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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 15:17

Hier soir, Vincent et Cyril sont arrivés vers minuit pour filmer mes approches au chevreuil pour réaliser un nouveau DVD sur la chasse à l'arc. Après avoir discuté un bon moment de chasse, nous décidons tout de même d'aller nous coucher car demain il faut se lever de bonne heure pour aller chasser car le territoire est à 40 min de route.

5 heures, le réveil sonne, nous nous préparons rapidement mais pas assez, nous décollons de chez moi vers 5h20 et arrivons sur place alors que le jour se lève déjà vers 6 heures passées. Je quitte la route et me gare au départ d'un chemin de terre près d'une ferme. J'ai décidé de chasser  une zone vallonnée au-dessus de l'Osse qui se compose de parcelles de vignes, de blé, d'avoine, de tournesol, de petits bosquets entre coupés de haies. Une zone propice à l'approche que j'ai déjà prospectée cette saison et où j'ai connaissance de plusieurs brocards.

Nous partons en longeant un chemin de terre qui poursuit la route de Justian jusqu'en dessous du village de Roques. Nous avançons doucement, je jette un coup d’œil à chaque coin de haie sur les différentes parcelles mais pas de chevreuil pour le moment, le vent est bon, face à nous. Vincent et Cyril me suivent. J'ai repéré un jeune brocard sur une parcelle de blé au-dessus d'un champ d'avoine il y a quelques jours et pense le revoir dans le secteur ce matin. Nous quittons donc le chemin principal pour un autre chemin de terre qui remonte entre la parcelle d'Avoine sur la gauche et une parcelle de blé sur la droite. La hauteur de la végétation ne permet pas de voir un chevreuil. Le chemin tourne à gauche et longe maintenant une prairie sur la droite puis un bosquet à droite et la parcelle de blé sur la gauche. Je surveille la parcelle de céréale au travers de quelques gros chênes espacés quand j'aperçois une tête qui dépasse de la végétation à un peu moins de 100 mètres. Je la montre à Vincent et Cyril. Je pense d'abord à une chevrette mais identifie ensuite le jeune brocard vu samedi dernier.

Je vais tenter l'approche. Cyril va rester en arrière sur le chemin de terre alors que Vincent va me suivre. Quelque chose vient de démarrer près de brocard et revient vers un petit bouquet d'arbres devant moi le long du chemin. Je pense tout d'abord à une chevrette mais au moment où l'animal ressort du bouquet d'arbres, je m'aperçois qu'il s'agit d'un gros lièvre. Il vient s'arrêter à quelques mètres devant moi et s'assoit pour observer un moment. Le brocard regarde vers nous puis se remet à manger. J'en profite pour commencer l'approche, j'avance à 4 pattes, pour ne pas dépasser du blé, en direction du bouquet d'arbres, tout en surveillant par moment le brocard qui ne semble pas avoir compris ce qui se trame. Le lièvre me repère et déguerpit, Vincent me suit.

Je me redresse en passant derrière le bouquet d'arbres puis avance debout car le relief du terrain me cache le chevreuil. Nous longeons par un passage de tracteur à quelques mètres de la bordure du blé tout en surveillant les rangs de vigne sur ma droite puis traversons un peu plus loin, en direction de l'avoine, une bande étroite de la parcelle en L. Arrivés à l'angle de l'avoine nous commençons à longer tout doucement par un passage de tracteur et je tente de repérer le brocard que j'ai estimé au départ au niveau du 3ième passage de de tracteur perpendiculaire à notre progression mais je n'arrive pas à le voir. Vincent est en face, toujours au bord du chemin. Tout à coup, j'aperçois le chevreuil qui s'est débiné jusqu'à la bordure du blé. Il disparaît en 2 bons derrière une haie de chêne qui sépare le blé de l'avoine. Il m'a eu.

Nous revenons vers la vigne alors que Cyril nous rejoint. Nous longeons la vigne pour arriver à l'angle de la parcelle suivie par une parcelle d'avoine. Je scrute la surface des champs quand, au loin, j'aperçois la tête d'un brocard qui avance dans un blé à 300 mètres environ. Il se dirige vers un petit bosquet au milieu des blés. Il me faut faire vite pour l'intercepter. Je descends avec Vincent par la bordure de l'avoine par un passage de tracteur perdant rapidement de vue le chevreuil et rejoints le blé en contre bas que nous traversons en direction du ruisseau qui marque le fond de la combe mais des aboiements retentissent et je perds rapidement de vue mon brocard sur lequel je viens de poser les yeux. Quelques bons plus tard, il ne réapparaîtra pas, il remontait vers le sommet du coteau. Je décide de ne pas tenter l'approche et nous remontons vers la route qui passe en crête. Nous appelons Cyril et l'attendons un peu car nous l'avons semé dans l'approche rapide.

Au lieu de traverser la route, je décide de contourner par la gauche une résidence secondaire qui termine la voie goudronnée. Nous sortons d'une parcelle de blé pour en longer une autre. Pas de chevreuil en vue dans le secteur. Arrivé à l'angle de la parcelle, nous débouchons sur un semé de tournesol qui s'étend devant nous et revient en arrière pour longer le blé sur notre gauche et un bois tout en long. Au coin bas du blé, j'aperçois un animal qui avance doucement en bordure du tournesol masqué partiellement par les céréales et pense d'abord à un chevreuil avant de comprendre rapidement qu'il s'agit d'un lièvre.

Nous redescendons en longeant un blé sur la droite et un semé de tournesol sur la gauche pour rejoindre un passage busé au fond de la combe qui traverse un ru pris dans une haie épaisse. Pas de chevreuil en vue de l'autre côté de la haie. Nous la suivons pour remonter vers les vignes puis la route de crête. Nous traversons ensuite la route pour nous diriger vers une autre parcelle de blé. Arrivé au bord des céréales, je scrute la surface des épis sans rien voir. J'ai connaissance d'un joli 6 pointes un peu plus loin, il se tient habituellement dans une petite friche herbeuse entre un grand bois à gauche et un petit bosquet bordant le champ de blé à droite.

Nous longeons le blé en direction de la bordure du bois puis le longeons en direction de la friche. Cyril me propose de passer à droite dans le blé mais je lui explique qu'il ne pourra pas suivre la chasse et il m'annonce qu'il va donc nous suivre. En arrivant dans la friche, je commence à avancer doucement car la dernière fois je me suis fait surprendre par le brocard que je n'avais pas vu. Je ne me préoccupe pas des caméramans et fais ma chasse. Alors que nous avons parcouru les 3/4 de la friche, un bruit dans la bande boisée de droite m'arrête net. Un merle décolle puis le bruit reprend et je comprends vite. Je me prépare à armer. Les branchages se mettent à bouger. J'arme mon arc. Un beau 6 pointes surgit dans la friche et passe au pas à 6 ou 7 mètres devant moi. Je le suis avec mon arc armé en pivotant doucement attendant qu'il s'arrête. Mon doigt est déjà sur le décocheur quand, inexplicablement, j'appuie sur la détente alors que mon viseur est aligné avec le poitrail mais trop en dessous. Ma flèche par bien alignée avec les poumons mais je passe à plus de 60 cm sous le chevreuil qui rentre au bois et commence à protester en aboyant. Je ne comprends pas moi-même ce que j'ai fait, c'était un cadeau !

Je me retourne vers Vincent en me disant que pour une première prise ça commençait bien mais ce dernier m'annonce alors qu'il n'a pas eu le temps d'allumer la caméra et que cette scène culte ne fera donc pas partie du DVD. Cyril n'est pas derrière nous. Nous cherchons un moment ma flèche dans les hautes herbes et c'est Vincent qui finit par la trouver grâce à l'encoche lumineuse montée pour filmer les tirs en luminosité faible. Cyril finit par nous rejoindre en contournant la bande boisée, il était finalement passé de l'autre côté et c'est lui qui nous a envoyé le brocard que je viens de manquer.

Nous avançons en direction du blé et nous dirigeons vers un passage de tracteur qui longe à environ 15 à 20 mètres de la lisière du bois quand 2 chevrillards surgissent du bois et s'éloignent en bondissant. Nous avançons tranquillement en les regardant et en discutant un peu quand un brocard se lève à 20 mètres devant moi et rentre rapidement au bois. Il était couché dans le passage de tracteur et vient de me rappeler qu'il faut toujours rester vigilant. Je reprends ma progression en essayant de me reconcentrer quand Cyril m'annonce qu'il vient de voir passer un chevreuil plus loin dans le blé. Nous progressons doucement mais nous ne verrons pas ce chevreuil qui est certainement rentré à couvert dans une grosse haie.

Nous quittons le blé pour longer des parcelles de vigne pour aller prospecter une autre zone de blé plus loin. Ma concentration a bien baissée et nous discutons quand Cyril nous interpelle. Nous stoppons net, un brocard couché contre un rang de vigne nous observe un court instant avant de se lever et de partir à grands bons vers le bois. La température monte vite et les chevreuils ne sont pas au rendez-vous, nous rentrons. Un dernier petit brocard nous démarre dans un tournesol à l'ombre d'un bois alors que nous rentrons par le chemin de terre qui revient vers la voiture. Après une petite visite chez le président pour faire les présentations, nous rentrons pour manger et nous reposer un peu avant de repartir en chasse pour le coup du soir.

 

Ce soir, le vent fort s'est levé, l'orage menace, c'est un temps idéal pour l'approche. Je décide de tenter un secteur où j'ai rencontré de beaux brocards l'an dernier près de Roques. Nous nous garons près du village vers 20 heures puis nous partons en longeant la route pour rattraper un chemin de terre qui, passant devant une belle résidence secondaire, nous conduit dans une friche au-dessus d'un bois de sapin. Pas de chevreuil dans le secteur, nous rejoignons la bordure d'un champ de tournesol et commençons à le longer quant Cyril aperçois une chevrette qui vient de surgir de la culture. Elle s'éloigne rapidement en direction d'une parcelle de blé et des vignes où nous la perdons de vue.

Un peu plus loin nous quittons la bordure des tournesols pour traverser la haie sur notre droite et longer sur la bande enherbée entre une vigne et le bois de sapins. Quelques lapins de garennes rentrent à couvert. Le secteur semble calme ce soir. Le bois sur la gauche fait place à une grosse haie qui surplombe un grand champ de blé. Au niveau d'une trouée, je m'avance un peu mais pas le moindre chevreuil. Je fais demi-tour et nous reprenons notre progression le long de la haie pour déboucher un peu plus loin sur un champ de colza attenant au blé. Nous avançons entre les 2 parcelles sur des passages très fréquentés par les sangliers qui ont couché la végétation de leurs allés-venues. La végétation est trop haute pour espérer voir un chevreuil.

Nous débouchons ensuite sur une prairie entourée par un bois en forme de U mais toujours rien puis nous descendons vers un champ de tournesol. Au coin du bois nous décidons de nous séparer. Cyril va passer sur le haut du champ alors que je vais longer entre le bois et le tournesol avec Vincent. Les sangliers se baugent régulièrement au bord d'un fossé perpendiculaire au bois. Des coulées boueuses s'éloignent de la souille. Nous avançons doucement mais pas de chevreuil en vue. Je décide d'aller voir un blé sur la gauche et nous montons sur la crête du champ pour avoir le plus de vue possible mais toujours rien. En redescendant sur la gauche d'une haie qui sépare le tournesol du blé quand le bruit d'un chevreuil qui démarre me fait stopper net. Il vient de se lever juste à côté de nous mais de l'autre côté de la haie. Sa course fait claquer les feuilles de tournesol. Nous nous décalons rapidement et l'apercevons qui traverse la route.

C'est une chevrette, elle remonte dans la friche du penchant face à nous puis s'arrête à mi-pente entre 2 arbres pour nous regarder un moment avant de repartir pour disparaître un peu plus haut. Cyril nous rejoint sur la route.  Nous remontons dans une bande de pré non fauchée entre 2 bandes boisées puis remontons à gauche au-dessus du penchant boisé pour longer un champ de tournesol, vent de face, en direction d'une petite parcelle plantée de sapins où, l'an dernier, j'ai repéré un très beau brocard qui n'est pas, à ma connaissance, tombé lors des battues.

Nous longeons doucement les tournesols quand j'aperçois un brocard qui s'avance en traversant une haie de sapin qui borde les tournesols. Je me fige et m'accroupis contre les tournesols en espérant que Vincent et Cyril arrivent à se cacher un peu eux aussi. J'attends un moment en calculant mon approche. Le brocard regarde un moment vers nous puis se remet en marche. Il avance dans notre direction puis bifurque pour disparaître entre les sapins. Je décide d'en profiter pour tenter une approche. J'avance dans l'alignement des sapins, contant sur eux pour masquer ma progression, mais rapidement le brocard réapparaît à gauche des sapins sur la bande enherbée. Je m'accroupis rapidement contre le tournesol. Le brocard regarde vers nous. Cyril est resté en arrière et filme mais Vincent est juste derrière moi.

Il reste un moment immobile plein travers puis courbe son cou pour se lécher l'épaule opposée me laissant une fraction de seconde pour réagir. Je rentre dans le tournesol rapidement et Vincent m'imite. Nous attendons un peu puis je commence mon approche au milieu des tournesols. Les sapins masquent ma progression et le vent fort estompe les bruissements des grosses feuilles rappeuses. Je distingue le chevreuil au travers des branchages des sapins et crains qu'il n'en soit de même pour lui. Il s'arrête régulièrement mais avance toujours à notre rencontre. Petit à petit, j'arrive à me caler en face d'un espace entre 2 sapins.

Le brocard arrive, j'arme mon arc mais il s'arrête un moment et je décide de désarmer car mon cœur s'emballe comme rarement, peut-être à cause de la camera toute proche. Je souffle et tente de me calmer mais rapidement, le brocard reprend sa marche. Je réarme, pas à pas, il se dirige vers ma fenêtre de tir. J'aligne mon viseur sur la position estimée de l'arrivée de son poitrail. Mon cœur tape toujours aussi fort. Le brocard s'avance et passe son poitrail dans le rond de mon viseur. La visée se cale derrière son épaule, il est à 8 ou 9 mètres, je décoche.

Le brocard, qui au même moment a tourné la tête vers moi, a vu le mouvement de ma décoche et démarre instantanément. Ma flèche, qui aurait dû traverser les 2 poumons, heurte l'omoplate dans un craquement bien audible et le chevreuil finit son demi-tour avec ma flèche restée en travers de son corps et disparaît rapidement derrière les sapins. Je l'aperçois tout de même sauter dans le penchant boisée 15 à 20 mètres plus loin puis le calme revient. Je pense tout de même mon atteinte bonne, elle est 3/4 face mais rentre dans l'épaule (poumon/foie) et me retourne vers Vincent en esquissant un petit sourire tout en retirant ma cagoule. Nous sortons du tournesol pour discuter un peu à voix basse alors que Cyril nous rejoint.

Après avoir attendu un bon quart d'heure, nous attaquons la recherche. Il n'y a pas de sang sur le lieu du tir et je retrouve les premières gouttes à l'endroit où le chevreuil rentre au bois sur quelques herbes hautes. Des ronces retournées et quelques grosses gouttes de sang me donnent la direction de fuite sur quelques mètres. Je suis les indices mais, très rapidement, je ne trouve plus de sang. Cyril retrouve ma flèche à laquelle il manque la partie empennée. Elle est couverte de sang qui semble sale. J'insiste, le nez au sol, près de la flèche et trouve un minuscule bout de chair et un petite goutte de contenu stomacal. Nous cherchons un moment sur quelques mètres, Cyril retrouve l'autre partie de ma flèche mais l'obscurité croissante et le manque de sang me décident à abandonner là la recherche pour éviter de polluer la piste de sang. Je crains de retrouver mon chevreuil dévoré par quelques renards, blaireaux ou sangliers mais je n'ai pas le choix, il faut attendre demain, je ne veux pas prendre le risque de relever l'animal.

J'appelle le conducteur de chien de sang qui me propose de me prêter son chien demain matin. De retour chez moi, nous regardons le film sur la caméra et constatons que ma flèche ressort dans le cuissot opposé. La nuit va être courte et agitée. Le lendemain matin nous passons chercher Raboliot et retournons sur les lieux du tir. Je mets Raboliot sur l'entrée au bois mais ce dernier refuse de prendre le sang et se met à chercher en longeant le haut du bois. Je lui montre le sang qui a séché mais toujours rien. Nous descendons à ma flèche laissée plantée au sol mais Raboliot ne prend pas le sang, il suit une coulée qui longe au milieu de la bande de bois et revient vers la voiture. Je le laisse un peu faire mais comprends vite qu'il est dans l'erreur : "Le sang Raboliot, le sang...". Je lui fais faire demi-tour et insiste au tour de ma flèche quand Raboliot prend cette fois la direction de la seconde partie de flèche. Je reprends confiance. Il se dirige vers la bordure du bois puis bifurque à droite et prends une grosse coulée. Je ne vois pas de sang mais je le laisse faire. Je le suis à quatre pattes dans les épines et alors que je me redresse dans une partie dégagée, j'aperçois mon chevreuil mort un peu plus bas. "Il est Là". Raboliot veut continuer tout droit. Je le fais un peu insister sur le secteur et il finit par repérer l'odeur du chevreuil qu'il descend piller un peu.

Mes invités me rejoignent, nous descendons vers l'animal dont un cuissot a été dévoré autour du trou de sortie de ma flèche. Une forte odeur de renard règne dans le secteur. Nous apposons le bracelet avant que je charge le brocard sur mon épaule pour remonter sur la bande enherbée et revenir vers la voiture. Mon brocard n'a pas fait 40 mètres dans sa fuite, un poumon, le foie et la panse ont été touchés.

Après avoir attendu un bon quart d'heure, nous attaquons la recherche. Il n'y a pas de sang sur le lieu du tir et je retrouve les premières gouttes à l'endroit où le chevreuil rentre au bois sur quelques herbes hautes. Des ronces retournées et quelques grosses gouttes de sang me donnent la direction de fuite sur quelques mètres. Je suis les indices mais, très rapidement, je ne trouve plus de sang. Cyril retrouve ma flèche à laquelle il manque la partie empennée. Elle est couverte de sang qui semble sale. J'insiste, le nez au sol, près de la flèche et trouve un minuscule bout de chair et un petite goutte de contenu stomacal. Nous cherchons un moment sur quelques mètres, Cyril retrouve l'autre partie de ma flèche mais l'obscurité croissante et le manque de sang me décident à abandonner là la recherche pour éviter de polluer la piste de sang. Je crains de retrouver mon chevreuil dévoré par quelques renards, blaireaux ou sangliers mais je n'ai pas le choix, il faut attendre demain, je ne veux pas prendre le risque de relever l'animal.

J'appelle le conducteur de chien de sang qui me propose de me prêter son chien demain matin. De retour chez moi, nous regardons le film sur la caméra et constatons que ma flèche ressort dans le cuissot opposé. La nuit va être courte et agitée. Le lendemain matin nous passons chercher Raboliot et retournons sur les lieux du tir. Je mets Raboliot sur l'entrée au bois mais ce dernier refuse de prendre le sang et se met à chercher en longeant le haut du bois. Je lui montre le sang qui a séché mais toujours rien. Nous descendons à ma flèche laissée plantée au sol mais Raboliot ne prend pas le sang, il suit une coulée qui longe au milieu de la bande de bois et revient vers la voiture. Je le laisse un peu faire mais comprends vite qu'il est dans l'erreur : "Le sang Raboliot, le sang...". Je lui fais faire demi-tour et insiste au tour de ma flèche quand Raboliot prend cette fois la direction de la seconde partie de flèche. Je reprends confiance. Il se dirige vers la bordure du bois puis bifurque à droite et prends une grosse coulée. Je ne vois pas de sang mais je le laisse faire. Je le suis à quatre pattes dans les épines et alors que je me redresse dans une partie dégagée, j'aperçois mon chevreuil mort un peu plus bas. "Il est Là". Raboliot veut continuer tout droit. Je le fais un peu insister sur le secteur et il finit par repérer l'odeur du chevreuil qu'il descend piller un peu.

Mes invités me rejoignent, nous descendons vers l'animal dont un cuissot a été dévoré autour du trou de sortie de ma flèche. Une forte odeur de renard règne dans le secteur. Nous apposons le bracelet avant que je charge le brocard sur mon épaule pour remonter sur la bande enherbée et revenir vers la voiture. Mon brocard n'a pas fait 40 mètres dans sa fuite, un poumon, le foie et la panse ont été touchés.

Une sortie suivie par les caméras de Frère Loup, 16 et 17 juin 2012

Vous pourrez voir la vidéo de cette chasse dans le volume 2 de Passion chasse à l'arc à paraître mi-décembre.

Une sortie suivie par les caméras de Frère Loup, 16 et 17 juin 2012

Alex

 

Trophée :

Une sortie suivie par les caméras de Frère Loup, 16 et 17 juin 2012

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commentaires

cyril 18/06/2012 22:17

et voila ta notoriété grandissante t'ouvre de nouvelle oportunite
vivement la diffusion
a quand le TEAM HOYT
perso j'ai essayer de les contacte pour leur propose de te sponsoriser
mais il n'y a pas de lien de contact chez hoyt usa

Pat 18/06/2012 20:19

Bon ... y vient ce récit ???? ;-)

Vincent 18/06/2012 16:42

Super ca, vite le recit et la video!! Bravo

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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