vue au-dessus de la toiture de la terrasse. C'est un spectacle vraiment impressionnant malgré la grande distance.

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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