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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 21:36

Aujourd'hui, c'est le jour du départ. Nous nous levons tranquillement et rejoignons nos collègues pour déjeuner. Xavier reprend le travail ce matin et nous quitte pour rejoindre son boulot. Christophe va partir avec Olivier pour essayer de trouver une boutique de souvenirs sur Kourou. Je reste pour garder la maison car Xavier a perdu le double de ses clés de maison et nous ne pouvons donc pas fermer. 

Pendant ce temps, je termine mes bagages, j'enveloppe mes crânes qui sentent encore fort dans des sacs plastiques puis dans des vêtements avant de les caler dans ma valise qui voyagera en soute. Une fois ma valise terminée, je regarde un peu la télé en attendant leur retour.

Dès que Christophe arrive, c'est moi qui pars avec lui. Il me conduit dans un grand magasin de souvenirs où j’achète quelques babioles pour ramener mais je ne peux pas prendre trop de chose car je suis déjà limite pour le poids de ma valise qui ne doit pas dépasser 23 kg. Olivier qui a un peu plus de place va prendre mes produits anti-moustique et mon sabre que Xavier m'a offert. Christophe me conduit ensuite au bord de l'océan que je n'ai pas encore vraiment vu.

Nous nous garons au bord de la route, un chemin de sable blanc conduit sur une zone où quelques petits cabés en dur côtoient des palmiers. On distingue une belle plage de sable blanc derrière.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Nous nous avançons vers la plage, en arrivant près des palmiers j'ai une meilleure vision sur cette plage qui ressemble à un paysage de carte postale.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Arrivé sur la plage, je constate que l'eau est loin d'être claire et limpide, la forte quantité d'alluvions charriée par les nombreux fleuves qui débouchent sur l'océan donne une couleur terreuse à l'eau. Christophe me fait une petite visite guidée du secteur. Sur notre gauche c'est la plage de Kourou qui s'étend jusqu'à la forêt de palétuviers, la mangrove qui termine la propriété du centre spatial au bord de l'océan. Un urubu passe tranquillement en survolant la plage.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

En face de nous, ce sont les îles du Salut ou se trouve l'ancien bagne ou pourrissaient nos prisonniers dont on voulait se débarrasser en métropole par le passé.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

L'océan est assez agité, Xavier nous a expliqué qu'il ne se calme que 3 mois par an, c'est la période qu'il choisit pour aller pêcher près de ces îles, c'est également la période où les poissons viennent autour des îles. Sur la droite, La plage de Cayenne.

Nous rentrons chez Xavier pour préparer le repas. En route nous discutons de mes crânes dans la valise et j'espère qu'ils vont passer sans problème la douane. Ce sont des crânes d'espèces chassables mais bon, la législation étant très compliquée, j'ai un peu peur de me les faire saisir. Xavier nous rejoint pour manger en début d'après-midi. Christophe nous fait goutter une sorte de semoule de manioc, le couac qui est typique d'ici en nous disant qu'il nous faut goûter ça avant de quitter la Guyane. Une fois tous nos bagages terminés et un brin de ménage fait dans nos appartements, Xavier qui a pris son après-midi, nous amène sur Cayenne pour nous laisser à l'aéroport.

En route nous nous arrêtons chez un de ses amis pour lui rendre 2 des glacières qu'il lui avait prêtées. Arrivés à l'aéroport, Nous partons enregistrer nos bagages vers 16h30, Xavier nous attend dehors pour prendre un dernier pot avant notre départ. Nous enregistrons donc nos bagages, je croise les doigts car j'ai peur de dépasser le poids maximum mais non, je passe juste à 23 kg. Nous partons ensuite vers le tapis roulant des hors gabarit pour l'acheminement vers notre avion. Les 2 valises des collègues sont sur le tapis roulant, coincées juste avant les lanières plastiques, pour l'examen au rayon X, quand j'arrive.

Elles finissent par passer et un agent me demande de poser ma valise sur le tapis roulant. Mais alors qu'elle va passer les lanières en plastique, une dame m'interpelle derrière sa vitre de protection. Je peine un moment à comprendre ce qu'elle me dit puis entends le mot "arc" et je comprends alors qu'il y a un problème avec nos bagages. Je lui fait répéter plusieurs fois pour comprendre qu'il faut que nous lui laissions nos billets d'avions et que nous repartions à l'enregistrement avant de la rejoindre pour une fouille complète de nos bagages.

Je commence à stresser pour mes crânes. Nous repartons donc pour l'enregistrement en laissant nos billets d'avion à cette dame. L'attente se fait de plus en plus longue et Xavier nous attend toujours. Au bout d'un long moment on nous demande de revenir vers le tapis roulant, il semblerait que nous ayons mal compris et qu'il nous faut récupérer nos billets avant de revenir à l'enregistrement. Nous nous exécutons. De retour à l'enregistrement, nous expliquons la situation au guichetier qui nous conseille de lui laisser nos bagages à main car il va nous falloir sortir à l'extérieur du bâtiment pour la fouille des bagages. Nous allons passer par une fouille au corps et une fouille totale de nos bagages à main s'ils sortent avec nous.

Nous les lui laissons donc, au bout d'un moment une autre dame vient nous chercher et nous emmène vers la sortie, nous lui demandons pourquoi cette fouille et elle nous explique que c'est la procédure pour les bagages hors gabarit. Nous pensons plutôt que c'est à cause de notre matériel de chasse car j'ai cru comprendre qu'une autre personne allait être fouillée avant nous et qu'une arme à feu avait été détectée au rayon X dans son sac. Nous passons par une fouille au corps complète avant de sortir pour longer le bâtiment et atteindre l'arrière du local au se trouve la dame qui nous a pris nos billets tout à l'heure.

Une personne est déjà en train de se faire fouiller son sac, c'est le fameux voyageur possédant une arme. Nous attendons un moment, ce qui me permet de stresser encore un peu plus. Après une attente qui m'a parue assez longue, le passager ressort en plaisantant et c'est Olivier qui passe en premier. La porte se referme derrière lui et nous attendons à nouveau un bon moment. Entre temps, des gendarmes sortent en nous saluant du local, j'entrevois Olivier au sol avec tout le contenu de sa valise autour de lui et de nombreuses personnes qui l'entourent.

Au bout d'un moment, nous appelons Xavier pour lui expliquer la situation, il ne peut plus nous attendre car il a un rendez-vous et part sans que nous ayons pu le remercier et le saluer une dernière fois. Il fait une chaleur épouvantable et je dégouline de sueur. Olivier finit par sortir souriant, il a galéré pour refaire sa valise mais sa fouille a en fait tournée à un questionnement de plusieurs curieux sur notre mode de chasse peu ou pas connu en Guyane.

La fouille s'est passée avec un attroupement de curieux qui ont, semble t-il, été très sympathiques. Rapidement c'est à mon tour de passer, j'essaye de ne pas me montrer stressé et d'intérioriser un maximum. Une odeur de mort émane de mon sac et a embaumé la petite pièce climatisée. Je suis sûr qu’ils vont me poser des questions sur mes crânes mais la responsable me dit qu'elle veut juste voir mon arc avec un grand sourire et que ce n'est pas la peine de vider complètement ma valise.

Je suis rassuré, j'ouvre donc le cadenas du compartiment arc et lui montre mon arc et mes flèches tout en répondant à quelques questions sur mon séjour puis referme ma valise et sors rapidement de la pièce pour laisser ma place à Christophe. Sa fouille sera aussi rapide que la mienne c'est le pauvre Olivier qui aura galéré pour nous tous mais je pense qu'il m'a sauvé d'une fouille beaucoup plus pénible et compliquée. Nous attendons la sortie de Christophe en plaisantant un peu pour faire baisser la pression du stress.

Dès que Christophe arrive, nous partons chercher nos bagages à main puis boire un coup pour discuter un peu de notre séjour autour d'un verre avant de partir nous asseoir pour attendre notre avion dans un grand hall. Nous finissons par être appelés vers 20 heures pour l'embarquement. Nous montons à bord. Il fait nuit, de sa place Olivier prends une dernière photo de l'aéroport de Cayenne avant le décollage.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Nous allons voyager de nuit mais contrairement à mes collègues, qui trouveront le sommeil assez facilement, je ne vais pratiquement pas dormir du trajet à cause des gamins qui passeront leur temps à hurler et de l'inconfort dû à mes jambes un peu trop longues. Je passerais mon temps à regarder des films entre quelques très courts sommes. Mais, cette fois, je ne serais pas malade.

Dans le repas qui nous est servi, il y a une portion de couac préparé ce qui m'amuse beaucoup car nous avions failli ne pas en manger avant de partir et je n'avais pas été fan de cette spécialité locale à midi. 

Après de longues heures de vol, le jour se lève alors que nous survolons la France, le paysage à bien changé en quelques heures, la forêt a fait place à des parcelles cultivées, de petites forêts, des bosquets et des villes. Le jaune des parcelles de colza tranche dans le vert de la campagne. Nous arrivons à Orly vers 8h30 mais devons attendre un long moment devant le tapis roulant pour récupérer nos bagages. Nous retrouvons ensuite les parents de ma compagne qui nous ont gentiment amené ma voiture puis prenons la route pour rentrer chez nous. Le retour sera rude et nous nous relaierons avec Christophe pour conduire jusque chez moi, laissant dormir Olivier qui terminera la route jusqu'en Ariège.

Je terminerais cette chronique guyanaise par des très grands remerciements, tout d'abord à Olivier et Christophe pour leur invitation, sans eux, je n'aurais jamais accompli ce beau voyage de chasse, ensuite à Xavier pour son accueil chaleureux, ses conseils, ses bons petits plats et tout le reste, à Daniel sans qui je n'aurais jamais retrouvé mon capibara et sans qui je n'aurais pas manger une aussi bonne blanquette, aux parents de ma compagne qui nous ont hébergé avec Christophe la veille de notre départ et nous ont ramené la voiture à l'aéroport avec le plein et un lavage au rouleau (j'ai honte) et enfin à ma petite Méli qui m'a laissé partir loin d'elle pendant plus de 2 semaines et qui s'est occupée de tout à la maison pendant que moi je chassais tranquillement ou presque.

J'ai, en plus d'avoir passé un super séjour, fait de belles rencontres et construis, je pense, de très bonnes amitiés avec Christophe, Olivier et Xavier. J'ai donc pu ramener 2 beaux crânes de mon séjour, un crâne de caïman

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014
Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

et un beau crâne de capibara qui, mis à côté de celui de son cousin ragondin (environ 5 à 6 kg) qui a colonisé nos campagnes, semble démesuré.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Il me faudra plusieurs jours pour récupérer du décalage horaire de 5 heures. 

 

Alex 

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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