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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 07:23

Cela fait plusieurs années que je n'ai pas vraiment chassé le ragondin, tout au plus, j'en ai tiré quelques-uns lors de mes sorties de tir d'été. En ce début d'après-midi, je décide d'aller faire un tour sur plusieurs de mes secteurs pour savoir où en sont les populations car cet été je réalise un échange avec Mathieu Pouliot de Chassomaniak, je vais chasser l'ours chez lui en juin et lui viendra chasser le chevreuil, le sanglier, le renard et le ragondin fin juillet. Je commence par le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et pars en longeant tranquillement le canal. Presque au départ, je me fais surprendre par un beau colvert mâle qui décolle de la végétation, juste à côté de moi. Malgré de nombreux indices de fréquentation, le coin est très calme. La première partie du canal est bordée par une bande boisée qui longe la rive opposée. Cette bande boisée s'interrompt pour laisser place à un petit plan d'eau étroit d'environ 100 mètres de long sur 15 de large. Il est séparé du canal par une bande de terre étroite et parcourue de nombreuses coulées reliant le plan d'eau au canal. Un plouf retentit dans le plan d'eau alors que je longe tranquillement le canal. Je rejoins le ponton qui enjambe la canal vers le bout du lac et le traverse pour aller jeter un coup d'œil sur le plan d'eau. Le côté canal et inaccessible, bordé par une bande d'arbres très épaisse. Je rejoins donc l'autre rive pour la longer. Une cane colvert traverse à l'autre bout du plan d'eau, un gros remous agite la surface à 30 mètres devant moi. Je m'avance doucement, de grosses carpes se déplacent lentement, juste sous la surface. Le bord du lac est difficile d'accès à cause d'arbustes épais. Arrivé au niveau d'une trouée. Je stoppe pour observer le secteur. Rapidement, un gros ragondin arrive par ma gauche pour longer à 2 mètres de la rive opposée. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Je ne peux pas tirer car mes flèches ne flottent pas. J'attends qu'il se rapproche de la berge opposée mais, alors qu'il arrive en face de moi, il bifurque brusquement et disparaît sous de la végétation pendante sur la rive opposée. Je désarme puis tente d'appeler mais rien ne bouge. Je reste poster un moment. Une tortue, certainement un tortue de Floride fait surface près de la berge opposée et reste un moment avant de replonger. Après un moment, ne voyant rien, je vais voir le bout du plan d'eau où se trouvent des terriers. Rien, je fais demi-tour. Alors que j'arrive où j'étais posté tout à l'heure, j'aperçois 2 ragondins qui se coursent juste où avait disparu l'autre tout à l'heure. Ils plongent avant que je puisse armer mon arc. L'un d'eux refait rapidement surface plus à droite et semble revenir en face de moi mais il replonge aussi sec. J'attends un peu mais ils ne ressortent pas. La tortue refait surface un peu plus à droite que la première fois. Une grosse carpe vient droit sur moi. Je décide de quitter mon poste. Une autre grosse carpe nage tranquillement contre la verge au coin du plan d'eau.

Je rejoins le canal. Toujours rien, les ragondins ont creusé de nombreux nouveaux terriers. Un ru arrive par la droite du canal. L'eau est très boueuse, je décide de le remonter doucement. La berge est percée de nombreux terriers et j'espère tomber sur un ragondin mais c'est à nouveau un colvert qui me décolle à quelques mètres. Il était caché dans le virage du ru qui est maintenant plus ou moins parallèle à canal. Je le longe doucement, l'eau est boueuse devant les différents terriers. Les ragondins étaient de sortie ce matin. Plus loin, je fais une halte devant des terriers d'où s'échappe de l'eau boueuse et appelle un moment sans succès. Un peu plus loin, l'eau est de plus en plus boueuse. J'avance doucement prêt à armer mais ce sont 2 colverts qui décollent 10 mètres plus en amont. Plus en amont, la végétation a été arrachée sur les berges et le ru reprofilées, aucune chance d'y voir un ragondin. Je traverse le champ pour revenir vers le canal au niveau de la prise d'eau en bordure du Gers. Le courant est très fort sur ce secteur, je redescends tranquillement vers ma voiture quand un ragondin plonge contre la berge opposée et la longe sous l'eau. Je cours pour tenter de l'intercepter un peu plus loin mais il remonte rapidement et disparaît sous de la végétation pendante. Je reste un moment en face et tente d'appeler mais rien. Je me retourne et fais quelques pas pour ramasser une pierre dans  le champ pour tenter de le déloger mais alors que je me retourne, je l'aperçois, il est ressorti et s'est calé, partiellement immergé, face au courant, sur une souche. Je n'ai pas le temps de réagir, il plonge et remonte le courant. Je presse le pas et me poste à 15 mètres en amont en espérant le voir ressortir. Les secondes passent quand il refait surface à 4 mètres sur ma gauche, de mon côté du canal. J'arme très lentement et pivote aussi lentement en alignant ma visée. Mon viseur calé, je décoche. Ma flèche rentrée derrière la tête et restée en travers a sectionné la colonne. Le ragondin plonge et se débat sous l'eau, emporté par le courant tout en perdant beaucoup de sang. Ses pattes arrière ne répondent plus mais il peut encore nager avec ses antérieurs.  Il refait surface, biaise doucement vers la rive opposée et parvient à se planter sous la végétation pendante où il s'était réfugié tout à l'heure. Au même moment, un autre ragondin, dérangé par cette agitation, surgir de sous la berge et se réfugie dans un terrier près de la souche où s'était calé le ragondin tout à l'heure. Le cul de mon ragondin et ma flèche dépassent de la végétation. Il s'est immobilisé. J'attends un peu mais rien ne bouge. Je pars chercher une petite passerelle plus en aval pour traverser et reviens chercher mon ragondin en m'accrochant à la végétation du talus abrupt. Je retourne ensuite tranquillement vers la voiture en jetant un coup d'œil au passage sur le petit plan d'eau mais pas d'autre ragondin en vue.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Je pars maintenant pour un secteur repéré il y a peu, sur Aujan-Mounède, lors de mes contrôles d'assainissements. En arrivant sur place, je passe un premier fossé qui traverse sous la route et où l'eau boueuse est agitée. Je continue jusque chez le propriétaire qui, me voyant, vient à ma rencontre. Je me gare à l'entrée d'une prairie voisine de l'habitation alors qu'un tracteur arrive pour labourer le champ bordant le fossé que je viens de passer. Le propriétaire me montre un gros ragondin au gagnage près du ruisseau. Il est dans l'herbe haute, le vent n'est pas trop mal, je suis confiant. J'attrape mon arc et pars en longeant la limite entre la prairie et la pelouse de l'habitation pour rejoindre le bord du ruisseau en stoppant quand le ragondin, qui est à environ 100 mètres, relève la tête. J'avance ensuite doucement en suivant le petit cours d'eau de moins de 1 mètre de large. Je stoppe régulièrement quand le ragondin relève la tête. Un remous sur ma droite attire mon regard sur l'entrée d'un terrier où je viens de déranger un ragondin qui est rentré bruyamment dans son antre. L'eau boueuse s'écoule à l'entrée du terrier. Je continue ma progression lente et arrive à environ 10 mètres du gros ragondin. Le vent souffle perpendiculairement au cours d'eau. J'arme, je peux encore avancer un peu. Je fais quelques pas mais un brusque changement de direction du vent me trahit. Le ragondin commence à revenir tranquillement vers le ruisseau. J'aligne ma visée mais il accélère et fonce vers les ronces qui bordent le cours d'eau. Je le suis dans mon viseur mais décide de ne pas décocher pour ne pas le blesser et le perde. Il disparaît dans la broussaille. Je m'avance rapidement mais ne peux que l'entendre se déplacer caché par la végétation. Je fais demi-tour et enjambe le ruisseau un peu plus en amont pour m'approcher doucement de son terrier d'où sort un filet d'eau boueuse. Je me poste et tente d'appeler, le vent n'est pas bon et l'eau s'agite mais le remous s'estompe vite. Je tente alors de revenir devant le terrier où j'ai dérangé un ragondin pendant mon approche. J'arrive doucement mais le ragondin revenu devant son terrier me repère et rentre vite à couvert. Je me poste un instant en face du terrier et tente d'appeler mais rien. C'est alors que j'aperçois 2 ragondins au gagnage à environ 100 mètres en aval, au bord de la rive opposée. En face des ragondins, la berge est bordée par une haie très épaisse, je traverse donc pour tenter une approche. J'avance doucement, les ragondins occupés à leur repas ne m'ont pas remarqué mais alors que j'ai fait environ 50 mètres, je dérange un merle dans la haie à ma gauche. Ce dernier donne l'alerte, je me fige alors que les ragondins lèvent la tête un instant. Le merle s'éloigne et les ragondins reprennent leur repas. Je poursuis mon approche, le ruisseau tourne légèrement à droite et alors que j'avance encore un peu, je perds partiellement les ragondins de vue derrière quelques arbustes bordant le ruisseau. J'avance tout doucement mais alors que je suis à environ 15 mètres, ils semblent démarrer et sauter au ruisseau. Je continue à avancer tout doucement quand l'un d'eux ressort de derrière les arbustes et s'avance à découvert pour stopper et s'assoir de 3/4 arrière. Il est à environ 12 mètres. J'arme doucement et aligne la visée. Je décoche, ma flèche semble rebondi sur le ragondin et retombe quelques mètres plus loin dans le labouré. Le ragondin s'est effondré sur place, ma flèche lui a ouvert le crâne en 2.

Je réencoche et m'avance doucement, je vérifie que mon ragondin est bien mort puis me rapproche doucement du ruisseau quand un ragondin, caché par un amas de branches, démarre juste sous moi et fonce sous l'eau jusqu'à un autre amas de branches à quelques mètres en aval juste avant une petite chute d'eau. Je m'avance doucement et me cale près du tas de bois quand un ragondin surgit de sous la berge, juste après la petite chute d'eau. Il traverse le cours d'eau, j'arme mon arc, il commence à remonter tranquillement sur la berge opposée et je peine à aligner la visée à cause de la végétation. Je trouve une trouée et décoche. Ma flèche trop et arrière le cloue à la berge. Un autre ragondin a démarré à l'impact juste à ma droite. Mon ragondin se débat pour se dégager. Je réencoche et lui décoche une seconde flèche mais il bouge au même moment, ma lame lui entaille profondément le flanc. Il se débat un peu puis s'immobilise. Je tente de retrouver l'autre ragondin mais le ruisseau est très encombré sur quelques mètres. Après l'encombrement, le ruisseau se dégage, l'eau est agitée sous la broussaille. Le calme revient. Un grondement sourd de ragondin se fait entendre. Je reste immobile un moment, j'appelle un peu mais rien ne bouge. Le grondement continue un moment puis l'eau s'agite devant un terrier à 2 sorties sous la broussaille. Je me poste à genoux pour pouvoir tirer sous les ronces. L'eau s'agite de plus en plus, un museau blanc s'avance vers moi dans le terrier et stoppe. J'arme, aligne ma visée et décoche. Le tout petit ragondin est cloué sur place, il s'agite à peine puis s'immobilise. Je descends le chercher en me faufilant sous les ronces. Je le pose sur la berge puis pars prospecter plus en aval mais pas de ragondin. Je fais demi-tour et récupère mes ragondins et mes flèches. Juste après avoir récupéré le troisième ragondin, je me fais surprendre par un ragondin à l'entrée de son terrier qui file à couvert. J'attends un moment sans succès puis reprends ma chasse. En arrivant au terrier du gros ragondin, j'avance tout doucement mais le ragondin qui devait être juste à l'entrée, caché par quelques branches, a fait marche arrière. L'eau boueuse sort du terrier. Je pars contrôler l'autre terrier un peu plus loin mais l'eau est claire. Je retourne à ma voiture, le propriétaire est content que j'ai pu éliminer 3 ragondins et me dit de revenir quand je veux. Le tracteur travaillant près du fossé, je ne pense pas y voir d'autres ragondins, je décide donc d'aller chasser sur un autre secteur.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Alors que je passe en voiture au niveau du fossé, j'aperçois 2 gros ragondins en surface près de la voirie, d'autres broutent en bordure du fossé un peu plus loin. Je continue et me gare un peu plus loin au bord de la route sur un passage permettant d'accéder à une prairie. De cette position élevée, j'aperçois les ragondins qui broutent toujours tranquillement. J'attrape mon arc et redescends doucement par la route, caché par le talus de la prairie qui la domine. En arrivant près du fossé, j'arme mon arc et m'approche tout doucement, l'eau bouge sous les ronces côté droit de la route, contre la verge de droite. Je me décale un peu plus et il me semble apercevoir la tête d'un ragondin à environ 6 ou 7 mètres. Je prends ma visée mais hésite, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un ragondin mais le temps de réfléchir, il se devine et disparaît sous les ronces. Un gros ragondin broute encore paisiblement à environ 100 mètres sur la berge de gauche. Je m'avance doucement en longeant le fossé encombré de grosses touffes de joncs. 2 ragondins se débinent derrière ces dernières et rentrent dans un terrier. Je m'avance doucement devant ce terrier et reste un instant en espérant voir revenir une tête mais rien ne vient. Je fais quelques pas quand un autre ragondin, caché sous les joncs, plonge bruyamment. Je continue mon approche lente en stoppant à chaque fois que le gros ragondin stoppe son repas. Alors que je ne suis plus qu'à 18 mètres du ragondin, j'aperçois un petit ragondin en pleine toilette, de 3/4 arrière, au milieu des joncs à 6 mètres de moi. J'arme mon arc et avance de 2 pas pour dégager mon angle de tir. Je cale ma visée et décoche. Le ragondin cloué sur place se débat pour se dégager sans y parvenir. Je réencoche. Le gros ragondin alerté descend doucement vers l'eau et stoppe juste avant de plonger. À cause de la végétation, je ne vois que sa tête. J'arme, il est à environ 15 mètres. Je vise en attendant qu'il se dégage un peu mais il plonge et remonte en surface alors que plusieurs autres ragondins tournent autour de lui. Un gros se cale de face à côté de lui. Je vise et décoche. Le ragondin mort sur le coup n'a pas bougé. Les autres rentrent au terrier. Je réencoche et reste immobile, le petit ragondin se dégage de ma flèche et se cache derrière une grosse touffe de joncs, le premier gros ragondin, ressort rapidement pour renifler son collègue mort. Il est plein travers. J'arme vise et décoche. Le ragondin touché est cloué sur place. Il se débat à peine et s'immobilise.  Je réencoche mais rien ne vient, je m'avance et me poste devant le terrier. J'appelle quand un ragondin surgit de sous les joncs et fonce au terrier sans que je n'ai le temps de réagir. J'attends un peu mais rien ne bouge. C'est alors que j'aperçois un ragondin qui se débine à travers les joncs et les ronces un peu plus en amont. Je tente une approche mais je ne peux que voir l'eau s'agiter sur son passage où l'entrapercevoir par moment. Sa fuite stoppe sous des ronces. Je remonte plus en amont, traverse le fossé et reviens par la berge opposée mais le ragondin ressort et rentre immédiatement au terrier. Je retraverse le fossé et pars vers le terrier où sont rentrés les 2 ragondins. Alors que je m'approche doucement de ce dernier, un gros remous sous les joncs me surprend. Le ragondin de tout à l'heure est toujours là et vient de replonger. L'eau bouge devant le terrier, je m'y poste un moment, tente des appels mais impossible de voir le moindre museau pointer. Je décide d'aller voir de l'autre côté de la route mais le secteur presque asséché semble moins fréquenté. Je retourne vers le terrier, l'eau bouge sous les joncs au rythme de la respiration du ragondin. Je me poste tout doucement et attends, espérant le voir pointer son museau, mais le temps passe et rien ne vient. Je décide de quitter les lieux et pars chercher mes ragondins. Je remonte le fossé jusqu'à un passage facile pour l'enjamber puis reviens par l'autre rive jusqu'à mes 2 ragondins morts chacun avec sa flèche en travers. Je les pose sur la berge et récupère mon arc pour m'avancer vers la grosse touffe de joncs où a disparu le premier ragondin. Je m'avance tout doucement et l'aperçois, mal en point mais toujours vivant, par un trou dans la fouffe. Il est calé contre la berge et me regarde. J'arme et lui décoche une flèche qui le sèche net. Je le récupère, fais une petite photo souvenir et commence à revenir vers la route quand un ragondin surgit des ronces qui bordent la berge opposée, court le long de la berge opposée et traverse la route pour sauter dans le fossé de l'autre côté. Je pose mes ragondins, encoche une flèche et presse le pas. En arrivant à la route, je l'aperçois qui se débine dans le fond du fossé. Je traverse la route et fais une boucle dans le champ au pas de course pour essayer de couper la route au fuyard un peu plus loin. J'arrive au bord du fossé arc armé mais le ragondin fait brusquement demi-tour et rentre dans un terrier sur ma gauche. Je traverse le fossé par la route et pars me poster en face du terrier. Rapidement l'eau se met à bouger, j'arme mais le ragondin ne sort pas et le remous s'estompe. Je désarme et attends un moment mais rien. Je retourne une dernière fois à la grosse touffe de joncs sous laquelle se cache un ragondin apnéiste. Encore une fois, l'eau bouge sous les joncs, je m'approche doucement et me poste mais le ragondin ne veut pas sortir, je tente de décocher une flèche au jugé dans les joncs pour le déloger mais il plonge et le calme revient. Je réencoche et reste un moment sans bouger mais plus rien ne bouge. Je pose mon appareil photo, mon arc et mon portable au sol pour éviter de les tomber à l'eau puis me positionne sur la grosse touffe de joncs et fouille sous l'eau pour retrouver ma flèche que je remets au carquois en revenant sur la berge. Je pars récupérer mes ragondin et retourne à ma voiture.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Je pars pour Saint Arroman mais en arrivant, impossible de trouver mon appareil photo et mon portable, je les ai oubliés au bord du fossé à Aujan Mournède. Je décide de jeter un rapide coup d'œil en amont du ponton qui enjambe le Sousson et me fais surprendre par un animal qui plonge et disparaît plus en amont en laissant derrière lui un sillon d'eau boueuse. Je n'ai pas la tête à la chasse, je décide d'aller chercher mon téléphone et mon appareil photo avant de poursuivre ma chasse. Les ayant retrouvés, je repars vers Saint Arroman mais me ravise, je décide de retourner sur le canal de Labarthe. En chemin, sur la commune de Clermont Pouyguilles, j'aperçois un gros ragondin au gagnage près une petite mare, sur la gauche de route, près d'un petit ru qui passe sous la route. Je me gare un peu plus loin au bord de la route et contrôle le vent, il est parfait. Le petit ru m'empêche un approche directe, je peux soit approcher par la route mais il me faudrait sauter une grande barrière en bois qui se trouve à une vingtaine de mètres du ragondin et je ne pourrais pas ne pas être repéré soit je peux contourner par la droite ou un passage busé me permet de franchir le ru à environ 60 mètres de la mare. Je choisis la seconde option, je traverse le champ et rejoins un chemin de terre qui rejoint le passage. En me rapprochant du ru j'aperçois 3 ânes, j'ai déjà eu affaire à eux, ils y a plusieurs années et je sais qu'ils vont donner l'alerte à mon approche et faire fuir le ragondin. J'espère juste que le ragondin se mettra à l'eau sans rentrer au terrier. Je continue mon approche, je passe le ru et enjambe la clôture basse du parc des ânes. Ces derniers me fixent et me laissent faire quelques pas avant de pousser des souffles d'alerte. 2 gros ragondins démarrent dans les pattes des ânes et foncent vers le ru où ils disparaissent. Je tente de m'approcher du ru pour essayer d'apercevoir les ragondins mais les ânes s'affolent et partent au galop vers la mare. Je tente d'apercevoir les ragondins mais je ne peux voir qu'un gros remous et entendre des grondements sous les ronces et les arbustes qui couvrent le petit cours d'eau. Je pars vers la mare mais les ânes, qui s'étaient arrêtés près du petit point d'eau, repartent au galop et stoppent dans la pente au-dessus de la mare pour repousser leurs souffles d'alerte. Le gros ragondin a disparu, je me poste en face d'un terrier où l'eau semble trouble et appelle mais rien ne bouge. Je retourne au bord du ru et le longe doucement pour tenter d'apercevoir un ragondin. Alors que j'arrive au coin du parc des ânes, je remarque un remous persistant contre la berge opposée à environ 7 ou 8 mètres. Je me poste et appelle, le ragondin charge furieusement devant lui et plonge. Je tente de l'apercevoir au travers de la végétation et scrute le ru quand mes yeux se posent sur un gros ragondin à moitié sorti de son terrier d'où est sorti le ragondin furieux. J'arme mon arc et cherche une petite fenêtre de tir au travers de la végétation. La visée prise je décoche et cloue le ragondin sur place. Celui-ci se débat furieusement pour se dégager. Je réencoche mais je n'ai plus de fenêtre de tir. Je cours, saute la clôture et reviens par l'autre côté du ru bien dégagé. Le ragondin s'est immobilisé comme mort, à moitié immergé sur le flanc, mais, en le voyant, il se réanime et saute dans tous les sens en essayant de rentrer au terrier mais la flèche l'entrave. Je lui décoche rapidement une seconde flèche qui l'atteint juste devant les cuisses en sectionnant la colonne vertébrale et les artères fémorale. Le ragondin s'immobilise vite. Ma première flèche n'avait coupé que les muscles du cou. Je retourne à la voiture.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Revenu au canal de Labarthe, j'aperçois un C15 garé vers le ponton qui permet de traverser le canal près du petit plan d'eau. Je crains que le secteur soit calme mais je tente tout de même le coup. Je longe tranquillement le canal mais rien ne bouge, je me rapproche de la voiture, c'est un pêcheur de truite avec son braque en liberté qui fait des va et vient le long du canal. Je le salue et poursuis mon chemin, pas le moindre ragondin. Je bifurque sur le petit ru venant de la droite rien non plus. Je reviens vers le canal. Au loin, un beau ragondin sort sous la berge de droite et disparaît un peu plus loin sous la même berge. Je tente l'approche mais un second ragondin plonge et rentre au terrier. Je le poste un moment mais rien ne vient. La luminosité commence à baisser, je décide de rentrer. Je ne verrai que 2 poules d'eau sur mon retour.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Alex

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 10:17

Ce soir, je retourne à l'affût sur un autre poste le vent vient de l'est, je me poste donc en conséquence. Encore amer du sanglier perdu dimanche, j'ai décidé d'équiper mes flèches avec des Rages Hypodermics pour remplacer mes Exodus. Rapidement des bruits de pas se font entendre un peu plus bas et plus en avant dans le bois. Les bruits alternent avec des moments de silence plus ou moins longs, c'est très certainement un des 2 brocards du secteur. L'animal finit pas s'éloigner et le calme s'installe, juste troublé par activité des petits rongeurs du sous bois.

Au bout d'un moment, un chevreuil, dérangé à l'autre bout du bois, démarre en aboyant puis stoppe dans le champ en contrebas et aboie un moment sur place avant de s'éloigner. Je me dis qu'il a peut être été dérangé par les sangliers. Le temps passe mais toujours rien quand une sorte de grognement retentit sur ma gauche à environ 40 mètres. Je ne suis pas sûr de l'identification de ce bruit mais rapidement des craquements se font entendre. Plusieurs animaux arrivent droit sur moi dans le fragon. J'accroche mon décocheur et me tiens prêt. Les bruits se rapprochent quand les premiers sangliers apparaissent à quelques mètres de moi. Ils avancent droit sur moi puis bifurquent pour passer à 3 mètres de mon poste. Je reste totalement immobile. Le vent souffle face à moi en parallèle des sangliers qui s'avancent pour venir se frotter aux deux arbres où ils se frottent habituellement. La laie meneuse stoppe à 2 mètres devant moi de 3/4 arrière et hume l'air un moment. Je décide de ne pas la tirer, les autres sangliers, un peu plus bas, sont cachés par le fragon. D'un coup, tous arrivent et commencent à se frotter à 6 mètres devant moi. Il y a 5 gros de 80 à 60 kg et 5 marcassins d'environ 15 kg. 2 de ces derniers se chamaillent entre les arbres alors que 2 gros sangliers se frottent énergiquement. J'arme doucement, et aligne lentement ma visée en attendant qu'un sanglier s'immobilise. Une laie s'assoit au pied de l'arbre avec un léger 3/4 face. Je cale ma visée et décoche. C'est la débandade, tous les sangliers fuit vers le bas du bois. Un gros boom retentit, mon sanglier en fuite vient de percuter un arbre et les sangliers stoppent à environ 30 mètres. Je reencoche au cas où. La laie meneuse tourne un moment en grognant, je m'aperçois alors qu'un des gros marcassin a stoppé à 5 mètres de moi de 3/4 arrière mais, le temps d'armer, il démarre et disparaît. Les sangliers s'éloignent doucement puis le calme revient.

J'attends quelques minutes puis m'avance vers la zone du tir où je ne trouve pas ma flèche. Je commence à suivre le sang, la piste est spectaculaire. Après environ 15 mètres, je trouve ma flèche au sol, couverte de sang. Je la ramasse et la remets au carquois puis continue à suivre le sang toujours très abondant. Je trouve l'arbre où a tapé le sanglier, il est couvert de sang, je continue. Je retrouve vite mon sanglier qui n'a pas fait 30 mètres. C'est une laie qui accusera 58 kg à la pesée. La flèche est rentrée dans l'épaule et ressort basse en arrière des côtes où un bouchon  de tripe bouche la sortie de flèche. 

Une laie à l'affût, 9 mars 2022

Alex

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6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 22:03

Ce soir, vers 17 heures, je me décide à aller faire un affût sur Traversères. En route, j'hésite un peu sur la localisation de mon poste mais finis par décider d'aller me poster à mon poste favori. Je me gare près de la ferme et prends le chemin de terre trop boueux pour le suivre en voiture. Arrivé à mon poste, vers 17h30, je me cale près de quelques arbres et de genévriers morts, tombés au sol.  Vers 18 heures un gris fracas retentit à la cime des arbres sur ma gauche. 2 buses variables se chamaillent et leurs ailes claquent dans les branches. L'une arrivé à se dégager puis s'élance, l'autre part à sa poursuite au-dessus de ma tête et disparaissent derrière la crête à ma droite. Rapidement, une buse revient se poser à la cime d'un grand chêne devant moi puis repart quelques minutes plus tard. 

Un peu plus tard un gros fracas retentit sur ma droite, un peu plus haut, derrière la crête, comme si un arbre venait de tomber. Le bruit se poursuit par une sorte de remue-ménage dans la broussaille puis le calme revient. Le bruit d'une tronçonneuse se fait entendre plus bas dans la combe. Le propriétaire est en train de faire du bois. Le temps passe et la tronçonneuse tourne toujours.

Vers 18h40, un bruit de pas et de bois cassé se fait entendre dans le secteur du gros fracas de tout à l'heure. Le bruit se rapproche au travers de la broussaille. J'arme mon arc et laisse venir car je suis un peu à découvert et armer au dernier moment me ferait repérer. Une silhouette sombre se dessine au travers des branchages. Un beau sanglier sort des broussailles et se présente de face à environ 15 mètres. Mon viseur est calé sur lui, il commence à frotter ses pattes au sol tête basse pendant quelques secondes puis relève la tête et se fige en regardant vers moi. Je reste immobile, il finit par se remettre en marche, biaisé un peu pour se frotter rapidement contre un arbre, je le suis dans mon viseur. Il avance encore un peu et stoppe plein travers à environ 10 mètres. J'aligne rapidement ma visée et décoche. Ma flèche me semble un peu en avant du cœur. Le sanglier gronde et démarre en trombe pour biaiser vers la crête où il marque un arrêt à environ 50 à 60 mètres puis bascule derrière la crête et je le perds de vue. 

Je m'avance pour tenter de trouver ma flèche que je trouve très vite posée au sol et couverte de sang. Une piste de sang très fournie démarre dès la zone du tir. Je décide de la suivre assez rapidement tant qu'il faut jour. Le sanglier suit une grosse coulée et la piste est très facile à suivre. Le sang passe la crête, toujours très abondant puis suis la courbe de niveau juste sous la crête. Je fais encore quelques mètres quand j'entends un démarrage dans la broussaille. Rapidement un souffle puissant retentit puis les bruits de vous cassé semblent descendre vers le semé dans le fond de la combe. Je viens certainement de relever mon sanglier. J'essaie de l'apercevoir sans succès au travers du bois. Le bruit stoppe alors que la tronçonneuse tourne toujours. J'attends un peu puis reprends la piste et trouve vite la couche où s'était arrêté le sanglier. Le sang revient un peu en arrière puis le sanglier a pris droit vers le bas du bois sans suivre les coulées. Il a traversé les fourrés. Le sang est beaucoup moins abondant et la luminosité baisse vite, je poursuis à la lueur de ma lampe. Je le suis doucement et sort du bois sur le semé. Le sang est maintenant très peu abondant et il fait nuit mais j'arrive à le suivre et traversé ainsi le semé jusqu'à un ru à sec bordé d'une haie où le sanglier a laissé pas mal de sang, je passe le ru et suis le sang dans une friche arborée et couverte de pailles jaunes. Le sang assez bien marqué remonte  puis prends à droite jusqu'à une seconde couche au pied d'un genévrier. Le sanglier doit être mal pour se coucher deux fois en moins de 150 mètres. De la le sang devient très peu marqués, juste des petits frottés sur les pailles et un peu de sang tamponné au sol pour finir par disparaître. Je dois me résoudre à appeler un chien de sang.

Rendez-vous est pris pour 10 heures demain matin. Nous nous retrouvons sur le parking de la salle des fêtes de Sansan et partons pour la recherche. Nous nous garons à la ferme et partons à pied jusqu'à l'endroit du tir. Le chien prend presque immédiatement la piste ce qui me rassure. Nous arrivons sans grande difficulté à l'endroit où je perds le sang hier mais le teckel continue et retrouve le sang. Nous passons la crête et descendons vers une remise de genêts et genévriers où j'espérais trouver mon sanglier. À la crête, le chien redescend en baisant à gauche. Le sanglier perd du sang par grosses giclées puis le sang stoppe brutalement mais le chien continue très motivé. Il nous fait traverser la remise et ressort dans un bois clair. Il longe la combe au fond du bois puis biaise à gauche vers un petit fourré où il s'excite. Je jette un coup d'œil à l'intérieur mais rien. Le chien veut remonter au plus rapide vers la crête mais sa maîtresse n'y croit pas et décide de revenir au dernier sang mais le chien ne prend plus vraiment la piste. Il tourne et retourne part dans une direction puis une autre. La conductrice tente de recouper la piste sans succès et revient plusieurs fois au dernier sang quand elle trouve, à 4 mètres  contrebas de dernier, une couche spectaculaire dans la mousse sous des genêts. Le sol est rouge de sang. Le sanglier avait pris à 90 degrés de la piste pour se coucher là. À 2 mètres de cette couche, il s'est frotté au sol laissant encore pas mal de sang puis après quelques giclées sous le couvert le sang stoppe brusquement. Le sanglier semble être reparti en contre sens. Une très forte odeur de sanglier se dégage du secteur et le sang semble frais dans la mousse, nous pensons avoir relevé la sanglier. La conductrice tente de reprendre la piste sans succès. Je pars pour faire le tour de la friche arbustive par le bas pour tenter de trouver un pied ou du sang mais je ne lève qu'un brocard. Je contrôle les points d'eau sans plus de succès. Je retourne au dernier sang et contrôle toute les coulées quand je retrouve du sang sec frotté sur un genêt puis des gouttes, c'est du sang de la veille, nous n'avons donc pas relevé le sanglier. Je rappelle la conductrice qui remet son chien sur cette piste. Ce dernier démarre et part tout droit. Je décide de continuer à suivre le sang mais me rends compte qu'il remonte vers la crête pour recouper la piste d'arrivée. Je rappelle la conductrice, cette fois le chien repart plus ou moins sur sa recherche du départ avant qu'on ne l'arrête. Pas la moindre goutte de sang. Il nous conduit à une couche où il me semble trouver à peine un peu de sang sur une herbe sèche, je reprends un peu confiance mais le chien revient au petit fourré, tourne et retourne à l'intérieur puis remonte vers la crête avant de redescendre à travers bois vers la combe où travaillait le propriétaire hier soir. Il traverse ensuite la combe pour revenir, sans conviction, vers le début de la piste. Nous décidons d'arrêter après 3 heures de recherche. Je suis dépité, cela fait 5 ans que je fais venir des chiens de sang et 5 ans qu'aucun ne retrouve mes gibiers que ce soit vivants où morts. Je ne peux pas croire que ce sanglier ne soit pas mort.

Alex

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 20:59

Ce soir, je n'avais pas prévu d'aller chasser car un grosse battue était prévue sur mon territoire ce matin, mais ma compagne étant occupée, je décide tout de même d'aller faire un petit affût. J'arrive sur Traversères vers 17h15 et discute un peu avec le propriétaire avant d'aller me poster un peu plus loin dans un penchant boisé où je ne me suis pas encore posté cette année. Je me cale derrière un gros arbre entre 2 remises et l'attente commence. 

Le vent est faible mais n'arrête pas de tourner. Quelques palombes tournent en cherchant un arbre pour passer la nuit. 2 bouvreuils, oiseaux que j'observe que très rarement, surtout dans le Gers, se rapprochent de moi en sautillant de branche en branche avant de s'éloigner. Brusquement, le calme est troublé par des cris de geais dans les 2 remises. Quelques merles traversent l'espace entre les 2 fourrés, je me tiens prêt mais rien ne vient. Le calme revient, un bruissement dans mon dos me fait tourner la tête et j'aperçois juste un mouvement dans le sale puis des bruissements dans la végétation sans pouvoir identifier leur provenance.

La luminosité baisse vite dans le bois, je décide de quitter mon poste pour faire un peu d'approche sur le retour. Je remonte sur la prairie qui couvre le sommet de la colline et la traverse doucement pour rejoindre un chemin forestier. Le départ de ce dernier est bordé par de nombreux terriers de blaireaux dont j'ai pu voir plusieurs fois les occupants cette année. Je m'avance tout doucement jusqu'au départ du chemin où j'aperçois 3 blaireaux.

Je me fige, le temps d'accrocher mon décocheur et d'armer mon arc, 2 ont disparu dans la broussaille, sur la gauche du sentier. Le plus gros vient sur moi et stoppe à environ 6 mètres presque plein travers. J'aligne ma visée mais il est derrière quelques petites branches, le tir est trop risqué. Je décide d'attendre, il ramasse un paquet de feuilles mortes sous son ventre et commence à le traîner en marche arrière vers la bordure gauche du chemin. Je le suis dans mon viseur en attendant une occasion. Il est toujours en mouvement et les branchettes me gênent. Il s'échappe son tas de feuille juste au bord du chemin et pendant qu'il le reforme, je remarque une trouée au milieu des branchages. Je me baisse doucement en pliant les genoux et aligne ma visée alors qu'il se présente de 3/4 face. Je décoche, l'impact retentit et le blaireau disparaît comme par magie et sans un bruit dans les épines. 

J'attends un moment à l'écoute mais toujours pas un bruit. Je m'avance doucement et allume ma frontale pour tenter de voir du sang dans la pénombre croissante. Rien à l'endroit du  tir mais je remarque de toutes petites gouttes sur une grosse coulée qui s’enfonce dans les épines. Je pose mon arc sur le chemin et suis les petites traces de sang. Au bout de 5 mètres, je tombe sur une grosse goutte, juste avant que la coulée prenne à droite pour rejoindre un terrier. Je m'avance encore un peu et aperçois mon blaireau. Il est mort, roulé en boule à l'entrée de son terrier, la tête dirigée côté sortie. J'ai eu de la chance qu'il ne fasse que 8 mètres dans sa fuite, j'aurais pu le perdre dans son terrier. 

Je le récupère et remonte récupérer mon arc. Je retrouve vite ma flèche rouge de sang, plantée dans le talus à quelques mètres d'où se trouvait le blaireau. Elle est rentrée au niveau du cou et est ressortie au milieu du dos, juste avant le bassin.

Tir d'un blaireau en marche arrière, 06 février 2022

Alex

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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 07:04

Ce weekend, nous étions, invités, avec ma compagne pour passer le premier de l'an avec des amis sur Figeac. Pour le dimanche matin, Julien, le copain d'une des filles de nos amis m'avait invité à aller chasser le ragondin su Bagnac sur Célé, j'avais donc pris mon arc. Le réveil sonne vers 7 heures, 7h30, je pars de Figeac, 7h45, je suis à Bagnac près de la boulangerie. Julien arrive rapidement, je monte dans sa voiture et nous partons pour aller chasser en bordure du Célé. Il a bien gelé ce matin et nous craignons que les ragondins ne soit pas de sortie. Nous longeons un moment le ruisseau en aval puis en amont de la voiture sans voir le moindre myocasror. Vers 10 heures, les rayons du soleil commencent à réchauffer le paysage. Nous partons par la route pour rejoindre et longer un petit affluent du ruisseau principal. En arrivant au bord du petit cours d'eau, Julien repère un beau ragondin au gagnage sur la gauche du ru, à environ 100 mètres. Il me dit de tenter l'approche.

J'encoche donc ma flèche,  2 chevreuils, à environ 200 mètres, descendent tranquillement vers le ruisseau, je les montre à julien avant de commencer mon approche en longeant le bord du cours d'eau bordé par quelques arbres. Il me semble voir un second ragondin sur un tas de bois qui borde le ruisseau à droite du ragondin. Il mange tranquillement et me tourne vite le dos. Les arbres laissent vite place à des berges bordées juste de quelques ronces. Dans le pré qui borde l'autre rive, quelques chevaux de trait broutent tranquillement. Je finis mon approche à découvert, la tâche sombre sur le tas de bois n'est pas un ragondin, je focalise donc toute mon attention sur le ragondin qui broute paisiblement. J'avance doucement en stoppant quand le ragondin stoppe son repas. Il me tourne toujours le dos. Arrivé à environ 15 mètres de ce dernier, j'arme mon arc et m'avance encore un peu d'un pas lent. À environ 8 mètres, je stoppe, cale ma visée sur son arrière train et décoche. Traversé, il sursaute se tourne vers moi en faisant le dos rond, avec une attitude menaçante, puis démarre vers le ruisseau. Je fonce pour lui couper la route mais il rentre dans un tas de bois mort. Je le manque en essayant de le plaquer au sol avec mon pied. Il saute à l'eau par un passage dans le tas de bois. 

Je l'entends se débattre un court instant puis le calme revient. Je contourne le tas de bois pour descendre dans le ru quelques mètres en aval de là où j'ai perdu de vue mon ragondin. Je m'aperçois alors qui finit de mourir sous quelques arbrisseaux, contre la berge de gauche. Il s'immobilise rapidement et est entraîné par le courant. Je l'attrape par la queue et le sort de l'eau alors qu'il passe à mes pieds. Je remonte et le pose sur la berge. Je pars ensuite chercher ma flèche avec Julien qui m'a rejoint. Je la retrouve facilement et la met au carquois. Alors que nous allons partir je remarque la grosse traînée de sang qui rentre dans le tas de bois.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Je l'entends se débattre un court instant puis le calme revient. Je contourne le tas de bois pour descendre dans le ru quelques mètres en aval de là où j'ai perdu de vue mon ragondin. Je l'aperçois alors qui finit de mourir sous quelques arbrisseaux, contre la berge de gauche. Il s'immobilise rapidement et est entraîné par le courant. Je l'attrape par la queue et le sors de l'eau alors qu'il passe à mes pieds. Je remonte et le pose sur la berge. Je pars ensuite chercher ma flèche avec Julien qui m'a rejoint. Je la retrouve facilement et la mets au carquois. Alors que nous allons partir je remarque la grosse traînée de sang qui rentre dans le tas de bois.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Ma flèche est rentrée au niveau du haut du bassin et ressort dans l'épaule de droite. Nous laissons mon ragondin sur place. Les 2 chevreuils ont traversé le ruisseau et remonte vers une haie à un peu plus de 100 mètres. Je tente de trouver une herbe pour les appeler en la tenant entre mes 2 pouces pour souffler dessus mais impossible de trouver une herbe correcte et d'émettre le bon son. Les chevreuils s'éloignent.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Les 2 chevreuils ont traversé le ruisseau et remontent vers une haie à un peu plus de 100 mètres. Je tente de trouver une herbe pour les appeler en la tenant entre mes 2 pouces pour souffler dessus mais impossible de trouver une herbe correcte et d'émettre le bon son. Les chevreuils s'éloignent. Nous continuons à longer le ru, le prochain ragondin sera pour Julien que je suis à quelques mètres en retrait pour ne pas le gêner.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Un peu plus loin, je repère un beau ragondin au gagnage, derrière une clôture, de l'autre côté du ruisseau. Je le montre à julien et le laisse commencer son approche.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Julien se décale plus à gauche pour profiter de la différence de niveau entre les deux berges et de quelques arbuste qui borde le ruisseau pour se camoufler mais rapidement le vent tourne. Je suis resté à environ 30 mètres en retrait et aperçois 3 gros ragondins qui surgissent d'une haie perpendiculaire au ru et qui remonte le long de la clôture du parc des chevaux. Ils se jettent dans le ruisseau. Le ragondin vu au départ a levé la tête, il hume l'air tourné face à nous. Julien tente de finir son approche mais il démarre et fonce à l'eau lui aussi.

Je rejoins Julien, et nous descendons par un passage à gai pour traverser le ruisseau quand je remarque un remous persistant sous une grosse touffe d'herbe d'où arrive de l'eau. Je le montre à julien et lui dis de se préparer. Je tente d'appeler le ragondin en imitant des cris de détresse d'un petit ragondin. Le remous s'intensifie fortement, Julien se prépare à armer mais un beau ragondin surgit à environ 15 mètres dans le pré, à environ 20 mètres du ruisseau et fonce vers ce dernier. J'arme mon arc, vise en avant de lui et le décoche un peu avant qu'il n'arrive à l'eau. Manqué, il saute à l'eau et je le perds de vue. Je viens de comprendre trop tard que le remous était au bout d'une buse collectant les eaux de ruissellement du pré. Le remous persiste devant nous. Je dis à julien de rester là et cherche un passage pour passer la clôture avant de rejoindre l'autre bout de la buse. Alors que je passe la clôture un peu plus loin, un lapin démarre dans mes pieds et s'enfuit. La clôture passée, je m'avance dans le pré quand 2 chevreuils surgissent de la haie un peu plus haut et s'éloignent au trot. Je rejoins le bout de la buse. J'éclaire avec ma frontale à l'intérieur mais ne vois pas de ragondin, je fais du bruit à l'entrée en espérant faire sortir un ragondin pour Julien mais rien ne sort.

Nous décidons de poursuivre notre chasse, julien me rejoint et nous continuons à longer le ru. Je tente de retrouver ma flèche sans succès. Un peu plus loin nous changeons de commune, julien décide donc de faire demi-tour. Ayant repéré une zone de terriers immergés sous les racines d'un gros chêne, je décide de tenter d'appeler sur le retour pour tenter de faire sortir les fuyards de tout à l'heure. Je commence à appeler et rapidement un museau pointe sous une grosse racine sur ma droite mais je n'ai pas d'angle de tir. J'arme et tente de me déclarer doucement mais le ragondin retourne à l'abri. Je désarme et me positionne face à l'endroit où il voulait sortir et reprends mes appels. Rapidement, il remontre son museau. J'arme mon arc, aligne ma visée, appelle encore un peu. Il s'avance un peu me présentant assez sa tête pour tenter un tir. Je décoche, un impact sourd retentit, le ragondin tente de se dégager. Ma flèche s'agite puis s'immobilise. Je descends dans le ruisseau pour aller rejoindre ma flèche. L'eau est trop profonde et mes bottes prennent l'eau. Ma flèche s'agite à nouveau puis l'eau se teinte en rose. J'attrape ma flèche mais le ragondin n'est pas au bout. Il a réussi à rentrer au terrier. Il est perdu, je retourne sur la berge et quitte mes bottes pour les vider et mes chaussettes pour les essorer avant que nous retournions vers la voiture. Julien repère ma flèche perdue au passage et je la remets au carquois. Je dois rentrer vers 11 heures et il nous reste peu de temps. Nous refaisons un petit tour sans succès près du Célé avant de rentrer. Sur le retour à Figeac, j'apercevrai un gros ragondin au gagnage dans un semé de blé près d'une rivière. Un grand merci à julien pour cette invitation et mon premier ragondin du Lot.

 

Alex

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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 07:01

Ce soir, alors que je me prépare à partir à l'affût, mon téléphone sonne. C'est mon ami Lionel qui m'appelle pour m'inviter à venir à la battue de Castelnau Barbarens qui aura lieu demain matin mais je suis déjà engagé pour une battue à Justian. Je décline donc l'invitation mais lui propose de venir chasser avec moi. J'ai repéré une belle bande de sangliers qui passe régulièrement à un de mes postes. Il accepte mon invitation et je finis donc de me préparer en l'attendant. Dès qu'il arrive nous partons.

Arrivés au poste, nous nous installons tranquillement à moins de 10 mètres des arbres où ils viennent se frotter. Le vent est bon, face à nous et dans le sens habituel  d'arrivée des animaux. Après un peu plus d'une demi-heure d'attente, j'aperçois au loin, au travers des branchages du bois une voiture qui s'arrête sur la route un instant avant de repartir. Je comprends vite que le conducteur a dû s'arrêter pour laisser passer un ou des animaux. La voiture repart et très rapidement des couinements et des grognements se font entendre au loin. Ce sont les sangliers, j'avertis Lionel en chuchotant et nous nous préparons en espérant les voir arriver au poste.

Les bruits se rapprochent jusqu'à la lisière du bois, juste à 30 mètres en dessous de nous. Les sangliers commencent alors à monter sur nous. Ils passent à quelques mètres devant Lionel qui a déjà armé mais ne s'arrêtent pas. 2 d'entre eux viennent se frotter à 2 arbres à 8 mètres devant moi. J'arme mon arc et attends que Lionel décoche, les autres sangliers me sont cachés par la végétation. Les secondes passent et Lionel ne décoche toujours pas. Le plus gros des 2 sangliers se tourne plein travers, tête vers le bas du bois. Je cale la visée et décoche. Au même moment, le sanglier s'avance un peu et ma flèche le touche un peu trop en arrière. Les sangliers démarrent en trombe et ressortent du bois par où il sont venus.

Nous attendons un moment immobiles, à l'écoute, en espérant en voir revenir un mais le temps passe et rien ne bouge. Il fait maintenant nuit, je m'avance à la lueur de ma frontale pour tenter de trouver du sang. 2 arbres sont marqués par une grosse giclée de sang et de contenu stomacal, la piste au sol est bien marquée. Nous la suivons tranquillement à la lueur de nos frontale et sortons du bois, sur un champ travaillé par une grosse coulée. Le sang plus ou moins présent est assez facile à suivre. Par moment, le sanglier a perdu beaucoup de sang. De gouttes en gouttes nous arrivons au bord d'un bosquet d'épines noires. Le sanglier a perdu une grosse giclée de sang sur le talus enherbé qui remonte vers les épines et j'aperçois du sang au milieu des buissons. Je le suis donc dans les épines alors que Lionel fait le tour pour voir s'il te retrouve un peu plus loin. La piste est moins marquée dans les épines qui me griffent mais, de frotté en frotté, j'arrive à la suivre et ressors dans une zone herbeuse. Le sang remonte un peu puis redescend vers une nouvelle zone d'épines où le sang est très abondant. J'aperçois alors mon sanglier mort à quelques mètres dans les épines. Son flanc est couvert de sang mousseux et de débris alimentaires. Je dégagé mon sanglier des épines et siffle Lionel qui revient vers moi. Ma flèche est un peu trop en arrière mais ressort haute à l'arrière des poumons. Elle a sectionné l'artère sous colonne. Mon sanglier, une laie de 60 kg a fait environ 100 mètres avant de s'effondrer. Il est temps de rentrer.

Un affût en binôme, 20 novembre 2021

Alex

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 08:53

Ce weekend, mes amis Renaud et Thierry sont venus chasser chez moi, ils sont arrivés jeudi après-midi et nous sommes partis pour un affût au sanglier à Traversères mais seuls des chevreuils sont passés à nos postes respectifs. Le vendredi matin j'ai amené mes invités chasser sur le secteur où je chasse le cerf pour tenter de leur faire tirer une biche ou un faon mais ils n'ont pas pu voir d'animaux. Vendredi soir, nous sommes retournés pour un nouvel affût sur Traversères mais nous n'avons rien vu.

Ce matin nous sommes retournés dans les Pyrénées où j'ai pu voir une biche et son faon accompagnés d'un daguet, Renaud a pu approcher un 8 cors accompagné d'une biche et de son faon mais les animaux de face à 12 mètres ne lui ont pas présenté un bon angle de tir et il a donc décidé de ne pas décocher. Il a ensuite vu une harde de 15 animaux qui a traversé le chemin pour rentrer dans les buis puis un jeune 4 cors et enfin 2 cerfs. Thierry n'a vu qu'un animal et malheureusement hors de portée de flèche. 

Ce soir, nous tentons notre chance pour un dernier affût au sanglier. Je me gare au fond de la combe, près du lac car nous pensions aller nous poster un peu plus loin sur les penchants boisés de part et d'autre d'une grande combe mais, alors que nous sortons de la voiture pour nous préparer, un bruit de moteur attire notre attention. Un tracteur se fait entendre dans la combe où nous voulions nous poster. Je décide de changer mes plans. Je vais partir me poster avec Renaud dans le penchant en face de la ferme mais Thierry décide d'aller tout de même voir s'il peut se poster à son poste qu'il occupait hier. Avant de partir avec Renaud, je lui explique où se poster si son poste est compromis. Je pars avec Renaud en remontant le penchant qui domine la droite du lac. Nous rejoignons ainsi une grosse coulée qui longe la crête de la colline et la suivons. De nombreuses coulées traversent de part et d'autre de la crête. Les feuillages portent des traces de boue, plusieurs arbres ont été frottés. Les sangliers semblent passer régulièrement sur ce secteur où je ne me suis pas posté depuis presque 2 ans. Une fois le lac passé, nous redescendons doucement à travers bois vers mon poste. Les signes de passage des sangliers multiplient. Nous passons sur une zone de terriers de blaireaux bien fréquentée. L'un d'eux a sorti sa paillasse pour la faire sécher devant son antre. Nous descendons encore un peu, passons un replat d'environ 30 mètres de large et nous nous postons sur un petit replat de 2 mètres de large, juste en dessous du replat principal, avant une forte pente qui redescend vers un champ travaillé qui borde le ruisseau du déversoir du lac. Je laisse Renaud où je me poste habituellement, contre un gros genévrier. Je me décale de quelques mètres.

L'attente commence. Au bout d'un moment les geais s'agitent et crient dans le petit bosquet de peupliers, de l'autre côté du ruisseau. Certains finissent par s'envoler et partir vers un autre bosquet un peu plus loin. Nous nous regardons et pensons tous 2 à des sangliers qui s'agitent. Thierry qui n'a pas pu se poster à son poste prévu au départ à cause d'un tracteur qui travaille le fond de la combe et du propriétaire qui coupe du bois juste en-dessous de son poste est venu se poster près des souilles qui bordent le ruisseau en-dessous de nous. Le calme revient, l'attente reprend, la luminosité baisse tranquillement. Renaud qui a entendu du bruit me fait des signes interrogatifs quand j'entends moi aussi les craquements. Ce sont les sangliers qui commencent à s'agiter dans les fourrés en-dessous de nous plus à gauche. Les craquements s'interrompent un instant puis reprennent et il me semble voir un sanglier à environ 50 mètres dans un clair puis je le perds de vue et les craquements semblent descendre un peu. Le calme s'installe un bon moment et nous pensons que les animaux sont partis. Il fera bientôt nuit quand les sangliers se remettent à bouger. Cette fois le bruit semble venir vers nous. Renaud est prêt à armer, il me chuchote "le premier qui a une occasion décoche". Je croise les doigts pour que ce soit lui car il n'a jamais eu l'occasion de tirer un sanglier à l'arc. Je tente d'apercevoir les sangliers, mon décocheur est accroché. Impossible de les voir. Renaud semble les voir et tend son arc prêt à armer mais ils passent devant lui sans lui laisser d'occasion de tir. Un gros arbre lui cache maintenant les sangliers qui passent en-dessous de moi. J'en aperçois alors un gros qui stoppe, plein travers, à 30 mètres environ au-dessous de moi. J'arme mon arc, prends ma visée et décoche. À l'impact, le sanglier cri et s'effondre puis se débat au sol  en grognant avant de se traîner en descendant dans la végétation.

Je réencoche et commence à descendre vers lui. Renaud me suit. Il fera vite nuit, la luminosité baisse vite. Je stoppe un instant à l'endroit du tir et écoute mais plusieurs sangliers se débinent dans la végétation. Les autres sangliers partis j'entends des craquements dans la végétation en contrebas. Il fait presque nuit, j'allume ma frontale et commence à descendre vers les bruits. Je trouve une belle traînée de sang dans l'herbe sèche. Je descends encore un peu en aperçois mon sanglier qui se débat, assis dans les genêts à environ 10 mètres en contrebas, au bord du champ travaillé. Je cherche un passage pour descendre l'achever. Renaud me signale une grosse coulée plus à ma gauche, je me décale et l'emprunte pour passer un talus très abrupt au milieu de la végétation dense. Je longe ensuite doucement les genêts à la recherche de mon sanglier mais passe devant sans le voir. Renaud qui me suit aperçoit du mouvement dans les genêts et m'annonce mon sanglier en faisant un bon en arrière, persuadé qu'il va se faire charger. Il est mieux placé que moi et me demande l'autorisation de le flécher pour l'achever alors qu'il s'agite, couché sur le flanc sans pouvoir se relever. Je lui donne le feu vert, il décoche et pense l'avoir touché. Je m'approche avec une flèche encochée et vois la flèche de Renaud plantée au sol, il a juste frôlé le sanglier. Je m'approche et lui décoche une flèche au niveau de l'épaule. Cette dernière est allée se ficher dans le sternum. Le sang se met à couler abondamment et le sanglier, qui fait craquer ses dents en serrant ses mâchoires, s'immobilise rapidement. Je retire ma seconde flèche mais la pointe et l'insert restent à l'intérieur de l'animal. Ma première flèche lui avait bloqué les 2 épaules et touché la colonne vertébrale. Elle n'est plus dans l'animal. C'est une grosse laie de 78 kg. Nous appelons Thierry pour qu'il vienne nous aider, lui a entendu un sanglier venu à la souille sans pouvoir le voir. Je commence à rapprocher le sanglier de la voiture alors que Renaud ramène nos arcs. Alors que Thierry nous rejoint, il prend les arcs et Renaud m'aide à tirer le sanglier puis échange sa place avec Thierry. Nous laissons le sanglier au coin du lac puis nous partons chercher la voiture avant d'aller le charger. Il est temps de rentrer car mes invités partent ce soir pour rentrer chez eux.

Un weekend sympa entre potes, 13 novembre 2021
Un weekend sympa entre potes, 13 novembre 2021

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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