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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:55

Mardi matin, le réveil sonne vers 3 heures, je pars ce matin pour les Alpes Maritimes pour une chasse au mouflon de quelques jours. Je retrouve, au rond-point à la sortie d'Auch, sur la N124, un chasseur originaire du Gers qui a fait sa vie professionnelle dans le 06 et grâce à qui j'ai pu obtenir un bracelet mouflon sur le territoire de Gars. La nuit a été courte et le réveil difficile, une longue route nous attend. Je suis sa voiture. Vers Bézier, ce sont des trombes d'eau qui nous attendent et nous allons rouler sous cette pluie battante pratiquement jusqu'à notre arrivée. Je vais même réussir à me faire une belle frayeur lors d'un aquaplaning en traversant la Camargue.

Nous arrivons vers 11h30 à Vallauries oú nous passerons la journée. Quelques rayons de soleil en début d'après-midi laissent leur place à un fort vent et de la pluie dans l'après-midi et toute la nuit. Nous partirons sur le territoire de chasse mercredi matin, un gîte est réservé pour moi à Briançonnet juste avant Gars mais en plus du temps exécrable une mauvaise nouvelle m'attend : Le président de la chasse de Gars a oublié le bracelet à Gars et n'y retourne que jeudi soir, je ne pourrai donc pas chasser demain et jeudi (jour de non chasse dans le 06).

Le mercredi matin, nous partons, pour Gars, sous une pluie battante,  où on me montre rapidement le territoire, alors que la pluie s'est un peu calmée, avant que je rejoigne mon gîte pour m'installer. La bonne surprise est que mon gîte est vraiment sympa (http://www.sauvaire-vernoux.com/index.htm). De la fenêtre du salon, j'ai une belle vue sur la montagne

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

et sur un château en ruine qui surplombe Briançonnet.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

J'y passe l'après-midi à flâner avant de partir faire un peu de repérage vers 15h30.

Je décide de tenter une première approche du terrain en longeant le bas d'un dôme rocheux au pied de la falaise. La pluie ne semblant pas vouloir cesser, je me suis bien couvert car j'ai réussi a attraper un bon rhume avant de venir. Je descends la route de Gars

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

puis me gare au bord de la route sur un petit parking d'où débute une piste qui longe sous la pinède qui borde les pierriers sous la falaise d'après ce que l'on m'a expliqué. Un petit ruisseau, aux eaux cristallines, gonflé par les pluies de ces derniers jours descend de la montagne, longe un moment la piste et emplit l'air d'un champ mélodieux.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Il pleut un peu moins et je commence à descendre la piste qui borde des pins clairsemés sur la gauche et une zone plus fourrée à droite au-dessus du ruisseau.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Les pluies ont effacé toutes les traces du chemin qui ruisselle de toute part. Je débouche un peu plus loin sur une placette d'où j'ai une belle vue sur le dôme rocheux sous lequel je vais aller me balader.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

La piste se divise en 2, l'une descend sur la gauche pour longer sous les pins sous la falaise alors que l'autre remonte et part vers le village de Gars d'après un petit panneau en bois. Je prends vers le village.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Un peu plus loin je débouche sur un plateau enherbé, ponctué d'arbustes et de genets, que je pense propice à une rencontre matinale avec des mouflons descendus au gagnage.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Ce sera ma zone de prospection demain matin au lever du jour.

Je longe un moment le plateau puis rejoints une piste rocheuse qui descend au pied de la pinède. Une grosse coulée descend du bois et je décide de la remonter pour traverser les pins et rejoindre le bas de la falaise.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

La pente est de plus en plus raide et la pluie a cessé, je commence à avoir chaud et je quitte ma veste et ma polaire que je noue autour de ma taille. Je débouche sur une zone d'arbustes, de buis, de thym et de lavande sauvage avec des zones de pierriers. Je me retourne pour jeter un œil d'ensemble sur le plateau dont je n'ai vu qu'une partie, le soleil pointe le bout de son nez.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Le plateau se termine par un éperon rocheux.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je poursuis mon chemin au travers d'une végétation plus ou moins dense, ma progression est un peu bruyante à cause des pierres qui crissent sous mes pas et de la végétation qui frotte sur mes vêtements.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je tombe sur un premier indice de la présence des mouflons mais ces laissés ont plusieurs jours.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

J'avance lentement en espérant voir des animaux. Le soleil décline petit à petit dans mon dos.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Un peu plus loin je trouve à nouveau des crottes de mouflons qui semblent plus fraîches mais toujours pas d'animaux à part de nombreux merles et grives qui s’envolent à mon approche.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Les pierriers sont de plus en plus dominants dans le paysage et sont marqués de belles coulées.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Mon œil est attiré, au pied d'un buisson, par un bois de chevreuil blanchi par le temps.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Un peu plus loin, je débouche sur une zone dégagée qui me permet de voir un peu plus loin mais toujours pas le moindre mouflon.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je continue un peu mais la nuit tombe doucement, il est temps de rentrer.

Chronique alpine, un séjour qui s'annonce mal, 8 et 9 novembre 2011

Je bifurque vers la pinède et la traverse pour rejoindre la piste du bas qui me ramènera à ma voiture. 

 

Alex

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:44

Ce matin, c'est moi qui vais chasser le bois du Turc, je dépose Laurent à la digue du grand lac à la nuit noire, il va rejoindre son tree stand installé la veille sur la lisière du bois qui borde le chaume de maïs. Je retourne ensuite vers ma zone de chasse et me gare en attendant que le jour se lève. Alors que la luminosité croit doucement, je me prépare et pars en longeant la route pour tenter d'apercevoir les chevreuils qui broutent souvent à cette heure matinale dans les prés en face du bois du Turc, sur ma droite. Les prés sont plus hauts que la route et bordés par une haie. J'avance doucement en longeant ce talus mais les chevreuils ne semblent pas être là ce matin.

La haie s'interrompt et je ne peux compter que sur le talus pour me cacher quand j'aperçois 2 chevreuils qui reviennent vers la route en biaisant pour la traverser à environ 40 mètres devant moi. 2 autres chevreuils sont entrain de brouter plus en retrait. Je me baisse le plus possible derrière le talus et avance le plus rapidement possible pour essayer d'intercepter les chevreuils, dont l'un est un beau brocard, avant qu'ils n'arrivent sur la route. Je gagne rapidement de la distance mais alors que je ne suis plus qu'à 20 mètres d'eux, je pose le pied sur une grosse feuille sèche qui craque sur le bitume. Je me fige aussitôt mais trop tard, les chevreuils ont levé la tête et regardent dans ma direction avec insistance avant de démarrer pour rejoindre les 2 autres à grands bons.

L'inquiétude gagne le groupe qui commence à fuir. J'attrape rapidement mon Butollo et commence mes appels. Immédiatement la chevrette de tête bifurque et fonce droit sur moi, suivie de ses congénères. La voyant venir au galop, je stoppe les appels et me prépare à armer mais elle stoppe net et regarde vers moi et finit par faire demi-tour. Je rattrape mon appeau et recommence à appeler, elle revient un peu puis se fige et cette fois redémarre en aboyant et prend le galop parallèlement à la route, à environ 40 mètres dans le pré. Habituellement, ils sautent au virage près des poubelles, je prends le pas de course pour tenter de les intercepter, je les observe tout en courant et les aperçois arrêter dans le pré. Je les dépasse et me poste dans le virage mais je ne les vois plus, ils ont compris et se sont volatilisés.

Je pars maintenant en longeant le bois du Turc mais j'aperçois trop tard un groupe de chevreuils à découvert qui me regardait arriver de loin et qui détale pour rentrer au bois. J'arrive au coin du bois, près du ruisseau sans rien voir de plus, je rentre un peu dans le bois et tente quelques appels mais rien ne bouge. Je passe le ruisseau et commence à longer le bas du bois quand j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards au bord d'un fossé bordé de ronces. Encore une fois, ils m'ont vu avant que je ne leur pose les yeux dessus. J'essaie le Butollo mais ils s'avancent vers le bois et disparaissent derrière les ronces. Je m'avance doucement à leur rencontre et j'ai juste le temps de voir rentrer au bois le dernier chevrillard.

Je vais changer de technique, je rejoints un sentier forestier qui longe le bas du bois en lisière et m'arrête de temps à autre pour appeler au Butollo mais rien ne vient. Je rejoints la première allée du bois qui remonte vers la route. Je remonte doucement pour ne pas trop faire de bruit sur le tapis de feuilles mortes puis me poste sur la droite du chemin derrière quelques arbustes juste avant que le chemin ne redescende. Je jette un coup d'œil dans le bois puis commence à appeler en modulant les sonorités. Au bout d'un moment, les petits couinements d'une chevrette arrivant sur l'appeau et des bruits de pas dans les feuilles mortes se font entendre dans mon dos. Je me retourne doucement et aperçois une chevrette qui s'arrête derrière un arbre. Je continue mes appels pour tenter de la positionner dans une fenêtre de tir, elle avance au pas mais je n'arrive pas à la positionner comme je le voudrais quand j'aperçois une autre chevrette arrêtée, la tête derrière un tronc et le corps bien dégagé, plus proche que l'autre. Je laisse mon appeau et arme mon arc, la chevrette reste immobile, je prends mon temps pour viser et décoche, mais au moment du tir la chevrette démarre.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Un impact bien audible et la chevrette fait volte-face et s'enfuit avec 2 autres chevrettes en parallèle de l'allée et je les perds de vue au bout de 40 mètres environ. J'attends un moment puis vais chercher ma flèche et tenter de trouver les premiers indices. Ma flèche a glissé sous la mousse jusqu'à l'empennage qui porte des traces de sang.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Je récupère ma flèche dont le tube est couvert d'un liquide verdâtre, signe que j'ai certainement touché la panse. Près de ma flèche je trouve 2 gouttes de sang avec un peu de poil et une grosse goutte de contenu stomacal. Je décide d'attendre encore un peu avant d'attaquer la recherche.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

J'attaque ma recherche et plante des bâtons à chaque fois que je trouve un indice, la piste n'est pas facile à suivre, il y a peu de sang et quelques gouttes de contenu stomacal. Je progresse difficilement nez au sol sur près de 30 mètres puis je perds la piste et commence à envisager une recherche au sang. Un chevreuil se met à aboyer sur place plus bas dans le bois. Je me redresse et analyse la trajectoire de fuite matérialisée par les bâtons. La direction est assez rectiligne, je me positionne près du dernier sang et tente de me mettre à la place de mon chevreuil puis m'avance sur la coulée que je pense la plus probable. 10 mètres plus loin, je retrouve une grosse goutte de sang et à partir de là la piste devient très facile à suivre, les grosses gouttes sont très rapprochées et je progresse debout très facilement.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

La piste biaise maintenant vers l'intérieur du bois et saute un gros tronc couché au sol. Ma chevrette est là 20 mètres plus loin, elle n'a pas fait plus de 80 mètres. Ma flèche rentre basse 20 cm derrière l'épaule et ressort plus haute 30 cm derrière l'épaule opposée. Un peu d'intestin grêle sort part le trou de sortie.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Ma flèche traverse en fait en plein milieu du foie et touche l'entrée de la panse.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Alex

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:43

Ce matin, je retourne chasser sur le secteur ou j'ai prélevé mon brocard samedi soir. Laurent chasse au bois du Turc, le temps est brumeux et alors que le jour se lève doucement, la visibilité est très réduite. Décidé à faire un peu de repérage pour trouver un bon poste pour le tree stand de Laurent, je longe le lac puis le ruisseau, passe le passage busé et rejoins la bordure du bois que je commence à longer doucement quand j'aperçois un chevreuil sur la dernière bosse du chaume de maïs. Je rentre dans le bois et longe la bordure rapidement par une grosse coulée en essayant de rester silencieux pour rejoindre le coin du bois et essayer d'intercepter ce chevreuil.

Arrivé au coin de bois, je m'avance au ras du couvert sur la coulée et aperçois un groupe de 6 chevreuils a environ 35 mètres dans le champ travaillé, devant moi. Il y a une grosse chevrette avec 2 chevrillards, un gros brocard et 2 autres que j'identifie comme un jeune brocard et une jeune chevrette. La petite harde semble biaiser vers le  haut du bois. Je me décale doucement en restant silencieux. Je suis la coulée des blaireaux qui longe la bordure du bois et m'arrête régulièrement pour observer. Les 2 chevrillards s'amusent et sautent partout en se rapprochant de la bordure du bois alors que la chevrette semble venir vers moi puis, une partie des chevreuils redescend le talus du champ travaillé en direction du chaume de maïs et la chevrette et les chevrillards finissent par les suivre. Je décide de tenter quelques appels de Butollo. La chevrette se fige puis démarre et file en remontant le chaume de mais, suivie par la harde. Je les regarde s'éloigner puis fais un tour du secteur sans voir d'autres chevreuils.

Je décide de changer de secteur et reviens vers la voiture alors que le soleil se lève derrière les coteaux boisés et une légère brume.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je reprends ma voiture et pars un peu plus loin vers un autre lac qui est pratiquement entouré de bois. Je me gare sur le chemin forestier et rejoins le bord du lac.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je laisse le lac pour rejoindre un maïs un peu plus loin qui est pas mal fréquenté par les chevreuils. Je longe une bande enherbée entre la culture et le bois quand j'aperçois 3 perdreaux qui se débinent en longeant le bois. Je m'amuse à les suivre, ils marquent des arrêts fréquents et étirent le cou au-dessus des herbes sèches pour repérer ma position puis se débinent de plus belle. Absorbé par ce manège, j'en ai oublié ma chasse et c'est ce moment que choisi un brocard pour se défiler dans le maïs en faisant de grands bons. Je le perds de vue en bas de la culture.

Les perdreaux en ont profité pour disparaître. Je me reconcentre et reprends ma progression lente en surveillant le maïs. Le brocard surgit de la culture et remonte le penchant opposé, s'arrête un instant, m'observe puis reprends son galop et passe derrière la butte ou je le perds de vue. Je rentre un peu plus loin au milieu du maïs dans une zone ravagée par les sangliers puis recommence à avancer vers le bout de la culture quand j'aperçois une chevrette et son chevrillard dans la friche qui fait suite au maïs en face de moi. Ils sont figés et regardent vers moi. Je me baisse doucement dans la culture et attrape mon Butollo, je commence mes appels mais les chevreuils m'observent un moment puis commencent à s'éloigner doucement et s'arrêtant régulièrement pour m'observer sans savoir vraiment à quoi ils ont à faire. Je poursuis mes appels en essayant toutes les modulations possibles mais rien n'y fait et je les vois passer le sommet de la butte près de la ferme et disparaître.

Je me redresse tranquillement quand j'aperçois une autre chevrette et son chevrillard, au ras du maïs, qui viennent certainement du bois qui borde le lac. Ils venaient droit sur moi, attirés par le Butollo mais mon mouvement vient de les alerter et ils se sont figés et m'observe. Je tente de reprendre ma position et de poursuivre mes appels mais, après quelques hésitations, la chevrette s'éloigne en faisant de grands bons et en s'arrêtant régulièrement pour revenir d'un pas avant de repartir de plus belle. Elle passe finalement la crête de la butte et je me redresse pour m'apercevoir que 2 autres chevreuils sont arrêtes dans la friche ou se trouvaient les 2 autres tout à l'heure.

Je me rebaisse dans le maïs et appelle un moment avec mon appeau avant de trouver la bonne sonorité, un cri long et plaintif qui décide la chevrette. Elle avance de quelques pas à chaque appel puis s'arrête et observe un instant, son chevrillard la suit. Elle se rapproche doucement puis se décide et arrive droit vers le maïs au pas. Je range mon appeau et laisse faire. Petit à petit, elle rejoint la bordure de la culture alors que je vais doucement à sa rencontre en me faufilant voûté dans le maïs. La chevrette et les chevrillards sont à moins de 2 mètres du bord du maïs et moi à moins de 9 mètres dans une zone asses dégagé pour tenter un tir si l'occasion se présente: Je décide de rester là et d'attendre. J'entraperçois les chevreuils au travers des pieds de maïs, ils s’avancent prudemment et essayant de voir d'où venait le bruit, la chevrette lève souvent le museau et hume l'air: Ils ne sont plus qu'à 10 mètres environ, presque plein profil, le chevrillard est passé devant. J'arme doucement mon arc et prends la visée au jugé.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

"Allez encore un pas ou deux..." Ça y est je vois suffisamment la petite chevrette pour décocher, mon viseur se cale et je décoche. A l'impact, j’entends casser un gros os, certainement l'omoplate. Le chevreuil pousse un cri et disparaît, la chevrette détale dans la friche et rejoint la cime du coteau sur ma droite. Un instant plus tard, le chevrillard réapparaît plus bas sur ma gauche et baise pour remonter vers sa mère, le sang gicle en abondance à l'entrée de la flèche qui semble trop en avant. Puis ils passent la crête et s'arrêtent près d'un petit roncier. Le chevrillard semble mal en point et titube un peu puis ils s'éloignent d'un pas lent et je les perds de vue derrière la crête du coteau à plus de 100 mètres. J'attends un moment et tente d'analyser la situation. Je me dirige ensuite vers la zone du tir où je ne trouve pas le moindre indice. Je descends un peu en longeant la clôture qui borde le maïs et tombe sur ma flèche cassée. Je n'ai donc pas traversé complètement mais vu le morceau manquant, la lame a du ressortir de l'autre côté. 

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je laisse passer un peu de temps avant d'attaquer ma recherche car je n'ai pas confiance dans mon atteinte et j'ai un mauvais pressentiment. Je ne trouve pas de sang dans la direction de fuite et décide de tenter d'avancer en parallèle et en dessous de la crête en partant au-dessus de la flèche brisée pour tenter de recouper la piste de sang et tombe ainsi sur une goutte de sang mais, je reperds immédiatement la piste qui ne semble pas vraiment marquée.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je pars donc directement à l'endroit où le chevrillard s'est arrêté et cette fois je trouve du sang en abondance, c'est normalement bon signe, vue la distance importante parcourue. Le sang dessine une traînée continue qu'il est très facile de suivre.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

La piste longe une clôture électrique qui sépare un pré d'une friche: Le chevreuil qui longeait côté pré descends tout à coup dans la friche juste avant une grosse haie de ronces puis longe sous les ronces en direction du bois tout proche: Les hautes herbes sèches sont repeintes en rouge et le sang est toujours aussi abondant. La piste entre par un chemin forestier dans le bois. De grosses gouttes de sang jonchent le sol sur le tapis de feuilles mortes.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

J'avance doucement dans le bois avec le vent dans le dos quand à 20 mètres devant moi, un animal que je ne peux pas identifier démarre dans les ronces. J'attends un moment à l'écoute puis reprends ma piste qui biaise à gauche dans les ronces vers où a démarré l'animal. Je viens certainement de relever mon chevreuil. Je retrouve la reposée debout d'où vient de partir le chevreuil, elle est marquée par une grosse quantité de sang au sol au pied d'un gros chêne: La piste suit les grosses coulée puis s'enfonce dans l'épais. Pour éviter de compromettre une éventuelle recherche au sang, je marche depuis le début à 1 mètre à côté de la piste mais il est de plus en plus dur de la suivre à cause des ronces et des épines malgré un sang assez abondant.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Laurent qui a fini sa chasse m'appelle et je le mets au courant de la situation. Je décide d'arrêter là ma recherche près d'un terrier de blaireau et appelle le conducteur de chien de sang avant d'aller retrouver Laurent au bois du Turc. Le rendez-vous est pris aux poubelles, au coin du bois du Turc. Au bout d'un moment, le conducteur m'appelle il est arrivé mais pas aux bonnes poubelles, nous attendons encore un peu et le voyons arriver. Nous partons pour la recherche, nous nous garons sur le chemin forestier, cela fait près de 2 heures que j'ai fléché le chevrillard. La piste de sang étant abondante le conducteur décide d'essayer la petite chienne qu'il est entrain de former.

Nous partons donc avec Fannie et Dudule, le chien forceur (herdale terrier) pour la recherche. Un chevreuil sort du bois sous la friche et passe la crête devant nous au grand galop, c'est une grosse chevrette et elle est bien portante, peut-être la mère du chevrillard. Nous attaquons la piste à l'endroit de la flèche brisée pour tester la chienne puisque je connais la trajectoire de la piste sur plus de 150 mètres. Mais dès le départ la chienne est en défaut et ne trouve pas la piste, le conducteur insiste et la guide un peu mais pas moyen de lui faire prendre le sang. Je guide le conducteur jusqu'à l'endroit où la piste est très abondante mais la chienne ne la prend pas franchement et perd complètement la piste au niveau des premières ronces dans le bois. Le conducteur s'agace et je lui propose d'aller chercher Raboliot. Je pars donc au pas de course et reviens avec Raboliot que nous mettons où s'arrête Fannie. Lui part de suite sur la piste mais la perd un instant avant de finir par la reprendre puis la reperd et finit par la recouper près du terrier de blaireau. Cette fois, il est parti et ne quitte plus la piste. Au cas où, nous les laissons prendre de l'avance puis nous suivons avec Dudule. Rabolio ne se trompe pas, il donne de la voie et en le suivant nous trouvons pas mal de sang sur le sol. Nous rattrapons le conducteur et son chien sur un chemin de terre qui coupe le bois dans une zone très étroite La bande de bois sous la friche est coupée en 2 par un petit ruisseau et le chevreuil semble l'avoir traversé, Raboliot en fait de même puis suit le ruisseau en donnant de la voie. Avec Laurent nous contournons par le haut du bois pour nous poster plus en avant avec le chien forceur, au bout d'un passage girobroyé qui avance de 30 mètres dans le bois mais Raboliot arrive et passe devant nous. Nous partons un peu plus loin au coin du bois qui laisse place à un pré sur la gauche du ruisseau.

Raboliot arrive en donnant de la voie quand une grosse chevrette sort du bois et remonte vers le village au-dessus de nous, ce n'est pas mon chevreuil mais Dudule qui l'a vu veut partir en poursuite. Raboliot arrive toujours quand j'aperçois 2 animaux qui se débinent dans les ronces, juste au bord du bois et contourne le conducteur pour passer dans son dos. Je ne sais pas s'il s'agit de mon chevreuil et ne demande pas à Laurent de lâcher Dudule. Raboliot donne de plus en plus de la voie et le conducteur nous demande de lâcher Dudule mais ce dernier ressort sur les traces de la grosse chevrette, nous le coupons et le rattachons. Nous le relâcherons et le rattraperons 2 fois mais le chevrillard qui revient sur ses pas court devant le chien et le conducteur finira par renoncer. Il ressort du bois avec le visage en sang à cause des ronces et la veste rougie par le sang du chevreuil déposé sur les ronces.

Je ne pense pas qu'il survive à ma flèche et suis vraiment très surpris qu'il perde autant de sang après plus de 3 heures qui nous séparent du moment du tir. Cette flèche me laisse un goût amer.

 

Alex

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 20:55

Ce soir, Laurent est venu pour chasser quelques jours et je décide de l'amener chasser sur Labéjan, nous partons assez tôt car je veux lui montrer un poste dans lequel je crois beaucoup. En arrivant, je me gare sous la digue du lac puis nous le longeons pour rejoindre le passage busé en direction du chaume de maïs. Alors que nous longeons le bois, Laurent, en se retournant, aperçoit un chevreuil qui sort du couvert et nous passe à 70 mètres dans le dos. Je laisse Laurent près de son poste en lui expliquant où se placer puis je retourne vers la voiture, décidé à passer la soirée au bois du Turc mais en chemin, je change d'avis et décide de rester chasser sur le secteur. Laurent va rester posté et en restant assez loin, je ne le dérangerai pas.

Je retraverse le passage busé puis longe le ruisseau qui borde le grand bois en direction d'un chemin forestier qui passe sous une coupe où j'ai régulièrement vu des chevreuils. J'y ai filmé une chevrette cet été

et je sens bien ce poste ce soir. Les sangliers ont retourné le bord de la bande enherbée. Un peu plus loin se trouve un petit bois en long qui remonte sur le coteau et où paissent souvent les chevreuils mais ce soir rien ne bouge. Je traverse une grosse haie en prolongement du bois qui rejoint le grand bois, traverse un petit pré et saute la clôture électrique pour biaiser à travers un semé vers la bordure du bois. Ici les sangliers ont tout retourné sur 10 à 20 mètres de large le long du bois !

Je rattrape un peu plus loin le chemin forestier qui remonte vers la coupe. La semaine dernière un gros brocard est sorti du bois dans le secteur et m'a vite repéré pour faire demi-tour. Je décide de tenter de me poster dans le bois, près de la coupe. Je m'avance doucement par un passage girobroyé et rattrape une grosse coulée couverte de boue sèche par les sangliers. Je cherche un peu un poste adéquat et finis par me placer derrière un bouquet d'arbres. Le vent est bon, l'attente commence. Au bout d'un moment que seul le chant des oiseaux est venu troubler, je décide de tenter quelques appels de Butollo, la saison favorable pour l'appel des chevrettes devrait bientôt commencer. Rien ne bouge, je laisse passer encore un moment puis retente ma chance sans trop insister puis un moment passe et je tente encore mais c'est le calme plat.

Je décide de quitter mon poste et de revenir vers le bosquet en long. De loin, j'aperçois 2 chevreuils qui reviennent vers le bois en haut du coteau au travers d'une friche. Un troisième chevreuil s'éloigne du bois et descend vers une haie qui sépare la friche d'un champ semé. Je décide de tenter une approche, je me faufile vers une grosse haie qui borde le bas de la friche et la longe vers le champ semé puis contourne un petit lac entouré de bois pour remonter vers la haie qui borde la gauche de la friche mais les chevreuils ont disparu. Je remonte doucement vers le sommet du coteau et rattrape la bordure du bois. Pas un bruit, les chevreuils se sont volatilisés. Je m'avance doucement en sous-bois par les grosses coulées pour rester silencieux et tente quelques appels de Buttolo sans succès. Je descends un peu et passe devant une zone de terriers qui semblent bien fréquentés puis je longe à mi-pente dans le bois par un grosse coulée en essayant de rester silencieux et je m'arrête souvent pour observer mais rien ne bouge à part quelques merles.

Je ressors au bout du bois en essayant de ne pas faire trop de bruit mais il me faut passer une zone de branchages secs. Je sors au-dessus du bois sur le pré puis contourne le bout du bois pour repartir vers le lac quand en tournant la tête à gauche, j'aperçois un chevreuil qui sort du bois et s'avance doucement en broutant pour remonter le talus du pré. Je suis à découvert sur le pré.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Je tente de me dissimuler en reculant un maximum, jusqu'à ce que le chevreuil disparaisse derrière le relief du champ. Il semble qu'il ne m'ait pas vu. Je ne le vois plus et je remonte le talus du pré pour récupérer une cassure dans la pente bordée de touffes de ronces qui me permettront peut-être de faire une approche et de passer au-dessus du chevreuil sans qu'il ne me voit.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Je commence mon approche en longeant au-dessus touffes de ronces espacées mais le chevreuil avance trop vite et il passe la cassure pour se mettre à brouter au-dessus dans le pré alors que j'arrive juste à la dernière touffe de ronces. Je me positionne rapidement à genoux, au ras des ronces et me fige. C'est un brocard. Je suis en très mauvaise posture pour terminer mon approche, le prochain petit buisson est à au moins 30 mètres et je suis à découvert. Le brocard broute tranquillement et relève la tête de temps en temps quand, tout à coup, il regarde vers moi. "Il va me voir"... Le brocard se remet à manger comme si de rien n'était.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Comment faire ? Tout à coup, le brocard me tourne le dos, je vais tenter une approche en passant sous la cassure qui n'est pas bien haute mais en descendant assez et en avançant voûté par tranches de quelques mètres en surveillant la brocard du coin de l’œil, je parviens à rejoindre le petit buisson et me redresse derrière ce dernier pour observer le brocard qui n'est plus qu'à 25 mètres environ, sur ma gauche.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Il est encore un peu trop loin pour moi, mais il se décide à bouger et biaise pour venir passer en face de moi. Il se rapproche doucement en s'arrêtant pour manger. Petit à petit, il comble les mètres qui me manquaient. 15 mètres, au pas, j'arme mon arc alors que son attention est ailleurs. Je pense le voir se rapprocher encore mais il oblique un peu et s'éloigne doucement pour s'arrêter à environ 17 mètres pour brouter. Je prends la visée mais hésite un peu, ce n'est pas ma distance de prédilection, le terrain remonte un peu... Je prends tout de même la décision de tirer. Mon viseur se cale sur son coffre, je décoche.

Je ne vois pas l'impact mais l'entends clairement sans pouvoir vraiment identifier mon atteinte. Le brocard démarre et revient vers le bois pour s'arrêter 40 mètres plus loin. Il se fige sur ses 4 pattes très écartées et se met à trembler, son cou décrit des cercles et je m'attends à le voir tomber d'un moment à l'autre. Sa respiration est difficile et il émet des râles très sonores. Je pense à une flèche de poumons mais le temps passe et le chevreuil reste sur place sans vouloir se coucher et la nuit tombe doucement. Je reste immobile à genoux et attends. J'ai rendez-vous avec Laurent à la voiture à la nuit et je décide de lui envoyer un SMS pour l'avertir de la situation. La lumière du portable m'éblouit un peu et au moment où je le range, je n'arrive plus à voir le chevreuil dans la pénombre. Il est tombé ou s'est enfuit ?

Je me redresse et me rapproche doucement du dernier endroit où je l'ai vu mais il n'y est plus. Il fait nuit et ma visibilité est très réduite. J'aperçois tout de même une masse sombre un peu plus loin. Je me fige et force mes yeux. C'est mon brocard, il s'est couché 15 mètres plus bas et fait toujours des cercles avec sa tête. Il me tourne le dos. Je tente une approche, très très lentement, à découvert, je gagne des mètres pour tenter une flèche d'achèvement. 10 mètres, j'arme mon arc mais il fait nuit noire et impossible de prendre la visée, j'avance encore un peu, 8 mètres, toujours impossible d'aligner la visée, 6 mètres, je prends la visée au jugé mais le chevreuil se relève et détale sur 15 mètres pour se recoucher en râlant à quelques mètres de la bordure du bois.

Je change de technique, je descends contre le bois et le longe doucement. Arrivé à 5 mètres du chevreuil, j'arme doucement et lui décoche une flèche au jugé. Le chevreuil se redresse et file vers le bois ou je le perds de vue mais entends sa chute puis ses derniers soubresauts dans les ronces. Je me rapproche doucement à la lueur de ma lampe et le retrouve à 10 mètres environ de mon dernier tir, mort au bord du bois.

Ma première flèche rentre en fait dans le cou, 15 cm sous la tête et ressort entre les mandibules inférieures d'où cette difficulté à respirer. Ma seconde flèche rentre dans le cuissot et s'arrête dans l'épaule. Je mets le bracelet et charge le chevreuil sur mon dos pour retourner à la voiture. Je reviendrai demain chercher ma flèche.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Le lendemain matin, je laisse Laurent et Christophe venu chassé aujourd'hui sur leurs lieu de chasse et pars chercher ma flèche. Je la retrouve rapidement fichée au sol.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

La piste de sang est presque inexistante jusqu'au premier arrête du chevreuil ou ses mouvements de tête ont dessiné un 8 au sol.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Et du premier au second arrête, je ne trouve pas non plus de sang, par contre la seconde reposée et bien marquée. 

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Toujours pas de sang avant la troisième reposée qui elle est peu marquée. 

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

C'est une mauvaise flèche qui se termine bien pour moi, j'ai eu pas mal de chance.

Alex

 

Trophée :

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011
Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Atteinte :

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 19:32

Hier soir en sortant du boulot, je pars pour mon territoire de chasse au sanglier sur Traversères. Je me change sur place près de la ferme où je viens de me garer puis je pars vers la zone clôturée de la LPO pour tenter d'apercevoir les sangliers par-dessus le grillage et savoir où me poster en bordure pour les attendre. Le vent est fort ce soir et en sens inverse de d'habitude. Les sangliers ne sont pas encore dehors et je décide d'aller faire un petit tour avec mon Butollo pour voir s'il marche en ce moment. C'est un secteur où je ne chasse pas le chevreuil, il n'y a donc pas vraiment de risque à essayer le Butollo ici.

Je me poste régulièrement en bordure du chemin de crête sans arriver à faire venir le moindre chevreuil. Un chevreuil qui a dû me sentir ou m'entendre déguerpit en aboyant vers le penchant d'en face sans que je puisse l'apercevoir à travers bois. Un peu plus loin, un autre détale du fond d'une combe enherbée. Bon cette fois, je me suis assez amusé, je vais passer aux choses sérieuses. Je décide d'aller me poster dans un penchant de chênes clairsemés en dessous d'un talus abrupt, sous une zone d'herbes sèches et de genêts.

Je me positionne face au vent contre un chêne au milieu de quelques genets rabougris. L'attente ne sera pas longue, alors que je balaye le paysage des yeux, un mouvement attire mon attention dans la friche au-dessus de moi à environ 50 mètres. Une bête rousse hume l'air, le nez au vent. J'attrape mon appareil photo quand 4 autres bêtes rousses arrivent. Je commence à les filmer.

Les petits sangliers se déplacent nez au sol et s'éparpillent dans la friche quand, tout à coup, l'un d'eux décide de venir droit sur moi. J'éteins mon appareil photo et le range pour reprendre mon arc.

Les sangliers se déplacent en louvoyant dans la végétation et en cherchant leur nourriture au sol. 3 d'entre eux viennent vers les genets au-dessus de moi où je les perds de vue, 2 autres font demi-tour pour fouiller le sol au pied d'un gros chêne. Je surveille immobile tout ce petit monde. Un des petits sangliers réapparaît furtivement au-dessus de moi et disparaît à nouveau. Un gros sanglier fait son apparition à 60 mètres environ et rentre dans le fourré en grognant. Les petits les plus éloignés se chamaillent et couinent. Au-dessus de moi la végétation craque par moment mais je ne vois toujours rien. Les bêtes rousses les plus éloignées semblent vouloir descendre sur une coulée qui passe en dessous de moi puis se ravisent et remontent dans la friche en s'éloignant. D'autres sangliers s'agitent et couinent dans les fourrés.

Tout à coup, un mouvement attire mon attention à 10 mètres au-dessus de moi, 2 sangliers fouillent le sol face à moi et se rapprochent doucement entre les genets. Mon cœur se met à taper de plus en plus fort dans ma poitrine. Ils se rapprochent, s'éloigne un peu, se rapprochent à nouveau, disparaissent derrière les genets, réapparaissent... une autre bête rousse biaise du fourré vers ses 2 compères et je surveille alternativement les 3 sangliers en espérant avoir mon occasion de tir. Le temps passe et la pression monte. J'ai maintenant 3 sangliers à moins de 10 mètres mais je n'ai toujours pas pu en flécher un. Tout à coup, l'un d'eux se sépare du groupe et se présente au-dessus de moi, plein travers à 8 mètres. J'arme mon arc, prends le temps de viser alors que le sanglier s'immobilise et décoche.

Ma flèche disparaît dans le sanglier derrière son coude, il fait un virage à 90° et fonce droit vers moi sans comprendre ce qui vient de lui arriver, presque immédiatement, il vacille et perd l'équilibre mais il fonce toujours droit sur moi et il va me falloir me pousser si je ne veux pas le prendre dans la figure. En arrivant au sommet du talus, à moins de 2 mètres de mon visage, le sanglier s'effondre sur ses antérieurs et roule au pied du talus, je me décale de 2 mètres pour le laisser tomber à mes pieds ou il s'immobilise rapidement après quelques spasmes.

Une belle soirée sanglier à Traversères, 26 octobre 2011

Ses compères qui n'ont pas vraiment compris ce qui vient de se passer se figent un moment puis se débinent doucement dans les genets, en s’arrêtant régulièrement pour tendre les écoutes et le nez au vent, pour rejoindre les fourrés. J'attends un peu dans le calme puis les sangliers se mettent à chahuter comme si de rien n'était. Je reste poster un moment au cas où mais je décide finalement d'en rester là. Je pars chercher ma flèche qui restera introuvable puis je rentre à la voiture avec mon petit mâle. Ma flèche est passée au-dessus du cœur et prend les 2 poumons.

Une belle soirée sanglier à Traversères, 26 octobre 2011

Alex

 

Atteinte :

Une belle soirée sanglier à Traversères, 26 octobre 2011

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, rarement le télémètre)... souvent juste mon arc, mon couteau et mon appareil photo, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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