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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:07

Ce soir, nous décidons avec Christophe d'aller faire un petit tour au ragondin avant son départ pour la Guyane dans 2 semaines. Rendez-vous est pris pour 3 heures chez moi, le temps n'est pas idéal, un vent fort souffle ce soir, à l'arrivée de Christophe, nous partons pour Saint Michel. Je me gare devant le dépôt de travaux public et nous partons en longeant le fossé sur la gauche du centre équestre. Il y a des cavalières ce soir, le fossé n'ayant rien donné nous décidons de changer de secteur. Nous faisons une halte sur un petit lac un peu plus loin. Je poste Christophe aux terriers principaux et fais le tour du plan d'eau mais à part une très grosse carpe et les colverts partis à notre arrivée, nous ne verrons pas de ragondin. Nous repartons en surveillant de la route quelques coins et faisons une halte sur une mare à Clermont Pouyguilles toujours sans succès.

A l'entrée du village, je suis en train de raconter à Christophe que j'ai tué un ragondin sur le fossé devant lequel nous passons quand je constate qu'un ragondin broute exactement à l'endroit où j'ai fléché son collègue. Je m'arrête donc au bord de la route, au coin du semé de blé. Une approche à 2 serait très compliquée à découvert et Christophe me laisse y aller seul. Un couple de promeneurs arrive, avec leur chien, par un petit chemin goudronné qui longe le semé et risquent de faire fuir le ragondin, il me faut faire vite. Le vent est dans mon dos mais biaise plus à droite que le ragondin. J'attrape mon arc et attaque l'approche. Le ragondin est tourné face à moi et je ne peux pas avancer vite sur le départ. Je profite d'un instant où il me tourne le dos pour progresser rapidement et gagner 20 mètres mais il se tourne plein travers et je dois à nouveau ralentir et même stopper par moment quand il regarde autour de lui. Pendant ce temps les promeneurs avancent et arrivent derrière moi en me regardant faire. Je crains leur réaction mais ils restent silencieux comme leur chien. Petit à petit, je gagne du terrain quand un coup de feu retentit au loin dans les coteaux, puis un second. Le ragondin relève un moment le tête et écoute alors que je suis à 25 mètres environ de lui. Il est tourné vers le fossé et hésite à partir mais finis par se remettre à brouter. Je repars dans mon approche et arrive au bord du fossé en me cachant derrière le gros noyer qui est planté au bord du fossé de mon côté. En arrivant derrière le noyer, je suis à 5 ou 6 mètres du ragondin mais ce dernier avance vers la droite et ne me laisse par d'angle de tir derrière le tronc. Je ne vois pas sa tête et je tente de me décaler un peu à droite pour pouvoir le flécher quand le vent me trahit. Il presse le pas sur quelques mètres en suivant le fossé alors que j'arme mon arc. Il stoppe à environ 10 mètres, je vise rapidement et décoche mais ma flèche ricoche sur son dos et il saute dans le fossé. Je me précipite en réencochant mais il est déjà au terrier. Christophe vient me rejoindre, je pars chercher ma flèche puis nous surveillons un instant le terrier d'où sort un filet d'eau boueuse avant de revenir à la voiture.

Nous partons pour une mare un peu plus loin puis un petit lac et une autre mare mais toujours pas de ragondin et il ne nous reste qu'environ une heure avant que la nuit tombe. Je décide de terminer notre soirée sur le canal de Labarthe. En arrivant nous nous garons près du moulin puis partons en longeant le canal par la gauche. Au bout d'environ 150 mètres de marche un léger remous attire mon attention contre la berge opposée un peu plus loin devant nous. C'est un ragondin qui vient de plonger. Je l'annonce à Christophe qui ne l'a pas vu et nous nous postons rapidement au bord de l'eau. Christophe un peu en amont du remous et moi un peu plus en aval. Je scrute la berge opposée quand un léger remous attire mon regard juste devant moi contre la berge opposée. C'est le ragondin qui vient de refaire surface. Il me tourne le dos et seule sa tête dépasse de l'eau. J'arme mon arc, vise et décoche. Ma flèche le cloue à la berge opposée et il se débat un court instant en perdant du sang avant de se dégager de ma flèche et de disparaître. Nous le cherchons un instant le long du canal mais rien à faire, il s'est volatilisé. Je suis un peu dégouté d'avoir perdu ce ragondin. Je reviendrai chercher ma flèche au retour. Nous continuons notre chemin.

Nous passons le petit pont qui traverse le canal et changeons de berge. Un peu plus loin, j'aperçois 2 masses noires dans le pré sur la droite du canal. Je les montre à Christophe et nous les regardons un court instant pour nous rendre compte qu'il s'agit de 2 ragondins. Ayant déjà tiré les 2 premiers, je décide de les laisser tirer à Christophe. L'approche sera plus facile derrière le talus de la digue de la berge de gauche. Christophe profite d'une petite passerelle pour traverser le canal alors que les ragondins sont encore à environ 100 mètres. Je reste immobile derrière un gros chêne au bord du canal, au départ de la passerelle, mais alors que Christophe finit de traverser les ragondins se précipitent à l'eau. Nous prenons le pas de course mais à notre arrivée les ragondins sont rentrés à couvert. Un est rentré sous la berge opposée et je me poste en face. Un filet d'eau boueuse sort de sa cachette, Christophe me fait signe que l'autre ragondin est rentré dans la buse qui relie le petit ruisseau qui arrive dans le canal. Tout à coup, Christophe qui a vu quelque chose bouger en aval repars en arrière rapidement. Je reste immobile. Au bout d'un moment, le ragondin ressort la tête. J'arme doucement, vise et décoche. L'impact retentit, la tête du ragondin disparaît dans le terrier et la flèche frémit à peine. Un filet de sang s'écoule dans le canal. Christophe qui revient descend me récupérer ma flèche et ma prise puis me renvoie ma flèche. Nous décidons de continuer un peu, Christophe va continuer à longer le canal et je vais partir en longeant le petit ruisseau. Je trouve l'entrée du second ragondin dans un terrier contre la buse.

D'un côté comme de l'autre pas de ragondin, nous rentrons donc en longeant le canal alors que la nuit arrive doucement. Nous récupérons mon ragondin au passage. Au niveau du pont, je reste du même côté du canal alors que Christophe traverse pour me guider dans ma recherche de flèche. En chemin, un mouvement à l'entrée d'un terrier dans un fossé perpendiculaire au canal attire mon attention mais la luminosité n'est plus suffisante et je continue ma route. Christophe me fait signe de l'autre côté du canal avec la lumière de son portable. Je traverse la bande d'épines qui borde mon côté du canal et récupère ma flèche en dévissant la lame prise dans les racines. Nous rentrons.

Un sortie avec Christophe, 2 janvier 2016

Alex

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 15:05

Ce soir, je pars faire un rapide tour sur la pépinière de Mirande. Il me faut rentrer tôt car nous sommes invités avec ma compagne pour le réveillon. Un rapide tour au centre équestre n'ayant rien donné, j'arrive à la pépinière vers 16h30. La première mare est déserte, je poursuis ma route jusqu'à la seconde. Une haie de noisetiers me cachant la mare, je la contourne par la droite en traversant le fossé du déversoir de l'autre mare et aperçois un gros ragondin qui traverse le plan d'eau étroit pour se caler sur la berge près de son terrier. Un autre gros ragondin traverse la mare dans le font du plan d'eau. Je passe derrière la haie de peupliers qui borde la rive opposée à celle bordée par les noisetiers. J'avance doucement vers la trouée située en face du terrier devant lequel se trouve le ragondin. Un peu avant la trouée, j'arme mon arc et finis mon approche mais alors que je prends la visée, le ragondin rentre tranquillement dans son terrier. Il est à 8 ou 9 mètres. Je vise rapidement et lui décoche une flèche. Un impact sourd retentit mais je ne vois rien bouger et crains que ma flèche soit arrivée trop tard. Il me semble tout de même voir la queue du ragondin à l'entrée du terrier.

Je décide d'aller voir si l'autre ragondin est toujours dehors mais ne le trouve pas. Je reviens donc vers le terrier où j'espère trouver mon ragondin. Je pose mon arc, passe les noisetiers et descends sur le replat dégagé par la baisse du niveau de la mare. Je me penche sur le terrier et aperçois mon ragondin mort net. Sa patte arrière semble encore en train de pousser mais il est figé.

Un ragondin de moins à la pépinière, 31 décembre 2015

Je le sors du terrier et constate que ma flèche rentre dans l'épaule gauche et sort dans la joue opposée en sectionnant les vertèbres cervicales.

Un ragondin de moins à la pépinière, 31 décembre 2015

Je dégage ma flèche et la nettoie avant de la remettre au carquois puis nettoie mon ragondin plein de boue et remonte sur la berge. Un dernier tour autour de l'autre mare qui ne donnera rien et il est temps de rentrer.

Un ragondin de moins à la pépinière, 31 décembre 2015

Alex

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 12:29

Ce matin, vers 10 heures, je pars faire un tour rapide au centre équestre de Saint Michel pour tenter de réduire encore la population de ragondins. Pas de ragondin en chemin, en arrivant, je me gare près du dépôt de travaux public pour commencer à chasser en longeant le fossé qui longe la gauche de la propriété. Au 2/3 du fossé, une zone de terrier est très fréquentée et je ralentis au cas où quand j'aperçois un ragondin d'environ 1 kg qui sort de son terrier sur la droite du fossé. Je stoppe net et arme mon arc quand un autre ragondin sort du même terrier. Je vise le premier ragondin bien dégagé à environ 10 mètres et décoche mais ma flèche passe juste dessous. Les 2 ragondins foncent vers les terriers, un vers la droite et l'autre vers le terrier d'en face. J'attends un peu mais ils ne ressortent pas, je récupère ma flèche et continue mais ce matin, il n'y a pas de ragondin sur la mare, je fais donc demi-tour. Au moment où j'arrive à l'endroit où j'ai manqué mon ragondin, je fais une pause et tente des cris de petits ragondins, celui qui était rentré dans le terrier côté champ surgit et fonce dans le terrier d'en face en un éclair.

Pas d'autre ragondin jusqu'à ma voiture, je décide de rentrer. Je fais une halte en route sur un petit lac un peu plus loin mais pas de ragondin ce matin. Je repars en surveillant de la route les endroits où les rongeurs sortent régulièrement mais sans succès. Alors que j'arrive à Clermont Pouyguilles, j'aperçois un ragondin qui broute sur la droite d'un fossé bordé des 2 côtés par des semés de blé. Je m'arrête un peu plus loin au coin du semé. Le ragondin broute toujours tranquillement. J'attrape mon arc, le vent est bon, face à moi. Je pars à travers le semé en plein découvert d'un pas assez rapide car le ragondin me tourne le dos. Je ralentis ou m'arrête de temps en temps quand il se tourne un peu, mais je gagne vite les 70 mètres qui nous séparent et arrive au bord du fossé en armant mon arc. Le ragondin est de dos à 6 mètres. Je vise et décoche. Traversé, le ragondin sursaute puis se traîne vers le fossé. Une de ses pattes avant est cassée et sa patte arrière opposée également. Il peine à se déplacer mais connaissant la résistance de ces animaux, je décide de le doubler. Ma seconde flèche passe juste sous son menton. Dans un dernier effort, il tombe dans le fossé. Je réencoche et franchis le fossé pour lui décocher une flèche en plein cou alors qu'il est venu se caler contre le talus d'où je l'ai tiré.

Cette fois c'est fini pour lui, je descends le récupérer, récupère mes flèches et retourne à la voiture. Il est temps de rentrer.

Retour au centre équestre, 17décembre2015

Alex

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 20:39

Depuis plusieurs jours, le propriétaire du centre équestre de Saint Michel m'appelle régulièrement pour savoir quand est ce que je pourrai venir m'occuper des ragondins qui ont colonisé la mare de son établissement. Le problème c'est qu'avec le changement d'heure, il fait nuit peu de temps après ma sortie du boulot et que je n'ai pas beaucoup de temps pour mes sorties chasse en ce moment. Le peu de disponible est employé à essayer de flécher ma biche sur Sarrancolin à 1 heure de la maison et mon daim sur Crampagna à presque 2 heures de chez moi. Ces 2 cervidés m'en font voir depuis l'ouverture et le temps sec complique grandement les approches sur les tapis de feuilles mortes. Ayant un peu de temps ce samedi, je décide d'aller voir ces ragondins en fin d'après-midi et de poursuivre jusqu'à la pépinière de Mirande avant la tombée de la nuit car sa propriétaire m'a aussi appelé il y a quelques jours.

En arrivant au centre équestre vers 16h30, je constate qu'il y a encore pas mal de cavalières qui tournent encore avec leurs chevaux, je décide donc de partir me garer plus loin près de l'entreprise de Travaux public Cibray pour commencer par chasser en longeant le fossé qui borde le centre équestre. Le soleil qui se couche face à moi me gêne et m'éblouit, je traverse la route et commence à longer le fossé avec ma main en visière au-dessus des yeux. De nombreux terriers minent les talus du fossé bien que ce dernier soit à sec depuis des mois. Les ragondins ramènent tous les vieux épis de maïs qu'ils réussissent à déterrer dans le champ, au fond du fossé. La parcelle qui borde le fossé et semé de féveroles qui commencent à peine à poindre en surface. Une haie borde le talus opposé du fossé qui le sépare d'un enclos occupé par des chevaux. Tout à coup, du mouvement attire mon regard, 2 ragondins surgissent de la haie, un très gros en tête et un petit sur ses pas. Dans la précipitation le petit ragondin marche sur la queue du gros qui stoppe net au ras du fossé et se retourne menaçant sur l'autre ragondin qui vient de percuter son arrière train. Le temps de récupérer ma main en visière, d'accrocher mon décocheur et d'armer, les ragondins se remettent en mouvement et commencent à descendre dans le fossé. J'aligne ma visée sur le plus gros mais je n'ai pas le temps de décocher, les 2 animaux disparaissent dans un terrier.

Je reste un instant à surveiller le terrier mais rien ne sort, je tente quelques cris de petit ragondin sans succès avant de me remettre en marche. J'arrive au coin de la propriété, au bout de la haie et traverse le fossé par un passage busé. Les cavalières son entrain de quitter les lieux alors qu'à environ 150 mètres, 4 gros ragondins sont sortis de la mare pour brouter à environ 40 mètres sur la droite du petit plan d'eau dans un semé de blé. Je m'approche doucement en longeant le fossé qui délimite la propriété et part se jeter dans la mare. C'est alors que j'aperçois 2 masses sombres au bord du fossé, 2 autres ragondins broutent à environ 30 mètres avant la mare. Je tente de m'en rapprocher doucement mais ils me repèrent et rentrent dans le fossé. En avançant un peu plus, j'aperçois un autre ragondin assis dans l'eau au bord du la mare près de l'arrivée du fossé. Je m'approche doucement mais il se met à l'eau, je presse un peu le pas et il remonte à environ 15 mètres contre la berge de gauche. Les terriers sont tous proches, il me faut faire vite. Il s'assoie, j'arme mon arc, vise et décoche. Me flèche le frappe pile où je voulais au niveau de l'épaule avec un bruit très fort. Le ragondin fait un saut incroyable et retombe dans l'eau où il disparaît un court instant avant de ressortir brusquement de l'eau sur la berge opposée où il se traîne sur 2 mètres en se tordant dans tous les sens, perdant beaucoup de sang, avant de s'immobiliser très rapidement.

Je jette un coup d'œil sur les ragondins qui broutaient dans le semé de blé et que la haie qui borde la droite de la mare me cachait. Ils se sont volatilisés, je pars donc inspecter le fossé où sont rentrés les 2 autres ragondins. Alors que je m'approche doucement du fossé, un ragondin démarre dans les ronces qui encombrent le fond du fossé. Il me semble le voir s'arrêter contre le côté opposé mais impossible d'y mettre les yeux dessus. Je me prépare à armer et m'avance doucement quand un ragondin rentre bruyamment dans un tuyau PVC de 3 mètres de long et de diamètre 200, posé sous les ronces, au fond du fossé. Le second ragondin le suit rapidement. Le bout du tuyau côté mare est terminé par un coude à 90° cassé mais qui peut gêner la fuite des ragondins. Je pars vite chercher une vielle poubelle en plastique posée un peu plus loin et la ramène près du tuyau puis je commence à tirer doucement le tuyau à plat dans le fond du fossé, en direction de la mare pour le dégager des ronces. Les ragondins bougent à l'intérieur sans sortir. Une fois le tuyau dégagé, je bouche l'entrée avec la vielle bassine puis redresse brusquement le tuyau. Les ragondins tombés au fond du tuyau sont ainsi bloqués. Je cale le tuyau contre la haie et attrape mon arc. Je décoche une première flèche au travers du bas du tuyau. Rien n'ayant bougé, je décoche une autre flèche un peu plus haut. Une grosse quantité de sang jaillie par le trou d'entrée. Toujours rien ne bouge dans le tuyau. Je dévisse les lames de mes 2 flèches pour les dégager car elles ont traversé le tuyau et la bassine. Les 2 flèches dégagées, je constate qu’elles sont couvertes de sang. Je lève un peu le tuyau ce qui fait apparaître une queue de ragondin. Je la saisis et sors ainsi un ragondin mort mais le second n'est pas là. Je secoue le tuyau sans trop le lever ce qui fait tomber le second ragondin qui avait grimpé un peu plus haut. Je coince sa queue avec le tuyau et la saisis pour le sortir et le tuer d'un coup sec à la tête. Je pars remettre la bassine où je l'ai trouvée puis rassemble mes 3 ragondins que je rassemble dans le fossé.

Je pars chercher ma voiture où j'ai laissé mon lancer pour récupérer ma flèche qui flotte dans la mare. Je reviens ensuite avec ma voiture pour me garer devant les bâtiments du centre équestre. En passant devant l'entrée du centre équestre, j'aperçois à environ 100 mètres sur ma droite, 1 gros ragondin en bordure de la Baïse, sur la bande enherbée d'un champ travaillé. Je continue ma route et me gare. Le propriétaire vient me voir et je lui explique que j'ai tué 3 ragondins et qu'il me faut encore récupérer une flèche. Il décide de venir avec moi. J'hésite un peu puis décide de prendre mon arc. Alors que nous arrivons près de la mare en discutant, j'aperçois un ragondin au milieu de la mare. J'en avertis le propriétaire et lui demande de ne plus faire de bruit. Je m'avance vers le rongeur qui nous a repérés et part au terrier. J'arme mon arc et finis de me rapprocher de la mare. Le ragondin sort de l'eau et se précipite au terrier mais s'arrête avant de rentrer. Je vise et décoche mais ma flèche trop basse se plante sous le ragondin qui se précipite au terrier mais ressort aussi sec le bout de son nez. Je réencoche et me décale un peu, arme, vise et décoche. Touché le ragondin couine mais rentre au terrier, ma flèche l'a juste entaillé. Je pars chercher mes 2 flèches puis récupère ma première flèche avec mon lancer avant d'aller récupérer mes prises pour les montrer au propriétaire et les emporter.

Nous retournons à ma voiture, il est près de 17 heures et je dois encore aller à la pépinière de Mirande. Je reprends donc la route. 4 autres ragondins sont sortis sur le champ travaillé près du ragondin vu tout à l'heure. Je décide de tenter une approche. Je me gare au bord de la route, attrape mon arc puis pars en longeant la Baïse. Rapidement le plus gros de ragondin rentre dans les ronces au bord de la rivière. Les autres ragondins s'avancent dans le champ et s'éloignent de la rivière en me tournant le dos. Je presse le pas et me positionne facilement entre eux et la rivière. Ils rejoignent un petit buisson derrière lequel je les perds de vue. Je m'avance doucement vers eux et les approche à quelques mètres. Ils s'avancent en me tournant le dos. J'arme mon arc et attends qu'ils se regroupent. Ils forment maintenant une boule compacte, je vise et décoche. 2 ragondins restent accrochés au sol sur ma flèche. Un mort net l'autre bouge encore. Les 2 autres ont fait un bon de côté sans comprendre ce qu'il vient de se passer. Je tente de réencocher rapidement mais le ragondin le plus à droite démarre en trombe vers la rivière qui tourne à 90° à 100 mètres en contrebas. Sans réfléchir, je me lance à sa poursuite faisant démarrer le second qui part vers où est rentré le gros. Je le rattrape au bout de 50 mètres et lui marche sur la queue dans ma course ce qui lui fait faire un roulé-boulé alors que je le dépasse de quelque mètres en ralentissant. Je m'arrêt, me retourne et me prépare à armer mais il se jette sur moi et je ne peux que l'arrêter d'un coup de pied qui le propulse à quelques mètres. D'abord assommé, il se remet et charge à nouveau, cette fois, mon coup de pied lui sera fatal.

Je m'aperçois alors que le ragondin tenu par ma flèche s'est dégagé et part vers la Baïse, je reprends le pas de course mais le manque de peu avant les ronces où il disparaît. Je piétine les ronces alors qu'un ragondin traverse la rivière pour rejoindre un terrier où l'attend un gros ragondin à l'entrée. Le ragondin se débine dans les ronces et me fait tourner un moment avant que je le perde de vue. Je dois renoncer et pars chercher mes 2 autres prises avant de retourner à la voiture d'un pas rapide. Il me faut faire vite, il me reste peu de temps pour chasser à la pépinière. En arrivant sur place, je tombe sur la propriétaire qui m'informe que 3 ragondins broutent sur la mare en U proche de l'habitation. Je m'avance vers la mare et aperçois les ragondins qui sont à l'intérieur du U. Le plan d'eau nous sépare. J'avance doucement le long de la mare pour me rapprocher du premier ragondin qui broute au coin de la mare mais, alors que je passe devant la buse du déversoir du petit plan d'eau, un très gros ragondin démarre à l'autre bout de la buse et y rentre à grand bruit ce qui fait plonger et rentrer au terrier les autres ragondins. J'attends un peu mais ils ne ressortent pas. Je fais un tour de la mare sans voir autre chose que des carpes.

Je pars donc vers une autre mare un peu plus loin mais rien ne bouge. Je reviens donc vers la première mare et récupère au passage un long bambou. Toujours pas de ragondin dehors. J'introduis donc le bambou dans la buse côté fossé pour pousser le ragondin vers la mare. Un raffut terrible retentit dans la buse. Je cours vers la mare et attends un moment mais le ragondin ne venant pas, je reviens à mon bambou et recommence à le bouger dans la buse. Un bruit recommence mais cette fois un bruit métallique retentit. Je comprends que le ragondin est sorti en percutant la barre métallique servant à arrêter les corps flottants. je cours vers la mare et arme mon arc alors qu'une ligne de bulles se dessine en directions des terriers mais le ragondin ne refera par surface avant de rentrer à couvert. Je désarme et attends la tombée de la nuit en faisant des allers-retours entre les 2 mares mais pas d'autres ragondins pour ce soir. Je rentre.

L'arc au secours du centre équestre et de la pépinière, 19 décembre 2015

Alex

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 20:56

Depuis plusieurs jours, mes voisins me signalent un groupe de ragondins qui broutent tous les jours dans une petite parcelle semée de blé au bord du Gers derrière la station d'épuration du village. Je n'ai pu les voir qu'un matin vers 10 heures et un vent capricieux m'a fait manquer mon approche. Jacques venu en vacances quelques jours dans le Gers pour participer à la Battue que j'ai organisé le 29 novembre dernier s'y est frotté aussi sans plus de succès. Aujourd'hui, je suis décidé à m'en occuper sérieusement mais depuis ce matin c'est la troisième fois que je viens voir s'ils sont de sortie et que je ne les vois pas. Cette fois, je décide de m'avancer tout de même jusqu'au Gers à environ 90 mètres du chemin goudronné qui dessert la station d'épuration. Je m'avance tranquillement à travers le semé et rejoins la petite digue qui borde le borde le Gers dons la rive est boisée sur quelques mètres. Je la passe doucement, quelques colverts s'éloignent doucement sur l'eau sans s'envoler. Je les laisse partir puis m'avance doucement au bord de l'eau et me poste un instant entre 2 arbres. Les terriers sont à ma gauche à environ 15 ou 20 mètres. Je tente des cris de petits ragondins et immédiatement un ragondin de 2 kg environ arrive par ma gauche en longeant la berge. Je le laisse venir, j'ai oublié de prendre mon sac à dos avec mon lancer pour récupérer mes flèches et il va me falloir tirer près du bord si je veux récupérer ma flèche.

Le ragondin s'approche doucement alors que je continue à appeler par moment. Il vient s'arrêter derrière un petit tronc qui pousse contre la berge. J'arme mon arc et me prépare. Je relance quelques cris, le ragondin s'avance mais s'éloigne du bord et j'hésite à décocher car je ne vais pas pouvoir rattraper ma flèche. Il finit par me voir et plonge pour disparaître. Je désarme. Je recommence à appeler au cas où et cette fois ce sont 4 ragondins qui arrivent vers moi, un gros et 3 de la taille du premier. Je les laisse venir en appelant puis arme mon arc mais, comme le premier, ils passent trop loin du bord et s'éloignent sur ma droite en biaisant vers la berge opposée où ils entrent, à environ 30 mètres, dans un terrier. Je continue à appeler. Les ragondins restent à l'entrée du terrier et regardent vers moi. Les petits ressortent et viennent se caler contre mon côté de berge, en face du terrier mais le gros se décide et vient seul vers moi. Il biaise doucement et se rapproche. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Il passe à quelques mètres devant moi. Je décide de décocher. Ma flèche le frappe au niveau de l'épaule et ressort dans le cou. Le ragondin est foudroyé sur le coup et gigote à peine en surface avant de s'immobiliser.

Ma flèche est remontée 1 mètre derrière mon ragondin et les 2 commencent à dériver. Je prends le pas de course pour revenir chez moi à environ 300 mètres, j'attrape mes clés, court jusqu'à ma voiture, un peu plus loin, pour prendre mon sac à dos avec mon lancer puis repars au pas de course vers le Gers. J'essaie de me frayer un chemin au travers des arbres à environ 100 mètres en aval de l'endroit du tir et chercher ma flèche du regard sans succès. Le courant est faible, peut être ma flèche s'est calée contre la berge plus en amont. Je remonte le Gers et m'avance dans les passages pour tenter de voir ma flèche toujours sans succès. Je finis par revenir au premier endroit et vois arriver mon ragondin que je récupéré facilement car il dérivait vers la berge. C'est un gros mâle de 6.7 kg. J'aperçois alors ma flèche coincée dans quelques branches flottant sur le Gers à 50 mètres en amont. Je n'ai pas le temps d'aller la chercher car j'ai promis à ma compagne d'être prêt pour 17 heures pour aller voir un concert avec elle et 17 heures approchent. Je repars donc rapidement chez moi en espérant que ma flèche flottera jusqu'à demain matin.

Un ragondin Auterrivois, 6 décembre 2015

Alex

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 20:09

Aujourd'hui, j'organise une battue pour les archers sur la société de chasse de Justian/Roques/Lagardère. Xavier, mon ami guyanais et Franck avec qui je suis parti chasser cette année en Guyane sont venus passer quelques jours à la maison pour chasser et cela fait plusieurs jours que nous chassons sur cette société de chasse où j'ai pris 4 bracelets de chevreuil. Les contacts avec les chevreuils et les sangliers ont été nombreux mais je n'ai pas réussi à leur faire flécher un animal si ce n'est un ragondin à Franck le samedi soir. Vendredi, je suis allé, avec Xavier, préparer les postes de la première traque en coupant des branches gênantes au sécateur. Seul Xavier avait pris son arc. En quittant la voiture je lui avais demandé s'il voulait le prendre et il m'avait répondu que oui, je lui avais alors répondu que c'était toujours quand on le prenait pas qu'on le regrettait, je ne croyais pas si bien dire. Garé, vers 10 heures, sur le chemin de terre qui traverse l'Osse en direction du bois de Bourras, nous partons à pied vers le bois. A peine le pont franchi, nous tombons sur de belles traces de sangliers se dirigeant vers le bois, je les suis en faisant des commentaires à voix haute quand arrivé à moins de 10 mètres de l'Osse qui borde le bois, je lève les yeux et aperçois une grosse chevrette, juste sur la rive en face, au milieu d'une trouée dans la végétation, plein travers. Elle reste sans bouger, assez de temps pour me permettre de placer une belle flèche, mais je n'ai pas mon arc. Je l'annonce à Xavier un peu plus en retrait et plus à droite, mais il n'a pas de fenêtre de tir et la chevrette se débine tranquillement sur la droite dans la broussaille. Xavier tente de se rapprocher puis de suivre l'animal. Je le laisse faire et pars sur la gauche pour préparer les postes.

Je longe l'Osse à la recherche d'endroits propices pour poster un archer. Alors que je commence à préparer le premier poste. J'aperçois un beau colvert qui me regarde, posé sur l'eau à quelques mètres de moi. Il me regarde un instant puis décolle entraînant avec un lui un congénère plus à gauche que je n'avais pas vu. Je finis de préparer ce poste puis passe au suivant un peu plus loin alors que Xavier revient. Il décide de continuer en longeant la rivière pendant que je continue à préparer les postes. Le second poste préparé, je passe au suivant, une très grosse coulée descend dans la rivière sur la berge opposée et remonte à mes pieds, des traces fraiches remontent sur la berge devant moi. Je commence à couper les branches gênantes quand un bruit de fond commence à m'intriguer. Je tends l'oreille et entends maintenant distinctement des grognements, je pense qu'il s'agit d'un plaisantin réalisant une mauvaise imitation de sanglier et je reprends la taille des banches. Mais ces grognements puissants se rapprochent tranquillement et semblent maintenant très proches. Je cherche leur source dans le bois de la berge opposée quand j'aperçois un sanglier d'environ 30 kilos à environ 12 mètres, arrivant par ma droite. Je n'en crois pas mes yeux, à plus de 10 heures du matin et ses grognements qui ne s'arrêtent pas. J'attrape vite mon portable et appelle Xavier pour lui dire de revenir vers moi puis je raccroche. Ayant parlé, je pense voir le sanglier qui m'a dépassé d'environ 10 mètres sur ma gauche, s'éloigner mais au contraire, il se rapproche pour venir se planter de face, juste en face de moi, à 6 ou 7 mètres. Nous nous observons un instant, un autre sanglier grogne plus loin dans le bois. Le petit sanglier encore partiellement roux descend sur la grosse coulée puis hésite et se cale plein travers à 5 mètres devant moi. Pourquoi je n'ai pas pris mon arc ? Cette scène surréaliste dure quelques secondes puis le jeune suidé remonte sur la berge pour continuer à longer la berge et s'éloigner sur ma gauche en direction de Xavier qui arrive vers moi. Je lui fais des signes mais il a déjà entendu les sangliers et les suit en longeant doucement la berge pour tenter de les apercevoir.

Xavier s'étant éloigné, je reprends la préparation de mes postes. J'arrive au coin de la plantation de peuplier quand Xavier revient. Les sangliers se sont enfoncés dans le bois. Je prépare les postes de la peupleraie avec Xavier et en profite pour lui montrer les différents postes le laissant choisir celui qui l'inspire le plus. Il opte pour le poste du coin du bois, au pied d'un gros arbre, c'est le dernier poste de la peupleraie. Je traverse la rivière pour finir ma ligne de poste sur la gauche du bois. Je ne sais pas encore exactement combien de chasseurs vont venir dimanche et je décide de prévoir 17 postes au cas où. Je découpe des entrées dans le bois pour créer des accès à des postes à 5 ou 10 mètres à l'intérieur du bois jusqu'à arriver au coin suivant. Je reviens ensuite vers Xavier et retraverse la rivière. Mon invité n'est plus dans la plantation de peuplier et je le retrouve plus loin, posté au bord de l'Osse. Il vient de faire une belle approche sur le sanglier revenu se dorer au soleil sur la berge opposée mais gêné par les branches, il n'a pas pu décocher et le sanglier et retourné dans le bois. Il est temps de rentrer manger, nous retournons à la voiture plein d'espoir pour dimanche.

Dimanche matin, le rendez-vous est pris sur le parking de la salle des fêtes de Lagardère à 8 heures. J'attends 14 archers, le réveil sonne vers 6h20. Nous nous préparons avec Xavier et Franck qui ont dormi à la maison. L'heure tourne et le stress monte un peu, mes collègues ne sont toujours pas prêt, je leur demande de s'activer un peu, Jacques nous attends déjà près de ma voiture. Tout se bouscule un peu dans ma tête, Hémo veut venir avec nous et je l'embarque. Au moment de fermer la porte je me rends compte que j'ai oublié son harnais et reviens le chercher, cette fois nous partons et miracle, alors que je n'y croyais pas nous sommes à l'heure. Il est 7 heures. Après 45 minutes de route, nous arrivons au rendez-vous. Claude et Phil sont déjà là et les autres archers ne tardent pas à arriver. Claude m'annonce qu'un archer ne viendra pas, nous serons donc 13 pour cette battue. Christophe, Lionel, Lilian, Fred, Jacques et moi-même pour les gersois, Laurent et 2 amis à lui pour les Hautes- Pyrénées, Phil du Vaucluse, Chaude de la Haute -Garonne, Franck de Vendée et Xavier venu de Guyane. J'ai également invité Adrien pour les recherches au sang. Tout le monde étant arrivé, nous partons pour déjeuner à la salle des chasseurs de Lagardère, un peu plus loin dans le village où nous attendent des œufs et de la ventrèche cuits à la plancha ainsi que du pâté et du café. Le carnet de battue rempli, le déjeuner pris, et mes consignes données aux archers nous partons pour le bois de Bouras ou se déroulera la première traque.

En arrivant, nous apercevons 3 chevreuils au gagnage entre un bosquet en long et le bois de Bourras, de l'autre côté de l'Osse. Nous nous garons sur le chemin de terre qui traverse l'Osse et commençons à nous préparer quand un doute affreux m'envahit, je jette un rapide coup d'œil dans la voiture et me rends vite à l'évidence, j'ai oublié mon arc chez moi. Avec le stress de l'organisation de cette journée, j'ai complètement oublié l'essentiel. J'annonce la nouvelle à mes collègues et décide de repartir le chercher chez moi. Les fusils se postent le long de la route alors qu'un chevreuil se débine dans leur dos. Je pars d'abord poster mes invités avant de revenir à ma voiture et de retourner chez moi. Les sangliers ont donné des coups de nez frais tout le long des premiers postes.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

45 minutes de route pour récupérer mon arc et autant pour revenir. A mon retour les chasseurs sont en train de se déposter, la traque est terminée et les archers m'annoncent qu'ils n'ont rien tiré. Les sangliers n’étaient pas de la partie et je suis un peu dégoûté car je croyais fort dans cette première traque. Nous partons pour la seconde traque, le rendez-vous était calé aux silos de Roques où je conduis mes invités. Le président de la chasse nous demande d'aller nous poster autour d'un bosquet plus haut de l'autre côté de la route où nous avons levé beaucoup de sangliers il y a 2 ans. Nous reprenons donc nos véhicules pour aller nous garer près des bâtiments à environ 200 mètres du bois. Les chasseurs déjà présents les années précédentes connaissant les lieux je les laisse aller se poster et poster quelques archers pendant que je m'occupe de poster le reste des troupes sur le bas et la droite du bosquet. En bas du bosquet, Claude lève un chevreuil en prenant son poste. Arrivé en haut du bosquet, ma ligne postée, je tombe sur Fred, arrivé par l'autre côté et qui n'a pas de poste, je le prends donc avec moi et le poste entre Lionel et Phil puis redescends en longeant le bosquet pour me trouver un poste.

Le bord du bosquet est longé par un petit talus de terre que je longe à la recherche d'un passage. Je finis par trouver une entrée dans le bois et m'avance sans voir de posté. Le poste que je ne connaissais pas me semble parfait. Je me place sur le talus de terre dans une petite zone dégagée de ronce. Devant moi un écran de ronces me camoufle un peu, une grosse coulée sort des épines et monte droit sur moi pour bifurquer à droite juste à mes pieds derrière les ronces qui me camouflent.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Je suis à peine posté que les piqueurs arrivent avec les teckels. Ils attaquent par le bas du bois et les chiens lancent rapidement. Très vite, des décoches successives retentissent sur les postes du bas du bois, 4 flèches sont décochées en suivant mais aucun impact prometteur ne retentit. Je n'entends que le claquement des flèches dans la végétation ou les branchages. Un archer annonce "chevreuil". Des coups de feu claquent au loin. Un peu plus tard, j'entends distinctement une décoche puis un impact bien audible, un archer vient de flécher quelque chose. J'entends ensuite Christophe annoncer : "Je le vois, il est mort". Il vient de flécher un jeune brocard portant encore ces bois. Les chiens donnent toujours puis un teckel se met au ferme près des archers du bas. Au bout d'un petit moment, j'entends démarrer un animal qui semble lourd et casse du bois sur le départ. Un chasseur annonce "sanglier". L'animal se débine dans les épines et s'arrête régulièrement.
Le teckel recommence à aboyer au ferme. Un piqueur se met à donner de la voix près du poste de Lionel pour appuyer le chien puis rentre dans le bois. Je suis sa progression au crissement des épines. Il finit par tirer un coup en l'air car le ferme s'éternise. Jacques en face de moi annonce "cochon". Le sanglier repart, j'entends craquer la végétation et arme mon arc en gardant ma flèche dirigée vers le sol. Le sanglier semble se rapprocher puis je l'aperçois déboucher sur la coulée qui vient vers moi. Il semble très gros, il avance doucement puis s'arrête de 3/4 face, derrière un arbuste qui masque sa zone vitale. J'aligne ma visée mais attends qu'il se dégage. Il écoute un instant le chien qui se rapproche puis redémarre et vient droit sur moi. Je le suis dans mon viseur et le flèche quasiment de face à environ 5 mètres. Il est énorme et je peux voir ses défenses qui me font penser qu'il s'agit d'un gros solitaire. Ma flèche est rentrée jusqu'à l'empennage sur le haut de son épaule. L'animal accuse le coup et bifurque brusquement à gauche pour rentrer dans les épines en direction de Phil un peu plus haut. Phil n'a pas d'occasion de tir et le sanglier sort du bosquet, essuyant 2 coups de feu avant de foncer dans la vigne où je le regarde un instant s'éloigner. J'annonce : "Il est fléché". 2 teckels se lancent à sa poursuite et craignant pour leur santé, je décide de me déposter pour aller achever, si possible mon sanglier.
J'annonce mon départ puis pars au pas de course sur les traces de l'animal blessé. Je cours dans la vigne, me dirigeant au son de la voix des chiens. Il me semble les entendre au ferme un instant puis s'éloigner. Un coup de feu retentit en bas de la vigne sur la ligne des fusils et pensant mon sanglier mort, je ralentis. Je m'annonce en arrivant à la ligne puis pars voir le tireur qui me dit avoir touché le sanglier juste avant qu'il ne rentre dans le roncier derrière lui. Les 2 teckels sont au ferme et le sanglier ne semble plus bouger. Un second chasseur fait le tour pour se poster de l'autre côté du roncier. Je décide d'aller voir si le sanglier est mort ou pour l'achever si nécessaire. Je descends, par une grosse coulée, dans un fossé profond qui borde le roncier puis le traverse et rattrape la coulée barrée de ronces qui traverse le roncier. Je progresse voûté et péniblement en écartant les ronces tout en cherchant le sanglier du regard. Il est sur ma gauche à moins de 5 mètres mais je n'arrive pas à le voir. Je distingue à peine les teckels au ferme car il bougent un peu. Je rejoins une zone à peine plus dégagée, à environ 7 ou 8 mètres du fossé, me permettant de me redresser et d'encocher une flèche. Je finis par voir un morceau du flanc du sanglier au travers des ronces. Il me semble mort et j'annonce : "Il me semble qu'il est mort". Je commence à m'avancer un peu en écrasant les ronces quand j'aperçois son œil furibond qui m'observe à environ 3 mètres. "Il est toujours vivant". Il est couché sur le ventre et tourne le dos aux chiens situés sur ma droite, à environ 3 mètres de lui.

Il me présente presque un plein travers. J'arme mon arc et cherche une micro-fenêtre au travers des ronces pour lui décocher une flèche. Je finis par décocher mais ne vois pas si ma flèche a atteint l'animal. Le sanglier se redresse et se tourne face au chien en claquant des dents. J'encoche rapidement une autre flèche, arme et vise son épaule qui s'est sensiblement dégagée. Je décoche. Touché, le sanglier claque des dents, ma flèche est restée en travers de l'animal qui se contracte alors que du sang mousse sur ses babines puis se cabre très rapidement et retombe sur le dos en cassant ma flèche. Il se débat un peu sur le flanc alors que les teckels se taisent et se jettent sur lui pour le piller. J'annonce sa mort aux chasseurs de part et d'autre de ma position. Un autre chasseur arrivé entre temps me rejoint pour m'aider à sortir l'animal alors que je commence à écraser et écarter les ronces pour atteindre mon sanglier. Je récupère les empennages de ma première flèche près du sanglier. Le chasseur me rejoint, nous écartons les ronces pour attraper le sanglier et je dégage rapidement le morceau de flèche avec la lame qui dépasse du flanc de l'animal. Je l'éloigne pour éviter la blessure et la pose près de mon arc resté dans la zone dégagée derrière nous.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Nous attrapons le sanglier par les pattes avant et le dégageons pour l'extraire des ronces. Nous le traînons mètre par mètres vers la coulée et prenons mon arc au passage puis nous dirigeons par à-coup vers la sortie du roncier. Aidée par les autres chasseurs nous lui faisons passer le talus abrupt du fossé. Je remonte ensuite pour examiner mon sanglier, c'est le plus gros de ma vie d'archer. Contrairement à ce que je pensais il s'agit d'une laie. Ma première flèche est restée à l'intérieur sans percer de sortie dans l'animal. Ma seconde flèche est semble t-il passée à côté et je ne l'ai pas retrouvé dans les ronces. Ma troisième flèche rentre dans l'épaule et ressort 30 cm derrière l'épaule opposée en traversant les poumons. Les 2 premiers coups de fusil sont passés à côté, le troisième rentre et ressort juste au-dessus de la peau du ventre, au milieu de la longueur de l'animal, sans toucher les organes. Nous prenons quelques photos souvenir en attendant le 4 x 4 qui doit venir charger le sanglier.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le chasseur ayant légèrement blessé mon sanglier m'explique qu'il a eu juste le temps de changer ses cartouches de plomb pour des balles et de tirer sur l'animal avant qu'il ne rentre dans le fossé. En examinant les traces du sanglier nous tombons, à l'endroit du tir sur de la graisses projetée sur l'herbe au sol.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le 4x4 finit par arriver et nous ne sommes pas trop de 4 pour charger mon sanglier sur le véhicule.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le 4x4 repart à travers la vigne vers le bosquet et je retourne vers mon poste pour attendre la fin de la battue. A mon arrivée, les chiens sont encore derrière un renard mais nous n'arriverons pas à l'avoir à portée de tir et arrêtons la battue. Nous discutons un moment de notre chasse puis redescendons aux silos de Roques.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Les animaux abattus, mon sanglier, le brocard de Christophe et une chevrette tuée au fusil ont été apportés à Justian chez le président de la chasse. Nous décidons de partir sur place pour faire une belle photo de groupe avant d'aller manger à la salle de Lagardère. A notre arrivée les chasseurs de la société sont en train de peser le sanglier que je pense faire plus de 90 kg alors que beaucoup d'archers me l'annonce bien en dessous. La pesée affiche finalement 91 kg. Nous prenons quelques photos de groupe puis repartons pour Lagardère où un bon repas nous attend.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Après un petit apéritif, nous passons à table.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Le repas, comme le début de la journée se déroule dans la bonne humeur et la convivialité, comme chaque année, l'hospitalité de la société de chasse est toujours aussi exceptionnelle. Le repas démarre par une bonne garbure au cou de canard.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Nous aurons ensuite droit à un bon civet de chevreuil accompagné de pattes puis au traditionnel flanc aux œufs qui mérite à lui seul de participer à cette battue mixte annuelle.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Notre repas et le café pris vers 15 heures nous décidons de repartir pour une dernière petite traque avant la nuit. Le président de la chasse me demande d'aller poster les archers autour d'un bois coupé par une ligne à haute tension sous laquelle les ronces et les fougères font une très bonne remise à sanglier et en chassant cette semaine avec mes invités nous avons repéré une forte activité des suidés dans ce secteur. J'ai bon espoir que mes invités puissent en tirer un. J'envoie 8 archers se poster sur le bas du bois et prends le reste des archers avec moi pour poster le haut du bois. En chemin, Xavier qui constate que je n'ai plus que 2 flèches sur mon carquois, me propose de m'en prêter d'autres. Je refuse lui disant que j'ai déjà tiré ce matin et qu'avec 2 flèches j'en ai bien assez. Je laisse Frank en chenin dans un angle de bois ou sortent souvent les animaux puis pars poster les autres archers sur le haut du bois. Les premiers se postent près d'un chemin forestier qui traverse une bande étroite du bois qui, en forme du U, borde sur 3 côtés une prairie. J'ai décidé de ne poster les archers que sur la zone coupée par la ligne haute tension. Avec Jacques nous partons nous poster un peu plus loin sur la même ligne mais au bord de la prairie en rentrant tout de même un peu dans le bois. Je prends encore une fois un poste au hasard qui ne me laisse qu'une visibilité réduite à environ 10 à 15 mètres autour de moi. Derrière moi, une bande de buissons noirs borde la prairie et je me poste dans une bande étroite buissonneuse plus claire avant les ronces sous la ligne à haute tension.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015
Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

En bas, un gros écureuil foncé escalade un chêne près de la ligne des archers. Rapidement, un piqueur arrive par le bas du bois avec les teckels et rentre dans le bois par un passage pour rejoindre les ronces sous la ligne électrique. Les chiens lancent vite un animal qui traverse au niveau des premiers postes de ma ligne sur ma gauche.

Le calme revient et le piqueur s'avance ensuite en longeant les ronces tout en encourageant les chiens. Ils finissent par lancer un chevreuil qu'il annonce. Les chiens poussent un instant puis le calme revient. Un autre piqueur arrive dans mon dos en longeant la prairie puis rentre derrière moi dans les épines pour repartir en sens inverse. Il ne tarde pas à lever un chevreuil qu'il tire au plomb sur la prairie, le blessant à une patte. "Attention, chevreuil blessé, en bas...". Le chevreuil, coursé par les chiens, fonce dans la partie de bois non postée. Les chiens finissent par l'attraper en contrebas et nous l'entendons gueuler un moment avant que le piqueur ne l'atteigne pour l'achever. Le piqueur et les chiens du bas lève, en bout de traque, un chevreuil qui se débine sans être poursuivi. "Chevreuil". Je scrute mon entourage et tend l'oreille quand un bruit furtif m'interpelle derrière moi. Je tourne doucement la tête et aperçois un chevreuil qui me semble d'abord très petit. Ses bosses sur la tête me font penser à un chevrillard. Il s'arrête à environ 10 mètres et écoute le traqueur et les chiens. Je pivote doucement pour me retourner. Le chevreuil ne m'a toujours pas vu. Il s'avance de quelques pas et s'arrête à nouveau pour écouter et regarder vers le bas. C'est un beau brocard qui a perdu ses bois. Une trouée dans les épines m'ouvre une fenêtre de tir sur la coulée sur laquelle il progresse. Il faut qu'il avance encore de quelques mètres. Il fait un pas, écoute à nouveau, j'arme doucement mon arc et aligne mon viseur sur la coulée. Encore un pas et il écoute à nouveau à 1 mètre de la trouée. Il s'avance d'un pas très lent, mon viseur se cale sur son épaule. Il est à environ 6 ou 7 mètres, je décoche. Touché bas au niveau de l'épaule, il réagit à peine et continue à avancer d'un pas lent tout en boitant sévèrement. Il fait 6 ou 7 mètres et tourne sur lui-même pour se coucher calmement face à son arrivée. A peine couché, il tombe sur le flanc et s'immobilise rapidement.

Je me retourne et reprends mon attente. Les chiens poussent au loin et des coups de feu répétés retentissent. Les sangliers viennent d'être levés hors de la zone cernée par les archers. Un chien vient se mettre au ferme sur ma droite mais finit par renoncer et s'éloigne. Le temps passe et le calme s'installe. J'appelle un des piqueurs pour lui demander si la chasse est terminée et il me dit de déposter le bois car les sangliers ont filé sous le village de Roques dans le bois de pin. Je pars donc cherché ma flèche que je peine à retrouver. Je retrouve la zone du tir avec le premier sang et une touffe de poil.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

En progressant dans l'alignement du tir, je finis par trouver ma flèche posée sur le sol et couverte de sang.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Je la récupère et la remets au carquois. La piste de sang est courte mais bien marquée. Je rejoins mon chevreuil pour lui apposer le bracelet. 

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Comme je l'avais vu, ma flèche rentre basse au niveau de la patte avant et ressort au milieu de la cage thoracique. J'appelle Lionel pour qu'il déposte la ligne du bas puis tente d'appeler Jacques mais il ne répond pas. Je tire mon chevreuil hors des épines sur la prairie et lui attache mes pattes pour le charger sur mon épaule et partir déposter ma ligne. J'entends Phil et Claude discuter et comprends qu’ils ont tiré. C'est en fait Claude qui tire un chevreuil mais sa flèche est passée dans le poil du dos pour aller se ficher dans un arbre.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Une fois la lame dégagée, il trouvera du poil sur cette dernière mais pas de sang.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Alors que Je passe devant Xavier, ce dernier en profite pour immortaliser mon retour, chevreuil sur l'épaule.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Nous récupérons ensuite Frank à qui 3 chevreuils passent trop vite. Alors que nous rentrons aux voitures où nous attendent déjà la ligne du bas. Mon téléphone sonne, c'est le piqueur qui m'avertit qu'un sanglier blessé vient vers nous. J'en averti mes collègues qui repartent vite se poster et je finis d'arriver aux voitures avec mon chevreuil où je fais quelques photos souvenir.

Une battue entre archers réussie, 29 novembre 2015

Les chiens arrivent au ferme et la bagarre s'engage avec le sanglier venu se caler dans les ronces sous la ligne électrique. Des chasseurs au fusil arrivent en renfort et se précipitent vers le bois. Pendant ce temps un beau renard surgit du bois et fonce à travers champ vers la digue d'un petit lac sur notre droite puis traverse la route à environ 150 mètres sur ma droite pour foncer vers les terriers situés un peu plus loin dans le bois. Le ferme s'éternise un peu puis le sanglier finit par s'éclipser et nous échapper. La luminosité baisse doucement et les archers venus de loin commencent à nous quitter. Sur cette traque en plus de mon brocard, un autre brocard et une laie de 64 kg ont été prélevée au fusil. La journée s'achève sur un exæquo fusil/arc.

Jacques raccompagne mes invités chez moi car Xavier est invité à manger ce soir et Frank doit repartir et il a de la route. Pour ma part, je vais peler mon sanglier et mon chevreuil avant de rentrer.

Un grand merci à tous les participants, à la société de chasse, les cuistots et cuisinières pour cette belle journée.

 

Alex

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 21:03

Ce soir, je pars me poster près d'un lac au pied d'un arbre. Le temps passe, quelques ragondins sortent et rentrent des terriers qui percent la berge de gauche qui borde le bois. Des canards arrivent par vagues successives et repartent si j'ai le malheur de bouger à peine. La luminosité baisse doucement quand un bruit de pas rapide se fait entendre dans le bois à ma gauche. L'animal se dirige vers le pré dans mon dos et pris dans le bois. Je me retourne doucement. L'animal descend dans le ruisseau qui alimente le lac puis remonte et se présente de face en lisière du bois dans une grosse trouée. C'est un petit brocard, il reste un instant sans bouger à observer. Il est à environ 20 mètres. Il surgit sur le pré au trot et s'arrête à environ 15 mètres. Il regarde autour de lui puis s'avance au pas et se rapproche doucement sans venir vers moi. Il traverse tranquillement le pré. Je profite d'un moment d'inattention et arme mon arc. Je cale ma visée et décoche alors qu'il marque un temps d'arrêt plein travers à 12 mètres environ.

Un gros crac retentit et mon brocard part avec la flèche en travers des épaules. Je reste immobile et le regarde partir. Il rentre au bois où je l'entends un court instant avant que le calme ne revienne. J'attends un moment sans bouger à l'écoute. La nuit tombe peu à peu et les canards arrivent pour se poser à l'autre bout du lac. Il fait presque nuit quand une sorte de chouette ou de hibou vient se poser près du lac, je ne vois presque plus dans la pénombre, puis s'avance jusqu'à l'eau et y reste un petit moment avant de s'envoler. Je décide d'aller cherche mon chevreuil. Avec ma lampe, je cherche du sang à l'endroit du tir mais ne retrouve que la moitié de ma flèche côté empennage à quelques mètres sur la trajectoire de fuite. Je pars donc à l'entrée du bois où est rentré le brocard et trouve du sang. Le brocard est monté au plus raide au niveau d'un talus très pentu. Le sang est assez abondant.

Un petit brocard à l'affût, 6 novembre 2015

Il s’amenuise ensuite alors que la pente diminue mais reste très facile à suivre et je retrouve assez rapidement mon brocard couché, comme endormi dans la végétation. Ma flèche traverse en avant des 2 poumons. La partie lame de ma flèche restera introuvable.

Un petit brocard à l'affût, 6 novembre 2015

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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