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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:48

Ce matin, après ma première nuit en hamac dans lequel je n'ai pas trop bien dormi ne sachant pas trop comment me positionner, je me lève alors que mes collègues se réveillent. J'ai également été réveillé en sursaut en pleine nuit par la chienne de Xavier venue frotter son dos contre le mien sous le hamac. Cela fait un moment que je ne dors plus. Ce matin encore les singes hurleurs donnent de la voix au loin. Je commence par remonter mon carquois sur mon arc puis je me passe ma pommade Argel 7 sur le bras et l'épaule que je n'ai pas ménagés hier en pagayant.

Xavier nous a rejoints pour déjeuner, nous prenons un bon petit déjeuner pour prendre des forces. En levant les yeux, j'aperçois une belle termitière perdue à une branche en haut d'un arbre 

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Les termitières sont très communes en forêt au sol ou dans les arbres à toutes les hauteurs. Nous nous préparons ensuite, j'ai fait mon point GPS sur le camp hier en arrivant, je mets mon GPS et ma boussole à la poche de mon pantalon sec sorti de ma touque.  J'ai dormi habillé cette nuit avec ce pantalon et un T-shirt camo sec. Nos affaires d'hier sèchent ou plutôt essayent de sécher sur les barres du carbé.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Je mets mes bottes pour essayer de laisser sécher mes chaussures de marche encore trempées de la veille. Je ferme le brassard de mon décocheur et enfile ma cagoule remontée sur le haut de ma tête. Mon sac à dos servira à porter une bouteille d'eau et des barres de céréale. J'y fixe un brassard fluo qui permettra à Xavier de mieux me voir dans la forêt. Je prends également ma lampe d'arc et mes clés hexagonales au cas où.

Alors que mes collègues sont en train de se préparer, un éclair bleu attire mon attention dans la végétation toute proche, un gros papillon de la famille des morphos dont les ailes sont bleues et noires coté dos vient de se poser sur un palmier à moins de 10 mètres du camp.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Christophe part mettre les 3 caïmans de la veille, qu'il débarrasse de leur tête, dans la glace, avant de partir chasser. Ce matin, je vais chasser avec Xavier et Christophe va accompagner Olivier. Nos accompagnateurs qui ont déjà chassé sur le secteur ont encore les points GPS stratégiques du secteur enregistrés sur leurs GPS respectifs et savent vers où aller pour tenter de tomber sur les animaux. Nous allons chercher les pakiras (pécaris à collier) mais en profiterons pour chasser d'autres espèces si nous les rencontrons.

Je pars avec Xavier à la perpendiculaire du cours du fleuve alors qu'Olivier et Christophe partent en descendant le long du cours d'eau.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Xavier se dirige grâce à son GPS vers une zone où il a déjà vu les pakiras. Nous avançons doucement en nous arrêtant régulièrement pour regarder autour de nous. J'en profite pour observer la faune et la flore. Certains grands arbres possèdent un réseau racinaire qui part à plusieurs mètres du sol pour s'ancrer autour de ces derniers, il faut savoir que les arbres ont un réseau racinaire souvent superficiel car seule la couche superficielle mélangée à l'humus est nutritive et, vu leur taille, ils doivent compenser avec un solide réseau racinaire pour ne pas tomber au moindre vent.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Chaque arbre est colonisé par des plantes épiphytes poussant directement sur ses branches ou son tronc.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Les feuilles des palmiers sont même très souvent colonisées par des mousses et une sorte de lichen. Le sol sablonneux absorbe bien l'eau mais reste humide, les feuilles ne craquent pas. Une belle coulée bien marquée serpente dans la forêt, je demande à Xavier s'il s'agit d'un passage de tatou mais il me dit qu'il s'agit d'un sentier de fourmis champignonnistes.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

C'est impressionnant, elles ont mis le sol à nu et effectivement au niveau d'une branche tombée en travers du sentier de petits bouts de feuilles découpées, que les fourmis ont laissé tomber, couvrent le sol. Le paysage alterne entre des zones ouvertes et des zones très fermées. Xavier me laisse passer devant et me suit à distance pour me diriger en fonction des indications de son GPS. J'essaie d'avancer sans trop de bruit mais je ne suis pas habitué à chasser en forêt, mes territoires de chasse sont habituellement ouverts et je me fie normalement à ma bonne vue pour repérer les animaux de loin. Ici on voit au maximum à 20 ou 30 mètres et souvent bien moins. De plus, je ne chasse jamais avec un sac à dos sauf parfois au ragondin et ce dernier s'accroche partout dans les lianes et les branches et m'énerve rapidement.

Contrairement à chez nous, il n'y a pas de ronces dans la forêt mais certains palmiers sont couverts de longues épines 

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

et de rares lianes sont couvertes d'épines qui ressemblent aux ronces. Xavier m'a averti qu'il faut se méfier des guêpes qui font souvent leur nid sous les grandes feuilles. Il faut donc faire attention en poussant ces dernières pour passer. Le sol forestier grouille de grillons. De nombreux terriers avec une ouverture d'environ 20 centimètres de diamètre ainsi que des terriers de 2 à 10 centimètres de diamètre fréquentés ou abandonnés ponctuent le sol de la forêt. Les plus gros sont fréquentés par les tatous et les agoutis alors que les autres sont les abris de crabes terrestres et d'araignées. Les zones où poussent les petits palmiers sont très bruyantes car leurs feuilles font un bruit de feuilles cartonnées qu'on agite dès qu'on les heurte même doucement.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Tout à coup, un bruit de feuillage qui s'agite et de fruit qui chute au sol retentit. Je n'ai pas immédiatement analysé ce bruit mais Xavier lui a tout de suite compris qu'il s'agissait de singes ou de perroquets qui mangent des fruits au sommet d'un grand arbre qui dépasse de la canopée. Nous tentons de nous approcher doucement et apercevons un groupe de singes. Xavier m'indique qu'il s'agit de macaques (nom donné ici aux capucins). Nous les observons un moment et Xavier éveille leur curiosité en imitant leur sifflement. Les singes viennent nous voir tour à tour.

Au bout d'un moment nous décidons de bouger et les singes nous repèrent et donnent quelques cris d'alerte en s'éloignant avec un bruit de branches agitées. 

Nous débouchons peu après sur un marais asséché. Le sol est creusé de nombreux sillons plus ou moins profonds sur une zone assez dégagée et ponctuée de quelques flaques.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Des fleurs blanches effilées poussent sur cette zone humide.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Nous tombons sur des coups de nez de pakiras qui ont fouillé le sol sablonneux. Nous trouvons également quelques traces de pakiras. Nous nous séparons, je me dirige vers une crique partiellement asséchée. Je suis étonné de voir la quantité de petits poissons restés dans ces flaques peu profondes. Je la traverse et commence à prospecter de l'autre côté quand Xavier m'interpelle. Il a trouvé un beau terrier de pakira creusé dans le talus abrupt de la crique. L'eau boueuse et les projections de boue attestent que les animaux étaient là peu avant. J'éclaire l'intérieur du terrier sans rien voir, Xavier tente de sonder le terrier avec une longue branche que je coupe à l'aide de mon poignard. Rien ne bouge.

Nous repartons et tombons sur une bassine de pakira (nom donnée à la souille de l'animal).

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Elle a été fréquentée de très frais. Xavier décide que le mieux est de nous séparer un peu pour chasser en parallèle, espacés d'environ 30 mètres. Au moment où je pars Xavier m'arrête net, j'allais droit dans une énorme toile d'araignée au milieu de laquelle se trouve une très grosse araignée.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

J'évite l'imposante arachnide et repars, nous avançons doucement dans une zone de montagne (les montagnes ici sont en fait des zones de collines). Xavier progresse en crête alors que j'avance sur sa droite un peu plus bas. Dès que nous nous perdons de vu nous communiquons par des sifflements mais au milieu des sons de la forêt j'ai parfois du mal à reconnaître les sifflements de Xavier. Je tombe sur un magnifique papillon de belle taille posé sur un arbuste. Ses ailles repliées sont ornées d'une magnifique ocelle ressemblant à un œil.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

En avançant, je perds Xavier de vue et siffle en espérant une réponse. Je m'arrête souvent pour écouter quand, un animal me siffle à une vingtaine de mètres devant moi au pied de gros blocs de granites. Le temps de tourner la tête, une grosse biche rouge (nom donné ici au daguet rouge) démarre d'un entrelacs de lianes et de branchages d'un renfoncement entre 2 gros rochers. La belle robe rouge de l'animal tranche avec le vert de la végétation. Je n'ai pas pu voir la tête de l'animal mais vois distinctement son arrière train avec son poil blanc ébouriffé qui disparaît avec fracas dans une zone de végétation très épaisse qui longe le bas du relief. Je reste figé un moment.

Je remonte ensuite vers le sommet et retrouve Xavier qui a entendu partir l'animal sans le voir. Il décide de faire une pause, assis sur les gros rochers au pied desquels se trouvait la biche. Nous en profitons pour boire un coup, manger une barre de céréales et faire quelques photos de nous

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013
Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

et du paysage. A nos pieds, l'endroit où se trouvait la biche

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

et en face de nous l'épais fourré.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Xavier me demande si j'ai pris mon Butollo pour tenter d'attirer la biche. Je fouille dans mon sac à dos et trouve mon appeau que nous avions décidé de tester en Guyane. Je tente quelques appels mais ils ne donnent rien. Nous discutons ensuite de l'orientation, Xavier me donne un cours pour que je sache m'orienter en forêt grâce à mon GPS couplé à ma boussole. J'avais déjà testé mon GPS chez moi et le maîtrise un peu. Xavier m'explique qu'il faut choisir le point du camp et sélectionner un retour à ce point. Ensuite, il faut choisir la fonction compas qui donne la direction et la distance restant à parcourir. La boussole sert à vérifier le cap car sur le GPS, le cap indiqué est bon mais sa direction ne l'est pas forcément. Alors que nous discutons un groupe de singes hurleurs donnent des vocalises, les cris augmentent en puissance à mesure que le temps passe, ils semblent tout proches.

Xavier repart en crête et je pars pour longer le bas du relief mais la végétation très épaisse m'empêche de passer et je dois faire une boucle pour passer derrière cet obstacle. Je tombe rapidement sur une bassine de pakira fraîchement fréquentée.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Je continue tranquillement et débouche sur un bras du fleuve. Un gros poisson ou un petit caïman démarre contre la berge opposée et disparaît sous l'eau en provoquant un gros remous. Je commence à longer le cours d'eau quand je tombe sur une sorte de gros fossé de 5 mètres de long qui se termine au bord du cours d'eau. Une palme de palmier est couverte de boue au ras du sol. Ce creux se termine, à l'autre extrémité, par un beau terrier de pakira à peine masqué par la végétation.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

J'éclaire à l'intérieur mais ne vois pas d'animaux. Je continue à longer le cours d'eau mais me retrouve bloqué au pied d'un énorme rocher qui barre le passage jusqu'au bras du fleuve. Xavier au-dessus de moi m'interpelle pour que je monte le retrouver. Je trouve un passage au milieu des rochers et le retrouve. Il a trouvé une sorte de grotte très profonde et au plafond haut, assez large pour y rentrer debout, qui rentre dans le rocher. Il me dit qu'il s'agit peut-être d'une tanière occasionnelle du jaguar. Ce gros rocher est colonisé par un arbre dont les racines rampent le long de la paroi abrupte pour trouver la terre

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

et par des plantes épiphytes.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

En reculant pour prendre une photo, je heurte un arbuste ce qui fait tomber une masse au sol dans les feuilles mortes. Je baisse les yeux et aperçois un gros iule recroquevillé en boule. Xavier le prend dans sa main pour tenter de le faire se déplier mais il reste en boule.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Nous le relâchons. Nous repartons en chasse en restant en contact visuel mais au bout d'un moment, un vrombissement impressionnant et assourdissant se fait entendre. Le ciel s'obscurcit rapidement et une averse impressionnante s'abat sur la forêt. L'eau tombe au-dessus de moi et pour le moment le feuillage retient l'eau mais, tout à coup, la pluie s'abat sur moi avec une force impressionnante. Je suis immédiatement trempé. Ce vacarme ne me permet plus d'entendre les sifflements de Xavier.

Je reste un moment immobile en attendant que l'averse se calme mais comprends rapidement que je ne retrouverais pas Xavier, je décide donc de mettre la théorie en pratique et passe le cordon de ma boussole autour du cou, paramètre mon GPS puis le cap pris à la boussole que mon frère m'a offerte pour mon anniversaire, je commence à me rapprocher du camp doucement. Plus absorbé par mon orientation que par ma chasse, j'ai un peu de mal à me concentrer, je privilégie le retour au camp qui est à environ 500 mètres.

J'avance doucement en suivant mon cap, la distance diminue sur mon GPS, tout va bien. La pluie qui s'est bien calmée s'arrête brusquement alors que j'arrive sur une crique magnifique, l'eau qui contient beaucoup de tanin a une belle couleur ambrée qui se nuance en fonction de la profondeur des trous d'eau. 

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

De magnifiques arbres à contrefort poussent les pieds dans l'eau, ces appendices leur confèrent une meilleure emprise au sol et les stabilisent.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

J'avance tranquillement et tombe à nouveau sur une très grosse araignée dans sa toile identique à celle vue avec Xavier. Je contourne la toile et reprends ma progression quand des chants d'oiseaux retentissent. J'aperçois juste devant moi une multitude d'oiseaux différents de diverses espèces ce que les guyanais appelle une ronde. Il semble que les petits oiseaux adoptent cette stratégie de rassemblement pour lutter contre la prédation, on voit d'ailleurs assez peu d'oiseaux seuls dans la forêt.

En continuant, je tombe sur le fleuve et décide de le suivre et le remonter pour tomber sur le camp un peu plus haut. Xavier est déjà rentré. Nous discutons un peu en attendant les 2 autres chasseurs qui finissent par arriver sur mes pas. Ils ont vu 2 ou 3 agoutis et quelques perdrix (nom donné aux tinamous) mais n'ont rien pu flécher. Ils nous informent également que la chienne de Xavier que nous avions laissée au camp a rongé sa laisse et les a rejoint, les contraignant à faire demi-tour pour venir la rattacher.  

Nous prenons une petite collation avant de partir faire une sieste dans nos hamacs. Olivier en profite pour faire une petite prise de son à côté du camp.

Après ce petit repos nous décidons de repartir pour une petite chasse autour du camp. Il est déjà 16 heures passées et il nous reste à peine 1,5 à 2 heures de chasse. Cette fois, je pars avec Christophe. Nous décidons de traverser le bras du fleuve pour aller chasser sur l'île en face du camp. Je traverse sur un gros tronc suivi par Christophe. 

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

A un peu moins de 100 mètres notre barque est amarrée au bout du bras du fleuve.

Chronique guyanaise, première chasse en forêt, 26 mars 2013

Nous avançons tranquillement, je suis devant, Christophe me suit un peu en retrait mais rapidement nous tombons sur un mur végétal infranchissable. Nous décidons donc de retraverser pour chasser sur l'autre rive du bras du fleuve. Nous reprenons notre progression lente mais un mouvement attire mon attention. Olivier et Xavier passent à environ 15 mètres sur ma gauche, je fais signe à Christophe. Alors qu'ils passent à environ 12 mètres devant moi, je pousse un cri aigu de cochon pour surprendre les 2 chasseurs et éclate de rire mais je n'ai pas réussi à les surprendre vraiment.

Nous les rejoignons, Xavier nous indique qu'ils ont trouvé de nouveaux terriers et des bassines fraîches de pakiras. Il nous amène les voir. Effectivement de la boue fraîche et des éclaboussures ponctuent la végétation. L'eau des bassines à l'entrée des terriers est trouble. J'éclaire dans les terriers sans rien voir.

Nous nous séparons à nouveau, nous partons vers la montagne mais malgré mes pauses régulières, je ne vois pas un seul gibier. En revenant vers le camp, Christophe est passé devant et se dirige au GPS quand un bruit de pas se fait entendre. Christophe m'interpelle et me dit de me préparer, une sorte de grognement se fait entendre. Nous pensons voir sortir un tapir mais c'est en fait Olivier qui surgit en essayant de traverser la végétation.

Nous rentrons au camp juste avant la nuit, Olivier a tiré et manqué un agouti venu boire avec un compère sur une bassine. Nous mangeons avant de nous poser un peu puis nous repartons chasser le caïman comme hier. En éclairant l'eau au moment de monter dans la barque, nous apercevons de nombreux petits poissons et des petites crevettes dont les yeux scintillent en rouge. Alors que nous avons embarqué, Olivier me fait remarquer un poisson filiforme ressemblant à une aiguille de mer qui se rapproche de la berge. Nous partons en chasse mais, ce soir, les caïmans plongent très rapidement et ne nous laissent pas approcher, il nous sera impossible de tenter un tir.

Comme hier soir, les guêpes nous harcèlent et l'une d'elle va piquer Xavier à la main et lui provoquer un gonflement rapide et assez important localisé autour de la piqûre. Nous profitons de la promenade en barque pour observer la faune. Le grand phasme vu hier est encore pendu à la grosse branche qui sort de l'eau. Plusieurs petits opossums arboricoles se feront observer, leurs yeux jaunes rapprochés sont facilement repérables dans les arbres du bord du cours d'eau.

Un petit œil rouge fait repérer une sorte de serpent liane à Xavier qui nous le montre. Il pend juste au-dessus de nous accroché à une branche. Comme hier, nous remettons de nombreux poissons suicidaires à l'eau.

N'arrivant pas à approcher les caïmans en descendant le fleuve nous décidons de remonter en amont du camp mais tombons très rapidement sur un barrage étanche formé de plusieurs arbres tombés en travers du cours d'eau. Nous décidons de rentrer nous coucher. 

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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