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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 10:14

Ce matin, je décide d'aller chasser autour du chemin blanc qui relie Roques à Justian, je me gare près d'une résidence secondaire côté Roques et attends que le jour se lève un peu. Le temps est nuageux, vers 5h30, je quitte ma voiture pour commencer à m'avancer sur le territoire. Le vent soutenu souffle à la perpendiculaire du chemin de droite à gauche. Je bifurque rapidement à gauche pour remonter vers le sommet de la colline avec le vent dans mon dos. Je suis la bande enherbée entre le bois à ma gauche et une grande parcelle de blé qui borde le chemin. Rapidement, des aboiements de chevreuil se font entendre plus en avant, trahi par le vent, je viens de faire démarrer un chevreuil qui aboie maintenant dans le bois sur ma gauche un peu plus haut. Je poursuis mon chemin en surveillant les alentours alors que le chevreuil avance lui aussi dans le bois pour garder ses distances en protestant toujours. Je rejoins la vigne qui fait suite au blé alors que le chevreuil finit par se taire. Je surveille les intervalles entre les rangs de vigne mais rien ne bouge. Je rejoins la haie qui borde le haut de la parcelle et la suis un instant. La haie bifurque à gauche pour border une grande parcelle semée de frais. Je continue à suivre la haie pour rejoindre le haut d'une grande parcelle de blé. Je longe la bordure de la culture contre la haie en surveillant les alentours mais toujours rien en vue. J'observe également une petite prairie de l'autre côté de la haie sans plus de résultat. La haie bifurque à gauche en suivant le blé qui remonte jusqu'à la crête de la colline, je continue à longer la culture et remonte vers un gros pylône EDF métallique, entouré de végétation, près duquel se gîtent souvent les chevreuils. J'avance prudemment mais toujours rien. Arrivé en crête, je prends à droite en suivant la haie qui longe une parcelle de vigne. Je contrôle une petite parcelle de blé prise entre la route et la vigne et entre la haie et un petit bosquet puis redescends à travers les parcelles de vigne vers un petit bosquet bordé sur un côté par un petit plan d'eau. Les blaireaux ont creusé des terriers au coin d’une parcelle de vigne en plein découvert. Le petit bois est bordé par une bande étroite de prairie qui le sépare des vignes. Je longe le massif en surveillant cette zone d'herbe haute où je m'attends à voir un chevreuil, toujours rien. Au bout de la prairie, je suis les vignes pour rejoindre le bas du grand champ de blé. Je longe doucement les céréales quand un petit brocard surgit de la culture et s'élance sur quelques mètres. Je me fige, il stoppe et regarde vers moi puis repart en aboyant pour rentrer dans une bande de bois qui avance dans la culture. Il stoppe en entrant dans le bosquet regarde encore un instant vers moi puis disparaît en aboyant.

Je rejoins un chemin de terre qui remonte vers une résidence secondaire en crête sur ma gauche. Je l'emprunte pour remonter rapidement vers la crête en essayant d'éviter d'écraser les nombreux escargots qui profitent de l'humidité de la dernière pluie pour faire une ballade. De part et d'autre du chemin, le paysage est ouvert et mes chances de voir un chevreuil sont mince, les semés n'ont pas encore poussé. En arrivant près de l'habitation, une silhouette me fait stopper net, c'est un gros chat à poils longs assis à environ 40 mètres au milieu d'un passage entre 2 haies. Je redescends vers une parcelle de blé en suivant une grosse haie sur ma gauche et un immense semé vallonné sur ma droite. La haie part sur la droite pour longer une prairie non fauchée, délimitée sur le bas par une autre haie épaisse qui rejoint un bosquet bordant le blé à environ 150 mètres. Plus bas, un passage permet d'accéder à une petite prairie prise entre le bosquet et une grosse haie au bout de laquelle se trouve une source très fréquentée par les sangliers et alimentant un ru descendant jusqu'à l'Osse. Je biaise vers le bas de la prairie pour longer la haie côté gauche en direction du blé. De nombreuses coulées sillonnent l'herbe haute. Je progresse lentement en scrutant le secteur jusqu'à rejoindre le bord du blé. Toujours rien, arrivé au bord du blé je prends à droite et longe les céréales qui bordent le bosquet, les sangliers semblent passer régulièrement par-là, vu le nombre de traces qui ont marquées le sol. En arrivant au coin du bosquet sur les traces des sangliers, je tombe sur une souille très fréquentée et stoppe pour observer les alentours quand j'aperçois un brocard de face qui m'observe plus bas a environ 80 mètres au bord d'un carré de blé qui avance dans le bosquet. Il commence à aboyer et je lui réponds mais il fait volte-face et disparaît dans le bosquet en aboyant pour ressortir dans la prairie derrière et remonter vers la prairie au-dessus de la grosse haie qui rejoint le bosquet.

Je décide de redescendre vers le chemin blanc. Je coupe à travers le carré de blé par la coulée très marquée des sangliers et rejoins une grande prairie qui redescend vers le chemin. L'herbe haute mélangée de luzerne et de plantes aux feuilles rugueuses ne rend pas ma progression très silencieuse. J'avance tranquillement par le passage d'animaux pour limiter les frottements sur la végétation en suivant le ru pris dans la haie à ma droite. Plus bas, je me décale plus à gauche pour progresser dans un creux du terrain, au pied de la pente qui remonte vers une autre haie à mi pente sur ma gauche. Alors que je progresse lentement, un beau brocard surgit de la végétation, derrière un arbre mort tombé sur la bordure du ru et fonce en longeant la haie en aboyant avant de la traverser pour rejoindre le bois des Arroques. Je le regarde s'éloigner impuissant puis reprends ma progression, la haie se rétrécit en pointe pour se terminer par un chemin enherbé que je suis pour rejoindre le chemin blanc. Un coup d'œil infructueux sur une friche, découpée par des haies, qui borde un massif de repousse de frênes puis je prends à gauche. Au loin, il me semble entendre des appels de buttolo quand un chevreuil surgit d'une parcelle de blé à environ 200 mètres et semble foncer vers les appels. Je le perds vite de vue et reste un instant à observer et à écouter mais plus rien, je reprends ma progression sur le chemin. Un peu plus loin, un passage dans la haie qui borde la droite du chemin me permet d'accéder à une zone de bocage prise entre le chemin et l'Osse, composée de petites parcelles de blé et de prairies entrecoupées de haie. Je progresse doucement dans une petite prairie prise entre 4 haies quand j'aperçois une tête de chevreuil qui surgit du blé derrière la haie de gauche à environ 80 mètres. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. La tête disparaît dans le blé, j'en profite pour avancer rapidement jusqu'au coin d'un petit bosquet qui fait suite à la haie et avance de quelques dizaines de mètres dans la culture. Le chevreuil ressort la tête des céréales. J'attends un instant puis repars quand il la baisse. Je longe la bordure interne du bois en essayant d'éviter les branches mortes tombées au sol et passe près d'une palombière. La bordure du bosquet est épaisse et je vois difficilement au travers. Je ne dois plus être loin du chevreuil que j'ai perdu de vue et tente de trouver un passage pour sortir doucement au bord du blé. Alors que je m'avance voûté pour passer sous une branche basse de la lisière, j'aperçois la tête qui me regarde avec ses oreilles braquées vers moi à environ 20 mètres. C'est bien une chevrette. Je retourne vers la petite prairie alors qu'elle m'observe sans bouger.

Je retraverser la haie pour poursuivre ma progression. Un peu plus loin, je franchis un passage entre une haie et le bosquet pour déboucher sur une autre petite prairie prise dans les haies. Je suis la bordure du bosquet qui s'étend sur ma gauche. Puis prends à droite pour traverser les herbes hautes et rejoindre une grosse haie qui je suis jusqu'au passage suivant qui s'ouvre sur ma droite sur une petite parcelle de blé. Je marque un petit arrêt pour en observer la surface mais ne voyant rien je me dirige vers un autre passage dans le coin d’une petite parcelle de blé qui borde la rivière. Les inondations de la parcelle ont données une culture très hétérogène. Le blé n'a pas ou peu poussé par endroits. Je longe la haie parallèle à l'Osse et avance doucement par un passage de tracteur alors qu'un vent soutenu souffle de l'Osse vers le chemin. Brusquement, j'aperçois un renard qui s'avance tranquillement dans le blé en parallèle de la haie à environ 40 mètres de moi. Je me fige, il rentre dans une zone de blé plus haut et je le perds de vue. Je me décale tranquillement plus à droite et me positionne à genoux sur le passage de tracteur en face d'une zone de blé plus bas où j'espère voir sortir le renard mais le temps passe et je ne le vois pas ressortir. Le vent pousse maintenant un leger crachin. Je tente d'appeler sans succès quand je le vois ressortir plus à droite, après une autre zone de blé plus haut, à environ 60 mètres. Je retente des appels mais le renard ne les entend pas à cause du vent. Je tente une approche à genoux. J'avance doucement dans le passage de tracteur pour rejoindre un passage perpendiculaire qui part vers l'Osse et passe à 10 ou 15 mètres du goupil. Le petit canidé mulote tranquillement. Il stoppe net, penche sa tête pour écouter puis bondit dans les céréales. Il reste un instant le cul en l'air et la tête dans la végétation, j'en profite pour gagner du terrain en avançant à genoux dans le passage perpendiculaire. Alors que je suis encore à 30 mètres, il lève la tête et regarde vers moi en humant l'air, alors que je me fige baissé dans la culture, il oblique un peu la tête, ses yeux à moitié fermé, gêné par le vent qui agite sa fourrure. Il reprend sa chasse et je poursuis mon approche et stoppe à environ 15 mètres de lui alors qu'il relève la tête. Quand il baisse la tête, j'arme mon arc, prends la visée sur le renard qui avance de quelques pas. Il stoppe à environ 17 mètres, je cale ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche me semble trop à gauche. Touché le renard demarre en trombe.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Il me semble voir une tache rouge dans son pelage très en arrière du point visé. Il fonce vers la zone de repousses de jeunes frênes très dense. 

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je me redresse et pars chercher ma flèche mais elle est introuvable. Je tourne un moment sur le secteur du tir sans la trouver. Je décide d'aller voir si je trouve du sang à l'entrée du massif d'arbustes. J'examine une belle coulée qui rentre dans les frênes à l'endroit où il me semble avoir vu rentrer le renard. Pas de sang, je commence à douter, je cherche d'autres coulées et examine une autre entrée un peu plus à droite, cette fois, je trouve de petites gouttes de sang sur le feuillage au niveau du sol.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je suis les gouttes qui suivent la coulée.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

A l'entrée des frênes, un balivot est frotté et marqué d'une belle trace de sang.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Il fait très sombre dans le massif d'arbustes très dense. Je continue ma recherche avec la lampe de mon portable. La piste n'est pas très abondante mais j'arrive à la suivre assez facilement et retrouve vite mon renard mort sur le flanc en travers de la coulée. Il a fait environ 90 mètres. Ma flèche est beaucoup trop en arrière et a traversé le renard juste en avant des pattes arrières.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je le sors des frênes pour faire quelques photos souvenir.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je retourne cherche ma flèche un instant dans plus de succès avant de poursuivre ma chasse. Je pars par un passage tracteur qui revient vers le chemin blanc mais bifurque un peu plus loin et franchis un fossé pour longer une belle parcelle de blé en revenant vers l'Osse.  Au moment où je saute le fossé, une chevrette démarre derrière la haie qui borde le fossé sur ma gauche. Elle disparaît vite en traversant la haie en direction du blé où j'ai approché la chevrette tout à l'heure. Je scrute la surface des céréales mais aucun autre chevreuil en vue. Arrivé à la bande enherbée qui borde la rivière, je prends à gauche et la suis doucement toujours en scrutant la surface du champ. J'arrive en face du dernier passage de tracteur qui remonte vers le chemin blanc en longeant une haie à quelques mètres plus sur ma droite. J'avance doucement quand je remarque au sol des grains de blé vert mâchouillés et agglomérés en une pâte encore humide de salive. L'animal responsable ne doit pas être très loin. Ces boules de blé mâchées se succèdent quand un grognement et le démarrage d'un animal juste sur ma droite me font stopper net. J'ai juste le temps voir passer le dos d'un petit sanglier de 30 ou 40 kg qui disparaît rapidement dans la haie. Les craquements dus à son déplacement stoppent vite. J'avance doucement dans sa direction en suivant le passage de tracteur mais il redémarre bruyamment. Et semble repartir en arrière. J'avance doucement en continuant vers le chemin blanc jusqu'à un passage dans le coin de la haie qui bifurque à droite à angle droit. Je prends de passage au travers des ronces qui le barrent puis recommence à longer la haie par l'autre côté mais cette fois collé à cette dernière sur le semé à peine levé de tournesol. Je tente de voir le sanglier au travers des branchages quand je l'entends grogner, souffler puis se débiner vers la rivière. Il semble avoir stoppé près d'un saule au milieu de la haie de peupliers. La végétation est trop dense de ce côté pour le voir. Je fais demi-tour, repasse le passage et recommence à longer le passage de tracteur en direction du saule. Arrivé près de ce dernier, des grognements se font entendre, la végétation bouge et je devine le sanglier qui s'avance,  en grognant, vers le blé, de 3/4 face, à 6 ou 7 mètres. J'arme doucement mon arc et aligne la visée dans sa direction mais un baliveau me gêne pour placer ma flèche. Il faut qu'il avance encore un peu mais il hume l'air inquiet puis retourne à couvert et je le perds de vue. Je désarme. Il semble s'être décalé plus vers la rivière, je m'avance tout doucement et commence à l'entendre bouger et grogner mais impossible de le voir. Au bout d'un court instant, j’aperçois du mouvement au travers de la haie, le jeune sanglier à fait volte-face et remonte la haie à découvert, sans bruit, à environ 3 mètres dans le semé. Je tente de le suivre en remontant par le passage de tracteur mais la haie épaisse me le masque vite et je le perds de vue. Je progresse doucement en suivant la haie quand des grognements, suivant la haie, arrivent dans mon dos. Je me fige et observe, la végétation bouge, l'animal se rapproche et alors qu'il arrive à ma hauteur le blé se met à bouger droit sur moi. J'aperçois vite des petits marcassins, l'un d'eux stoppe à 50 cm de mon pied dans le blé. J'attrape mon appareil photo,  2 marcassins repartent et prennent le passage de tracteur en direction de la rivière puis s'arrêtent à environ 15 mètres dans le passage.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Un troisième sort près de moi et part les rejoindre.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Ils hésitent un instant puis prennent à droite dans le blé, un retardataire arrive en grognant et coupe le passage pour rentrer dans le blé et rejoindre les autres. Les marcassins font une boucle dans le blé en grognant puis reviennent, tournent un peu sur le passage de tracteur puis repartent vers la haie à travers blé.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Alors que les marcassins regagnent la haie, je recommence à la longer pour essayer de retrouver le jeune sanglier mais il s'est volatilisé. Je retourne vers le chemin blanc quand j'aperçois un chevreuil qui arrive par la droite en longeant le pied de la pente de la friche boisée qui couvre la colline. Il avance en bordure d'une parcelle travaillée, la terre mouillée colle à ses sabots et lui donne une démarche atypique. Il est à plus de 200 mètres, impossible de dire s'il s'agit d'un mâle, je décide de tenter une approche. Je prends à gauche pour passer derrière une haie épaisse qui longe le chemin blanc et ressortir à découvert 70 ou 80 mètres plus loin. Le chevreuil a stoppé dans l'herbe haute au pied de la pente. Il est tranquille et ne se doute de rien, le vent est bon. Je traverse le chemin en biaisant à gauche pour remonter au travers d'une prairie d'herbe haute, caché par le relief du terrain. Je rejoins ainsi rapidement le bord de la friche partiellement boisée et bordée par des chênes. Le chevreuil est un peu remonté, je commence mon approche en suivant la bordure de chênes et gagne vite du terrain sur le chevreuil que me tourne le dos. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette alors que je suis encore à environ 100 mètres. Les oreilles semblent très serrées. Le chevreuil stoppe et regarde autour de lui, je stoppe, il repart tranquillement, je poursuis mon approche le plus vite possible pour le rattraper. Arrivé à une cinquantaine de mètres, je confirme mon impression, c'est une chevrette, je décide de poursuivre l'approche pour m'amuser. Elle descend dans une mare asséchée à cette saison. Je profite pour m'approche à découvert, elle démarre à 15 mètres alors que j'approche de la mare, remonte la pente et tourne à gauche pour venir stopper à environ 30 mètres au-dessus de moi derrière quelques buissons. Elle regarde un instant vers moi puis repart et disparaît derrière la crête.

je traverse le bas de la friche pour rejoindre une parcelle de blé qui borde la route puis longe les céréales en remontant vers le sommet de la colline quand une chevêtre démarre à environ 80 mètres près de la route et remonte dans la culture à grands bons pour disparaître rapidement. Le secteur est marqué de nombreuses coulées de sangliers. Je ressors dans une parcelle d'avoine clairsemée et mélangée de tournesol et de mauvaises herbes. Je prends à gauche pour longer le haut de la friche en bordure de l'avoine mais rien en vue. Un peu plus loin, je coupe la pointe du champ qui rentre dans la friche pour rejoindre une pointe boisée en bordure d'une parcelle d'orge. Je tombe sur des traces fraîches de sangliers partant sur la droite. Je décide de les suivre un moment. Les traces traversent la route et rentrent dans une grande parcelle d'avoine très épaisse et très haute où les animaux semblent s'être séparés. Je suis là draille principale un instant, elle est recroisée plusieurs fois par le reste des animaux et je finis par la perdre en bordure d'une grande prairie.

Je retourne à la route. Je la longe un peu jusqu'à un chemin de terre enherbé retournant vers le chemin blanc en longeant une parcelle étroite de blé en forme de U qui borde le sommet boisé d'une colline. En arrivant dans le virage du blé, une silhouette  sombre attire mon regard à environ 90 mètres, sur la bande enherbée qui longe la droite d'un fossé rejoignant le ruisseau longeant la gauche du chemin. Je me fige et l'observe. On dirait une grosse tortue qui hoche la tête par moment. Je décide de tenter une approche, je passe le fossé et reviens par la bande enherbée qui le sépare d'une autre parcelle de blé. L'animal se plaque au sol en m'apercevant. Alors que j'arrive à environ 40 mètres, je reconnais un mâle faisan qui finit par décoller alors que j'arrive à un peu moins de 30 mètres de lui.

Je continue à longer le blé jusqu'à une parcelle immense de féveroles. Je jette un coup d'œil en bordure de cette culture puis prends à gauche pour passer une bande de prairie et une haie avant de traverser un semé de tournesol en direction des vignes. En longeant cette parcelle de vigne par un chemin de terre, je surveille entre les rangs puis rejoins le grand blé où j'ai vu mon second brocard ce matin. Je suis le chemin jusqu'en haut de la parcelle puis prends à gauche en longeant la haie qui borde la culture. Je scrute sans succès la surface des céréales puis rejoins une prairie d'herbes hautes qui remonte vers la route de crête. Toujours rien, je passe la route et redescends vers le secteur chassé ce matin en longeant une haie qui borde la gauche d'une bande de prairie. Brusquement, j'aperçois des oreilles dans l'herbe haute. C'est un lièvre qui démarre et part sur la gauche à environ 70 mètres pour sortir à découvert sur un plantier de vigne et s'éloigner au galop.

En bas de la prairie, je prends à gauche vers le petit bois précédé par le petit plan d'eau et longe entre le bois et la bande de prairie étroite, le secteur semble désert et je me déconcentre en arrivant au bout de l'herbe haute quand un beau brocard démarre et disparaît rapidement en remontant dans les vignes. Je le laisse filer pour ne pas l'affoler plus. Je rejoins le bas de la parcelle de blé que je longe avant de remonter en bordure gauche de la culture. Je passe la petite bande boisée qui rentre dans la culture et continue à remonter vers la crête quand j'aperçois une chevrette qui remonte au galop à environ 100 mètres dans le blé. Elle s'arrête par moment et regarde derrière elle, peut-être est-elle suivie par un brocard. Je presse le pas pour la devancer puis bifurque sur le passage de tracteur qui longe le haut de la parcelle pour tenter de la recouper mais je la perds de vue et rien ne vient derrière. Je fais demi-tour et retourne vers ma voiture sur le chemin pris ce matin pour venir.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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