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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:55

Ce soir, je décide d'aller me reposter au même endroit que la veille. Mon ami Patrick à qui j'ai raconté ma chasse a décidé de venir se poster lui aussi dans le secteur. En arrivant doucement près de mon poste, je l'aperçois, à environ 100 mètres, en train de me faire des signes mais je ne comprends pas ce qu'il veut me dire. Je finis d'arriver doucement à mon poste et vois que Patrick quitte le sien, je trouve ça bizarre mais reste à ma place et m'immobilise car la nuit arrivera vite. A peine Patrick parti, des sangliers se mettent à couiner dans le bois sur ma droite à environ 20 ou 30 mètres. La tension monte d'un cran et je me prépare en accrochant mon décocheur. Les sangliers tournent un petit moment sans sortir à découvert quand un peu plus loin devant moi, dans le bois une toux très sonore retentit. Certainement un autre sanglier, le silence revient un moment puis cette toux retentit à nouveaux. Je surveille les alentours alors que la luminosité baisse vite. Alors que je surveille le bois en directions des premiers couinements, je ne remarque pas tout de suite un gros sanglier qui vient vers moi mais alors qu'il se met à grogner en se dirigeant droit sur moi, mes yeux se braquent rapidement sur lui. Il arrive, comme son collègue de la veille, droit sur moi en empruntant le même chemin. Je me prépare à armer mais pour l'instant il vient de face. Il biaise un peu sur ma droite et se dirige droit sur le sang que mon sanglier a laissé la veille, il descend le talus de la mare en soufflant puis se met à renifler le sang. Il est toujours de face à environ 10 mètres et je m'attends à le voir s'enfuir mais il se tourne plein travers et s'avance un peu en suivant le talus pour s'immobiliser en face me moi. J'arme doucement, vise et décoche, la luminosité n'étant pas très bonne, il me semble que ma flèche est un peu en arrière mais sans en être sûr.

Le sanglier démarre en trombe, un bruit humide très sonore provient de sa plaie. Je le laisse disparaître un peu plus loin dans le bois. Rapidement le calme revient puis je pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver, je ne vois pas non plus de sang près de la zone du tir. J'attends un peu avant de commencer ma rechercher et la nuit s'installe. Ne trouvant toujours pas la moindre goutte de sang au départ de ma recherche, je pars directement en direction du bois où est rentré le sanglier, 40 ou 50 mètres plus loin et commence à inspecter la lisière avec ma frontale quand je tombe sur des gouttes de sang.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

Le sang remonte dans le bois et est assez facile à suivre. J'avance tranquillement en suivant les gouttes. Rapidement, la piste rentre dans les épines en suivant une grosse coulée et je progresse à 4 pattes sur les traces de mon sanglier. Environ 20 mètres après l'entrée dans le bois, je retrouve ma flèche, couverte de sang, posée au sol sur la coulée, lame vers moi, elle avait dû restée accrochée par l'empennage et la lame s'est accroché dans la végétation lors de la fuite, provoquant son extraction du sanglier. Je la récupère et la remets au carquois puis reprends ma recherche. Le sang monte toujours au plus raide et est plus ou moins abondant mais assez facile à suivre. Par moment, je commence à tomber sur des frottés très marqués.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

Encore quelques mètres et la piste prend à gauche pour suivre, sur 10 mètres environ, une grosse coulée bien dégagée et monter un peu moins mais rapidement le sang repars vers le haut et rentre à nouveau dans le sale quand une forte odeur de sanglier emplit mes narines. Je balaye le secteur avec ma frontale et aperçois mon sanglier couché sur le flanc un peu plus haut dans une éclaircie au milieu des épines. Je me rapproche doucement et constate qu'il est bien mort. Ma flèche semble avoir traversé les poumons, plus en avant que mon impression de départ. Il a parcouru environ 100 mètres et malgré l'atteinte n'a pas cessé de monter. C'est un beau ragot d'environ 70 kg.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

Je profite de quelques photos souvenir pour me poser un peu.

2 sangliers en 2 jours, 4 novembre 2015

J'attache ensuite le groin de mon sanglier pour le sortir des épines et rentrer. En retrouvant Patrick dépité à la voiture, il m'annonce qu'il s'était posté à mon poste avant mon arrivé et l'avait quitté peu avant que j'arrive. C'est alors qu'un gros sanglier était venu se souiller quelques minutes, alors qu'il s'était éloigné vers son second poste. Il a alors tenté une approche mais le sanglier s'était éclipsé. C'est pour cela qu'il avait quitté son poste si tôt, pensant que la chasse était finie en voyant repartir ce gros sanglier vers les épines juste avant que j'arrive.

 

Alex

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 22:53

Ce soir en sortant du boulot, je décide d'aller faire un tour rapide au sanglier. Avec le changement d'heure, la nuit tombe maintenant très vite mais me laisse encore environ 1 heure pour chasser. Arrivé sur place, je me change rapidement puis pars pour aller me poster près d’une mare partiellement asséchée où les sangliers viennent souvent se souiller. Je pars à travers bois et presse le pas sur le chemin forestier quand j'entends un pas monter par le penchant de droite. Je me fige, les bruits de pas tout proches s'arrêtent rapidement puis semblent faire demi-tour. Je viens très certainement de faire tourner un sanglier qui me montait droit dessus. Je tente de m'approcher doucement du bord du chemin, au travers de quelques genêts mais je ne peux qu'entendre l'animal se débiner en contrebas. Les feuilles mortes qui jonchent le sol m'interdisent toute approche et je préfère ne pas perdre plus de temps. Je reprends ma progression et presse le pas car il ne me reste pas beaucoup de temps pour chasser. Alors que j'attaque un virage du chemin, je fais démarrer un gros sanglier d'environ 80 kg sur ma droite. Il fouillait les feuilles mortes au milieu des arbres et je l'ai vu trop tard. Décidément, c'est une soirée à sanglier.

Cette fois, je finis d'arriver près de la mare asséchée. Je tente de m'approcher sans faire trop de bruit sur les derniers 200 mètres car la remise n'est pas loin. Je me poste contre un amas de ronces et de buissons et l'attente commence. La luminosité décroit rapidement quand des craquements retentissent dans le bois sur ma droite. Un animal se rapproche peu à peu, lentement. Je crains qu'il n'arrive trop tard car la nuit sera vite là mais je finis par l'apercevoir, il sort du taillis et se dirige droit vers moi. Je suis statufié et n'ose pas bouger. Petit à petit, il s'avance et finis pas s'arrêter face à moi à environ 10 mètres. Il hume l'air puis descend le talus de la mare et continu à s'avancer vers moi au travers de quelques touffes de végétation. Ses pattes, qui s'enfoncent par moment dans la boue, font en se relevant un bruit de succion. Il finit par se présenter plein travers à 6 mètres et, sa tête cachée par une touffe de végétation, il donne de grands coups de tête pour fouiller la boue. J'arme doucement, mon viseur se cale sur l'animal derrière l'épaule et je décoche.

Touché, le sanglier pousse un grand cri et s'effondre sur place. Il se débat dans la boue en couinant puis finit par se redresse et se traîner sur 5 ou 6 mètres pour retomber lourdement sur le côté sans arriver à se relever. Il tourne en rond au sol en essayant de se redresser. Je réencoche rapidement et me précipite vers lui pour l'achever. Arrivé à environ 3 mètres du sanglier, j'attends qu'il se présente ventre vers moi en tournant sur place pour lui placer ma flèche au niveau du cœur. Touché une seconde fois, il s'immobilise rapidement. Ma première flèche un peu trop haute s'est arrêtée dans la colonne vertébrale et je récupère le morceau qu'il a cassé en se traînant puis le morceau de ma seconde flèche qu'il a aussi cassé avant de mourir. Je le sors ensuite de la mare asséchée où il a perdu beaucoup de sang avant de l'attacher par le groin pour le tirer jusqu'à ma voiture.

C'est un joli petit ragot d'environ 60 ou 65 kg.

Un affût au sanglier court mais fructueux, 3 novembre 2015

Alex

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 17:09

Ce matin, avec Christophe, nous avons décidé de faire un tour au ragondin. Nous nous sommes donnés rendez-vous chez moi et partons pour le lac des Coteaux de Gascogne du carrefour de Noilhan. Arrivés sur place un peu avant le lever du jour nous discutons un peu dans la voiture garée près de la digue du lac. Alors que la luminosité commence à être suffisante pour pouvoir tirer, nous nous préparons et partons en chasse. Il fait beaucoup de vent ce matin, il souffle vers la digue. Christophe va prendre la droite du lac et moi l'autre côté, je pars donc en longeant la digue pour rejoindre la berge opposée puis nous commençons à longer le lac chacun de notre côté. Le niveau du lac est très bas et j'espère que nous pourrons intercepter les ragondins qui devront sortir de l'eau pour rentrer au terrier. Rapidement, j'aperçois des boules noires contre la berge, près des terriers du milieu du lac. Je presse le pas pour éviter de voir ces ragondins rentrer au terrier. En m'apercevant, ils se mettent à l'eau et partent vers Christophe que j'avertis à haute voix, il y a près d'une dizaine de ragondins. L'un d'eux remonte à environ 15 mètres de la berge et je tente une flèche mais passe juste au-dessus. Le ragondin plonge et ma flèche commence à dériver mais je dois surveiller plusieurs ragondins qui se sont dispersés sur le lac et je laisse partir ma flèche en espérant qu'elle ne coule pas.

Quelques ragondins partent toujours droit sur Christophe qui s'est posté sur une zone de terriers située en face de moi. Un gros ragondin revient vers le bord à ma gauche et un autre à ma droite. Je tente d'intercepter le premier plus près mais il plonge à chaque fois que je suis à portée de tir, en me retournant, j'aperçois le second ragondin qui se rapproche rapidement de la berge à environ 60 mètres dans mon dos. Je fais vite demi-tour et me précipite vers lui mais il monte sur la berge alors que je le rejoins et se précipite dans un terrier couvert de ronces, en haut du talus du lac. Il m'a bien eu, je fais à nouveau demi-tour pour tenter de retrouver l'autre ragondin mais ce dernier a disparu, il a peut-être réussi à rejoindre le ru d'alimentation à sec où se trouvent de nombreux terriers. Pendant ce temps Christophe a fléché un gros ragondin mâle de 7,5 kg contre la berge opposé. Christophe m'annonce que 3 ragondins reviennent vers mon côté du lac, je me retourne et les aperçois se dirigeant vers la berge côté digue. Je fais donc demi-tour, escalade le talus de la berge et fonce vers les ragondins pour éviter qu'ils ne rentrent dans un terrier. En me rapprochant de ces derniers, je ralentis pour les laisser un peu se rapprocher et m'avance doucement vers eux alors qu'ils ont eux aussi ralenti et marquent des pauses pour observer les alentours. Inquiets, ils finissent par faire demi-tour et plonger. Ils refont surface au milieu du lac puis biaisent vers la digue. Ne voyant pas d'autre ragondin sur le lac, Christophe vient à leur rencontre. Je finis par les perdre de vue et à l'arrivée de Christophe, ils semblent s'être volatilisés. Je fais donc demi-tour pour surveiller la surface du lac quand j'aperçois 2 ragondins fonçant vers les terriers que gardait Christophe. Je crie à ce dernier que les ragondins vont au terrier et il prend le pas de course mais arrive trop tard, 1 ragondin s'élance sur la berge et rentre au terrier puis le second le suit. Christophe arrive éreinté sur place.

J'aperçois alors un autre ragondin qui refait surface au milieu du lac et semble se diriger vers moi. Il plonge, je me cale derrière un arbuste qui pousse au bord du lac et le laisse venir, il plonge régulièrement et remonte toujours un peu plus près mais, arrivé à 20 mètres environ de la berge, il stoppe et hésite un moment puis fait demi-tour et repart vers Christophe qui l'interceptera à son arrivée contre la berge. Je contrôle les berges du lac sans voir d'autre ragondin, nous décidons de retourner à la voiture et de changer de secteur. Nous partons donc pour une mare très envasée proche d'une ferme de Clermont Pouyguilles dont le tour est colonisé par les lapins et les ragondins mais les ragondins sont déjà au terrier et le 2 ou 3 lapins que nous lèverons finiront en un éclair au terrier. Le reste des coins de la commune ne donnera rien, nous partons donc pour une mare sur Loubersan. Je me gare près de la route et nous nous préparons avant de descendre vers la mare située au fond de la combe. Nous prenons par la droite du champ en longeant la haie pour ne pas être repérés trop vite. Des canards sont en surface du petit plan d'eau et une boule noire attire mon regard sur la digue de l'autre côté de la mare. C'est un ragondin, je le montre à Christophe et nous continuons à descendre tranquillement mais quelques canards décollent et nous prenons le pas de course pour tenter d'intercepter le ragondin s'il n'est pas déjà parti au terrier. En arrivant au bord de la mare, des dizaines de canards s'envolent de la mare, Christophe aperçois le ragondin sur la droite de l'île et arme son arc mais le ragondin se met à couvert derrière l'île et il ne peut par décocher.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Je descends donc le talus de la mare, faisant décoller encore 3 canards au passage et rejoins le pylône EDF servant de passerelle pour rejoindre l'île. Je commence à m'avancer en équilibre sur ce dernier, manquant de chuter dès le départ car le béton couvert de fientes de canard est très glissant. L'île atteinte, je me fraye doucement un passage au milieu des arbustes qui la couvrent et alors que j'arrive près de l'eau, j'aperçois le ragondin qui se débine sur l'eau sur ma gauche. J'arme rapidement mon arc et lui décoche une flèche de 3/4 arrière à environ 10 mètres. Un gros crac retentit et mon ragondin est séché sur place.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Christophe fait doucement le tour de la mare et je reste posté un instant sur l'île pour surveiller les terriers de la berge en face de moi. Rien ne bougeant, je quitte l'île et rejoins Christophe puis récupère mon ragondin et ma flèche avec mon lancer. Ma flèche est rentrée derrière l'épaule et ressort juste derrière la tête comme je la voulais.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Nous restons postés un moment contre les chênes qui séparent la mare d'un ru en contrebas. Les canards font des ronds au-dessus de nous et hésitent à se reposer mais les ragondins resteront au terrier. Nous quittons notre poste. Nous tentons un lac de l'autre côté de la route mais à part des cormorans et des canards nous ne verrons rien d'autre. Nous décidons de finir notre matinée à Labarthe, le long du canal mais là encore pas de ragondin. Nous verrons juste une chevrette broutant dans un passage de canon d'une parcelle de maïs bordant le canal.

Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015
Une petite sortie au ragondin, 3 octobre 2015

Alex

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:21

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chasser dans les maïs autour de mon lac favori, sur Labéjan. Je ma gare en haut de la côte, près de la ferme. Le vent souffle encore fort ce soir, je me prépare rapidement puis teste le vent. Il va vers la ferme, à l'opposé de d'habitude. Je décide donc d'attaquer ma chasse dans le sens opposé à mon habitude. Je remonte le talus de la route pour longer le maïs en direction de la ferme tout en contrôlant les passages de canon. Je passe le chemin enherbé qui descend vers le bosquet pris dans la culture puis rejoins le dernier passage de canon de la parcelle et commence à descendre en le suivant. Ce passage est encombré de pieds de maïs et de végétation par moment, ce qui ne facilite pas la progression et la vision des animaux. Le vent fort couvre le bruit des pieds de maïs qui frottent sur mes vêtements et je descends tranquillement en cherchant bien du regard un éventuel chevreuil. En arrivant à environ 50 mètres du bas de la parcelle et ne voyant aucun animal devant moi, mon attention se relâche un peu quand un chevreuil, couché à 4 mètres devant moi, se lève et fonce dans le maïs. Je viens de manquer ma première occasion de la soirée. Je finis de descendre jusqu'au fond de la parcelle puis la longe avec le vent de face, dans une végétation haute et très épaisse, parcourue de coulées de sangliers, jusqu'au passage de canon suivant. En arrivant au bout de ce dernier, je me penche doucement et aperçois un chevreuil plein travers à environ 20 mètres sur la gauche du passage, la tête tournée vers la gauche. J'accroche mon décocheur et commence l'approche en serrant la gauche du passage. J'avance très très lentement en faisant une pause observatoire à chaque pas. Maintenant que je vois mieux la tête de l'animal, j'identifie une chevrette. Je gagne ainsi 3 ou 4 mètres quand elle tourne la tête vers moi. Je me fige un moment puis recommence à avancer toujours avec la même technique. Je gagne à nouveau 2 mètres et elle regarde à nouveau vers moi. Je me fige à nouveau et recommence à avancer alors qu'elle retourne la tête vers le maïs Je parviens ainsi à me rapprocher à 10 mètres d'elle et me fige. Elle regarde un instant vers moi puis tourne la tête, j'arme doucement mon arc et prends la visée avant de décocher. Ma flèche part droit vers le défaut de son épaule mais je n'entends aucun impact et la chevrette démarre en trombe pour rentrer dans le maïs, disparaît, ressort sur le passage, fonce pour rentrer dans le maïs sur la droite du passage, se ravise puis fonce en remontant sur environ 30 ou 40 mètres dans le passage de canon avant que je ne la perde de vue.

J'attends un instant en essayant d'analyser la scène puis pars chercher ma flèche et d'éventuelles traces de sang mais impossible de trouver ni l'une ni les autres, je chercher plus de 30 minutes sans rien trouver et doit me rendre à l'évidence, j'ai loupé mon chevreuil. Ma flèche a peut-être été déviée par un pied de maïs qui se trouvait dans l'axe de la chevrette. Je repars donc en chasse, je rejoins le bas du maïs et le longe pour arriver un peu plus loin au coin de la culture qui remonte sur 100 mètres environ vers le bosquet. Je la longe donc et rejoins le bosquet pour le longer et rejoindre le reste du champ aligné avec le petit bois. Je progresse doucement en surveillant les passages de canon mais pas de chevreuil dans le secteur ce soir. En arrivant à 30 mètres du coin de la parcelle qui remonte ensuite en longeant un bois, les pieds de maïs deviennent plus petits et plus verts. J'avance doucement en essayant de voir un chevreuil au travers des céréales quand une petite chevrette se lève à 5 mètres de moi et se débine en suivant la bordure de la culture. J'arme mon arc, elle s'arrête à 15 mètres dans mon dos, je pivote et tente de prendre la visée mais je n'arrive pas à la voir suffisamment pour distinguer la zone vitale. A ma grande surprise elle fait brusquement demi-tour comme si quelque chose lui avait fait peur et fonce vers moi. Je la suis dans mon viseur mais elle bifurque à 5 ou 6 mètres de moi et remonte dans le maïs où je la perds de vue. J'attends un peu mais plus rien ne bouge, je désarme et reprends ma progression. Je remonte en suivant le bois jusqu'à rejoindre, un peu plus haut, un passage de canon qui rentre dans le maïs puis bifurque pour remonter vers le haut du champ. Je décide de la suivre tranquillement. Environ 100 mètres plus loin, un animal démarre dans un grand fracas sur ma droite dans le maïs sans que je puisse le voir. Le bruit cesse vite et je reprends ma progression. Arrivé en haut du champ, je le longe en direction de la ferme en recontrôlant les passages de canon.

Pas de chevreuil, je descends vers le ruisseau d'alimentation du lac en passant près de la ferme, rejoins le passage busé, le traverse et reviens vers le lac en longeant la parcelle de colza qui précède la parcelle de maïs. En arrivant à 40 mètres du coin de la parcelle de maïs qui borde le départ du lac, j'aperçois un ragondin qui surgit du colza et fonce vers le ruisseau où il disparaît. Je m'avance doucement et le voit en surface du ruisseau avant qu'il ne plonge. Je continue mon chemin jusqu'au bord du maïs puis je commence à remonter en la suivant pour contrôler les passages de canon. Le vent souffle du maïs vers moi toujours de façon soutenue. Le contrôle des passages de canon n'ayant rien donné, je longe le dernier passage tranquillement pour traverser la parcelle puis commence à redescendre par l'autre côté vers le lac. Un gros lièvre démarre à environ 60 mètres contre le maïs et rentre dans la culture en plaquant ses oreilles sur son dos. Le vent souffle vers le maïs tout en remontant légèrement. Je progresse rapidement d'un passage de canon à l'autre pour les recontrôler. En arrivant au passage suivant, je me penche doucement et aperçois à environ 10 mètres, côté droit du passage, les 2/3 arrière d'un jeune chevreuil que je pense être un chevrillard. Il est tout tordu, en appuis sur une patte arrière il est arqué, la tête tournée à l'opposé de moi et se gratte la tête avec son autre patte arrière. Le léger angle montant du vent me permet de ne pas être senti mais il me faut faire vite car il peut vite tourner. Je me recule à couvert, accroche mon décocheur, arme mon arc et m'avance doucement. Le chevreuil se gratte toujours, je vise et décoche mais au même moment le chevreuil se remet sur ses quatre pattes et je vois rentrer ma flèche trop basse et trop en arrière. Un gros jet de liquide accompagne le passage de la flèche et le chevreuil fonce dans le maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'attends un moment sans bouger puis pars chercher ma flèche et les premiers indices. Je longe doucement la bordure droite du passage et trouve une tâche de contenu stomacal sur les feuilles sèches de maïs au sol. C'est bien ce que je pensais ma flèche n'est pas bonne, je continue et trouve, un peu plus loin, ma flèche fichée au sol et ne présentant quasiment pas de sang mais souillée de contenu stomacal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je remets ma flèche au carquois puis repars contrôler la tâche de contenu stomacal. Elle se composé de végétaux broyés et de grains de maïs concassés, de petites gouttes de sang ont été projetées sur les pieds de maïs au passage de l'animal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je décide d'aller chasser sur la parcelle de maïs située sous la digue du lac, de l'autre côté de la route et de revenir faire la recherche tout à l'heure pour laisser le temps à l'animal de se coucher et de faire son hémorragie. Je repère mon passage de canon grâce à la borne d'arrosage située au bout de ce dernier puis je finis de longer cette parcelle de maïs en descendant vers le lac tout en contrôlant les autres passages de canon. Pas d'autre chevreuil, je pars donc en longeant le lac pour rejoindre l'autre parcelle un peu plus loin. Je passe sous la digue et rejoins la route puis la traverse, franchis le fossé puis longe la bande enherbée en contrôlant les passages de canon et remonte à gauche vers le premier passage de canon du haut du champ. Une fois le passage atteint, je me penche doucement, pas de chevreuil, je commence donc à le longer en serrant à droite tout en regardant dans le maïs des 2 côtés. Un peu plus loin, j'aperçois, sur la droite, une avancée dans le maïs, d'environ 10 mètres de long sur 6 ou 7 mètres de profondeur où le maïs n'a pas poussé. Je m'avance tout doucement jusqu'au bord du renfoncement quand j'aperçois une belle chevrette au travers des pieds de maïs. Je m'approche très lentement jusqu'au coin du renfoncement, en accrochant mon décocheur puis m'immobilise pour observer. La chevrette n'est qu'à 5 mètres de moi en léger 3/4 face. Je cherche du regard d'éventuels chevrillards quand j'aperçois un chevrillard mâle qui broute en bordure du renfoncement, au milieu du côté, en face de moi. Il est de 3/4 face. Je décide de me focaliser sur lui plutôt que sur sa mère. Je me positionne pour attendre qu'il s'avance un peu plus à découvert car son arrière train est encore dans le maïs et espérant qu'il se tourne un peu mais c'est alors que sa mère décide de monter droit sur moi. Elle s'avance de quelques pas puis se remet à brouter, elle n'est plus qu'à 3 mètres et risque de me repérer. J'arme donc doucement mon arc, prends la visée sur l'épaule du chevrillard qui n'a pas bougé et décoche. Je vois ma flèche le frapper où je visais. Les chevreuils démarrent et foncent dans le maïs. Le bruit de leur fuite cesse vite et je reste un instant à l'écoute alors que le calme revient.  

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je pars ensuite chercher ma flèche que je trouve plantée dans un pied de maïs à quelques mètres de la zone du tir, dans la culture. Elle ne porte pas beaucoup de traces de sang.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Confiant sur la létalité de ma flèche, je commence ma recherche et trouve, juste après la zone de tir, des éclaboussures de sang sur les pieds de maïs qui bordent le fond du renfoncement.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Les gouttes de sang ne sont pas très grosses mais nombreuses et continues. Elles ponctuent le sol et les pieds de maïs et je n'ai pas de peine à les suivre.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

La piste rentre dans le maïs pour suivre un moment le même rang, les gouttes sont toujours régulières mais moins nombreuses et surtout concentrées au sol.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je suis tranquillement la piste sans me presser.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je tombe un peu plus loin sur une petite reposée debout

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

puis sur une autre.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Au bout d'une trentaine de mètres environ, les gouttes au sol s'interrompent et je cherche la direction de fuite quand un frotté, une feuille de maïs à ma gauche, m'indique que mon chevrillard a bifurqué pour s'enfoncer dans la culture.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Juste avant le pied de maïs frotté, je remarque 2 gouttes de contenu stomacal sur une feuille bien verte

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

et une autre juste derrière le pied de maïs qui contient du sang.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je m'avance doucement en suivant le sang qui marque en frottés sur les pieds de maïs, la piste est maintenant perpendiculaire aux rangs. Je n'ai pas fait 15 mètres de plus qu'un chevreuil se lève devant moi et fonce dans la culture. Le bruit de la fuite cesse vite. Je décide d'attendre un petit moment sans bouger avant de reprendre ma progression en suivant le sang. Après quelques minutes, je m'avance vers l'endroit où se trouvait le chevreuil et trouve une reposée sanguinolente d'où repars la piste de sang, c'était bien mon chevrillard. Je reprends mes recherches mais en avançant tout doucement et en faisant une pause à chaque pas pour regarder devant moi. Je fais à peine 15 mètres avant d'apercevoir, au travers des pieds de maïs, un chevreuil à 10 mètres devant moi. Je me fige et l'observe.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Le chevreuil semble assis et tremble très fortement. Je reste immobile un instant mais très vite, il chute et commence à se débattre au sol. C'est fini pour lui, je le laisse s'immobiliser puis m'avance à sa rencontre pour lui apposer le bracelet et le sortir du maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Arrivé à mon chevrillard, je lui appose le bracelet puis le prends par les pattes pour ressortir de la culture en rejoignant le passage de canon que je longe jusqu'au bord de la route. Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et est ressortie basse au niveau de la panse avant de traverser l'arrière du cuissot. Après quelques photos souvenir,

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

je laisse mon chevrillard dans la végétation haute du bord de la culture puis repars vers la parcelle de maïs précédente en longeant le lac. Arrivé au coin de la culture, je remonte​ en la suivant pour rejoindre le départ du passage de canon. Je commence ensuite à chercher la tâche de contenu stomacal mais impossible de la retrouver, je contrôle et recontrôle mais rien, je finis par me rendre compte que je ne suis pas dans le bon passage de canon et rejoins le suivant où je trouve rapidement ma tâche de contenu stomacal et m'aperçois, qu'à l'endroit du tir, se trouve une autre tâche bien plus grosse. Je ne l'avais pas vu tout à l'heure.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je rentre dans le maïs en m'avançant entre 2 rangs et en suivant les petites éclaboussures de sang et de contenu stomacal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

La piste est peu abondante et difficile à suivre, de plus les pieds de maïs sont enchevêtrés au sol à quelques mètres du passage de canon et compliquent encore mes recherches. Je finis par trouver un peu de contenu stomacal en petites gouttes, la piste biaise à droite puis je la perds à nouveau. Je tourne et retourne et finis par la retrouver, elle prend maintenant à gauche et traverse les rangs de maïs. Je suis lentement les frottés à peine marqués sur les pieds de maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Petit à petit, la piste devient plus abondantes et les frottés plus importants. Je dois allumer ma frontale pour poursuivre la recherche car la luminosité baise vite dans le maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je rejoins le début des rangs parallèles au passage de canon. La piste est maintenant plus facile à suivre. Les tâches de sang au sol alternent avec les frottés et je progresse un peu plus vite​. Je fais ainsi une quarantaine de mètres

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

et trouve une succession de de reposée bien marquées de sang à quelques mètres les unes des autres.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'avance tout doucement en regardant bien autour de moi. Le sang semble prendre à gauche pour changer de rang de maïs quand j'aperçois mon chevreuil couché à 2 rangs sur ma gauche. Il n'est pas mort et me regarde couché de 3/4 arrière. J'arme doucement et tente un moment de prendre la visée en essayant d'écarter les pieds de maïs avec mon arc. Ma visée prise, je décoche au travers des pieds de maïs et atteints le chevreuil qui se lève d'un bon en gueulant puis fait volte-face et fonce en suivant le rang. Le maïs claque sur son passage sur environ 30 mètres puis un grand fracas retentit. Les pieds de maïs claquent sur place un instant signe que le chevreuil se débat au sol. Le calme revient au bout d'un moment, je commence à suivre la piste maintenant très abondante. Le sang couvre le sol et les pieds de maïs en grosse tâches et je le suis facilement.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je trouve facilement mon chevreuil étendu sur le flanc. Un bout de la panse et des plis d'intestin sortent de la blessure de ma première flèche.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'examine mon chevreuil, ma première flèche le traverse très bas en arrière des côtes comme il me semblait après mon tir, ma seconde flèche rentre derrière les côtes et ressort dans l'épaule opposée. C'est une petite chevrette de l'an dernier et pas un chevrillard comme je le pensais en tirant. J'appose mon bracelet, le dernier de la saison d'approche de tir d'hiver à part que je me décide à en reprendre d'ici la fin de la saison puis attache les pattes de mon chevreuil pour le sortir de la culture et faire quelques photos souvenir.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je pars poser mon chevreuil avec le premier avant d'aller chercher ma voiture pour les charger et rentrer chez moi.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Alex

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 06:09

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser à Sarrancolin pour essayer de faire ma biche. Je me lève vers 5 heures pour me préparer, en sortant pour prendre ma voiture, je jette un coup d'œil à la lune dont les informations nous ont beaucoup parlé la veille. L'éclipse est encore partielle mais la lune recommence à s'éclairée petit à petit. Sur le trajet vers les Pyrénées, je pourrai profiter de ce phénomène en regardant par moment par la vitre de ma voiture. Arrivé à Sarrancolin, je prends un chemin de pierre qui remonte vers une ferme perdue dans la montagne et me gare dans le dernier virage. Je me prépare rapidement puis remonte à pied vers la ferme. Les lumières de Sarrancolin scintillent dans la vallée, un brame retentit sur le penchant de droite. Arrivé à la ferme, je prends à gauche et commence à remonter pour rejoindre un chemin de terre qui va me conduire au col, le début de la montée est assez raide puis bifurque à 90° et la pente devient moins raide. Je passe une grange devant laquelle pousse un gros châtaigner puis passe sous la clôture électrique qui délimite la pâture des vaches et commence à avancer sur un chemin enherbée qui remonte vers le col au milieu d'un penchant de fougères. Pas de biche dans le secteur ce matin. Arrivé au sommet, je jette un coup d'œil sur une petite esplanade enherbée au milieu des fougères et des genêts, toujours rien. Je continue donc en suivant un petit chemin de terre qui remonte vers un bois de hêtre. Alors que le chemin s'aplani puis commence à redescendre tout doucement, je passe à côté d'une bande de régénération de hêtres à ma droite. J'avance tout doucement en la surveillant quand j'aperçois un animal, à environ 12 mètres, au milieu des jeunes hêtres, la luminosité n'est pas encore très bonne et je pense un instant à un chevreuil mais alors que je m'approche doucement, je me rends compte qu'il s'agit d'un jeune cerf de l'année en train de manger des feuilles. Je me fige à 5 ou 6 mètres de lui pour l'observer mais il lève brusquement la tête vers moi, m'observe un court instant puis disparaît dans la régénération.

Je reprends ma progression lente mais il n'y a pas d'autres animaux dans ce secteur ce matin. Le chemin tourne à gauche pour redescendre vers le col en passant dans un tunnel formé par des houx et des noisetiers. J'avance tout doucement car les brindilles et les petits graviers sont bruyants. En débouchant sur le col enherbé et ponctué de genets. Je scrute le paysage à la recherche d'un animal sans succès. Plusieurs cerfs brament dans les bois du penchant de droite qui fait partie de la société de chasse voisine. Je m'attarde un instant à les écouter avant de rejoindre la piste pour remonter plus haut, vers un chemin forestier qui suit la courbe de niveau au milieu de la hêtraie. Je suis un instant la piste jusqu'à rejoindre une autre piste, taillée dans la roche qui prend à gauche pour rejoindre un enclos de régénération. Je la suis un moment puis arrivé au niveau d'un abreuvoir alimenté par une source captée plus haut, je commence à remonter au plus raide pour rejoindre la piste forestière. C'est un passage très emprunté par les animaux qui viennent boire et se baigner dans les nombreuses sources qui ressortent dans le secteur et longent le grillage de l'enclos que je rencontre très vite à ma gauche. Les sangliers ont donné pas mal de coups de nez dans une zone de buis. J'arrive enfin à la piste et commence à la suivre.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Au-dessus du chemin, le bois de hêtres est clair et permet de voir presque jusqu'à la crête à environ 200 mètres alors que sous le chemin les grands arbres dominent des zones de régénération épaisses où les animaux peuvent se cacher. J'avance doucement en surveillant alternativement les 2 côtés du chemin. Le sol est marqué de nombreuses traces et projections de boue, toutes les flaques du chemin servent de souilles pour les cervidés et les sangliers et le secteur semble très fréquenté.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Malgré les nombreux indices de présence, je n'arrive pas à voir le moindre animal, le brame des cerfs retentit çà et là dans la montagne et je décide de redescendre vers le col par la piste et profitant de cette belle musique automnale. Arrivé au col, je remonte vers le tunnel d'arbre et reprends le chemin de terre en direction de l'esplanade enherbée de laquelle part le chemin que j'ai pris pour monter ce matin. Le brame puissant d'un cerf retentit, il semble venir des fougères sur la gauche de l'esplanade.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je descends rapidement vers la zone de fougères alors que le cerf continue à bramer et qu'un second se met à lui répondre plus bas dans la pente mais semble se rapprocher. Je me faufile à travers les genets et les fougères pour rejoindre le bord du bois puis commence à le longer doucement en me dirigeant vers le brame. J'aperçois vite le cerf au-dessus de moi dans les genêts, il ne me semble pas très gros mais j'espère qu'il est accompagné de biches.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je commence une approche en avançant sur la pointe des pieds et en allant d'un gros hêtre à un autre. Le cerf semble revenir vers le bois en bramant et je le perds un instant de vue. Je continue mon approche jusqu'à un très gros hêtre derrière lequel je me cale pour observer le cerf qui est maintenant à 15 mètres devant moi dans les genets. Il tourne brusquement la tête vers moi, il a vu quelque chose mais ne m'a pas identifié. Il est beaucoup plus gros que ce que je pensais, c'est un magnifique 9 cors.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je tente de le filmer avec mon appareil photo mais je n'ai plus assez de batterie et le film s'interrompt à peine commencer. Son concurrent, en contrebas sur ma gauche, se tait et semble s'éloigner. Le cerf me fixe un moment puis pousse un long brame comme pour me défier puis un plante ses bois dans les genets et balance sa tête, d'un côté à l'autre un instant, détruisant ainsi la végétation devant lui avant de redresser la tête et de regarder à nouveau fixement vers moi. Il commence ensuite à s'avancer doucement vers moi de quelques mètres puis se fige à nouveau et me fixe avant de se remettre à pousser un brame puissant. Il recommence à balancer sa tête dans les genets. Le spectacle est magnifique, ce cerf majestueux n'est qu'à 10 ou 12 mètres devant moi et n'arrive pas à comprendre ce que je suis. La présence proche, juste à ma droite, du gros hêtre est tout de même assez rassurante car, en cas de charge, il fera un bon écran.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Le face à face dure ainsi plusieurs minutes.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Finalement, le grand roi décide de faire demi-tour et de remonter tranquillement dans les genêts. Alors qu'il s'est éloigné de quelques mètres, je pousse un raire puissant qui le stoppe net et lui fait faire un demi-tour sur place. Il me fixe un moment intrigué puis bifurque et biaise pour me contourner par ma droite et tenter de me prendre au vent. Il avance tranquillement dans les genêts et les fougères, seul le haut de sa tête et ses bois dépassent de la végétation.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je pousse plusieurs raires successifs qui finissent par le stopper mais le vent qui a tourné finit par me trahir et il fait brusquement volte-face et remonte dans la végétation au petit trot, portant fièrement sa tête haute. Je finis par le perdre de vue à environ 35 mètres dans la végétation plus haute et épaisse. Je quitte donc mon poste et remonte moi aussi dans les genets pour l'apercevoir à nouveau. Il s'est arrêté en crête et regarde vers moi un instant

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

puis se tourne et plonge dans le bois sur la gauche. Le soleil est déjà haut et la température de plus en plus élevée, je décide de rentre. Je pars donc rejoindre le chemin enherbée qui redescend vers la ferme et appelle ma compagne pour l'avertir que je vais rentrer d'ici 1h30. Nous discutons un peu alors que j'attaque ma descente par le chemin quand un galop retentit plus de 100 mètres en contrebas dans les fougères. Je tourne la tête et aperçois une belle biche qui fonce vers le bois plus en contrebas. Elle fait une pause à environ 200 mètres et tourne la tête vers moi pour identifier la menasse

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

puis repart et plonge dans le bois. Je continue mon chemin tout en discutant un moment. Il fait un soleil magnifique et je profite encore un peu de paysage en chemin.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Le chemin bifurque maintenant à 90 ° à droite pour descendre droit vers la ferme.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je passe la ferme puis retombe sur le chemin de pierre sur lequel je suis garé un peu plus bas. A mi-chemin entre la ferme et ma voiture, je surprends un écureuil affairé à fouiller les feuilles mortes sur la gauche du chemin. Il fonce se réfugier dans la fourche d'un arbre tout proche. Je reste un moment à l'observer alors qu'il reste plaqué contre le tronc.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Il finit par décoller sa tête et regarder vers moi en battant nerveusement de la queue tout en poussant des petits cris de protestation.

Rencontre avec un roi, 28 septembre 2015

Je décide de le laisser tranquille et reprends ma marche ce qui le fait fuir. Je rejoins ma voiture un peu plus bas, il est temps de rentrer à la maison.

 

Alex

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 20:14

Ce soir, comme la veille, je pars pour Labéjan en sortant du boulot. Je me gare au même endroit que la veille et me prépare rapidement. Le vent soutenu souffle comme hier et je décide donc de réattaquer ma chasse comme la veille, autour du grand champ de maïs. Je longe donc le haut du maïs à mauvais vent, rejoins la luzerne, longe cette dernière en suivant le maïs, rejoins le coin du bois, continue entre le bois et le maïs tranquillement pour arriver en bas de la culture et commencer à la longer en surveillant les passages de canon. Au premier passage de canon, j'entends chanter des perdreaux dans le maïs sans pouvoir les voir, pas de chevreuil pour le moment et je vais longer tous le bas du champ sans voir d'animaux. Je décide donc de partir chasser vers le grand champ de tournesol qui a été moissonné la veille. Je remonte, à travers le champ travaillé, vers le chemin de terre qui suit la crête et le longe pour arriver au-dessus du bosquet où j'ai retrouvé mon chevrillard du 17 septembre. Je descends dans la combe travaillée par la droite du bosquet, jette un coup d'œil sur le bas de ce dernier puis traverse le fossé du bas de combe et commence à remonter tranquillement en suivant le bord droit du champ de soja, en limite de la grande friche. Toujours pas de chevreuil en vue. Je passe le premier petit bosquet à ma droite puis descend par la bande d'herbe qui le sépare du second et rejoins l'angle bas du deuxième bosquet. Je me penche doucement pour tenter de surprendre le brocard du secteur mais il n'est pas de sortie. Je remonte doucement en longeant le bosquet et arrive au bord du soja sans voir de chevreuil. Je m'avance donc dans la culture en enjambant les rangs pour ne pas les abimer et rejoins une grosse haie qui sépare cette parcelle d'une autre parcelle de soja qui s'étend jusqu'à la route de crête à environ 200 mètres. Une trouée me permet de regarder derrière la haie. J’observe un instant sans voir de chevreuil. Je pars à gauche vers une petite mare asséchée, prise dans la culture et où je me suis fait surprendre un matin par une chevrette et ses chevrillards. Toujours rien, je reviens donc contre la haie et la suis doucement en redescendant vers une mare en contrebas d'où part un petit ru.

Alors que je ne suis plus qu'à 70 mètres du bas du champ, un chevrillard surgit su soja à 20 mètres environ, presque immédiatement suivi par sa mère et tout d'eux prennent le galop. J'arme vite mon arc et les suis dans mon viseur mais ils s'éloignent vite et je désarme. C'est alors qu'un mouvement attire mon regard un peu plus bas. La tête d'un jeune brocard dépasse du soja à environ 30 mètres. Il regarde fuir les 2 autres chevreuils sans bouger puis se met à regarder tout autour de lui pour essayer de comprendre ce qui les a fait fuir. Je le surveille un instant immobile puis profite d'un moment où il regarde à l'opposé de ma direction pour commencer une approche très lente en me baissant au maximum. Je gagne facilement 10 mètres, aidé par le fort vent qui couvre le bruit de ma progression et en m'arrêtant à chaque fois qu'il tourne la tête vers moi. Tout à coup, le brocard fait demi-tour et commence à descendre tranquillement vers le fond du champ. Je me baisse le plus possible et presse un peu le pas en biaisant pour le recouper. Je parviens à me rapprocher ainsi à 10 mètres du brocard qui se présente maintenant de 3/4 arrière. J'arme mon arc baissé dans le soja, me redresse doucement en prenant la visée et décoche. Le bruit de l'impact retentit mais il m'a semblé que ma flèche était un peu trop en avant, peut être déviée par le fort vent. Le brocard fait à nouveau demi-tour et fonce à travers le soja en remontant la pente. Il biaise vers les 2 petits bosquets autour desquels j'ai chassé tout à l'heure. Il me semble voir un trou au niveau de son cou sans en être sûr. Je le perds de vue à environ 150 mètres, derrière la crête, en limite de la friche. Je descends chercher ma flèche mais c'est peine perdue dans toute cette végétation. Je cherche un moment sans succès puis tente de recouper la direction de fuite pour essayer de trouver des indices. Je trouve rapidement des gouttes de sang projetées sur les feuilles de soja.

Pluie et vent sur Labéjan, 22 septembre 2015

La piste est assez facile à suivre même si elle n'est pas très abondante. Je suis les gouttes qui biaisent vers la friche mais arrivé au bord de cette dernière le sang devient alors peu abondant et les gouttes beaucoup plus petites.

Pluie et vent sur Labéjan, 22 septembre 2015

Je peine un peu à suivre la piste et dois parfois marquer la dernière goutte pour m'avancer de plusieurs mètres et chercher un moment pour retrouver du sang. Je finis tout de même à arriver au coin du bosquet de crête où je trouve l'entrée du chevreuil. L'entrée est bien marquée par de belles tâches de sang.

Pluie et vent sur Labéjan, 22 septembre 2015

Je prends mon sécateur et coupe quelques ronces pour pouvoir rentrer dans le bosquet et suivre le sang. Une fois en sous-bois le sang devient abondant, de grosses gouttes jonchent le sol et la piste devient très facile à suivre. J'ai souvent remarqué que les animaux se relâchent en rentrant à couvert et que le sang est très souvent plus abondant. Le sous-bois est assez clair et je suis tranquillement la piste, une flèche encochée sur mon arc au cas où. Je passe 2 reposées debout (ronds de gouttes de sang). La piste biaise vers le haut du bois et je tombe sur une reposée bien marquée de sang à quelques mètres de sortir du bosquet. Après cette grosse tâche de sang, la piste semble s'interrompre totalement et je cherche un moment sur les coulées pour retrouver du sang qui remonte à ma droite pour sortir du bois à travers des épines noires. Je le suis et retombe sur des herbes hautes. Le sang est très peu abondant et je peine à le suivre, la piste biaise à gauche et remonte vers le soja qui redescend vers le fond de combe. Une pluie fine mais intense se met à tomber et mes chances de suivre cette piste difficile s'amenuisent. Je tourne et retourne sans trouver de sang et j'ai oublié mon portable à la voiture. Je décide de laisser tomber. Je prends donc la limite du soja pour redescendre dans le fond de la combe. Alors que je pose les yeux au sol, environ 40 mètres après avoir perdu le sang, j'aperçois un petit caillot de sang sur la terre à nu qui borde le soja et, en continuant à longer la culture, je commence à tomber sur des gouttes de sang que je suis facilement sur environ 50 mètres avant de perdre à nouveau la piste.

Je bifurque donc vers la friche à gauche et rejoins le bas de combe où je traverse le fossé pour rentrer dans le grand bois qui m'abritera un peu de la pluie. Je longe la grosse coulée et rejoins le chemin de terre qui me fait déboucher à 100 mètres du passage busé. La pluie s'est un peu calmée et tombe en grosse gouttes espacées. Je suis le ruisseau d'alimentation du lac, traverse le passage busé puis me dirige vers la parcelle de maïs. Arrivé au coin de cette dernière, je la longe par le bas en suivant la bande enherbée qui borde le lac jusqu'au coin suivant. Je suis maintenant à bon vent pour chasser en suivant les passages de canon car le vent souffle vers la digue. Je m'avance dans le premier passage de canon jusqu'à la bosse du champ qui me cachait la fin du passage. Pas de chevreuil, je fais demi-tour. Je longe encore un peu la parcelle et contrôle le second passage de canon, toujours rien. Demi-tour et direction le 3ième passage de canon. En arrivant au départ de ce dernier, je me penche doucement et aperçois un brocard au gagnage sur la droite du passage à environ 30 mètres. Il est de cul et regarde vers moi, je reste immobile. Il baisse la tête dans la végétation épaisse du centre du passage pour brouter, le vent souffle fort. J'en profite pour m'avancer dans le passage de canon. Les premiers rangs sont perpendiculaires au passage, je passe les 3 premiers puis me cale entre les 2 suivants pour observer. Le brocard relève la tête, observe tranquillement les alentours et se remet à brouter. Je m'avance à nouveau de quelques rangs puis me recale entre les suivants. Le brocard relève la tête, regarde autour de lui puis se remet à manger. Je recommence à avancer de quelques mètres et me recale. Cette fois le brocard redresse la tête, regarde autour de lui puis commence à avancer en suivant le maïs. Les rangs sont maintenant parallèles au passage de canon. Il me tourne le dos, j'en profite pour avancer plus rapidement mais voyant qu'il s'arrête, je stoppe net et m'accroupis juste à temps car il tourne la tête et regarde un instant vers moi sans me voir avant de se remettre en marche en broutant tranquillement. Je me remets à avancer assez rapidement, prêt à m'accroupir à tout moment. Mon décocheur est accroché et je gagne vite du terrain. J'arrive ainsi à 9 ou 10 mètres du brocard qui broute toujours paisiblement en 3/4 arrière. J'arme mon arc baissé pour être prêt à m'accroupir mais voyant qu'il ne fait pas attention à moi, je prends rapidement ma visée derrière ses côtes et décoche.

L'impact retentit et il me semble que ma flèche est rentrée où je voulais. Le brocard démarre en trombe dans le passage sur environ 20 mètres puis bifurque  à droite pour rentrer dans la culture. J'attends un peu puis pars à l'endroit du tir sans trouver de sang. Je m'avance un peu sur la direction de fuite en commence à trouver de maigres traces de sang et de contenu stomacal sur la végétation du centre du passage. La piste est très difficile à suivre dans cette végétation détrempée mais je remarque que la végétation est légèrement couchée sur le passage de l'animal ce qui me permet de localiser à peu près sa trajectoire et l'entrée dans le maïs où je trouve enfin une belle tâche de sang sur les feuilles de maïs au sol.

Pluie et vent sur Labéjan, 22 septembre 2015

Je suis le sang plus abondant au sol et sur les pieds de maïs sur environ 15 ou 20 mètres de plus et retrouve mon brocard couché sur le flanc. Ma flèche est bien en arrière des côtes.

Pluie et vent sur Labéjan, 22 septembre 2015

La sortie est pile au défaut de l'épaule, panse, foie et poumon sont touchés. Je remarque en apposant mon bracelet que mon brocard à l'arrière train couvert d'excrément séché. Encore un chevreuil malade mais il n'est pas encore amaigri. Le bracelet apposé, je fais quelques photos souvenir sous la pluie

Pluie et vent sur Labéjan, 22 septembre 2015

puis attache les pattes de mon chevreuil et le charge sur mon épaule pour revenir vers la voiture. Je le laisse au bord de la route, à environ 300 mètres du tir, dans le fossé puis pars chercher ma voiture où j'en profite pour appeler le conducteur de chien de sang. Rendez-vous est pris pour une recherche demain pendant ma pause déjeuner. Je récupère mon brocard en passant et rentre chez moi. Je n'ai que peu d'espoir de retrouver mon premier brocard et la recherche du lendemain ne donnera rien, le chien perdant la piste à la sortie du bosquet et le contrôle des bordures de tous les bosquets et bois environnant restant infructueux.

 

Alex

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 20:20

Ce soir, en sortant du boulot, je pars directement pour Labéjan. Je me gare près de la ferme, au carrefour au-dessus du lac, me prépare rapidement puis teste le vent. Ce soir il vient de la ferme et souffle assez fort, je traverse donc la route, escalade le talus abrupt et pars vers la droite avec le vent dans le dos en longeant le maïs qui descend vers le fond de la combe. Je jette un coup d'œil à chaque passage de canon en passant. Pas de chevreuil en vue jusqu'au coin du maïs, je descends donc en le suivant doucement et en surveillant la luzerne à ma gauche qui descend vers bois qui en ferme le bas. Pas de chevreuil ce soir, j'arrive au coin de la luzerne fermée par le bois qui remonte contre le maïs. Je continue à descendre tranquillement entre le bois et le maïs sans rien voir. Arrivé en bas, je continue à longer le maïs qui est maintenant bordé par une grosse haie qui le sépare d'un champ travaillé. J'avance doucement en ouvrant bien les yeux. Le vent fort, qui agite à culture et souffle face à moi, masque le bruit de ma progression, il me faut juste voir avant d'être vu. Je jette un coup d'œil à chaque passage de canon et en arrivant au 4ième et dernier passage avant le bosquet qui rentre dans le maïs, j'aperçois, en me penchant doucement, un chevreuil à environ 20 mètres dans le passage. Il regarde vers le haut du champ, je me recule doucement, accroche mon décocheur puis me penche doucement à nouveau. J'aperçois alors 2 petits bois entre ses oreilles.

C'est un jeune brocard de l'an dernier. Il est de face puis tourne à nouveau la tête en arrière. J'en profite pour m'avancer de 2 mètres dans le passage de canon et me caler entre 2 rangs de maïs, légèrement en retrait par rapport aux autres et perpendiculaires au passage. Je surveille le brocard au travers des pieds de maïs. Il commence à descendre vers moi en longeant l'autre côté du passage. Il s'arrête régulièrement pour brouter la végétation bien verte. Il avance ainsi mètre par mètre entre des pauses plus ou moins longues pour manger. Le vent bifurque brusquement et souffle par moment vers le haut du maïs mais en biaisant pour l'instant vers mes arrières, j'espère qu'il ne va pas tourner plus et me trahir. Le brocard regarde souvent derrière lui et je tente de voir s'il ne serait pas accompagné mais rien en vue. Alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres environ, il traverse tranquillement le passage de canon et vient se coller contre mon côté du passage me compliquant ainsi la tâche. Je n'ai plus d'angle de tir et devrais le tirer juste au moment où il passera devant moi. Il continue à descendre tranquillement en faisant des pauses alimentaires ou observatoires. Il n'est plus qu'à 7 mètres environ, j'arme doucement mon arc et me prépare mais tout à coup, il se décide à retraverser le passage de canon mais, cette fois, il commence à rentrer dans la culture. Je n'ai pas trop le temps de réfléchir, je me penche, aligne la visée alors qu'il rentre au pas à couvert et décoche alors qu'il est à moitié rentré dans le maïs en visant entre les pieds de maïs. Touché, le brocard fait volte-face, un jet d'un mètre de sang jaillit de sa blessure et il traverse le passage de canon pour fuir dans le maïs que j'entends claqué sur son passage, dans mon dos, sur 10 à 15 mètres avant de l'entendre chuter et se débattre au sol. C'est fini pour lui.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

Sachant mon chevreuil mort, je décide d'aller chercher ma flèche. Je trouve immédiatement du sang à l'endroit du tir.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

En avançant dans le maïs dans la direction du tir, je trouve rapidement ma flèche posée sur le sol. Elle présente peu de sang et serait plus caractéristique d'une atteinte musculaire.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

Je remets ma flèche au carquois puis repars vers le premier sang. De l'autre côté du passage le chevreuil a laissé une belle tâche de sang sur un pied de maïs couché et au sol.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

Je m'avance entre 2 rangs de maïs que le sang du chevreuil a teinté de rouge au passage. L'hémorragie semble très abondante.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

Au bout d'environ 7 mètres de recherche, le sang devient très très abondant, une grosse tâche de sang au sol marque une chute du brocard.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

Le sang traverse le rang de droite, je le suis et aperçois le chevreuil à juste quelques mètres devant moi. Il est couché sur le flanc et a repeint les alentours en rouge.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

En examinant le brocard, je constate que ma flèche est trop en arrière et trop haute, elle passe juste sous la colonne vertébrale au niveau des reins. Cette flèche n'est pas un cas d'école mais elle est toujours mortelle à très court terme car elle sectionne la grosse artère passant sous la colonne et provoque une hémorragie très massive. Au dépeçage, je m'apercevrai que ma lame de chasse a en fait complètement exploser une vertèbre en plus de sectionner l'artère, cette fuite même courte et la volte-face du chevreuil n'était physiquement pas possible et il est incroyable qu'il ait pu faire ces 15 mètres de fuite. Après quelques photos souvenir,

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

j'attache les pattes du chevreuil et le remonte vers ma voiture en suivant le passage de canon. En haut du champ de maïs, je tombe sur la propriétaire des terres qu'elle loue en fermage. Nous discutons un bon moment puis elle me montre des terriers de blaireaux et de renards situés dans le parc clôturé autour de son habitation pour que je vienne essayer d'en flécher quelques-uns car ils font des dégâts réguliers sur ses volailles.

Je pose mon chevreuil à ma voiture et repars en chasse. Au loin, le bruit d'une moissonneuse et un nuage de poussière me signale que le grand champ de tournesol où j'ai fléché mon chevrillard le 17 septembre est en train d'être moissonné. En passant par la ferme, je descends vers le passage busé qui traverse le ruisseau d'alimentation du lac puis reviens vers ce dernier et la parcelle de maïs qui borde la droite du plan d'eau. Arrivé au coin du maïs, je longe la parcelle sur la bande enherbée qui la sépare du lac pour la dépasser et remonter en la longeant à bon vent.

Vent d'automne sur les maïs, 21 septembre 2015

Alors que je commence à m'avancer dans le premier passage de canon, mon téléphone vibre dans ma poche. C'est ma compagne qui rentre du boulot et qui me pensait à la maison. Je comprends qu'il est temps de rentrer, il est encore tôt mais je reviendrais un autre jour, je repars vers la voiture.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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Lièvre
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