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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:23

Ce matin, nous organisons une nouvelle sortie collective avec Jacques de passage dans le Gers, Christophe, Lionel et Manu. Je décide de commencer par le lac des Coteaux de Gascogne au carrefour de Noilhan ou j'ai donné rendez-vous à Manu. Nous arrivons avant le lever du jour et nous garons sur le dépôt de gravier du carrefour avant de nous préparer et de descendre vers le lac. Mais ce choix n'était pas le bon car malgré un encerclement du lac nous ne verrons pas de ragondin et je décide donc de partir pour Loubersan. Je me gare au départ d'un chemin qui descend vers 2 lacs en contrebas. Nous nous préparons puis descendons, arrivés au bout du chemin, nous décidons par commencer par le lac de gauche et suivons le ru d'alimentation. Je prends à gauche avec Manu. Les autres archers longent en face. Je laisse Manu posté au départ du lac car les ragondins cherchent souvent à remonter le ru pour rejoindre les nombreux terriers qui s'y trouve et je continue en longeant le départ du lac où de nombreux saules ont poussé dans le lit du plan d'eau sur environ 200 mètres. Le lac est encore bas pour le moment et je m'avance sous les saules pour longer l'eau. Un très gros ragondin démarre sur l'eau un peu plus loin mais le temps de me frayer un chemin dans cette jungle, il a disparu sous un enchevêtrement d'arbres tombés sur l'eau.

Je continue à avancer et ressors de sous les saules, un beau brocard m'observe en crête sur la colline à ma droite et tarde à partir. Mon téléphone sonne, c'est Christophe, je tente de répondre mais le réseau est faible et je ne comprends rien. En avançant un peu, j'aperçois mes collègues sur la rive opposée qui me font de grands signes mais je ne comprends toujours pas ce qu'ils veulent me dire jusqu'à ce que j'aperçoive plusieurs ragondins entrain de nager à la surface du lac près de la berge à environ 50 mètres devant moi. Je tente une approche mais le plus gros s'éloigne à couvert d'un saule et part vers mes collègues. Des petits ragondins sont restés près du bord et tournent sans trop savoir où aller. J'hésite un peu à tirer puis l'un d'eux s'immobilisé à 7 ou 8 mètres sur le lac, j'arme, vise et décoche. Ma flèche le traverse au niveau de la nuque et le laisse sur place. Je décide de le laisser là et de continuer. Un peu plus loin, je fais démarrer 2 ragondins qui partent vers la rive opposée, plus loin un autre part aussi vers en face. Je cri pour avertir mes collègues d'en face et leur permettre de se poster pour les intercepter au niveau des 2 bosquets qui bordent la berge opposée de ce très grand lac puis continue un peu. De nombreuses carpes se poursuivent en longeant la berge, c'est la période du fraie qui commence. Plus loin, je lève d'autres ragondins alors que mes collègues se positionnent. Je décide de faire demi-tour et d'aller chercher mon ragondin. Un 4 x 4 arrive et se gare au bord de l'eau, je pense le reconnaître, c'est certainement celui du président de la chasse de Moncassin.

En arrivant sur la zone du tir, j'appelle Manu pour qu'il quitte son poste et me rejoigne alors que je récupère mon ragondin au bord, le vent l'a fait dériver. Je récupère ensuite ma flèche avec mon lancer alors que Manu arrive. Je lui explique que je viens de voir pas mal de ragondins et qu'il devrait se poster un peu plus loin près du bosquet qui descend vers le lac. Il part donc se poster et je finis de récupérer ma flèche. Nos 3 collègues sont postés en face, des hérons se mettent à pousser des cris derrière Jacques qui passe plus de temps à les regarder qu'à surveiller le lac. Ma flèche au carquois, je pars rejoindre Manu mais alors que j'arrive près de lui, il me fait des signes et c'est alors que je remarque le ragondin à 30 mètres devant lui à la surface du lac. Je me fige et attends un moment mais le ragondin finit par plonger. J'en profite pour passer devant Manu pour continuer vers la digue en longeant la berge. Je rejoins ainsi la digue sans voir de ragondin alors que Christophe vient à ma rencontre. Nous discutons un peu puis repartons vers le poste de Christophe pour rentrer. En passant nous discutons un instant avec le président de la chasse de Moncassin venu pêcher le brochet avec un ami puis partons rejoindre nos collègues. Alors que nous arrivons au bout du Lac Manu nous interpelle car il a vu un ragondin venir se caler dans les petits saules qui poussent dans l'eau. Nous le cherchons un moment sans succès. Lionel, a fléché un ragondin dans le secteur mais ne l'a pas retrouvé.

Nous partons à pied vers l'autre lac en remontant le long du ru. En arrivant près de la digue, au niveau d'une portion busée qui permet d'accéder à une prairie sur la droite du lac, un remous à l'entrée de la buse m'interpelle. Un ragondin vient de rentrer dans cette conduite en nous entendant arriver. Manu se poste à l'entrée de la buse et je pars voir l'autre extrémité mais le temps passe et rien ne vient, nous décidons de continuer. Je remonte avec Jacques sur la droite du lac et nos collègues passent sous la digue pour longer ensuite l'autre rive. Nous attendons un peu leur arrivée au coin de la digue puis commençons à longer la berge en même temps qu'eux. Tout à coup, nos collègues nous interpellent pour nous signaler un ragondin qui vient vers nous, je me retourne et aperçois un ragondin à la surface du lac. Il plonge et je pars vite vers un terrier un peu plus loin, c'est le seul terrier de la berge avant le bosquet à plus de 100 mètres et je pense que le ragondin va essayer d'y entrer. Je cherche un instant le terrier puis finit par le trouver grâce à un filet d'eau boueuse qui s'en échappe. Je me poste et observe la surface du lac, Jacques et posté un peu plus loin à ma gauche. Le ragondin refait surface à environ 30 mètres de la berge et replonge. Je me prépare mais il refait surface juste devant moi et, le temps d'armer, il me voit et plonge. Rapidement, il refait surface, de 3/4 arrière, à environ 10 mètres sur ma droite, j'arme rapidement, vise et décoche. Le ragondin tente de sonder mais ma flèche le percute avant que son arrière train ait disparu et le sèche net. Je pars le récupérer avec mon lancer. Ma flèche est rentrée derrière les côtes et ressort dans la tête au-dessus de l'œil tout en restant en travers de l'animal. Je dégage ma flèche alors que Jacques me rejoins et nous continuons vers le bosquet qui rejoint le lac un peu plus loin.

Je presse un peu Jacques en lui disant que les ragondins vont s'enfuir quand, en arrivant au coin du bois qui borde le fond du lac, un gros remous, sous des ronces qui tombent dans l'eau, me fait penser qu'un ragondin vient de rentrer dans le terrier qui se trouve sous ces ronces et en informe jacques. Ce dernier me rejoint tranquillement quand un gros ragondin ressort de sous les ronces et s'immobilise avec la tête hors de l'eau à 3 mètres de moi. J'arme doucement, vise et décoche. Le ragondin plonge et disparaît, j'avertis nos collègues postés sur les terriers de la berge opposée. Au bout d'un moment, Manu l'aperçois mais il rentre en un éclair au terrier sans refaire surface. Je laisse Jacques posté au terrier et continue un peu pour longer la fin de la berge mais pas de ragondin en vue, je fais demi-tour, récupère ma flèche fichée sous l'eau dans les ronces puis nous repartons tous vers les voitures. En chemin, je remarque du mouvement dans les herbes hautes et tente une approche pour en déterminer la source mais impossible de voir l'animal. En arrivant au passage busé, sous la digue, l'eau est toujours agitée devant la buse et nous tentons de déloger le ragondin avec une longue et grosse branche que j'introduis dans la buse mais le ragondin ne sortira pas. Cette fois nous partons vers les voitures. Le reste de la matinée ne donnera rien.

Une sortie collective qui m'a réussi, 6 mai 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:20

Ce matin, j'ai peu de temps pour chasser, une heure tout au plus. Samedi après-midi, je suis allé chez mon ami Arnaud qui tient Hava Archerie pour changer mon repose flèche Ultra Rest qui n'a pas supporté l'humidité Guyanaise et qui craquait de façon inquiétante.

Il m'a posé un reposé flèche effaçable Révolution et me l'a réglé, c'est ma première sortie avec ce matin. Arrivé au canal de Labarthe au lever du jour, je pars rapidement en chasse le long du canal mais ce matin les ragondins semblent absents et je baisse ma garde quand après le ponton qui enjambe le canal après le petit lac, un gros ragondin plonge à l'arrivée d'un fossé et ne ressort pas. Je continue donc et quitte le bord du canal pour longer un petit ru qui le rejoint sur sa droite. J'avance tranquillement quand un remous attire mon attention. Un gros ragondin remonte tranquillement le ru. Je me décale rapidement dans le champ, presse le pas pour le dépasser et reviens, arc armé vers le ru, le ragondin se débine un peu plus en amont, je l'aligne et décoche. Il est séché sur place et je le laisse pour continuer ma chasse.

Plus loin, un couple de colvert décolle et affole un ragondin qui vient rapidement vers moi et son terrier juste sur ma droite, sur la berge en face. J'ai à peine le temps d'armer, viser et décocher sur cet animal qui fonce vers son abri. Ma flèche est un peu trop en arrière et le ragondin s'en extirpe dans son élan et fonce dans son terrier d'où il ne ressortira pas. L'eau se calme devant le terrier et rien ne venant je décide de repartir. Le reste du ru n'est pas accessible car bordé d'arbustes épais, je pars donc à travers champ et rejoins le bord du canal que je longe en revenant vers ma voiture faisant un petit détour pour aller chercher mon gros ragondin et ma flèche. Pas de ragondin sur le retour, jusqu'à 150 mètres de la voiture, quand un gros remous agite l'eau sous des branches basses qui couvrent l'eau. Je me poste et observe la surface du canal quand un remous attire mon attention contre la berge opposée sous un pylône EDF couché en travers du canal pour soutenir le passage d'une grosse conduite en fonte. J'aperçois alors un beau ragondin qui est en partie hors de l'eau, caché sous le pylône et callé contre la rive. Ma fenêtre de tir est très petite. J'arme et vise dans le masse car je ne vois que de la fourrure. Ma flèche cloue l'animal à la berge dans un bruit inquiétant pour ma lame de chasse. Le ragondin se débat furieusement sans arriver à se dégager, je pose mon arc et pars rapidement vers le pylône sur lequel je traverse le canal en équilibre précaire. A mon arrivée, le ragondin est mort. Je le récupère ainsi que ma flèche dont la lame n'a pas survécu à sa rencontre avec le béton qui maintient le pylône.

Il est l'heure de rentrer après une petite photo souvenir, un grand merci à toi Arnaud pour tes conseils et ton professionnalisme.

Merci Arnaud, 13 avril 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:14

Ce matin, nous avons décidé de faire une petite sortie collective avec Christophe et Lionel, Manu ne peut pas venir. Fort de mon expérience sur le lac de Saint Michel et voulant vraiment rendre service à son propriétaire, je décide de commence par ce plan d'eau. Mes collègues me rejoignent chez moi et nous partons avec ma voiture. En route, je leur explique comment je vois la chasse. Les ragondins s'échappant par la digue et dans les terriers sous les sapinettes, je décide de poster Christophe aux terriers et Lionel sur la digue et de rester mobile autour du lac.

Une belle sortie collective, 11 avril 2015

Nous arrivons sur place juste avant le lever du jour. Je me gare au bout du chemin de terre et éteins mes phares. Malgré la pénombre, nous apercevons rapidement du mouvement sur le lac malgré la distance d'environ 100 mètres, il semble qu'il y a des canards mais aussi pas mal de ragondins et nous sommes super enthousiastes. La luminosité croissante nous permettra bientôt de tirer. Nous nous préparons et commençons à descendre vers le lac. De nombreux ragondins nagent en surface. Arrivés au coin du lac, j'envoie Lionel vers la digue et pars poster Christophe pour lui montrer les terriers quand nous apercevons des ragondins sur la berge au coin du lac que nous venons de passer. Nous interpellons Lionel pour les lui montrer mais les ragondins démarrent. Lionel file vers son poste. Je poste Christophe et pars de mon côté vers les saules pleureurs. Les ragondins sont partout sur le lac mais je ne peux pas tirer d'où je suis, je continue et arrive au niveau de la bande d'eau étroite et aperçois 2 gros ragondins qui longent la bande étroite de terre plantée de saules pleureurs. Je m'avance rapidement vers eux et décoche sur le plus proche. Touché au cou, le ragondin plonge et remonte vite pour se débattre un court instant et s'immobiliser. Plusieurs décoches retentissent sur les 2 postes et le bruit des impacts semble dire que les ragondins ne sont pas à la fête.

Je continue vers Lionel et le vois flécher un ragondin qui plonge pour venir rejoindre la berge sous les ronces. Lionel ne peut pas le voir d'où il est. Je pars récupérer mon ragondin qui est très gros puis pars le rejoindre en passant par le côté droit de la tranchée qui perce la digue du lac. Lionel a fléché trois ragondins mais le premier a coulé en apportant sa flèche. Nous tentons de récupérer ses flèches et son second ragondin puis je cherche le troisième et le repère mort sous les ronces contre la berge. En longeant la berge je vois un gros remous et scrute la surface de l'eau. 2 gros ragondins refont surface et repartent vers les terriers. L'un d'eux longe la berge de droite et l'autre part vers les saules pleureurs les plus proches de Christophe. Je suis le premier en longeant la berge, j'arme 2 fois sur lui mais il plonge à chaque fois, je le tire sous l'eau et le manque et le voyant partir vers les terriers je pars vite me poster à gauche de Christophe. En chemin j'aperçois le second ragondin qui remonte sur la berge et disparaît dans les herbes hautes près des saules. Le ragondin arrive sous l'eau, j'arme mon arc et le tiens en visée pour lui décocher une flèche en plein coffre. Elle le frappe presque en même temps que celle de Christophe qui avec l'angle du tir a coupé la mienne en 2 et a séché net le ragondin avant qu'il ne commence à se débattre. Nous remontons ce gros ragondin sur la berge.

Christophe a déjà fait 5 ragondins et pour une fois des petits. Je pars m'occuper du dernier fuyard. En arrivant à l'endroit où je l'ai vu disparaître je le cherche près d'un gros tronc couché contre des herbes à pampa quand quelque chose bouge dans la végétation. J'aperçois une grosse masse noire et la vise. Je décoche, le ragondin se débat et grogne furieusement et s'étouffant. Je le saisis par la queue et l'achève. Il n'en avait pas pour longtemps car sans le vouloir, ma flèche était parfaite, 3/4 arrière, entrée derrière les côtes et sortie dans la gorge qui saignait énormément. C'est encore un très gros ragondin. Je fais un dernier tour du lac puis pars aider Lionel à récupérer son dernier ragondin en me frayant un tunnel dans les ronces. Plus un ragondin sur le lac, sur 12 vus, 11 ont été fléchés, un a coulé et un a pu rentrer au terrier en feintant Christophe. Nous ramassons nos dernières flèches, celle de Lionel est remontée au milieu du lac et s'est séparé du ragondin qui a dû la traîner sur quelques mètres sous l'eau. La chasse aura été rapide. Nous décidons de rassembler nos prises et de retourner à la voiture pour changer de coin mais le reste de la matinée ne donnera rien. Je manquerai juste un approche au bord d'un fossé à cause du vent qui a tourné au dernier moment. Nous terminons notre matinée par une belle photo au bord du canal de Labarthe.

Une belle sortie collective, 11 avril 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 18:57

Ce soir, ma motivation pour aller chasser est très limitée mais je décide d'aller tout de même faire un tour pour prendre l'air. Je commence par Durban sur une mare normalement fréquentée à cette heure-ci. Je me gare au départ du chemin goudronné qui descend à la mare puis pars à pied. En approchant de la mare, je repère un gros ragondin au gagnage sur la droite du petit plan d'eau. Le vent n'est pas très bon mais je décide de tenter l'approche.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je commence donc à me rapprocher en longeant la mare mais le ragondin finit par me sentir et se met à l'eau et disparaît. Au travers de la végétation, j'aperçois un second ragondin au gagnage au bout de la mare. J'avance tout doucement, caché par les arbustes qui bordent la mare. Arrivé au coin de la mare, je me penche doucement, camouflé par des buissons pour observer le gros rongeur. Il ne m'a pas vu, il est encore à plus de 15 mètres, à environ 5 mètres de l'eau et broute toujours. Il me faut contourner des branches basses pour continuer mon approche et donc m'exposer à découvert. Je tente d'avancer tout doucement mais je suis repéré et le ragondin démarre sur 2 mètres puis se fige tête haute alors que je reste immobile espérant le voir reprendre son repas. Le temps passe et aucun de nous ne bouge. Je décide de tenter une flèche mais alors que j'arme doucement, le ragondin disparaît comme par magie. Incrédule, je m'approche doucement et constate que le ragondin a créé une sortie de son terrier au milieu de l'herbe. Je jette un coup d’œil dans le terrier mais il n'y est pas.

Je décide donc de partir à pied pour une autre mare un peu plus loin au milieu d'un champ de blé pour aller chercher une flèche perdue cet hiver. Je pars donc par un passage de tracteur au milieu du blé en direction de la mare. Tout à coup, 2 chevreuils surgissent du bout de la haie sur ma gauche et se plantent dans le blé en cherchant de regard autour d'eux. C'est un très beau brocard et une chevrette. Je les observe un moment sans bouger.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Ils finissent par me voir et s'éloigner au trot, s'arrêtent avant la crête puis disparaissent derrière alors que je me suis remis en marche. Arrivé à la mare, je cherche un moment ma flèche sans succès puis retourne à ma voiture pour partir vers Clermont Pouyguilles. En route, je surveille les "coins à ragondins" mais ils ne sont pas de sortie. Avant Clermont Pouyguilles, je m'arrête au départ d'un chemin goudronné menant à une résidence secondaire rarement occupée et où j'ai l'autorisation de chasser les ragondins dans un petit lac près de la route. Je m'avance doucement vers le petit plan d'eau où j'ai vu pas mal de ragondins ces jours-ci. L'eau est calme et je pense que les ragondins ne sont pas de sortie mais arrivant au ras de la berge, je dérange 3 jeunes ragondins qui surgissent des joncs et plongent pour foncer sous l'eau vers des terriers situés dans le coin du lac près du déversoir. Je cours me poster près de ces derniers mais les ragondins rentrent sans refaire surface, masqués par l'eau boueuse. Je décide de rester poster près des terriers un moment. L'eau se met à bouger devant l'un d'eux. Je me prépare et au bout d'un moment une tête sort du terrier, j'arme doucement, vise et décoche. Le ragondin cloué sur place sort du terrier et se débat un peu avant de s'immobiliser sur le dos.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je récupère ma flèche et ma prise puis retourne à la voiture. Je pars maintenant de l'autre côté du village pour "la mare aux ânes". Je gare ma voiture au bord de la route puis pars en longeant le fossé de droite au bord du blé en direction de ma mare. De loin, j'aperçois une boule sombre qui revient vers le point d'eau. J'avance rapidement vers la mare alors que l'animal vient de disparaître. Arrivé au bord du petit ru, j'aperçois un jeune ragondin à la surface de la mare.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je descends doucement le talus du ru, traverse le cours d'eau d'un bon et remonte le talus opposée doucement. Le ragondin n'a pas bougé, je m'approche doucement et constate qu'il y a en fait 2 ragondins. Ils bougent un peu mais restent sur l'eau près de la berge, j'arme mon arc et attends l'occasion de tir qui se présente rapidement. Je décoche et pense avoir touché le ragondin mais les 2 rongeurs plongent et rentrent dans 2 terriers, un de mon côté de la mare et l'autre en face de moi sur l'autre rive. J'attends un peu mais rien ne bouge et le ragondin ne refait pas surface, je récupère ma flèche puis fais demi-tour et retraverse le ru pour commencer à le longer.

Les ragondins ne sont pas de sortie mais j'aperçois au loin une chevrette qui traverse le champ du ru vers une grosse haie.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je la regarde traverser le champ et la perds de vue au niveau de la haie. Je reprends ma progression et finis par apercevoir à nouveau la chevrette qui plantée au bord de la haie, elle m'observe avant de démarrer et de retraverser le champ à grands bons, s'arrêtant par moment pour m'observer avant de disparaître derrière la haie qui borde le ru. Je reprends ma progression. Un peu plus loin, j'aperçois un gros ragondin mort contre la berge opposée. Je crains qu'il ait été empoisonné car je sais qu'une personne du secteur a déjà empoisonné les ragondins sur ce ru. Personne, à ma connaissance, ne chasse les ragondins dans le secteur et cette mort est donc suspecte.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je continue à longer le ru, les coulées de ragondins sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus fréquentées.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Un peu plus loin, un bruit me fait regarder le fond du ru encaissé d'un mètres et demi et constate que l'eau boueuse est encore agité et constate qu'un remous agite l'entrée d'un terrier. Je tente des appels de petit ragondin mais le ragondin commence à ronner dans son antre et refuse de sortir. Je laisse tomber et continue ma route. Un peu plus loin, je traverse un fossé profond par un passage très fréquenté par les sangliers, blaireaux et autres chevreuils et renards. Un peu plus loin, je constate une arrivée d'eau boueuse dans le ru en provenance d'un fossé perpendiculaire au cours d'eau.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je comprends immédiatement que des ragondins ou peut être un canard s'agitent dans le fossé en amont. Je me place en face du fossé et aperçois une masse sombre à environ 50 mètres, je la fixe un moment et finis par la voir bouger, c'est un ragondin et ce dernier a disparu, il a dû rentrer au terrier.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je m'avance un peu le long du ru puis le franchis d'un bon et reviens doucement vers le fossé puis le longe à bonne distance pour ne pas être vu des ragondins. Je reviens par moment vers le fossé pour tenter d'apercevoir un animal et, tout à coup, j'aperçois 2 têtes de ragondins de taille moyenne à l'entrée d'un terrier. Ils ne me laissent pas le temps d'armer et rentrent à l'abri. Je me poste devant le terrier doucement et attends, l'eau bouge et j'ai bon espoir de voir sortir un ragondin. Je regarde aussi autour de moi quand j'aperçois un petit ragondin qui broute à 6 ou 7 mètres sur ma droite en haut du talus du fossé. Il est tellement petit qu'il se voit à peine malgré herbe qui n'est pas bien haute.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je le surveille un moment en alternance avec le terrier en face de moi où l'eau bouge encore par moment. Un autre ragondin arrive par le fond du fossé par ma droite et se rapproche rapidement puis disparaît sous la rive de droite à environ 10 mètres sur ma droite. Le petit ragondin sur la berge commence à venir vers moi par le sommet du talus et c'est alors que je me rends compte en voyant bouger les herbes qu'il n'est pas seul. Leur repas terminé, les petits ragondins descendent les uns après les autres dans le fossé

Un soirée promenade, 8 avril 2015

pour revenir ensuite droit sur moi.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Je me surprends à les laisser passer sans lever mon arc. Certains rentrent directement au terrier d'autres disparaissent sous la berge sous mes pieds. Ils ressortent ensuite pour rentrer au terrier face à moi. Je décide de rester posté encore un moment quand le ragondin qui venait vers moi ressort de sous la berge et se cale plein travers dans le fossé. J'hésite un moment mais il continue à me narguer. J'arme, vise et décoche. Touché et entravé par ma flèche stoppée par le fond du fossé, il se débat un moment dans le ruisseau puis s'immobilise. Je le pense mort et reste poster un moment. Rien ne sort et je tente des cris de petits ragondins. Des ragondins s'agitent et se mettent à ronner dans le terrier un moment puis l'eau s'immobilise et le calme revient.

Je décide de quitter mon poste et d'aller chercher ma prise mais alors que je me rapproche, le ragondin se redresse et rentre avec ma flèche dans le terrier. Je pose mon arc, me précipite et saisis ma flèche côté empennage, juste avant qu'elle ne disparaisse entièrement dans le terrier. Je tente de retenir le ragondin en le plaquant sur la gauche du terrier avec ma flèche mais il se dégage de ma lame et s'enfonce dans le terrier. Il est perdu. Je ne m'attendais pas à ça surtout le pensant mort. Je recommence à longer le ru et me fais surprendre un peu plus loin par des ragondin sans pouvoir armer mon arc. Ils sont rentrés au terrier en un éclair. J'aperçois alors un chevreuil un peu plus loin au coin d'un bois sur ma gauche mais le temps de dégainer mon APN, de l'allumer et d'appuyer pour prendre la photo, le chevreuil est déjà dans le bois.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Plus loin, je rejoins une autre mare dont les bords surélevés permettent d'avancer sans être vu. Je remonte doucement la digue dans le coin du petit plan d'eau et aperçois un ragondin au gagnage dans le coin opposé. Je me décale sur la gauche de la mare puis reviens doucement vers les ragondins arc armé mais ils me repèrent avant que je puisse décocher et se mettent à l'eau. Je m'avance rapidement et en aligne un mais il plonge à la décoche et je le manque. Les ragondins rentrent aux terriers sans que je puisse les intercepter. Je récupère ma flèche puis me dirige vers l'autre bout de la mare et aperçois un brocard au gagnage dans un champ travaillé.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

La nuit sera vite là, je fais donc demi-tour. Sur le retour, je me fais surprendre à nouveau par les ragondins du ru au même endroit que tout à l'heure. Je pars jeter un coup d'œil sur le fossé puis la "mare aux ânes" mais pas de ragondin mort en vue. Je retourne à la voiture.

Un soirée promenade, 8 avril 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 18:46

Cela fait plus d'une semaine que je suis rentré de Guyane et que je ne suis pas allé chasser. Ma compagne n'étant pas là aujourd'hui, j'en profite pour aller faire un tour au ragondin, depuis plusieurs semaines, je vois régulièrement des ragondins en pleine journée sur mon secteur de boulot et je pars donc en début d'après-midi pour tenter de leur rendre visite. Il fait très chaud aujourd'hui. Je pars direction de Clermont Pouyguilles en surveillant de la route quelques coins parfois fréquentés mais rien en vue. Je décide de commencer par chasser le long d'un ru qui descend de Moncassin vers la "mare aux ânes". Je me gare près du bâtiment des Coteaux de Gascogne, au bord de la route puis descends pars un chemin de terre vers une petite retenue d'eau près du ru. Pas de ragondin, je descends un peu le ru sans rien voir puis fais demi-tour et commence à le remonter en suivant la berge de gauche. Le cours d'eau est encaissé de 1 à 2 mètres et semble très calme quand un léger remous attire mon attention au pied de la berge opposée à 10 mètres devant moi. Je me décale sur la gauche et avance doucement pour revenir sans bruit à l'aplomb du remous. En arrivant au bord du ru, l'eau s'agite toujours et un filet d'eau boueuse s'échappe de sous la berge. J'attends un instant et observe puis tente un cri de petit ragondin. Immédiatement, un gros ragondin sort tranquillement de sous la berge en la longeant et s'arrête de 3/4 arrière au 3/4 dégagé. J'arme rapidement, vise et décoche touchant le ragondin et le clouant à la berge. Mon arc a craqué à l'armement. L'animal se débat furieusement sans parvenir à se dégager. Je constate alors que ma flèche est très haute et ne le tient que par la peau du dos. Je réencoche rapidement, le ragondin s'est retourné en torsadant sa peau sur la flèche. Il est à moitié caché sous des racines et ne cesse de bouger. J'arme et vise un moment sa tête en essayant de trouver la fenêtre et le bon moment pour le tir. Mon arc a encore craqué à l'arment, c'est bizarre. Je finis par décocher alors qu'il lève la tête mais ma flèche qui l'immobilise n'a pas touché le cerveau et je pose mon arc pour descendre l'achever.

Une après-midi ragondin ensoleillée, 6 avril 2015

Je saisis le ragondin par la queue, dégage mes flèches et l'achève d'un coup sec puis remonte sur la bande enherbée qui longe le ru. Mes lames de chasse sont tordues, je remets mes flèches au carquois et encoche une autre flèche. Je réarme mon arc et comprends que c'est mon repose flèche ultra rest qui craque, il n'a pas supporté l'humidité de la Guyane comme celui que j'ai changé en rentrant de mon séjour de l'an dernier. Je ramasse mon ragondin puis reprends ma progression en longeant le ru quand j'aperçois au loin un animal roux que je pense être un chevreuil. L'animal tourne dans le champ travaillé sur la gauche du ru puis part de cul en longeant le ru. Je prépare mon appareil photo et tente de me rapprocher tout en surveillant le ru mais je finis par comprendre qu'il s'agit d'un chien et range mon APN et continue à longer le cours d'eau. Je finis par rejoindre un chemin goudronné qui traverse le ru et rejoins le chien qui est en fait un fox noir et feu. Son maître taille la haie qui borde le ru de l'autre côté du chemin. Je le salue puis prends à droite vers la route que je compte longer pour rejoindre ma voiture.

En passant, je jette un coup d'œil sur le fossé du bord de route car j'y ai vu plusieurs fois des ragondins en passant en voiture. Je repère plusieurs terriers, l'eau bouge devant le dernier où l'eau s'arrête dans le fossé, une eau boueuse sort du terrier et je fais demi-tour pour traverser le fossé et revenir me poster devant le terrier J'attends un moment mais le remous se calme. Des tritons ponctués se promènent dans cette eau boueuse peu profonde et remontent par moment respirer à la surface. Ne voyant plus rien bouger, je tente un cri de petit ragondin mais rien ne vient. Je quitte mon poste, retraverse le fossé et reviens à ma voiture. Arrivé à mon véhicule, je change mes 2 lames tordues puis je pars maintenant vers Moncassin, en passant je jette un coup d'œil sur une mare au bord de la route sur ma droite. J'y ai vu une grosse femelle avec un ventre énorme avant de partir en Guyane et des petits ragondins entrain de brouter au bord de la route depuis mon retour mais rien cet après-midi. Je poursuis vers le fond de la vallée et me gare près de la route départementale pour aller jeter un coup d'œil sur les fossés du secteur. Je longe le fossé de droite de la route où je sais qu'un ragondin a fait son terrier mais il n'est pas de sortie. Je continue et bifurque à gauche sur un autre fossé qui sépare 2 champs J'avance doucement sur la gauche du fossé quand je repère 1 gros ragondin qui broute dans la luzerne de l'autre côté du fossé à environ 150 mètres. Je commence mon approche voûté en surveillant le ragondin et gagne vite du terrain mais il me faut traverser un autre grand fossé perpendiculaire et je perds l'animal de vue en descendant dans ce fossé profond.

Alors que je remonte doucement le talus opposé, je constate que le ragondin a disparu. J'avance doucement et l'aperçois à nouveau, il est juste descendu dans un petit fossé asséché, perpendiculaire au fossé que je longe. Ils broutent tranquillement, j'avance doucement jusqu'à environ 10 mètres. L'animal ne m'a pas vue et se redresse pour brouter sur le talus opposé du fossé. J'arme, vise et décoche. Le ragondin bien touché au niveau du coffre reste cloué au talus. Mon repose flèche craque moins. Il se débat en couinant sans arriver à se dégager et saigne beaucoup. Je me décale tranquillement pour me positionner en face du fossé et m'attends à le voir s'immobiliser rapidement mais un second gros ragondin surgit d'un des terriers situés à droite de l'arrivée du petit fossé dans le fossé principal, il fonce vers le petit fossé, surgit de l'eau en un éclair, fonce sur le ragondin blessé et l'agresse violemment à coup de dents. Il le secoue si fort qu'il le dégage de ma flèche alors que je réencoche et tous 2 retournent alors en un éclair aux terriers sans que je puisse réagir. Je suis dégoûté, ce ragondin devrait déjà être mort. L'eau bouge un moment devant les terriers mais rien ne sort.

Il me semble entendre des petits craquements dans la végétation sèche du petit fossé et regarde vers ces bruits quand je me rends compte qu'un petit ragondin s'est arrêté sous ma flèche. J'arme rapidement, vise et décoche. Touché sur le dessus du crâne il s'effondre sur place sans réaction. Un autre petit ragondin surgit de la végétation et s'avance vers l'eau. Je réencoche rapidement, arme, vise et le cloue à la berge alors qu'il arrive juste à l'eau au bout du fossé. Un autre petit ragondin surgit et se précipite vers l'eau mais il marque un arrêt un peu avant et j'ai le temps de lui décocher une flèche qui le blesse à la tête. Il tombe à l'eau et je réencoche. Il se déplace avec peine et s'immobilise contre la berge de mon côté à environ 3 mètres sur ma gauche. J'encoche ma dernière flèche et hésite un peu car l'eau se remet à bouger dans les terriers de la berge opposée mais ne voyant rien venir, je pars récupérer mon ragondin pour l'achever. Je pars ensuite en longeant le fossé avec mon petit ragondin à la main et me fais surprendre, un peu plus loin, par un autre petit ragondin qui surgit de la végétation de la berge opposée et rentre en trombe dans un terrier sous mes pieds. Je profite d'un passage plus étroit du fossé pour traverser et revenir vers le terrier ou le gros ragondin fléché est rentré pour récupérer mes flèches et mes prises.

Je constate en arrivant qu'un bout de foie est resté accroché à l'empennage de la flèche qui a traversé le gros ragondin et qu'un autre bout de foie est au sol au milieu du sang,

Une après-midi ragondin ensoleillée, 6 avril 2015

le ragondin doit être mort au terrier et je ne pourrai pas le récupérer car vu la hauteur du talus, il me sera impossible de creuser. Mes autres flèches sont plantées plus près de l'eau

Une après-midi ragondin ensoleillée, 6 avril 2015

et je récupère mon petit ragondin cloué à la berge et dégage ma flèche puis récupéré mes autres flèches avant de les laver dans l'eau du fossé et les remettre au carquois. A plat ventre, je sonde les terriers avec une flèche mais sans résultat, le gros ragondin doit être rentré profondément. Je ramasse donc mes 3 petits ragondins et repars vers la voiture.

Je pars maintenant vers un lac sur Saint Michel, j'ai vu le propriétaire la semaine dernière et il m'a expliqué que les ragondins lui avaient percé la digue du lac, provoquant une grosse érosion de cette dernière et l'obligeant à percer la digue avec une pelle mécanique pour stopper l'érosion. Les chasseurs du coin ne semblent pas vouloir s'occuper de ces ragondins et je lui ai donc proposé de m'en occuper. Il m'a donc donné son autorisation et un peu sceptique sur ma capacité de tuer ces ragondins à l'arc. En me garant près de la route au départ du chemin de terre qui descend vers le lac en contrebas, j'aperçois un gros ragondin sur le lac qui se dirige vers la berge.

Une après-midi ragondin ensoleillée, 6 avril 2015

Le ragondin rejoint la berge et s'immobilise, je décide de tenter une approche, je rejoins doucement le coin du lac. Le ragondin n'a pas bougé, je profite d'une haie de sapinettes qui borde le lac pour avancer à couvert. Le lac à un peu une forme d'un H avec une barre très large et l'autre très étroite,

Une après-midi ragondin ensoleillée, 6 avril 2015

arrivé au bout des sapinettes, je ne vois plus le ragondin caché par le talus de la berge, au bout de la bande de terre situé entre les 2 jambes du H. La berge est bordée de gros saules pleureurs, je m'avance doucement sous ces arbres en me préparant à armer mon arc mais alors que j'arrive à l'endroit où devrait se trouver le ragondin, il a disparu. Je scrute la surface du plan d'eau au travers des branches tombantes du saule et finis par apercevoir un gros ragondin au milieu du lac. Je tente des cris de petit ragondins sans y croire mais alors que le ragondin ne bouge pas, plusieurs autres ragondins surgissent de je ne sais pas où et viennent sur l'eau droit sur moi. Les branches tombantes ne laissent pas trop de fenêtres de tir. Je compte maintenant 6 ragondins. Certains restent à distance mais 2 ragondins se rapprochent à moins de 10 mètres alors que je continue mes appels. Ils finissent par venir à 4 ou 5 mètres de la berge, j'arme mon arc mais ne trouve pas de fenêtre de tir au travers des branches. Les ragondins vont et viennent mais mettent un long moment avant que l'un d'eux s'arrête de face dans une zone plus dégagée. J'aligne ma visée et décoche. Touché à la colonne et perdant beaucoup de sang, le ragondin tente de s'éloigner, son compère plonge et disparaît. Les autres ragondins partent vers la digue du lac. Je réencoche mais impossible de trouver une fenêtre de tir, le ragondin s'éloigne doucement en direction de la berge opposée.

Je récupère ma flèche avec mon lancer puis pars pour intercepter le ragondin. Arrivé en face, je ne peux pas tirer car le ragondin est caché par un gros bourrelet de ronces. Je tente de le traverser mais le ragondin se décale, je me décale aussi mais il bouge encore. La partie de cache-cache va ainsi durer un moment malgré les difficultés du ragondin à se déplacer. Je finis par l’hameçonner avec mon lancer et le ramener au bord pour l'achever. Je jette ensuite un coup d'œil sur le lac, j'ai repéré d'en face des terriers sous ce bourrelet de ronces, la berge est minée de gros terriers sous la haie de sapinettes, tous les terriers sont hors d'eau suite à la baisse brutale des eaux du lac. Je décide de partir vers la digue du lac d'où je fais partir plusieurs ragondins qui filent droit vers les terriers sous les sapinettes. Je fais donc demi-tour mais les ragondins stoppent au milieu du lac et font demi-tour. L'un d'eux pars vers les saules pleureurs qui couvent la bande de terre étroite de l'autre côté du lac. Je décide d'aller l'intercepter, La berge étant coupée par une large tranchée de plus de 2 mètres de profondeur, je décide de passer sous la haute digue et traverse le ruisseau du déversoir par un passage busé. Les sangliers ont retourné l'autre côté du ruisseau. Je remonte vers le coin de la digue puis m'avance sous les saules mais le sol craquant couvert de brindilles sèches ne me permet pas d'approcher suffisamment et le ragondin se lance sur l'eau pour partir vers la digue. Je me précipite mais impossible de trouver une fenêtre de tir au travers des branches tombantes.

Je repars vers la digue et la longe doucement mais j'aperçois trop tard les ragondins qui plonge à nouveau et remontent loin du bord avant de repartir vers les terriers d'en face. Je pars pour tenter de les intercepter. Les ragondins vont me faire tourner ainsi pendant 2h30 autour du lac, partant alternativement vers la digue, vers les terriers, vers la bande étroite de terre couverte de saules, marquant parfois de longues pauses au milieu du lac. Je n'arrive jamais à les recouper, je perds une flèche déviée par une branche sous les saules et finis par craquer, je décoche successivement toutes mes flèches un peu loin et maque les ragondins, certaines de mes flèches sont trop loin pour mon lancer. N'ayant plus de flèche, je regarde impuissant les 2 derniers ragondins du lac rentrer aux terriers sous les sapinettes alors que je récupère 2 de mes flèches. Mes flèches récupérées, je retourne à la voiture avec mon ragondin. Je pars maintenant vers le centre équestre un peu plus loin. Je me gare au bord de la route, et pars en longeant un fossé en bordure du domaine mais les ragondins n'étant pas de sortie, je me rabats sur la mare du centre équestre. En me rapprochant doucement, j'aperçois un ragondin au gagnage près de la mare et tente une approche mais l'animal me repère et plonge, je me précipite, plusieurs petits ragondins se mettent à l'eau. Je me poste sur la berge de la mare et attends, des petits ragondins remontent ça et là à la surface puis je fis par repérer la tête du gros ragondin qui dépasse à peine de l'eau sous un buisson penché sur l'eau. J'arme vise et décoche mais il plonge. Je réencoche, le ragondin surgit de l'eau sous un arbre penché sur l'eau et se met à ronner. J'arme vise et décoche mais le manque encore car ma flèche plonge brusquement, ma lame était certainement tordue. L'animal rentre dans un terrier juste derrière lui. Je pars chercher mes flèches, la première est irrécupérable sous des ronces trop épaisses, je récupère la seconde plantée dans la berge. La lame est bien tordue.

Je décide de revenir vers le lac pour récupérer mes flèches qui auront, je l'espère, dérivé, poussées par le vent. Arrivé sur place, je suis surpris de voir 2 ragondins sur la berge à l'endroit où était monté le premier gros ragondin. Ils se mettent à l'eau à mon approche et partent vers la digue. Une seule flèche est au bord, les autres ont disparu, elles ont certainement coulé. Je récupère ma flèche et pars vers la digue mais les ragondins ont disparu, je fais le tour du lac sans rien voir et retourne à ma voiture. Je décide de rentrer car je suis crevé et assoiffé, de plus, je n'ai plus que 2 flèches. En route, j'aperçois un gros ragondin au gagnage au bord de la route en bordure du village de Clermont Pouyguilles. Je me gare un peu plus loin et tente une approche par la route. Tout doucement, j'arrive à 8 mètres du ragondin et lui décoche une flèche dont le vol approximatif passe juste dessous. Il file dans le collecteur busé, juste à côté de lui. Je récupère ma flèche dont la lame est aussi tordue. Il est vraiment temps de rentrer. Sur le retour, j'appelle mon ami Arnaud d'HAVA Archerie pour prendre rendez-vous pour faire changer mon repose flèche samedi après-midi.

Une après-midi ragondin ensoleillée, 6 avril 2015

Alex

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 05:57

Ce matin, je me réveille comme en forêt avec le lever du jour, j'ai du boulot qui m'attend, je décide de me lever pour commencer alors que mes collègues dorment encore. Je descends et récupère les crânes que j'avais commencé à décharner et mis en hauteur sur les cuves de récupération d'eau de pluie, à l'abri des chiens, pour finir de les nettoyer. Les insectes ont déjà bien travaillé et des asticots grouillent sur les crânes. Je les rince bien à l'eau puis finit de les gratter autant que je peux avant de les mettre à sécher au soleil, je finirais le boulot chez moi. Ils sentent très fort et comme l'an dernier, ils risquent de bien parfumer les valises. Xavier gardera le crâne du gros caïman pour sa collection, "Scarabée" prendra le crâne de son plus gros capibara et moi les 2 autres, je garderai le mien et donnerai l'autre à un ami qui m'a demandé de lui ramener des dents de ce gros rongeur. Le soleil s'est bien levé, je décide d'aller photographier mes caïmans de la veille que je n'ai pas encore pris en photo.

Chroniques Guyanaises, le jour du départ, 23 mars 2015

J'attaque ensuite de les vider. Alors que je termine le dernier, mes collègues se lèvent. Je remets donc les reptiles au frais puis nous partons déjeuner. Le déjeuner pris nous redescendons pour dépecer et débiter les caïmans et mettre de l'eau à bouillir dans une grande bassine en métal posée au-dessus d'un feu de bois. Une fois les caïmans préparés, je décide d'attaquer de préparer mon singe que j'ai vidé hier soir et mis au frais. L'eau bout et je trempe la queue et une patte arrière du singe puis commence à le gratter. Je répète ainsi la manœuvre, partie par partie pour réussir à enlever tout le poil de l'animal et les zones de peau noire épaisse du bout de la queue préhensile, des mains et des pieds et de la tête. Cette opération va me prendre près de 1h30. Le singe est prêt et je le remets au frais, Daniel n'aura malheureusement pas le temps de nous le cuisiner avant notre départ, Xavier l'offrira donc à un ami à lui, un papi amérindien avec qui il a appris à chasser. Le gibier préparé, il est maintenant tant de faire la valise. Je récupère mes affaires mises à sécher hier, rassemble tout mon matériel et mes crânes et boucle mes valises. Cette fois ça sent le départ.

Il va être l'heure de manger et Xavier rallume le feu pour nous faire cuire l'aïmara de "Scarabée". Il l'ouvre sur le dos et le met à cuire. Pendant ce temps nous examinons le moulinet AMS pro que j'ai ramené à Xavier et discutons un peu. Le poisson est cuit, il est temps de passer à table.

Chroniques Guyanaises, le jour du départ, 23 mars 2015

Nous nous servons des morceaux de poisson avec de la semoule de manioc.

Chroniques Guyanaises, le jour du départ, 23 mars 2015

C'est très bon, comme d'habitude et nous nous resservons plusieurs fois et il ne reste vite plus que la peau, les arrêtes et la tête qui semble assez charnue, je décide donc de m'y attaquer.

Chroniques Guyanaises, le jour du départ, 23 mars 2015

Le repas terminé, nous débarrassons la table et j'en profite pour jeter un dernier coup d’œil sur ce paysage de savane guyanaise.

Chroniques Guyanaises, le jour du départ, 23 mars 2015

Nous décidons ensuite de nous organiser une projection de nos photos prises pendant le séjour sur la télé de Xavier avant d'aller finir de ranger nos dernières affaires et de faire une petite sieste. Vers 17 heures, Xavier nous conduit à l'aéroport. Arrivé sur place, nous saluons Xavier et le remercions vivement puis partons enregistrer nos bagages avant de partir nous installer devant notre porte d'embarquement mais alors que nous discutons au bar en buvant un coup, nous sommes accostés par un chasseur qui nous avait remarqué à l'aller avec nos arcs et qui nous demande comment s'est passé notre séjours. Nous discutons un peu puis ses amis le rejoignent et nous échangeons un moment sur nos séjours. Eux sont remontés au-dessus du barrage de petit Saut sur le haut Sinnamary pour chasser au fusil. Ils ne semblent pas avoir fait bien plus de gibier que nous à l'arc.

Alors que la discussion s'essouffle un peu ce sont 2 jeunes qui nous accostent, eux aussi nous avaient remarqués à l'arrivée. Eux sont venus en Guyane pour faire de la photo animalière avec un guide et nous échangeons un moment sur les animaux que nous avons vu. Le temps passe ainsi assez vite et il est déjà 20 heures, l'heure de l'embarquement. La nuit est tombé, nous embarquons, l'avion est peu occupé et nous réussissons à avoir 3 sièges chacun ce qui va me permettre de m'allonger et de dormir. La fatigue accumulée fait que je ne réveillerai que 1 heures avant le départ. Arrivé à Paris, nous partons attendre nos bagages au tapis roulant mais ma valise n'arrive pas et je dois aller déclarer sa perte au guichet spécialisé.

"Scarabée" qui doit prendre un train pour rentrer chez lui part de son côté alors que j'attends mon avion pour Toulouse. Ma valise sera retrouvée le lendemain et me sera livrée chez moi permettant aux 2 crânes de macérer encore un peu. Ainsi se termine mon deuxième périple guyanais.

Un grand merci à Xavier et Daniel pour leur accueil et le mal qu'ils se sont donnés pour nous faire prélever du gibier, organiser le séjours et préparer tous ces excellents repas qui nous ont tant régalés.

 

Alex

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 16:41

Aujourd'hui, c'est notre dernier jour de chasse en Guyane, nous nous réveillons tranquillement alors que le jour se lève, la nuit a été courte. Je prépare un peu mes affaires puis pars faire la vaisselle de la veille au bord de la crique. En arrivant près du fleuve, je dérange des dizaines de petites grenouilles feuilles qui sautent en tous sens devant mes pieds. Les petits poissons se regroupent pour venir manger les derniers grains de riz qui tombent dans l'eau. Nous nous retrouvons ensuite pour déjeuner et discuter de la chasse d'aujourd'hui. Nous allons partir pour une journée de chasse non-stop et nous retrouverons vers 17 heures pour plier le camp avant le retour. "Scarabée" partira chasser, comme hier, de l'autre côté de la crique, Xavier partira en longeant le fleuve et je vais m'enfoncer dans la forêt à 90° de la crique. Le déjeuner terminé, nous préparons nos affaires puis partons en chasse. Xavier est parti devant, en arrivant près du marais évité hier, je tombe sur ses traces dans la boue fraîche ainsi que sur les traces d'une grosse biche rouge.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je n'ai pas dû prendre assez à gauche et longe donc le marais pour m'éloigner des traces de Xavier et ne pas le déranger dans sa chasse.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Vu son allure de marche, il doit de toute façon être déjà loin. Je tombe rapidement sur les traces pas bien vieilles d'un tapir qui a traversé le marais et biaise vers le fleuve.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je longe un moment le marais en partant vers la gauche pour trouver un passage à sec et tombe sur une belle libellule bleue.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

J'avance doucement en chassant mais pas le moindre gibier en vue. Les zones de végétation épaisse alternent avec des zones bien dégagées au bord desquelles je me poste parfois un moment pour observer avant de me remettre en marche. Plus loin, je remonte sur une colline puis redescends doucement vers un nouveau marais où l'eau est moins présente et qui pourra être traversé sans me mouiller les pieds. Je me positionne un moment au bord du marais pour observer les alentours. De nombreux grands palmiers ont colonisé le secteur, le sol est couvert de grandes palmes sèches tombées, l'eau qui ruisselle doucement de flaque en flaque est très peu profonde. Au bout d'un moment, je décide de traverser pour aller jeter un coup d'œil de l'autre côté. J'avance doucement en cherchant les zones sèches et les racines pour poser mes pieds. Au moment où j'arrive sur l'autre rive, un fracas terrible retentit dans mon dos. Je me retourne alors et constate qu'une très grosse branche couverte de plante épiphytes vient de s'abattre au sol à l'endroit même où j'étais posté il y moins de 2 minutes. J'aurais pu être écrasé.

Je reprends ma progression lente et mes pauses d'observation mais le gibier est absent aujourd'hui. J'en profite pour observer la forêt et profiter, pour mon dernier jour, de cette ambiance particulière. Un petit lézard se camouflant parfaitement avec le sol forestier se débine devant moi.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Il fait très beau et chaud aujourd'hui, le sol couvert de feuilles mortes est craquant et bruyant. L'effet de surprise d’une approche est compliqué, je continue tout de même ma technique de chasse en essayant d'éviter les débris végétaux craquants. Un papillon transparent volette à mes pieds et se repose sur les feuilles mortes.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

En continuant, je tombe sur une petite crique étroite qui serpente dans la forêt, je la suis pour tenter de trouver un passage pour la traverser à sec et lève un grand tinamou sur la berge opposée dans une zone de végétation très dense. Je finis par trouver un passage et traverse, je pars dans la direction de fuite du grand tinamou mais il m’aperçoit trop tôt et se relève à quelques mètres sans que je puisse le voir au sol pour disparaître dans la forêt. Plus loin, je tombe sur un motmot houtouc perché à quelques mètres du sol devant moi. J'ai déjà vu ce bel oiseau très coloré lors du premier séjour en forêt mais je n'avais pas remarqué que les 2 plumes centrales de sa queue avaient une forme très particulière car elles sont plus longues que les autres mais possèdent une partie où la tige centrale est à nu. 

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je filme un moment ce motmot houtouc

puis éteins mon appareil photo, c'est alors que j'aperçois un second motmot juste un peu plus haut dans l'arbre. Ces oiseaux peu farouches me laissent passer près d'eux alors que je reprends ma progression. Le temps passe et je décide de faire une pause vers midi, Je m'assoie sur un tronc tombé au sol pour tenter un petit affût. Rapidement une ronde d'oiseau arrive et commence à tourner en piaillant autour de moi. Plusieurs petits oiseaux de différentes espèces s'agitent tout autour de moi quand un trogon à queue blanche vient se poser dans mon dos.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je tente de le filmer un peu et essaie de filmer aussi les autres oiseaux autour de lui.

Le temps passe à observer ces oiseaux mais rien ne vient à part eux. Je décide de quitter mon poste pour tenter de trouver la cascade dont m'a parlé Xavier. J'avance tranquillement quand je tombe sur une petite grenouille feuille dont le camouflage, sur le sol forestier est quasi parfait, je la prends dans ma main mais n'arrive pas à faire la netteté sur elle avec mon appareil photo.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je la relâche et continue. Un bruit d'eau emplit peu à peu la forêt et je finis par arriver à la fameuse cascade qui est en fait plus un petit rapide. Le décor est magnifique, un premier passage rocailleux

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

en précède un second plus court.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

En remontant un peu le long de la crique, je tombe sur une sorte de saignée fraîche bien maquée dans les feuilles mortes et la terre humide. En me rapprochant, je constate qu'il s'agit en fait d'une coulée fraîche de tapir dont les traces descendent de la colline vers la crique. Il a dû passer cette nuit. 

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je remonte un instant en suivant les traces vers le sommet de la colline mais le sol devenant plus sec, je perds vite les empreintes et abandonne cette piste pour continuer ma chasse en progressant tranquillement. Un peu plus loin, un bruit de feuilles me fait lever la tête. J'entre-aperçois alors des singes hurleurs qui se déplacent dans les branchages au-dessus de moi. Je me fige et les observe un moment. L'un d'eux vient alors vers moi et s'arrête dans une trouée des branchages au-dessus de moi à environ 20 mètres de haut. J'hésite, le singe hurleur est chassable en Guyane pour la consommation, plusieurs chasseurs ayant chassé dans le département m'ont dit qu'il fallait avoir chassé et mangé du singe pour avoir fait l'expérience de la Guyane. Le singe n'a toujours pas bougé, je sais qu'en tirant, je vais perdre ma flèche mais je me décide. J'arme mon arc et prends la visée, je ne crois pas trop à la réussite de mon tir. Le singe n'a toujours pas bougé, je décoche. Je vois bien partir ma flèche et entends distinctement l'impact. Elle a traversé le singe mais trop en arrière. Je l'ai bien vu rentrer dans l'abdomen et regrette déjà d'avoir lâché cette flèche. Touché par ma trilame Q.A.D exodus, le singe avance d'à peine 1 mètre sur la branche et s'immobilise en faisant le dos rond. Je l'observe impuissant en maudissant ma décision d'avoir décoché sur cet animal.

Des gouttes tombent sur les feuillages du sol forestier. Ses congénères se mettent alors à pousser les cris de fureur et s'agitent au-dessus de moi sans comprendre ce qui vient de se passer. Le singe se remet à avancer un peu et je le perds de vue dans le feuillage des arbres. Je décide d'enregistrer le cri des autres singes hurleurs qui est vraiment impressionnant.

Je m'en veux vraiment d'avoir décoché mais maintenant, il va me falloir récupérer mon singe hurleur et assumer jusqu'au bout. Je pars vers les gouttes tombées au sol et constate qu'il s'agit de contenu stomacal, pas la moindre goutte de sang. Au bout d'un moment à le chercher du regard, je finis par l'apercevoir. Il est immobile, tête vers le bas, dans la fourche d'un arbre d'environ 30 mètres de haut, à environ 20 mètres du sol. Sa queue s'est enroulée autour du tronc et sa main s'est crispée sur une branche. Il est mort mais est calé de telle façon qu'il ne peut pas tomber. Je décide d'attendre un moment en espérant le voir tout de même chuter. Le vent se lève et agite les arbres et j'ai bon espoir mais il est bien accroché et ne bouge pas d'un millimètre.

Les autres singes finissent par s'éloigner peu à peu et les cris s'estompent. Je regarde l'heure, il est 14 heures passé, le rendez-vous au camp est à 17 heures, je prends le point GPS du pied de l'arbre sur lequel est mort mon singe, jette un coup d’œil autour de moi pour mémoriser les alentours et prends en repère un gros arbre à contrefort puis pars d'un pas rapide vers le camp en me dirigeant avec ma boussole et mon GPS. En route, je fais décoller un gros oiseau et certainement démarrer un cariacou mais sans pouvoir réellement les identifier. Je finis par arriver au camp 750 mètres plus loin. Je suis trempe de sueur, je pose mon arc, enlève ma tenue 3D et attrape le sabre avant de repartir d'un pas rapide vers mon point GPS pris sous le singe. De retour sur la zone du tir, je ne retrouve pas mon singe, mon GPS m'annonce sa présence à quelques mètres, je m'éloigne, reviens, m'éloigne à nouveau et constate peu à peu que tous les arbres se ressemblent. Je finis tout de même par apercevoir mon singe toujours calé dans la fourche de son arbre. Il est 14h45, je commence à attaquer de couper l'arbre de plus de 20 cm de diamètre, au sabre, à environ 1,5 mètre du sol. Les coups de sabre s'enchaînent et je finis par venir à bout de l'arbre qui commence à craquer. Je me méfie pour ne pas qu'il me tombe dessus. Je le secoue et il finit par se rompre et tomber au sol mais il se cale en biais sur d'autres arbres. Malgré l'impact violent, le singe n'est pas tomber au sol et je l'ai perdu de vue dans les feuillages.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je tente de pousser le tronc pour le faire tomber au sol mais il s'est planté dans la terre et est trop lourd. Je décide d'en recouper un morceau et recommence à attaquer le tronc en biais à environ 2,5 mètres de la première coupe mais je tombe sur un nœud dans le bois et peine beaucoup plus que la première fois à en venir à bout. Au bout de 20 minutes environ, l'arbre commence à craquer et je finis de le casser en le secouant, le morceau tombe au sol et l'arbre descend un peu mais il est encore trop lourd pour que je puisse le faire bouger. 

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je recommence donc à couper le tronc incliné à 2,5 mètres du sol. Les coups s'enchaînent et la peau de ma main commence à se détacher, de grosses ampoules qui se sont formées commencent à se percer et à se déchirer et le contact du manche du sabre devient de plus en plus douloureux mais je dois continuer et récupérer mon singe pour revenir au camp à l'heure. La douleur de plus en plus vive m'oblige tout de même à changer parfois de main et à faire de courtes pauses. Je finis par venir à bout du tronc. Cela fait plus d'une heure que je donne des coups de sabre.

Je tente à nouveau de pousser le tronc, je le cale sur mon épaule et pousse de toutes mes forces et cette fois, il bouge. J'arrive ainsi à le pousser sur environ 5 mètres ce qui le fait encore descendre un peu mais les branches de 2 autres arbres plus petits le retiennent. Je ne peux pas le pousser plus. Je reprends donc le sabre pour commencer à couper les arbres qui le retiennent. Je m'attaque au premier, les vibrations provoquées par mes coups dérangent un iule de près de 20 cm de long qui grimpe sur le tronc jusqu'à la zone de coupe.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je l'attrape et le pose au sol alors qu'il s'est roulé en boule pour éviter de le couper puis je reprends mes coups de sabre et finis par tomber ce 2ième arbre qui libère un peu l'autre tronc qui descend encore un peu mais toujours pas de singe en vue. Je m'attaque donc à un troisième arbre qui retient encore mon arbre. A croire que ce singe veut vraiment me faire payer mon tir. Ma main est très douloureuse, la peau est partie à 4 endroits. Le temps passe et je tente de couper le plus vite possible, déjà presque 2 heures que je coupe des arbres. Entre 2 coups, il me semble entendre une voix puis je reconnais la voix de Xavier et lui répond. Il était dans son hamac au camp quand je suis passé chercher le sabre tout à l'heure et m'entendant taper depuis tout à l'heure il a décidé de venir à ma rencontre. Je le guide à la voix tout en finissant de couper le 3ième arbre.

L'arbre à terre, je recommence à pousser le gros tronc et parviens à le descendre encore un peu et recommence à en couper un bout. Quand Xavier arrive je lui explique la situation. Il décide de me remplacer pour terminer de couper le morceau du tronc qui en s'abattant au sol dégage cette fois le singe qui n'est maintenant plus qu'à 5 ou 6 mètres du sol. Xavier décide alors de couper une longue perche et parvient ainsi à dégager le singe qui tombe alors au sol. Je ramasse ma prise et nous rentrons, Xavier avance sans même consulter le GPS. En chemin Xavier entend démarrer un gros animal sans que nous puissions le voir. "Scarabée" tape au loin sur un arbre à contrefort et cri pour nous guider vers le camp. Nous finissons par arriver. Je suis exténué. "Scarabée" est dégoûté de me voir rentrer avec un singe : "tu as tué ton cousin !", "Je préfère être bredouille que d'avoir fléché un singe". Je suis loin d'être fier de ma prise et de ma mauvaise flèche et ces paroles finissent de me conforter dans cette amertume et de me faire encore plus regretter mon tir. Jamais dans ma vie d'archer je n'ai regretté à ce point d'avoir tiré un animal.

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En m'attendant, mes collègues ont déjà plié le camp et nous finissons de charger la barque avant de partir. Je quitte mon T-shirt trempé et enfile un sweet pour le retour. Je mets ensuite mon singe au frais dans la glacière avec les 2 aïmaras. Xavier pensait pouvoir chasser les cochons bois sur le retour mais il est déjà tard et il fera très vite nuit. Sur le chemin du retour, Xavier m'explique que bien que les singes soient chassables, il se bat depuis des années pour que ses amis chasseurs ne les tirent plus et m'explique également que les singes hurleurs ont un faible taux de reproduction et un fort attrait touristique et que leur présence en forêt permet de faire tomber des fruits pour les autres animaux et permet une dissémination des graines contenues dans leurs excréments. Je ne suis pas prêt de recommencer à tirer un singe. Xavier est tombé sur un secteur où les pécaris étaient passés peu de temps avant

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

mais il n'a pas réussi à les recouper, il a également vu beaucoup de traces de biche rouge dont une qui est venue manger des fruits à 50 mètres du camp pendant la nuit dernière. "Scarabée", de son côté a réussi à prendre une très belle photo du même lézard que celui que j'ai photographié sur le premier séjour,

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il a également trouvé de belles traces de tapir

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et a pu également photographier une très belle tortue charbonnière.

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Cependant, il n'a pas eu d'occasion de tir. La barque file sur le fleuve et j'ai l'impression que j'ai un peu plombé l'ambiance du séjour. "Scarabée" est silencieux à l'avant de la barque alors que le ciel se teinte de couleurs rosées alors que le soleil se couche peu à peu.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

La nuit finit par tomber et un très fin croissant de lune orienté vers le bas et accolé à une grosse étoile se lève. Je n'avais jamais vu un tel croissant de lune et une étoile si brillante et si proche de cet astre.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

La nuit noire s'installe et "Scarabée" doit éclairer l'avant de la barque pour surveiller les rochers. Nous arrivons au débarcadère éclairé par une très forte lumière produite par un éclairage situé sous le pont. Xavier nous explique que ce dispositif est destiné à piéger une sorte de papillon produisant une sorte de poudre très irritante pendant son volet provoquant la papillonite. Nous accostons et déchargeons nos affaires pour charger le pickup que Xavier part chercher. Ce soir "Scarabée" a prévu d'aller voir des amis à lui présents en Guyane et nous le laissons donc ici où ses amis vont venir le chercher. Xavier a décidé que nous allions aller faire une petite virée au caïman avant de rentrer. Nous partons donc tous les 2 pour un coin que Xavier connaît bien. Arrivés sur place, nous mettons la barque à l'eau et embarquons toutes les affaires pour éviter de nous les faire voler puis commençons à remonter le fleuve. Les nuages ont remplacé les étoiles et il tombe quelques gouttes par moment. Nous naviguons un moment sans voir de caïman puis en repérons un, je me prépare et me lève pour le flécher. Je ne vois pas s'il est gros, j'arme, allume ma lampe et commence à viser mais Xavier me parle et je comprends qu'il est trop petit. Je ne décoche donc pas et le caïman plonge, Xavier me demande pourquoi je n'ai pas tiré et je lui explique que j'ai compris qu'il était petit. Il me disait en fait de ne pas tirer s'il était petit mais il était bien plus gros que tous ceux que j'ai fléchés sur ce séjour. Je me rassoie dépité.

Un peu plus loin, Xavier repère un autre caïman posé sur la berge, tête orientée vers l'eau. Nous le dépassons sans qu'il bouge, je me prépare alors que Xavier manœuvre pour faire demi-tour. Il revient doucement sur l'animal qui ne bouge toujours pas. Je me lève, et arme mon arc puis allume ma lampe d'arc et prends la visée sur le saurien. Je laisse la barque se rapprocher doucement en pensant à ce que m'a dit Xavier. Nous ne sommes plus qu'à 2 ou 3 mètres du caïman et une fenêtre large s'ouvre au travers des branchages. Je décoche et touche ma cible qui plonge avec ma flèche. Je rembobine mon câble et décide d'accoster pour l'achever. Xavier avance le nez de la barque sur la petite plage de sable où je descends avec le sabre. Je remonte alors le caïman sur la berge, lui ferme la gueule avec la main, dégage ma flèche en dévissant la pointe puis lui tranche la nuque avec le sabre. Je lui scotche ensuite le museau, revisse ma pointe et remonte sur la barque en vérifiant bien que je n'oublie pas le sabre. Je cale le caïman entre la glacière et la coque de la barque.

Une pluie épaisse commence à tomber et il nous faut nous équiper de nos tenues pluie. Un peu plus loin Xavier repère un œil rouge à l'entrée d'une crique et me l'annonce avant de faire demi-tour. Je me prépare, nous rentrons doucement dans la crique sous une pluie battante en balayant le secteur avec les faisceaux de nos frontales sans voir le caïman quand, tout à coup, je l'aperçois contre la berge de gauche. Il est tourné face à moi et je ne vois que sa tête. J'arme, allume ma lampe d'arc, vise et décoche. Touché, le caïman plonge. Il sera plus facile de le maîtriser sur la rive, je demande donc à Xavier s'il peut me rapprocher du bord mais les troncs bloquent le moteur, je rame donc pour accoster.

Une fois à terre, je rembobine mon câble. Le caïman lute et zigzague sous l'eau avant de refaire surface contre la berge à mes pieds. Le câble est tendu, je l'attrape à la main pour empêcher le caïman de repartir. Xavier qui a vu que le reptile était piqué juste à une patte me dit de faire attention qu'il ne se dégage pas. J'attrape la flèche et la pique dans le sable pour ne pas prendre le risque de la voir se détacher. Le reptile se débat furieusement gueule ouverte et je cherche un bâton pour le lui faire mordre et en profiter pour lui fermer la gueule mais, le bâton trouvé, je n'arrive pas à le lui faire mordre. Xavier veut me faire passer le sabre mais je saisis le museau du caïman et le soulève puis retire ma flèche qui ne le tenais que par l'épaule en dévissant ma pointe.

Je relâche alors un peu ma garde et le caïman en profite pour se débattre et une de ses dents m'enlève un petit bout de peau au bout d'un doigt. Je ne l'ai pas lâché et lui ferme la gueule avec du scotch puis récupère le sabre et l'achève en lui tranchant la nuque. Je rembobine mon câble, revisse ma pointe et remonte dans la barque avec mon arc et le caïman que je pose sur un côté de la barque. M'apercevant que j'ai oublié le sabre, je fais demi-tour pour le récupérer puis nous repartons.

Plus loin Xavier repère un autre caïman, le plus gros de la soirée. Il est contre la berge de gauche et nous laisse passer. Xavier manœuvre alors que je me prépare. Je me lève alors que Xavier revient vers le caïman. Il est plein travers contre la berge. J'arme, allume ma lampe et prends la visée puis décoche sur lui à 3 ou 4 mètres mais je passe dessous. Il n'a même pas bougé, je rembobine mon câble mais ma flèche est plantée dans la rive et j'ai beaucoup de mal à la récupérer. Je décide de flécher le caïman à la flèche chasse mais Xavier m'en dissuade car il craint qu'on perde le reptile qui risque de couler. J'insiste donc pour récupérer ma flèche pêche et finis par faire plonger le caïman. Je lutte encore un instant car ma flèche qui finit par sortir de la berge s'accroche à une branche. Xavier m'annonce que le caïman est ressorti un peu plus loin. Il me rapproche et je dégage ma flèche.

Je me reprépare et nous recommençons une approche sur le caïman à nouveau plein travers. Je me lève, arme, allume ma lampe, vise et décoche de près mais le manque encore. Cette fois, il plonge rapidement et je récupère ma flèche sans comprendre comment j'ai fait pour manquer 2 flèches aussi faciles. Xavier m'annonce que le caïman est à nouveau en surface, je n'en reviens pas, il est complètement inconscient. Nous l'approchons doucement alors qu'il nage en surface pour se caler sur une branche qui descend dans l'eau. Il est calé et se présente de dos, dépassant de l'eau jusqu'aux épaules. Je vise au-dessus des épaules et décoche. Cette fois, ma flèche a touché le caïman qui plonge mais remonte vite en surface. Ma flèche a, pour la première fois, complètement traversé le reptile qui est enfilé sur le câble. Je tente de le ramener mais le câble est emmêlé dans les branches. Je finis par dégager le câble et ma flèche libérant le reptile qui s'avance en pleine eau sur le fleuve tout en restant en surface. Je rembobine mon câble mais il se débat furieusement et vient se caler contre la barque. Je décide de le laisser repartit et de le flécher avec une lame de chasse pour en finir. J'attrape la première flèche de mon carquois, c'est une lame mécanique, je décide de la tirer quand même. Le caïman qui s'est avancé un peu sur le fleuve est un peu loin. Je le ramène un peu en tirant sur le câble. Me redresse, arme allume ma lampe d'arc, vise et décoche le touchant comme je le voulais au cou. Ma flèche remonte en surface avec son encoche lumineuse rouge. Le caïman, qui a plongé, remonte un peu plus loin mais saigne beaucoup. Il tente de se maintenir en surface mais coule à pic.

Je le ramène avec mon câble et le remonte facilement sur la barque car il est mal en point. Il ouvre tout de même la gueule et je la lui ferme avec le rouleau de scotch avant de dégager ma flèche que je dois repasser au travers de l'animal en enlevant la pointe.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Je pose ensuite le caïman dans la barque et l'achève avec mon opinel puis revisse ma pointe et rembobine mon câble. Les 3 caïmans auxquels j'ai droit sont morts, nous rentrons. Sur le retour, nous ne verrons pas d'autre caïman. La barque sur la remorque, nous reprenons la route pour Kourou. Xavier repère un gros pian sur le bord de la route et me le montre. En arrivant chez Xavier nous retrouvons "Scarabée" qui est déjà rentré. Nous déchargeons les affaires et rangeons un peu puis je pars vider mon singe avant de le remettre au frais. Je m'occuperai de le préparer demain ainsi que mes caïmans.

Nous partons manger un bout, de bonnes ailes de poulets préparés par la Doudou de Xavier et le reste du pac du repas avec les chasseurs. La chasse m'avait fait un peu oublier ma main mais alors que, après ce bon repas, je pars me doucher le contact du savon sur la chair a vif est très désagréable.

Chroniques Guyanaises, dernier jour en forêt, 22 mars 2015

Ma douche terminée, je pars me coucher.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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