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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 20:20

Ce soir, j'ai décidé de me poster dans un bois formé de 2 rectangles décalés, il démarre au bout de la parcelle de maïs qui longe le ru du déversoir du lac et revient vers un bosquet en crête. Il fait très sec depuis un moment et les chevreuils sortent peu et assez tard, l'approche devient très compliquée. J'ai repéré 2 chevreuils qui font des allées-venues entre ces 2 massifs et qui passent parfois de l'autre côté du bois dans une petite prairie bordant le bois et fermée en haut du bois par une haie épaisses puis un bosquet qui redescend vers le bois pour former un passage étroit qui pourrait être un bon poste. Le vent souffle du lac vers le bois et sera donc dans mon dos, il me faut contourner le bois pour aller me poster à bon vent. Je prends le premier passage de canon après le ru et traverse tranquillement la parcelle. Arrivé au bout du maïs, je prends à droite, traverse le ru par un passage busé puis rentre en bordure du bois par un passage de débardage qui longe le bas du bois. Je suis ce chemin qui se termine environ 50 mètres plus loin et poursuis en suivant une grosse coulée pour ressortir de l'autre côté du bois. Je remonte en le longeant jusqu'à la prairie et traverse le passage étroit pour me poster dans la bordure du bosquet mais ce poste ne me convient pas. Je me déposte  et pars vers l'angle rentrant du bois. Je rentre dans le bois par une belle coulée rentrant dans l'angle puis biaise en remontant doucement pour ne pas faire trop de bruit sur le sol couvert de feuilles mortes et de brindilles craquantes. Le bois très clair s'épaissit fortement à 40 mètres de la lisière et je décide de me poster en limite du sale entre quelques gros arbres. Je dégage le sol du pied pour ne pas faire de bruit si je dois bouger puis l'attente commence. Au bout d'un moment un aboiement insistant de chevreuil retentit dans mon dos. L'animal semble venir vers le bois en aboyant pendant un bon moment avant que le calme ne revienne. Vers 19 heures, un léger bruit de pas se fait entendre 70 mètres plus bas et je scrute le bois quand un mouvement m'interpelle. Un renard traverse le bois pour rejoindre la coulée par laquelle je suis arrivé.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je tente des cris de souris mais il poursuit son chemin et je le perds de vue en bordure du bois. Le temps passe et au bout d'un moment un bruit de pas se fait entendre. Le bruit est tellement fort que je n'arrive pas à localiser sa provenance. Je regarde autour de moi quand j'aperçois un renard montant droit sur moi à environ 25 mètres. Je pivote pour me positionner face à lui et le perds de vue derrière un arbre à plusieurs troncs qui se trouve à environ 10 mètres devant moi. Le renard s'est arrêté à environ 15 mètres, je reste immobile. Il se remet en marche et continue à monter sur moi sans regarder vers moi. J'arme doucement mais le renard se fige et regarde vers moi alors que je finis d'armer. Il est trop caché par l'arbre pour que je puisse décocher mais à ma grande surprise, il se remet en marche et continue à venir pour se présenter de 3/4 face entre 2 des troncs. Je vise et décoche alors qu'il marque un temps d'arrêt. Le renard démarre alors qu'il me semble voir une plaie sur son flanc. Il fonce vers le bas du bois, je le perds de vue un court instant derrière un gros arbre puis le vois ressortir et prendre à gauche vers la lisière du bois. Je le perds vite de vue dans la végétation. Le calme revient, ma flèche est visible entre les troncs, plantée au sol.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je décide de rester poster un moment au cas où un chevreuil voudrait se montrer mais la luminosité baisse vite en sous-bois. Je quitte mon poste un peu avant la nuit et pars chercher ma flèche. Elle ne présente pas de sang sur les vannes.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Une très forte odeur de renard se dégage à l'endroit du tir. Je récupère ma flèche, un peu de terre fine est collée au tube à cause du sang à peine visible mais il a déjà séché. J'allume la lumière de mon portable pour chercher le sang que je trouve assez vite près de ma flèche.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Le sang n'est pas très abondant mais je trouve vite un bout d'intestin sur le sol forestier.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Le sang bien que peut abondant est assez facile à suivre et je descends tranquillement. Le renard a frotté contre un gros chêne.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Un peu plus loin un gros frotté marque une branche posée au sol.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Arrivé en bas de la pente, le bois s'aplanit et le sang devient beaucoup plus abondant.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je retrouve mon renard à peu près où je l'avais perdu de vue, il est mort couché sur le dos, ma flèche lui a ouvert le ventre et ses organes sont sortis. Il a fait environ 80 mètres.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je me rends alors compte qu'il s'agit du renard galeux que j'avais déjà vu les jours précédent autour de la parcelle de maïs sans pouvoir le flécher. Je le manipule donc avec un bâton et le sors du bois pour quelques photos souvenir alors que la nuit s'installe.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Pendant que je prends mes photos, les piaulements d'un chevrillard retentissent dans le bois non loin de moi et je finis par le voir sortir au bord du bois à 50 mètres sur ma gauche. Il fait trop sombre pour tirer, je décide de ne rien tenter, il piaule encore un moment au bord du bois puis y rentre et disparaît pour s'éloigner doucement jusqu'à ce que je ne l'entende plus.

 

Alex

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 20:21

Cette année, j'ai acheté un bracelet de moins de 10 cors pour chasser le cerf sur Sarrancolin. Ce matin, j'arrive à la nuit sur le chemin de Panets et me gare dans le dernier virage avant la ferme où il se termine. Je me prépare et remonte vers la ferme puis passe au milieu des bâtiments pour rejoindre le sentier qui remonte vers le col où je veux chasser ce matin. Un brouillard épais enveloppe la montagne et va compliquer le repérage des animaux. Je passe la clôture électrique et fais démarrer les vaches qui s'enfuient avec un bruit de clarine. Le chemin remonte au plus raide de la pente sur environ 200 mètres puis bifurque à gauche pour remonter, à flanc de montagne, vers le col en pente plus douce. Je passe une grange puis la clôture électrique après laquelle la pâture laisse place à un tapis de fougères et de genets qui couvre le penchant montagneux. Je marche rapidement pour arriver au lever du jour en haut de la montagne tout en surveillant au-dessus et au-dessous du chemin. Alors que je me rapproche du bout du chemin, qui débouche sur une zone enherbée au milieu des genets et des fougères, un brame retentit derrière moi à environ 100 mètres, dans le penchant de fougères au-dessus du chemin que je suis. Le vent est face à moi et l'approche risque d'être compliquée. La luminosité est encore faible et le brouillard très épais. Je m'arrête pour écouter, à environ 20 mètres du bout du chemin quand une biche surgit des fougères et fonce à grand bruit vers le bois en contrebas. Je m'avance vers le bout du chemin alors qu'un brame retentit à environ 70 mètres dans mon dos. Je décide de tenter une approche par un chemin enherbé qui remonte au-dessus des fougères en suivant la crête et dessine un V avec le chemin que je suivais mais je n'ai fait que quelques mètres qu'un brame retentit au bord du chemin que je longeais. Le vent n'est pas bon mais je tente une approche en faisant demi-tour. Je redescends doucement, un nouveau brame retentit, le cerf est à moins de 30 mètres mais un gros genet poussant au bord du chemin me le cache. J'avance très doucement jusqu'au genet puis me penche doucement et aperçois la silhouette du cerf qui regarde vers moi à environ 20 mètres. C'est un 8 cors, il est de face et seul son cou et sa tête dépassent des genêts. Je me suis figé mais le vent me trahit et le cerf fait volte-face et fuit en remontant vers la crête. J'aurais dû rester à l'endroit d'où est partie la biche, le bruit de sa fuite a attiré le cerf. Je le laisse partir et traverse la place d'herbe rase, tondue par un troupeau de mérens en estive pour rejoindre un chemin de terre qui rejoint une autre zone enherbée sur le col un peu plus loin.

J'avance doucement en espérant voir des animaux et jette par moment un coup d'œil dans la pente de fougère à ma gauche mais rien en vue et le brouillard limite ma vision à plus ou moins 30 mètres. Les cerfs ne semblent pas bramer sur le col, je trouve ça bizarre car en général c'est la zone la plus active du secteur. Le chemin traverse une zone boisée au milieu d'énormes hêtres puis bifurque à gauche pour passer dans un tunnel de houx et de noisetiers avant de ressortir sur la zone enherbée du col. Je marque une pause à la sortie du tunnel pour regarder et écouter mais rien, le secteur semble très calme. Je descends donc doucement vers la piste de gravier à environ 200 mètres en contrebas. Je surveille les genets de part et d'autre du chemin mais rien ne bouge. Arrivé à la piste, je commence à la suivre doucement quand un bruit de pas se fait entendre sur le gravier. Je m'avance doucement à sa rencontre et identifie une silhouette humaine qui longe la bordure du chemin. Je remets ma flèche au carquois, remonte ma cagoule et pars à sa rencontre. Quelle n'est pas ma surprise de constater qu'il s'agit d'un autre chasseur à l'arc. Nous discutons brièvement et il m'explique qu'il est en possession d'un bracelet moins de 10 cors et d'un bracelet de biche, il est arrivé par la piste en voiture avec son ami qui lui est monté en crête pour chasser à la carabine. Cette situation réduit beaucoup mes chances pour ce matin et mon secteur de chasse. Je lui demande quel secteur il pense chasser puis, comprenant qu'il va chasser le secteur que je voulais prospecter, je décide de changer mes plans. Nous nous séparons et je continue à suivre la piste pour rejoindre une autre piste taillée dans la roche du flan de la montagne et qui dessert un enclos de régénération un peu plus loin. Je surveille par moment la pente en dessous de la piste pour tenter d'apercevoir des animaux et arrive à une bande d'arbres à paillons bordant la gauche de la piste me barrant la visibilité en contrebas. Les cerfs se sont fait les bois dans cette végétation qu'ils ont massacrée. Le brouillard se lève peu à peu et un rayon de soleil s'hasarde même à illuminer le sommet de ma montagne de l'autre côté de la vallée.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je suis la piste et arrive à un abreuvoir alimenté par une source située plus haut dans la montagne. J'en profite pour me désaltérer puis continue vers l'enclos que je traverse doucement en surveillant les alentours. Le grillage n'étant plus étanche, les animaux y rentrent régulièrement mais rien ce matin. Un cerf brame plus haut en montagne dans le secteur où doit se trouver le carabinier. D'autres cerfs se mettent à bramer plus bas en dessous de l'enclos. Je sors de l'enclos et m'avance un peu sur une piste forestière qui redescend vers Sarrancolin. Les cerfs brament en contrebas, je décide de tenter une approche et commence à descendre doucement tout en m'arrêtant très régulièrement pour observer et écouter. La pente est raide, le vent est capricieux, il semble monter ou partir à droite mais change parfois de sens. J'identifie au moins 3 cerfs différents à la localisation de leurs brames. L'un d'eux semble proche, 80 mètres environ. J'avance tout doucement et m'arrêtant tous les quelques mètres pour observer et écouter pour tenter de le localiser. Tout à coup, alors que j'avance doucement, des animaux démarrent en contrebas à environ 40 mètres. Je me fige et entre-aperçois les animaux qui semblent descendre en biaisant de gauche à droite. Ils stoppent assez vite mais je n'arrive pas à les voir. J'attends un peu, puis recommence à descendre doucement quand les brames reprennent plus à ma gauche. Je me dirige donc vers eux tout doucement en ouvrant bien les yeux et ne tarde pas à apercevoir des biches et leurs jeunes à environ 50 mètres. Le cerf ne doit pas être loin, je tente de m'approcher doucement en les surveillant mais une biche que je n'avais pas vu, un peu plus haut dans la pente, m'a localisé et démarre entraînant la harde dans sa fuite. Les animaux dévalent rapidement la pente, faisant rouler les pierres et disparaissent un peu plus bas. Je reste un moment immobile et écoute, à ma grande surprise, le cerf se remet à bramer à environ 80 mètres, vers l'endroit où j'ai perdu la harde de vue. Les autres cerfs brament moins souvent et moins fort tout en descendant, ils sont plus à ma droite. Je reprends très lentement mon approche et finis par distinguer le cerf accompagné d'une biche. C'est un très gros 12 ou 13 cors, trop gros pour mon bracelet. Ils finissent par m'apercevoir et démarrent pour disparaître dans la pente à grand bruit.

J'attends un moment à l'écoute, un autre cerf brame plus à ma droite et je tente l'approche. Je descends doucement sans arriver à le voir. Tout à coup, un brame retentit au-dessus de moi,  sur ma gauche, il semble proche, je tente l'approche sans arriver à le localiser. Les cerfs brament maintenant sur le penchant opposé, ils ont dû descendre et remontent doucement vers le penchant de fougères situé au-dessus du bois et au-dessus duquel je suis monté ce matin. Je descends dont rapidement et rattrape une piste de terre qui remonte du chemin où j'ai garé ma voiture. Je le suis doucement en remontant jusqu'à sortir du bois sur une zone de prairie. Les cerfs brament plus haut dans le bois à environ 100 mètres au-dessus de la prairie. Je remonte la pente enherbée très raide et rejoins le bord du bois où je rentre doucement pour commencer mon approche en direction du brame le plus proche qui semble remonter. Je remonte de quelques mètres puis me poste à l'écoute, les yeux grands ouverts et progresse ainsi en multipliant les arrêts. J'évite les zones salle pour éviter de faire du bruit, le vent souffle face à moi. Petit à petit, je remonte la montagne jusqu'à arriver dans une zone de bouleaux dégagée juste au-dessus d'une zone touffue. Un brame puissant retentit en dessous de moi dans la zone touffue, le cerf semble se rapprocher pour venir passer à 10 ou 15 mètres en dessous de moi. Je me cale un peu plus à en retrait, espérant que le vent qui descend ne me trahira pas avant le tir. Du bruit me fait tourner la tête au-dessus de moi. J'aperçois un magnifique daguet, avec de très grandes dagues, qui passe 35 mètres au-dessus de moi, il est inquiet, s'arrête un instant en limite des fougères puis repars et disparaît dans le bois de noisetiers.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je me reconcentre sur le cerf en dessous de moi mais ce dernier qui brame toujours semble avoir fait demi-tour et s'éloigner tranquillement. Je décide de tenter de longer la zone épaisse pour essayer de l'intercepter un peu plus loin mais alors que j'arrive doucement à 10 ou 12 mètres des noisetiers, un galop retentit et me fait tourner la tête. Une biche et son jeune descendent au galop en suivant la bordure des noisetiers et viennent s'arrêter de 3/4 arrière à 12 mètres, sur une grosse coulée qui part droit devant moi dans les noisetiers. Un cerf arrive au petit trop derrière eux tout en poussant un brame, tête relevée et bois plaqués sur son dos, la scène est magnifique. J'identifie vite un moins de 10 cors, c'est mon cerf. Le vent dévié par la zone de bois dense me semble souffler dans mon dos. Je jette rapidement un coup d'œil à la biche et son faon qui s'éclipsent puis tente de retrouver le cerf mais je ne le vois plus, mes yeux scrutent le paysage pour rapidement comprendre qu'il est juste devant moi, arrêté plein travers dans les noisetiers à 12 mètres. Je tente d'armer mon arc mais il démarre. Je finis d'armer mon arc, il fuit de cul sur quelques mètres sur la grosse coulée avant de stopper et se tourner quasiment plein travers pour regarder vers moi à environ 18 mètres. Ma visée se cale au même moment derrière son épaule et je décoche. Ma flèche l'atteint en plein coffre avec un bruit sourd, le cerf fait volte-face et se jette dans la pente au plus raide en cassant du bois et je le perds vite de vue. Je l'entends un instant puis le calme revient après un grand bruit comme si le cerf était tombé.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je décide d'attendre un peu avant d'attaquer ma recherche au cas où mon atteinte ne serait pas bonne. Il est 9h30, je cale l'alarme de mon portable sur 10 heures, j'envoie un texto à Xavier qui est venu chasser lui aussi dans les Pyrénées pour lui dire que j'ai fléché mon cerf. Je pars chercher ma flèche mais sans la trouver puis jette un coup d'œil à l'endroit où je pense que se trouvait le cerf sans trouver de sang. Je retourne à l'endroit du tir pour vérifier que je ne me trompe pas d'endroit et me rends compte que je ne cherchais pas assez loin. Je m'avance à nouveau sur la coulée à l'endroit où se trouvait le cerf mais ne trouve toujours pas de sang, la descente est bien marquée, je décide de la suivre sur quelques mètres.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je trouve quelques traces de sang au sol, sur les feuilles mortes, à quelques mètres en contrebas.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016
Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

J'attends un moment mais alors que je regarde l'heure, à peine 10 minutes se sont écoulées. Je décide de suivre tout doucement le sang en restant silencieux et en observant bien autour de moi. Après les premières gouttes de sang en limite d'une zone au sol dégagé, le cerf a foncé droit dans la végétation et cassant les branchettes et couchant la végétation, les fougères couchées sont maculées de sang.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

La piste s'annonçait bien mais je déchante vite car les indices sont maigres par la suite, les gouttes ne sont pas bien grosses et assez espacées. Je progresse tout doucement en surveillant les alentours tout en suivant ces indices.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Un peu plus loin les gouttes s'arrêtent net sur la coulée. Je regarde bien autour de moi et aperçois une grosse tâche rouge 10 mètres en contrebas contre une touffe de noisetier. Je comprends alors que le cerf a sauté et heurté le noisetier, c'est certainement le bruit que j'ai entendu en pensant que le cerf était tombé.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je suis obligé de faire un détour pour rejoindre le noisetier couvert de sang tellement la pente est raide. Des poils sont collés dans le sang sur l'arbuste.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Le sang continue à suivre la pente et passe dans une zone de buis puis semble descendre entre des rochers où je trouve de grosses gouttes de sang sur quelques mètres.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Passé ces grosses gouttes la piste s'arrête net et je tourne un moment en dessous de la dernière goutte sans trouver la suite de la piste. Je contrôle 2 coulées bien marquées sur quelques mètres sans rien trouver puis décide de revenir en arrière et me rends compte que la piste prend en fait à droite au-dessus des rochers, les grosses gouttes ont en fait été projetées sur 2 mètres alors que le cerf a bifurqué. Les gouttes sont maintenant moins espacées mais la quantité de sang n'est pas très importante. Je suis pas à pas les gouttes dans une zone de noisetiers espacés, elles suivent presque la courbe de niveau mais descendent légèrement. En avançant je regarde bien devant moi pour tenter de voir le cerf. Au bout d'un moment la piste se remet à monter doucement et la quantité de sang augmente. Un baliveau présente des projections de sang sur la droite de la piste.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Alors que je photographie ce baliveau, j'aperçois à environ 40 mètres une masse derrière une touffe de noisetiers. Le contre-jour m'empêche d'identifier cette forme avec certitude mais je pense immédiatement au cerf. Je m'avance un peut tout doucement en encochant une flèche et constate qu'il s'agit bien d'un grand cervidé couché, appuyé contre le noisetier. Je ne vois pas la tête mais constate qu'il est toujours vivant, sa respiration fait gonfler et dégonfler son flanc mais cette dernière semble difficile. Je m'arrête à environ 30 mètres et m'agenouille pour attendre que mon cerf meure et envoie un texto à Xavier pour lui dire que j'ai retrouvé mon cerf mais qu'il n'est pas mort et que j'attends qu'il meure. Il me propose de venir avec une arme à feu mais je lui dis d'attendre.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Au bout d'un moment, le cerf relève la tête mais la repose vite au sol, il reste ainsi un moment puis recommence à agiter sa tête pour la reposer au sol plusieurs fois. Je ne sais pas comment réagir, j'ai peur de le relever en m'approchant. Le cerf agite à nouveau la tête puis la repose contre son flanc droit puis recommence et reprends la même position. C'est alors que l'alarme de mon portable se met à sonner, je l’éteins vite mais le cerf réagit et s'agite un peu sans arriver à se lever, son agitation le fait glisser dans la pente, en marche arrière, pour aller se recaler contre une autre touffe de noisetiers.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Comprenant que mon cerf n'a plus la force de se lever, je décide de tenter une approche. Je descends un peu plus bas pour profiter de la touffe de noisetier qui cache son regard. J'avance doucement pour me positionner à environ 8 mètres du cerf qui se présente couché de 3/4 arrière. J'arme, vise derrière son épaule et décoche. Le cerf se redresse d'un bon, vacille et se retourne tête vers la pente, pattes tétanisées et tendues avec ma flèche plantée, la lame est ressortie et dépasse de 30 cm à la base du cou. Ma première flèche dépasse du cuissot. Le cerf bascule et roule dans la pente pour se caler un peu plus bas contre un autre noisetier contre lequel il se débat un peu et s'immobilise après avoir poussé une sorte de brame étouffé. Je m'approche de mon cerf qui vient de mourir et appelle Xavier qui me dit qu'il arrive.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je récupère ma première flèche et la mets au carquois puis la seconde mais cette dernière a cassé dans le chute du cerf, je la mets tout de même au carquois avant d'examiner mon cerf. Ma première flèche a ouvert un trou de presque 30 cm de long sur 10 de large, qui permet de voir les côtes de l'animal, derrière l'épaule à l'entrée de la flèche qui est ressortie entre les cuisses, sortant un peu les intestins avant de traverser le cuissot opposé et rester en travers de ce dernier. Cette atteinte ne correspond pas à la position du cerf au moment du tir. J'appose mon bracelet puis descends le cerf dans la prairie 30 mètres en contrebas pour faire quelques photos avant de descendre vers ma voiture qui est plusieurs centaines de mètres au pied de la pente.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

Je descends donc mon cerf en le tirant ou le laissant rouler. Une battue est en cours sur le penchant opposé et les chiens qui donnent attrapent un petit sanglier que j'entends couiner, ils le laissent échapper 3 fois puis le recoiffent alors que j'entends crier le piqueur. Je finis par arriver à environ 60 mètres de ma voiture alors que Xavier et mon ami arrivent pour m'aider. Mon ami arrive à reculer le 4 x 4 sur un bout de piste arrivant à l'endroit où je me suis arrêté non sans me prendre une bonne décharge en passant sous la clôture des vaches. Nous chargeons le cerf puis mes amis repartent alors que je me change et prends ma voiture pour les rejoindre. Nous faisons quelques photos souvenir avec Xavier.

Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016
Mon moins de 10 cors est bouclé, 2 octobre 2016

En dépeçant le cerf, je comprends qu'en fait ma lame mécanique en s'ouvrant a glissé sur les côtes sans arriver à les traverser avant de rentrer au niveau de la panse sans toucher les organes vitaux, j'ai eu de la chance de retrouver mon cerf aussi vite car il n'a parcouru qu'environ 200 mètres.

 

Alex

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 05:54

Ce soir, je pars chasse le secteur de Bourras près de l'Osse. Je me gare au bord du chemin de terre qui traverse la rivière puis passe le pont pour me diriger vers la vieille Osse qui borde le bois de Bourras. 2 chevreuils traversent au loin le grand champ de l'autre côté de la route. Je prends à droite en suivant le cours d'eau pour rejoindre la passerelle qui permet de le traverser et rejoindre la palombière puis passe ce petit pont et traverse le bois pour ressortir dans un champ entouré de bois. Rien en vue de ce côté, je jette un coup d'œil à l'immense champ de l'autre côté de la haie à ma droite, rien non plus. Je fais donc demi-tour et retraverse le bois et la rivière pour la longer en direction de la peupleraie. Je suis tranquillement les virages de la rivière bordée par le bois quand, alors que la vieille Osse tourne à droite à 90°, je me fais surprendre par une chevrette qui démarre à environ 20 mètres de moi et que je n'avais pas vue derrière le bois. Je la regarde fuir vers les peupliers en biaisant vers la rivière puis rentrer dans le bois en disparaissant. Je me remets en mouvement et fais à peine 2 pas quand j'aperçois un énorme ragondin, que le bois me cachait, tourné vers moi à environ 20 mètres. Il était juste à côté de la chevrette et la fuite de cette dernière ne la même pas fait démarrer. Je fais un pas en arrière pour être à nouveau caché pas le bois, mets une vielle flèche et remets ma bonne flèche au carquois puis commence à avancer très lentement en rasant le bois jusqu'à ce que je ne puisse plus avancer sans être vu. Le ragondin n'a pas bougé. Je l'observe un moment puis il se décide à bouger et se retourne pour s'éloigner en parallèle du cours d'eau. Il avance de cul, tranquillement, à environ 4 mètres de la bordure du bois. Je m'avance derrière lui et tente de le rattraper sur la pointe des pieds mais en essayant d'avancer le plus vite possible en longeant le bois.

Je gagne vite du terrain mais alors que je suis à environ 15 mètres, il stoppe et se retourne pour regard vers moi. Je me fige, il se remet vite en marche sans vraiment presser le pas, je repars à sa poursuite et gagne encore un ou 2 mètres avant qu'il stoppe à nouveau et regarde vers moi. Je me fige à nouveau. Il repars, je me remets à le suivre et arme mon arc en avançant. Alors que je suis à environ 8 ou 9 mètres de lui, il stoppe à nouveau et se tourne plein travers vers la rivière, j'aligne ma visée, il commence à s'avancer vers la bordure boisée, je le suis dans mon viseur et décoche. Ma flèche le traverse plein coffre et le ragondin saute et se tord puis retombe lourdement et fonce dans le bois puis je l'entende tomber à l'eau et se débattre un moment avant que le calme revienne. Je pars chercher ma flèche qui est partie dans la bordure boisée de la rivière qui bifurque à 90° à gauche quelques mètres après l'endroit où se trouvait le ragondin. Ma flèche étant introuvable, je décide d'aller voir si je retrouve mon ragondin. Je traverse les épines noires qui bordent la rivière par une coulée de gibier et arrive au bord de l'eau, au sommet d'un talus qui domine un trou d'eau laissé par la sécheresse. Mon ragondin n'est pas visible mais des bulles et du sang remontent à 2 mètres du bord au milieu de l'eau boueuse remuée par l'agitation du ragondin. J'attrape une branche, descends au bord de l'eau et attrape mon ragondin en raclant le fond puis le ramène au bord avant de le remonter sur le talus et de le sortir des épines. Je le laisse sur la bande enherbée et poursuis ma route vers les peupliers. Je passe la haie qui les sépare du champ puis longe la rivière asséchée sous les grands arbres pour rejoindre un passage me permettant de traverser la rivière pour rejoindre le coin du bois de Bourras. En descendant dans le lit partiellement asséché de la rivière, je constate que les sangliers viennent régulièrement se baigner dans les flaques et aperçois quelques traces qui semblent fraîches.

Je remonte le talus de la rivière et sors sur le champ au coin du bois dans une végétation haute et touffue qui borde la rivière. Le vent souffle de façon soutenue en venant de ma gauche, je m'avance tranquillement sur le champ. La végétation et les arbres sont agités par le vent mais la végétation du bord de la rivière à ma gauche est agitée d'une façon qui m'intrigue. J'observe un instant ce secteur et comprends vite que plusieurs animaux se déplacent. J'accroche mon décocheur et m'approche doucement, le vent est bon. En arrivant près de la végétation, j'aperçois plusieurs marcassins fouillant le sol au milieu d'une zone de végétation couchée sur quelques m². Je m'approche tout doucement sans être repéré jusqu'à 5 ou 6 mètres. J'arme doucement mon arc et attends que l'un d'eux se tourne plein travers. J'aligne ma visé sur l'un d'eux qui se positionne bien en 3/4 arrière juste au bord de la végétation couchée sur ma gauche. Ma visée calée derrière son épaule, je décoche mais au même moment un autre passe derrière lui. Touché, le marcassin couine et démarre. Les marcassins, affolés et ne sachant pas d'où vient le danger, partent dans tous les sens, 2 foncent vers moi et passent, un au ras de mon genoux droit et l'autre un peu plus loin à ma gauche pour bifurquer ensuite vers le bois de Bourras. J'entends aussi démarrer des gros sangliers dans le lit asséché de la rivière, ils ne partent pas très vite et soufflent, s'arrêtant régulièrement sans que je puisse les voir à cause de la végétation. Mon marcassin cri un instant sur place alors que je réencoche et attends immobile. Le calme revenu, je pars contrôler mon tir. Le marcassin a tourné autour d’une touffe de végétation pour mourir à l'endroit du tir. Il a fait à peine 2 mètres. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et ressort de l'autre côté dans le cou. Je pars chercher ma flèche mais elle est introuvable, je cherche un moment une éventuelle piste de sang dans la végétation au cas où le second marcassin aurait été touché mais ne trouvant rien, je récupère mon marcassin et pars récupérer mon ragondin pour faire quelques photos souvenir.

Un ragondin aussi gros qu'un sanglier

Alex

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 05:50

Ce soir, je me gare au départ d'un chemin de terre puis commence à le longer pour trouver un passage dans la haie qui borde le côté gauche et pouvoir rejoindre le bord d'une parcelle de vigne. Le vent vient de ma gauche, le passage atteint, je remonte le talus et rejoints le bord de la vigne pour le suivre. Les rangs perpendiculaires au chemin me permettent de voir l'intérieur de la parcelle et je finis par apercevoir un mouvement dans la végétation entre 2 rangs. Il m'a semblé reconnaître, le bon d'un renard sur sa proie, et un dos roux et arrondi dépasse des herbes à environ 60 mètres. Je me cale au bout d'un rang de vigne pour observer mais le renard, qui finit par relever la tête, passe dans le rang suivant. Je me décale doucement mais il m'aperçois et s'enfuit. Je finis de longer la vigne sans voir d’autres animaux puis rejoins le chemin de terre. Les ragondins et les foulques sillonnent le lac en contrebas sur la droite du chemin. Je suis doucement le chemin en observant les alentours jusqu'à arriver au niveau d'un grand tournesol qui descend légèrement vers un chaume de blé qui n'a pas été encore retourné à environ 300 mètres. Je m'arrête pour observer le secteur et aperçois des boules sombres à la limite des tournesols et du chaume. Ce sont des sangliers, le vent est bon, je décide de tenter une approche au travers du tournesol.

Les rangs de tournesol descendent dans le sens de la pente et je m'avance tranquillement dans le champ quand je repère un renard arrêté dans le chaume de blé à environ 400 mètres, environ à 100 mètres plus à gauche que les sangliers. Je progresse tranquillement sans me baisser quand le renard démarre en trombe pour revenir sur la gauche du tournesol et y rentrer à environ 100 mètres de ma position. Je continue à descendre et gagne facilement du terrain sur les 200 premiers mètres puis commence à ralentir pour éviter de me faire trahir par le frottement rugueux du tournesol sur mes vêtements. Je biaise doucement à droite pour me rapprocher des sangliers, plusieurs gros sangliers côtoient des marcassins de 2 tailles différentes, certainement 2 portées appartenant à 2 laies. Les plus petits doivent faire un peu moins de 10 kilos et les plus gros quelques kilos de plus. Je progresse très lentement pour arriver à me caler à 6 ou 7 mètres de la bordure du tournesol. Le vent est bon, j'accroche mon décocheur et attends une occasion de tir. Les marcassins fouillent le sol et s'amusent sur ma gauche. Un jeune mâle sent l'arrière train d'une laie sur la droite, un autre jeune mâle un peu plus éloigné est accompagné d'une autre jeune laie, il rejoint son compère et entame une petite dispute. Joue contre joue les ragots se poussent mutuellement en tournant autour d'un axe imaginaire passant par le point de contact. Une grosse laie s'avance en poussant des petits grognements en longeant le tournesol pour aller vers ma gauche. Un des jeunes mâles stoppe la dispute et la rejoint au trot, ce qui la fait faire demi-tour. Elle revient vers moi en longeant le tournesol alors que le ragot la suit collé à son derrière. J'arme doucement mon arc et me prépare à viser. Je laisse passer la laie à à peine 8 mètres et tire le ragot qui se présente presque plein travers, sa zone vitale dégagée entre les pieds de tournesol. Ma flèche l'atteint au défaut de l'épaule, il couine et démarre provoquant la débâcle des autres sangliers qui foncent en longeant un instant le tournesol sur ma droite avant d'y rentrer et de disparaître, agitant un instant la culture. Le ragot décrit une boucle dans le chaume avec ma flèche en travers. L'empennage dépasse du défaut de l'épaule et la lame ressort plus en arrière de l'autre côté. Le sang coule très abondement de part et d'autre de l'animal qui semble déjà vaciller avant de foncer dans le tournesol à 35 ou 40 mètres sur ma gauche. Il s'enfonce d'environ 40 mètres dans la culture puis se met à couiner et se débattre.

Le pensant mourant, j'attends un peu après le retour du calme puis m'avance doucement dans le tournesol, parallèlement à la bordure du champ. En arrivant à l'aplomb de la position estimée du sanglier je tombe sur la piste de sang et commence à la remonter quand un mouvement m'interpelle à environ 15 mètres devant moi. Je distingue alors, en stoppant, un sanglier sur pied semblant renifler au sol. Il ne semble pas blessé et je l'observe un instant mais le vent dans mon dos provoque vite sa fuite. Je continue à m'avancer doucement en suivant le sang quand un autre animal démarre bruyamment et fonce dans le tournesol perpendiculairement aux rangs. Je continue à avancer et tombe sur l'endroit d'où vient de partir mon sanglier que je pensais mort. Je décide d'attendre un moment avant de reprendre ma recherche. Je recommence ensuite à suivre le sang, les gouttes au sol alternent avec de gros frottés sanguinolents sur les pieds de tournesol. La piste est facile à suivre et j'avance doucement mais, 40 mètres plus loin, le sanglier redémarre devant moi et fonce sur environ 20 mètres avant de s'arrêter. J'attends un peu puis tente de l'approcher mais il se débine encore sur 20 mètres environ. J'attends un peu puis m'approche à nouveau en surveillant sous les têtes de tournesol tout en suivant le sang pour tenter d'apercevoir le sanglier avant qu'il ne démarre, je retrouve ma flèche au sol et la remets au carquois. Je finis par l'apercevoir à quelques mètres devant moi, couché sur le ventre, plein travers contre un rang de tournesol. Je m'agenouille, arme mon arc, vise et décoche, touché, le sanglier se redresse et fonce dans le tournesol sur environ 30 mètres et s'arrête. La culture bougeant sur place, je m'approche de l'endroit doucement et attends. La luminosité commence à baisser et j'ai oublié ma frontale, il ne me faut pas perdre mon sanglier de vue. Il se débine par moment de quelques mètres et je le suis doucement. Tout à coup, du mouvement se dessine sur ma droite dans le tournesol, les souffles d'un sanglier se font entendre, il vient doucement vers moi pour s'arrêter à quelques mètres avant de me sentir et de s'enfuir. Mon sanglier finit par stopper, le tournesol bouge sur place un moment à quelques mètres devant moi, sa respiration semble de plus en plus difficile et ses souffles s'espacent peu à peu jusqu'à stopper alors que la nuit s'installe. Au bout d'un moment, je m'approche doucement et le touche sans qu'il ne réagisse. Il est mort, Je récupère ma seconde flèche resté sous la peau de la patte avant, elle n'est même pas rentée, stoppé par l'os de la patte. Il est maintenant tant de rentrer en traînant mon sanglier jusqu'à ma voiture.

Un ragot à l'approche

Alex

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:05

Ce soir, je décide de repartir chasser autour du tournesol où j'ai manqué le beau brocard en espérant le revoir. Je me gare sous la digue du lac, le longe et passe la maïs pour continuer en longeant le ruisseau d'alimentation. Le vent est quasi inexistant et face à moi. Alors que je progresse dans la grande friche, j'aperçois, par-dessus la haie qui barre le fond de la parcelle et relie le grand bois à un bosquet 150 mètres plus à droite, une chevrette qui se débine en remontant une petite friche en bordure d'une bande boisée étroite contre laquelle je la perds de vue.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je continue vers la haie puis commence à la longer en direction du bosquet pour rejoindre un passage permettant de la traverse. Une autre chevrette démarre dans la friche près du bosquet et y rentre. Je marque un temps d'arrêt pour la regarder fuir puis me remets en marche quand un léger mouvement attire mon regard dans la friche, environ 50 mètres plus loin. Je me fige et observe, je pense qu'il s'agit d'une autre chevrette. Je me baisse et tente de m'approcher doucement. Il me semble voir 2 dos de plus dans la friche quand la chevrette démarre et entraîne ses 2 chevrillards vers le bosquet.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je traverse la haie par le passage puis reviens vers la bordure du bois que je longe pour rejoindre la haie suivante derrière laquelle se trouve le tournesol. Je la passe par le passage de gibier et longe doucement les tournesols en suivant la haie sur la bande enherbée tout en surveillant la culture. En arrivant au bout des tournesols, je fais démarrer un animal dans la culture au niveau d'une zone épaisse mélangée d'herbes hautes. Je n'arrive pas à identifier l'animal jusqu'à ce qu'à 20 mètres, il s'arrête et se redresse. C'est un jeune brocard, il regarde vers moi en position 3/4 arrière et je reste immobile puis il se débine en suivant le rang. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Il stoppe 5 mètres plus loin et se repositionne de 3/4 arrière pour regarder vers moi. Mon viseur est calé, je décoche alors que ce n'est habituellement pas ma distance de tir. Ma flèche frappe le chevreuil qui démarre en trombe. Je le perds un moment de vue dans les tournesols puis l'aperçois alors qu'il passe dans un rang et le perds aussitôt de vue juste avant de l'entendre tomber dans un grand fracas. Le calme revient, Je me revisionne le tir pour identifier la trajectoire de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je pars chercher ma flèche que je retrouve facilement, plantée au sol. Elle est couverte de sang.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je trouve vite du sang et des poils sur un pied de tournesol à proximité de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

La piste est ensuite assez facile à suivre et souvent bien fournie, composée de gouttes au sol et de frottés sur les pieds de tournesol.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Elle remonte dans le tournesol puis bifurque à gauche et je tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc qui a couché quelques pieds de tournesol dans sa chute, d'où le bruit de fracas entendu. Il a fait à peine 50 mètres, de la mousse rouge sort de la plaie d'entrée de ma flèche, signe d'une atteinte pulmonaire.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

J'appose mon bracelet et fais quelques photos souvenir

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

avant de le descendre près de la haie. Je le cache dans la végétation puis pars faire le tour du tournesol mais le grand brocard n'est pas là ce soir. Je reviens à mon chevreuil, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule puis repars vers ma voiture. En passant, je pose mon chevreuil et fais le tour de la parcelle de maïs sans rien voir puis retourne à ma voiture. Il est encore tôt mais je décide de rentrer.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, rarement le télémètre)... souvent juste mon arc, mon couteau et mon appareil photo, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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