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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 21:19

Ce soir, je pars chasser sur Labéjan en sortant du Boulot. Je me gare en haut de la côte, près de la ferme qui surplombe le lac. Je me prépare rapidement puis descends vers le lac, ce soir le temps est incertain et le vent souffle fort du bout du lac vers la digue. Je décide d'en profiter pour commencer par chasser dans la parcelle de maïs au bout du lac, côté droit. Je rattrape rapidement la berge de droite puis marche rapidement jusqu'au maïs et commence à remonter en le suivant pour rejoindre le premier passage de canon. Je m'avance tranquillement dans ce dernier en contrôlant des 2 côtés, les premiers rangs qui sont perpendiculaires aux passages et me donnent une vision de 10 à 15 mètres de part et d'autre. Les sillons deviennent ensuite parallèles aux passages et forment un mur au travers duquel il est difficile de voir un animal. Je presse donc le pas pour arriver au sommet de la bosse qui coupe le champ en 2 et voir ainsi de l'autre côté jusqu'au bout du passage. Rien en vue, je fais demi-tour et rejoins le second passage de canon rapidement pour procéder de la même façon. Les passages sont marqués de pieds de chevreuils et de sangliers plus ou moins frais. Je fais de même pour tous les autres passages jusqu'à arriver au dernier. Cette fois, je continue ma progression jusqu'au bout du passage et finis ma progression tout doucement pour contrôler les derniers rangs qui sont perpendiculaires aux passages. Tout à coup, un gros chevreuil démarre à 6 ou 7 mètres sur ma droite et j'ai à peine le temps de le voir se débiner sans voir sa tête. Le bruit de sa fuite cesse presque immédiatement et je continue à avancer tout doucement, prêt à armer, pensant le revoir mais j'arrive au bout du passage sans le voir. Je remonte pour jeter un coup d'œil sur le haut du champ mais pas de chevreuil.

Je redescends en longeant le maïs quand je me rends compte qu'au milieu du chant se trouve un rond de 50 m² environ ou le maïs n'a pas poussé et où se trouve une végétation dense idéale pour abriter un animal. Je suis à mauvais vent mais je décide de tenter d'y jeter un coup d'œil. Je prends un sillon aligné avec le bas de la zone et le longe jusqu'à cette zone ou je trouve des coulées de sangliers mais pas de chevreuil. Demi-tour, je finis de rejoindre le bord du ruisseau d'alimentation du lac et le longe jusqu'au passage busé où je le traverse. Je rejoins ensuite la bordure du grand bois et la suis rapidement pour rejoindre une zone de tournesol plus loin. En arrivant à 100 mètres de l'angle du bois, je remarque une tâche rousse entourée de tâches plus grises sur la bande enherbée qui borde le roncier qui marque l'angle du bois. Je pense à des chevreuils mais n'y croit pas trop et me dis qu'il s'agit certainement d'une grosse branche morte tombée là à cause des vents forts de ces derniers jours. Je continue à avancer rapidement sans me cacher quand il me semble voir bouger et distinguer un chevreuil couché, peut-être 2. Je stoppe net mais une chevrette et ses 2 petits en profitent pour se lever et détaler. Je n'ai pas assuré, la chevrette et un jeune remontent à droite en passant l'angle du bois alors que le second chevrillard continue tout droit puis se rendant compte de son erreur il stoppe 100 mètres plus loin et regarde vers moi puis cherche sa famille. J'attends un peu mais il prend à l'opposé du bois et je le perds de vue derrière le relief du champ. J'avance doucement au cas où la chevrette et le chevrillard seraient restés derrière les ronces mais, arrivé au coin du bois, je ne les vois pas, par contre le chevrillard est en crête du champ sur ma gauche et regarde vers moi. Je remonte le talus abrupt à ma droite, par un passage de blaireau pour suivre le bois et commence à remonter quand, le relief se dégageant, j'aperçois la chevrette et son jeune qui m'observent plus de 100 mètres plus haut avant de déguerpir pour rentrer au bois.

Je continue à remonter et biaise à gauche pour rattraper le chemin de terre qui longe la crête. Une fois sur le chemin, je le longe en direction du tournesol. Je jette un coup d'œil dans la combe travaillée de droite entre le grand bois et un bosquet. Rien en vue, je continue et arrive au bord des tournesols desséchés sous lesquels pousse de la luzerne. C'est un secteur très fréquenté par les chevreuils. J'avance jusqu'à arriver en face d'une longue pointe de ronce d'environ 100 mètres qui démarre du coin du bosquet entouré par le tournesol et situé à environ 200 mètres en contrebas. Elle remonte vers le chemin et couvre un talus trop pentu pour être cultivé. Je m'avance doucement dans le tournesol et rejoins la droite de la bande de ronces pour la longer doucement en scrutant les alentours. Pas de chevreuil ce soir, je passe le coin du bois et prends à gauche en le suivant. Le tournesol n'a pas bien poussé dans le secteur et la luzerne fait une bande de 10 mètres environ entre le bois et le tournesol. Je surveille aussi l'intérieur du bois assez clair. Toujours rien, le bois bifurque à nouveau à droite vers le fond de la combe. J'aperçois, à environ 300 mètres, 2 chevreuils qui descendent du champ de soja vers le fond de la combe. Je descends vers le fossé qui longe le fond de la combe à travers le tournesol envahi, dans le secteur, par de la végétation haute puis le suis pour me rapprocher des animaux. Une haie épaisse qui descend du versant gauche bifurque ensuite pour suivre la gauche du fossé en longeant le soja. Elle me fait un écran me permettant d'avancer à couvert un moment. Arrivé au coin de la haie, le fossé devient plus profond et se remplit d'eau, je passe donc sur la bande enherbée à sa droite. Au moins un des chevreuils que j'avais perdu de vu un moment est toujours là mais il semble remonter. Je m'avance voûté en surveillant le chevreuil mais le perds brusquement du vu, est-il passé dans la végétation haute de la friche qui borde le soja ou s'est-il couché ? Je finis par apercevoir ses oreilles dépassant de la culture. Il s'est donc couché et regarde vers moi. La haie s'éclaircie et devient de moins en moins haute en se rapprochant des chevreuils et je décide de finir l'approche à genoux mais je me rends vite compte que je fais trop de bruit en progressant ainsi. Les chevreuils sont encore à 100 mètres, je me redresse et tente de continuer à progresser voûté mais les chevreuils me repèrent et se lèvent pour filer à travers la friche pour bifurquer rapidement en direction du fossé, ils vont certainement le traverser au niveau du passage le plus fréquenté, derrière un arbre isolé.

Les derniers buissons de la haie leur cache ma silhouette, je prends le pas de course pour tenter de les couper mais ils sautent le fossé et passent derrière la bande étroite de tournesol que je longe et qui est bordée par un bosquet environ 10 à 12 mètres sur ma droite. Un autre chevreuil surgit de la friche et file droit devant lui. Je ralentis mais continue à avancer rapidement au cas où les animaux seraient toujours dans le secteur. Au moment où j'arrive au bout du tournesol, avant la combe travaillée qui remonte vers le chemin de crête, j'entends des piaulements caractéristiques et aperçois le chevrillard qui revient en longeant le bosquet au-dessus de moi. Je m'avance rapidement de 2 mètres dans le tournesol et me prépare. Le chevrillard vient s'arrêter pile en face de moi, au niveau d'une grosse trouée qui rentrer dans le bosquet. Il regarde derrière lui. J'arme rapidement et prends tout aussi vite la visée avant de décocher. Un impact sourd retentit mais ma flèche me semble trop en arrière. Le chevrillard fonce dans le bosquet en faisant craquer la végétation sèche. Le calme revient.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je contourne le tournesol et me rapproche doucement de l'endroit où se trouvait le chevrillard. Je trouve rapidement un peu de contenu intestinal ou stomacal mélangé avec du sang et posé sur une branche à l'endroit où est rentré mon chevreuil. C'est bien ce que je craignais, ma flèche est trop en arrière.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

En regardant un peu plus à gauche, je trouve des projections de sang, c'est l'endroit du tir.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Le vent souffle dans mon dos et, rapidement, les ronces sèches de l'épais taillis se mettent à craquer, le chevreuil n'était pas loin et il vient de redémarrer. Le bruit se déplace lentement vers la lisière gauche du bois et je décide m'éclipser pour revenir plus tard. Je pars donc vers la combe travaillée à ma gauche et en arrivant au coin du bosquet, un mouvement attire mon regard dans le bois d'en face. Je me fige et aperçois le chevrillard au travers des branchages. Une tâche sombre colore son flanc en arrière des côtes et il fait le dos rond. Immobile un moment, il regarde vers moi.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je reste un moment immobile en espérant le voir tomber mais il finit par s'enfoncer péniblement dans le bois. Je décide de le laisser tranquille un bon moment avant d'attaquer la recherche. Je fais demi-tour et pars chercher ma flèche puisque je ne risque plus de déranger le chevrillard. Je rentre par la coulée prise par le chevrillard et aperçois ma flèche à environ 4 mètres de la lisière, fichée au sol. Le sang qui la couvre n'est pas propre.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je décide de continuer à chasser pour passer le temps. Je traverse le fossé du fond de combe et prends à droite dans la friche pour longer le fond du grand bois mais en regardant vers la crête, j'aperçois un gros chevreuil qui dépasse à peine du coin droit du bosquet de crête. Je fais donc demi-tour pour repasser à couvert derrière le bosquet. Une fois en alignement avec le bosquet, le chevreuil ne peut plus me voir. Le vent s'est beaucoup calmé et ne souffle plus que par intermittence. Je remonte vers un premier bosquet juste séparé du bosquet derrière lequel se trouve le chevreuil par une bande d'herbe.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je progresse rapidement jusqu'au bord du premier bosquet puis me décale doucement vers l'angle droit où je me penche doucement. Le chevreuil est toujours là, c'est un brocard, il est coutumier du secteur, je le vois régulièrement autour de ce bosquet. Il dépasse à moitié de derrière le bosquet suivant et est encore partiellement caché derrière une petite pointe de ronces qui part de l'angle du bosquet et avance sur environ 10 mètres en suivant la cassure de la pente qui sépare la parcelle de soja qui couvre le plat au-dessus du bosquet et la friche pentue qui descend jusqu'au fond de la combe. Je longe doucement le premier bosquet en m'arrêtant à chaque fois que le brocard relève la tête pour regarder autour de lui et arrive facilement jusqu'à la bande d'herbe qui sépare les 2 bosquets. Je me décale à gauche pour la traverser, caché par le bosquet suivant, puis rejoins à nouveau l'angle droit pour tenter d'apercevoir le brocard. Il est toujours là. Je commence donc à longer très lentement le second bosquet mais le brocard finit par faire demi-tour et disparaît tranquillement derrière le bosquet. Je continue à remonter tranquillement en espérant le surprendre en arrivant au bord du soja mais au moment où je peux voir le dessus du bosquet, je ne vois pas le brocard. Je commence donc à longer tout doucement le haut du bosquet dont l'arrondi sortant me cache l'angle suivant. Tout à coup, un animal démarre dans le bosquet puis un second, certainement que le brocard était rentré à couvert et qu'il était comme souvent avec la chevrette du secteur. Je presse le pas jusqu'à l'angle suivant mais ne vois rien sortir. Le ciel devient très menaçant et un vent fort se relève, il va pleuvoir dans pas longtemps. Cela fait 40 minutes que j'ai tiré mon chevrillard, je décide d'attaquer la recherche pour ne pas risquer de perdre les traces de sang s'il se met à pleuvoir. Je redescends vers le fond de la combe. Un chevreuil surgit du bois de gauche et traverse la combe au galop pour rentrer dans le bosquet de droite, il n'a pas l'air blessé. C'est peut-être la chevrette de tout à l'heure. Je franchis le fossé puis biaise à gauche vers le bordure du bois en direction d'une grosse coulée où le sol est dégagé et par laquelle le chevrillard est certainement rentré au bois.

Arrivé au départ de la coulée, je cherche d'éventuelle traces de sang mais n'en vois pas, je remonte cette dernière pour rentrer dans le bois et tombe sur une première goutte de sang sur les feuilles mortes qui tapissent le sol.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Au sommet du talus, je tombe sur 2 gouttes de sang sur la coulée, malgré les 50 mètres de fuite déjà parcouru par le chevreuil, le sang est peu abondant.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

A l'endroit où le chevreuil était arrêté, quelques gouttes de sang sont tombées au sol mais par rapport au temps que le chevreuil a passé à cet endroit, il n'y a pas grand-chose, la piste au sang ne s'annonce pas facile et pour rajouter à la difficulté, j'ai oublié ma frontale à la voiture et en sous-bois il fait déjà sombre.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Les gouttes sont espacés de 1 ou plusieurs mètres et je n'arrive pas à suivre facilement la piste. Le chevreuil qui semblait partir en longeant la lisière sur une grosse coulée a finalement bifurqué à droite pour remonter dans le bois sur une coulée peu marquée. J'avance presque avec les nez au sol pour palier à la luminosité décroissante et au peu d'indices. Ma chance est que les gouttes sont souvent grosses.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Un peu plus loin, je retombe sur une autre reposée debout.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Tout à coup, il me semble entendre un bruit de pas au-dessus de moi dans le bois. Je me fige et tends l'oreille mais le bruit cesse rapidement et je ne vois rien. Je pense qu'il s'agit peut-être du vent. La piste monte un peu sur 20 mètres puis biaise doucement à gauche sans vraiment suivre de coulée avant de rattraper une grosse coulée et de la suivre un moment. J'avance goutte par goutte d'environ 50 mètres sur cette coulée puis perds la piste. Je marque le dernier sang puis contrôle les coulées qui partent en éventail dans le bois mais impossible de trouver du sang. Je contrôle et recontrôle chaque coulée en avançant de plus en plus lentement et de plus en plus près du sol puis finis, après de longues minutes, à me poser pour réfléchir. Une coulée marquée part à 90° sur ma droite, je commence à m'avancer doucement en la suivant et finis par trouver du sang à environ 10 mètres de la dernière goutte. La recherche repart, les gouttes sont espacées de plusieurs mètres puis 2 ou 3 gouttes se suivent parfois mais, dans la pénombre croissante, je progresse assez lentement. Petit à petit, j'avance. Au bout d'environ 80 mètres sur cette coulée qui biaise vers l'angle du bois, le sang devient un peu plus abondant et ma recherche s'accélère un peu pour me faire ressortir sur la combe travaillée au coin du bois mais, sorti du bois, impossible de retrouver du sang. Je décide d'aller contrôler les entrées des coulées du bosquet de l'autre côté de la combe. Je commence par une très grosse coulée au milieu du bosquet qui traverse un fossé au fond duquel les sangliers viennent souvent se baigner. Des tâches sombres attirent mon regard sur la lisière du bois, sur le sol, dans la coulée. Je franchis le fossé d'un bon et trouve des gouttes de sang. Il fait trop sombre pour reprendre la recherche sans éclairage. Je décide de repartir chercher ma voiture où j'ai laissé ma frontale. Je remonte donc vers le chemin de crête puis le suis jusqu'à ma voiture qui se trouve à plus 1 km. Je reviens ensuite avec mon véhicule et me gare sur le chemin de terre au-dessus du bosquet, prends mon arc et ma frontale et redescends pour reprendre ma recherche.

Arrivé à la coulée, j'allume ma frontale, retraverse le fossé et commence à suivre le sang qui remonte en biaisant à droite sur une grosse coulée mais au bout de 30 mètres environ le sang s'arrête, je continue un peu sur la coulée sans le retrouver. Je reviens donc aux dernières gouttes, cherche sur les côtés de la coulée et finis par me rendre compte que le sang descend dans le sale sur la droite de la coulée. Les gouttes sont assez régulières et je les suis facilement sur environ 30 mètres de plus quand 2 yeux blancs s'allument dans le faisceau de ma frontale. Mon chevrillard est là couché devant moi. Il est toujours vivant. Je m'approche tout doucement jusqu'à 6 ou 7 mètres, arme mon arc et tente de viser mais son ombre portée me cache mon chevrillard, je désarme. Je prends donc ma frontale dans ma main qui tient l'arc, réarme mon arc et tente de diriger le faisceau pour éclairer le chevrillard. Je cherche ensuite une fenêtre de tir au travers des branchages et tente de prendre ma visée puis décoche. L'impact cassant retenti mais le chevrillard ne se relève pas. Il se débat à peine au sol puis s'immobilise. Je me rapproche et me rends compte que ma flèche est rentrée plus en arrière que je voulais. Elle rentre dans le cuissot en cassant le fémur et ressort dans l'épaule opposée pour se ficher au sol ce qui l'a empêché de ressortir de plus de 15 cm et a maintenu le chevrillard affaibli au sol.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je n'avais pas réalisé que l'animal était de 3/4 arrière et le pensais plus plein travers. La nuit est trompeuse. Je dégage mon chevrillard puis récupère ma flèche avant de réaliser quelques photos souvenir avant le retour à ma voiture.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

La recherche aura été longue et compliquée et le chevrillard est venu se coucher prés de son point de départ.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Alex

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 22:01

Ce soir, je décide d'aller faire un tour sur une commune où j'ai hérité d'un bracelet de tir d'été non réalisé, j'y ai chassé quelques fois durant le mois d'août mais mes sorties n'ont rien donné. Je ne connais pas ce territoire et chasse en me repérant sur une vue aérienne que j'ai imprimée et faite validée par le président de la société de chasse. Le territoire est peu boisé et les champs de tournesol et de maïs arrosés au pivot alternent avec des champs travaillés et des chaumes, c'est à dire que soit les chevreuils sont invisibles, soit ils me voient arriver de loin. De plus, je n'ai pas vu beaucoup de brocard durant cette période. Ce soir, je décide de chasser autour d'une zone entourant une bande de bois serpentant en crête. Je me gare près de la route, au coin d'un champ de tournesol et me prépare, le vent est dans mon dos, je vais marcher un moment jusqu'à un grand bois à 2 ou 3 km puis reviendrai en chassant par-dessus la ligne de bois qui serpente en crête pour chasser à bon vent. Je pars donc en longeant la bande enherbée entre le tournesol et un petit ruisseau.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

J'avance tranquillement en surveillant les alentours sans voir d'animaux jusqu'à arriver à une route goudronnée. Je continue donc en suivant la route. Au loin, le grand bois est bordé par une grande parcelle de tournesol. Tout à coup, j'aperçois 2 chevreuils à 400 mètres environ, dans l'ombre de bois qui longe la crête, dans un chaume de blé reverdit par les repousses. Je ne peux pas les approcher directement et décide de continuer un peu pour faire une boucle en suivant des haies qui se trouvent un peu plus loin et revenir ainsi vers eux à couvert. Je continue donc à suivre la route un moment pour passer derrière une grosse haie qui part de la route et suit la bordure d'une parcelle de tournesol. De l'autre côté de cette haie, les parcelles sont des chaumes entrecoupés de haies ou de bandes de ronces. En jetant un coup de d'œil sur ce secteur, j'aperçois au loin, à environ 600 mètres, une tâche rousse au milieu d'un chaume couvrant un penchant situé sous un bois de crête. Je décide de me rapprocher, je commence à longer la haie un moment quand du bruit dans cette dernière me fait stopper net, je regarde à ma droite et aperçois plusieurs gros rats se débinant dans la haie, l'un d'eux se plante plein travers près de moi mais je ne suis pas là pour lui et je reprends ma progression. La haie qui borde le bas du grand chaume me cache maintenant la tâche rousse et je décide de couper à travers chaume, à découvert pour rejoindre cette haie qui se termine en bourrelet de ronce de 1,5 m de haut environ. J'avance tranquillement en essayant de ne pas trop faire craquer la végétation sous mes pas et rejoins ainsi la haie.

Je me décale doucement à droite, jusqu'à ce que la hauteur de la haie me permette de voir le grand chaume derrière puis me poste pour observer un moment. La tâche rousse a disparue, j'insiste et cherche encore au cas où un chevreuil serait couché au milieu de ce grand chaume quand j'aperçois une toute petite tache rousse qui dépasse à peine du chaume. Peut-être des oreilles mais cette tâche est à 300 mètres environ et, sans jumelle, je ne suis pas sûr de mon interprétation. J'ai pris mon Buttolo à la poche et décide de tenter quelques appels. Dès les premiers couinements, un chevreuil se lève dans le chaume à environ 300 mètres mais plus à gauche que la tâche rousse. Il regarde vers moi sans me voir et je n'arrive pas à dire si c’est une chevrette ou un jeune brocard. Je tente encore des appels, le chevreuil fait péniblement un pas vers moi. Quelque chose ne va pas, il semble déséquilibré du train arrière. Je continue à appeler mais après 2 ou 3 pas pénibles dans ma direction, le chevreuil fait demi-tour et commence à remonter vers le bois en broutant. Je le regarde un instant s'éloigner puis décide de tenter le tout pour le tout, je change l'intonation de mes appels qui deviennent brefs et puissants. Le chevreuil se retourne et commence à venir vers moi en boitant sévèrement. Je continue mes appels, le chevreuil arrive quelques pas par quelques pas, en marquants des pauses pour regarder vers moi. Je garde son attention en continuant mes appels et petit à petit, il arrive sur moi. Je finis par identifier une chevrette. Le vent souffle dans mon dos et j'espère qu'elle ne va pas couper la direction du vent en descendant.

Elle vient s'arrêter à environ 50 mètres, presque dans la direction du vent et je crains de la voir partir mais alors que j'appelle encore elle reprend sa marche vers moi. Elle arrive de plus en plus décidée mais toujours en boitant sévèrement et je finis par me rendre compte qu'une de ses pattes arrière est amputée au niveau de l'articulation. Ses pauses s'espacent et elle se rapproche de plus en plus rapidement malgré le vent qui ne m'est pas favorable. Je décide de la filmer un peu mais la voyant arriver rapidement, je coupe rapidement mon appareil photo pour reprendre mon arc.

La chevrette qui marquait jusqu'à présent des arrêts fréquents vient maintenant droit sur moi sans arrêter mais en boitant sévèrement et je crains de ne pas pouvoir tirer sil elle s'arrête derrière les ronces. J'arme doucement mon arc alors qu'elle est à moins de 5 mètres derrière les ronces et elle finit par s'arrêter à moins de 4 mètres de 3/4 face. Je la distingue au travers des ronces mais ma fenêtre de tir est minuscule. J'aligne ma visée sur son épaule et décoche. Sans voir mon atteinte, j'ai bien entendu l'impact et la chevrette file derrière la haie sur ma gauche. 20 mètres sur ma gauche, la haie fait un angle droit et bifurque à droite. La chevrette qui a suivi la haie réapparaît à environ 40 mètres, elle titube et tend la tête vers le ciel, pousse quelques sortes d'aboiement éraillés puis s'effondre. Un brocard surgit alors du bois en crête et traverse le chaume pour rentrer à environ 80 mètres dans la haie en aboyant. Il aboie un moment derrière la haie. La chevrette se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je quitte mon poste et pars à sa rencontre. Je récupère au passage ma flèche fichée au sol. Un morceau de poumon sort par la plaie d'entrée de ma flèche. Le brocard aboie encore un moment avant de s'éloigner.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

L'état sanitaire de l'animal ne semble pas très bon, elle pèse à peine le poids d'un gros chevrillard de fin d'année, ses côtes sont dessinées sous son pelage. Je me rends alors compte que j'ai oublié le bracelet à ma voiture, je repars donc la chercher après une petite séance de photos souvenir en laissant la chevrette sur place.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

Je reviens, un moment après, pour apposer le bracelet alors que la nuit tombe et en profite pour examiner un peu plus son moignon. La patte est coupée 10 centimètres sous l'articulation

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

la blessure est ancienne, certainement due à une balle ou des plombs. Le moignon est bien cicatrisé et la chevrette s'appuyait dessus pour marcher.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

Au dépeçage, je constate que la patte arrière amputée est atrophiée au niveau de la cuisse et que les poumons de l'animal sont infestés de long vers blanc d'environ 10 cm et très fins. Je suis très content d'avoir fléché cette chevrette plutôt qu'un brocard en pleine santé.

 

Alex

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 10:42

Ce matin, je décide d'aller faire un tour sur Labéjan pour faire un petit tour de repérage avant l'ouverture de demain. J'ai récupéré 5 bracelets de tir d'hiver pour cette saison et cela fait plusieurs jours que je tourne dans le secteur pour chasser le renard mais aussi pour connaître un peu la population de chevreuil qui a pas mal baissé. Je me gare sous la digue du lac un peu avant 7 heures, me prépare et pars en longeant la droite du lac. Des canards décollent en cancanant et font une boucle pour revenir me passer au-dessus par petits groupes. Dans la faible luminosité, j'aperçois une masse sombre qui longe la berge opposée puis surgit de l'eau en un éclair pour foncer vers le pied d'un arbuste dont les branches basses tombent généralement dans l'eau quand le niveau du lac est plus haut. Je continue tranquillement et rejoins le bord de la parcelle de maïs et commence à la longer. Arrivé au bout de la culture sans avoir vu d'animaux, je longe maintenant le ruisseau d'alimentation et aperçois un ragondin qui se débine dans l'eau boueuse. Pas le temps d'armer, il passe derrière des arbustes, je presse le pas et me poste après les arbres en espérant qu'il ne sera pas rentré dans un des terriers du secteur mais rien ne vient, je tente quelques cris de petits ragondin mais toujours rien. Je reprends ma progression quand j'aperçois un renard qui remonte vers la crête de droite au travers d'un champ travaillé. La luminosité est encore faible et je décide de tenter de longer un peu la haie qui borde le ruisseau pour me rapprocher un peu alors que le renard vient de passer dans un creux du champ. 2 buses décollent de l'endroit où doit se trouvait le renard. Arrivé au niveau du passage busé qui traverse le ruisseau, je tente des cris de souris, posté contre la haie mais le renard que je vois à nouveau ne semble pas réceptif et il finit par me repérer alors que je bouge et file vers la crête au trot où il disparaît.

Je reste sur la droite du ruisseau et continue à le longer alors qu'il borde maintenant un grand bois. Plus loin, je rejoins une grosse haie qui part du bois et rejoint un gros bosquet. Je la suis, regarde, un peu plus loin, au travers de cette dernière au niveau d'un passage. Rien en vue, je fais le tour du bosquet en remontant vers la crête sans rien voir. Je redescends vers une mare en contrebas. L'eau bouge, je m'approche doucement mais ne vois pas de ragondin, seules des grenouilles animent le petit plan d'eau. Je suis le fossé du déversoir de la mare jusqu'à un petit lac entouré d'une bande boisée. Je rentre dans cette bande et arrive au bord du lac. Rien ne bouge, je tente des cris de petit ragondin, une poule d'eau vient vers moi sur 5 mètres en longeant la berge puis rentre à couvert à environ 40 mètres. Une autre poule d'eau s'avance sur l'eau un peu plus loin puis revient à couvert. Pas de ragondin, je fais demi-tour puis remonte vers la crête suivante à travers un semé. Je redescends à découvert vers un ru qui rejoint le grand bois quand j'aperçois 4 chevreuils près d'un bosquet sous le crête suivante dans une grande friche qui borde le grand bois. Je scrute la friche et aperçois un autre chevreuil à ma droite, à environ 400 mètres, contre la haie qui sépare la friche d'une parcelle de soja et qui remonte vers la crête. Je décide de me rapprocher pour savoir si c'est un mâle ou une femelle. Je passe derrière la crête du champ et avance ainsi à couvert jusqu'à avoir dépassé la haie puis redescends vers une mare qui se trouve au départ de la haie et d'où part le ru qui rejoint le bois. 2 autres chevreuils arrivent par le milieu de la pente côté droit. Je continue à descendre, ils finissent par m'apercevoir et se figent pour m'observer alors que je descends toujours puis finissent par fuir vers un petit bosquet en long qui longe la crête au-dessus du soja. C'est une chevrette et son jeune.

En arrivant près de la mare, je constate que l'eau bouge derrière la végétation. Je m'approche doucement en me préparant à armer mais une cane colvert me repère avant que je ne puisse la voir et s'envole alors que j'étais à peine à 5 mètres. Je m'avance vers la haie au travers d'une végétation très haute et très dense. Un sanglier et venu se rouler dans le coin et a écrasé une partie de cette végétation luxuriante. Arrivé à la haie, je me décale doucement vers la gauche pour tenter de surprendre le chevreuil mais aperçois juste furtivement sa tête qui passe la crête, c'était une chevrette. Je remonte en suivant la haie, passe la crête, traverse un retour du soja et débouche sur un champ travaillé. Je redescends à gauche vers un champ de tournesol en suivant une haie épaisse. La haie bifurque à droite sur 40 mètres puis reprend sa direction d'origine. Dans cet angle le tournesol a été complètement couché sur 200 m² environ, certainement par les sangliers. Je passe les 2 angles de la haie puis continue à descendre vers le fond de la combe. En arrivant à 30 mètres du bout de la haie, je fais démarrer un animal sur environ 20 mètres dans le tournesol, qui remonte sur le penchant suivant, sans pouvoir le voir. Je continue à descendre doucement et finis par apercevoir un jeune brocard, plein travers à 40 mètres dans le tournesol complètement envahi par une végétation haute et épaisse. Il m'observe un moment puis de débine et disparaît dans le tournesol. Je finis de descendre puis remonte à travers le tournesol par un passage d'environ 1 mètre de large où le sol est à nu suite à un ravinement provoqué par un orage au moment du semi. Je biaise maintenant à droite vers un petit bois pris dans le tournesol et se poursuivant par une grande pointe de ronces couvrant un talus abrupt qui fait une cassure dans le champ de tournesol. 2 chevreuils démarrent à environ 40 mètres, foncent vers les ronces, s'arrêtent un instant puis font demi-tour pour se débiner dans le tournesol vers un autre bois sur l'autre côté du champ. Je continue à remonter vers la crête en suivant les ronces et en regardant s'éloigner la chevrette et son petit qui finissent par disparaître.

Je rejoins le chemin de crête qui délimite le territoire de chasse et le suis. J'aperçois sous le bois où sont partis les 2 chevreuils, 2 autres chevreuils qui broutent le long du fossé qui borde le bas du bois. Je descends vers le bois et me poste à l'angle pour observer les chevreuils. Il y en a 3 en fait, une chevrette et ses 2 jeunes. Je ramasse une herbe, pose mon arc au sol, coince l'herbe entre mes pouces et tente d'appeler. La chevrette fonce vers moi sur 10 mètres puis se fige, regarde ses jeunes puis tout ce petit monde rentre au bois. Le tonnerre gronde au loin et des éclairs commencent à fendre le ciel, je décide de revenir vers la voiture. Je descends vers le fond de la combe et rentre dans le grand bois par un passage que j'ai ouvert au sécateur la semaine dernière pour suivre une coulée sur le bord de laquelle des arbres sont couverts de boue sèche, un sanglier passe par là. Cette coulée me conduit vers un chemin forestier qui longe le bas du bois et me fait ressortir au bord du ruisseau qui alimente le lac. Je suis le ruisseau par la droite puis rentre dans le bosquet qui borde le départ du lac. Je rentre par une grosse coulée qui longe le lac et la dégage avec mon sécateur pour pouvoir progresser facilement durant la chasse.

Un bruit de voiture se rapproche et j'aperçois des chasseurs qui viennent lâcher des faisans pour l'ouverture au coin du maïs. Ils repartent tranquillement alors que je ressors du bois et me dirige vers où j'ai vu rentrer le ragondin ce matin. Arrivé à l'arbuste, je me fraye un passage dans les branches basses, en suivant une coulée marquée sur laquelle je trouve des crottes toutes fraîches de ragondin, au sécateur et aperçois un terrier qui n'existait pas l'an dernier. Il semble longer la berge derrière une grosse racine. Je décide d'aller chercher mon sac à dos à la voiture, il contient une petite pelle pliante, une petite gaffe et mon lancer. Je reviens ensuite avec mon matériel, Je lève un lièvre dans le champ, il part vers le bois. Il m'a laissé passer à 5 mètres de lui sans bouger tout à l'heure. En arrivant au terrier, j'enlève mon décocheur pour ne pas l’abîmer et prends ma pelle pour creuser derrière la racine. Je tombe vite sur le terrier mais constate qu'il bifurque à 90° et part sous la bande enherbée. Il n'est pas vieux et ne doit pas être très profond. Je tente de boucher le terrier par le trou que je viens de creuser puis ressors de sous l'arbuste puis recommence à creuser à 1.5 mètres du premier trou, sur la direction du terrier. 70 cm plus bas, je retombe sur la galerie qui continue vers le champ. Je dégage un maximum l'accès au terrier puis le sonde avec ma gaffe mais côté champ, elle est trop courte, je pars donc chercher une branche de peuplier un peu plus loin et sonde le terrier qui n'est en fait pas très profond. Rapidement, je touche le ragondin qui démarre et passe au ras de ma main. Je me redresse vite pour attraper mon décocheur et mon arc mais trop tard, je ne peux que regarder le ragondin disparaître, tranquillement, coté entrée du terrier. Je tente de le déloger avec la gaffe mais il défonce la terre qui bouchait l'entrée et sort du terrier pour se caler sous les branches basses. Je me précipite et le cherche en faisant le tour du buisson mais ne le vois pas. Je rentre sous le buisson, il démarre et je l'entends, sans le voir, plonger dans le lac.

Je me précipite au bord du lac et surveille la surface de l'eau un moment. Rien ne bougeant, je décide de me décaler doucement vers les terriers du départ du lac pour barrer cette possibilité de fuite mais le ragondin finit par refaire surface près de la berge opposé au milieu du lac, à environ 100 mètres. Je pars en courant vers le départ du lac, traverse à grandes enjambée le terrain boueux ou ruisselle un filet d'eau en espérant ne pas me planter dans la vase puis cours au bord de l'eau vers le ragondin en le surveillant. Il plonge régulièrement et remonte vite en se rapprochant peu à peu de la berge, je profite de chaque plongée pour avancer en courant et stoppe à chaque remontée. Je finis par arriver près de l'endroit où il a plongé la dernière fois. Je m'avance un peu et me poste. Je suis complètement essoufflé et tente de reprendre mon souffle avant d'armer. Le ragondin remonte à quelques mètres et regarde vers moi puis replonge, j'arme mon arc, il remonte près de moi mais replonge aussitôt sans que j’aie le temps de décocher. Je désarme et surveille un moment la surface du lac. Il finit par remonter au milieu du lac plus près de la digue. Il replonge, je remonte sur la bande enherbée qui longe le lac et cours vers la digue en le surveillant. Il plonge et remonte tous les 10 mètres environ. Je stoppe à chaque remontée et finis par passer derrière la digue où je cours à couvert pour me positionner en face d'une grosse coulée qui traverse le milieu de la digue pour rejoindre le départ du ru sous la cabane de pompage. Je me poste à moitié caché derrière la digue, le vent souffle dans mon dos. Le ragondin remonte à environ 60 mètres et se fige sur l'eau un long moment. Il m'a repéré, je décide de m'avancer vers lui pour le faire repartir et jette un gros caillou à l'eau, il replonge et repars vers où je n'ai pas pu le tirer tout à l'heure toujours en plongeant et remontant régulièrement.

Demi-tour, je repars en courant pour aller me poster derrière les grands peupliers qui bordent le lac. Le ragondin remonte à 30 mètres de la berge et replonge, je descends rapidement vers le bord de l'eau. Il remonte à 12 mètres de la berge et m'aperçois, il commence à pivoter de 3/4 arrière en surface. J'arme, vise et décoche mais ma flèche ricoche sur l'eau et le manque. Il plonge et disparaît un moment puis finit par réapparaître, comme tout à l'heure, au milieu du lac à 60 ou 70 mètres de la digue. Je repars en courant mais cette fois je me poste à l'angle de la digue derrière quelques arbustes. Le vent qui agite la surface de l'eau rend difficile le repérage du ragondin au milieu des vaguelettes. Au bout d'un moment, je le perds de vue après un plongeon. Le temps passe et impossible de le revoir, je finis par décider de longer la digue pour tenter de le retrouver. J'avance tranquillement en scrutant la surface de l'eau et le bord de la berge. J'ai passé la grosse coulée de 20 mètres quand une impression bizarre me fait regarder en arrière. Le ragondin est calé contre la berge juste en face de la coulée. Je repasse vite derrière la digue, avance rapidement jusqu'à la coulée, arme mon arc et m'avance doucement vers le lac. Le ragondin est là en contrebas, ma visée s'aligne, je décoche. Touché, il plonge dans un gros nuage de sang et remonte rapidement à 10 mètres de la digue, se débat à peine et s'immobilise. Le vent le ramènera au bord, je pars chercher mon sac à dos laissé au terrier. Arrivé sur place, je rebouche mon trou puis attrape mon lancer pour tenter d'attraper ma première flèche qui dérive vers la digue, poussée par le vent. Elle est trop loin. Elle semble plus proche de l'autre rive, je fais donc le tour par la digue et récupère au passage ma flèche plantée sous l'eau près de la berge et mon ragondin revenu au bord puis pars chercher mon autre flèche. Je dois m'avancer de 10 mètres dans l'eau peu profonde pour arriver à l'atteindre avec mon lancer et finir après plusieurs lancers à la ramener au bord. Il est bientôt 11 heures, ce ragondin m'aura bien fait courir et je sais que les chevreuils sont dans le secteur, il est temps de rentrer.

Triathlon ragondinesque pour préparer l'ouverture, 12 septembre 2015

Alex

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 12:01

Ce matin, nous avons décidé, avec Christophe d'aller faire un tour au ragondin. Rendez-vous est pris pour 6 heures chez moi. Christophe est à l'heure, nous partons pour un petit lac à Saint Michel où nous avons fait un superbe sortie cette année (http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/2015/06/une-belle-sortie-collective-11-avril-2015.html). Nous arrivons sur place vers 6h40 mais le soleil est encore loin d'être levé. Je me gare au bord de la route, au départ du chemin de de terre qui descend au lac. Les chiens de la ferme derrière nous se mettent à aboyer comme des fous, je crains qu'ils ne réveillent les propriétaires et fassent fuir les ragondins. Nous apercevons du mouvement en surface du lac, il nous semble reconnaître des ragondins au milieu de plusieurs canards. Au bout d'un moment, voyant les ragondins tourner près des terriers principaux, à droite du lac, nous décidons d'aller nous poster devant ces derniers pour empêcher les ragondins d'y entrer en attendant le lever du jour. Nous sortons de la voiture, les chiens aboient toujours, nous nous préparons rapidement alors qu'une chevrette nous observe au bord du lac. Sa silhouette, se détache en ombre chinoise sur le fond du lac. Elle finit par démarrer quand nous commençons à descendre et entraîne avec elle, fuyant vers la digue en suivant le lac, son jeune que nous n'avions pas vu. Arrivé au bord du lac nous ne pouvons qu'observer plusieurs ragondins qui vont et viennent mais la luminosité est toujours trop faible pour tirer. Les canards qui nous ont repérés s'envolent puis certains reviennent se poser avant de repartir. Les minutes qui s'égrainent semblent durer une éternité, j'ai mal calculé mon coup, nous aurions dû arriver plus tard.

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

Les ragondins tournent devant nous et nous narguent comme s'ils s'avaient que la luminosité ne nous permettait pas de viser. Ils finissent par s'éloigner et nous les perdons presque tous de vue à part 2 d'entre eux qui vont se poser sur la berge de gauche où ils s'assoient en boule pour faire leur toilette. Je crains que la plus part des animaux ne finissent par sauter la digue à l'autre bout du lac et je décide d'aller m'y poster en attendant le lever du jour. Je pars donc par la gauche du lac et provoque la mise à l'eau des 2 ragondins posés sur la berge, ils partent vers Christophe. Arrivé à la digue, je constate que les autres ragondins semblent avoir disparus. Je longe la digue puis descends dans la grande tranchée de près de 2 mètres de large et 3 mètres de profondeur que le propriétaire a dû creuser perpendiculairement à la digue pour arrêter son érosion car les ragondins avaient creusé un gros terrier qui la traversait et le passage de l'eau au travers menaçait d'effondrer la digue. Je suis ensuite un replat dégagé par la descente de l'eau au bord du lac et continue à faire le tour du plan d'eau. Alors que je remonte sur la berge en haut d'un talus abrupt, j'entends une décoche et une flèche siffler avant de l'entendre tomber dans le lac, je me retourne et la vois à 25 mètres de la digue, au milieu du lac. C'est une flèche de Christophe qui a ricoché sur l'eau. Une avancée de terre d'environ 40 mètres et couverte de saules pleureurs délimite un chenal étroit que je longe maintenant faisant démarrer 3 grosses carpes fusant dans ces eaux basses et dessinant des sillons d'eau boueuse. Je continue à longer le lac en direction de Christophe et passe le long d'une clôture électrique qui parque 3 vaches, l'une d'elle charge dans ma direction et freine juste au ras de la clôture puis elles s'affolent et se mettent à courir dans l'enclos. Je presse le pas et arrive dans une zone couverte de ronces et d'herbes à pampa en bordure du lac. J'avance en frappant la végétation pour tenter, en vain, de déloger un ragondin. En arrivant près de Christophe, j'aperçois une flèche près de la berge et demande à Christophe s'il a flécher un ragondin, il m'annonce, à ma grande surprise, qu'il en a manqué 2, ça ne lui ressemble pas.

Je repars donc vers la digue en continuant le tour du lac et aperçois un ragondin qui file vers la digue. Il plonge, je prends le pas de course puis stoppe à 10 mètres de l'angle du lac alors qu'il vient de remonter à 20 mètres de la digue. Il replonge, je cours vers le milieu de la digue où un arbre penché sur le lac fait une bonne cachette au milieu de ses branches qui plongent dans l'eau. Je me prépare mais le ragondin ne refait pas surface, au bout d'un moment, je scrute attentivement tout le bord de la berge que je peux voir et l'aperçois. Il est calé dans les branches contre la berge et dépasse à peine de l'eau à 4 mètres sur ma gauche. Je ne vois que son dos et ne sais pas dans quel sens il est. Le passage de la flèche au travers des branchages risque d'être compliqué mais je décide de tenter ma chance. J'arme, vise en essayant de trouver une petite fenêtre de tir et décoche. Touché, le ragondin plonge. Il surgit presque aussitôt de l'eau à mes pieds et biaise en un éclair pour rentrer sous la digue, juste à ma droite. Je ne connais pas la présence d'un terrier à cet endroit. Je descends le talus du lac et remarque des taches de sang sur la berge

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015
Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

qui rentrent dans un grand terrier.

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

Je me mets à plat-ventre devant de terrier et regarde à l'intérieur mais ne vois rien.

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

Je n'ai pas pris ma frontale et décide de tenter d'éclairer le fond du terrier avec mon appareil photo car il émet une lumière rouge avant de déclencher son flash. Et grâce à cette lumière, je me rends compte que le terrier ne fait que 3 mètres de profondeur et que mon ragondin blessé est blotti au fond.

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

Je remonte donc le talus de la berge et pars chercher une longue branche. Je finis par trouver une branche de plus de 2 mètres et de forme un peu arrondie, je reviens vers le trou du ragondin, attrape ma petite gaffe de 70 cm de long dans mon sac à dos, une ficelle dans ma poche qui me sert généralement à attacher les pattes des chevreuils pour les porter sur l'épaule puis attache solidement ma gaffe au bout de la branche. Je me recouche ensuite à l'entrée du terrier et m'avance le plus possible dans ce dernier, éclaire le fond avec mon appareil photo pour repérer le ragondin puis enfonce ma gaffe improvisé et tente de crocheter le ragondin. Le problème c'est qu'il et calé au fond et je n'ai pas d'espace pour passer le crochet derrière lui et je n'arrive pas à l'attraper, de plus ma gaffe tourne sur la branche et je dois régulièrement la retourner dans le bon sens. Cela fait un moment que je lutte pour tenter de sortir mon ragondin du trou pour pouvoir abréger ses souffrances quand Christophe me rejoint. Je lui explique la situation et il décide de partir chercher une branche plus droite. Pendant ce temps, je continue à essayer de sortir le ragondin sans succès. Christophe revient assez vite avec une barre métallique de plus de 2 mètres, certainement une ancienne canne d'arrosage cassée. Je décide de changer de technique. Je prends la barre de fer et l'introduis dans le terrier en m'avançant à l'intérieur puis commence à harceler le ragondin avec. La réaction ne se fait pas attendre, il finit par démarrer et foncer droit sur moi. Je recule rapidement pour me dégager du terrier et attrape le ragondin au vol, juste avant qu'il ne plonge dans le lac avec la barre métallique posée sur son dos, juste devant Christophe qui a à peine eu le temps de se reculer pour éviter le rongeur. J'achève vite mon ragondin. Ma flèche était rentrée au milieu du dos et ressortait entre les pattes arrière, des plis d'intestins sortaient de la plaie, ce ragondin était condamné et je suis content d'avoir pu abréger son calvaire et surtout pris le temps de le faire. Nous remarquons également une entaille sur son nez et comprenons que la flèche de Christophe n'était pas passée loin.

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

Je ramasse mes affaires et ma prise puis nous partons vers la bande de terre couverte de saules pleureurs pour battre les ronces, pas de ragondin, nous continuons pour battre à nouveaux la végétation sur le bord du lac puis ne voyant rien sortir, nous retournons à la voiture pour changer de secteur.

Nous partons pour Saint Arroman. Je me gare près d'un passage bétonné qui enjambe le Sousson puis nous partons pour le longer en remontant le courant. La berge de droite étant difficile à chasser nous partons tous les 2 par la gauche. L'eau est boueuse et nous espérons voir un canard ou un ragondin mais le secteur est très calme. au bout d'un moment, nous apercevons un remous au niveau d'un trou d'eau et nous nous décalons pour arriver sans être vu au-dessus de cette agitation mais le remous s'est calmé et pas de ragondin en vue. Nous sommes postés à 10 mètres d'intervalle, je tente des cris de petit ragondin. L'eau bouge au pied du talus sous Christophe puis le remous se calme à nouveau. Nous décidons de continuer et longeons un moment le ruisseau sans rien voir. Nous décidons de faire demi-tour au niveau d'une zone de terriers sur laquelle nous arrivons doucement assez loin de la berge pour ne pas être vu puis nous nous rapprochons doucement de la berge. 2 poules d'eau qui se débinent nous font une fausse joie. Nous retournons sur nos pas et discutons, ne croyant plus trop en nos chances d'apercevoir un ragondin. Mais en arrivant sur la zone du remous de tout à l'heure, j'aperçois un jeune ragondin qui se débine sur l'eau. Le temps d'accrocher le décocheur et de nous rapprocher, il passe sous des branchages couvrant l'eau contre la berge opposée. Christophe décide de tenter de le déloger, je pars me poster quelques mètres en aval et il descend dans le ruisseau pour avancer vers moi en agitant les branchages quand un léger mouvement attire mon regard en face de moi. Le temps d'armer, un ragondin de taille moyenne, sorti des branchages, se débine sur la berge opposée et se met à l'eau derrière des arbustes qui me le masquent. Je me décale rapidement mais ne vois arriver que des ondes, le ragondin doit être rentré dans un terrier. Christophe finit d'arriver jusqu'à mon poste sans lever d'autre ragondin puis remonte le talus abrupt du ruisseau.

De retour à la voiture, nous tentons de suivre un moment le ruisseau après le passage busé mais rien ne bouge et nous décidons de changer de secteur. Nous reprenons la voiture. Je me gare près d'une cabane de pompage au bord de la route et nous partons vers une grande mare un peu plus loin. Nous longeons la route un instant puis descendons vers la mare par un chemin de terre. Les berges surélevées nous permettent de nous rapprocher sans être vus. Christophe décide d'attaquer par la droite de la mare où se trouve des terriers, je longe sous la digue de la mare pour l'attaquer par la gauche. En remontant doucement le talus de la berge, j'aperçois un ragondin au gagnage contre la berge et fais signe à Christophe qui se fige pour me laisser faire mon approche. Je passe derrière la berge de gauche pour tenter de revenir au-dessus du ragondin mais la végétation abondante du talus très abrupt de la berge ne me permet pas de voir le ragondin. Je reviens donc doucement vers l'angle de la mare et me décale doucement vers la droite en armant mon arc. Le ragondin se met doucement à l'eau et marque un arrêt suffisant pour me permettre de décocher. Touché, il plonge. Un autre ragondin a plongé près de Christophe et est rentré à couvert sans lui laisser le temps de réagir car il était resté en retrait pour me laisser tirer. Une ligne de bulles trahit sa progression lente, il revient vers l'angle de la mare. Je réenoche et me prépare à armer, les bulles commencent à décrire un cercle puis la queue du ragondin refait surface, j'arme. Il lutte pour rester sous l'eau mais sa queue remonte systématiquement à la surface. Il finit par remonter et je lui décoche ma flèche. Il replonge et remonte aussitôt puis tente de s'échapper mais il avance très lentement. J'attrape une 3ième flèche et m'en sert pour le rapprocher du bord mais à ma grande surprise le retour d'une de mes lames s'est pris dans la plaie du ragondin que je peux ainsi remonter. Je l'attrape par la queue, le dégage de ma flèche et l'achève. Ma première flèche un peu trop haute avait touché la colonne et la seconde flèche lui avait juste entaillé profondément la joue.

Je récupère mes flèches puis nous partons vers la voiture. Nous partons maintenant pour un long fossé pris entre une bande enherbée longeant un maïs et une parcelle de luzerne. Je me gare au bord de la route et nous partons vers fossé. Christophe décide de prendre côté maïs, je prends donc en face. Nous avançons tranquillement, le fossé s'est comblé de végétation et il est impossible d'y voir un ragondin. Tout à coup, j'aperçois une tache noire qui a apparu et disparu rapidement dans la luzerne à 50 mètres devant moi, tout près du fossé. Je dis à Christophe que je pense avoir repéré un ragondin et je commence mon approche. Ayant gagné environ 10 mètres, j'aperçois maintenant le ragondin qui broute tranquillement plein travers et dépasse par moment à peine de la luzerne. J'avance tout doucement et gagne peu à peu du terrain, alors que je suis à environ 12 mètres, une herbe crisse sous mon pied. Je me fige alors que le ragondin, se redresse pour observer les alentours. Il hume l'air un moment puis se rebaisse, je suis à bon vent, je monte mon arc mais il se redresse à nouveau un moment, je reste figé. Il finit par se rebaisser et me tourne le dos pour se remettre à brouter. J'arme mon arc et me rapproche de quelques mètres, prends la visée et décoche mais ma flèche trop basse érafle à peine le ragondin qui sursaute, se gonfle sur ses pattes et démarre tranquillement pour rentrer dans les ronces en bordure du fossé alors que je tente de réencocher et que Christophe arrive au pas de course pour tenter d'intercepter le fuyard. Trop tard, il est à couvert, je m'avance pour récupérer ma flèche. Pas de sang sur les vannes et le fut, pas de sang sur la trajectoire de fuite, s'est bien manqué. Nous continuons un peu alors que le fossé est maintenant dégagé mais totalement asséché. Christophe a repéré une flèche dans le fond du fossé et descend la récupérer. C'est une flèche que j'avais perdu en mai, un ragondin mortellement touché était allé mourir au terrier avec ma flèche. Je récupère cette flèche dont les vannes ont été grignotées par les ragondins qui l'ont ressorti du terrier puis nous repartons vers la voiture. Je contrôle en chemin encore une fois mon tir mais pas de sang et pas de ragondin.

Cette fois, pour finir la matinée, nous partons chasser sur le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin puis nous partons en longeant le canal par le parc des moutons qui courent devant nous en longeant le canal eux aussi. J'espère qu’ils ne vont pas faire fuir tous les ragondins ou pire se mettre à l'eau mais ils finissent par bifurquer en repartir dans le champ. En arrivant en limite du parc des moutons, j'aperçois un ragondin qui vient de se mettre à l'eau et le signale à Christophe, j'arme mon arc et le vise mais voulant laisser tirer Christophe, je le laisse un instant. Christophe n'ayant pas d'angle de tir doit le laisser filer, je finis par lui décocher une flèche juste au moment où il remonte sur la berge pour aller se réfugier dans l'étroit taillis qui borde la berge opposée. J'étais sûr d'être dedans mais il semble que je l'ai manqué. Je décide de traverser pour aller tenter de déloger le fuyard. Christophe reste posé en face de l'endroit où est rentré le ragondin, en face d'un large fossé qui arrive de la route et délimite le bord du taillis. Je sors de l'enclos des moutons et traverse le canal en équilibre sur un pylône EDF posé en travers du canal pour soutenir une grosse conduite en fonte qu'il longe. Arrivé dans le taillis, je me déplace péniblement au travers des épines. Des traces de sanglier jonchent le sol, ils sont venus se baigner dans une zone humide qui borde le taillis et ont creusé plusieurs souilles. En arrivant près du fossé, il me semble voir un animal se débiner dans les épines, je m'avance encore quand Christophe m'annonce que le ragondin est retourné à l'eau mais a plongé devant lui. Il ne refera pas surface, je récupère ma flèche puis fais donc demi-tour et retraverse le canal. Nous reprenons notre progression le long du canal mais aucun autre ragondin ne se montrera. Cette fois, nous rentrons.

Une sortie matinale au ragondin, 5 septembre 2015

Alex

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 21:33

Ce soir, nous avons décidé d'aller faire un tour au ragondin avec Christophe. Le rendez-vous est pris pour 18 heures chez moi et nous partons pour un lac tout proche, sur Lasseube-Propre où j'ai repéré des ragondins ces jours-ci. Je me gare dans la zone artisanale, nous nous préparons puis partons vers le lac dont la digue surélevée cache notre approche. Arrivés sous la digue nous remontons par l'angle droit vers le lac mais il semble bien calme. Rien ne bouge en surface et alors que nous commençons à discuter, plusieurs ragondin qui broutaient dans l'angle diamétralement opposé, dans la luzerne, se mettent à l'eau et semblent se diriger vers quelques terriers dans l'angle du lac, au bout de la berge de droite. Je dis à Christophe de partir se poster sur ces terriers alors que je me posterai sur les terriers situés au milieu de la berge de droite. Christophe part au pas de course et se poste. Je presse le pas pour rejoindre mon poste. Rapidement le plus gros des ragondins arrive sur Christophe en longeant la berge, la flèche de Christophe le frappe de face et reste en travers du ragondin qui plonge. Mon collègue m'annonce qu'un ragondin vient de replonger devant moi. Son ragondin mal en point refait surface et longe à nouveau la berge avec peine, en direction des terriers. Je l'annonce à Christophe qui le sèche net d'une seconde flèche.

Un des ragondins tourne dans l'angle où ils se sont mis à l'eau. Un autre ragondin de petite taille est en surface un peu plus loin. Je surveille la surface du lac mais aperçois trop tard un ragondin de taille moyenne qui se précipite vers un terrier à quelques mètres sur ma gauche. J'arme vite, aligne rapidement ma visée et lui jette une flèche alors qu'il passe derrière une touffe d'ajoncs qui dévie mon tir. La flèche est plantée près de la berge, dans la vase du lac. Le petit ragondin a plongé et part vers la berge à ma gauche, je pars en courant, arme en arrivant au milieu de la berge et décoche sur le ragondin remonté à quelques mètres de la berge. Ma flèche est trop basse, il plonge. Je repars vers les terriers rapidement. Le petit ragondin finit par refaire surface dans l'angle du lac à ma gauche. Il replonge, je me rapproche de l'angle du lac mais il a disparu et le temps passe mais il ne refait pas surface. Je surveille la surface du lac et aperçois, au bout d'un moment, 2 grosses bulles qui remontent à la surface dans l'angle du lac. Je m'approche doucement et aperçois du mouvement, le petit ragondin qui se cachait au fond de l'eau, fait mine de remonter en surface puis redescend avant de remonter. J'arme mon arc avant qu'il ne fasse surface et le sèche net alors qu'il émerge.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

En le récupérant, je constate que ma première flèche lui avait coupé le bout d'une patte avant. Je récupère ma flèche. Christophe part voir si un autre ragondin ne se cacherait pas autour du lac après avoir récupéré sa prise et ses 2 flèches. J'emprunte la canne à pêche de Christophe, car j'ai oublié la mienne à la voiture, pour récupérer ma première flèche puis nous repartons à la voiture.

Nous partons pour Durban où nous jetons un coup d'œil sur un lac puis une mare sans voir le moindre ragondin. Nous partons donc pour un autre lac sur Labéjan. En arrivant, nous apercevons de nombreux canards en surface et un gros ragondin. Je me gare au bord de la route puis nous descendons vers le lac, les canards décollent et font surgir plusieurs ragondins. Nous descendons rapidement mais les ragondins se mettent aux terriers avant notre arrivée. Nous faisons le tour du lac mais plus un seul ragondin n'est dehors. Nous décidons de partir vers une mare un peu plus loin, en arrivant près de la mare par la gauche alors que Christophe arrive par l'autre côté, j'aperçois un léger remous en surface sous la végétation de la berge et mon regard se pose sur une petite masse brune que je n'identifie pas de suite. Quand je comprends qu'il s'agit d'un canard, de face, son cou se déplie et il fait volte-face et rentre dans la végétation alors que j'arme mon arc. Il me semble le voir encore au travers de la végétation et décoche au juger. Il me semble l'entendre se débattre puis le calme revient. Je m'approche doucement mais 2 canards surgissent de la végétation et se débinent sur la berge pour disparaître rapidement. En me dirigeant vers l'endroit où je les perds de vue, je fais démarrer un 3ième canard qui surgit de la végétation et s'avance rapidement sur l'eau en battant des ailes. Il perd beaucoup de sang et, le temps de réagir, il a plongé. Nous surveillons la surface de la mare mais plus rien ne bouge. Il me semble qu'une double ligne de fines bulles rentre dans la végétation aux pieds de Christophe. Je fais le tour de la mare en battant la végétation alors que Christophe en fait de même en venant à ma rencontre. Plus rien ne bouge, les 3 canards ont disparus. Arrivé à la hauteur de Christophe, je fais demi-tour et recommence mon inspection sans succès mais avant de partir, je décide d'aller vérifier l'endroit où semblait se terminer la ligne de bulles. C'est alors que j'aperçois le croupion du canard qui dépasse de la végétation. Je dis à Christophe de ne pas bouger et tente une flèche mais il me semble que je suis passé dessous et le canard n'a pas bougé d'un millimètre. Je m'avance donc doucement, m'agenouille au bord de la berge et saisis le canard mal point puis l'achève rapidement.

Nous repartons maintenant pour un autre lac, je me gare sous la digue. Le niveau du lac est très bas

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

et les ragondins sortent tard pour aller manger dans la parcelle de maïs de droite au départ du lac. Nous décidons de nous poster près de 2 zones de terriers en face de la parcelle de maïs pour tenter d'attendre les animaux avant la tombée de la nuit qui arrivera d'ici 1h30. Christophe décide de se poster en face des premiers terriers situés au coin du bosquet qui remonte sur le penchant opposé. Je pars donc me poster en face de d'autres terriers regroupés un peu plus loin où l'eau est toujours boueuse ces jours-ci. Je me poste au pied d'un arbre à environ 10 mètres en face des terriers.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

L'attente sera courte car, tout à coup, le bruit d'un petit caillou tombant à l'eau me fait tourner la tête et apercevoir une grosse femelle ragondin et ses petits sortis sans bruit du terrier le plus à droite. Les petits jouent et se bousculent. L'un d'eux tombe à l'eau puis remonte sur la berge, j'hésite un moment à tirer et observe la petite famille puis me dis que cette famille est responsable des dégâts sur le maïs. J'arme doucement mon arc et prends la visée sur la femelle qui me fait face. Ma flèche la percute violemment, elle sursaute et tombe à l'eau dans un sillon étroit, de 40 cm de profondeur sur 1 mètre de long érodé par le passage répété des animaux. Elle se débat un moment, un petit ragondin refait surface contre à berge à 8 ou 9 mètres, je réencoche, arme, vise et décoche mais le manque. Il plonge et le temps de réencocher, il remonte sur la berge et rentre au terrier. Ne voyant plus bouger ma flèche restée en travers du ragondin, je le pensais mort mais elle se remet à bouger et je décide d'aller l'achever. Je traverse le ruisseau et m'approche doucement. Le ragondin entravé par ma flèche, rentrant dans le cou et ressortant dans une cuisse, n'arrive pas à se retourner et je l'attrape par la queue, dégage ma flèche et l'achève avant de repartir vers la bordure du maïs où je pose ma prise.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

Le vent pousse mon odeur vers Christophe et je décide donc de changer de poste pour ne pas compromettre ses chances de voir un ragondin. Je pars plus loin, passe le passage busé qui traverse le ruisseau et pars me poster au coin d'un autre bosquet où se trouvent des terriers de blaireaux pour tenter de voir un renard mais la nuit tombe peu à peu sans que rien ne bouge. Je décide de revenir vers Christophe. Je fais démarrer un chevreuil au bord du ruisseau. Il passe le passage busé et disparaît. Je passe, moi aussi, le passage et reviens tranquillement vers Christophe quand j'aperçois un autre chevreuil mangeant de petites pommes sauvages au bord de la haie qui borde le ruisseau. Je me fige mais il a vu mon mouvement sans m'identifier et commence à s'avancer vers moi. Rapidement, le vent me trahit et il rentre dans le ruisseau au travers de la haie. Je reprends ma progression et finis par apercevoir Christophe caché dans la végétation du bord du lac asséché quand un chevreuil surgit de derrière quelques saules poussant en bordure du lac entre moi et Christophe. Il rentre en quelques bons dans le maïs en passant juste à quelques mètres de mon collègue que je rejoins dans la nuit qui s'installe. Il est temps de rentrer nous retournons à la voiture pour quelques photos souvenir avant de rentrer.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015
Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

Alex

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 21:13

Ce soir, je décide d'aller faire un tour au renard sur Labéjan. En route, j'aperçois un gros ragondin contre la berge gauche d'un petit lac. Je me gare un peu plus loin derrière une ligne d'arbres qui borde la route, j'attrape mon arc puis descends à travers le labouré vers le lac alors que le ragondin se met à l'eau. Il semble se diriger vers les terriers de la berge parallèle à la route, 5 ou 6 colverts démarrent de la berge parallèle à la route et s'avancent tranquillement sur l'eau, je presse le pas mais le ragondin fait une halte sur une petite île découverte par la baisse des eaux due à l'arrosage. J'en profite pour aller me poster au-dessus des terriers principaux, au milieu de la berge, faisant décoller les canards. Je me positionne tranquillement et observe le gros ragondin qui fait sa toilette à un peu moins de 30 mètres. Il finit par se mettre à l'eau et venir vers moi avant de bifurquer pour se diriger vers un terrier à 6 ou 7 mètres sur ma gauche. Un autre petit ragondin arrive droit sur moi à plus de 30 mètres. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je suis tranquillement le gros ragondin dans mon viseur et le laisse venir à environ 7 mètres. Il est presque plein travers je décoche. Il me semble l'avoir traversé plein coffre, il plonge, ma flèche remonte. Il finit par remonter après un moment et commence à nager en rond en tentant son museau vers le ciel, c'est bon signe. Un gros nuage de sang bien rouge colore tout à coup l'eau et le ragondin s'immobilise. C'est fini. Le petit ragondin a plongé à la décoche et je le vois ressortir contre la berge opposée, je décide de tenter d'aller l'intercepter. Je fais vite le tour par la gauche mais à mon arrivée, 2 animaux plongent et le petit ragondin se débine contre la berge pour rentrer plus loin dans un terrier. Alors que je le surveille, un autre petit ragondin rentre dans un terrier sous mes pieds. Un autre petit ragondin remonte à environ 20 mètres et semble filer vers les terriers d'en face. Je fais donc demi-tour pour tenter de l'intercepter. Il plonge et je prends le pas de course pour aller me poster mais en arrivant ma cheville se tord dans une remontée d'un terrier de ragondin et je chute au sol en réussissant à protéger mon arc. Ma cheville est très douloureuse, je me relève et me poste en espérant ne pas avoir une entorse. Le petit ragondin remonté à quelques mètres à ma gauche et replonge en m'apercevant. Je me prépare, il remonte à environ 8 mètres devant moi, j'arme, il se met plein travers, je vise un moment et décoche. Touché, il plonge un moment puis un rond de bulles apparaît en surface et le corps inerte du ragondin remonte en surface sur le dos, ses quatre pattes en l'air. Le vent souffle assez fort et fait dériver lentement les ragondins vers ma droite tout en les rapprochant très lentement du bord.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

J'attrape mon lancer dans mon sac à dos pour récupérer les ragondins, ma cheville va mieux. Je descends le talus du lac pour me positionner au niveau de l'eau. Un canard refait surface au milieu du lac et se débine vers l'angle gauche de la berge opposée. Je commence par récupérer mes flèches. Ma ligne est équipée d'un bulle-d'eau suivi d'un bas de ligne au bout duquel une petite branche en V me permet de crocheter mes flèches et de les ramener rapidement mais, pour rapprocher les ragondins, je dois multiplier les lancers. Tout à coup, j'aperçois un petit ragondin à environ 12 mètres sur ma gauche contre la berge. Il me regarde de face, immobile. Je regarde derrière moi, mon arc est à quelques mètres. Je pose mon lancer et remonte chercher mon arc puis tente une approche mais le ragondin réussit à rentrer au terrier sous mes pieds en longeant la berge sans me laisser d'angle de tir alors que je tente, arc armé, d'aligner ma visée. Je retourne à mon lancer mais, cette fois, je garde mon arc à côté de moi. Les ragondins ramenés au bord, je décide d'aller jeter un dernier coup d'œil à la berge opposée. Je vérifie les terriers où sont rentrés les petits ragondins sans rien voir, le canard, lui aussi, a disparu. Je fais donc demi-tour pour revenir à ma voiture et c'est alors que le canard, caché dans les joncs du coin du lac, démarre dans mes pieds et plonge dans le lac. Il nage un moment sous l'eau puis remonte au milieu du lac, avance un moment plaqué sur l'eau, cou tendu à l'horizontale, puis plonge à nouveau et disparaît.

Je retourne à mes affaires mais en ramassant mon sac à dos, j'aperçois le canard qui, plaqué sur l'eau, contre la berge de droite, et qui tente de se faire oublier. Je tente une approche mais alors que j'arrive au coin du lac à environ 15 mètres du palmipède et que je tente d'armer mon arc, il plonge à nouveau. Je décide de laisser tomber, je retourne à mon sac à dos mais en regardant à nouveau en arrière, j'aperçois à nouveau le canard plaqué contre la berge à 5 mètres de sa position de tout à l'heure. Je me ravise et tente à nouveau l'approche, je passe l'angle du lac et m'éloigne de la berge pour tenter de revenir à couvert sur le canard et essayer de le surprendre. Mais alors que j'arrive où devrait se trouver l'oiseau, ce dernier a disparu. Je longe un peu la berge mais toujours rien. Je fais une pause pour observer la surface du lac. Au bout d'un moment, le canard surgit de la végétation à mes pieds et plonge dans le lac. Je n'arrive pas à croire que je ne l'avais pas vu à 30 cm de mes pieds. Il remonte à 15 mètres et semble se diriger vers la berge à ma droite. Je pars au pas de couse et me poste sur la berge pour l'intercepter mais le temps passe et rien ne bouge. Au bout d'un moment un remous suspect attire mon regard au milieu du lac, une intuition me fait partir rapidement vers mon poste du départ, en courant, j'aperçois un autre remous près de la berge, près de mon sac à dos. Je finis de m'avancer doucement en surveillant la berge quand, j'aperçois le canard, gîté dans l'entrée au plafond effondré d'un des terriers de ragondin. Je me recule, pour ne pas être vu, arme mon arc et m'avance tout doucement prêt à tirer, le canard apparaît, ma visée se cale, je décoche. Le canard cloué sur place n'a pas bougé, ma flèche coupe son cou en 2 endroits et traverse son poitrail pour ressortir dans le bréchet. Je récupère mon canard et rassemble mes prises et mes affaires avant de retourner à la voiture.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Je retourne à ma voiture avec mes prises puis repars pour mon lac favori, j'y ai repéré 4 renards ces jours-ci et en ai manqué un venu au cri de la souris à 10/12 mètres. Je me gare sous la digue du lac et me prépare. Ce soir, le vent souffle en sens inverse du sens habituel, du départ du lac vers la digue. Je décide de commencer quand même par faire un tour du lac dont le niveau est très bas. Je pars par la gauche du plan d'eau avec le vent dans le dos, un colvert décolle du milieu du lac. Des sangliers ont fait le tour du lac, leurs traces sont bien visibles dans la vase qui commence à sécher. Pas de ragondin en vue, je traverse donc le lit asséché du ruisseau d'alimentation pour aller jeter un coup d'œil à la bordure d'une parcelle de maïs jouxtant le lac. 5 perdreaux décollent du coin de la culture, les ragondins ont coupé quelques pieds de maïs en bordure de la bande enherbée. Je repars tranquillement vers la digue. Revenu à la route, je la traverse pour rejoindre le champ de maïs à gauche du ru qui descend du lac. Je longe tranquillement la bande enherbée entre la culture et le ru. Le vent souffle face à moi de façon soutenue. En crête entre un bosquet et un bois, un brocard passe au trot pour rejoindre un champ de tournesol. Près d'un passage busé qui enjambe le ru et où je connais la présence de plusieurs terriers de ragondin, un bruit d'eau me fait m'avancer doucement vers le ru. J'aperçois 2 jeunes ragondins sortant d'un terrier et passant sous une petite avancée de terre. J'arme mon arc, le premier sort sa tête de sous l'avancée de terre et ma flèche de cou le sèche sur place. Son compère sort rapidement et rentre dans le terrier suivant à droite de la buse du passage.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Je décide de rester poster un moment, l'eau bouge à l'entrée du terrier. Après un petit moment, le nez du ragondin pointe à l'entrée, j'arme doucement mais il recule. Après plusieurs minutes d'attente, il finit par revenir à l'entrée du terrier, j'arme mon arc en apercevant son nez et le laisse avancer un peu. Dès que son cou est visible, je décoche et le cloue sur place.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

J'attends encore un peu mais plus rien ne bouge, je fais le tour par le passage busé et récupère mes petits ragondins alors que 2 autres ragondins se mettent à ronner dans 2 terriers. Après une petite photo souvenir,

Quand ça veut faire, 27 août 2015

je laisse mes 2 prises dans mon sac à dos sur place pour partir chasser le renard. J'ai vu 2 renards l'autre jour dans le secteur et je sais qu'il y a des terriers dans le bois un peu plus loin. Je longe donc le maïs jusqu'au bois et y rentre par un chemin de terre qui débute à ma droite, dans l'angle du bois. Un gros lièvre mange quelques feuilles au bord du retour de ce bois en L à environ 90 mètres. Les geais crient au fond du bois, peut être qu'un animal est en mouvement. Le chemin suit à 10 mètres de la lisière du bois, je le suis doucement en essayant d'éviter de marcher sur des brindilles ou des feuilles mortes, un animal démarre dans la végétation épaisse sur ma droite sans que je puisse le voir. Je continue mon chemin et progresse ainsi sur quelques dizaines de mètres, jusqu'à la fin du chemin de terre. Une grosse coulée arrive devant moi, des terriers plus à ma droite, en bordure du bois qui se finit à environ 50 mètres. Le sol est maintenant plus bruyant et je décide de me poster à quelques mètres sur la droite de la coulée, derrière un arbre, dans un fossé qui vient de ma droite. L'attente n'est pas bien longue, rapidement un pas léger se fait entendre et j'aperçois une silhouette rousse qui vient vers moi. C'est le renard, il avance tranquillement en reniflant le sol, il n'est qu'à 20 mètres, il passe derrière un arbre. J'arme mon arc, il est à 15 mètres. Il s'avance et vient vers moi, 10 mètres, j'aligne ma visée mais la lumière basse traversant le bois produit un effet lumineux dans la réduction verte de ma visette qui floute ma vision. Je suis obligé ouvrir et fermer mon œil non directeur pour avoir en vision le renard et mon pin's du viseur. Je laisse encore venir le renard jusqu'à 7 mètres pour assurer mon tir. Il est de 3/4 face, mon viseur est posé sur son épaule, je décoche. Touché, le renard grogne et fait demi-tour avant de partir en trombe mais presque immédiatement son arrière train se dérobe et il bifurque à droite puis chute et s'immobilise rapidement à environ 15 mètres de ma position. Un bruit de bois à l'impact me fait penser que ma flèche doit être plantée dans une branche. Je pars la chercher et la dégage avant d'aller voir mon renard. Ma flèche rentre derrière l'épaule et sort devant la cuisse opposée. La luminosité en sous-bois étant trop faible pour prendre des photos correctes, je ressors du bois pour quelques photos souvenir.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Le lièvre vu tout à l'heure descend vers moi mais je ne suis pas là pour lui. Je ramène ensuite mon renard vers mon sac à dos par le côté opposé du ru par rapport au maïs faisant fuir le lièvre. En arrivant près du passage busé, un bruit de démarrage m'interpelle de l'autre côté de la haie qui longe le ru par tronçons plus ou moins longs. Je pose mon renard et me poste près des terriers de ragondin quand un bruit de pied de maïs qui se casse retentit un peu plus loin en bordure du maïs. Je regarde un moment dans cette direction quand j'aperçois un autre renard au-dessus du champ de maïs, dans l'angle de la culture. Je décide de tenter l'approche. Je longe rapidement le maïs quand une forte odeur de sanglier envahit mes narines, le vent étant face à moi, je m'attends à tout moment à voir ce sanglier. 30 mètres plus loin, je le fais démarrer à 10 mètres devant moi, il était juste au bord du maïs et part en cassant du maïs sur 15 mètres. Il s'arrête un instant et me laisse passer puis repart bruyamment. Je continue, passe le coin du maïs, remonte en le suivant et arrive au coin du maïs un peu plus haut. Le renard est là, dans le champ travaillé, à 40 mètres du coin haut du champ. Le vent n'est pas très bon, il est dans mon dos mais le renard qui est à 15 mètres de la culture ne me sent pas. Il tourne un peu puis semble venir vers moi. Il disparaît dans un creux du champ pendant un instant. La luminosité baisse vite, je décide de tenter de l'appeler, je tente des cris de souris pas trop forts, il ressort la tête du creux et regarde vers moi un moment, j'insiste mais, tout à coup, il fait volte-face et s'enfuit pour rentrer dans la culture. C'est certainement le renard que j'ai manqué près du ru l'autre jour. La nuit tombe doucement, je retourne à mes affaires et récupère mon sac à dos et mes prises avant de revenir vers ma voiture pour une photo de ce beau tableau de chasse. 6 flèches pour 6 prises ce n'est pas tous les jours comme ça.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Alex

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 07:19

Ce soir, après un passage éclair dans le Gers en rentrant du Lot, je passe voir mes parents à Albi avant de me préparer et de partir récupérer le bracelet pour mon tir d'été de Roumégoux que le président de la chasse me laisse chaque année gracieusement. Arrivé sur Roumégoux vers 20 heures, je passe chez le président de la chasse pour prendre le bracelet mais ce dernier a dû s'absenter et son fils ne trouve pas le bracelet. Nous convenons que j'appellerais si jamais je flèche le chevreuil pour qu’ils viennent me l'apporter. Il est déjà près de 20h30, je décide de partir chasser près du lac de la Bancalié en espérant que le secteur plus frais sera plus vert que le reste de la campagne complètement desséchée. Je laisse ma voiture chez le président de la chasse et pars à pied en longeant un petit champ de maïs qui borde un chaume de blé. Le vent souffle vers le lac et sera dans mon dos un moment. Après le maïs, je passe le long d'un petit bosquet puis rejoins, un peu plus loin, un chemin de terre qui descend vers le grand barrage. Le chemin rentre dans les bois et je m'avance d'environ 200 mètres dans le bois puis me poste au bord du chemin et tente d'appeler au Buttolo. Rien ne venant, je continue et rattrape un peu plus loin le chemin qui longe le lac sans avoir vu de chevreuil dans les prairies qui surplombent le lac.

Je suis ce chemin tranquillement, il serpente en suivant la bordure du plan d'eau. La rive opposée est pleine de monde venu manger près de l'eau ou se baigner en cette très chaude journée. Je longe doucement un bois qui couvre le penchant qui surplombe le lac en surveillant le sous-bois jusqu'à un chemin de terre qui remonte vers la route de crête. Un petit sentier longe la droite du chemin dans le bois. Je décide de prendre ce sentier pour aller appeler un peu plus loin. J'avance un peu quand j'entends des éclats de voix et un pas sur le chemin en contrebas. Je me fige et laisse venir un couple de promeneurs qui passe à moins de 5 mètres de moi sans me voir. Je reprends ma progression lente et le plus silencieuse possible. Un peu plus loin, un bruit de pas retentit dans les feuilles mortes. Un animal se déplace dans le sous-bois épais à moins de 10 mètres, je me fige et observe un moment mais je finis par comprendre qu'il ne s'agit que d'un merle. Sous le chemin une bande de bois de 10 à 20 mètres de large le sépare d'un penchant de sarrasin entouré de bois. Plus loin, le sentier rejoint le chemin et je décide de me poster contre la bande boisée pour tenter d'appeler un moment à l'appeau. Rien ne vient, je repars tranquillement en surveillant les 2 côtés du chemin quand j'aperçois une chevrette au travers des arbres. Elle est au bord du bois, en haut du sarrasin. Je tente de l'appeler espérant qu'elle soit suivie par un brocard mais elle regarde vers moi sans bouger.

Je décide de faire demi-tour et suis le chemin jusqu'à l'entrée du champ de sarrasin pour revenir à bon vent.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

Je remonte en suivant le bois puis attaque de longer le haut de la culture en direction de l'endroit où devrait se trouver la chevrette.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

Je longe tranquillement le bois en sur veillant la culture mais j'arrive au bout du sarrasin sans avoir vu le moindre chevreuil. Je redescends donc vers le chemin de terre. Le sarrasin est tout couché dans l'angle du champ près du chemin, peut être l'œuvre de sangliers ou de blaireaux. Un passage me permet de rattraper le chemin que je recommence à longer. Il est bordé de part et d'autre par le bois pendant un petit moment puis s'ouvre à droite sur une bande étroite de sarrasin et à gauche sur un prairie. Je surveille les 2 côtés du chemin en insistant sur la culture tout en progressant doucement. Le vent maintenant soutenu souffle face à moi. En m'éloignant tranquillement du bois, je pense que mes chances de voir un chevreuil s'amenuisent quand, tout à coup, j'aperçois le dos d'un chevreuil en bordure du sarrasin, près d'un bout de haie. Je me baisse et l'observe, il relève la tête et j'aperçois alors une magnifique paire de bois. Il n'est qu'à 10 mètres du chemin, le vent m'est favorable, les conditions sont idéales. Il est encore à 20 mètres environ de ma position. Il baisse la tête, je me baisse le plus possible sous le niveau de la culture et avance tranquillement en le surveillant et parviens facilement à me positionner à 10 mètres de lui. Je me positionne à genoux pour l'observer. Il est de cul et je décide d'attendre qu'il se tourne pour tenter une flèche. Il finit par se tourner mais s'éloigne doucement au pas. J'arme mon arc et me prépare à me redresser, il baisse la tête, je me redresse et aligne ma visée, je le suis dans mon viseur en attendant qu'il s'arrête. Il finit par s'arrêter, je décoche. Touché, il s'effondre sur place, sa tête tombe lourdement au sol puis son arrière train tombe également.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

Cette réaction au tir étant très anormale, je me précipite vers mon brocard qui git au sol et perd beaucoup de sang. Ma flèche est trop en avant, j'ai dû suivre le mouvement en décochant alors que le chevreuil s'était arrêté. Elle a sectionné la première vertèbre cervicale en avant de l'épaule. Je me dépêche de l'achever.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

Mon chevreuil mort, je cherche ma flèche et la trouve rapidement, elle est fichée dans un bout de bois dans la haie.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

J'appelle ensuite le président de la chasse et lui explique où je suis pour qu'il puisse m'apporter le bracelet. En l'attendant, j'en profite pour faire quelques photos souvenir. C'est un très beau brocard portant 7 pointes.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

Le président de la chasse arrive assez rapidement avec un autre chasseur de la société de chasse. Nous posons le bracelet puis chargeons le brocard puis partons à la salle des chasseurs pour que je pelle et vide l'animal dont la venaison restera à la société de chasse. Quelques autres personnes du secteur viennent voir mon chevreuil alors que je le dépèce.

Quelques jours plus tard, alors que je prépare le trophée de mon chevreuil, je constate qu'il possède des fleurs de lys mais qu'il présente également une pointe d'un bois d'un autre brocard planté dans sa pommette en dessous de l'œil. Ce morceau n'était pas visible extérieurement et le trou qu'il a provoqué est partiellement cicatrisé, laissant un trou bien rond, cette blessure date très certainement de l'an dernier ou peut être de l'année précédente. Le bout de bois peu rentrer et sortir dans le crâne mais ne peut pas être extrait.

Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015
Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015
Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015
Un magnifique brocard tarnais à l'approche, 12 juillet 2015

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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