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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:20

Ce soir, je retourne chasser autour des secteurs de Bourras et Factom. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l'Osse. Je me prépare tranquillement en scrutant les chaumes mais pas de ragondin ce soir. Je passe le ponton, rien non plus dans le chaume derrière la rivière, je pars vers la passerelle de la palombière. La grive a entassé encore plus de coquilles que lors de ma dernière sortie. Je traverse la vieille Osse, passe la palombière et arrive au bord du tournesol. Pour changer, je décide de longer le bois du dessus par la droite, en limite du territoire. Je prends le passage sur ma droite entre le bois de Bourras et la haie épaisse qui remonte vers l'autre bois puis longe la haie sur la bande enherbée pour rejoindre le bord du bois. Le vent soutenu souffle face à moi. J'avance encore un peu pour rejoindre un chemin forestier qui rentre sur ma gauche. Je m'avance doucement dans le bois sur le chemin. Après une petite pause observatoire, je prends à droite sur une belle coulée pour longer la lisière par l'intérieur du bois. Je le rends vite compte que le sol est trop bruyant. Arrivé près de la mare qui rentre dans le bois, je ressors à droite sur un bout de chemin colonisé par de hautes herbes. Je progresse doucement dans cette végétation entre le bois et une haie sur ma droite. Rien, alors que la haie se termine, je poursuis sur la bande enherbée qui borde le bois et rejoins la route quelques centaines de mètres plus loin. Je prends à gauche sur la route pour longer le bois puis encore à gauche sur un chemin de terre qui longe le bois à gauche et une vigne en friche sur ma droite. J'avance doucement et rejoins un chemin enherbée perpendiculaire qui sépare cette parcelle de vigne d'une autre bien entretenue qui descend sur la bordure de bois qui s'enroule autour de la parcelle. J'ai le vent dans le dos, je tente de prendre à gauche en longeant une avancée du bois sur la gauche tout en surveillant les intervalles entre les rangs sur ma droite. Après quelques rangs, j'aperçois un beau 6 pointes qui descend au trot, entre 2 rangs, en direction du bois. Il a dû me sentir, je tente de le suivre en pressant le pas et stoppe 2 fois alors qu'il s'arrête pour regarder autour de lui. Au bout du rang, il prend à droite et je le perds de vue. Je presse encore le pas pour arriver au bord du bois et longer les rangs à bon vent mais il a disparu.

Arrivé au coin du bois qui descend en longeant une autre parcelle de vigne sur la gauche, je constate qu'un tracteur est garé contre le bois, le moteur tourne, l'agriculteur ne doit pas être loin. Je décide de quitter ce secteur pour aller chasser sur Factom. Je prends tout droit, passe le chemin de terre, longe entre la vigne et la haie pour rattraper la bordure du bois puis la suis jusqu'à la route. Rien en vue dans la friche en face près d'une vigne, je prends à gauche sur la route et rattrape les vignes de Factom. Je descends entre 2 rangs puis longe le bas de la parcelle en surveillant entre les rangs. Je rejoins ainsi le bosquet de Factom. Je poursuis en suivant la vigne, sur la bande enherbée qui la sépare du bosquet quand j'aperçois, dans un virage, à environ 20 mètres, un chevreuil arrêté plein travers, tête haute. Sa tête est cachée par le feuillage de la vigne, je me serre contre la vigne qui biaise à gauche et me cache donc du chevreuil. J'approche doucement collé à la vigne jusqu'à 12 mètres de l'animal et me cale contre un cep de vigne. C'est une chevrette, elle broute tranquillement en venant vers la vigne.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Un bruit lui fait brusquement lever la tête et regarder vers le bosquet à l'opposé de ma position.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Elle reprend ensuite son repas et avance tranquillement vers la vigne où elle rentre. Je vois ses pattes et sa tête par en-dessous du feuillage alors qu'elle broute près des premiers ceps du rang.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je tente de me rapprocher un peu pour m'amuser mais elle remarque vite que quelque chose ne va pas et relève un peu la tête pour m'observer sous les feuillages.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je continue à avancer un peu, elle démarre et fonce dans la vigne. Je continue à longer les rangs doucement. Alors que j'arrive au bout du bois qui est bordé par un chemin de terre qui le sépare de la parcelle de vigne suivante, j'aperçois un chevreuil au gagnage à environ 15 mètres, en bordure de la vigne, au bord du chemin, au travers d'un passage qui traverse la petite haie pour déboucher sur le chemin. Je me décale rapidement à droite pour être masqué par la haie et me rapproche doucement de cette dernière. Le vent a tourné et souffle dans mon dos. Alors que j'arrive au bord du chemin et me penche doucement dans le passage pour tenter d'apercevoir l'animal, il a déjà fui. Il m'a certainement senti, je n'ai pas pu voir s'il s'agissait d'un mâle ou d'une femelle mais ce n'était pas un grand brocard vu sa corpulence.

Je sors sur le chemin et prends à gauche pour longer la vigne, j'arrive sur le bas de la parcelle, près des bâtiments sans voir de chevreuil. Je prends à droite et longe le bas de la vigne en surveillant le chaume de blé quand j'aperçois une grosse boule noire au-dessus de la mare à plusieurs centaines de mètres. Je décide de tenter l'approche. Je poursuis le long de la vigne tranquillement en cherchant d'autres animaux du regard. Je rejoins le bord de la haie qui délimite le territoire et descends en longeant entre le fossé qui la borde et le chaume, sur la bande enherbée. J'avance doucement et me rapproche peu à peu du ragondin qui s'est avancé à plus de 70 mètres de la mare. Plus bas, en bordure du chaume, un gros ragondin et quelques plus petits avancent en broutant vers la mare. J'arrive sans trop de difficulté à 17 mètres du ragondin grâce au vent soutenu qui souffle sur ma gauche mais brusquement il relève la tête. Je me fige et nous passons de longues minutes à nous observer. Le ragondin inquiet finit par se retourner et de deviner tranquillement vers la mare. J'arme mon arc et le suis sur la bande enherbée essayant de réduire la distance qui nous sépare mais il commence à biaiser à gauche et s'éloigne lentement. Je presse un peu le pas, me cale, aligne ma visée alors qu'il est à un peu plus de 15 mètres, presque de cul, en train de marcher. Je décoche, touché un peu bas, il démarre avec ma flèche en travers est peine à rejoindre le fossé où il chute et se débat un court instant alors que je me précipite vers lui. Les autres ragondins ont sauté à l'eau. Je reencoche et m'approche doucement du bord. Un ragondin d'environ 2 kilos est immobile, juste en dessous de moi conte la berge, un autre beaucoup plus gros est à l'entrée de son terrier contre la berge opposée à presque 15 mètres. Mes flèches sont trop fines pour flotter, je décide de tenter celui qui est le plus loin pour que la flèche se plante à l'entrée du terrier et que je puisse la récupérer facilement. J'arme, vise et décoche, à impact, un gros crac retentit et le ragondin rentre au terrier avec ma flèche. Je pars sur la berge opposée et sonde la profondeur de la mare avec une branche. Le fond de la mare semble dur et l'eau peu profonde, je descends dans l'eau et me penche devant le terrier. Ma flèche est posée à un peu plus d'un mètre de l'entrée, je réussis à la sortir grâce à la branche avec laquelle j'ai sondé la mare et remonte sur la berge avant d'aller voir mon ragondin mort. Je récupère ma flèche restée à l'intérieur et l'essuie un peu avant de la remettre au carquois avant de faire quelques photos souvenirs.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je retourne vers Bourras, je traverse le chaume de blé puis celui des fèveroles, passe la route et longe le bosquet dans le soja pour récupérer la bordure de la vieille Osse au niveau de son départ au bord de l'Osse.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je descends dans le lit partiellement asséché et commence à le longer doucement.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Le sol boueux est jonché de traces plus ou moins vieilles.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je dois parfois passer dans des zones en eau et lutter un peu avec les moustiques. Je passe le passage que je prends habituellement pour monter dans la friche et poursuis dans le lit du cours d'eau. Un peu plus loin, je passe un virage à droite ou je dois progresser sur plus de 20 mètres dans l'eau autour d'une grosse souche. J'arrive ensuite dans un autre virage à gauche et dois à nouveau progresser dans l'eau jusqu'aux genoux pour arriver au tas de branches que remuaient les sangliers l'autre soir. Le secteur est calme, juste un peu plus loin, je rejoins une zone d'eau boueuse, la surface est agitée, des petits ragondins nagent pour remonter sur un bout de bois mort qui protège l'entrée d'un beau terrier. Ils me regardent groupés mais la plus part rentrent au terrier alors que je m'avance sauf un qui me laisse passer à quelques mètres de lui sans bouger. Je continue ma progression lente sur environ 50 mètres quand du bruit me fait tourner la tête à droite. Un marcassin d'environ 15 kilos déboule du chaume de blé qui me domine, 3 mètres au-dessus du fond du cours d'eau et manque me sauter dessus. Le temps de faire un pas en arrière et d'essayer d'armer mon arc. 2 autres le suivent. 5 mètres plus en avant, les 3 marcassins d'environ 5 kilos déboulent eux aussi dans le lit asséché. Tous remontent, aussi vite qu'ils sont descendus, sur le talus opposé pour s'enfuir dans le bois de Bourras. Ils m'ont encore bien eu. Je continue un peu dans le lit du cours d'eau puis remonte côté chaume.

La luminosité baisse vite, je décide d'aller faire un tour au-dessus du bois de Bourras avant la nuit. Je repars vers la passerelle de la palombière d'un pas rapide, traverse la vieille Osse, passe la palombière et débouche sur le semé de tournesol. Rien en vue, je remonte vers le bois du dessus. J'avance vers l'angle rentrant du bois dans le semé. Alors que je passe juste l'angle du bois, j'aperçois un brocard qui regarde vers moi en lisière du bois à environ 100 mètres. Je tente de l'appeler mais il rentre au bois en aboyant. Je biaise à travers les petits tournesols vers la haie et son passage sur ma gauche. Je passe doucement la haie et observe quelques secondes la grande prairie d'herbes hautes et sèches. Ne voyant rien, je pars droit vers l'angle du bois en face de moi. Je longe ensuite le bas du bois qui descend vers un chemin de terre pris entre ce massif et une haie. Au départ du chemin, un passage permet de longer une grosse haie qui redescend vers Bourras en bordure d'un chaume d'orge. Je suis tranquillement la haie, il fera vite nuit. J'aperçois une chevrette au gagnage dans le chaume à environ 80 mètres, elle mange en revenant vers la haie. J'avance doucement vers elle jusqu'à environ 40 mètres sans qu'elle ne me prête attention. Elle relève la tête et nous nous regardons un instant sans bouger. J'avance un peu vers elle et elle démarre pour rentrer dans la haie. Je biaise à droite en remontant la pente raide du chaume. Sur le plat au-dessus, un carré de céréales n'a pas été moissonné car envahi par la mauvaise herbe. Un mouvement attire mon attention dans le chaume, après le carré non moissonné, à environ 150 mètres près de la route. C'est un renard qui se débine vers le carré de céréales. Je presse le pas pour tenter de le recouper. Alors que je passe le coin des céréales, un animal démarre près de moi je m'attends à voir sortir le renard mais c'est un chat noir qui surgit près de moi et vole au-dessus du chaume jusqu'au chemin de la ferme de Bourras où je le perds de vue. Je longe les céréales mais pas de renard. Je pars sur la gauche et passe le chemin de la ferme quand j'aperçois un puis 2 renards qui se débinent en contrebas dans le chaume d'orge près du soja qui descend vers la vielle Osse. Je tente de les appeler mais il continue à se débiner. Je tente de m'approcher alors que la pénombre s'installe puis de rappeler mais ils partent vers le bosquet sur la droite. Il fera vite nuit, je rejoins le soja, longe le bois de Bourras, traverse la vieille Osse et rentre au travers de la friche pour rejoindre ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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