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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:21

Acte I : (21 septembre 2013)

 

Ce matin, nous inversons avec Cyril les secteurs de chasse. Hier soir j'ai fléché un chevrillard au bois du Turc et j'ai vu pas mal d'animaux, Cyril lui n'a pas vu grand-chose, j'espère que ce secteur lui sera favorable ce matin. Il se gare aux poubelles, en haut du bois du Turc, dans un virage à 90°. Je pars à pied pour remonter vers la crête puis rejoindre le versant suivant et descendre vers le lac à travers champs. Je n'ai pas fait 50 mètres que j'aperçois 2 chevreuils (chevrette et chevrillard) qui descendent vers la route en broutant, je fais rapidement demi-tour et rejoins Cyril qui se prépare et l'en averti puis je repars, baissé au maximum pour ne pas dépasser du talus du champ qui borde la gauche de la route et ne pas être repéré par le chevreuil puis me redresse derrière une haie épaisse et rejoins la crête où la route retourne à 90°.

Je passe la crête et redescends vers le ru à travers une luzerne, pas de chevreuil en vue.

Je rejoins le ru qui longe le bois puis arrive entre les parcelles de maïs, toujours rien, j'arrive presque au bout du maïs quand j'aperçois du mouvement dans le ru au pied d'un arbuste. Un petit ragondin traverse le ru et disparaît sous la berge de mon côté. Je me poste et attends un moment. Le petit ragondin retraverse rapidement sans me laisser le temps de tirer, l'eau bouge devant le terrier, au bout d'un moment une tête ressort puis une seconde. Un ragondin s'avance et se cale au bord de la berge de mon côté, j'arme doucement, sise et décoche le clouant sur place.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je descends pour l'achever puis remonte avec ma petite prise. Un coup d’œil sur les bandes enherbées, toujours pas de chevreuil.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Un petite photo souvenir et je laisse le ragondin au bord de la route pour tout à l'heure avant de partir chasser la parcelle de maïs sur la droite du lac.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Le brouillard s'intensifie peu à peu sur le secteur. Je longe tranquillement entre le maïs et le lac jusqu'au bout de la culture. Le maïs fait place à un champ travaillé vallonné. J'avance tranquillement quand la silhouette d'un chevreuil se découpe dans le brouillard à environ 100 mètres du lac. L'animal avance tranquillement vers le maïs, je suis en plein découvert à 100 mètres environ du maïs. Je passe rapidement derrière le talus du lac partiellement asséché par la campagne d'irrigation puis tente de revenir rapidement vers la culture. Le chevreuil regarde vers moi et je crains qu'il ne m'ait vu. Il repart d'un pas plus rapide. Je presse le pas et arrive au coin du maïs, le relief du champ me cache le chevreuil, je remonte rapidement le talus du lac et prends le pas de course sur environ 70 mètres en longeant la culture avant de rentrer rapidement au troisième sillon de maïs pour continuer à avancer à couvert.

Juste à temps, je suis à peine dans le maïs qu'un brocard apparaît à 40 mètres environ au sommet d'une vague du champ travaillé qui m'a permis d'avancer à couvert. Il marque un temps d'arrêt en crête, une chevrette arrive derrière lui. Il reprend sa marche et biaise comme pour rejoindre un passage de canon situé à 40 mètres devant moi. Il avance tranquillement, la chevrette flâne derrière lui en broutant paisiblement. Je tente de couler, accroupi, doucement, pour le recouper mais les feuilles de maïs sont très bruyantes et je dois me déplacer avec une infinie lenteur. Malgré cela le brocard repère un bruit et se fige en regardant vers moi. Je me fige également et attends. Il finit par repartir, j'en fais de même, il reprend sa progression, je te tente d'avancer encore un peu mais à nouveau il se fige et regarde de vers moi un moment. Il finit par se tranquilliser et repartir... ce manège va durer un moment, à ce jeu du 1 2 3 soleil, j'arrive au ras d'un passage de canon à une dizaine de mètres de mon point de départ. Il m'est impossible de le traverser sans être vu et le brocard devient de plus en plus méfiant.

La chevrette le rejoint et il biaise toujours en s'éloignant, comment faire. Je décide de tenter de petits aboiements. Le brocard se fige un bon moment puis finit par revenir un peu vers mes aboiements, le chevrette observe et reste en retrait. Il se fige à nouveau et observe un moment avant de revenir sur ses pas vers la crête, la chevrette le suit. Ils passent presque derrière la crête et je pense les voir s'éloigner mais ils reviennent mais cette fois ils biaisent vers l'angle du maïs du côté lac. Je tente de revenir sur mes pas moi aussi mais le bruit des feuilles de maïs rend le brocard nerveux, il s'arrête souvent pour regarder vers moi et je ne peux avancer que très lentement. Tout à coup, alors qu’il avance lentement en regardant vers moi, il pose la patte avant sur un lièvre gîté qui surgit comme une fusée et se précipite vers le maïs. Le brocard surpris s'enfuit au galop entraînant la chevrette avec lui en crête. Arrivé à la crête, il se retourne et tente d'apercevoir l'origine de sa peur.

Il avance doucement en scrutant le sol puis recommence à descendre mais cette fois il biaise pour venir droit sur moi. je me prépare mais arrivé à environ 35 mètres, le brocard bifurque et remonte un peu la pente en direction du lac comme pour appeler la chevrette restée en arrière puis il longe à mi-pente en direction du lac, la chevrette le suit. Je les laisse faire un moment puis tente de me rapprocher un peu mais le bruissement des feuilles me trahit encore. Le brocard regarde à nouveau vers moi et je dois me figer. Il finit par repartir et se rapproche de la bordure du maïs alors que la chevrette s'en éloigne doucement. Je laisse le brocard arriver au bout du maïs, près du lac puis profite du brouillard épais pour ressortir de la culture et tenter une approche en la longeant. La chevrette s’arrête à 40 mètres environ du maïs en haut du talus du lac. Le brocard descend au coin du maïs sous le talus du lac et je le perds de vue. J'avance en surveillant la chevrette qui me tourne le dos et broute tranquillement et m'arrête à chaque fois qu'elle lève la tête. Je vais tout de même faire un pas de trop alors que la chevrette tourne la tête vers moi. Elle m'a vu.

Je suis encore à 70 mètres d'elle environ. Elle regarde alternativement vers le brocard puis vers moi puis démarre au galop et disparaît derrière la bosse du champ très vite rattrapée par le brocard. Je les perds donc rapidement de vue. J'attends un peu sans bouger au cas où ils reviendraient en arrière mais ne les voyant revenir, je remonte doucement la butte et aperçois les chevreuils qui biaisent dans le creux du champ à 90 mètres environ, vers la route de crête à ma droite. Je repasse derrière la butte et prends le pas de course et fais environ 100 mètres derrière la butte puis remonte doucement vers la crête de la butte. J'observe un moment les chevreuils mais ces derniers bifurquent lentement pour revenir vers le ruisseau qui alimente le lac. Je n'ai plus qu'une chance de tenter une approche, je repasse à couvert derrière la bute et remonte vers la route de crête jusqu'à la limite du champ travaillé et d'une pâture qui remonte jusqu'à la route. Je longe alors tranquillement la clôture électrique qui sépare les 2 parcelles. Les chevreuils sont à 120 ou 130 mètres en contrebas et longe le ruisseau bordé par une haie qui longe les 2 côtés du ruisseau, le brouillard semble masquer ma progression.

Je rattrape le bas d'un petit bosquet qui remonte vers une crête du relief du champ, je le suis et passe à couvert derrière cette grande butte alors que les chevreuils longent le ruisseau. Je cours alors en direction du ruisseau en suivant le creux derrière la butte en m'éloignant des chevreuils au maximum pour rester masqué par le brouillard en repassant à découvert alors que la butte s'amenuise en direction du cours d'eau. Il me faut rejoindre le passage busé qui traverse le ruisseau où j'espère voir arriver les chevreuils mais alors que je me rapproche du ruisseau, j'aperçois une chevrette et son chevrillard qui broutent juste derrière la haie au niveau du passage busé.

J'arrive jusqu'au bord de la haie qui longe le ruisseau sans que la chevrette et le chevrillard me voient. Je commence à longer le ruisseau en direction des chevreuils que la courbure de ma haie me masque. Je suis à 100 mètres environ du passage busé, j'avance rapidement sur la bande enherbée qui longe le ruisseau et amortit le bruit de mes pas. Arrivé à environ 30 mètres de la chevrette, je décide de ne pas tenir compte d'elle et de rapidement me poster au niveau du passage busé. La chevrette et son jeune qui m'ont vu détalent dans le champ derrière la haie. La chevrette pousse un aboiement au loin. Je presse le pas et passe le passage busé puis longe doucement derrière la haie pour chercher une fenêtre de tir au travers de cette dernière mais, tout à coup, j'aperçois le brocard au travers de la haie, il est au ras du ruisseau à portée de tir. Je me fige mais il a détecté le mouvement et démarre pour s'arrêter à environ 18 mètres plus dans le champ, j'arme mon arc mais les branches me gênent, je ne peux pas tirer sans risquer un tir aléatoire.

Le brocard redémarre au pas en longeant à quelques mètres de la haie, je désarme et suis de l'autre côté de la haie très épaisse puis le devance un peu et me positionne au niveau du passage. Le brocard arrive, j'arme mon arc, il se présente de 3/4 arrière à 17 ou 18 mètres et s'arrête, je vise rapidement et décoche. Ma flèche part bien mais le brocard s'écrase pour démarrer et ma flèche tape le haut de ses épaules juste sous la peau et est déviée, rabattue au sol juste derrière le brocard. Je sais que ma flèche est bien trop haute pour avoir une chance de coucher mon brocard et je le regarde s'éloigner en aboyant. Il s'arrête à 60 mètres et lève sa patte avant gauche pour regarder vers moi. La chevrette le rejoint et il repart en aboyant et en boitant légèrement. Il biaise vers le ruisseau, passe la clôture électrique qui sépare le champ travaillé d'une prairie puis rejoint le ruisseau et rentre au bois toujours en aboyant.

Je suis dégoûté, une si belle approche pour en arriver là, j'attends un peu puis pars examiner ma flèche, elle est plantée au sol et couverte de fibre musculaire mais présente très peu de sang. Je trouve les premières gouttes de sang à 15 mètres environ de la zone du tir. Je plante une vielle flèche sur la zone du tir et une au premier sang puis suis le sang pas très abondant mais assez facile à suivre jusqu'à la prairie où le sang devient très peu abondant, je trouve à peine 3 petites gouttes sur 20 mètres. Je marque le passage sous la clôture à l'aide d'une plante posée à l'envers sur le fil. Je décide d'appeler le conducteur de chien de sang pour contrôler tout de même, tout en connaissant l'issue de cette recherche. 

Rendez-vous est pris pour le début d'après-midi. Cyril a fini de chasser et me rejoint. Nous rentrons pour manger et retrouver Eric qui doit arriver ce midi. Je préfère ne pas tenter une recherche avec Hémo qui n'est pas encore assez fiable et risquer de détruire la piste. Je récupère mes flèches et les remplace par 2 branchages feuillus visibles de loin. Sur le chemin du retour nous verrons plusieurs chevreuils.

En début d'après-midi, le conducteur me rappelle, je dois le rejoindre chez lui et c'est Mélina qui doit m'y amener car je n'ai pas mon permis pour ce weekend. Nous partons donc pour Labéjan, le C 15 est chargé, car un autre Alexandre nous accompagne, il n'a pas l'âge de chasser mais il est déjà passionné. Raboliot, le teckel à poil dur pour la recherche, Fannie, teckel à poil lisse et Dudule, l'herdale terrier, chiens forceurs sont à l'arrière avec Alexandre. Arrivé sur place, je prends Dudule en laisse, Alexandre prends Fannie et nous voilà partis à pied vers la zone de tir. J'explique mon tir au conducteur et il décide de reprendre la recherche là où je l'ai arrêté. Je le conduit au passage sous le clôture électrique que j'ai pris soin de marquer. Raboliot va hésiter un moment avant de prendre la piste puis il va nous mener dans le bois là où j'ai vu mon brocard rentrer de loin puis il traverse le ruisseau, hésite, revient sur ses pas, retraverse puis commence à remonter la pente assez raide du bois. Nous suivons avec les chiens forceurs. En  remontant peu après le ruisseau, j'aperçois 2 petites gouttes de sang côte à côte sur la coulée. J'en informe le conducteur qui cherche désespérément du sang depuis le début de la recherche. Raboliot hésite beaucoup sur cette piste au sang quasi inexistant mais petit à petit nous remontons, traversons le chemin forestier puis remontons vers le haut du bois.

Au bout d'un moment Raboliot semble perdu, il cherche et recherche à démêler la piste. Le conducteur nous dit de lâcher les chiens en espérant qu'ils retrouvent et maîtrise le brocard. Dudule, tourne en cercle de plus en plus grand autour de nous quand, tout à coup, il donne de la voix au-dessus de nous. Je regarde vers le bruit et aperçois un chevreuil qui fonce droit sur nous à une vitesse incroyable, je le reconnais d'abord à ses bois. Il nous passe juste à 10 mètres. Une grosse trace rouge sanguinolente marque le haut de ses épaules, c'est bien mon brocard. Fannie et Dudule l'ont pris en chasse. Je tente de suivre la menée en courant. Je rattrape le chemin forestier et le suis, Dudule qui reste muet est déjà loin mais j'arrive à suivre Fannie très en retard qui donne de la voix en poussant. Je ressors du bois puis arrive au passage busé alors que Fannie longe dans le ruisseau mais elle ressort de l'autre côté du cours d'eau et se tait. Le temps de traverser par le passage busé, je l'ai perdu de vue. Je poursuis jusqu'à la voiture que nous avons laissée au coin du champ de maïs et aperçois alors Dudule puis Fannie qui reviennent du haut du champ en longeant la culture. Ils ont perdu le chevreuil, j'examine tout de même Dudule à son arrivée mais il ne présente pas de tache de sang sur son poil. J'appelle le conducteur pour lui dire que j'ai retrouvé les chiens puis je le vois arriver avec Alexandre un court moment après en longeant le lac.

Je vais souvent revenir chasser sur ce secteur sans revoir ce brocard que j'espère encore vivant et en voie de guérison. 

 

Acte II : (4 novembre 2013)  

 

Ce matin, il pleut des cordes et j'ai décidé d'aller chasser le bois du Turc au Butollo comme je le fais 2 ou 3 fois chaque année. Je me gare dans une des allées du bois puis pars à pied sur la gauche du bois pour me poster là où j'ai fléché une chevrette l'année dernière http://(http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/article-une-chevrette-dedicacee-a-vincent-et-eric-10-novembre-2012-112522339.html). Le jour se lève doucement, je suis au bord d'un ruisseau asséché, posté près de quelques grands arbres, la pluie tombe abondement et le bruit des gouttes qui tombent des arbres couvrent les bruits du sous-bois. Il fait maintenant assez jour, je commence mes appels mais ils restent sans réponse. Je me décale de 150 mètres environ et me reposte mais toujours rien, un peu plus loin, alors que je suis en train d’appeler, j'aperçois furtivement un gros putois qui arrive vers moi avant de bifurquer pour rentrer à couvert dans un taillis épais devant moi, le bruit de la pluie a masqué ses petits bons sur les feuilles mortes détrempées et j'aurais pu ne pas le voir si je n'avais pas tourné la tête à ce moment-là. C'est le seul animal que mon Butollo fera venir ce matin, après avoir fait une grande partie du bois en appelant régulièrement, je retourne vers la voiture vers 9h30. Près de la piste, je dérange un vol de palombes posé sur quelques grands sapins. Le soleil est de retour, c'est un temps idéal pour voir sortir les chevreuils à découvert.

Je reprends ma voiture et pars vers la zone de maïs près du lac, alors que je descends vers le lac je constate que les 2/3 du champ qui longe le lac ont été moissonnés et que la parcelle à gauche du ru est entièrement récoltée. J'aperçois également 2 chevreuils au gagnage au bord du lac, au bout de la haie de peuplier qui borde la bande enherbée côté maïs. Ils sont à environ 150 mètres de la route, je poursuis ma route sans ralentir et me gare sous la digue, à l’abri de leurs regards. Je laisse mon Butollo à la voiture et décide de tenter une approche. Vu leur position, j'ai bon espoir qu'il longe le chaume pour venir passer au coin de la digue pour rejoindre les maïs de l'autre côté de la route. Je me dirige donc vers le coin de la digue. 

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je suis la route puis prends le chemin de terre à gauche qui part vers l'angle de la digue. 3 corbeaux picorent les restes de la moisson à 100 mètres dans le champ et je crains que leur fuite me fasse repérer. Ils finissent par décoller et j'espère que les chevreuils que je ne vois pas encore ne se sont pas enfuis. Arrivé derrière la digue je dépasse à peine ma tête pour tenter d'apercevoir les chevreuils mais je ne peux pas les voir d'ici, je m'avance doucement et descends dans le lac partiellement asséché pour avancer doucement et sans bruit vers le départ de la haie de peupliers qui masque ma progression. Arrivé au départ de la haie, je me cale contre un petit peuplier et tends la tête pour voir les chevreuils. Un gros vol d'étourneaux décolle du chaume et j'aperçois les têtes des 2 chevreuils qui arrivent droit sur moi au galop par la bande enherbée. Je me positionne bien à couvert, à mi-pente du talus du lac, pour ne pas être vu et me prépare mais, à 40 mètres environ, les 2 chevreuils stoppent net et commencent à remonter vers le reste du champ de maïs au sommet du champ. Ils regardent un moment le vol d'étourneaux qui tourne et retourne avant de se reposer.

La chevrette en tête s'avance de 20 mètres environ dans le chaume mais le second chevreuil qui semble être un jeune brocard sans bois ne bouge pas. Une tache sombre m'intrigue sur ses épaules et je me mets à repenser à ce brocard que j'ai blessé il y a plus d'un mois. C'est peut être lui qui a perdu ses bois, il serait donc toujours vivant. Je pense les voir remonter tous les 2 et je ne peux pas approcher sans être vu mais tout à coup, le brocard reprend sa course en longeant la bande enherbée et la chevrette fait demi-tour pour le rejoindre. Ils arrivent tous les 2 droit sur moi au galop avant de se planter plein travers à 15 mètres environ. Ils regardent en arrière et j'en profite pour armer mon arc et aligner rapidement ma visée sur le brocard qui est plus proche de moi que la chevrette. Au moment où je décoche, le brocard retourne la tête, aperçois le mouvement et tente de démarrer mais ma flèche est déjà là et le frappe à la base du coup pour ressortir au niveau de l'omoplate opposée. Le brocard s'effondre sur place et tente de se relever en se plaignant. La chevrette démarre en trombe et s'éloigne en direction du bois au loin sans s'arrêter.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je me rapproche rapidement pour l'achever, ma flèche restée en travers s'est cassée lors de la chute de mon brocard. Un sang noir s'écoule abondamment de l'entrée de ma flèche.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

C'est bien le brocard que j'ai tiré le 21 septembre, il a perdu ses bois, la plaie est en voie de guérison mais est encore bien ouverte.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Lors du dépeçage, je constate que le chevreuil possède un énorme abcès de la taille d'une mandarine à la pointe avant du sternum et une chaîne d'abcès de 3 à 4 cm de large qui remonte de ce gros abcès en suivant les côtes jusqu'à la plaie du dos. Un des poumons collé aux côtes semble mort. Le chevreuil semble avoir pas mal souffert de ma première flèche. Je suis vraiment content d'avoir pu le flécher. C'est mon 100ième chevreuil prélevé à l'arc et un grand souvenir de chasse. 

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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