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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 14:20

Ce matin, le réveil a sonné à 6 heures, je me prépare et pars pour Labéjan. Je me gare sous la digue du lac et me prépare alors que la luminosité croit doucement.

Je pars en longeant doucement le lac sur la droite en suivant le maïs. Les ragondins ont sévi cette nuit, des coques rongées de frais et des feuilles de maïs jonchent la bande enherbée. 2 canards décollent non loin sans que je ne puisse réellement les distinguer. Plus loin, 3 autres décollent. Un peu plus loin je longe derrière une bande d’arbres, un cancanement se fait entendre, il est tout près mais impossible de voir le canard. Je dépasse les arbres en cherchant à localiser le canard mais je suis repéré immédiatement. Encore 3 canards qui décollent.

J’arrive au bout du lac, plusieurs poules d’eau sortent du bois et se mettent l’eau, un gros ragondin s’éloigne en nageant au milieu du lac. J’attends un peu d’y voir plus clair mais le ragondin a disparu. Je décide d’aller faire un tour de repérage pour l’ouverture. Je remonte le ruisseau d’alimentation alors que quelques colverts fendent l’air au-dessus de ma tête pour se poser sur le lac.

Je passe le passage busé puis longe le ruisseau par l’autre rive jusqu’au bord du bois que je longe par la bande enherbée du champ de maïs sur ma gauche. Un groupe de gaie donne de la voix au loin. Dans un léger virage un mouvement attire mon regard sur la bande enherbée, c’est en fait une buse qui se débat avec sa prise et qui décolle en me voyant. Rien en vue jusqu’au coin du bois, je poursuis jusqu’au coin du maïs puis continue tout droit en traversant un chôme de colza retourné jusqu’à un chemin de terre qui longe en crête du coteau.

De nombreuses traces de blaireaux et de renards ont marqué la poussière du chemin. Je longe le chemin avec le vent de face puis le qui pour longer, à travers champ, une luzerne puis un petit bosquet et redescendre pour rattraper la bordure du bois. De petits passereaux s’envolent de la luzerne par 3 ou 4. Arrivé au coin du bosquet, j’aperçois, dans la luzerne d’en face, un chevreuil qui longe en direction du coin du bois. Plus haut, 2 autres chevreuils broutent tranquillement. J’avance doucement pour essayer de ne pas les déranger mais le brocard qui vient de se séparer de la chevrette et qui avance sur la crête à 300 mètres se tourne brusquement vers moi et me fixe. Je me fige, il regarde vers la chevrette puis me fixe à nouveau, se lèche l’épaule, me fixe encore un instant puis se remet en marche. Je tente d’avancer encore un peu mais il se fige à nouveau puis bifurque en remontant pour passer derrière la crête.

J’avance jusqu’au fossé du fond de combe, la chevrette me regarde immobile. Je me fige, elle se remet à manger, j’avance un peu, elle me fixe à nouveau. La situation se répète 2 ou «  fois puis je décide d’avancer et elle détale pour passer elle aussi la crête. L’autre chevreuil a disparu. Je saute le fossé e me rapproche de l’angle du bois. Des craquements se font entendre, c’est certainement le chevreuil qui termine de rentrer dans le bois.

Je passe lentement le long du bois puis travers un second fossé perpendiculaire au premier. Je suis le bois qui tourne à angle droit et continue à longer le bois. Un peu plus loin, une silhouette rousse se faufile dans les herbes hautes. Un chevreuil ? Un renard ? C’est un renard, je suis à mauvais vent, il se fige et regarde vers moi, je me colle très lentement au bois et tente quelques cris de souris mais il reste de marbre. J’insiste. Au bout d’un moment un chevreuil démarre dans le bois, le renard tourne la tête en direction du bruit puis la retourne vers moi. Il finit par se remettre à muloter. Il avance doucement puis se lance et fait un grand bon pour se saisir d’une proie.

Je profite de son inattention pour me remettre en marche, j’avance très lentement en me collant au bois. Le renard se décale lentement vers la gauche ce qui le met petit à petit hors de portée de mes effluves portées par le vent qui souffle dans mon dos. A nouveau il fait un bon dans l’herbe haute puis passe derrière un arbre dont le feuillage le dissimule mais fait aussi écran pour me permettre d’arriver jusqu’à la clôture couverte de ronce. Je m’agenouille et retente des cris de souris. Le renard me fixe mais finit par s’éloigner en trottinant et passe derrière la crête du champ. Je tente de l’intercepter un peu plus loin.

En avançant, j’aperçois un second renard le long d’une bande de ronce à 400 mètres, à mi-pente du champ d’en face. Le premier renard ayant disparu, je décide de tenter une approche sur le second. Je longe la haie qui borde la friche d’herbes hautes jusqu’au passage qui la traverse. La haie traversée, sur ma gauche, j’aperçois à 50 mètres une chevrette et ses 2 petits. Je presse le pas pour passer à couvert derrière un petit bosquet mais je suis repéré et ils détalent.

Le relief du champ ma cache à la vue du renard, je remonte doucement vers la bande de ronce et m’agenouille juste derrière. Ce que j’avais identifié comme étant un renard est en fait un gros chat qui vient de se poster dans le chôme de blé au-dessus de moi. Je le laisse et reviens vers le lac. Je longe doucement le ruisseau quand 3 geais, visiblement dérangés plus loin, arrivent en criant droit sur moi et surpris font un brusque écart en me voyant.

En arrivant à la pointe du lac, je vais sortir de derrière le dernier arbre quand un mouvement attire mon attention. Une chevrette et un chevrillard broutent en bordure du bois. Je les observe. Un second chevrillard arrivent vers eux en courant puis regarde vers moi t repart aussitôt en courant pour passer derrière l’angle du bois. Les 2 autres chevreuils broutent tranquillement. Le chevrillard dans son ¼ d’heure folie revient au pas de course, rentre dans le bois, ressort, repars… La chevrette vient vers moi en longeant le bois alors que son chevrillard le plus calme part en sens inverse en broutant puis rentre dans le bois.

J’attends un peu, la chevrette disparaît derrière l’arbre derrière lequel je suis et je la perds de vue un moment. Au bout d’un moment je décide de me décaler un peu sur la gauche pour tenter de la voir mais elle me repère et rentre au bois.

Je retourne à la voiture. Deux chevreuils descendent des bois vers le maïs de l'autre côté de la route. En partant, une chevrette seule et une accompagnée de ses 2 chevrillards me regardent passer. Je décide d’aller chercher une flèche repérée lors d’une précédente sortie dans un lac à Clermont Pouyguilles. La baisse du lac me permet de la récupérer sans trop de difficulté, elle est plantée dans la vase à la verticale.

Juste avant de me garer, je coupe la route à une chevrette et son chevrillard qui s’apprêtaient à sauter la route. Ils font demi-tour et traverse le pré pour regagner le bois. Je descends au lac et doit me mettre à l’eau car ma gaffe télescopique est trop courte pour attraper la flèche. C’est donc les pieds mouillés que je remonte vers la voiture. Un chevreuil arrive sur ma gauche par le passage de canon d’un petit champ de maïs. Il fait demi-tour en me voyant.

Je rentre mais en route je décide d’aller faire un tour sur un lac à Durban où j’ai déjà vu le renard à cette heure-ci (10 heures).

Une belle sortie, 4 septembre

En arrivant, je me gare au bord de la route et aperçois le renard qui remonte du lac en courant pour regagner le bois en crête de coteau.

Je fais mine de ne pas m’y intéresser et me prépare lentement. Le renard ralentit puis s’arrête 40 mètres avant le bois puis se met à muloter ! Je pars en longeant une habitation qui me cache un peu, descends vers le lac, traverse le ruisseau d’alimentation à sec et commence à le longer pour arriver jusqu’à la clôture qui remonte vers la position espérée du renard.

Dans mon dos arrivent au grand galop un cheval et un poney qui commence à me suivre malgré mes tentatives pour les faire fuir. Je finis par passer la clôture électrique et remonte en longeant le grillage à mouton en direction du bois. J’arrive sans difficulté à 50 mètres du renard qui s’est couché dans l’herbe et qui me tourne le dos. Je m’agenouille, l’observe un instant puis tente une approche à 4 pattes mais le renard ne me laisse faire que 40 mètres et se lève pour partir vers le bois en courant.

Je m’agenouille et sans y croire fais quelques cris de souris puis commence à me redresser ne voyant rien venir. Mais c’est à ce moment que j’aperçois le renard qui sortant du bois revenait vers moi. Cette fois il fait demi-tour et mes cris de souris suicidaire n’y changeront rien.

Je descends vers le lac, rien ne bouge ce matin. Je décide d’aller voir à l’intérieur d’un terrier peu profond, au pied du bosquet, où j’ai déjà fléché un ragondin cette année. Je me baisse devant l’entrée et éclaire l’intérieur avec ma frontale. Un ragondin se cache au fond. Je pose ma frontale devant l’entrée, me recule à genoux dans la pente, encoche une flèche, arme, vise et décoche. La flèche est trop à droite, dévié par le bord du terrier elle a, tout de même, entaillé le côté droit du ragondin qui me fait face et ne bouge pas. Je passe mon bras dans le terrier et attrape ma flèche. Le ragondin démarre et sort par une sortie qui donne dans le bois et dont j’ignorais l’existence. Il remonte à travers bois dans un fracas de feuilles sèches puis s’immobilise.

Je contourne le bosquet pour intercepter le ragondin qui, du coup, redescend et plonge dans lac. Je redescends au bord de l’eau et observe un instant. Le ragondin plonge, remonte une fraction de seconde puis remonte en partant vers la digue et replonge. Je pars en courant vers l’endroit où je pense le voir sortir. Il ressort sur ma droite à 4 mètres, j’arme vise et décoche lui entaillant juste la peau sous le menton. Il fait volte-face et plonge.

J’attends un peu et le vois ressortir, il part vers le ponton. Il replonge. Je pars en courant et l’attends un peu avant le ponton. Il remonte un peu loin, je laisse faire, il replonge et semble vouloir passer devant le ponton. Il remonte et replonge. Je me décale rapidement derrière le ponton. J’arme et l’attends, il ressort, mon viseur se cale. Je décoche. Il est touché, il plonge. Une traînée de bulles trahit sa fuite, il remonte à 20 mètres du bord, il perd beaucoup de sang et part vers la berge opposée.

Je pars vers les terriers et observe un instant. Le ragondin fatigue, il s’immobilise sur l’eau puis revient en se débattant un peu vers la rive du ponton. Je reviens sur mes pas par le pré et reviens doucement vers les ondes. Le ragondin de ¾ face est à 6 mètres, au bord, à bout de force. J’arme, vise et décoche. Touché il plonge et revient immédiatement au bord pour mourir sur la berge.

Une belle sortie, 4 septembre
Une belle sortie, 4 septembre

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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