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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 11:17

Ce matin avec Manu nous avons passé notre matinée à chercher des ragondins et jusqu'à présent nous n'avons pas eu beaucoup de chance. Nous décidons de finir notre matinée par le canal de Labarthe. Garés près du moulin, nous partons en longeant le canal mais ici aussi, le coin est calme. Nous arrivons près du petit ru qui rejoint le canal sur le denier 1/4 de l'ouvrage, quand Manu aperçois un petit ragondin sur le talus droit du ru. Je décide de lui laisser tenter l'approche. Je continue en longeant le canal alors que Manu commence son approche par la droite du petit cours d'eau. En m'éloignant, je surveille mon collègue par moment, après une approche très lente il finit par décocher. Me disant que sa chasse est terminée, je finis de longer le canal sans me retourner. N'ayant rien vu, je fais demi-tour et fais tomber un gros bout de bois dans le canal. Je longe le canal en suivant le bout de bois qui flotte au milieu du lit du canal. J'aperçois Manu qui semble encore chasser.

Alors que j'arrive à l'arrivée du ru, j'aperçois un très gros musqué qui s'avance vers le bout de bois comme s'il l'avait pris pour un congénère. Surpris, je mets un peu trop de temps à réagir car le rongeur qui 'a vu plonge et disparaît. Espérant le voir ressortir, je reste posté un instant pendant que Manu décoche assez rapidement 3 flèches dans mon dos. Un petit ragondin gémit. En quittant mon poste, je rejoins mon collègue qui a tué 2 ragondins. Il me dit qu'un petit ragondin est rentré au terrier un peu plus loin. Je pars donc m'y poster mais me fais surprendre par le petit curieux revenu à l'entrée du terrier. Il fait vite demi-tour. Je reste posté un moment devant son terrier. Il finit par ressortir doucement sa tête. J'arme doucement, vise et décoche. Ma flèche de tête le cloue net à l'entrée du terrier.

4 petits ragondins sur le canal de Labarthe, 8 mars 2015

Manu me dit qu'un autre ragondin est parti en remontant le ru, je tente donc de le retrouver en suivant le cours d'eau quand j'aperçois un petit ragondin à l'entrée d'un terrier sur la berge. Je me fige mais le temps d'armer il file au terrier. Je me poste donc doucement devant le terrier et attends un moment. Il finit par ressortir, j'arme doucement, vise et décoche. Comme son compère ma flèche l'atteint à la tête et le cloue sur place.

4 petits ragondins sur le canal de Labarthe, 8 mars 2015

Nous récupérons nos prises et cherchons les flèches de Manu que nous finissons par retrouver. Nous décidons de remonter le ru mais le propriétaire des champs arrive avec son fils et son chien, nous partons donc à sa rencontre pour le saluer. Nous discutons un peu et pendant ce temps son chien part inspecter le ru ne nous laissant aucun espoir de voir d'autres ragondins. La conversation terminée, nous ramassons donc nos prises et rentrons à la voiture.

4 petits ragondins sur le canal de Labarthe, 8 mars 2015

Alex

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 11:29

Ce matin, nous avons décidé d'aller faire un tour sur Labéjan avec Manu, rendez-vous est pris sous la digue de mon grand lac favori. Nous nous retrouvons sur place juste avant le lever du jour puis décidons du plan d'attaque. Manu va aller se poster au départ du bosquet qui borde la gauche du fond du lac alors que je resterai mobile autour du plan d'eau. Nous partons tous les 2 par la gauche du lac et nous séparons au niveau du déversoir. Je traverse ce dernier et commence à longer la digue. Manu lève un peu plus loin 2 ragondins qui viennent droit vers la digue. Il m'avertit, je me retourne et les aperçois. Je tente de me camoufler derrière la digue mais les ragondins m'ont vu et s'immobilisent un peu loin. J'attends un moment mais les ragondins se décident et repartent pour s'éloigner en biaisant vers la berge de droite. Manu qui s'était arrêté pour surveiller les ragondins repart pour aller se poster. Je le laisse partir sans bouger pour ne pas envoyer trop vite les ragondins au terrier.

Manu posté, je rejoins la berge de droite pour la longer à la recherche des ragondins qui l'ont rejoint. Je longe la berge sans les retrouver et passe en face de Manu qui a fléché un gros ragondin. En continuant un peu je dérange un gros ragondin qui plonge et rejoint sans remonter les terriers de la berge opposée. Je fais demi-tour pour tenter encore une fois de retrouver les ragondins et aperçois une tête de ragondin au milieu de branchages morts tombés sur l'eau sous un arbre penché. Je n'ai pas de fenêtre de tir et l'animal finit par plonger et disparaître. Ne le voyant pas remonter après plusieurs minutes, je comprends qu'il a dû traverser pour aller se cacher sous quelques arbustes de la berge opposée. Je vais tout de même examiner un peuplier couché sur l'eau à ma droite sans succès puis par vers la digue pour faire le tour puis longe doucement la berge mais le ragondin m'a repéré et traverse déjà le lac pour revenir d'où il vient. C’est un malin, il remonte discrètement 2 fois pour respirer puis disparaît sous les branchages. Je fais donc demi-tour mais, arrivé en face, impossible de retrouver l'animal. Je refais donc un tour du lac sans succès puis rejoins Manu. Nous décidons de changer de lac et retournons aux voitures avec le ragondin de Manu.

Nous partons donc pour le lac du Fourcès, arrivés sur place, nous nous garons au bord de la route puis nous descendons vers le lac par un passage de tracteur au milieu d'un semé de blé. Arrivé au coin du lac, pas de ragondin en vue, Manu prend le long de la berge alors que je pars en longeant la digue pour rejoindre la berge opposée. En arrivant au coin du lac, un gros ragondin démarre dans les herbes hautes à quelques mètres devant moi et stoppe net au bord de l'eau à environ 7 ou 8 mètres. J'arme doucement mon arc et prends la visée quand Manu qui a vu un ragondin se diriger vers moi par le lac en longeant la berge me l'annonce à haute voix. Ces cris font plonger le ragondin au moment où je décoche et je le manque. Il ne refera pas surface, je récupère ma flèche et repars en longeant la berge. Le ragondin vu par Manu a plonger et est rentré au terrier. Je me poste au-dessus du terrier où l'eau bouge encore et surveille l'entrée quand j'entant ronner un ragondin sans comprendre d'où vient le son. Je jette un coup d'œil vers Manu et constate qu'il regarde vers le milieu du lac, je tourne les yeux et aperçois un gros ragondin à la surface du lac à environ 15 mètres sur ma droite. J'arme, vise et décoche. Ma flèche heurte violemment le coté de la tête du ragondin et l'entaille profondément tout en ricochant pour aller se planter dans le semé de blé qui remonte sur la berge opposée. La flèche a heureusement biaisée à droite et pas à gauche vers Manu. Mon angle de tir ne présentait normalement aucun danger mais ce ricochet était impressionnant.

 

Le ragondin sérieusement blessé a plongé mais il remonte vite et commence à nager en surface avec peine en essayant de revenir vers la berge. Je le retire et passe juste dessous, je me décale rapidement pour l'intercepter et lui décoche une nouvelle flèche qui le traverse mais le ragondin repart vers le lac avec beaucoup de peine. J'attrape donc ma canne à pêche et réussis à le hameçonner et le ramener vers le bord pour l'achever d'une flèche de tête. Je le récupère et le remonte sur la berge puis récupère mes flèches avec mon lancer. Je me reposte sur le terrier, l'eau bouge et j'entends des ragondins qui se disputent à l'intérieur. Des traînées boueuses marquent le fond du lacs et semblent rentrer dans le terrier. Tout à coup, un ragondin pointe le bout de son nez mais démarre en me voyant et s'engouffre dans un terrier perpendiculaire qui longe la berge. Manu part se poster au coin de la digue sur ma droite au niveau de la buse du déversoir. Au bout d'un moment, un ragondin surgit de sous la berge à environ 6 mètres sur ma gauche. J'arme, vise rapidement et décoche séchant net le ragondin. Manu vient me rejoindre et je lui dis de rester posté sur le terrier car il y a encore des ragondins à l'intérieur.

Je pars récupérer mon ragondin et le ramène au bord avec mon lancer, je récupère aussi ma flèche. En revenant vers Manu, j'aperçois un remous contre la berge et entraperçois un ragondin puis un léger mouvement sous une touffe de végétation qui couvre la surface de l'eau contre la berge, un peu plus loin. J'en informe Manu car je suis sûr qu'il s'agit du ragondin, je m'approche tout doucement et me positionne à sa verticale. J'arme mon arc et tire au jugé dans la touffe d'herbe. Le ragondin démarre en trombe sous l'eau, ma flèche a bougé, elle n'a vraiment pas dû passer loin. Manu file se poster au déversoir mais le ragondin réussi à rentrer dans le terrier contre la buse du déversoir. Je le rejoins et me poste avec lui, le ragondin finit par ressortir et Manu le flèche, le clouant net sur place. Ma flèche lui avait cassé le nez, heureusement que Manu a tué ce ragondin. Il est déjà tard, nous décidons de rentrer avec nos 4 belles prises.

Encore une sortie productive, 23 février 2015

Alex

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 13:31

Ce matin, nous organisons avec Manu et Christophe la première sortie au ragondin collective de la saison. Nous partons donc pour le lac des Coteaux de Gascogne du carrefour de Noilhan. Il pleut et le vent souffle fort, pas idéal pour la chasse du ragondin. Nous nous sommes donnés rendez-vous sur le dépôt de gravier avant le lever du jour. Le temps couvert retarde le lever du jour. Alors que la luminosité commence à croître, nous partons à pied par la route en direction du lac un peu plus loin. Alors que nous arrivons près du ru d'alimentation qui passe sous la route, nous apercevons, dans la pénombre, deux chevreuils au ras du lac au niveau de l'arrivée du ru, sous un gros peuplier. Ils finissent par nous voir et déguerpir en faisant demi-tour pour fuir à travers champ et disparaître en passant la crête. Nous partons vers le lac en suivant le ru. Je laisse Christophe et Manu partir par la gauche du lac et je prends par la droite. Je vais garder quelques terriers à mi-chemin entre la digue et l'arrivée du ru. Christophe va surveiller l'arrivée du ru sur lequel il y a de nombreux terriers où les ragondins cherchent parfois à fuir. Manu lui va surveiller les terriers de la berge d'en face un peu plus répartis que ceux de mon côté mais concentrés au milieu de la rive également. Christophe est en poste, nous avançons en même temps avec Manu mais nous arrivons au 2/3 du lac sans avoir vu un seul ragondin, je ne pense plus en voir et décide de rejoindre Manu par la digue. Alors que j'arrive au milieu de cette dernière, j'entends Manu qui me cri qu'il vient de voir 2 ragondin et qu'ils sont sur l'eau devant lui. Avec le vent assez fort la surface du lac est agitée et je n'arrive pas à voir les ragondins qui sont à environ 100 mètres de moi. Je demande à Manu vers où ils vont et il me dit qu'ils partent vers la berge opposée, je fais donc demi-tour au pas de course pour revenir me poster près de quelques arbustes qui me camoufleront près des terriers.

En poste, j'observe la rive opposée et aperçois un ragondin qui file vers les terriers entre Manu et Christophe. J'en informe Manu mais il est occupé avec l'autre ragondin. Je crie à Christophe de lui couper la route mais le vent fort couvre ma voix. Je m'avance vers Christophe et lui crie à nouveau que le ragondin part au terrier. Cette fois, il m'entend et vient rapidement à sa rencontre, je le guide à la voix car il ne le voit pas mais alors qu'il arrive à portée de tir, le ragondin plonge et disparaît. Pendant que Christophe le cherche, Manu décoche sur l'autre et le manque. Un autre ragondin refait surface au milieu du lac. Je me fige. Il plonge et refait surface à 30 mètres devant moi environ, c'est un jeune, puis vient vers moi avant de biaiser doucement vers le terrier à quelques mètres sur ma gauche. J'arme doucement et le suis dans mon viseur. Je le tire à environ 8 mètres mais le manque, il plonge. Je réencoche rapidement et surveille la surface quand il refait surface de cul près de la berge à plus de 15 mètres sur ma gauche. J'arme rapidement, vise et décoche. Ma flèche frappe le ragondin qui plonge pour refaire rapidement surface et s'immobiliser presque aussitôt. Ne pensant pas voir d'autres ragondins et ne voulant pas que mes flèches coulent, j'attrape rapidement mon lancer pour récupérer mes flèches et mon ragondin qui dérivent rapidement, poussés par le vent. Le vent fort ne me permet pas des lancers précis et emporte en fil vers la rive. Je peine à récupérer ma première flèche puis ma seconde et me rends compte que mon ragondin a disparu. Je pense qu'il a coulé. Christophe m'annonce qu'un ragondin vient vers mon côté de berge entre moi et la digue. Je finis par lui poser les yeux dessus. Il plonge, je pose mon lancer et cours pour l'intercepter en surveillant la surface. Il refait surface, je stoppe net, il replonge, remonte, replonge plusieurs fois et je le pense blessé, il replonge je cours et me positionne à l'endroit vers lequel il se dirigeait, il refait surface à environ 20 mètres mais replonge. Je scrute la surface mais il ne remonte pas quand Christophe l'aperçoit, il se dirige vers la digue. Manu court et passe derrière la digue pour revenir vers le ragondin en restant caché. Il se fige, le ragondin est devant lui mais trop loin et finit par replonger mais cette fois il disparaît pour de bon. Impossible de le retrouver.

Je récupère mon lancer et pars chercher mon ragondin en longeant la berge. Je l'aperçois contre la rive au pied des arbustes. Je peine un peu à le récupérer au travers des branchages puis finis par le remonter. Christophe m'annonce un autre ragondin venant vers moi. Les buissons me la cache tout d'abord mais je finis par l'apercevoir au milieu du lac, il semble vernir vers ma berge entre les arbustes et la digue. Je me décale doucement vers lui. Il plonge, je me décale rapidement et me poste à son point estimé d'arrivée. Il refait surface, c'est un gros ragondin, il regarde vers moi un instant sans bouger à la surface puis s'avance et commence à hésiter. Il zigzague, droite, gauche, droite, gauche sans savoir ou aller mais se rapproche doucement. Je le laisse venir et le tire finalement de face à 6 mètres. Le jeune ragondin semble séché sur place, il saigne abondement mais se remet en mouvement. Il tente de fuir mais ses pattes arrière ne répondent plus et il penche sur le côté. Je pars vite chercher mon lancer et le ramène au bord pour l'achever.

Première sortie au ragondin de la saison, 21 février 2015

Je récupère ensuite ma flèche puis pars chercher le gros ragondin avec Manu. Je récupère mes prises et rejoins Manu quand un bruit d'impact retentit. Christophe vient de flécher un ragondin au milieu du lac contre la berge. Ne trouvant pas le ragondin qui a disparu, nous partons à la rencontre de Christophe qui est parti vers le ru. Nous récupérons son ragondin qu'il a laissé sur la berge au passage puis nous repartons vers les voitures.

Nous laissons les ragondins à ma voiture, prenons celle de Manu et partons vers Loubersan un peu plus loin. Vu que les derniers jours ont été très pluvieux, nous décidons de laisser la voiture en haut du chemin de terre qui descend aux lacs et partons à pied pour ne pas risquer de rester embourbé. En descendant nous apercevons 2 chevreuils au loin sur notre droite puis 3 autres en face de nous qui remontent pour passer la crête à 400 ou 500 mètres. Ils s’arrêtent un instant en crête et regardent vers nous puis passent la crête. Ils ressortent un peu plus à gauche mais cette fois ils sont 5, ils regardent un instant vers nous puis détalent. Arrivé au niveau du ru du fond de combe nous décidons de partir à gauche vers le premier lac. Le secteur semble bien fréquenté, de nombreux terriers et des coulées marquent les berges du ru qui s'élargit doucement en allant vers le lac. Nous laissons Manu à la fin du ru et partons un de chaque côté du bout du plan d'eau avec Christophe pour tenter de débusquer les ragondins. Manu coupera leur fuite si nécessaire mais le lac est très bas et la zone de saules qui poussent habituellement les pieds dans l'eau est à sec. Beaucoup d'arbres sont tombés et de nombreux arbustes ont poussé, le secteur deviendra vite impénétrable. Pas de ragondin, nous faisons demi-tour et partons avec Manu vers le second lac plus en amont.

Arrivé sous la digue, je prends à droite du lac et Manu et Christophe prennent la berge opposée. Arrivés au coin de la digue, ils marquent un temps d'arrêt et me font signe mais comprennent que ce qu'ils ont vu n'est pas un ragondin mais une touffe de végétation sombre. Nous commençons à longer les berges. Des foulques se déplacent à la surface du lac. Je me dirige vers un bosquet qui descend vers le lac et abrite une cabane de chasse au canard. Le départ du lac se divise en 2 bras, chacun alimenté par un petit ruisseau. En arrivant près du bosquet, il me semble apercevoir un ragondin au bord du bras de gauche contre un arbuste qui pousse contre la berge avec les racines sous l'eau, un refuge habituel des ragondins. J'en informe mes collègues. Je rentre dans le bosquet et le longe au bord de l'eau puis passe le petit ruisseau un peu plus loin pour suivre la berge sinueuse pour revenir vers l'endroit où je pense trouver le ragondin. La tache sombre que j'avais vue de loin a disparu. Manu est posté sur une zone de terriers de la berge opposée. Christophe s'est avancé un peu plus loin vers l'arrivée du ruisseau. J'avance doucement vers l'arbuste quand j'aperçois un ragondin, dans l'eau, à 20 mètres devant moi près de l'arbuste. Je l'annonce à Manu. Le ragondin plonge et part droit vers Manu. Je me positionne près de l'arbuste. Le ragondin remonte contre la berge opposée à 7 ou 8 mètres de Manu, juste en face de moi. Seule sa tête sort de l'eau, il est tout près d'un terrier à sa droite. Je l'annonce à Manu qui l'aperçoit et arme son arc mais une souche au bord de l'eau ne lui permet pas d'ajuster son tir, lui cachant la majeure partie du ragondin à l'exception de son nez. J'hésite, le ragondin est à 15 mètres devant moi, mais je décide de le laisser à Manu, espérant qu'il aura une fenêtre de tir. Il reste armer un moment sans bouger mais le ragondin finit par plonger et partir droit sur lui.

Nous surveillons un moment la surface du lac sans rien voir. Christophe revient vers Manu, en arrivant au bout du lac, il a fait plonger quelque chose et nous en déduisons qu'il s'agit certainement du ragondin que nous avons vu. Je dis à Christophe d'aller se poster sur un autre terrier à 20 mètres environ derrière manu et de vérifier si le ragondin n'est pas contre la grosse souche partiellement immergée devant ce terrier. J'ai bien regardé l'entrée des terriers immergés et l'eau n'a pas bougé, je ne pense pas que le ragondin y soit rentré, même sans refaire surface. Un petit amas de brindilles dépasse un peu sur l'eau à un peu plus d'un mètre sur la droite de Manu, je demande à ce dernier de regarder si le ragondin ne se cacherait pas dessous et à notre grande surprise, il le fait démarrer en s'approchant. Nous avertissons Christophe et recommençons tous à surveiller la surface du lac. Au bout d'un moment, en me retournant, j'aperçois le ragondin qui se débine contre à berge, le long du bosquet. Je sais où il va, un terrier situé au coin du bosquet coté digue. Ce terrier est hors d'eau et j'ai une chance d'intercepter le ragondin avant qu'il n'y rentre. Je pars au pas de course en annonçant le ragondin à mes compères. En arrivant dans le bosquet, je surveille la berge tout en gardant un pas soutenu pour arriver rapidement au terrier et fais plonger le ragondin qui faisait une pause à la surface de l'eau, contre un arbre couché dans l'eau. Je fonce vers le terrier et me poste au moment où le ragondin arrive sous l'eau. Les vibrations provoquées par mon pas sur le sol font faire demi-tour au ragondin qui était juste à 2 mètres du terrier, je le vois nettement sous l'eau peu profonde et très claire. J'arme mon arc alors qu'il repart vers le milieu du lac et le tire sous l'eau mais le manque. Il accélère soulevant un nuage boueux qui me cache sa fuite. Au bout d'un moment, il remonte devant Christophe qui le stoppe net d'une flèche de face en pleine tête. Je n'ai pas vu le tir mais le bruit caractéristique de la flèche cassant le crâne a parlé. Je récupère ma flèche alors que Christophe récupère sa prise puis nous retournons vers la voiture.

La flèche de Christophe a perdu une vanne qui dépasse de la tête du ragondin où elle est restée coincée. Nous remontons vers la voiture puis partons vers une mare près d'une ferme sur Clermont Pouguyilles. Nous nous garons près de la ferme, les chiens de troupeau nous accueillent en aboyant. Nous nous préparons et partons vers la mare toute proche. Cette dernière est entourée d'une petite prairie clôturée qui enferme quelques moutons. En nous rapprochant, j'aperçois un gros ragondin rentrant au terrier contre la berge opposée. La mare est presque totalement envasée et un ragondin ne peut même pas s'immergé pour la traverser. En arrivant près du portail d'entrée de la clôture, une brebis qui s'est échappée arrive droit sur nous en longeant l'extérieur de l'enclos. Je lui ouvre le portail mais elle fonce dans le grillage et passe dessous à la seconde tentative. Nous rentrons dans l'enclos. Manu part à droite et nous partons à gauche. Je passe le ru qui alimente la mare et fait démarrer un lapin dans le gros roncier qui longe et couvre le talus de la mare. Ce dernier part se gîter derrière moi dans les ronces en sautant par-dessus le ru. Je m'approche doucement levant  sans le voir un second lapin qui passe devant Christophe mais trop vite. Je relève également mon lapin qui retraverse le ru et se gîte à quelques mètres derrière un petit tronc recouvert de ronces. Je le vois bouger sans pouvoir identifier la zone vitale. Je m'approche doucement mais le lève et l'envoie vers Christophe. "A toi Christophe !" Il lui passe devant mais trop vite et disparaît dans la végétation de la berge.

Je reprends mon tour de la mare et pour rejoindre Manu qui arrive en sens inverse. Il a vu des lapins mais ces derniers sont rentrés au terrier, nous décidons de changer de secteur quand un lapin démarre et part se réfugier dans un roncier sous la digue de la mare. Christophe nous a rejoints et je poste mes 2 collègues sur la digue avant de m'avancer sur le roncier pour déloger le lapin. Christophe avance en même temps que moi alors que Manu est parti se poster au bout du roncier. J'avance en essayant de voir le lapin avant de la faire démarrer mais il est introuvable. Il finit par démarrer tout au bout du roncier, saute le ru du déversoir et fonce en longeant la clôture des moutons pour disparaître sous l'abri des moutons. Cette fois nous repartons vers la voiture. Le propriétaire nous interpelle, nous le saluons et discutons un peu. Il nous parle d'une colonie de ragondins qui s'est implantée au village de Clermont Pouyguilles dans le fossé du bord de la route qui longe les silos et revient vers Seissan. Nous le remercions pour l'info et partons pour ce nouveau secteur. J'y ai déjà vu les ragondins en passant en voiture pendant mes heures de boulot et pense savoir où ils sont. Je me gare donc près des silos et nous partons en chasse. Christophe part côté champ et je pars par la route avec Manu, une grosse haie nous sépare et nous nous apercevons à peine au travers des branchages. Rapidement nous entendons décocher Christophe qui enchaîne 3 tirs. Manu reste posté en face Christophe et je pars voir plus loin mais je ne verrai que des terriers vides et de grosses coulées très fréquentées, je fais demi-tour et rejoints mes collègues. Christophe a tué 2 petits ragondins.

Nous partons pour une autre mare sur Clermont Pouyguilles.  En passant, j'aperçois des ragondins sur la berge. Je me gare près d'un petit bâtiment des Coteaux de Gascogne et nous partons en longeant la route vers la mare un peu plus loin. Je décide d'envoyer Manu et Christophe vers l'endroit où j'ai vu les ragondins et de biaiser vers l'autre bout de la mare rectangulaire. Nous quittons la route et descendons un chemin de terre qui se dirige vers la droite du petit plan d'eau. Les berges formant l'angle vers lequel nous nous dirigeons sont surélevées par rapport au terrain naturel et nous permettent d'approcher sans être vus. Nous traversons un petit ruisseau par un grand passage busé puis nous nous séparons, je prends à gauche vers l'angle suivant alors que mes collègues s'approchent doucement de l'endroit où devraient se trouver les ragondins. Je commence ensuite à remonter sur la digue quand j'aperçois 3 ragondins qui broutent sur la berge très inclinée près de mes collègues. Manu les a vu et décoche une flèche qui blesse légèrement 2 des ragondins. Tout ce petit monde se jette à l'eau et les 2 blessés rentrent au terrier sous mes collègues impuissants. Un autre ragondin vient sortir devant moi, je lui décoche une flèche équipée d'une blunt cut edge. Un impact violent retentit mais ma flèche n'a pas pénétré l'animal malgré mes 70 livres, elle a enfoncé le ragondin sous l'eau et flotte en surface. Je réencoche rapidement. Il met un bon moment à remonter, mes collègues qui l'ont vu avant moi me crient qu'un ragondin tente avec peine de monter sur la berge à ma droite. C'est mon ragondin, il est complètement sonné, je lui décoche une flèche munie d'une lame en plein coffre qui le laisse sur place. Je récupère ma flèche et ma prise, les ragondins ne ressortirons pas, nous retournons à la voiture. 

Nous partons un peu plus loin pour un fossé qui borde la route en dessous de Moncassin, j'y ai vu cette semaine un beau ragondin. Nous nous garons et partons par la route vers l'endroit où je pense voir le ragondin mais il ne semble pas de sortie et je baisse ma garde, il en profite alors pour surgir de sous quelques branches à environ 15 mètres, contre le talus de droite du fossé et rentrer au terrier sous la route. Nous nous postons en face du terrier avec Manu, je tente de l'appeler mais le ragondin ne veut pas sortir, nous attendons un moment sans succès. Je pars alors chercher une longue branche pour sonder le terrier et en la cassant, je réveille une vive douleur dans mon bras. Je reviens sonder un moment le terrier sans arriver à déloger le ragondin. Nous renonçons et retournons à la voiture pour finir notre matinée au canal de Labarthe. Nous reprenons donc la route et je me gare près du moulin au bout du canal.

Nous nous préparons puis commençons à remonter le canal mais les ragondins ne semblent pas de sortie. N'ayant rien vu sur le canal nous faisons demi-tour et tentons d'apercevoir un ragondin en prospectant le tour d'un petit lac qui surplombe le canal ne laissant qu'une bande étroite de terre pour le séparer du canal. Christophe fait le tour du plan d'eau sans succès puis commence à chercher une flèche perdue l'an dernier contre la berge bordée par des arbres côté canal. Alors qu'il passe les arbres, il dérange un petit ragondin que Manu voit passer sur la berge d'en face dans la végétation. Nous partons pour tenter de l'intercepter mais ne le retrouvons pas. Il a certainement traversé pour rejoindre le canal. Christophe ne trouvant pas sa flèche nous décidons de rentrer. Nous discutons tranquillement sur le retour quand il me semble voir plonger un petit ragondin, j'en averti mes collègues et pars vite me poster au bord de l'eau. Le ragondin ressort rapidement en face de moi derrière une branche. Seule sa tête est visible. J'arme vise la tête et décoche. Le ragondin touché est sonné et ne bouge pas un moment avant de se mettre à tournoyer sur lui-même à la manière d'un crocodile qui cherche à arracher un morceau de viande d'une proie. Je décide d'aller chercher ma flèche en repartant sur mes pas pour rejoindre un petit pont après le lac. Pendant ce temps Manu tente d'achever le ragondin et vide son carquois sans succès. Arrivé en face, le ragondin est mort, ma flèche l'a en fait égorgé, je récupère la petite prise et les flèches dont certaines laisseront leur lame dans les racines car ne pouvant pas les sortir, je serai obligé de les dévisser. Je reste sur la berge boisée d'en face en espérant déranger des ragondins et les envoyer à mes collègues mais nous arrivons à la voiture sans avoir vu d'autre ragondin.

Première sortie au ragondin de la saison, 21 février 2015

Alex

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:01

Cela fait plusieurs mois que je tente de flécher mon dernier chevreuil sans résultat, ce soir en sortant du boulot, je décide d'aller faire un tour sur mon secteur favori de Labéjan. Les jours ont un peu rallongé et je vais donc avoir presque une heure pour chasser. Je me gare en haut de la côte, pas loin de la ferme, me prépare rapidement puis pars à travers champ en longeant la crête en direction du chemin de terre qui suit une crête un peu plus loin. Je me dirige vers une habitation que je pense contourner par la gauche quand j'aperçois 3 chevreuils, à environ 600 mètres, au gagnage dans le colza qui remonte en suivant la droite du grand bois. Ils sont à environ 40 mètres de la lisière et semblent descendre. Il me faut faire vite si je veux les intercepter. Je passe donc derrière l'habitation en courant, dévale de talus abrupt de 4 mètres qui surplombe le chemin de terre et le traverse pour rejoindre le haut d'un bosquet un peu plus loin. Le relief m'expose à la vue des chevreuils qui sont encore à 500 mètres environ, je décide de descendre de quelques mètres dans le bois pour passer derrière la ligne de crête et avancer rapidement à couvert, je descends en suite en courant tout en me servant du relief pour rester cacher. Il me faut ainsi descendre presque jusqu'au ruisseau d'alimentation du lac puis revenir en longeant le bas du bois pour tenter d'intercepter les chevreuils.

Je marche maintenant d'un pas rapide mais ne cours plus. En arrivant un peu avant le roncier qui forme le coin du bois, je n'aperçois pas les chevreuils et comprends qu'ils ont dû remonter comme l'autre matin. Je décide donc de remonter dans le bois par une grosse coulée de blaireau très marquée. La pente est abrupte et le sol glissant, je dois me cramponner aux arbres pour arriver à monter et éviter de chuter. Arriver sur un replat, j'écoute et observe le bois sans rien voir. Je continue à remonter en suivant la coulée de blaireau. J'avance doucement pour ne pas faire craquer les feuilles mortes et les brindilles qui jonchent le sol tout en biaisant vers la lisière du bois. Je finis par apercevoir les chevreuils dans un creux du terrain. Ils semblent remonter vers le chemin de crête. Je décide de continuer à monter vers l'angle rentrant du bois. Je perds un instant les chevreuils de vue en regardant où je pose mes pieds. J'avance doucement pour essayer de rester silencieux. Tout à coup, un mouvement attire mon regard, j'aperçois un beau brocard contre la lisière du bois après l'angle du bois, j'aperçois ensuite une chevrette près de l'angle suivant du bois. Ils sont montés très vite. Je tente d'avancer encore en suivant au maximum les coulées de blaireau plus silencieuses que le tapis de feuilles mortes tout en surveillant les animaux.

Malgré mes précautions, mes pas provoquent parfois de petits craquements et le brocard se met à regarder vers moi. Je dois rester un moment sans bouger pour me faire oublier. Pendant ce temps, la chevrette passe derrière l'angle du bois et disparaît. Le brocard finit par baisser la tête et pars en longeant le bois pour rejoindre la chevrette. Je repars et essaye d'avancer le plus vite possible sans faire de bruit et rattrape une belle coulée bien dégagée et la suis. Le brocard passe lui aussi l'angle du bois et disparaît, j'en profite pour avancer plus vite et passer l'angle rentrant du bois. La coulée rejoint le chemin forestier qui monte et ressort après l'angle que viennent de passer les chevreuils. Je suis doucement le chemin qui est silencieux en essayant d'apercevoir les chevreuils. J'aperçois un premier animal à 20 mètres à droite de l'arrivée du chemin. Il est à 30 mètres environ et sera difficile à approcher. Il avance un peu et je le perds de vue. Je continue en suivant le chemin et aperçois une chevrette qui broute des feuilles de ronces cou tendu à moins de 10 mètres de la droite du chemin, elle est à 15 mètres environ, il me faut encore avancer un peu pour tenter une flèche mais c'est alors que j'aperçois le grand brocard qui ferme la marche.

Il est plus proche, à 6 ou 7 mètres de la sortie du chemin, j'avance encore un peu. Le brocard est à 10 mètres, il s'arrête, la zone vitale est dégagée entre 2 arbustes, j'arme mais hésite un peu car il me faut tirer au travers d'un peu de végétation fine. S'il avance, je n'aurais pas de meilleure occasion, je prends la visée et décoche. Mon tir est en contre plongée. Ma flèche frappe le brocard avec un bruit de coffre mais elle me semble haute et un peu trop en arrière. Les chevreuils démarrent, le brocard longent la bordure du bois sur 10 mètres puis rentre dans le bois et descend en parallèle du chemin à environ 15 mètres de moi. Je le perds de vu après 20 où 30 mètres de course dans le bois. J'entends la fuite des chevreuils un moment puis 2 d'entre eux se mettent à aboyer sur place vers le bas du bois pendant quelques secondes avant que le calme ne revienne. Je pense que ce sont les 2 chevrettes qui aboyaient à l'endroit où le brocard est tombé. J'attends un peu puis ressors sur le champ de colza en longeant le chemin forestier. Pas de sang à l'endroit du tir, pas de sang sur la direction de fuite du brocard et pas de flèche. Elle a dû retomber plus loin dans le colza mais la nuit sera vite là, je ne perds pas de temps à la chercher et tente de trouver du sang sans succès. Je cherche donc la première grosse coulée par laquelle aurait pu rentrer le brocard en tenant compte de la distance que je l'ai vu parcourir en longeant le bois. Au départ de la grosse coulée se trouve les restes d'un jeune lièvre, il ne reste plus que la colonne vertébrale, les os et le bout encore en fourrure des pattes arrières. Je suis cette coulée, mon intuition est la bonne, je trouve quelques gouttes de sang au fond du fossé qui suit la lisière à 2 mètres dans le bois.

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Je suis très étonné car j'ai fléché ce chevreuil avec une lame mécanique, "rage hypodermic", c'est la première fois que je flèche un gibier avec une lame mécanique et on m'a toujours présenté cette lame comme une source de forte hémorragie. Le brocard a fait plus de 10 mètres sans perdre de sang, je suis la coulée qui remonte le talus du fossé puis descend dans le bois. Le sang est peu abondant. 

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Un peu plus bas, le brocard au sauté un arbre tombé en travers de la coulée. 2 gouttes ont marqué le tronc un peu plus bas un gros rond de gouttes de sang marque certainement une reposée debout du chevreuil peu après l'endroit où je l'ai perdu de vue.

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Je reprends confiance et me dis que la piste va maintenant être plus importante mais les gouttes sont rares et espacées et s'espacent de plus en plus. La nuit tombe vite et il fait maintenant très noir dans le bois. Je dois maquer les gouttes en plantant des bouts de branche dans le sol et suivre les coulées sur plusieurs mètres pour pouvoir trouver la suivante. Mais au bout de 50 mètres environ de recherche, je n'arrive plus à trouver de sang et je décide de laisser tomber pour aller chercher Hémo pour essayer de finir la recherche. Les dernières gouttes sont marquées par un bâton planté dans le sol. Je remonte vers la lisière du bois puis pars à travers champ vers ma voiture. 20 minutes plus tard, je suis chez moi, je prends ma frontale puissante achetée pour la Guyane, le harnais, la longe et nous voilà parti avec Hémo.

Arrivé sur place, je m'avance jusqu'à l'habitation pour gagner un peu de temps, équipe Hémo, mets ma frontale puis nous partons au pas de course vers l'endroit où le brocard est rentré dans le bois. Arrivé sur place, j'encourage Hémo : "Le sang Hémo, le sang " mais il tombe sur les restes du lièvre et commence à les manger. Je dois les lui sortir pour qu'il se reconcentre. Hémo finit par prendre la piste en donnant mais à l'endroit où je me suis arrêté, il prend à gauche, suit la courbe de niveau un instant puis remonte vers le haut du bois et ressort dans le colza. Pas de sang sur la piste et pour moi le chevreuil est mort en bas du bois. Je l'arrête et reprends au début de la piste. Il a la fâcheuse tendance à suivre les pistes chaudes ou mes pas. Nous repartons, il repart comme un fou en donnant, mais cette fois, il remonte sur mes pas par le chemin que j'ai pris pour ressortir du bois. Je le stoppe, nous remontons au départ. Nouvelle tentative, encore une fois, il part comme un fou et biaise à droite pour récupérer la coulée par laquelle je suis venu et par laquelle je sais que mon brocard n'est pas passé. Je commence à perdre patience et le stoppe à nouveau. Je n'y crois plus. Nous remontons au départ et encore une fois il part comme un fou. Cette fois, il prend la piste de la première erreur à gauche mais prend vers le bas. Je lui fais confiance et le suis bien que je ne trouve pas de sang au sol. Il donne à la longe et nous bouclons vers un roncier où les animaux blessés se remisent souvent puis il part dans tous les sens sans vraiment chercher.

Je l'arrête et repars au départ mais cette fois c'est moi qui cherche et lui qui suit. Je suis à 4 pattes les gouttes de sang mais, dans la nuit noire, je peine à trouver la suite de la piste quand, tout à coup, Hémo comprend ce que je cherche et pars devant moi pour descendre droit. Environ 60 mètres plus bas hémo devient fou et tire de plus en plus sur sa laisse en donnant comme jamais. Un œil blanc apparaît dans le faisceau de ma frontale. Mon chevreuil est couché là mais l’œil clignote. Il est toujours vivant. Je m'approche un peu, attache Hémo à environ 15 mètres du brocard qui reste immobile alors qu'Hémo tire sur sa longe en aboyant au ferme. Je pars doucement pour faire une grande boule et me rapproche tout doucement du brocard par derrière Ce dernier ne bouge pas et me laisse approcher. Arrivé au ras du chevreuil, je le saisis par les bois. La flèche est passée là où je pensais, juste derrière les côtes et sous la colonne. La lame a touché la pense, et un rein. Des plis d'intestin ressortent pas le trou de sortie et ont empêché l’hémorragie. Il a à peine la force de se relever et je l'immobilise facilement et l'achève. Je le laisse un peu mordre à Hémo puis appose le bracelet, attache ses pattes ensemble avec le bout de la longe avant de le charger sur mon épaule. Il est 21h30, nous rentrons vers la voiture mais, de nuit, je me trompe et ressors au-dessus du roncier de l'angle du bois alors que je pensais sortir au coin du ruisseau. Nous remontons vers la voiture à travers le semé de blé. Nous traversons un vol d'alouettes posé au sol. Les oiseaux décollent dans le faisceau de la frontale alors qu'Hémo leur marche presque dessus. J'aperçois un oiseau à mes pieds, pris dans le faisceau de ma frontale puissante, il ne bouge pas et je parviens à l'attraper. Je le regarde puis le relâche. Un peu plus loin, j'approche à 5 ou 6 mètres une bécasse prise dans la lumière mais Hémo la fait décoller. J'arrive enfin à la voiture, mon épaule est meurtrie et il me tarde d'aller prendre une bonne douche.

Une fin de saison difficile, 17 février 2015

Alex

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 20:46

Cette semaine, il a neigé et pour une fois la neige a bien tenu pendant quelques jours. Elle fond doucement de jour en jour mais les paysages sont encore bien blancs et j'ai donc sorti ma tenue de camouflage neige que j'ai achetée cette année. J'arrive sur le territoire un peu avant le lever du jour. Je me prépare rapidement puis pars en longeant rapidement la droite du lac avec l'idée d'aller me poster en bordure d'un grand bois un peu plus loin. J'ai remarqué pas mal de passage de chevreuil matin et soir dans ce secteur et espère en intercepter un sortant ou rentrant du bois. Je dérange des canards qui décollent en cancanant puis font une grande boucle pour revenir me passer juste au-dessus. Je dérange également quelques ragondins qui se mettent à l'eau pour traverser doucement le lac. Il fait trop sombre pour tenter un tir. Je continue donc d'un pas soutenu, dépasse le lac, longe un instant le ruisseau boisé puis le traverse au niveau du passage busé. Je continue à longer le ruisseau par la rive opposée, la neige qui a gelée cette nuit craque sous mes pas, je rejoins la bordure du bois qui part à 90° du ruisseau et la longe. Le petit ru qui borde le bois coule plus que d'habitude, grossi par la fonte de la neige. Le son de l'eau couvre un peu le bruit de mes pas. La luminosité augmente rapidement. Je ralenti mon allure en me rapprochant du coin du bois qui remonte vers la crête de la colline pour essayer de réduire le bruit de mes pas et tenter de surprendre un chevreuil derrière le bois. Le coin du bois est un gros roncier sans arbre et dégage un peu la vue. J'avance doucement et aperçois 4 chevreuils au gagnage dans le colza qui borde le bois.
Je les observe un instant sans bouger et constate qu'ils semblent vouloir descendre. Le ru qui longe le bois prend sa source à environ 50 mètres devant moi, il coule au pied d'un talus de 2 à 3 mètres de haut, assez abrupt qui sépare le colza au-dessus de moi et le blé qui longe le bois. Le talus diminue doucement pour mourir au niveau de la source du ru. Habituellement, les chevreuils passent au coin du roncier ou au bout du talus. Je décide de tenter de m'avancer, en profitant de l'écran de camouflage du talus, pour rejoindre quelques arbustes et un gros peuplier à 10 mètres du bout du talus pour me cacher derrière et attendre les animaux. J'avance tout doucement mais la neige craque par moment et les chevreuils qui sont pourtant à plus de 100 mètres m'entendent et regardent vers moi sans arriver à me voir. Je dois rester un moment sans bouger, le temps de les laisser se calmer et reprendre leur repas pour continuer à avancer. Je progresse ainsi doucement en m'arrêtant plusieurs fois avant d'arriver derrière l'écran végétal. Je me poste et observe les chevreuils mais au bout d'un moment, la chevrette meneuse décide de faire demi-tour et part tranquillement en broutant vers un angle rentrant du bois au niveau de la crête. Les autres continuent un peu à manger en tournant sur place puis la suivent. Je n'ai pas fait le bon choix, ils avancent doucement à la queue leu leu en s'arrêtant régulièrement pour brouter. Je finis par les perdre de vue derrière une bosse du champ. J'en profite pour revenir doucement vers le coin du bois. Les chevreuils sont rentrés au bois. Je décide de tenter d'escalader la talus par une coulée très marquée par le passage répété des blaireaux mais aussi marquée de quelques traces de chevreuils et de sangliers plus ou moins récentes.
Je longe doucement le bois au bord du colza, les blaireaux ont creusé de nombreuses latrines le long du roncier qui couvre l'angle du bois et leur passage répété a créé une belle coulée que je commence à longer doucement. J'avance très lentement en surveillant l'intérieur du bois en essayant de ne pas marcher sur le colza et la neige qui craquent sous mes pas. Alors que j'arrive au niveau de l'angle rentrant du bois où les chevreuils sont certainement rentrés, j'entends démarrer des animaux à environ 30 mètres dans le bois. Mes yeux se posent sur eux, j'estime à 6 le nombre des animaux. Je suis le bord du bois pour tenter d'aller les intercepter un peu plus loin. Le bois forme à nouveaux un angle droit et suit le sommet de la colline. J'avance assez rapidement et parcours environ 70 mètres à partir de l'angle du bois quand 2 chevreuils surgissent du bois à environ 40 mètres devant moi puis je les perds de vu un peu plus loin alors qu'ils dévalent la pente du champ de colza en direction d'un petit bosquet au fond de la combe. Ils réapparaissent près du bosquet alors que la pente ne les cache plus puis rentrent à couvert. Je continue à avancer espérant voir arriver les autres. Les chevreuils ressortent sur la gauche du bosquet, s'arrête 100 mètres plus loin pour regarder vers moi puis repartent, passent le chemin de terre qui longe la crête et disparaissent dans la combe suivante. Je continue mon chemin sans voir de chevreuil puis redescends vers le bas de la combe en suivant le bois qui forme une bande d'environ 100 mètres qui descend vers le bosquet où sont rentrés les chevreuils tout à l'heure. Je suis ensuite le fond de la combe et traverse un petit ru encaissé, longe le bas du bois, traverse un autre petit ru pour continuer à longer le bois et rejoindre un chemin de terre qui rentre dans le bois.
Arrivé au départ du chemin, je commence à le suivre très lentement en regardant bien autour de moi à la recherche d'un animal mais rien ne bouge. Le chemin qui remontait bifurque à gauche pour suivre la courbe de niveau à 15 ou 20 mètres du ruisseau. Une ancienne coupe sur la droite du chemin dégage la vue sur plusieurs dizaines de mètres, toujours rien. Un peu plus loin des arbres ont été abattus et débités, sur plusieurs dizaines de mètres, en travers du chemin et le passage est difficile et bruyant. Je décide de faire demi-tour et retourne en lisière du bois pour longer ce dernier. Je reviens vers le lac sans voir de chevreuil et décide d'aller chasser en aval du lac. Je longe donc le plan d'eau puis traverse la route sous la digue et longe le ru du déversoir en direction du bois à environ 200 mètres. En arrivant au coin du bois au niveau du ru, je décide de remonter vers un angle rentrant du bois un peu plus haut pour rejoindre une grosse coulée qui rentre à cet endroit et me poster dans le bois un instant pour observer le mouvement. Je longe tranquillement le bois quand, arrivé à mi-chemin de l'angle rentrant du bois, des animaux démarrent à quelques mètres de moi dans le bois. Je me fige net, les ronces s'agitent et les craquements ne trompent pas, il doit s'agir de sangliers. Alors que j'essaie d'apercevoir les animaux au travers des ronces, un autre sanglier se lève à environ 3 ou 4 mètres de moi et démarre en soufflant pour rejoindre les autres dans les ronces. Je presse le pas et rejoins l'angle du bois pour prendre la coulée et avancer rapidement dans le bois en essayant d'apercevoir les animaux mais le bois est clair et fait au plus 100 mètres de large et les sangliers sur pied doivent déjà être sortis du bois. Je bifurque donc à 90° pour recouper la trace des animaux. Je recoupe vite les traces dans la neige et les remonte pour arriver au niveau d'une grosse coulée toute fraîche dans les ronces écrasées qui me même sur une zone dégagée au pied d'un gros houx. Plusieurs couchettes fraîches espacées de quelques mètres ont été creusées dans le sol par les sangliers. Je regarde bien les alentours au cas où un sanglier serait encore couché dans le secteur mais ne voyant rien, je ressors du bois et redescends vers le ruisseau. 
Je traverse le ruisseau au niveau du passage busé puis longe le bas du bois. Je retraverse le ruisseau bordé d'une bande boisée après avoir passé l'angle suivant du bois. Sur l'autre berge du ruisseau, je constate que le terrain est miné de coups de nez frais des sangliers. Ils semblent rentrer dans le bois par une très grosse coulée à quelques mètres du ruisseau. Je remonte en suivant la lisière extérieure du bois à la recherche de la sortie des sangliers mais arrivé au coin sortant du bois, je n'ai pas pu trouver de traces fraîches. Je décide donc de rerentrer dans le bois pour retrouver leurs traces et les suivre. Je redescends et rentre par la coulée d'entrée et biaise dans le bois jusqu'à couper la trace des sangliers puis suis les traces de 2 ou 3 animaux qui me conduisent à l'angle du bois où j'ai arrêté mes recherches. Les empreintes biaisent à 45° et remontent vers un petit bosquet. Les empreintes sont faciles à suivre car le terrain est meuble et la neige toujours présente par endroits. En arrivant au bosquet, je suis les traces qui remontent mais qui sont rejointes par d'autres traces plus grosses. La compagnie avait certainement éclaté et vient de se regrouper. La draille est d'autant plus facile à suivre sur le sol ici couvert de neige. Je ressors du bosquet en suivant les traces, la piste biaise vers un chêne solitaire en crête, près une haie. Je décide d'arrêter là et appelle le président de la chasse pour lui signaler les sangliers pour qu'il puisse organiser une battue, avant de reprendre ma chasse. Je pars faire un tour dans les coteaux de l'autre côté de la route de crête mais ne voyant pas d'animaux, je décide de rentrer.
Je reviens vers le bout du lac par le petit bosquet qui borde le bout du plan d'eau. J'avance tranquillement en suivant une grosse coulée qui surplombe le lac. Des remous attirent mon attention devant une zone de terriers. Je m'avance doucement et me poste au-dessus des terriers un moment mais les remous se calment et je décide de continuer. Avant de ressortir du bois, je tombe sur une zone de terriers. J'examine les cheminées que j'ai creusées il y a quelques années à la recherche de ragondin blessés quand, au fond de l'une d'elle, un ragondin passe tranquillement, sortant d'un terrier au fond du trou, il s'arrête avant de poursuivre, cachant seulement la moitié avant de son corps dans la galerie. Sans réfléchir, j'arme rapidement mon arc et décoche au jugé sur ce ragondin inconscient, le clouant sur place par l'arrière train. Je l'attrape rapidement par la queue alors qu'il se débat violemment en protestant, dégage ma flèche et l'achève rapidement. Les autres terriers sont calmes. Je récupère ma prise et rentre vers ma voiture.

2 sorties, 2 flèches, 2 ragondins, 07 février 2015

Ayant dérangé mon secteur de chasse favori ce matin, je décide de changer de coin ce soir et pars donc vers le lac du lion. En chemin, j'aperçois 3 chevreuils, à plusieurs centaines de mètres, dans la prairie située sous le cimetière du village. Ils remontent rapidement vers la crête et disparaissent. Je me gare au bord du chemin menant à 2 habitations qui surplombe le lac puis après m'être préparé, je pars en longeant le chemin de terre qui fait suite au goudron et longe la crête. Il me donnera une bonne vu d'ensemble sur le territoire. La neige à bien fondu depuis ce matin et je n'ai pas remis ma tenue neige, j'ai opté pour ma tenue 3 D. Alors que je passe le seconde habitation, j'aperçois au loin des taches suspectes dans une prairie, en crête, près d'un bois qui descend vers la N21 en contrebas. Ils bougent, ce sont 3 chevreuils. Je décide de tenter l'approche, je suis un moment le chemin, les chevreuils broutent tranquillement. Je quitte le chemin alors qu'il redescend vers la N 21 et biaise vers un bosquet sur ma gauche, à couvert d'une colline. Je rejoints le bosquet et jette un coup d’œil à l'intérieur, pas de chevreuil, je longe le bosquet en surveillant sa pente qui descend vers la route nationale.

J'ai perdu les chevreuils de vue et approche à l'aveugle mais aussi à couvert. Je suis les bois en montant et descendant au grès des reliefs puis arrive au niveau de la clôture électrique qui délimite la prairie où se trouvaient les chevreuils. Caché derrière le bois, je tente sans succès de les apercevoir. Je passe donc la clôture et avance tout doucement pour tenter de les apercevoir mais toujours rien. Ils ont disparu. Un chemin de terre rentre dans le bois. Je décide de le suivre tout doucement, il bifurque et suit la courbe de niveau. J'avance tout doucement en faisant des pauses régulières. Tout à coup, un lièvre se lève juste à quelques mètres sur ma droite dans la pente montante du bois. Il se débine et disparaît un peu plus loin. Très lentement, je finis par déboucher au-dessus d'une ferme au bout du chemin sans avoir vu de chevreuil. Je reviens donc en arrière par la prairie où se trouvaient les chevreuils en longeant le bois. Toujours rien vue. Je tombe sur les traces fraîches de chevreuils qui rentrent au bois un peu avant le chemin que je viens de longer. Je retourne sur mes pas en longeant tout doucement le haut des bois et en essayant d'apercevoir les chevreuils. Rien en vue et je finis par rejoindre le chemin de terre que j'ai quitté tout à l'heure. Je le traverse et remonte vers la bordure d'un bois en direction d'un chemin forestier qui suit ici aussi la courbe de niveau au milieu de la pente boisée.

Je reprends une progression très lente et ponctuée de pauses d'observation mais ici aussi, malgré les nombreuses empreintes de sangliers et de chevreuils qui marquent le sol du chemin, pas d'animaux en vue et je finis par ressortir sur un semé de blé. Sur ma gauche, un bois descend à partir de la N21, le bas de la combe est couvert d'un semé de blé. Une autre pente boisée remonte vers un champ de colza sur ma gauche à environ 150 mètres. Je descends doucement vers le bas de la combe en direction de gros peupliers bordant un ruisseau qui longe la bande boisée pentue de gauche. Alors que je suis à mi-chemin des peupliers, je me fige en apercevant un chevreuil au gagnage à environ 200 mètres au bord de la bande boisée de gauche. Il me tourne dos et s'éloigne doucement en suivant le bois. Je tente de rejoindre les peupliers et le perds de vue derrière les grands arbres quand, tout à coup, j'aperçois entre les troncs, un chevreuil qui arrive vers moi au trot. Je tente de rejoindre rapidement un peuplier pour me cacher derrière mais je perds le chevreuil de vue. Arriver au pied de l'arbre, je scrute un moment le paysage sans rien voir. Je m'avance alors doucement en suivant les peupliers vers le bout de la bande boisée. Arrivée au bout de cette dernière, je scrute à nouveau un moment le paysage mais toujours rien. Je remonte donc au-dessus de la bande boisée et commence à la longer tout doucement en faisant de nombreuses pauses pour surveiller l'intérieur du couvert.

Une coulée très marquée, longe le haut du bosquet, elle est marquée par des empreintes de blaireaux, sangliers et chevreuils. Le bosquet est assez clair. Le sol mouillé est silencieux et je progresse sans bruit. Pas de chevreuils en vue, où sont-ils passés ? Au bout d'un moment la bordure du bosquet fait un angle droit à gauche, je le suis puis bifurque à nouveau à 90° à droite, en suivant le bosquet, 30 mètres plus loin. Le bosquet est maintenant très épais et il est difficile de voir au travers et, bien sûr, c'est maintenant que je fais démarrer les chevreuils qui m'ont repéré. J'avance rapidement et les aperçois qui remontent vers un bois sous la N21. Ils s'arrêtent à mi-pente et regardent derrière eux. Je reste immobile et les observe. Tout à coup, ils décident de revenir en arrière par la combe. Je fais donc demi-tour et avance rapidement espérant leur couper la route plus loin. Je peux les voir en contrebas passer une haie épaisse et prendre la combe au trot. Je presse le pas mais il arrivent au bout de la bande boisée bien avant moi et passe le ruisseau entre les peupliers pour remonter vers le chemin de terre de crête. Je ne peux que les regarder s'éloigner. Ils s'arrêtent plusieurs fois pour regarder derrière eux avant de passer la crête et de disparaître. Je pars à leur poursuite en suivant leurs traces et débouche essoufflé en crête mais ils sont déjà loin, impossible de les apercevoir.

Je décide alors de descendre vers le lac. Je descends rapidement vers une bande boisée qui recouvre un ru de 300 mètres environ qui alimente le lac. Je longe ensuite tranquillement le ru en direction du lac. L'eau semble s'agiter au départ du lac où se trouvent les terriers des ragondins. J'avance tout doucement espérant surprendre un ragondin quand j'en aperçois 2 au gagnage sur la berge de mon côté à environ 80 mètres.

2 sorties, 2 flèches, 2 ragondins, 07 février 2015

Je continue mon approche tout doucement en suivant la bordure boisée et en surveillant les ragondins. Je m'arrête à chaque fois qu'ils relèvent la tête mais, tout à coup, l'un d'eux se précipite vers le lac sois le regard de son compère qui reste sur place. Je me fige. Il s'arrête un instant, tête relevée puis finit par revenir sur ses pas à la rencontre de son compère. Ils se remettent à brouter. Je recommence mon approche, je suis tout proche des remous mais un merle démarre en criant et les ragondins se précipitent vers l'eau. Ils sont encore à 40 mètres, trop loin pour tenter un tir. Ils s’arrêtent au ras du lac puis se coule dans l'eau et traversent le lac vers des peupliers tombés au bord du lac, contre la berge. Je m'avance en face du terrier mais un gros remous à l'entrée de l'un d'entre eux me fait comprendre que j'ai été repéré. J'attends un peu posté en face des terriers puis tente des cris de petit ragondin mais rien ne vient. Je décide de tenter d'aller retrouver les 2 ragondins partis sur la berge opposée. Je fais demi-tour sur quelques mètres et traverse le ru par un passage d'animaux. Je traverse la bande de bois et longe la berge opposée en direction des peupliers tombés dans l'eau.

Je m'avance tout doucement, il me semble apercevoir une partie d'un ragondin sous un des troncs couchés sur l'eau mais plus je le regarde, plus je me persuade qu'il s'agit d'une branche et continue à avancer. Un mouvement attire mon attention, c'était bien un ragondin, il s'est avancé d'un mètre et s'est à nouveau immobilisé ne laissant apparaître que sa tête et son coup sous le tronc dans le V d'une grosse branche. La fenêtre de tir et la cible ne sont pas grosses. Il est à 5 mètres environ, j'arme doucement mon arc, prends la visée et décoche. Un gros crac retentit et le ragondin est séché sur le coup, une grosse nappe de sang se répand dans l'eau. Je réencoche et tente de m'avancer un peu pour essayer de trouver le second ragondin mais ce dernier qui se cachait sous un bourrelet de ronces avançant sur l'eau démarre dans un gros remous. J'arme mon arc et le vois se faufiler dans les branches immergées et passer sous son compère qui se met à battre des pattes arrière un instant. Impossible de le flécher et il disparaît. Pensant le voir remonter, je reste un moment en place mais rien, il a dû continuer vers les terriers sans remonter. Je récupère donc ma prise et ma flèche en me contorsionnant pour passer au travers des amas de troncs et de branches. Je déchire au passage mon pantalon sous ma fesse droite en l'accrochant à une branche. Ma flèche a traversé la tête de l'animal.

2 sorties, 2 flèches, 2 ragondins, 07 février 2015

Je laisse mon ragondin sur place puis continue à longer le lac sans voir d'autres ragondins. Je descends ensuite sous la digue du lac pour longer une haie qui surplombe un petit ruisseau. Les terriers de blaireaux qui la colonisent semblent très fréquentés et les traces sont nombreuses dans la neige. Je longe cette haie en direction d'un bois en long où je compte me poster en attendant la nuit. La luminosité baisse et je presse le pas mais j'avance trop vite. J'aperçois trop tard une chevrette à environ 50 mètres qui venait vers moi en longeant le bois. Je me fige, nous nous regardons un moment puis elle rentre à couvert. Je rentre dans le bois par une très grosse coulée très fréquentée et remonte doucement pour me poster en bordure d'une zone dégagée au milieu des genets et des genévriers mais la nuit tombe doucement et je ne verrai pas de chevreuil. Je rentre et récupère mon ragondin au passage.

 

Alex

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 18:13

Ce matin, je pars faire un tour au chevreuil sur Labéjan, autour du lac où je chasse souvent. Je me gare sous la digue du lac, me prépare et pars en longeant la droite du plan d'eau. J'avance doucement faisant décoller les canards et les hérons. Quelques foulques se déplacent tranquillement à la surface du lac. Pas de ragondin sur le lac encore bas pour la saison. Arrivé au bout du lac, je continue en longeant tranquillement le ruisseau bordé par la haie qui termine le bosquet qui borde le bout du lac. La haie s'interrompt au niveau d'un passage busé, je jette un coup d'œil de l'autre côté du ruisseau sur les champs mais pas d'animaux en vue. Je continue à longer le ruisseau à nouveau bordé d'une bande boisée qui rejoint le bas d'un grand bois qui remonte vers le sommet de la colline. Alors que je longe le bois, je regarde alternativement le sous-bois et les coteaux devant moi. Tout à coup, j'aperçois un animal sur la colline en face de moi. C'est chevreuil, il broute tranquillement dans un semé de blé, au ras une petite haie claire-semée qui sépare le blé d'une bande étroite de prairie coincée entre cette petite haie et une bande de 20 mètres de large de buissons noirs épais. Je me serre doucement contre la bordure boisée du ruisseau quand l'eau du ruisseau s'agite en contrebas dans un trou d'eau alimenté par une petite chute d'eau. Une traînée boueuse se dessine sous la surface et disparaît 3 mètres plus en aval sous la berge opposée. Le chevreuil est pour le moment inapprochable car trop à découvert, je décide donc de m'occuper de ce que je pense être un gros ragondin. C'est la première fois que je vois un ragondin aussi loin du lac en amont de ce dernier. Je ne pense pas qu'il ait un terrier et doit certainement être en apnée sous la berge.

Je cherche donc une fenêtre de tir au travers des branchages pour pouvoir tirer le ragondin s'il ressort.

Un autre ragondin faute de chevreuil, 26 janvier 2015

Une grosse branche tombée dans le ruisseau flotte, calée à 30 cm de la berge opposée. L'attente commence, je suis prêt. Tout à coup, l'eau s'agite et le ragondin ressort la tête entre la berge et la branche. J'arme mon arc, vise et décoche. Le ragondin est cloué sur place et se débat pour se dégager. Craignant de toucher la branche, j'ai tiré trop en arrière. Le ragondin devient furieux et je pose mon arc pour descendre rapidement l'achever. J'arrive au bord du ruisseau mais le ragondin a disparu sous l'eau. Je franchis le ruisseau d'un bon et m'approche de ma flèche. J'aperçois le ragondin par transparence sous l'eau. Il est immobile. Ma flèche est très en arrière et je ne pense pas qu’elle soit si rapidement mortelle, je tente de remonter mon ragondin à la surface avec une branche pour vérifier s'il est vivant et constate qu'il est bien mort. Je dégage ma flèche et sors mon ragondin de l'eau puis remonte vers mon arc.

Un autre ragondin faute de chevreuil, 26 janvier 2015

Je laisse mon ragondin au bord du ruisseau. Le chevreuil a disparu, je décide de tenter de me rapprocher du dernier endroit où je l'ai vu. Je longe le ruisseau assez rapidement jusqu'à une grosse haie couvrant un ru et qui remonte vers un bosquet allongé à une centaine de mètres sur ma droite ou le ru prend sa source. Je passe la haie en longeant la bande boisé propre qui borde le ruisseau, je traverse le ru puis ressors dans le pré longe à nouveau la bande boisée pour rejoindre une nouvelle haie claire-semée, parallèle sur environ 100 mètres à celle que je viens de passer puis qui bifurque à 90 ° vers le sommet de la colline. C'est au bord de cette haie que j'ai vu le chevreuil tout à l'heure. Je longe la haie puis la traverse quand elle bifurque et recommence à la longer mais maintenant j'avance tout doucement pensant trouver mon chevreuil couché contre un amas d'arbustes. Je suis à bon vent, je progresse ainsi très lentement jusqu'au sommet de la colline sans voir le chevreuil. Je redescends tout doucement à 90° de la haie en direction d'un petit lac entouré d'une bande boisée à 80 mètres en contrebas. J'arrive ainsi au bout de la bande large de buissons noirs. Je jette un coup d’œil en dessous de cette dernière dans la prairie mais rien en vue. J'hésite un peu, je suis maintenant à mauvais vent et crains de faire démarrer le chevreuil s'il est dans les buissons noirs. Je décide de tenter tout de même ma chance car le vent est bien parallèle à la haie de buissons. Je passe une clôture puis commence à longer tout doucement cette haie très épaisse.

Tout à coup, à 40 mètres environ devant moi, un bruit dans les buissons me fait stopper net. Un brocard et 2 chevrettes surgissent des buissons. Ils filent au galop, traversent une autre haie parallèle aux buissons qui enveloppent le ru du déversoir du petit lac puis remontent vers le bosquet en crête de la colline. Ils disparaissent à couvert. Je reprends ma progression en longeant les buissons quand du mouvement sur ma gauche attire mon regard. 2 chevrillards descendent au galop vers la haie qui couvre le ru. Je me fige, ils biaisent vers le lac et vont passer trop loin de moi. Alors qu'ils arrivent derrière la haie, j'en profite pour revenir sur mes pas. Le premier chevrillard surgit de la haie à environ 20 mètres. Je me fige, arme mon arc et vise. Il reste immobile, je décoche mais le manque. Il démarre en trombe et rejoint les buissons noirs. Le second chevrillard est toujours dans la haie et va certainement suivre son compère. Je réencoche et m'avance encore pour être plus près pour mon second tir mais le second chevrillard sort plus loin que le premier et stoppe lui aussi à 20 mètres. J'arme, vise et décoche mais c'est encore manqué. Il se précipite vers les buissons. J’attends un peu puis pars chercher mes flèches mais n'en retrouve qu'une. Je cherche tout me même d'éventuels indices mais rien, c'est bien manqué. Je repars donc vers le grand bois.

Je fais tranquillement le tour du bois sans voir de chevreuil puis remonte vers le chemin de crête que je suis un peu avant de partir faire le tour des bosquets de la vallée suivante mais je ne réussis qu'à lever une grosse chevrette en bordure du bosquet. Elle me passe à 40 mètres au galop, marque un temps d'arrêt en crête puis disparaît derrière. Le reste de la matinée ne donnant rien, je décide de rentrer et redescends vers le lac pour le longer et aller chercher mon ragondin. Celui-ci récupéré, je fais demi-tour et reviens vers la voiture avec ma prise. Au moment où j'arrive au niveau du passage busé, je suis surpris par 3 chevreuils qui surgissent dans mon dos, de derrière la bande boisée que je longeais et disparaissent au trot dans le bosquet qui borde la berge opposée du bout du lac. Je tente de les rattraper en arrivant au bout du lac, je commence à longer doucement la berge en surveillant l'autre rive mais les chevreuils ont disparu. Cette fois je rentre.

 

Alex

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:58

Ce matin, je décide d'aller faire un tour du côté du bois du Turc pour voir s'il y a quelques chevreuils ou un renard car, cette année, je n'ai chassé que sur un secteur de Labéjan où les chevreuils semblaient encore présents mais depuis quelques temps les contacts sont de plus en plus rares et les chevreuils ne se laissent plus approcher. Le terrain dégagé et la chute des feuilles n'ont rien arrangé. La population de chevreuil a beaucoup diminuée sur certains secteurs du Gers depuis plusieurs années et cette année, une maladie a décimé pas mal d'animaux, beaucoup de chevreuils ont été retrouvé morts. J'ai prélevé 3 animaux malades dont 2 atteints de cette infection. Ils sont atteints d'une diarrhée intense et se sèchent rapidement pour finir par mourir avec la peau sur les os. Le chevreuil étant mon gibier de prédilection avec le ragondin, cette forte diminution des cheptels a fortement réduit mon envie de chasser cette année. De plus les battues au chevreuil, sur Labéjan, n'ont pas encore commencée et je crains qu'elles ne finissent de faire disparaitre les derniers chevreuils. Je garde mon dernier bracelet en me disant que je tirerai peut être un autre animal déficient pour finir la saison mais le cœur n'y est plus, je chasse beaucoup moins depuis quelques temps.

Ce matin, j'arrive donc au niveau de la barrière de la première allée du bois du Turc et me gare sur le petit parking juste avant que le jour ne se lève. Il a gelé ce matin et le paysage est bien givré. Je me prépare tranquillement puis commence à remonter la grande allée pour rejoindre un grand chaume en haut du bois. Pas de chevreuil sur la piste, j'avance d'un pas soutenu. Des engins semblent avoir emprunté l'allée où des traces de pneus ont arraché l'herbe par endroit. J'en profite pour voir si quelques animaux n'ont pas laissé de traces dans le terrain mouillé par les dernières pluies mais rien. C'est incroyable, il y a quelques années, j'aurais vu des traces de chevreuil en quantité. En arrivant vers le bout de l'allée, de loin, je ne comprends pas tout suite ce que je vois. Des morceaux de tronc de sapin ont été empilés et forment 2 murs perpendiculaires de plusieurs mètres de haut. L'un barre la vue sur le chaume et je le contourne par la gauche pour trouver une coulée dans les ronces qui ressort rapidement sur le chaume. Ma progression bruyante fait démarrer 4 beaux chevreuils sur ma gauche. Ils semblent en bonne santé et cela me fait plaisir de voir quelques animaux. Ils s'arrêtent à environ 100 mètres et regardent vers moi un instant puis le groupe, qui semble composé d'une chevrette qui mène les autres, d'un brocard en velours qui la suit et de 2 jeunes déjà presque aussi gros que leur mère, reprends sa course pour faire une boucle pour revenir vers le bois un peu plus loin. Je sors sur le chaume et longe le bois en observant les animaux qui s'éloignent.

Je finis par les perdre de vue derrière le relief du terrain. Le beau soleil de ce matin fait briller le givre sur la végétation. Le sol craque entre le chaume de blé, les feuilles sèches et le givre, je tente de suivre les passages de tracteur où la végétation est moins craquante et moins présente. Je fais tout de même du bruit en progressant tranquillement. Je suis la bordure du bois qui fait plusieurs angles droits sortants consécutifs en escalier et alors que j'arrive au dernier angle avant que le bois ne descende vers le ruisseau en contrebas, j'aperçois une chevrette à environ 90 mètres qui sortait juste d'un des bosquets qui suivent le grand bois pour prendre le soleil. Je me fige pour l'observer mais elle regarde vers moi et retourne rapidement à couvert. Je passe doucement l'angle de bois pour jeter un coup d'œil sur le pré qui descend vers le ruisseau entre le grand bois et le dernier bosquet. Rien en vue mais le relief du terrain me cache le bas du pré, j'avance doucement dans l'herbe givrée en biaisant vers le bosquet et alors que je passe la bosse du terrain, j'aperçois de chevreuils qui traversent le ruisseau et remontent le penchant d'en face vers la route, traversent une longue haie, qui part du ruisseau pour remonter contre un bosquet planté au bord de la route de crête qui monte au village de Labéjan, puis redescendent vers le bois où la cime des arbres me les cachent rapidement. J'ai du mal à croire que ce soit moi qui ais provoqué cette folle cavalcade et pense que quelque chose a effrayé les chevreuils. Je descends donc jusqu'au coin du bosquet puis commence à en longer le bas quand une impression bizarre me fait me retourner. C'est là que j'aperçois, par-dessus la haie qui borde le ruisseau, les 2 chevreuils plantés, à 30 où 40 mètres de la lisière du bois, tournés face à moi et entrain de m'observer. Ils sont à 150 mètres environ. Je me fige et les observe un moment. Ils finissent par rentrer tranquillement au bois.

Je commence à me dire que finalement, il y a quelques chevreuils dans le secteur. Au loin, j'aperçois une tache sombre inhabituelle près d'une mare traversée par le petit ruisseau du fond de la combe. J'en déduis rapidement qu'il doit s'agir d'un ragondin. Le propriétaire de cette mare, dont la ferme est à 80 mètres de cette dernière, m'avait dit que les ragondins étaient présents dans ce secteur mais je ne les y avais jamais vus. Je décide de tenter une approche, je me dirige vers une autre mare en alignement du bosquet qui domine le ruisseau, la tache sombre a bougé, maintenant j'en suis sûr, c'est un ragondin. Je continue à avancer vers la mare mais j'aperçois trop tard une bande de colverts à sa surface. Eux m’ont déjà vu depuis un instant et en s'envolant ils provoquent la fuite du gros ragondin qui fonce vers l'eau. Il ne peut maintenant plus me voir et je décide donc de presser le pas. Je me dirige donc vers la mare en contrebas quand le ragondin ressort de l'eau pour rentrer tranquillement dans un petit roncier au-dessus de la mare, au sommet du talus du fossé qui suit le chemin d'accès à l'habitation pour venir se rejeter après la mare dans le ruisseau. Je m'avance donc plus lentement vers le petit plan d'eau pensant voir revenir l'animal. En arrivant plus près de la mare, j'aperçois un remous sans en voir la cause et commence une approche lente, prêt à armer quand j'aperçois une cane colvert, à moins de 10 mètres, posée sur l'eau. Elle m'a vu également et se fige un moment plein travers comme pour me narguer, comme si elle savait que je n'étais pas là pour elle. Elle finit par décoller entrainant les autres canards que je n'avais pas vus derrière elle, cachés par le talus de la mare. Je finis d'arriver au bord de la mare et constate que les berges sont minées par de nombreux terriers, l'eau est boueuse. En regardant dans le ruisseau en amont, j'aperçois un ragondin à 50 mètres environ à l'entrée de son terrier, sous la haie qui borde la gauche du ruisseau au-dessus du petit plan d'eau. Il m'a vu et semble rentrer à couvert. Je traverse le ruisseau en dessous de la mare par le passage busé du chemin d'accès à la ferme et me dirige doucement vers le roncier pour constater qu'il s'agit en fait d'une grosse souche couverte par les ronces sous laquelle les ragondins ont creusé un terrier. Mon ragondin est donc à couvert.

Une grosse coulée très fréquenté part du petit roncier à la mare. Je remonte le talus du chemin et aperçois à nouveau le ragondin à l'entrée de son terrier plus en amont. Je tente donc une approche. Il commence à rentrer dans son terrier mais s'arrête, laissant dépasser les 2/3 arrière de son corps. Arrivé doucement à 7 ou 8 mètres, j'arme mon arc, vise et décoche. Ma flèche cloue et sèche le ragondin sur place. Je m'avance pour le récupérer. Ma flèche est entrée à gauche de la colonne vertébrale au milieu du dos et ressort dans la joue opposée pour rester en travers du ragondin, fichée dans la berge. Je tire sur ma flèche et récupère ainsi mon ragondin avant de le dégager en ressortant ma flèche. La morsure du froid se fait bien sentir alors que je viens de me rincer les mains dans le ruisseau. Le poil mouillé du ragondin se couvre de givre rapidement et se colle à mon arc alors que je le prends en photo.

Un ragondin près du bois du Turc, 12 janvier 2015

Alors que je récupère mon ragondin, ses poils restent collés à mon arc. Je le dépose un peu plus loin au bord de la haie pour continuer à chasser. Je décide de remonter en longeant le ruisseau vers un lac plus en amont autour duquel se trouvent plusieurs bois. Je longe tranquillement le petit cours d'eau mais pas le moindre chevreuil dans le secteur, sachant la quantité d'animaux présents encore il y a 1 ou 2 ans c'est presque incroyable. Un peu avant un bois en long qui remonte en suivant la combe sous le village, je traverse le ruisseau par un passage busé puis biaise vers le départ du bois et commence à le longer. Je regarde le sol où les sangliers ont laissé quelques traces mais je constate qu'il y a toujours aussi peu de traces de chevreuils. Je longe doucement le bois quand un animal démarre devant moi sans que je puisse le voir au travers des branchages, au bruit, je pense à un lièvre ou peut être un chevreuil. Je me poste un instant dans un tout petit bosquet séparé du bois par le passage des vaches que je longeais jusqu'à présent. Je décide de tenter quelques appels de Butollo qui resteront sans réponse. Je quitte donc mon poste puis pars tranquillement me reposter 20 mètres plus loin au coin d'une avancée du bois dans le pré. Beaucoup de traces de sangliers ont marqué le sol mais difficile à dire si c'est frais à cause du gel. Je tente à nouveau quelques appels mais je n'attire rien à part quelques mésanges charbonnières. Je reste un moment à observer les alentours, des geais cris au loin en haut du bois, certainement agacés par mes appels. Dépité de ne pas voir un seul chevreuil dans ce secteur habituellement très fournis en animaux, je décide de revenir vers le bois du Turc.

Toujours pas de chevreuil en vue sur le chemin du retour. Je récupère mon ragondin au passage. Le berger allemand de la ferme m'a repéré et se met à aboyer. Je descends par la gauche du ruisseau pour regagner le bois du Turc. Je laisse mon ragondin sur une coulée de blaireau très fréquentée puis continue mon chemin alors que le chien descendu près de la mare aboie toujours. En logeant le ruisseau, je traverse 2 fossés qui descendent de la route de crête avant d'arriver à un passage busé qui me permet de traverser le ruisseau pour arriver dans un pré qui remonte dans le bois du Turc. Pas de chevreuil dans ce pré, je traverse une pointe du pré qui me sépare de la plantation de sapins qui couvre le bas du grand bois et constate que des bandes du bois ont été exploitées. Je remonte doucement une bande exploitée en observant le sous-bois pour arriver sur une crête parcourue par une piste que je commence à longer. Je m'arrête par moment pour tenter quelques appels au Butollo mais rien ne bouge. Je rejoins ainsi une grande piste qui revient vers la grande allée où je suis garé. J'avance doucement en appelant par moment mais toujours rien. Arrivé sur l'allée, je constate qu'un promeneur vient vers moi avec son setter. Je retire ma cagoule et mon décocheur et pars à sa rencontre. Nous nous saluons et discutons un peu. Il me confirme que lui aussi trouve qu'il y a de moins en moins de chevreuil et qu'il vient très souvent se promener dans le bois sans voir d'animaux. Il est 10h30, dépité, je décide de rentrer. Cette matinée aura eu pour avantage de confirmer mes craintes. La population de chevreuil est en danger dans le secteur.

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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