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1 juillet 2022 5 01 /07 /juillet /2022 09:10

Ce matin, après avoir fortement hésité sur le secteur que j'allais chasser, j'opte pour le secteur du bois de Bourras. Avec ce temps changeant, les moissons précoces, les tournesols tardifs, les secteurs propices à l'approche sont de moins en moins nombreux et ce qui n'arrange rien c'est que les brocards se font très discrets. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l'Osse par un petit pont. Le chemin passe au travers d'une longue parcelle de blé étroite, prise entre la route et la rivière. Elle n'est pas encore moissonnée et précède une seconde parcelle de blé prise entre l'Osse et la vieille Osse, de l'autre côté du pont. La luminosité est encore faible. Je me prépare tranquillement puis m'avance sur le chemin, traverse le pont et surveille un moment les céréales pour tenter de capter un mouvement. Rien ne bouge, je pars donc à gauche, sur la bande enherbée entre la vieille Osse et le blé. J'avance tout doucement en surveillant le secteur mais rien en vue. Arrivé à l'ancienne peupleraie en friche, je bifurque entre cette dernière et le blé pour rejoindre le passage de tracteur central avant de partir vers l'ancienne palombière. Toujours rien, je passe l'ancienne palombière et débouche dans la grande friche. Rien en vue, je pars jeter un coup d'œil sur le tournesol à ma droite, rien non plus. Un léger brouillard enveloppe le secteur, je remonte dans la friche en biaisant vers l'angle du bois qui rentre dans cette dernière. Arrivé au coin du bois, je remonte ensuite en suivant, à quelques mètres dans la friche, le bord du bois. Je scrute le secteur mais la légère brume et le jour qui se lève limitent ma vision. Brusquement, un chevreuil, très certainement un brocard, surgit de la friche à environ 80 mètres et rentre au bois au galop en aboyant. Je biaise à gauche à travers la friche pour rejoindre le coin du bois, à la jonction avec la grosse haie qui ferme la friche sur la gauche. Le chevreuil tourne dans le bois en aboyant. Je rejoins ainsi que une grosse coulée qui coupe l'angle du bois et ressors dans une parcelle de tournesol à peine levée alors que le chevreuil aboie toujours dans mon dos.

Rien en vue, je prends à droite et remonte le long du bois pour rejoindre une parcelle de vigne. Je longe ensuite le bas de la vigne, avec le bois dans le dos, tout en surveillant les intervalles entre les rangs. Rien, arrivé au coin opposé de la vigne, je prends à droite pour la suivre le long des tournesols encore bas. J'avance tranquillement quand un mouvement attire mon regard sur la bande enherbée qui longe le haut de la parcelle de vigne et celle des tournesols. J'entraperçois un dos brun assez bas. Je pense à un renard mais sans certitude, j'encoche une flèche armée d’une lame mécanique. Il a disparu derrière le coin de la parcelle de tournesol, près de la vigne. Je me baisse au maximum et m'approche doucement, l'animal est encore à plus de 50 mètres. Je gagne quelques mètres quand un museau se dégage. C'est bien un renard, je me décale rapidement dans les tournesols pour continuer mon approche derrière les pieds les plus hauts qui longent la vigne. Je gagne encore quelques mètres mais le renard s'avance tranquillement et passe derrière le premier rang de vigne où je le perds de vue. Je me poste rapidement à genoux dans le tournesol et commence à appeler. Immédiatement, le renard revient et semble prendre entre les vignes et le tournesol. Je stoppe les appels et attends qu'il arrive mais il se faufile dans le tournesol, alors que je l'attendais le long de la vigne. Je tente d'armer discrètement mon arc mais trop tard, j'aurais dû armer dès mes premiers appels. Il m'a vu et se débine dans les tournesols, je le suis dans mon viseur mais, malgré mes appels, il ne s'arrête pas et je le perds vite de vue. J'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas faire, je me redresse et aperçois un chevreuil qui progresse tranquillement dans le plantier en friche à environ 100 mètres devant moi. Je me cache rapidement contre la vigne, change ma flèche pour une armée d'une Exodus et perds le chevreuil de vue un court instant. En relevant les yeux, impossible de le voir à nouveau. Je m'approche doucement du plantier et le longe doucement en prenant à droite pour tenter de revoir le chevreuil mais impossible d'y remettre les yeux dessus. Je rejoins le bas de la vigne où j'ai vu le brocard avec un bois et un bouton l'autre soir. Je surveille entre les rangs et arrive au bord du bois sans avoir vu de chevreuil. Je remonte en haut de la parcelle pour longer à nouveau les rangs dans l'autre sens, toujours rien. Je continue en longeant le haut du plantier en friche. Le chevreuil s'est volatilisé, au bout du plantier, je me dirige vers une autre parcelle de vigne prise dans le bois et en fais le tour sans succès. Alors que je reviens vers le plantier, un épais brouillard, poussé par une faible brise, enveloppe le paysage alors que le soleil passe au-dessus du bois.

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je pars maintenant par la route en longeant un autre plantier. En arrivant près de la voirie, j'aperçois au loin une chevrette au gagnage à environ 150 mètres, dans le semé de tournesol de l'autre côté de la route.

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je prends à gauche sur la route, le chevrette m'aperçoit et fonce au bois avec une feuille de tournesol dans la gueule. Je rejoins le petit champ de blé où j'ai fléché mon brocard l'autre jour puis le longe en bordure du bois sans rien voir. Alors que j'arrive à nouveau à la route, le brouillard me rattrape et enveloppe le paysage. Je redescends un peu le long de la route puis prends à droite pour remonter en bordure du très grand champ de blé de Factom. Je le longe doucement, vérifie sans succès une petite vigne sur ma droite puis rejoins la vigne sous le bois de Factom. La luminosité très particulière du lever du jour, cumulée au brouillard, limite beaucoup ma vision. Je longe le haut de la parcelle de blé puis de la parcelle de féveroles avant de redescendre vers la route par la bordure de la culture. Rien de rien, je traverse la route pour longer une parcelle de tournesol, en bordure d'une haie qui rejoint la bordure de l'Osse. Plusieurs tournesols ont été mangés de frais et certains ont été frottés par un brocard. Je redouble d'attention alors que le brouillard se dissipe. Arrivé au bord de l'Osse, je prends à gauche pour la suivre. Beaucoup d'indices de présence de chevreuil mais rien en vue. J'arrive au passage surélevé qui sépare cette parcelle de la suivante. Je le longe un peu jusqu'à un passage qui permet d'y monter et redescendre de l'autre côté pour reprendre ma progression au bord des tournesols et de la rivière. Des indices très frais mais pas de chevreuil, juste quelques ragondins en train de rentrer au terrier à la nage, entraperçus au travers des feuillages des arbres qui bordent la rivière. Le tournesol laisse place au blé et pas plus de chance.

Arrivé au bout des céréales, un passage enherbé remonte à la route et sépare le blé d'une très grande friche. Je le traverse et m'avance de quelques mètres dans la friche quand j'aperçois un jeune brocard de 3/4 face qui regarde vers moi. Je me fige, il est à environ 15 mètres et ne bouge plus, il a stoppé net sa mastication. Après la surprise, je reprends vite mes esprits. Il semble hypnotisé, je monte tout doucement mon arc puis l'arme très lentement. Il n'a pas bougé, j'aligne ma visée entre la base du cou et l'épaule sans qu'il ne réagisse. Je décoche, ma flèche frappe le brocard qui s'effondre sur place et disparaît dans la végétation.

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je me précipite. Le chevreuil paralysé est au sol, je l'achève rapidement puis lui rends les honneurs et appose mon bracelet. Ma flèche est rentrée où je visais mais est sortie haute au niveau de l'épaule opposée. Le brocard a dû amorcer un saut de corde au moment de l'impact. 

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je vide mon chevreuil, attache les pattes et le charge sur l'épaule pour retourner à ma voiture.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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