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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 22:31

Ce soir, je pars sur mon secteur favori de Labéjan pour tenter de flécher un chevreuil. Je me gare sous la digue du lac et commence par prospecter dans le champ de maïs sur la droite du lac. Je fais des allers avec le vent de face et des retours vent de dos dans les passages de canon en commençant par le haut du champ mais seul un jeune lièvre veut bien se montrer et se laisser approcher à 15 mètres avant de se débiner dans la culture. Je laisse donc ce champ de maïs pour aller prospecter, sans plus de succès, une autre parcelle de maïs, un peu plus loin. Je décide d'aller jeter un coup d'œil sur une petite mare au milieu d'un champ un peu plus loin. Je longe une grosse haie puis la traverse par un passage pour longer ensuite une autre grosse haie que je traverse également par un passage pour la longer par la gauche et rejoindre un petit lac bordé d'une bande boisée. En arrivant tranquillement au bout du petit lac, j'aperçois 2 petits ragondins au gagnage sur la droite de la mare. Je tente de me rapprocher en profitant d'un gros peuplier qui pousse au bord de la mare pour m'avancer caché. J'arrive facilement au bord du point d'eau puis le contourne très doucement par la droite, voûté pour profiter de la bande d'herbe haute qui borde la mare pour me cacher. Alors que j'arrive au coin de la mare et que je ne suis plus qu'à environ 12 mètres des ragondins, ces derniers me repèrent à cause du vent tournant et foncent vers la mare. J'arme mon arc. L'un d'eux s'arrête juste avant de rentrer dans l'épaisse végétation du bord du talus de la berge de la mare. Je prends vite la visée et décoche. Touché le ragondin disparaît en un éclair dans la végétation mais je ne le vois ni ne l'entends pas tomber à l'eau. Je reste un moment immobile et observe sans rien voir puis m'avance tranquillement pour récupérer ma flèche fichée au sol. Je peine à trouver un peu de sang dans l'herbe puis m'avance dans la végétation pour chercher mon ragondin. Un très léger mouvement attire mon regard vers les ronces au bord de l'eau, le petit ragondin se coule dans la végétation et arrive à l'eau qu'il agite d'un léger remous contre la berge avant de mourir rapidement. Je le récupère et fais une photo souvenir avant de repartir en chasse Ma flèche basse et un peu en arrière a tout de même fait son travail.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Un très léger mouvement attire mon regard vers les ronces au bord de l'eau, le petit ragondin se coule dans la végétation et arrive à l'eau qu'il agite d'un léger remous contre la berge avant de mourir rapidement. Je le récupère et fais une photo souvenir avant de repartir en chasse Ma flèche basse et un peu en arrière a tout de même fait son travail.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Je reviens vers le grand bois et longe un instant puis prends un chemin forestier sur quelques mètres pour rejoindre une grosse coulée sur sa droite. Je bifurque pour prendre ce sentier de gibier bien fréquenté, en avançant tout doucement en cherchant un chevreuil du regard et ressors un peu plus loin dans un chaume de tournesol retourné qui sépare le bois d'un petit bosquet. Je traverse cette parcelle pour rejoindre le coin du bas du bosquet qui est bordé par de la luzerne. Je suis le bord du bosquet qui bifurque un peu plus loin vers le sommet de la colline. Je le suis toujours dans la luzerne qui forme bientôt un angle rentrant et descendant dans le bosquet. Alors que je suis la lisière en direction du sommet de la colline, j'aperçois une chevrette à plus de 300 mètres en contrebas, elle glane quelques glands en bordure du bosquet suivant. Je suis à découvert et hésite. Le vent souffle dans mon dos, je décide de tenter de rejoindre la crête pour faire une grande boucle pour revenir sur elle à bon vent. J'avance doucement en surveillant la chevrette tout en serrant la bordure du bosquet et stoppe à chaque fois qu'elle relève la tête.

Rapidement, j'aperçois, près du bosquet, un autre chevreuil qui semble m'observer de face sur le plateau au-dessus du massif. Il est à peu près à la même distance que la chevrette mais je ne suis pas sûr de son identification. Je continue à avancer un peu quand, en me retournant, j'aperçois une chevrette et son jeune, dans mon dos, au fond de la combe, en bordure d'une haie qui borde la gauche d'un champ de sarrasin qui remonte sur le penchant opposé jusqu'à la route de crête. Approcher ces 2 chevreuils me semble plus facile, je fais donc demi-tour pour redescendre sur le bas du bosquet. Le chevrette qui glanait des glands me repère alors et rentre au bois alors que l'autre chevreuil met un moment à se décider à se mettre à couvert. Je perds un moment de vue la chevrette et son chevrillard derrière le bosquet et alors que je devrais les revoir, je me rends compte qu'ils ont disparu. Je finis de descendre doucement en surveillant le penchant de sarrasin mais rien ne bouge, je traverse la bande de luzerne et rejoins le coin de la haie qui borde la culture puis la traverse par un passage de gibier. Rien en vue, je commence à remonter en longeant la gauche du sarrasin, sur une bande étroite de terre à nu. Pas de chevreuil en vue, la haie bifurque, un peu plus haut à 90° à droite sur environ 70 mètres puis à nouveau à 90° à gauche pour continuer de monter vers la crête.

La luminosité commence à baisser, je progresse très lentement en surveillant la surface de la culture quand j'aperçois, au-dessus de ma position, les oreilles d'un chevreuil qui regarde vers moi à environ 80 mètres de moi et environ 25 mètres de la haie. Je me fige et l'observe un moment jusqu'à ce qu'il baisse la tête. Je tente de faire un pas très lentement mais il relève la tête et regarde à nouveau vers moi. Je me fige un moment à nouveau et attends qu'il détourne le regard pour faire un autre petit pas mais à nouveau il relève la tête et me fixe. Je progresse ainsi d'environ 3 mètres mais comprends vite que je n'irai pas loin à ce rythme. Alors qu'il baisse à nouveau la tête, j'en profite pour me baisser à genoux et me pencher pour être caché par la surface du sarrasin. Le chevreuil relève la tête et regarde vers moi puis rebaisse la tête. Je commence à remonter à 4 pattes en contrôlant par moment que le chevreuil est toujours là. Il me semble voir de petits bois entre ses oreilles par moment. Je progresse ainsi tranquillement sans que le chevreuil ne me localise. J'arrive à environ 25 mètres de ce dernier et me positionne à genoux en accrochant mon décocheur pour être prêt à armer. C'est bien un petit brocard, il reste un moment figé à regarder les environs. Je ne vois toujours que sa tête mais, après un petit moment, il s'avance et dégage la ligne de son dos en biaisant vers le bord de la culture et se rapprochant ainsi sensiblement de moi. J'arme doucement alors qu'il est à environ 20 mètres quand il démarre brusquement et vient se planter à 8 mètres, plein travers en regardant vers où je me trouvais tout à l'heure. Ma visée se cale et je décoche. L'impact retentit et mon brocard fait volte-face pour remonter à grand train dans la culture en faisant démarrer une chevrette qui devait être couchée près de sa position d'origine. Je le perds de vue à environ 60 mètres à cause de la courbure du terrain. Il semblait vaciller et il me semble maintenant l'entendre tomber. 

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

La luminosité baissant vite, je décide d'aller voir si je retrouve ma flèche mais c'est peine perdu au milieu du sarrasin. Je commence ensuite à chercher le sang mais je peine à trouver les premières petites gouttes au milieu des tiges rouges du sarrasin. Le premier sang trouvé je commence à le suivre mais la piste est très peu abondante et très difficile à voir sur cette végétation partiellement rouge. Je progresse péniblement en ne suivant parfois, sur quelques mètres, que la traille laissée dans la végétation par le fuyard avant de retrouver une petite goutte de sang.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017
Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017
Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017
Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

En montant tranquillement, j'aperçois, en tournant la tête à gauche, 2 chevreuils au gagnage dans un pré proche d'un bois de l'autre côté de la route à environ 250 mètres puis un autre dans le champ travaillé, à environ 10 mètres derrière la petite haie qui sépare le sarrasin de ce champ travaillé, à environ 150 mètres de moi. Je finis par retrouver mon chevreuil mort sur le flanc au milieu d'un rond de sarrasin couché. Mon atteinte est un peu haute et le gros de l'hémorragie s'est donc fait à l'intérieur de mon brocard qui a fait environ 60 mètres. Il est mort au moment où je l'ai perdu de vue.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Je lui rends les honneurs et appose mon bracelet avant de le ramener en bordure du champ et de revenir vers la haie qui borde le sarrasin pour tenter une approche sur le chevreuil vu tout à l'heure. Les 2 chevreuils au loin rentrent au bois mais l'autre chevreuil ne me prête pas attention et me laisse arriver au bord de la culture. J'avance tout doucement, caché derrière la haie, mais j'avance sans voir le chevreuil qui finit par démarrer en aboyant alors que je ne suis plus qu'à environ 15 mètres et que je cherchais une fenêtre de tir. Il s'arrête à environ 45 mètres plein travers et regarde vers moi. Il n'a pas compris ce que je suis. Je tente d'aboyer et fais démarrer 2 autres chevreuils dans mon dos, au milieu du sarrasin. Ils foncent dans la culture, s'arrêtent pour m'observer à environ 60 mètres puis sautent la route de crête et disparaissent. L'autre chevreuil finit par démarrer après avoir un peu hésité. Je retourne à mon chevreuil alors que la nuit sera vite là. Il est temps de rentrer.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Alex

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 22:27

Ce soir, je pars chasser dans les maïs. En arrivant, je me gare près d'une grande parcelle mais repère au loin une tache sombre, au bord d'un fossé entre 2 parcelles travaillées. Je décide de me rapprocher en suivant le ruisseau bien que le vent souffle dans mon dos. Je me rends assez vite compte qu'il s'agit d'une touffe de végétation et aperçois alors une chevrette et son chevrillard, un peu plus loin, contre le bois. Ils me repèrent vite et rentrent à couvert, je fais donc demi-tour et repars vers la grande parcelle de maïs. Je la longe en contrôlant les passages de canon mais le relief du champ ne me permet pas de voir d'un bout à l'autre du champ. Je décide de m'avancer dans l'avant dernier passage. Le vent soutenu souffle face à moi et les éclaircies alternent avec les passages nuageux. J'avance tranquillement en serrant le maïs sur la gauche du passage. Tout à coup, j'aperçois une belle chevrette à environ 90 mètres. Elle vient vers moi par la droite du passage en cherchant sa nourriture. Je me faufile derrière le premier rang de maïs et commence mon approche dont le bruit est couvert par l'agitation des feuillages par le vent. Je progresse vite en m'arrêtant par moment pour observer en sortant la tête entre les pieds de maïs. La courbure du passage m'oblige à changer par moment de rang car certains s'interrompent, coupés par le virage du passage. J'arrive facilement à environ 40 mètres de la chevrette qui bifurque et traverse le passage pour se présenter plein travers au bout du rang que je longe et s'interrompt à un peu moins de 40 mètres devant moi. Elle rentre la tête dans le maïs et j'en profite pour vite gagner 10 mètres mais elle bifurque alors pour s'avancer entre les 2 rangs que je longe. Je me fige mais elle stoppe et regarde vers moi en balançant la tête puis démarre en trombe pour retraverser le passage et rentre à couvert sur la droite.

J'ai été trop confiant, je me remets à la recherche d'un chevreuil et parcours les passages de canon sans succès. Je décide de laisser tomber pour le moment ce secteur et de partir vers un autre maïs un peu plus loin en suivant le ruisseau. Je rejoins l'autre parcelle d'un pas rapide et commence à la longer doucement par la bande enherbée qui la sépare du bois. Après plus de 100 mètres, un bruit de mastication craquante me fait stopper net. Je tends l'oreille et réentends croquer du maïs à quelques mètres dans la parcelle malgré le bruit du vent. Des pieds de maïs cassent, ce doit être un sanglier. Il est à moins de 10 mètres, je tente d'apercevoir les pieds de maïs bouger en me mettant sur la pointe des pieds pour voir par-dessus la culture assez haute dans ce secteur. Aidé par le bruit de l'animal, je repère vite sa position à à peu près 10 mètres. Je m'avance de quelques mètres dans les premiers rangs plus chétifs et tente de l'apercevoir entre les pieds de maïs. Le bruit de mastication et les pieds de maïs cassés sont mon seul contact avec le sanglier pendant quelques minutes alors qu'il tourne sur une petite surface jusqu'à ce qu'il s'avance encore un peu et que je l'entraperçoive au travers du maïs à environ 7 ou 8 mètres. Je ne vois qu'un morceau de son pelage gris mais il semble gros. Au bout d'un moment, il s'avance encore et je le perds de vue puis se remet à manger. Quelques minutes passent encore quand il se décide à nouveau à bouger mais, à ma grande surprise, il bifurque et vient vers moi. Le maïs s'agite puis je l'aperçois. Il me semble énorme. J'arme mon arc et le laisse venir. Il me passe juste à côté et s'arrête avec un léger 3/4 arrière à 3 mètres juste avant de sortir sur la bande enherbée. Ma visée se cale sur son coffre et je décoche. Le sanglier couine et démarre en trombe avec ma flèche plantée, sort du maïs, le longe sur quelques mètres puis y rerentre en cassant tout sur son passage. Je suis le bruit de sa course qui agite les pieds de maïs puis sa trajectoire décrit une boucle à droite avant que le sanglier ne stoppe et agite le maïs sur place.

Le pensant mort, je m'avance pour trouver l'entrée dans le maïs et trouve vite une belle giclé de sang juste en bordure de la culture sur un épi.

un beau ragot à l'approche...

sur environ 30 mètres, je n'ai pas de mal à suivre la piste du sanglier qui a laissé de grosses giclés de sang sur les pieds de maïs à hauteur de mon genou

un beau ragot à l'approche...

Je trouve ma flèche posée au sol et portant du sang sur le premier tiers uniquement puis la culture s'éclaircie et le sang disparaît un moment. Je remets ma flèche au carquois en marchant. je tourne un peu mais trouve vite un gros pied frais et des gouttes de sang au sol que je suis alors que la piste biaise à gauche puis décrit la boucle vu de l'endroit du tir et je tombe vite sur mon sanglier mort sur le flanc côté entrée vers le sol. Aucun trou de sortie visible.

un beau ragot à l'approche...

La luminosité baisse vite, il me faut rentrer en tirant mon sanglier qui pèse entre 70 et 80 kg. Arrivé sur la bande enherbée, j'en profite pour faire quelques photos souvenir et souffler un peu.

Ma flèche a sectionné les gros vaisseaux au-dessus du cœur et touché les poumons.

un beau ragot à l'approche...

Alex

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:38

Ce weekend, Thierry m'a invité avec Renaud dans le Lot, sur Cuzance pour chasser le renard et le brocard. Arrivé vendredi soir de nuit, j'ai chassé avec Thierry samedi matin et avec Renaud samedi soir sans que nous ne puissions concrétiser malgré un bon nombre de chevreuils vus. Nous avons également profité du samedi après-midi pour nous entraîner jusqu'à 40 mètres ce qui m'a donné confiance pour mon voyage prochain au Canada pour chasser l'orignal. J'ai perdu mon Butollo samedi matin et vais donc chasser maintenant avec mon Rottumtaler.  Ce matin, nous décidons de chasser chacun de notre côté. En route nous croisons un nombre impressionnant de lapins. Nous laissons Renaud sur un secteur puis Thierry part me déposer, un peu plus loin, sur un secteur de maïs. En route nous apercevons un brocard près d'un  bois dans une grande luzerne. Il nous regarde passer sans bouger. En arrivant sur mon secteur, Thierry m'explique un peu la zone puis part pour un autre secteur un peu plus loin alors que le jour est déjà levé. Je commence par remonter un chemin de terre pour faire le tour d'un maïs où le canon enrouleur finit d'arroser l'angle gauche de la parcelle. L'eau qui fouette les feuillages du bosquet tout proche ainsi que des bulles d'air dans la conduite d'alimentation font un bruit terrible. Je décide le longer le champ sur la droite mais les ronces d'une haie touchent la culture et m'empêchent de passer, je m'avance donc dans le dernier passage de canon. Une forte odeur de renard emplit mes narines au départ du passage  puis des traces fraîches de sanglier ponctuent régulièrement le sol mais pas une trace de chevreuil en vue. Le passage débouche ensuite au bord de la haie et je continue ma chasse entre ce mur végétal et le maïs jusqu'à déboucher sur des chaumes ponctués de bosquets. Rien en vue, un autre maïs se trouve à 150 mètres, je tente des appels à l'appeau sans que rien ne bouge. Je décide de revenir vers la route pour chasser l'autre maïs près duquel m'a laissé Thierry. 

Revenu au bord du maïs, j'attaque de le longer par la droite, le vent est face à moi. Ici encore une très forte odeur de renard flotte dans l'air. Je prends un des passages de canon et avance tranquillement mais je ressors au bout d'un moment, sur la bande enherbée sans avoir vu le moindre chevreuil. Un beau lapin se débine dans le champ à ma gauche. Je m'avance dans une prairie qui fait suite au maïs et rejoins une haie épaisse que je longe vers la droite pour rattraper un chemin de terre qui vient de la route. Arrivé près du chemin, je le longe en suivant une bande boisée qui le borde en attendant de trouver un passage pour la traverser et en profite pour observer les chaumes et prés sur ma gauche. Pas un chevreuil, je finis par trouver un passage et rejoins le chemin de terre qui longe au milieu des bois. Un peu plus loin, sur la droite du chemin, le bois s'éclaircie et descend en pente douce. Le sous-bois est enherbé et je  décide de me poster sur le bord du chemin pour appeler. Dès les premiers appels, un gros lièvre surgit de son gîte dans les herbes hautes et fonce bruyamment à travers bois. Je tente tout de même d'appeler un moment mais rien ne venant, je reprends ma route.

Plus loin, je débouche sur une grande luzerne. Un beau lièvre broute au bord du bois à environ 300 mètres. Je longe le bois à ma droite en suivant le chemin qui se divise un peu plus loin en 3 branches. J'hésite un peu puis prends à droite dans le bois et ressors dans une petite parcelle de luzerne prise dans les bois. Je contrôle le vent puis décide de rentrer un peu dans le bois assez clair à ma gauche. Je prends une belle coulée et m'avance de quelques mètres puis commence mes appels. Au loin, dans mon dos, un chevreuil semble aboyer en mouvement, comme s'il fuyait quelque chose. J'insiste un peu en faisant plusieurs séries d'appels entrecoupées de pauses observatoires mais le temps passe et rien ne vient. Je quitte mon poste et longe le bois de gauche pour retomber sur un chemin de terre. Un petit bosquet étroit borde le côté opposé du chemin et se termine devant moi par une petite haie de ronce. Derrière cet écran végétal s'étend un immense champ de luzerne.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je traverse tranquillement le chemin de terre et me rapproche de la haie de ronces quand j'aperçois, à environ 60 mètres dans la luzerne, un petit brocard tête haute qui semble chercher quelque chose. Il regarde autour de lui, j'attrape vite mon appeau et commence à appeler. Il regarde vers moi mais ne veut pas venir, j'insiste un peu, il se met à brouter puis fait volte-face et commence à s'éloigner sur ma droite en biaisant vers le bosquet qui borde le chemin. Je connais bien cette réaction, je range mon appeau et glisse doucement vers le bosquet pour le longer doucement. Le brocard va venir m'observer par le couvert et si j'arrive à bien me placer j'arriverais peut être à le flécher. J'avance doucement et aperçois la silhouette du brocard qui arrive vers le bosquet. Je le perds un instant de vue derrière les arbres de la lisière et presse un peu le pas sur quelques mètres pour me poster derrière un arbre à troncs multiples au bord du chemin. Je suis à peine en place que le brocard rentre dans le bosquet à environ 15 mètres et se dirige droit vers le chemin sur environ 5 mètres puis bifurque brusquement à gauche pour venir vers moi. J'arme doucement mon arc. Il passe au pas à moins de 10 mètres derrière l'arbre contre lequel je suis. Je pivote doucement pour l'attendre de l'autre côté des troncs mais il fait demi-tour et revient sur ces pas avant de se jeter contres un bouquet de baliveaux et engager un simulacre de combat. Il encorne les branches, saute en tous sens, revient à la charge tout en tournant autour des baliveaux et se place vite plein travers à environ 10 mètres. Tête basse, il semble défier son adversaire végétal alors que je cale ma visée sur le défaut de son épaule et décoche.

Ma flèche le frappe où je visais et il démarre en trombe pour sortir du bois et foncer dans la luzerne où je le perds de vue. Le bruit de sa course cesse vite. Vu mon atteinte, je ne suis pas inquiet sur la suite des évènements, il est certainement déjà mort.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver que ce soit dans le bois ou plus loin dans la luzerne. Je contrôle donc la direction de fuite et trouve, peu après l'endroit du tir, une belle giclée de sang au sol.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Curieusement, je ne trouve pas d'autres traces de sang dans le bosquet et sors dans la luzerne sur la trajectoire de fuite observée. J'aperçois alors ma flèche posée au sol, seul le premier 1/4 porte du sang.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je la remets au carquois avant de recommencer ma recherche. Je cherche le sang sans succès quand je remarque une draille dans la luzerne haute et me rapproche. Je trouve alors un peu de sang sur la végétation et commence à suivre cette piste plus en suivant la draille que le sang très peu abondant.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017
Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je tombe vite sur mon chevreuil mort sur le flanc dans la luzerne, il a fait à peine 40 mètres. Le trou d'entré de ma flèche a ouvert une belle plaie au défaut de l'épaule. Je le prends en photo sans le toucher pour envoyer la photo à mes 2 compères.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

J'appose mon bracelet puis ramène mon chevreuil en bordure de la luzerne pour faire quelques photos souvenir. Ma flèche n'a en fait pas traversé et s'est arrêtée dans l'épaule opposée ce qui me surprend beaucoup et finit de me convaincre de la faible pénétration des lame mécaniques dont l'ouverture freine brutalement la progression dans l'animal.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Thierry m'appelle pour demander où je suis et venir me chercher mais je suis incapable de lui dire vraiment où je suis et lui donne rendez-vous au point de départ mais alors que je raccroche, je vois passer une voiture plus loin, au bord de la luzerne et comprends que je suis près de la route. Je ramène donc mon chevreuil au bord de la route où je reconnais le secteur où nous avons vu le brocard ce matin et informe Thierry de ma position. Il ne tardera pas à arriver et m'informe qu'il a vu un chevreuil au gagnage dans une luzerne en venant.

Nous chargeons mon chevreuil et repartons en sens inverse, le chevreuil broute toujours, c'est un jeune brocard. Nous décidons de faire demi-tour un peu plus loin pour tenter notre chance. Thierry repasse devant le brocard qui nous regarde passer sans se préoccuper de nous puis il se gare derrière un bois, au bord de la route, un peu plus de 150 mètres plus loin. Nous nous préparons rapidement puis partons en longeant la route, cachés par le bois jusqu'à un chemin de terre qui prend à gauche en suivant le bois. Quelques chênes en formation triangulaire font un petit écran de camouflage, au bord de la route de l'autre côté du chemin. Je me coule doucement jusqu'au pied de l'un d'eux, à environ 20 mètres de la route et laisse Thierry se poster derrière un autre arbre, au bord de la route avant de commencer à appeler en espérant que le brocard vienne vers moi et présente son plus beau profil à Thierry mais il relève juste la tête et se remet à brouter. Il est à environ 90 mètres. J'insiste un moment, aboie, change de tonalité à l'appeau... rien n'y fait et le brocard finit par se débiner pour rejoindre le bois à environ 200 mètres. Je pars au pas de course en espérant le recouper et finis tranquillement mon approche sur les 40 derniers mètres mais il a disparu. Je retourne vers Thierry et nous partons chercher Renaud avant de rentrer faire une belle photo souvenir de groupe puis de dépecer et découper le chevreuil.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Un très grand merci à toi Thierry pour cette invitation et mon premier chevreuil lotois.

 

Alex

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 09:35

Ce weekend, je profite d'un repas de famille dans mon Tarn natal pour prendre mon arc et aller taquiner les brocards roumégousols. Vendredi soir, en sortant du boulot, je passe chez moi pour récupérer mes affaires préparées la veille et mon chien avant de prendre la route pour Roumégoux. J'arrive sur place vers 20 heures et récupère le bracelet chez le président de la chasse avant de passer voir les chasseurs de la commune affairés, juste 200 mètres plus loin, à la préparation du ball-trap de ce weekend. Nous discutons un peu et je leur laisse quelques bocaux de pâté de gibier. Eric, un des chasseurs me dit que, tous les soirs, un ou 2 chevreuils sortent au gagnage dans les prairies sur le flanc de colline en face du ball-trap. Je sors un peu Hémo pour lui dégourdir les pattes puis pars ensuite me garer à l'ombre de la salle des chasseurs pour Hémo et me prépare tranquillement avant de partir en chasse. Comme chaque année, je commence ma chasse par le secteur autour du ball-trap. Le vent n'est pas bon et souffle vers mon secteur de chasse, je décide de me décaler suffisamment sur la droite pour essayer de ne pas être senti par les animaux du secteur. Je suis un peu la route puis la quitte pour longer un maïs en direction d'un petit bosquet en suivant une prairie fauchée. Arrivé au bosquet, je bifurque à 90° pour me diriger vers un bois à travers la prairie. Le sol est marqué de pieds de chevreuils, je passe près d'un autre petit bosquet puis rentre dans le bois, un peu plus loin, par un chemin forestier avec le vent dans le dos. J'avance suffisamment sur le chemin pour ne pas risquer d'avoir un chevreuil qui vienne à mauvais vent puis commence à appeler. Les séries d'appels se succèdent sans que rien ne bouge. Je sors du bois dans une grande prairie et prends à droite sur un  petit sentier en lisière pour revenir vers un autre chemin forestier par lequel je rejoins une clairière. Je me poste en bordure de cette zone dégagée, au pied d'un gros arbre pour recommencer à appeler. Mais pas plus de succès ici.

Je fais demi-tour et descends à travers la prairie vers la route, la traverse, prends un sentier à travers bois puis rejoins le chemin de terre qui fait le tour du barrage de la Bancalié, au milieu des bois, en faisant quelques pauses pour appeler sans que rien ne vienne. Je finis par rejoindre le chemin de terre qui passe sous le ball-trap pour rejoindre la route de crête qui passe par le village. Je m'avance tout doucement par ce chemin pour tenter de surprendre un chevreuil au gagnage dans les prés de part et d'autre du chemin, un peu plus loin. Après environ 100 mètres, le chemin longe une bande de pré prise entre ce dernier et le bois sur la gauche alors que le bois borde toujours le côté droit. Une haie assez claire sépare le chemin du pré. Alors que j'arrive juste au départ du pré, j'aperçois, au travers d'une trouée de la haie, une chevrette au gagnage à à peine 10 mètres en contrebas du chemin. Je me fige et l'observe un instant et regarde au travers de la haie si un brocard ne se trouverait pas un peu plus loin dans le pré. Elle semble seule mais je décide de rester immobile au cas où un brocard se présenterait. Après de longues minutes, elle finit par lever la tête vers moi et devient inquiète en apercevant cette masse inhabituelle au travers de la haie. Elle hésite un peu puis se débine pour rentrer au bois.

Je me remets en marche, la haie se termine un peu plus loin et j'avance tout doucement pour tenter d'apercevoir un animal sans être vu mais, alors que je passe le bout de la haie, je me fais surprendre par un renard qui m'observe, plein travers contre la bordure du bois à presque 40 mètres. Je me fige et m'attends à le voir détaler. Je suis à découvert à quelques mètres du bout de la haie. Au bout de quelques secondes sans bouger et voyant que le renard ne semble pas vouloir partir. Je décide de tenter d'armer mon arc car il me sera impossible de m'approcher. J'arme doucement mon arc et prends la visée mais ma visette a tourné. Le renard n'a toujours pas bougé, je désarme doucement, tourne ma visette. Le renard qui est en fait une renarde, se baisse pour uriner toujours en me regardant. Je n'en crois pas mes yeux. Je réarme doucement et prends ma visée. La renarde qui a fini de se soulager se redresse doucement toujours en me regardant. Ma visée calée au-dessus de son dos pour compenser la distance, je décoche. Ma flèche lui fouette le dessous du poitrail et lui fait faire un bon impressionnant. Elle fait un demi-tour sans toucher les pattes au sol et, en retombant, elle démarre sur quelques mètres pour rejoindre la lisière du bois avant de stopper net pour revenir de quelques pas hésitants vers ma flèche. Je suis tellement surpris par cette réaction que j'observe incrédule sans réencocher. Elle finit par faire demi-tour et se débiner tranquillement dans le bois en regardant plusieurs fois derrière elle. Je quitte mon poste et pars chercher ma flèche fichée au sol. Pas d'indice de blessure, je la remets au carquois et contrôle la trajectoire de fuite sans trouver d'indices.

Je retourne vers le chemin, le bois de droite a laissé place à de grands prés remontant vers la crête. Les séances de tir du ball-trap ne commenceront qu'à la nuit, je décide de tenter de renter dans ces prés pour tenter de voir les chevreuils dont m'a parlé Eric. Je remonte doucement quand j'aperçois un chevreuil au gagnage à plus de 100 mètres au-dessus de moi. Je me fige, c'est une chevrette, elle ne m'a pas vu. Je biaise doucement à gauche, en la surveillant, vers une grosse haie perpendiculaire à la pente. J'arrive au bout de la haie sans être repéré. La chevrette est à environ 80 mètres. J'observe un moment sans voir de brocard puis décide de tenter des appels pour tenter de faire réagir un brocard dans les parages ou d'attirer la chevrette qui pourrait attirer un mâle. Je tente avec le Buttolo sans qu'elle ne réagisse tout en regardant le paysage autour de moi. Tout à coup, j'aperçois une tête de brocard dans l'herbe à environ 100 mètres de moi, à environ 30 mètres sur la droite de la chevrette. Il semble couché. Je continue mes appels au Buttolo mais il ne réagit pas, je prends mon Rottumtaler et tente d'autres appels mais toujours rien. Il regarde vers moi mais ne veut pas bouger. La chevrette ne réagit pas plus et poursuit son repas en regardant par moment vers moi. Je tente d'aboyer sans plus de réaction puis appuis mes aboiements pour le défier tout en alternant avec des appels à l'appeau. Le brocard finit par se lever et s'étirer. Je continue mes appels en alternant avec des aboiements et cette fois il commence à venir vers moi mais après environ 15 mètres d'approche il se fige, regarde vers la chevrette puis démarre et remonte vers la crête. Concentré sur le brocard, je n'ai pas remarqué que le vent avait tourné et alerté la chevrette qui s'est enfuie.

Je quitte mon poste et remonte tranquillement le pré en baisant vers le bois à ma droite. La luminosité baisse vite. Les 2 chevreuils ont disparu. Une fois la lisière rejoint, je la longe à quelques mètres dans le pré. Le bois bifurque et remonte en suivant le relief, je le suis quand les 2 chevreuils surgissent en crête à environ 150 mètres. Il m'observe un instant alors que je me suis figé puis passent la crête et franchissent une grosse haie au galop. Il fera bientôt nuit. Je reviens vers la route d'un pas rapide avant que les tirs du ball-trap ne commencent. Pas d'animaux en vue, arrivé au bord de la route, je la loge par une prairie au milieu des moutons pour rejoindre ma voiture. Je pars saluer mes anciens collègues de chasse arrivés depuis mon départ avant de rentrer à Albi chez mes parents pour manger un bout avant d'aller me coucher.

Ce matin, le réveil sonne vers 5 heures, je me prépare tranquillement puis déjeune avant de partir pour Roumégoux. Il me faut rentrer avant 11 heures car le repas de famille est à midi au restaurant des 3 Chênes. Je me gare à "la Cassagné", au départ d'un sentier qui descend vers la Bancalié, près de la route de Saint Antonin de Lacalm. La luminosité commence à croître. Je quitte ma voiture et descends par la route vers le pont qui traverse le ruisseau qui alimente le barrage. Sur la droite, un penchant boisé abrupt descend vers le ruisseau alors qu'à gauche, un penchant boisé avec de gros affleurements rocheux remonte vers a crête. Un peu avant le pont, un passage me permet de quitter la route sur la gauche pour rentrer, entre le penchant boisé et une grosse haie, dans une bande de pré plane prise entre 2 penchants de bois assez raides, le ruisseau qui borde le penchant de droite apporte de la fraîcheur dans ce secteur qui reste vert même en plein été et attire les chevreuils. Tous les ans, un brocard est au gagnage, à cette heure-ci, dans la grande bande de pré suivante séparée de ce bout de pré par une haie épaisse qui relie les 2 penchants boisés. J'avance tranquillement vers cette haie en serrant le bois à ma gauche, pas de chevreuil en vue. Je m'avance ensuite doucement dans la haie par une grosse coulée et aperçois vite un chevreuil au gagnage, dans le pré suivant, à environ 300 mètres de la haie, mais sans pouvoir le sexer. Je me positionne doucement pour éviter de me faire repérer alors que le chevreuil avance tranquillement vers le ruisseau en broutant. Une fois calé, je commence à appeler. Le chevreuil relève la tête et regarde vers moi mais ne veut pas venir. J'insiste un moment quand un bruit de pas se fait entendre dans le bois, de l'autre côté du ruisseau. Un chevreuil vient sur moi. J'accroche mon décocheur et continue mes appels. La luminosité est trop faible pour voir correctement en sous-bois, le bruit de pas semble se rapprocher de plus en plus puis l'animal semble tourner dans la haie près du ruisseau sans que je puisse l'apercevoir. J'insiste et appelle encore, le chevreuil dans le pré finit par faire demi-tour et rentrer au bois. Au bout d'un moment les bruits de pas se font entendre juste par moment et je fais des pauses dans mes appels espérant que le chevreuil va se trahir jusqu'à ce qu'un bruit pas semble s'éloigner, les graviers du ruisseau crissent puis les bruits cessent rapidement et le calme revient. J'attends un peu et rappelle par moment mais rien ne bouge.

Je décide de quitter mon poste, je sors de la haie et m'avance dans le pré pour le traverser jusqu'à rejoindre un chemin de terre à sa pointe, pris entre le bois à ma gauche et la haie bordant le ruisseau à ma droite et derrière lequel se trouve un pré pris dans le grand bois de droite. Un peu plus loin le chemin bifurque à gauche pour remonter et passer au-dessus du bois de gauche. Un bout de haie bordant la droite du chemin me fait un bon écran de camouflage pour observer dans les prés et chaumes qui bordent maintenant la gauche du petit cours d'eau. Pas de chevreuil en vue. Je m'avance doucement dans le pré et m'agenouille dans la haie qui borde le ruisseau avant de tenter quelques appels. Rien ne venant, j'hésite un court instant. Habituellement, je chasse en continuant à suivre le ruisseau mais ce matin quelque chose me dit de changer et de suivre le chemin de terre. Je reprends donc le sentier et commence à le suivre quand des bruits dans les feuilles mortes se font entendre dans bois de gauche, près du chemin qui tourne à gauche. Je stoppe et me fige pour observer un instant sans rien voir. Je tente de m'approcher doucement mais les bruits cessent et rien ne semble bouger. Je laisse tomber et poursuis ma route. Au-dessus du chemin sur ma droite, les feuillus ont fait place à de grands pins. J'avance doucement entre les bois, le chemin bifurque à droite et remonte vers un petit pré bordant les pins. Alors que j'arrive près de ce petit pré, un petit bout de haie, partant des pins pour longer la droite du chemin, me cache la vue et, alors que j'arrive au bout de ce petit bout de haie, j'aperçois juste le cul d'un chevreuil disparaissant derrière la bosse du pré devant moi, à environ 45 mètres. 

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

J'attrape vite mon Buttolo, me décale derrière le bout de la haie et lance un appel bref, la tête du chevreuil se redresse derrière le relief qui me le cachait. C'est un brocard, un autre appel le fais se retourner. J'accroche mon décocheur et poursuis mes appels. Le brocard arrive au petit trot droit sur moi sur 10 à 15 mètres puis fait une pause pour chercher d'où viennent les appels. Je le laisse un peu chercher puis lance un autre appel, il regarde vers moi, un autre appel, il repart pour venir vers moi, il est à environ 20 mètres, je pose mon appeau sur la poignée de mon arc pour pouvoir appeler après avoir armé en l'écrasant entre mes doigts et la poignée puis me prépare à armer. Il s'arrête et cherche à nouveau à environ 15 mètres. Encore un appel et il repart, j'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Il stoppe à un peu plus de 10 mètres de face, une branche cache sa zone vitale, j'appelle à nouveau, il arrive d'un pas décidé pour stopper cette fois à 6 mètres mais le bout de la branche se trouve pile en face de la zone à viser. J'espère le voir se décaler à peine mais c'est alors qu'il remarque une forme inhabituelle dans la haie et démarre en trombe pour stopper à environ 25 mètres, plein travers, au ras d'un gros bourrelet de ronces qui précède les pins. Ma visée est calée et sans m'expliquer pourquoi, je décoche. Un impact très marqué retentit sans que je puisse vraiment identifier la zone atteinte et le brocard démarre pour foncer à grand bon au travers du mur de ronce pour rejoindre les pins. Je ne tire habituellement pas à ces distances et je ne m'explique toujours pas cette décoche.

Le brocard qui a rejoint les pins casse du bois en se débinant puis stoppe un instant avant de repartir et de casser encore du bois. Je reste un moment à regarder dans sa direction de fuite.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Au bout d'un moment, je décide d'aller contrôler mon tir et pars droit vers la zone du tir. Alors que je suis encore à 10 mètres, il me semble voir une tache rouge dans les ronces au ras du pré. En m'approchant, je constate que le chevreuil a perdu une belle giclée de sang qui a repeint les ronces en rouge foncé.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

La coulée ouverte par le passage du brocard dans les ronces est bien visible et les taches de sang importantes et régulières sont visibles jusqu'au bord des pins. Il semble que le brocard ait perdu une belle giclée de sang à chaque fois qui s'est réceptionné au sol après un bon.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

A l'endroit du tir quelques gouttes de sang sont tombées sur l'herbe.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

En observant plus en détail les ronces à l'endroit où est rentré mon brocard, je trouve des projections de contenu stomacal et de petites gouttes de sang.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Vu la position presque plein travers du chevreuil, ces gouttes de contenu stomacal sont signe que mon atteinte est trop en arrière et je décide d'attendre 15 minutes sans bouger au ras des ronces. Au bout de quelques minutes, les bruits de bois cassé reprennent, le chevreuil semble se débiner. Les bruits cessent puis reprennent un peu plus tard avant que le calme s'installe.

Je contrôle souvent ma montre, j'ai tiré à 6h45, et j'ai commencé à attendre au bord des ronces vers 7 heures, le temps me semble interminable. J'avais besoin de ça ce matin, c'est toujours quand on n'a pas le temps que la chasse s'éternise. Si j'appelle Adrien, il ne sera pas là avant plus d'une heure, voir bien plus. Au bout de 15 minutes, je décide de réencocher une flèche et de suivre la piste tout doucement comme si j'étais en train de chasser en espérant retrouver mon chevreuil couché, s'il n'est pas déjà mort. Généralement, les flèches de panse  font que le chevreuil se couche assez vite. J'avance doucement dans les ronces mais ma progression est loin d'être silencieuse. Les indices de passage s’enchaînent et sont faciles à suivre jusqu'au bord des pins.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Arrivé au bord des pins, les indices deviennent moins visibles. Les gouttes de sang sont moins nombreuses et plus espacées.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

La piste biaise à gauche en remontant sur environ 10 mètres puis je la perds au niveau d'un petit pin mort tombé au sol. Je tourne un instant pour arriver à la reprendre, elle redescend puis contourne l'obstacle avant de partir à droite en biaisant pour monter doucement. Je tombe vite sur une reposée qui explique l'interruption du bruit.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Je suis les indices pas à pas en surveillant bien le sous-bois autour de moi. La piste tourne et retourne, bifurque, fait des retours en arrière, monte, descend comme si le chevreuil tentait de brouiller les indices sur sa trajectoire de fuite. Les gouttes sont parfois très espacées et la piste parfois très difficile à dénouer. Je tombe sur plusieurs reposées plus ou moins marquées. Je dois parfois allumer la lampe de mon portable pour trouver les indices dans la pénombre matinale du sous-bois. Après environ 70 mètres de recherche en presque 1 heure, je me fige en apercevant mon brocard couché à environ 8 mètres dans la pente au-dessus de moi, dans une zone dégagée. Il est derrière plusieurs gros pins dont un mort qui est tombé et est resté en travers des autres, suspendu par la cime. Le chevreuil est de cul et me regarde par-dessus son corps. Les pins m'empêchant de tirer, il me faut me décaler d'environ 1,5 mètre sur ma gauche pour m'ouvrir une fenêtre de tir. J'arme doucement mon arc derrière un pin puis me décale très lentement à gauche tout en prenant ma visée pour être prêt à décocher à tout moment si le brocard se lève.

Il ne bouge pas mais me regarde toujours alors que je me suis suffisamment décalé. Ma visée prise sur son dos, en essayant de juger l'axe cœur-poumons, je décoche. L'impact retentit et mon brocard se redresse d'un bon en gueulant puis démarre en cassant tout sur son passage pour décrire une boucle d'environ 15 mètres et venir se fracasser dans les ronces à moins de 10 mètres sur ma gauche. Il se débat en donnant de la voix mais cette fois c'est fini pour lui. Je dois faire moi aussi une boucle pour le rejoindre à cause de l'encombrement végétal et, le temps de le rejoindre, il finit de mourir. En m'approchant, je crois rêver quand je distingue la base de ses bois, le reste étant caché dans les ronces. Ma flèche stoppée par le sol est encore à l'intérieur et je la dégage mais la partie lame est manquante. Je dégage la tête de mon bocard et reste incrédule devant un tel trophée. Lors de mes chasses, je privilégie l'approche à la qualité du trophée et ne prête pas forcement attention à cette dernière avant de ramasser mon animal et jusqu'à maintenant je ne m'étais pas rendu compte de la qualité de ce trophée exceptionnel. J'appose mon bracelet avant de dégager mon chevreuil et de le sortir en lisière des pins. Ma première flèche rentre au niveau des dernières côtes, au niveau du foie et ressort pleine panse. La seconde rentre au ras de la colonne, au-dessus des cuissots et casse l'épaule gauche en sortant. Je reste un moment assis près de lui à le contempler avant d'aller un peu plus loin lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Il est temps de retourner à ma voiture pour aller m'occuper de mon chevreuil à la salle des chasseurs. En chemin vers la route, je fais démarrer, au bout de la haie, côté ruisseau, où j'ai fait venir un chevreuil sans pouvoir le voir ce matin, un chevreuil qui part en aboyant, en remontant le penchant boisé. Presque à croire que celui de ce matin s'était calé là et n'avait pas bougé.

 

Alex

 

Le trophée :

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 16:20

Ce weekend, je suis allé aider mon ami Christophe à guider sur ses territoires de Pyrénées chasses d'approches.

Ayant fini de guider dimanche matin et Christophe m'ayant laissé quelques bracelets pour tenter de me mesurer aux chevreuils ariégeois, je décide de tenter ma chance dimanche soir et lundi matin sur un secteur de cultures : blé, maïs et tournesol. Je n'ai encore jamais mis les pieds sur ce secteur mais Christophe m'a expliqué les limites du territoire et imprimé une carte des lieux. Dimanche soir, je pars donc de chez Christophe vers 17 heures pour me rendre sur la zone de chasse. Je trouve, après avoir tourné un moment en voiture, une place pour me garer sur le bas-côté, près d'un maïs. Je me prépare tranquillement en observant le secteur tout en contrôlant le vent qui semble venir de ma droite. 

Je m'avance dans la prairie asséchée, de l'autre côté de la route, en direction d'un petit ruisseau bordé d'arbres et derrière lequel se trouve une parcelle de tournesol. Les vaches paissent au bout de la parcelle à l'ombre des arbres. Il fait encore très chaud aujourd'hui. Arrivé au ruisseau, je le longe un peu pour trouver un passage avant de le traverser et rejoindre la bordure des tournesols. En longeant la culture, je constate que certains pieds ont été frottés, un brocard doit sévir dans le secteur. Un peu plus loin, je traverse une petite route pour continuer à longer une autre parcelle de tournesol entre cette dernière et le ruisseau. Pas de chevreuil et je débouche sur une grande prairie délimitée par le ruisseau. Je suis le cours d'eau un instant, ce dernier bifurque à droite pour remonter en longeant une barre rocheuse qui semble infranchissable, j'avance encore un peu et trouve un passage permettant de passer le ruisseau au niveau d'une percée dans ce mur naturel. Je m'avance dans ce goulet pour déboucher sur un petit sentier délimité à gauche par un mur de végétation dense et à droite par un talus abrupt creusé par une belle coulée qui semble très fréquentée. Je remonte par ce passage et débouche sur une coupe d'environ 1000 m² parsemé de quelques gros arbres et gros buissons. Des petits arbustes frottés trahissent la présence d'un brocard. Je décide de me caler contre un gros arbre et d'appeler un moment à l'appeau par séries d'appels entrecoupées de pauses pour écouter et observer. Il est encore tôt et il fait très chaud, aucun brocard ne pointant le bout de son nez, je décide de faire demi-tour.

Je longe un instant le ruisseau en sens inverse puis décide d'aller tenter ma chance à l'appeau près d'un petit bois à environ 200 mètres sur ma gauche. Pas plus de réussite, je reviens vers le ruisseau et le traverse par un chemin de terre qui rejoint la bordure d'une autre parcelle de tournesol. Je la longe doucement et remarque vite de nombreuses traces de chevreuils et beaucoup de pieds de tournesol frottés. En suivant la bordure boisée du ruisseau, je rejoins le coin de la parcelle où une avancée de bois est coupée en 2 par un ancien sentier gagné par les ronces mais semblant bien fréquenté par les animaux. Je longe le haute des tournesols, séparé du bois par une bande d'environ 50 mètres de friche et me poste au coin suivant de la parcelle, au milieu des grosses fleurs jaunes, près d'un chemin de pierre blanche séparant les tournesols d'une parcelle de blé.

Il est 19 heures, je décide de rester là jusqu'à 19h30 à observer le secteur avant de tenter des appels à l'appeau. Vers 19h15, j'aperçois en tournant la tête à ma gauche, une belle chevrette sortant des tournesols à environ 40 mètres et traversant le chemin pour remonter le talus et rentrer dans le blé. Elle avance tranquillement dans les céréales pour se diriger vers un petit boqueteau avançant dans la culture au milieu de la haie qui la borde. L'ayant perdue de vue, j'hésite un instant à changer de poste, me disant que le brocard pourrait suivre dans un moment mais je décide finalement de garder mon poste. Je regarde mon portable, il est 19h29, en relevant les yeux, j'aperçois comme apparu par magie, un brocard qui s'avance dans le blé en longeant à quelques mètres du chemin pour rejoindre la trajectoire prise par la chevrette. Je tente quelques appels mais il lève la tête, hume l'air et prend la piste de la chevrette pour rejoindre assez rapidement le bouquet d'arbre et disparaître à son tour.

Je décide de quitter mon poste, je rejoins le chemin puis le remonte un peu avant de rejoindre un petit bout de haie qui avance le long du blé et délimite l'angle de la culture avec la bordure du bois. Je remonte le talus et passe derrière la haie pour rejoindre la bordure du bois et la longer pour suivre les céréales en surveillant la surface de ces dernières. Pas de chevreuil en vue, je rejoins la haie qui part du bois en délimitant le fond de la parcelle et la traverse par une belle coulée près du bois. De l'autre côté, je débouche sur une prairie qui entoure un petit bosquet et se termine contre une très grande parcelle de tournesol. Les chevreuils ne sont pas à découvert, soit ils sont toujours dans le petit boqueteau soit ils ont traversé vers le tournesol. Je décide de tenter de faire le tour du tournesol en suivant la bordure boisée. Le vent souffle dans mon dos puis sur ma gauche alors que je longe le fond de la parcelle. Je dérange un animal dans la haie sans pouvoir le voir. Alors que la haie se termine, les tournesols sont maintenant bordés par une luzerne en graine. Je décide de tenter d'appeler à l'appeau. Presque immédiatement, un chevreuil démarre dans les tournesols et fonce vers moi à environ 40 mètres. J'arrête d'appeler, accroche mon décocheur et me prépare avant de reprendre mes appels. Très rapidement le chevreuil se rapproche à environ 15 mètres et j'arrête à nouveaux mes appels. Il reste un moment sans bouger et je lance 2 appels timides. Il s'avance à nouveau en agitant les tournesols sans que je puisse encore le voir. Un autre petit appel et le chevreuil s'avance, j'arme mon arc et le laisse venir alors qu'il passe à quelques mètres de moi. Je l'attends entre 2 rangs de tournesol mais c'est une chevrette qui se montre et se fige un instant à 4 mètres de moi. Elle m'observe un instant puis démarre et s'enfuit dans la culture.

Je recommence à longer entre le tournesol et la luzerne et rejoins le coin suivant de la culture. De cette position, je domine le paysage et j'ai une vue dégagée jusqu'à la rivière, plus de 400 mètres en contrebas. Je scrute le paysage quand, près de la rivière, j'aperçois un chevreuil qui semble sortir d'une haie perpendiculaire au cours d'eau, sur un chaume de blé et biaiser vers une parcelle de maïs qui s'avance dans le chaume en partant de la route. Je décide de tenter de me rapprocher rapidement pour tenter de l'intercepter, à sa démarche je pense qu'il s'agit d'un beau brocard. Je biaise à droite vers la bordure d'une autre parcelle de maïs qui descend jusqu'à la route et qui est longée par une rangée d'arbres fruitiers et 2 rangs de vigne. Le vent fort couvre le bruit de ma progression contre le maïs et me permet de descendre rapidement vers la route mais je perds un instant de vue le chevreuil derrière les fruitiers. Alors que j'arrive à la route, je ne vois plus le chevreuil et me dis qu'il a soit rejoint le maïs soit la bande de chaume coincée entre la rivière et le maïs. Je traverse la route et passe entre les 2 premiers rangs de maïs pour avancer rapidement vers la rivière mais à mon arrivée au coin du champ, le chevreuil est invisible. Je tente des appels un moment mais rien, il a disparu.

Je fais demi-tour et remonte vers les tournesols dont je longe le bas du champ un instant en direction d'un hameau et rejoins ainsi une haie de pruniers qui forme un angle rentrant dans la culture. Je suis cette haie pour rejoindre la prairie et biaiser vers la haie qui borde le blé. Je la suis doucement, à quelques mètres dans le pré, pour rejoindre le passage qui va me permettre de rejoindre le blé quand j'aperçois, par-dessus la haie, la chevrette coursée par le brocard qui sont sortis, dans mon dos, du boqueteau où je les avais vu rentrer et se dirigent vers le chemin de pierre blanche. Je serre la haie et presse le pas pour rejoindre le passage et traverse doucement la haie. En arrivant dans les céréales, j'aperçois le bocard et la chevrette dans les céréales, ils redémarrent et foncent pour stopper au bord du chemin. La chevrette est restée en haut du talus alors que le brocard a disparu en descendant au pied du talus.  Je longe tout doucement le bois et parviens à rejoindre le bout de haie qui longe le chemin sans être repéré. Je peux à nouveau voir le brocard qui tend le cou pour essayer de voir sa chevrette restée en haut du talus. Ils sont à environ 70 mètres. Elle se décide à avancer et semble venir vers moi, je me cale contre la haie et la laisse faire. Elle avance en broutant les épis mais commence à biaiser vers le milieu du champ. Le brocard hésite plusieurs fois à partir vers les tournesols ou à remonter le talus et se décide finalement à remonter ce dernier. Je profite du fait qu'il ait disparu dans une bande d’herbes hautes en haut du talus et que la chevrette soit entrain de brouter pour me couler jusqu'au bout de la haie avant de descendre dans le fossé au pied du talus. Le brocard resurgit et cherche la chevrette tête haute avant de s'avancer vers elle. Il me faut faire vite si je veux m'approcher suffisamment avant que lui n'ait trop avancé dans le blé. Je progresse voûté sur le bord du chemin pour profiter du talus pour me cacher tout en surveillant les chevreuils. Le vent n'est pas bon, il souffle vers le blé, je vais devoir m'arrêter en avant de la chevrette pour ne pas qu'elle me sente. J'arrive facilement à 20 mètres de cette dernière qui est sur ma droite dans le blé mais assez décalée pour ne pas me sentir et à environ 15 mètres du brocard qui commence à s'avancer doucement vers sa promise. J'arme doucement mon arc mais je ne vois que sa tête et ne peux pas tirer. Alors que mon attention est focalisée par le brocard, la chevrette se décale un peu et me prend au vent. Je l'aperçois trop tard, figée sur ma droite et entrain de me fixer. Elle démarre et entraîne le brocard. Tous 2 sautent le chemin à un peu plus de 30 mètres devant moi et foncent à grand fracas dans le tournesol.

Le calme revient vite, je traverse le chemin et observe un moment la friche et les cultures sans rien voir avant de longer doucement les tournesols avec le vent soutenu de face. Tout à coup, une silhouette rousse se dessine au bord des grosses fleurs jaunes. Une chevrette, dont seule la moitié avant dépasse de la culture, broute en bordure de la friche à 15 mètres environ. Je l'observe un moment puis décide de me décaler un peu dans les tournesols pour tenter quelques appels en espérant qu'un brocard soit dans les parages. J'appelle un instant sans succès et ressors doucement de la culture sans voir la chevrette. Je m'avance doucement en serrant les tournesols quand je l'aperçois. Elle est de face à 10 mètres et broute toujours. Je me fige et l'observe alors qu'elle se rapproche tout doucement. La luminosité commence à baisser, je décide de bouger. J'avance tout doucement vers elle et ce n'est que lorsque je suis à 5 mètres qu'elle lève la tête et m'observe un moment alors que je me suis figé. Ce n'est que lorsque je me remets en marche droit sur elle qu'elle démarre et rentre dans la culture.

Je rejoins la route en longeant le tournesol puis me dirige vers ma voiture. Il reste encore un peu de temps avant la nuit et je décide de partir faire le tour du maïs semence près duquel je suis garé. Je longe sur la droite du champ avec le vent sur ma gauche. J'avance doucement en surveillant les intervalles entre les rangs. Les castreurs sont passés ces jours-ci, en attestent les fleurs laissées à sécher au sol entre les rangs. Je me doute que cette activité régulière dans la parcelle ne doit pas favoriser la présence de chevreuil. J'arrive au coin du champ sans avoir vu un seul chevreuil, je jette un coup d'œil dans le grand chaume de blé parsemé de balles rondes de paille qui s'étend jusqu'à la bande boisée qui borde la rivière à environ 300 mètres. Ne voyant rien, je commence à longer le fond de la parcelle quand un mouvement attire mon attention. Je me fige et observe avec attention la bordure du cours d'eau et me rends compte qu'un chevreuil regarde vers moi. Je reste immobile, quand un second chevreuil que je n'avais pas vu démarre et rentre dans la bordure boisée 30 mètres plus loin. Le chevreuil que je regardais démarre à son tour sans vraiment comprendre ce que je suis et rejoint l'endroit où est rentré le premier. Avant de disparaître, il 'arrête et regarde vers moi, pensant reconnaître un brocard je tente d'aboyer. Il se retourne et hésite un peu, j'aboie encore. Il revient alors sur ses pas et longe la rivière pour revenir vers la haie qui revient à ma droite. Il s'arrête régulièrement pour regarder vers moi et repart quand j'aboie. Je m'agenouille doucement et passe derrière le premier rang de maïs avant de me couler jusqu'à l'angle de la culture à environ 15 mètres de la haie. Je poursuis mes aboiements, le chevreuil disparaît un instant derrière un virage de la haie, je continue à aboyer et, au bout d'un moment, je l'aperçois à nouveau, il arrive en longeant la haie, c'est un beau brocard. Il avance doucement toujours en s'arrêtant régulièrement pour me chercher avant de repartir. Petit à petit, la distance se réduit. A environ 35 mètres, il s'arrête derrière une balle ronde de laquelle ne dépasse que son arrière train, il reste un bon moment sans bouger malgré mes aboiements puis s'avance et vient d'un pas lent mais ininterrompu. J'accroche mon décocheur et arme doucement mon arc, il est encore à 20 mètres environ et il faut qu'il avance encore un peu pour que ma fenêtre de tir s'ouvre entre les pieds de maïs mais brusquement, il lève le nez au vent et devient inquiet. Il démarre en aboyant et file vers la rivière à travers chaume. Mes aboiements le stoppent un instant mais il repart de plus belle et disparaît à couvert.

La nuit tombe, il est temps de rentrer. Je retourne à ma voiture pour revenir chez Christophe.

Ce matin, Christophe me réveille vers 4h15 en se levant pour déjeuner avant de partir rejoindre ses clients. Le réveil est difficile après 3 jours à se lever très tôt et se coucher très trad. Je me prépare tranquillement avant de déjeuner avec Christophe. En sortant, j'ai la mauvaise surprise de voir qu'il pleut. Il fait encore bien nuit quand nous partons pour nos territoires respectifs. Je retourne sur le secteur d'hier soir. Sur la route, les grosses averses se succèdent. En passant près des maïs, 2 renards traversent la route dans mes phares. En arrivant, je décide de me garer près du hameau pour revenir en arrière par la route et attaquer le territoire à bon vent, dans le sens inverse d'hier soir. J'attends un peu que la luminosité croisse avant de finir de me préparer puis pars par la route vers les maïs alors qu'il se remet à pleuvoir. En arrivant prés de ces derniers, j'aperçois une tache sombre contre la droite des rangs de vigne à environ 100 mètres sur la droite de la route. Je comprends très vite qu'il doit s'agir d'un chevreuil et décide de tenter l'approche. Je passe derrière les 2 rangs de vigne et remonte assez rapidement et voûté vers la tache sombre en profitant du vent soutenu venant de ma droite. En me rapprochant, j'identifie un brocard au gagnage, il relève régulièrement la tête et je ralentis mon allure sur les 40 derniers mètres en stoppant quand il risque de me voir. Petit à petit, j'arrive à environ 10 mètres du brocard qui se présente presque plein travers. J'arme doucement mon arc à couvert de la vigne et prends ma visée alors qu'il broute. Je décoche, l'impact retentit et le brocard démarre en trombe, avec un bruit mouillé venant de sa blessure pour décrire un arc de cercle d'environ 50 mètres avant de s'effondrer dans la luzerne.

Sachant qu'il est déjà mort, je pars chercher ma flèche que je retrouve vite, pleine de sang, et la remets au carquois puis pars chercher mon chevreuil sans suivre le sang puisque je l'ai vu tomber. Je le retrouve sans mal, ma flèche basse est entrée au niveau du cœur en l'entaillant. Je lui appose le bracelet avant de le ramener vers le maïs où je le laisse derrière les premiers rangs en repérant l'endroit pour éviter de me le faire voler. Je repars en chasse et remonte vers le grand tournesol que je longe par la gauche. Je suis déjà trempé et les bourrasques de pluie se succèdent. Je rejoins la haie qui borde le haut du champ et la suis sans voir de chevreuil. Je dérange quelques moutons qui paissent dans la prairie de l'autre côté des arbres. En arrivant au coin des tournesols, je me fige en apercevant un chevreuil de cul, au gagnage sous un pommier, près de la haie qui sépare la prairie du champ de blé à environ 80 mètres. Je réfléchis, l'approche semble difficile. Je peux avancer par le haut en longeant le bois par la gauche, jusqu'à un angle rentrant dans la prairie qui se trouve à mi-distance du chevreuil mais j'ai encore 40 mètres à parcourir à découvert ou approcher dans le tournesol pour rattraper le petit bosquet en contrebas, au milieu de la prairie et tenter de le longer jusqu'à 20 mètres du chevreuil. Il relève la tête, c'est le brocard d'hier soir, sa chevrette surgit d'un peu plus bas, la cassure du terrain me la cachait. Elle passe devant lui et il la suit pour passer, en la suivant, derrière un petit bouquet d'arbre un peu plus en retrait vers la haie sur la gauche du pommier. C'est ma chance, je presse le pas pour rejoindre l'angle rentrant en suivant la bordure du bois et me fige une fois ce dernier atteint. La chevrette ressurgit de derrière le bouquet d'arbre et finit d'en faire le tour, suivie par le brocard qui n'a d'yeux que pour elle. Ils arrivent derrière la cassure de la pente d'où est sortie la chevrette et je distingue le brocard qui se couche derrière ce petit relief alors que la chevrette s'éloigne un peu pour continuer à brouter 10 à 15 mètres plus loin.

Je ne pouvais pas rêver meilleure occasion, je me baisse et commence à avancer le plus près du sol possible à 4 pattes avec un vent soutenu et un peu de pluie face à moi. J'avance doucement, droit vers le brocard dont je ne vois d'abord que les bois et les oreilles. Mètre par mètre, je gagne peu à peu de la distance. A environ 15 mètres, je commence à voir plus le brocard qui regarde vers moi, je ne peux plus avancer sans me trahir. Il est toujours couché et est orienté presque de face. J'arme doucement mon arc près du sol puis me redresse doucement sur mes genoux en prenant ma visée. Le brocard qui regarde fixement vers moi n'a toujours bas bougé. Je prends ma visée vers la bas son cou et décoche. L'impact retentit et le brocard se lève d'un bon pour foncer vers la haie, tête basse et sur trois pattes. Il ne semble plus pouvoir poser sa patte avant gauche. Il traverse bruyamment la haie avant que le calme ne revienne. La chevrette est partie en sens inverse. Vu la pluie qui tombe et la réaction du chevreuil au tir, je décide de faire rapidement ma recherche et pars chercher ma flèche que je retrouve vite pleine de sang et de contenu stomacal ce qui est normal vu mon atteinte. Je la remets au carquois et pars directement à la haie à l'endroit où a disparu mon brocard. Juste avant la haie, je tombe sur une grosse giclée de sang. Je rentre doucement dans la haie en suivant les gouttes pour ressortir dans le blé ou j'aperçois mon brocard couché sur le flanc juste au bord de la culture. Il a fait environ 70 à 80 mètres. Ma flèche est rentrée dans le cou et ressort dans le dos avant les cuissots. J'appose mon second bracelet de la matinée. J'hésite un peu à continuer ma chasse, je laisse mon chevreuil dans la haie et pars vers le tournesol.

Je longe le haut du blé puis traverse le chemin de pierre blanche et commence à longer le haut du tournesol mais la pluie se met à tomber très fort. Je suis trempé et décide de rentrer. Je fais demi-tour et récupère mon second chevreuil puis pars chercher mon premier chevreuil. Je les rassemble et leur rends les honneurs. N'ayant quasiment plus de batterie sur mon appareil photo depuis 2 jours et ayant oublié mon chargeur, je n'ai pas pris de photos lors de mes sorties mais je profite de la fin de ma batterie pour faire quelques photos souvenir de mon doublé ariègeois en bordure des rangs de vigne.

2 belles approches sur le territoire de Pyrénées Chasses d'Approche, 24 juillet 2017

Je ramène ensuite les chevreuils près de la route puis pars chercher ma voiture avant de revenir les charger et partir pour la chambre froide et les vider en attendant le retour de Christophe. Entre temps j'ai eu le temps de rentrer me doucher, me changer et ranger mes affaires dans la voiture car je rentre ce midi dans le Gers. Christophe fini par arriver un peu plus tard avec 3 magnifiques brocards fait par ses clients, son secteur était en plein rut, les brocards coursaient les chevrettes dans tous les prés. Pour ma première chasse du chevreuil ariégeois, sur un territoire où je n'avais jamais mis les pieds, je ne m'en suis pas trop mal sorti. Un grand merci à mon ami pour son accueil.

2 belles approches sur le territoire de Pyrénées Chasses d'Approche, 24 juillet 2017

Alex

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 21:45

Ce soir, je décide d'aller chasser le renard sur Labéjan. Je me gare sous la digue du lac dont le niveau est maintenant très bas à cause de l'arrosage des maïs du secteur. Je longe la droite du lac sur la bande enherbée qui le sépare des maïs. J'arrive au bout du lac sans avoir vu de ragondin. Je poursuis en suivant le ruisseau. Les maïs font suite à un champ de blé déchaumé. Je rattrape un autre champ de maïs peu et mal levé qui n'est pas irrigué et avance doucement en essayant de voir quelque chose mais pas de renard en vue. Après le maïs, je rejoins un pré où trône un gros tas de branches datant du défrichage du bord du bois pour la plantation du maïs. Pas de renard en vue. Une grosse haie part du bois pour rejoindre un bosquet à 100 mètres sur ma droite. Je la longe jusqu'à un passage permettant de la traverser près du bosquet. J'ai repéré lors d'une sortie précédente, un renard qui mulotait dans la friche desservie par ce passage mais ce soir c'est un gros lièvre qui broute au bord du bosquet qui remonte vers la crête à environ 150 mètres. Je longe la haie à ma gauche qui rejoint un petit plan d'eau entouré d'une bande boisée très dense de quelques mètres ne permettant pas de voir l'eau. Je traverse la haie par un passage de tracteur et la longe par la gauche en direction du petit plan d'eau qui précède une petite mare situé au milieu d'un grand chaume de blé. Arrivé au bout du petit plan d'eau, je passe une petite haie perpendiculaire qui rejoint le bout d'une petite pente boisée sur ma gauche. Je passe cette haie et longe la bordure boisée en direction du fossé alimentant le plan d'eau.

En arrivant près du fossé, dans la courbe de la bande boisée, j'aperçois 5 ragondins au gagnage dans le chaume sur le bord gauche du fossé. Profitant du vent soutenu face à moi, je décide de tenter une approche. Les plus proches sont à environ 25 mètres. Je longe très doucement la bande boisée en surveillant les ragondins qui broutent tranquillement et arrive facilement à 7 mètres des 2 premiers. Les 2 gros ragondins sont parfaitement alignés et me tournent le dos. Je m'agenouille doucement au bord du fossé pour avoir un tir plus horizontal qui pourra me permettre de flécher les 2 animaux d'une seule flèche. Le ragondin de devant lève la tête, je reste immobile à genoux. Il rebaisse la tête, j'arme mon arc. Il se redresse à nouveau et j'attends qu'il se rebaisse pour décocher. Ma flèche traverse les 2 ragondins, brisant la colonne du plus proche qui roule sur la gauche et se débat sur place en ronnant. Le second se jette dans la végétation à droite et s'immobilise. A environ 15 mètres, les 3 autres ragondins inquiets se mettent en mouvement, le plus petit rentre dans le fossé alors que les 2 gros arrivent droit sur moi, espacés de 1 mètres environ en se tenant haut sur leurs pattes, ils font le dos rond et s'approche tranquillement alors que je réencoche et arme mon arc. Je les laisse venir en visant le premier qui stoppe à environ 10 mètres, son collègue lui rentre dans le derrière en s'arrêtant. Ma visée est calée, je décoche et traverse les 2 ragondins. L'un s'immobilise rapidement alors que l'autre se débat près du fossé.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Je décide d'aller achever les premiers ragondins mais celui de droite, que je pensais mourant, se jette dans le fossé et fonce vers le plan d'eau. Je tente de l'intercepter en lui sautant dessus mais le manque et il disparaît dans la végétation du fossé avec le petit ragondin à ses trousses. Le second n'est pas mort mais peine à se déplacer, il tente de me charger tout de même alors que je me rapproche et je dois jouer du pied pour éviter une morsure. Le ragondin roule en arrière et attaque encore, un second coup de pied m'évite une morsure et me permet de l'attraper par la queue pour l'achever d'un coup sec. Le troisième est mort mais je dois retirer le second qui s'est réfugié dans la végétation du fossé et me menace, sur le dos, les pattes en avant et les dents ouvertes en ronnant furieusement. Ma flèche le cloue sur place et je l'attrape par la queue pour en finir. Je pars ensuite vite vers le plan d'eau en suivant le fossé pour me frayer un passage dans les épines mais les ragondins ont rejoint l'eau et se sont enfuis vers leurs terriers. J'ai été trop gourmand et j'ai perdu un de mes ragondins bien que je ne pense pas qu'il survive à ses blessures. Je ressors des épines et rassemble mes prises pour une petite photo souvenir.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Je laisse mes ragondins sur place pour le renard et remonte le chaume vers la crête pour redescendre vers un petit ruisseau qui rejoint le ruisseau longeant le grand bois, en bas de la combe. Alors que je descends en plein découvert, j'aperçois une chevrette de l'autre côté du ruisseau, au gagnage dans le chaume de blé. Je descends tranquillement vers la haie qui borde le ru, pensant être vite repéré mais la chevrette occupée à son repas ne semble pas s'occuper de moi. Arrivé à la haie, je la longe doucement et aperçois à environ 200 mètres, un beau brocard qui m'observe du coin d'un tournesol, de l'autre côté du ruisseau qui sépare les grosses fleurs jaunes du chaume après le grand bois. Je le perds de vue en avançant pour rejoindre une trouée à environ 15 mètres de la chevrette. Je me cale au ras de la trouée pour l'observer et faire quelques photos.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Elle broute relevant régulièrement la tête.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Au bout d'un petit moment, elle s'avance pour venir droit vers moi.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Je décide de la filmer un instant et m'expose un peu plus à découvert mais elle me repère et tente de m'identifier en baissant et relevant rapidement la tête puis décide de s'éloigner pour se remettre à brouter avant de se lécher le flanc puis de reprendre sa route en s'éloignant tranquillement.

Je rejoins, à quelques mètres, un passage permettant de traverser le ru et la haie faisant fuir la chevrette qui rentre au bois. Je longe doucement le bois en direction du coin du tournesol pour tenter de voir le brocard de plus près mais ne le voyant pas je presse un peu le pas pour rejoindre un passage qui va me permettre de traverser le ru quand j'aperçois un faon dans le coin de la culture. Je me fige et le prends en photo, nous nous observons un moment avant qu'il ne se débine dans le tournesol.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Je traverse le ru puis pars à droite pour contourner un petit bois sur la droite du tournesol. Rien en vue alors que j'arrive en haut du bois et décide de redescendre entre le bois et les tournesols. En arrivant proche du coin bas du bois, une forte odeur de charogne envahit mes narines. Le vent venant du bois, je comprends qu'un animal mort doit s'y trouver, je m'avance donc doucement à l'odeur pour tenter de retrouver la charogne tout en observant le sous-bois à la recherche d'un éventuel renard qui aurait pu lui aussi chercher ce repas facile. Au bout d'un moment, environ 70 mètres après la lisière, je tombe sur du poil de chevreuil. Ce dernier semble avoir été traîné vers le bas du bois. Je descends un peu et trouve la carcasse desséchée d’une chevrette morte depuis plusieurs jours. La carcasse a été partiellement dévorée par les charognards. La cause de la mort est indéterminable mais j'espère que ce 'est pas encore cette maladie qui a décimé de nombreux chevreuils les années passées.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Je ressors du bois en traversant le fossé qui le borde, les sangliers sont venus se baigner ces jours-ci dans les dernières flaques de boue. Je traverse le tournesol et rejoins l'angle d'une bande du grand bois pour remonte par une grosse coulée en direction de terriers où je me poste un moment mais ne voyant rien venir, je décide de faire demi-tour pour revenir vers les ragondins que j'ai laissés près du plan d'eau. Je ressors du bois et longe les tournesols pour rejoindre la haie qui part du bois et longe les tournesols, au bord du ru, sur quelques dizaines de mètres. En longeant la haie, j'aperçois, au travers d'une trouée, un petit brocard qui broute dans le chaume de blé. Je me cale et l'observe un moment puis essaye de le faire venir plus près en aboyant pour tenter de le prendre en photo mais il me regarde sans vouloir se rapprocher. Au bout d'un moment, il décide de s'éloigner et me sentant observé, je tourne la tête à gauche vers l'angle où se trouvait le faon quand j'aperçois une belle chevrette qui m'observait à environ 40 mètres et qui démarre pour rentrer au bois.

Je retraverse le ru et longe le bois pour rejoindre le passage pour traverser l'autre ru. En arrivant au bord de ce dernier, j'aperçois, à environ 200 mètres, sur sa gauche, une silhouette que je n'arrive pas vraiment à identifier, chevreuil couché ou renard ? Je décide de tenter l'approche. J'avance doucement en suivant le ru et gagne environ 100 mètres quand j'aperçois un lièvre au gite à 25 mètres devant moi. Je me fige et attrape mon appareil photo mais il démarre et fonce en longeant le ru, droit sur l'animal que j'approche. Alors qu'il arrive à 30 mètres de ce dernier, il épouvante la chevrette qui se lève et effraye le lièvre qui bifurque pour remonter vers la crête de la colline. La chevrette démarre elle aussi et tous 2 remontent la pente en parallèle, semblant faire la course. Ils finissent par disparaître en crête. Je fais demi-tour et traverse le ru pour remonter en crête d'où je peux voir les ragondins et le paysage. Ils n'ont pas bougé et aucun renard ne semble de sortie. Je redescends vers les ragondins puis remonte vers la crête suivante en rejoignant la bordure du bois. Alors que je passe la crête je me fige en apercevant un couple de chevreuils en contrebas près du bois. La chevrette est un peu plus proche de moi. Je commence à filmer et tente de m'approcher un peu mais elle démarre et rejoint le brocard qui démarre à son tour. Tous deux s'arrêtent vite et regardent vers moi. Je stoppe et commence à aboyer, au bout d'un moment la chevrette s'éloigne mais le brocard la regarde sans la suivre avant de se décider à remonter vers moi alors que je poursuis mes aboiements. Il arrive au galop puis ralenti et remonte au pas, s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi quand mon appareil photo m'annonce "carte mémoire pleine" et coupe la prise de vue.

Dégoûté, je tente de reprendre la vidéo mais elle recoupe vite.

Je continue à appeler et le brocard vient se caler à 10 mètres de moi, m'observe un moment en tapant du sabot et en hochant la tête puis démarre en faisant demi-tour pour redescendre. J'aboie et le stoppe à peine un peu plus bas où je réussis à prendre ma dernière photo qui finit de saturer ma carte mémoire.

Des ragondins 2 par 2 à Labéjan, 19 juillet 2017

Il redémarre et rejoint la chevrette. Ils passent derrière l'angle bas du bois puis bifurquent pour longer le bas du bois derrière lequel je finis par les perdre de vue. Je descends à mon tour alors que l'orage menace. Du coin du bois, je refais démarrer les chevreuils qui détalent en longeant le bois avant d'y rentrer. Je presse le pas alors que l'orage me poursuit et que les éclairs commencent à claquer de toute part. La pluie commence à tomber de plus en plus fort alors que j'arrive à la voiture et c'est un mur d'eau qui s'abat sur ma voiture alors que je rentre chez moi.

 

Alex

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:15

Ce soir, le temps alterne entre belle éclaircies et pluies orageuses. après avoir faire un tour sur un des secteurs du territoire sans avoir vu le moindre chevreuil, je décide de reprendre la voiture sous un grand soleil pour aller chasser un petit secteur composé d'un grand champ de blé partiellement moissonné, séparé d'un grand champ de féveroles par un chemin de terre remontant vers une ferme non habitée mais dont les bâtiments agricole sont utilisés. au-dessus des cultures un bosquet est pris dans les vignes. Je me dirige vers les silos de Roques pour me garer quand j'aperçois un chevreuil au gagnage dans le soja, entre la route et la rivière. En regardant plus attentivement, je constate qu'il s'agit d'une chevrette et décide de poursuivre ma route pour ma gare près des silos un peu plus loin. Je me prépare rapidement puis traverse la route pour rejoindre la bordure du champ de blé partiellement moissonné alors qu'une grosse averse éclate. Je suis vite trempé. Le vent fort semble souffler parallèlement à la route et je décide donc de longer cette dernière avec le vent dans le dos jusqu'au bord de la parcelle de blé pour remonter vers la vigne avec le vent sur ma droite. Le morceau non moissonné est justement sur la gauche du champ, je rattrape de dernier passage de tracteur avant le bord de la culture et commence à le suivre en direction des vignes. Une haie à ma gauche délimite la frontière du territoire de chasse. D'abord assez basse elle me permet de voir dans le pré bien vert de l'autre côté et d'apercevoir une chevrette au gagnage semblant sortir de la haie, à environ 90 mètres, alors que la pluie cesse.

Je continue ma progression lente en l'observant tout en scrutant également la surface des céréales. La chevrette me laisse me rapprocher sans s'occuper de moi jusqu'à ce que j'arrive à sa hauteur et que le vent, qui couvrait le bruit de ma progression, lui porte mon odeur. Elle démarre alors, traverse la haie et biaise ai travers le blé pour rejoindre la vigne à 200 mètres environ tout en marquant plusieurs arrêts pour se retourner et m'observer. Je l'observe tout en continuant ma chasse jusqu'à ce qu’elle disparaisse dans la vigne. Pas d'autre chevreuil dans le blé et je rejoins le coin de la vigne. Sur ma gauche la haie est maintenant épaisse de plusieurs mètres et très haute. Je progresse doucement en regardant alternativement devant moi et entre les rangs de vigne à ma droite. Le relief montant puis descendant de la vigne ne me permet pas de voir d'un bout à l'autre des rangs. Je progresse ainsi lentement sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à arriver en haut de la vigne qui délimite la limite du territoire. Je prends entre les 2 derniers rangs pour revenir vers le chemin de terre séparant des parcelles de vigne quand j'aperçois au loin, dans le colza moissonné qui surplombe la vigne, un chevreuil qui s'avance vers la haie. Il n'est pas sur mon territoire de chasse, je poursuis ma route et rejoins le chemin de terre.

Le chemin atteint, je redescends vers la ferme et le bosquet en surveillant les intervalles entre les rangs de part et d'autre du chemin bien que ceux de droite soient à mauvais vent. Juste avant d'arriver au bosquet, j'aperçois une chevrette dans la vigne, à environ 20 mètres sur ma droite, je suis à mauvais vent mais elle reste figée à m'observer alors que je poursuis ma route. C'est très certainement celle vue tout à l'heure. Je rattrape le coin du bosquet sur la gauche du chemin et commence à le longer en surveillant les rangs de vigne à ma gauche qui sont maintenant parallèles au chemin et la bande enherbée devant moi. Pas de chevreuil et une nouvelle grosse averse s'abat sur moi alors que j'arrive au bout du bois, je bifurque en longeant pour me diriger vers les féveroles. Je longe une jeune plantation de vigne qui sépare le bois des féveroles puis attaque de longer la culture par la bande enherbée qui la sépare d'une vigne. J'avance doucement en surveillant la culture alors que la luminosité commence à baisser et que la pluie cesse quand j'aperçois une vingtaine de sangliers, quelques gros et des bêtes rousses qui sortent au galop des féveroles pour s'avancer dans le  chaume de blé. Au bout de 30 mètres de course à découvert, ils s'arrêtent un instant puis reprennent leur progression d'un pas rapide pour s'arrêter à nouveau un peu plus loin. Ils partent maintenant au petit trot vers la zone non moissonnée. 

Ne voyant aucun brocard et la luminosité descendant, je décide de faire demi-tour pour revenir vers la ferme en regardant s'éloigner les sangliers quand 2 énormes sangliers surgissent des féveroles vers la route et biaisent pour rattraper la bande qui a déjà presque rejoint le blé. J'avance distrait par les suidés quand un bruit me rappelle à ma chasse. Alors que j'arrive à environ 30 mètres du coin de la culture, un chevreuil démarre devant moi et stoppe au bord de la parcelle de jeune vigne pour regarder derrière lui. C'est un brocard, je me baisse dans les féveroles envahies d'herbe haute. Le brocard ne m'a pas vu et cherche ce qui l'a dérangé sans arriver à comprendre. Je tente de réfléchir vite et aperçois un gros pylône EDF en béton qui se trouve à environ 15 mètres du brocard devant moi. Je me décale tout doucement sur la gauche, le plus voûté possible pour ne pas me faire repérer et intercaler le pylône entre le brocard et moi pour m'en servir d'écran de camouflage pour tenter de gagner 15 mètres. J'avance tout doucement vers ce pylône en restant voûté dans la culture, profitant du vent latéral fort pour couvrir le bruit de ma progression et parviens à me caler contre ce dernier sans être repéré. J'arme doucement mon arc alors que le brocard s'avance doucement dans la jeune vigne en biaisant vers les céréales. Je pivote doucement en le suivant  dans mon viseur sur la gauche du pylône quand il s'arrête à environ 20 mètres. Ma visée calée, je décoche mais le brocard démarre et ma flèche l'atteint à la base du cou, le jetant à terre. Il n'arrive pas à se relever car ma flèche a touché ces vertèbres cervicales.

Je me précipite vers lui alors que ces cris font démarrer, au grand galop, les sangliers qui s'étaient arrêtés. Je rejoins vite mon chevreuil pour l'achever avant de lui apposer mon dernier bracelet du territoire et lui rendre les honneurs avant de faire quelques photos souvenir en essayant de le débarrasser de la boue qui s'est collée à ses bois.

Approche sous la pluie et l'orage, 28 juin 217

Je suis complètement trempé et glisse sur la fine couche de terre poussiéreuse transformée en boue alors que je ramène mon brocard vers la ferme où je le pose avant de partir chercher ma voiture par le chemin de terre alors qu'un jeune brocard, comme s'il savait que je n'avais plus de bracelet, s'avance à découvert sur le coin du chaume de blé en me regardant un moment, à environ 30 mètres, avant de se décider à partir. Je ne suis pas content de ma flèche mais ma chasse se termine bien.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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