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21 juin 2023 3 21 /06 /juin /2023 07:41

Ce soir, je me gare près du château de Lagardère. J'ai repéré un beau brocard sur ce secteur qui cause des dégâts dans les vignes de l'agriculteur du secteur. Je vais donc tenter de le trouver. Je descends à travers une prairie fauchée pour rejoindre les parcelles de blé en contrebas. Je suis le premier passage de tracteur tranquillement, pas de chevreuil en vue. Arrivé sur le chemin de terre qui vient de la route à gauche, je prends à droite et le longe entre les parcelles de blé jusqu'à une haie qui sépare 2 parcelles de blé, je prends à gauche derrière la haie pour passer un passage qui enjambe un ru qui s'épare aussi 2 grandes parcelles de blé et prends à droite coté gauche pour longer doucement la bande enherbée qui borde la parcelle à ma gauche. Le vent souffle de ma gauche vers le ru. L'herbe est très haute et je m'attends à voir un chevreuil à tout moment.

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Alors que j'arrive au niveau d'un bout de haie qui remonte dans la parcelle à ma droite, de l'autre côté du ru, un brocard surgit de l'herbe haute, s'élance pour passer le ru puis se ravise et fait volte-face pour rentrer dans le blé. Il rattrape le premier passage de tracteur et le suit pour stopper à environ 80 mètres. Il regarde vers moi mais seuls ses bois et ses oreilles dépassent du blé. Je me baisse et tente l'approche en longeant le blé. Je gagne ainsi 40 mètres avant que le brocard ne reparte au trop en suivant le passage. Je cours sur environ 100 mètres pour ne pas me faire distancer et me baisse brusquement dans l'herbe haute alors que le brocard ralentit. Il stoppe et regarde vers moi. Je reste immobile. Il regarde un moment puis repart au trot, je reprends le pas de course mais le perds alors qu'il passe derrière une légère bosse du champ. Il m'a semblé qu'il biaisait à droite, vers la bande enherbée alors qu'il disparaissait. Je cours jusqu'au niveau de la bosse puis reprends mon approche lente. J'avance en surveillant le secteur quand j'aperçois la tête du brocard qui dépasse du blé, au ras de la bande enherbée, à environ 40 mètres. Je stoppe et me baisse, il ne m'a pas vu, le vent soutenu est bon. Je m'approche baissé avec une extrême lenteur, le brocard reste figé et se lèche le dos par moment. arrivé à environ 15 mètres, je stoppe un moment et observe baissé. Il reste sur place, je gagne encore quelques mètres en faisant une pause de plusieurs secondes entre chaque pas et me positionne à environ 10 mètres du brocard. Je reste baissé pour ne pas être vu et décide d'attendre qu'il fasse une erreur. Le temps passe, il tourne la tête, se lèche le dos, baisse la tête et disparait dans la végétation, la relève avant de se mettre à brouter. J'arme doucement mon arc en espérant le voir s'avancer dans l'herbe mais le temps passe et il reste sur place, cou tendu vers le ru. Je désarme doucement et me tient prêt à réarmer. Au bout d'un moment, il avance d'un pas, je réarme mon arc, il avance encore d'un pas en broutant et le tiers haut de son coffre se dégage. J'aligne ma visée sur le défaut d'épaule et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte. Il se retourne et démarre en trombe pour faire une boucle dans la bordure des céréales et ressortir 20 mètres plus loin pour foncer vers le ru où il se fracasse dans la végétation qui le couvre. La végétation s'agite sur place et le brocard râle un court instant avant le retour au calme

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Je m'avance pour chercher ma flèche mais c'est peine perdue dans cette végétation, le sang est bien visible dès la zone du tir.

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Je pars chercher mon brocard sans suivre le sang, son passage a couché l'herbe

Une approche peu académique, 15 juin 2023
Une approche peu académique, 15 juin 2023

et le trouve facilement au fond du ru où je l'ai vu rentrer. Je le remonte sur la bande enherbée et appose le bracelet avant de lui rendre les honneurs et de faire quelques photos souvenir.

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Je décide de le ramener à la voiture. Je le traine dans l'herbe haute puis le vide au niveau du passage du ru avant de poursuivre vers ma voiture. Je dérange un beau lièvre en rentrant dans la prairie fauchée pour remonter vers ma voiture. Mon chevreuil dans le coffre, je repars en sens inverse, je trouve sa couche à l'endroit où je l'ai levé.

Une approche peu académique, 15 juin 2023
Une approche peu académique, 15 juin 2023

Je passe l'endroit du tir et continue sur la bande enherbée tranquillement. En arrivant au bout de la parcelle de blé à ma gauche, j'aperçois une masse rousse près du ru à environ 80 mètres devant moi. C'est un chevreuil, la tête est baissée, je m'approche doucement.

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Alors que je suis environ à 50 mètres, la tête se redresse, c'est une chevrette. Je me fige, elle rebaisse la tête, je poursuis mon approche pour m'amuser. Je stoppe à chaque fois qu'elle relève la tête et gagne facilement du terrain aidé par le vent soutenu. alors que je suis à environ 10 mètres, elle se tourne de 3/4 arrière et s'avance vers le ru.

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Je continue à avancer. Arrivé à 5 mètres, je me prépare à la prendre en photo et fais claquer ma langue sur mon palais pour attirer son attention, je dois m'y reprendre à plusieurs fois avant qu'elle redresse la tête et regarde vers moi.

Une approche peu académique, 15 juin 2023
Une approche peu académique, 15 juin 2023

Elle finit par m'apercevoir et démarre

Une approche peu académique, 15 juin 2023

pour sauter le ru et s'éloigner à grands bonds dans le blé en aboyant. Je continue un peu, passe le ru par un passage et rejoins la parcelle de tournesol qui fait suite au blé. Je la traverse en direction d'un talus boisé d'où redémarre la chevrette qui s'éloigne en aboyant. Plusieurs pieds de tournesol ont été mangés par les chevreuils, je longe le bas du talus boisé puis prends à droite pour remonter dans le tournesol jusqu'à un bosquet. Le tournesol est de plus en plus haut et me dépasse même par moment. Je sors du tournesol remonte un talus et prends à gauche pour en longer le sommet, au bord d'une autre parcelle de tournesol en direction d'un bosquet pris dans la culture. Alors que j'arrive au ras du bosquet, je fais une pause pour observer quand je me fais surprendre par un chevreuil qui démarre juste à quelques mètres pour rentrer dans le bosquet où je le perds vite de vue. Je contourne le bosquet par la bordure des tournesols et rejoins une grande friche qui redescend vers un bois et un champs de blé prés du ruisseau. Un chevreuil aboie de l'autre côté du ruisseau. Le soleil descend sur l'horizon,

Une approche peu académique, 15 juin 2023
Une approche peu académique, 15 juin 2023
Une approche peu académique, 15 juin 2023

je descends vers le blé en contrebas quand j'aperçois une chevrette qui m'observe de la bande d'herbe haute qui sépare le blé du ruisseau. Je descends tranquillement, elle démarre et fonce vers un passage à gué dans le coin des céréales. Elle stoppe régulièrement pour regarder vers moi alors que je me rapproche du blé. Je rattrape un passage du tracteur près du ruisseau et commence à le longer, la chevrette hésite mais ne traverse pas le ruisseau, elle prend à droite, le long d'une haie pour remonter vers le bois qui domine le blé. Alors que j'avance dans la culture, la tête d'une autre chevrette surgit des céréales à environ 70 mètres devant moi. Je m'approche doucement en stoppant à chaque fois qu'elle lève la tête et passe près d'elle sans la faire démarrer.

Une approche peu académique, 15 juin 2023

Je passe le passage à gué et me dirige vers une autre parcelle de blé pour continuer à longer le ruisseau par l'autre rive quand je fais démarrer une autre chevrette dans le blé. Elle fonce vers un bosquet qui domine le blé,

Une approche peu académique, 15 juin 2023

au-dessus d'une petite prairie sur ma gauche. Elle stoppe quelques fois pour regarder vers moi puis disparaît. Je longe le premier passage de tracteur et rejoins une parcelle de feverolles. Je la longe doucement par la bande enherbée quand je remarque du mouvement à quelques mètres dans la culture. Je stoppe et observe un moment mais le mouvement cesse. Je continue en direction d'une autre parcelle de fèveroles un peu plus loin, je suis toujours la bande d'herbes hautes. Cette parcelle en L inclue un semé pris entre elle, le ruisseau et une haie. Alors que je remonte le long des fèveroles en m'éloignant du ruisseau, j'aperçois une tâche rousse le long de la haie qui ferme la parcelle à plus de 100 mètres, c'est une chevrette, elle regarde vers moi. Je fais lentement demi-tour pour reprendre la bande enherbée mais elle démarre et traverse la haie. Je reprends ma progression le long des fèveroles jusqu'à la haie sans voir d'autres animaux. Il fera bientôt nuit, il est temps de faire demi tour. Après avoir passé le passage à gué et le blé, alors que j'avance dans les tournesols, je me fais aboyer par un chevreuil de l'autre côté des arbres qui bordent le cours d'eau. Je presse le pas pour rejoindre une trouée pour tenter de l'apercevoir mais il est déjà rentré au bois. En arrivant à la prairie fauché qui remonte vers ma voiture, je fais redémarrer le lièvre de tout à l'heure et alors que je suis presque à ma voiture, j'aperçois une tâche rousse dans une petite prairie au milieu des blés en contrebas mais il fera bientôt nuit. Je décide de continuer vers ma voiture, il est temps de rentrer.

 

Alex 

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16 juin 2023 5 16 /06 /juin /2023 18:52

Ce soir, il fait beau, pour changer un peu de tous ces orages qui tombent soir après soir. J'ai encore un peu mal à mon tibia suite à la charge d'un sanglier qui m'a violemment heurté dans les féveroles lundi soir dernier. Je me gare au bord de la route, en bas de Factom puis pars en longeant la route jusqu'au chemin de terre qui traverse l'Osse et permet d'accéder au bois de Bourras. Pas d'animaux en vue de part et d'autre de la route. Je rattrape le chemin de terre, passe la rivière et traverse le semé de tournesol pour rejoindre la passerelle de la vieille palombière. Je traverse ensuite la bande boisée et ressors en bordure d'une grande friche prise entre le bois de Bourras, le grand bois au-dessus et des haies de chaque côté. Pas d'animaux en vue, je prends à droite pour prendre un large passage qui débouche au bord d'une immense parcelle de blé qui s'étend à perte de vue le Long de la rivière et qui remonte vers la route en suivant la lisière du bois. La semaine dernière, je me suis fait surprendre par une chevrette qui m'a démarré juste à côté, dans les ronces, sur la droite du passage. J'avance donc tout doucement mais elle n'est pas là ce soir. Je scrute un moment la surface du blé sans rien voir puis prends à gauche pour remonter le long du bois en bordure des céréales. Rapidement, j'aperçois 2 oreilles qui surgissent à la surface du blé à environ 40 mètres devant moi et 4 mètres du bord du blé, c'est une chevrette, certainement celle vue l'autre soir.

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

Je m'approche tout doucement à chaque fois qu'elle baisse la tête dans le blé pour avancer doucement. Je suis ses déplacements aux mouvements des céréales. J'arrive facilement à 4 mètres d'elle et continue doucement mon chemin pour ne pas la déranger. Un peu plus haut, je passe la mare qui s'enfonce dans la bordure du bois. La semaine dernière, un gros ragondin encore tout mouillé était arrivé à mes pieds en suivant une grosse coulée avant de me sentir pour faire demi-tour au pas de course pour plonger à l'eau, alors que je tentais d'attraper une flèche sans lame neuve. Je continue vers la route, le grand blé laisse place à une très grande friche où j'avais fait une belle approche sur une chevrette au gagnage la semaine dernière. Elle n'est pas là ce soir. J'ai le vent dans le dos, je presse le pas pour rejoindre la route qui passe en haut du bois quand la chevrette démarre à 2 mètres de moi, elle était couchée dans la végétation haute qui borde le bois et fonce à travers la friche vers un petit bosquet plus haut sur ma droite. Je continue, la chevrette ressort plus haut sur la droite du bosquet et continue sa course vers la crête de la friche sans jamais s'arrêter.

Alors que j'arrive à la route, je scrute la friche de l'autre côté quand mes yeux se posent sur un superbe brocard qui n'est qu'à 15 mètres de moi. La forte végétation ne me laisse voir que sa tête, son cou et le départ de ses épaules. Il regarde vers moi, je reste immobile en essayant de réfléchir à comment tenter ma chance mais il démarre en aboyant pour remonter la friche à grands bonds et rejoindre le bois un peu plus loin. Je prends à gauche en longeant la route pour rejoindre un grand plantier de vigne sur la gauche. Je le traverse en retournant au bord du bois puis le longe pour contrôler une parcelle de vigne. J'avance doucement en surveillant entre les rangs mais rien. La belle vigne fait place à une jeune vigne en friche et je redouble d'attention pour tenter d'apercevoir un animal dans ce fouillis végétal mais rien non plus, rien en surface du blé qui redescend vers Bourras.

La semaine dernière, je me suis fait aboyer sans voir le chevreuil en prospectant une petite vigne qui rentre dans un bois de l'autre côté du blé. A l'aboiement, j'étais presque sûr qu'il s'agissait d'un brocard. Le vent soutenu est bon pour moi, je rejoins le coin de la vigne

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

et commence à la longer en surveillant entre les rangs. L'herbe n'a pas été broyée et les sarments ne sont pas encore attachés, idéal si je dois tenter une approche. Alors que j'arrive au dernier tiers de la vigne, j'aperçois un joli brocard qui broute tranquillement à environ 50 mètres contre le rang de gauche. Il est de 3/4 arrière. Je commence mon approche en serrant contre le rang de gauche au milieu des sarments pendants. Je gagne facilement 15 mètres mais le brocard relève la tête. Je me fige, il s'avance tranquillement et passe sous le rang de droite. Je me décale contre ce dernier et poursuis mon approche, je le vois par-dessus les feuillages. Je ne suis plus qu'à 20 mètres et cherche la trouée dans les feuillages pour prendre ma visée mais il s'avance encore et passe sous le rang suivant. Je m'avance encore un peu doucement et l'aperçois. Il s'est retourné et se présente de 3/4 face à environ 10 mètres. Il gratte le sol avec sa patte avant gauche et frotte ses bois contre des sarments. J'arme, prends mon temps pour viser et attends qu'il s'immobilise un court instant puis décoche. L'impact retentit, il démarre en trombe, traverse les derniers rangs de vigne et se fracasse dans la végétation, en bordure du bois.

Je ressors de la vigne pour revenir par l'intervalle où j'ai fléché le brocard. Je trouve ma flèche plantée au sol et couverte de sang.

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

Des gouttes ont éclaboussé la végétation autour de la flèche.

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

Je la récupère. Il y a beaucoup de sang où le chevreuil a traversé le rang suivant. Je jette ma flèche de l'autre côté pour repérer l'endroit et fais le tour par le bout du rang pour la récupérer et reprendre ma recherche. Je passe ainsi de rang en rang en suivant la piste abondante pour rejoindre la bordure du bois

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023
Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

où je trouve mon brocard mort dans la pente.

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

Je descends lui apposer le bracelet et le remonte sur la bande enherbée pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos avant de le vider pour retourner le poser à ma voiture.

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

Je récupère un bout de ficelle abandonné au coin de la vigne, sur un tas de pneus usagers pour lui attacher les pattes et le charger sur mon épaule. Je retourne à la route et la suis pour retourner à ma voiture. Le bois sur ma gauche laisse place à une parcelle de féveroles bordée sur 2 côtés par le bois et les deux autres par la route. Je suis doucement la bordure du fossé de la route qui borde la culture quand un animal démarre tout près de moi dans les féveroles qui sont tellement hautes et denses que je ne peux suivre son déplacement qu'aux mouvements de la végétation. Je laisse mon chevreuil dans l'herbe haute au bord de la culture et pars au pas de course pour récupérer la bordure du bois et la longer pour tenter de recouper l'animal qui s'éloigne tranquillement vers le centre de la culture. Les féveroles s'étendent jusqu'à la lisière et un gros arbre est tombé dans la culture près de la route je peine un peu à me frayer un chemin et, l'arbre passé, je dois lutter contre les ronces qui s'avancent dans les féveroles. Impossible d'avancer silencieusement, je tente de presser le pas pour recouper l'animal mais je ne vois plus de mouvement dans la culture. Arrivé à peu près à la moitié de la longueur des féveroles, je tombe sur une grande bande de culture couchée par les sangliers et le vent jusqu'à la route du haut. Je m'y aventure pour tenter de retrouver l'animal. Des laies ont fait leurs chaudrons dans les féveroles couchées. J'avance le plus vite possible en essayant de ne pas faire trop de bruit mais rien ne bouge, je rejoins la route sans avoir rien vu.

Je retourne chercher mon brocard et poursuis vers la voiture. Dans les fèveroles à ma droite un traquet motteux fait le guet en haut d'une tige de fèveroles.

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

En bas de la côte de Courensan, j'aperçois une tâche rousse dans une friche sur la droite de la route au niveau du carrefour avec la route de Vic. C'est une chevrette et pas le grand brocard vu la semaine dernière sur ce secteur. Elle m’aperçoit et démarre pour rejoindre les féveroles qui précèdent la friche. Je rejoins la voiture et pose mon brocard avant de remonter le chemin blanc de Factom qui remonte vers les bâtiments entre les féveroles à ma droite et le blé à ma gauche. J'avance tout doucement en surveillant les cultures, le vent souffle face à moi. Alors que j'arrive près des bâtiments, le ronron du moteur d'un tracteur qui travaille dans les vignes, un peu plus haut, se fait de plus en plus présent. Je m'arrête et regarde autour de moi quand j'aperçois quelque chose qui vient de disparaître dans le blé à moins de 10 mètres du chemin et à environ 30 mètres dans mon dos. Le blé bouge, un animal se rapproche tranquillement du chemin quand une tête apparaît. C'est un beau six pointes. Il rebaisse la tête et disparaît dans le blé et continue à avancer. Je tente l'approche mais il va falloir faire vite car il n'est plus qu'à quelques mètres du chemin et moi à 30 mètres de lui. Je presse le pas tout en essayant de rester silencieux. Je gagne vite 15 mètres. Il redresse la tête mais le vent ne m'est plus favorable et il me sent au même moment. Il fait une brusque volte-face et fonce dans le blé à grands bonds en aboyant. Je remonte en courant vers la bande enherbée qui sépare le blé de la vigne puis la suis toujours au pas de course pour passer une bosse du champ qui me cache le chevreuil. Arrivé au niveau d'un creux qui me donne une bonne vision jusqu'à la route de Vic, je stoppe et observe la surface des céréales un moment mais rien ne bouge. Je longe encore un peu le blé mais toujours rien.

Je fais demi-tour pour remonter entre la vigne et le bosquet. L'agriculteur broie l'herbe entre les rangs de vigne, aucune chance de voir un chevreuil sur le secteur. Arrivé au coin du bois, je prends à droite entre le bois et une autre vigne en surveillant entre les rangs mais rien jusqu'au bout du bosquet et de la vigne où commence une grande parcelle de féveroles. J'ai vu un jeune brocard au coin du bosquet la semaine dernière et je scrute le paysage pour tenter de l'apercevoir mais rien en vue. Je prends à droite entre le bois et les féveroles et progresse doucement avec un vent soutenu dans mon dos quand j'aperçois du mouvement dans la culture, un peu plus en avant, sur ma gauche. Je ne vois pas l'animal mais je peux suivre son déplacement aux mouvements de la végétation, il se dirige vers la bordure des féveroles pour certainement rejoindre la vigne qui fait suite au bosquet. Je progresse le plus vite et silencieusement possible pour lui couper la route mais alors que je suis presque en face du point de sortie de la culture estimé, je me rends compte que l'animal a bifurqué à 90 degrés pour se diriger vers une autre vigne au bout des féveroles. Il avance d'un pas décidé et je pense à un sanglier, la végétation est de plus en plus abondante et je ne peux pas aller assez vite tout en restant silencieux. L'animal me repère et démarre à grands bonds pour foncer vers la vigne, c'était le jeune brocard.

Arrivé à la vigne, je la longe en surveillant entre les rangs sans revoir le brocard jusqu'à rejoindre la grande parcelle de féveroles qui descend vers la route où je suis garé. Je longe la grande culture par la route, c'est la bordure la plus haute, le champ redescend vers la route, droit devant moi et le chemin de pierre blanche sur ma droite. J'ai une bonne vision sur tout le champ et tente de détecter du mouvement dans la culture tout en longeant doucement sa bordure mais rien. Des chevreuils aboient au loin, dans le blé, de l'autre côté du chemin blanc. Les féveroles s'avancent vers la route et je dois descendre un talus abrupt et reprendre la route pour ne pas les traverser. Arrivé au bas du champ, je prends à droite pour longer le fossé qui sépare les féveroles du la friche où se trouvait la chevrette tout à l'heure. J'avance doucement dans la végétation très dense de la friche quand j'entends des grognements un peu plus en avant. Je regarde dans cette direction et aperçois du mouvement dans la végétation, le vent a tourné et souffle sur ma droite. J'avance vers les sangliers qui sont en train de rentrer dans les féveroles et ne tarde pas à les apercevoir, plusieurs bêtes noires sont dispersées dans les féveroles couchées en bordure de la culture et viennent vers moi. La végétation dense me les cache en partie et je les distingue par morceaux. Ils ne sont plus qu’à 3 ou 4 mètres, j'arme mon arc mais impossible de voir correctement une zone vitale. Un des sangliers me sent et pousse un souffle d'alerte avant de foncer dans les féveroles, les autres se dispersent, restent un moment immobiles puis se remettent en mouvement. J'ai désarmé. Une grosse laie arrive vers moi, je réarme mais aperçois et entends les marcassins qui font environ 5 kg. Un autre sanglier arrive mais j'hésite, je ne voudrais pas faire des orphelins. La grosse laie arrive à 2 mètres de moi et me sent, elle fonce dans les féveroles avec les marcassins après avoir poussé un grondement puissant. Je suis à mauvais vent, la culture s'agite mais impossible de voir les animaux. Je reste immobile, un sanglier revient et se plante à 5 mètres, plein travers mais je ne vois que sa tête. J'espère le voir sortir à découvert mais il retourne à couvert. Je grogne et imite des sangliers qui se chamaillent et mangent mais les animaux se débinent tranquillement. La luminosité baisse. Je rejoins le chemin de pierre blanche et le remonte doucement en surveillant les cultures pour finir la soirée, 

Une belle approche dans les vignes, 12 juin 2023

mais un gros orage arrive et la pluie commence à tomber, je retourne à la voiture pour rentrer.

 

Alex

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28 mai 2023 7 28 /05 /mai /2023 18:37

En fin de matinée, Lionel m'appelle pour savoir si ça me dit de faire une sortie ce soir. Je lui dit que oui, mais que je dois aller au cinéma cette après-midi, nous irons après. En sortant de ma séance, je l'appelle pour lui donner rendez-vous, bien qu'il commence à pleuvoir, à 18h15 chez-moi d'où nous partons pour le canal de Labarthe. Je me gare au niveau du moulin, nous nous équipons et partons pour remonter le long du canal. Alors que nous arrivons au départ de la haie qui borde l'autre berge jusqu'au petit plan d'eau, un remous attire mon attention contre la berge opposée. Un ragondin vient certainement de plonger au départ du large fossé qui rejoint le canal au départ de la haie. Je le signale à Lionel et nous nous postons rapidement, Lionel en aval et moi un peu plus en amont, près d'une passerelle composée d'un pylône EDF jeté en travers du canal. Le temps passe et rien ne remonte, Lionel revient à ma rencontre quand un rat musqué refait surface juste devant nous avant de replonger immédiatement. L'eau s'agite dans le fossé, le rat musqué nous a échappé.

Nous continuons à remonter le canal en surveillant ce dernier mais rien jusqu'au ponton. Nous partons inspecter la berge du petit plan d'eau, côté blé, en suivant doucement la bande de blé broutée. Je chuchote à Lionel de se méfier car, l'autre jour, je me suis fait avoir par les ragondins qui étaient calés dans la végétation au bord de l'eau mais encore une fois, ils étaient cachés dans la végétation et plongent pour disparaître sous la berge cachée par des arbustes. Je laisse Lionel posté au bord de l'eau et pars un peu plus loin pour tenter d'en voir d'autres. J'aperçois par-dessus la végétation arbustive qui borde le plan d'eau, un petit ragondin rentrant au terrier. Rien d'autre, je rejoins Lionel. À son tour, il part inspecter le plan d'eau alors que je le remplace au poste. N'ayant rien vu, il revient vers moi. Nous retournons au bord du canal pour continuer à le longer côté droit. Un peu plus loin un ragondin, qui était caché dans la végétation de notre côté de berge, se jette à l'eau. Nous nous postons rapidement mais il ne refera pas surface.

Un peu plus loin nous bifurquons sur le ru que nous longeons doucement. L'eau est bien claire, les ragondins ne doivent pas être de sortie. Alors que nous allons arriver au niveau de la prairie en surveillant le ru, Lionel marque un temps d'arrêt alors que je regarde le ru. Il a aperçu un ragondin sortant du petit fossé qui sépare la prairie du semé. Voyant mon ami s'arrêter, je regarde dans la même direction que lui et aperçois également le ragondin alors qu'un second, puis un 3ième puis un 4ième sortent du fossé. Les 2 premiers font environ 4 kilos alors que les 2 autres sont petits. Ils sont à environ 70 mètres de nous et 35 mètres du ru. Lionel attaque son approche à découvert en allant droit sur eux alors que je continue à longer le ru pour aller me placer au bout du fossé. Nous stoppons alors que les ragondins regardent vers nous puis ils nous tournent le dos pour brouter l'herbe au bord du fossé. Lionel arme son arc à environ 20 mètres des ragondins puis s'approche encore de quelques mètres. Je stoppe pour le laisser tirer alors que je suis à environ 15 mètres du fossé. Lionel tire un des gros, sa flèche semble basse, le ragondin sursaute et tous disparaissent dans l'herbe. Lionel réencoche en s'approchant du fossé alors que je presse le pas pour me caler au bord du fossé à quelques mètres du ru. À l'arrivée de Lionel, les ragondins démarrent et un des gros vient droit sur moi au trot. J'arme, et lui jette une flèche au coup de bras alors qu'il n'est plus qu'à quelques mètres de moi. Je passe juste à gauche du ragondin qui me fonce dessus. J'ai juste le temps de l'arrêter d'un grand coup de pied en pleine tête qui le propulse contre le talus du fossé. Avec mes vieux basquets aux pieds, je viens de me fracasser les orteils sur son crâne. En le propulsant vers le fossé, j'ai cru voir du sang à l'arrière du ragondin. Le deuxième gros surgit du fossé et fonce aussi vers moi, je n'ai pas eu le temps de réarmer. Alors qu'il n'est plus qu'à quelques mètres, je me prépare à l'arrêter au pied mais, alors que je me prépare à lui balancer mon coup, il ralenti et fait un crochet à ma gauche. Le temps de reprendre mes appuis, il démarre en trombe et se jette au ru pour disparaître dans la végétation qui couvre certainement un terrier. Les petits n'arrivent pas alors que Lionel vient à ma rencontre. Le gros ragondin que j'ai stoppé n'est pas mort et semble reprendre ses esprits, je l'attrape vite pas la queue et l'achève. La flèche de Lionel lui a entaillé une patte arrière, c'est cette blessure que j'ai vue en le frappant. Je remonte doucement le fossé vers où ont disparu les petits ragondins, je suis sûr qu’ils sont cachés dans les herbes hautes. Nous piétons l'herbe avec Lionel quand un petit ragondin surgit du fossé, court un peu sur le semé puis replonge dans le fossé. Je me précipite et l'entends ronner dans l'herbe mais impossible de le trouver. Je piétine l'herbe un moment sans succès, Lionel a vu le second dans le fossé, je vais le chercher avec lui mais impossible de le trouver également. Nous insistons un moment avant de rejoindre le bord du canal pour retourner à la voiture sans voir d'autre ragondin.

Nous partons pour Aujan-Mournède. En arrivant, alors que la route longe à environ 80 mètres du fossé, nous apercevons un gros ragondin mais ce dernier relève la tête comme s'il avait reconnu ma voiture. Je me gare un peu plus loin à l'entrée de la prairie puis nous rejoignons le fossé pour le longer en commençant côté gauche, en espérant retrouver le gros ragondin que nous avons vu de la voiture. Après le bouquet d'arbres, l'eau s'agite devant un terrier. Je me poste mais le remous cesse. Nous continuons, le ragondin que nous espérions voir n'est plus là. Il ronne dans un des terriers de la berge opposée, près d'une buse qui se rejette dans le fossé. Un autre ronne un peu plus en aval sous la végétation. Lionel continue d'avancer pour traverser le fossé un peu plus loin et revenir doucement par l'autre berge. Un petit ragondin surgit d'un terrier, juste à ma droite et plonge pour rentrer dans un terrier contre la buse. Un second le suis le temps que Lionel arrive. Je lui fais signe de se méfier d'un gros trou caché dans la végétation au milieu de la bande enherbée et qui descend jusqu'à la grosse buse qui ressort dans le fossé. Lionel n'y voit pas de ragondin et arrive doucement vers la berge, un troisième petit ragondin s'élance pour rejoindre les deux premiers, j'arme et lui jette une flèche juste avant qu'il n'entre au terrier. Une eau verdâtre sort maintenant du terrier, j'ai dû le toucher. Lionel récupère ma flèche, du poil est coincé dans ma lame.

Lionel retraverse le fossé et me rejoint, nous continuons le long du fossé puis du ruisseau sans voir de ragondin. Nous traversons le ruisseau par le passage pour rejoindre la route et nous approcher doucement de la zone de blé broutée, en face des terriers. Lionel aperçoit, sans avoir le temps de tirer, un tout petit ragondin revenant au terrier mais je ne l'ai pas vu. Nous retournons au bord du ruisseau et le longeons jusqu'à la zone de terriers où j'ai fait mon petit ragondin la veille. Nous faisons une boucle pour revenir en face des terriers. J'aperçois la tête d'un petit ragondin qui s'avance juste à l'entrée du terrier le plus à gauche. Je le signale à Lionel mais il ne le voit pas, j'arme mon arc et prends ma visée, il est à presque 15 mètres. Je décoche, il disparaît dans le terrier. Nous attendons un peu mais rien ne vient, mon ragondin réapparaît et se débat, accroché à la berge. Je m'avance pour l'achever et fais démarrer un autre ragondin derrière lui dans le terrier. Je récupère mon ragondin et ma flèche qui l'a atteint au niveau de la colonne vertébrale, au niveau des épaules. Je l'achève vite puis nous remontons vers les mares. Rien sur la première, Lionel passe sur la rive opposée quand l'eau s'agite à l'entrée d'un des terriers puis le calme revient alors que je tente d'appeler. Rien sur la seconde mare dans le bosquet, nous rentrons en longeant le fossé sans voir d'autre ragondin. Il n'a finalement pas beaucoup plu.

Une sortie ragondin avec Lionel, 19 mai 2023

Alex

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21 mai 2023 7 21 /05 /mai /2023 06:41

Hier soir, en sortant du boulot, je m'étais décidé à aller faire une petite sortie ragondin pour profiter du soleil et ramener un peu de viande pour mes chiens. Je me gare au moulin de Labarthe et commence à remonter canal, grossi par les pluies de ces derniers jours, quand j'aperçois la femme du maire qui arrive en sens inverse en promenant ses 2 braques. Je range ma flèche au carquois et poursuis à sa rencontre. Nous discutons un moment avant de nous séparer. Je sais que mes chances de voir des ragondins jusqu'au ponton sont très minces. Je presse le pas, arrivé au ponton, je décide d'aller jeter un coup d'œil sur le petit plan d'eau de l'autre côté du canal. Je rejoins la bordure du blé qui le longe et m'avance tranquillement en surveillant la bande de 2 mètres, broutée par les ragondins. De grosses touffes de chardons me permettent d'avancer à couvert entre les zones dégagées. Alors que je suis à environ la moitié de la longueur du plan d’eau, je me fais surprendre par plusieurs gros ragondins qui démarrent dans la broussaille qui borde l'eau et se laissent bruyamment tomber à l'eau. Je m'avance vite au bord de l'eau, au travers de la seule trouée dans la végétation permettant d'y accéder, mais l'eau s'agite sous la végétation de part et d’autre de ma position et mes appels n'y changent rien, les ragondins sont rentrés aux terriers cachés sous la végétation qui avance sur l'eau. Je finis de longer le plan d'eau sans voir de ragondin puis fais demi-tour pour continuer à longer le canal. 

Alors que j'arrive au ponton, les braques arrivent à ma rencontre et se mettent à aboyer. Je m'éloigne rapidement en remontant le canal mais pas le moindre ragondin, je bifurque pour longer le ru mais rien ne bouge non plus jusqu'à ce que j'arrive au bout de la portion chassable où un remous attire mon attention sous la végétation. Je fais une boucle par la prairie pour revenir en face d'un terrier un peu plus en amont en armant mon arc mais un bruit étrange me stoppe net, mon arc émet une sorte de grincement étrange à l'armement, je désarme doucement et inspecte mon arc sans rien voir, je retente d'armer doucement mais le bruit recommence. Je regarde à nouveau mon arc et, cette fois, je me rends compte qu'une des attaches latérales du câble à la poulie s'est délogée et est venue se coinser entre la poulie et le module. Je n'avais pas sorti mon arc depuis le Québec et c'est très certainement durant le transport de mon arc dans ma valise que s'est produit cet incident.

Merci Arnaud, 18 mai 2023

Heureusement que je n'ai pas décoché, je pense que mon arc aurait pu exploser. Je rentre donc chez moi en contactant mon ami Arnaud d'Hava Archerie qui me dit de passer le lendemain à 8h30. Le lendemain, réveil à 5h30, je me prépare et promène les chiens avant de partir pour le Lot, j'ai plus de 2 heures de route. Arnaud répare rapidement tout ça mais il était temps, la bouche du câble commençait à se cisailler entre la poulie et le module, la moitié des brins étaient coupés. J'ai eu très chaud sur ce coup-là. Après quelques flèches de vérification et avoir regardé quelques vidéos de mon dernier séjour au Québec avec mon ami. Je reprends la route pour rentrer manger et refaire mes réglages avant d'aller faire un tour au ragondin en soirée. 

Un peu avant de partir, la pluie commence à tomber mais je décide d'y aller quand même. Je pars un peu après 18 heures pour Aujan-Mournède. Sur place, je me gare comme à mon habitude à l'entrée de la prairie et pars vers le fossé par la route. Comme il pleut, j'ai préfére laisser mon appareil photo à la voiture. Je commence pour une fois par la partie de droite pour remonter jusqu'aux mares avant de faire la partie de gauche. Je longe le fossé côté gauche par la prairie fauchée. Les joncs ont beaucoup poussé et encombrent le fossé, les traces de passage de ragondins sont nombreuses dans la partie non fauchée sur l'autre rive mais ils ne sont pas dehors. La prairie fauchée fait place à une grande prairie non fauchée, je progresse dans l'herbe très haute, les ragondins semblent avoir colonisé ce secteur également où les zones broutées sont nombreuses. Un peu plus loin le fossé bifurque à angle droit pour remonter vers une grande mare au milieu d'un bosquet. Je sais qu'un terrier très fréquenté se trouve dans le virage. Je m'avance tout doucement mais la végétation dense me gêne pour voir le fossé et je fais démarrer un gros ragondin qui rentre bruyamment au terrier. Je me poste en face et attends quelques secondes puis commence à appeler. Immédiatement, le ragondin réagit et l'eau s'agite dans le terrier. J'arme mon arc, la tête du ragondin sort. Ma visée se cale et je décoche. À l'impact, le ragondin disparaît sous l'eau et rien ne bouge, pas de sang. Je commence à douter de mon tir. Je traverse le fossé et attrape ma flèche au bout de laquelle se trouve un beau mâle d'environ 5 kilos. Ma flèche rentrée dans l'œil lui a ouvert le crâne en 2 le laissant sur place.

Je le pose au bord du fossé et continue à remonter le long du fossé. Jusqu'au coin d'un semé où le fossé prend à droite en le longeant et où se trouve un terrier très fréquenté. Pas de ragondin aujourd'hui. Je remonte vers la grande mare mais pas de ragondin ce soir, je prends le chemin pour rejoindre la seconde mare un peu plus loin. Alors que j'arrive au bord de l'eau, un remous agite la surface à l'entrée d'un gros terrier caché par la végétation. Je tente d'appeler mais le remous cesse. Je fais demi-tour, récupère le ragondin au passage et pars le poser à ma voiture avant de partir sur l'autre côté de la route.

Merci Arnaud, 18 mai 2023

L'eau est agitée sur la zone de terriers après le bouquet d'arbres. Je me poste un instant en espérant voir sortir les ragondins mais le vent n'est pas bon. Je me décale doucement pour me poster de l'autre côté des terriers mais le remous se calme, j'appelle un peu sans succès puis continue à longer le fossé par la bordure du blé à quelques mètres de la berge. Le fossé est couvert de ronces, impossible de voir quoi que soit au fond du fossé. À plusieurs endroits j'entends ronner des ragondins sans pouvoir les voir. J'ai le vent dans le dos, ce n'est pas bon. J'arrive au bord du ruisseau sans avoir vu de ragondin. Je remonte maintenant le cours d'eau à bon vent pas plus de ragondin en vue. Je traverse par le passage pour remonter vers la route quand j'aperçois un magnifique renard qui fonce vers le ruisseau à environ 100 mètres et disparaît dans la végétation qui borde le cours d'eau au niveau d'une zone de terriers.

Je rejoins la route et commence à la longer pour rejoindre une zone de terriers dans le fossé à ma droite. J'avance doucement quand j'aperçois un ragondin au gagnage dans la zone de blé broutée, en face des terriers. Je commence mon approche mais un bruit de moteur se rapproche, une voiture arrive. J'essaie de presser un peu le pas mais le ragondin devient inquiet et revient vers les terriers. Je suis encore à plus de 20 mètres. Il stoppe avant de rejoindre le fossé et regarde vers moi. Je reste un instant immobile mais le bruit de moteur approche, je tente de m'approcher encore un peu mais il se coule dans le fossé. Je m'avance pour traverser le fossé et me poster près du terrier où l'eau s'agite alors que la voiture passe. Le ragondin ne sort pas et mes appels n'y changeront rien. 

Je fais demi-tour pour retourner au bord du ruisseau et le longer tranquillement côté gauche. Plusieurs zones de blé sont broutées mais aucun ragondin en vue et la végétation de la bande enherbée est tellement haute et dense que je ne pourrais voir les ragondins qu'au dernier moment. Arrivé près de la zone où j'arrête d'habitude de longer le ruisseau pour le traverser et retourner vers la route le long du grillage, je constate que l'eau venant de l'amont est boueuse. Je décide de suivre le ru. En arrivant à la route sous laquelle le cours d'eau passe par 2 grosses buses en bouton, j'aperçois, de l'autre côté, un petit ragondin qui se débine dans le cours d'eau sur quelques mètres avant de monter se caler sur la berge de gauche, au coin d'une haie de sapinettes délimitant une propriété, alors que d'autres s'éloignent encore. Je traverse la route et fais une grande boucle dans une prairie pour revenir, caché par le talus du ruisseau, vers l'endroit où se trouvait le petit ragondin. Il a disparu mais un mouvement attire mon regard un peu plus à droite, au pied d'une énorme souche dont les racines abritent plusieurs terriers. Un petit ragondin se précipite dans un des terriers alors que 2 autres qui étaient couchés sur une bosse de terre, devant un autre terrier, se relèvent d'un bon et se gênent pour rentrer dans leur trou. Un plonge et disparaît sous une grosse racine et l'autre parvient à rentrer à couvert. Je me poste en face des terriers et attends un moment. L'eau s'agite devant les terriers de gauche quand un petit ragondin se pointe à l'entrée du terrier de droite et hume l'air. J'arme, vise et décoche. Le petit ragondin a disparu et un autre qui devait être près de l'entrée du terrier de gauche fait demi-tour bruyamment. Je reencoche et reste poster encore un peu. Un petit ragondin s'avance à l'entrée du terrier où j'ai tiré et renifle ma flèche. J'arme, vise et décoche, il me semble entendre l'impact mais le ragondin a encore disparu. J'attends encore un peu mais rien ne vient, je m'avance pour récupérer mes flèches ce qui fait redémarrer un ragondin qui s'était à nouveau avancé dans le terrier de gauche. En allant chercher mes flèches j'aperçois un petit ragondin mort dans le terrier. Ma première flèche a manqué sa cible mais la seconde rentre dans la nuque et ressort au niveau de la queue. Je récupère flèche et ragondin puis jette un coup d'œil à une mare près d'une habitation sans rien voir puis retourne voir les 2 autres mares, un peu plus haut, sans plus de succès, avant de revenir vers ma voiture en reprenant la berge du ruisseau par l'autre rive.

Les ragondins ne sont toujours pas dehors. Je fais démarrer un chevreuil qui venait vers moi, à grands bonds, par un passage de tracteur dans le blé. Il fait demi-tour et s'éloigne un instant avant de se mettre à aboyer. Sur la zone de terriers, près du bouquet d'arbres, l'eau est agitée, je me poste un moment mais le calme s'installe. Je décide de rentrer. En arrivant à la route, j'aperçois, à plusieurs centaines de mètres, des boules noires, en bordure du bois qui borde le semé que j'ai longe tout à l'heure pour aller voir les mares. Ce sont des sangliers, 6 traversent en biais pour rejoindre la prairie au niveau du dernier terrier de ragondin, d'autres tournent toujours dans le semé. Je décide de tenter une approche pour m'amuser, entraînement de pré-ouverture. Je pose mon ragondin au bord de la route et presse le pas en longeant le fossé dans les herbes hautes pour tenter de couper les sangliers qui ont disparus dans la prairie. Un très gros sanglier traverse tranquillement le semé pour rejoindre le bord du bosquet qui entoure la grande mare, 2 autres traversent tranquillement le semé pour rejoindre la prairie. Le gros sanglier descend dans la prairie. Je passe le virage du fossé et remonte droit vers l'angle du semé. Un sanglier d'environ 40 kilos arrive droit sur moi en suivant la bordure de la prairie dans le semé. J'arrive au ras du semé sans qu'il ne me voit. Il continue à avancer sur moi, je regrette de ne pas avoir mon appareil photo. À environ 20 mètres, il bifurque et disparaissent dans l'herbe haute. Un autre sanglier plus gros est rentré dans la prairie, les autres sont rentrés au bois, le gros sanglier remonte vers la mare. Je m'avance doucement dans l'herbe haute mais impossible de voir le petit sanglier quand j'aperçois une oreille à environ 30 mètres sur ma gauche. Je suis à mauvais vent, le sanglier m'a senti et démarre en trombe pour rejoindre le semé, rejoint par l'autre sanglier pour repartir vers le bois alors que le gros sanglier est rentré dans le bosquet. Les autres sangliers ont disparu. Je remarque une grosse draille dans les herbes hautes, elle part vers la route, je la suis sur environ 100 mètres quand une forte odeur de sanglier emplit les narines. Je m'avance encore un peu quand je les aperçois à environ 15 mètres sur la gauche. Ils m'ont repéré et démarrent en trombe pour remonter vers les mares, sur environ 100 mètres, avant de bifurquer pour revenir vers le semé.  Je cours vers le coin du semé alors que les 3 premiers sangliers sortent sur le semé et foncent vers le bois. Les dernières arrivent alors que je suis au bord du semé. Ils sortent des herbes hautes à environ 70 mètres et repartent vers le bois. Il fera bientôt nuit, il est temps de rentrer.​ 

Merci Arnaud, 18 mai 2023

Alex

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8 mai 2023 1 08 /05 /mai /2023 16:57

Ce matin, le réveil est un peu plus tardif, nous sommes juste à côté du secteur de chasse. Nous nous préparons rapidement et partons pour la zone de chasse. Il pleut et le vent est soutenu, de plus notre Tom est bien accompagné, le faire venir risque de ne pas être évident. Nous nous garons sur une zone de stockage de bois coupé, d'où nous observions les dindons hier soir. Mathieu connait bien le secteur car il y chasse régulièrement et l'an dernier il a manqué un beau tom à cause du stress, car sa femme enceinte venait de l'appeler pour lui dire qu'il fallait partir pour l'hôpital. Hier soir, les dindons semblaient se diriger vers le bois de droite mais Mathieu me dit qu'ils se remise souvent dans celui de gauche. Nous déchargeons nos affaires et nous nous dirigeons vers un bosquet de cyprès pour placer le blind sur la pointe haute du massif. Mathieu place une forme de femelle couchée et une de jake juste en arrière dans le champ travaillé à environ 15 mètres. J'installe les sièges et Mathieu installe la caméra à son retour, j'ai plusieurs bons angles de tir. Mathieu me dit de faire attention au fils barbelés sur la gauche s'il me faut tirer dans cette direction. Je suis en place et tout à coup je me sens bien, je sens que ce sera bon pour ce matin. Dans la pénombre, je commence doucement à distinguer les appelants, le vent et la pluie se calment peu à peu. Le jours se lève doucement et Mathieu commence à appeler, il est l'heure légale de la chasse. Le tom nous répond au loin, en arrière sur notre gauche. Mathieu appelle régulièrement et le tom répond toujours. Au bout d'un moment, j'aperçois un dindon qui arrive par la gauche à environ 100 mètres et le signale à Mathieu. Il m'annonce qu'il s'agit d'une femelle. Alors que Mathieu appelle, elle semble biaiser vers nous mais continue à monter dans la prairie et nous finissons par la perdre de vue.

Le groupe de femelles et le tom arrivent quelques instants plus tard en arrière de la tente. Mathieu les observe au travers d'une fente et me les signale. Le mâle répond toujours aux appels, je finis par les apercevoir au travers de l'ouverture du blind du côté gauche. Ils avancent tranquillement et le mâle gonflé fait le beau.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Mathieu appelle toujours mais les femelles jalouses rappellent le tom et ne se rapprochent pas de nous.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Les oiseaux biaisent doucement pour rejoindre la parcelle travaillée. Ils sont à 35 mètres, le vent depuis ce matin agité régulièrement la forme de jake et la fait tourner sur son axe. Alors que le vent le fait tourner légèrement, le tom l'aperçoit et devient comme fou. Il quitte les femelles et vient à la course vers les appelants alors que Mathieu appelle. Il passe sous la clôture barbelée, fonce sur la forme de jake et lui saute dessus en lui donnant des coups d'ailes et de pattes.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Retombé au sol, il la contourne par la droite en se gonflant. J'arme mon arc et il se présente pratiquement de face.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Je vise le poitrail et décoche. Traversé par ma flèche il s'envole et retombe presque aussitôt au sol avant de partir à la course en remontant dans le champ travaillé pour s'effondrer à environ 15 mètres du tir. Il se débat un peu au sol sous le regard de ses femelles restées dans la prairie et s'immobilise alors que j'exulte.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Je suis tellement heureux, ce séjour magnifique se termine avec une très belle action de chasse et une belle flèche, je remercie vivement Mathieu et les larmes me montent aux yeux. Je pars chercher mon oiseau, ce qui fait partir les dindes qui s'étaient rapprochées de lui.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Il est magnifique, je retourne ensuite vers le blind

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

pour faire quelques photos souvenirs.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Je ne me laisse pas de regarder cet oiseau avec son magnifique plumage et sa tête bleue et rouge.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Les photos terminées la pluie recommence à tomber et nous rassemblons nos affaires avant de retourner à la voiture pour les ranger alors qu'un autre tom descend de la crête de la prairie pour venir vers notre affût. Les femelles auront tôt fait de retrouver un mâle. Nous rentrons préparer mon dindon avant que je ne fasse mes valises. La pluie s'intensifie et tombera presque toute la journée. Cette après-midi Mathieu va m'emmener visiter le vieux Québec en profitant du retour du soleil et où nous mangerons au restaurant la bûche avant qu'il ne le dépose à l'aéroport.

Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023
Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023
Chroniques québécoises, tom down, 1 mai 2023

Je repars demain matin mais préfère le laisser tranquille en famille. Encore un immense merci pour tout mon ami et aux Chassomaniak. Que de belles personnes qu'il le tarde déjà de revoir.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, rarement le télémètre)... souvent juste mon arc, mon couteau et mon appareil photo, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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