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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 07:48

Ce soir, en sortant du boulot, je décide d’aller chasser sur 2 lacs dont j’ai récupéré le droit de chasse le matin même sur Clermont Pouyguilles. Il est encore tôt, je décide de prendre mon temps et de commencer à chasser à Labarthe le long d’un fossé où je vois régulièrement les ragondins. De la route, ils ne semblent pas dehors. Je me gare et tente tout de même une approche mais rien dans le fossé non plus. Le trou que j’ai commencé à ouvrir l’autre jour a été très fréquenté depuis, la terre remuée à l’entrée est toute piétinée. Le ragondin blessé n’est pas ressorti ou a été emporté par un prédateur.

Je pars pour un petit lac au-dessus de l’église. Je me gare sur le chemin d’accès et avance doucement vers le lac qui semble désert. La caisse piège est fermée et quelque chose bouge à l’intérieur. En me rapprochant, je me rends compte qu’il s’agit d’une poule d’eau. Je m’avance vers le piège et jette un dernier coup d’œil au lac. Rien, j’ouvre la trappe et libère la prisonnière quand un ragondin, que je n’avais pas vu dans les ronces, plonge pour disparaître au terrier sans refaire surface.

Je pars pour Clermont Pouyguilles. Sur la route, de loin, il me semble apercevoir un ragondin à côté de la mare aux ânes. Je passe devant en voiture et aperçois au moins 3 ragondins, un gros et 2 petits. Je fais demi-tour un peu plus loin et pars me garer à bonne distance de la mare pour ne pas les faire fuir. Je m’approche de la mare par le côté opposé de la route en longeant sous le talus. Je parviens ainsi à l’aplomb de la mare. Je remonte le talus au niveau du pont qui enjambe le petit ruisseau et traverse la route pour me rapprocher de la mare.

Les branches d’un arbre me cachent partiellement le gros ragondin et je me rends compte un peu tard que je suis repéré. Il démarre et se jette à l’eau. Les petits n’ont pas bougé. Je descends le talus de la route, passe la barrière en bois. Les petits descendent à l’eau. Je m’approche doucement de la mare où plusieurs ragondins plongent tour à tour. Un ragondin de belle taille traverse en diagonale. J’arme mais les branches m’empêchent de tirer. Les deux petits traversent en croisant la route du gros, je me décale pour trouver une trouée et j’ai juste le temps de tenter une flèche avant que les petits rentrent au terrier. Je passe au ras au-dessus.

Un ragondin semble être rentré dans un terrier immergé en face. J’attends un peu histoire de voir s’il veut ressortir. Il finit effectivement par ressortir le bout du museau. J’arme et décoche mais j’ai mal jugé sa position dans l’eau et je le manque. Il rentre au terrier et mon attente sera vaine, il ne ressortira pas.

Je pars pour les lacs. Je me gare sur un chemin de terre qui descend vers le premier lac. Je descends vers la berge, il semble désert. J’en fais le tour sans rien voir. J’ai tout de même repéré une zone de terriers au départ de la zone boisée. En arrivant sur la digue, je me rends compte que le second lac est en fait tout proche, 300 ou 400 mètres. Je décide donc de m’y rendre à pied en longeant le ruisseau du déversoir.

Le ruisseau est ponctué de quelques terriers mais pas l’ombre d’un ragondin. J’arrive doucement à la pointe du lac d’où s’envolent déjà les colverts. Je commence à longer le lac par la gauche. Le lac est bordé en 3 endroits par des bois et le tour est assez salle : friche, ronces. A peu près au milieu du lac le long de la berge opposée un ragondin avance vers moi avant de se mettre plein travers à quelques mètres du bord.

Il m’a repéré et, à mon premier mouvement, il plonge. Je continue à longer le lac en me rapprochant ou m’éloignant du bord au grès des ronces. L’eau bouge devant moi sous un petit arbre dont les branches touchent l’eau. Je m’approche doucement et au milieu des branches aperçois la tête d’un gros ragondin. Il reste immobile. Je m’approche doucement à quelques mètres et trouve une petite trouée au travers du branchage. J’arme et vise la tête. Ma flèche part où je l’espérai. Le ragondin plonge, se débat dans les branches en revenant vers moi puis disparaît.

J’attends un peu espérant le voir remonter. L’eau bouge par saccades mais je me rends compte au bout d’un moment que c’est un crapaud qui provoque ces ondes. J’essaie de sonder les branches mais rien. J’étais pourtant sûr de moi. Ma flèche flotte juste derrière les branches et dérive lentement vers la gauche.

Je sors des ronces et prends ma canne à pêche pour tenter de récupérer ma flèche quand de gros craquements se font entendre sur la berge boisée d’en face. Je pense tout d’abord voir arriver le propriétaire mais je finis par distinguer des masses noires et plusieurs petites rousses au milieu des ronces et des branches. "Les sangliers".

Je finis de récupérer ma flèche et décide de tenter de me rapprocher un peu pour mieux les voir. J’ai le vent dans le dos, il me sera donc favorable de l’autre côté du lac. Je longe mon côté du lac, passe la digue et remonte doucement dans le bois d’en face pour passer au-dessus de la bande boisée pour la longer jusqu’au bout où se trouvent les sangliers. Arrivé sur l’herbe, j’avance doucement et commence à entendre de timides grognements et des craquements juste devant moi.

Je suis presque au bout de la bande boisée quand, au travers des branches, j’aperçois les sangliers qui sortent à découvert sur la berge du lac pour partir à la queue leu leu vers le bois au bout du lac. Je les laisse faire puis reviens au bord du lac pour reprendre ma chasse. Un gros ragondin traverse au bout du lac vers les ronces et, à mon arrivée, il est déjà à couvert. Je vais retourner au premier lac.

Je longe le lac sur ma droite et le bois sur ma gauche par un chemin de terre quand les sangliers démarrent 50 mètres plus haut dans le bois, il y en a bien une quinzaine : 2 gros noirs de 50 à 60 kg et plusieurs marcassins de 15 à 20 kg dont les rayures commencent à s’estomper. Je longe le chemin parallèlement à leur progression. Ils s’arrêtent souvent, la plus grosse laie regarde vers moi sans me voir et repart avant de recommencer son manège quelques mètres plus loin.

Je continue à avancer tout doucement. Tout à coup, la laie descend en biais vers le chemin, je m’avance un peu pour être au plus près si elle arrive sur le chemin. Elle descends maintenant droit sur moi jusqu’à 30 mètres en marquant plusieurs arrêts pour observer, les oreilles braquées en avant, la tête haute, puis remonte, passe plein travers à 40 mètres, tourne un peu puis redescend sur moi.

Elle biaise un peu et je me décale pour être encore plus prêt, elle passe plein travers dans le fragon à 20 ou 25 mètres. J’avance encore un peu et me fais repérer alors qu’elle vient de marquer un arrêt. Elle souffle, grogne puis s’enfuit en remontant vers le haut du bois au trot.

Je laisse le bois se calmer puis continue à avancer sur le chemin qui remonte dans le bois. Il est difficile de couper à travers bois pour rejoindre le lac. Je vais remonter au-dessus du bois pour le longer et revenir au lac mais les bruits de pas reprennent. Les sangliers arrivent vers le chemin. Je suis sous un talus qui m’empêche de les voir mais qui masque également ma progression.

J’en profite pour avancer rapidement de 20 mètres. Je m’immobilise au bord du chemin en voyant arriver le sanglier à 30 mètres. Il sort à découvert sur le chemin et bifurque pour venir droit sur moi. S’arrêtant régulièrement pour observer dans ma direction sans arriver à m’identifier. C’est un spectacle magnifique. Petit à petit, il se rapproche alors que je suis immobile et le laisse faire. Il est maintenant à 10 mètres et commence à être un peu inquiet. Il se tourne plein travers puis démarre et remonte dans le bois en soufflant. Tout s’agite en sous-bois avant le retour au calme.

Avec tout ça la nuit arrive, il me faut me dépêcher d’arriver au lac avant que la luminosité soit trop faible. J’arrive par en dessous de la digue et commence à la gravir quand j’aperçois 2 gros ragondins au gagnage, sur ma droite, dans le blé. Je contourne par le dessous de la digue puis remonte au coin pour commencer mon approche. Lentement je me rapproche m’arrêtant régulièrement au rythme des levées de tête.

Je parviens à me rapprocher à 10 mètres mais l’un des ragondins démarre et se jette à l’eau, rapidement suivi de son compère. Je cours vers le bord du lac à l’endroit où ils ont plongé, arme mon arc et attends. Rapidement un ragondin ressort à 6 ou 7 mètres du bord.

Ma flèche l’atteint ¾ arrière dans sa fuite. Il plonge et remonte rapidement, tournant en rond avant de repartir. Il s’éloigne un peu et je pense le voir s’immobiliser mais non, sa nage devient de plus en plus saccadée et il finit par revenir vers le bord de mon côté. Il s’immobilise plein travers à 10 mètres. Son compère longe le bord à 15 mètres mais je dois d’abord en finir avec celui-là.

Ma flèche le sèche net. Je pars voir le second mais il a disparu. Je récupère mon ragondin et mes flèches alors que la nuit arrive rapidement.

Sortie du 23 mars 2010, rencontre avec les sangliers

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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