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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 23:28

Ce weekend, c'est l'anniversaire surprise de mon ami Renaud qui vit en Corrèze, son amie Juliane nous a conviés avec mon ami Thierry et sa famille à y participer. Thierry m'a donc proposé de venir chez lui pour chasser vendredi soir et samedi matin avant la soirée d'anniversaire de samedi. En sortant du boulot, je passe donc rapidement chercher mes affaires chez moi avant de prendre la route. Un peu moins de 3 heures plus tard, me voilà à Cuzance chez Thierry, vers 20 heures, il fait encore très chaud. Le temps de me préparer et nous voilà partis pour une petite chasse à l'appeau sur son territoire lotois. Thierry décide de commencer par un premier secteur où il a manqué un brocard cette saison. Nous nous postons près d'un chemin dans une petite bande boisée clairsemée de chênes. Thierry décide de se poster sur la gauche près d'un penchant boisé plus fourré qui remonte d'un petit pré entouré par le bois. Je me poste plus à droite, près d'un gros chêne, derrière un petit écran buissonneux. Sur ma droite, la lisière du bois à quelques mètres précède une grande friche desséchée. J'attends que Thierry soit posté et prêt avant de commencer mes appels au Buttolo. Je surveille autour de moi mais rien ne vient, je fais des pauses et reprends plusieurs fois mes séries d'appels puis passe au Rottumteller. Tout à coup, Thierry se tend et fixe le bord du fourré derrière lui. En regardant dans le même sens, j'aperçois un chevreuil arrêté de face à environ 40 mètres de moi à juste quelques mètres de Thierry. Je ne vois pas sa tête, j'essaie d'attirer son attention en continuant mes appels mais il reste figé. Thierry arme, vise et décoche. Je n'entends pas l'impact sur le chevreuil, juste le flèche qui heurte une branche puis le sol. Le chevreuil fait volte-face en aboyant. Je reprends mes appels pour tenter de le faire revenir et aboie par moment. Je ne peux pas le voir mais l'entends, il hésite un moment et tourne sous Thierry dans le fourré quand un autre chevreuil se met à lancer des aboiements plus graves en bas du petit pré, j'insiste un moment sans arriver à les faire venir avant de renoncer alors que les chevreuils s'éloignent. Je rejoins Thierry que est dépité d'avoir manqué ce chevreuil, il m'explique qu'il s'agissait d'un plus petit que la dernière fois, le gros était certainement en retrait, au fond du pré, d'où les aboiements plus grave. Nous partons chercher sa flèche qui ne porte pas de trace permettant de penser à une blessure du brocard puis reprenons le chemin pour tenter d'appeler un peu plus loin.

Alors que nous avançons sur le sentier, Thierry m'arrête, il lui semble avoir vu passer un chevreuil dans le penchant boisé qui descend dans la combe en dessous de nous, nous observons un instant et l'apercevons. Il descend d'un pas décidé, traverse la combe enherbée pour remonter le penchant boisé vers le chemin. Nous le perdons vite de vue et nous repostons en vitesse pour tenter d'appeler mais il s'agit certainement du brocard tiré par Thierry il a quelques minutes et il ne reviendra pas. Nous décidons de quitter le secteur pour rejoindre une autre zone en voiture. Nous passons ainsi de zone en zone en appelant sans succès. 

Alors que la nuit sera vite là, Thierry décide de tenter un dernier secteur. Nous nous garons et partons par un chemin pour rejoindre une ancienne coupe de bois alors que la luminosité décroît rapidement. Thierry se poste en arrière sur la droite du chemin, au pied d'un gros arbre et m'envoie me poster un peu plus bas sur la gauche du chemin, au niveau d'un passage permettant d’accéder à une grande prairie entourée de bois. Je me poste en m'avançant un peu sur le passage et commence à appeler. Je surveille autour de moi. Au bout d'un moment, alors que j'appelle au Buttolo, il me semble entendre un bruit dans le bois à environ 150 mètres. Alors que je regarde dans cette direction, j'aperçois un chevreuil qui sort du bois et traverse, au galop, la prairie en dessous de la coupe de bois pour remonter sur moi. Je pense d'abord à une chevrette. L'animal se plante à environ 40 mètres de moi, à environ 15 mètres du bord du sentier qui passe à quelques mètres sur ma droite. Il regarde autour de lui et c'est alors que j'aperçois ses bois, c'est un six pointes correct. Au même moment, je perçois du mouvement sur ma gauche dans la prairie, une chevrette et ses 2 faons arrivent vers moi à environ 70 mètres. Je cale mon appeau sur ma poignée d'arc et reprends mes appels moins appuyés et plus espacés en me focalisant sur le brocard pour essayer de le guider vers moi. Le vent est dans mon dos et j'espère que le brocard va venir par la coupe de bois mais il biaise pour rattraper le chemin et remonte sur moi en le suivant. J'arme doucement mon arc et continue mes appels pour ne pas lui laisser le temps de trop réfléchir, il avance pas à pas et stoppe à environ 8 à 10 mètres de 3/4 face, impossible de trouver une fenêtre de tir au travers des feuillages et branches basses. Je tente d'appeler encore, le chevreuil frappe du pied, balance sa tête pour essayer d'identifier l'origine du bruit mais il refuse d'avancer. Le vent finit par me trahir et le brocard démarre en aboyant pour retourner vers le bois d'où il vient. La chevrette est toujours à environ 70 mètres sur ma gauche et commence à s'éloigner tranquillement avec ses jeunes. Je quitte mon poste et retourne vers Thierry alors que la nuit tombe. Il est temps de rentrer, après un petit repas sur la terrasse à discuter chasse nous partons nous coucher.

 

Ce matin, le réveil sonne vers 5 heures, je descends déjeuner avec Thierry puis nous nous préparons avant de repartir en chasse. Ce matin la pluie est annoncée, il a un peu plu dans la nuit mais il ne pleut pas pour le moment. Thierry me conduit sur un de ses secteurs, nous nous garons sur un chemin de pierre et partons à pied. Le jour n'est pas encore levé, nous y voyons à peine, nous remontons le chemin jusqu'à la limite du territoire. Thierry décide d'appeler en bordure d'un bois séparé d'une grande parcelle de maïs par un chemin enherbé, une grande luzerne borde le bois plus sur notre droite et se poursuit derrière le maïs. Nous longeons un instant le chemin enherbé puis nous nous calons en lisière du bois et attendons un moment que la luminosité soit suffisante pour tirer puis je commence à appeler. J'enchaîne les séries d'appels sans succès tout en surveillant les alentours. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir nous décidons de changer de poste, nous revenons vers le chemin de pierre et nous nous avançons dans un immense chaume de blé ponctué de balles rondes de paille. Nous nous calons contre le bois et tentons d'appeler mais toujours rien, nous repartons en arrière sur le chemin en direction de la voiture tout en surveillant les zones ouvertes des 2 côtés du chemin. Au bout d'un moment, j'aperçois sur la gauche, 2 chevreuils au gagnage dans une grande luzerne. Je les montre à Thierry, il me dit de tenter l'approche seul car, à 2, ce serait trop compliqué. Derrière nous une bande d'une trentaine de mètres de large de luzerne est prise entre le chemin et le bois puis la luzerne plonge sur 70 mètres de large, entre 2 bois, vers une haie qui en délimite le fond à environ 250 mètres. Je me baisse et repars en arrière alors que Thierry s'avance sur le chemin, vers le coin de la luzerne. Une fois que le bois masque ma progression, je traverse la bande étroite de luzerne pour rejoindre la bordure du bois et la longe doucement jusqu'à l'angle du bois. Les chevreuils sont en contrebas, il n'y a pas 2 mais 3 chevreuils, 2 chevrettes et un brocard. Je descends un peu en longeant doucement le bois pour me poster à genoux contre une branche basse qui dépasse sur la luzerne. Je commence mes appels. Immédiatement, un chevreuil fonce sur moi par l'intérieur du bois et stoppe à à peine 3 mètres sur ma droite. Le feuillage ne me permet pas de le voir. J'accroche mon décocheur mais le vent souffle vers le bois et me trahit. Le chevreuil démarre en aboyant et descend en suivant la bordure du bois ce qui existe le brocard et ses chevrettes qui foncent à sa rencontre et disparaissent à environ 60 mètres, derrière une avancée du bois dans la luzerne. Je tente de rappeler, rapidement, une chevrette ressort sur la luzerne d'où elle était rentrée au bois. Elle stoppe plein travers à environ 10 mètres de la lisière et regarde derrière elle. Je comprends vite qu'un autre chevreuil va suivre. Elle redémarre suivie par le brocard qui la course, je lance des appels. Les chevreuils stoppent plusieurs fois en remontant dans la luzerne tout en biaisant vers le bois d'en face. Le brocard hésite à chaque fois mais prend à chaque fois le parti de suivre la chevrette. Cette dernière finit par s'arrêter à environ 60 mètres de moi. Je poursuis mes appels, le brocard hésite un peu puis commence à venir vers moi d'un pas lent en biaisant pour venir sur ma gauche. La chevrette reste immobile et regarde vers moi, l'autre chevrette est ressortie du bois et biaise vers la haie qui délimite le fond de la parcelle. Il zigzague un peu, hésitant parfois à venir droit sur les appels, il balance sa tête frappe parfois du pied mais de rapproche peu à peu. Je pose mon appeau sur la poignée d'arc, alors qu'il est à environ 40 mètres et profite d'un moment d'inattention pour armer mon arc doucement. Je suis maintenant le brocard dans mon viseur en le guidant de mes appels. Il arrive à environ 15 mètres plein travers sur ma gauche, je pause mon viseur sur le défaut de son épaule et décoche. Touché, le brocard fonce dans le bois, la chevrette fonce vers Thierry. J'écoute la course du brocard et l'entends tomber à plus au moins 30 mètres dans le bois. Le calme revient, la chevrette proche de la haie du fond n'a pas bougé. Je me redresse et fais signe à Thierry pour qu'il me rejoigne. Il n'a pas tout vu à cause du relief du terrain. Je lui explique mon action de chasse puis me dirige vers la zone du tir où je retrouve ma flèche, posée au sol en sens inverse du tir. 

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

Nous nous dirigeons vers l'entrée au bois où je trouve vite le premier sang sur les feuillages.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

L'entrée étant très fourrée, je passe par un passage moins épais, un peu plus à gauche pour tenter de recouper la piste de sang en sous bois mais je peine à retrouver des gouttes à la lueur de la lampe de mon portable car il fait encore très sombre dans le bois. Thierry est parti chercher un peu plus loin dans le bois. Je tourne et retourne sans trouver de sang, je ressors donc du bois pour suivre le sang depuis l'entrée quand Thierry m'appelle pour m'indiquer qu'il a trouvé du sang. Je le rejoins donc et attaque de suivre le sang qui n'est pas très abondant mais continu.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

La piste prend vite à droite alors qu'au bruit j'aurais cru le chevreuil mort dans l'alignement de l'entrée au bois. Je ne tarde pas à le retrouver, il est mort à moins de 40 mètres du tir et à environ 10 à 15 mètres de la lisière du bois. 

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

J'appose le bracelet et le sors du bois pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

Pendant que je fais mes photos et vide mon chevreuil, Thierry part chercher la voiture pour la rapprocher de la luzerne. Ma flèche est entrée dans les muscle de l'épaule et ressort au défaut de l'épaule opposée. Une fois vidé, je tire mon chevreuil vers le coin de la luzerne pour attendre Thierry qui ne tarde pas à arriver. Nous chargeons mon chevreuil et partons pour un autre secteur, il reste encore des bracelets.

La pluie se met à tomber. Arrivés sur un autre secteur, nous nous dirigeons vers une petite clairière d'herbes vertes et hautes en bordure d'un bois. Nous nous posons à environ 15 mètres l'un de l'autre et je commence mes appels par petites séries avec le Buttolo puis le Rottumteller, j'insiste un moment mais rien ne vient malgré les beaux frottés présents sur la zone. Thierry décide de continuer un peu à pied. Nous traversons le bois et ressortons dans un chaume puis longeons le bas du bois en prenant à droite. En arrivant au coin du bois, j'aperçois, à ma droite, une chevrette qui passe une clôture barbelée couverture de végétation. Je stoppe Thierry pour la lui montrer et nous attendons un instant postés au coin du bois quand un jeune brocard aux bois bien blancs arrive lui aussi en passant la clôture. Nous préparons rapidement et je tente d'appeler mais les animaux nous regardent sans vouloir venir. La chevrette finit par hésiter un peu mais se ravise et c'est le vent tournant qui nous trahit. Les animaux s'enfuient en repassant la clôture et rejoignant ainsi 2 faons que l'écran végétal pris sur les barbelés nous cachait. Les 4 chevreuils s'éloignent à grands bons en remontant dans le champ. Thierry décide de changer de secteur, nous retournons à la voiture.

Nous nous garons près d'un chemin de pierre et partons sur ce dernier pour rejoindre un petit bois clairsemé. Nous passons la clôture barbelé qui borde le chemin. Le sous-bois est tapissé d'herbes hautes et bien vertes. Je me poste contre un gros arbre alors que Thierry se poste un peu plus à gauche de l'autre côté d'un muret de pierres sèches caractéristique du département. Comme à mon habitude, je commence mes appels au Buttolo puis poursuis au Rottumteller. Des geais donnent de la voix à plusieurs centaines de mètres sur ma droite dans un bois de l'autre côté du chemin. Ce remue-ménage attire mon attention et alors que je regarde dans cette direction, j'aperçois un mouvement au travers des feuillages. Je reconnais vite un chevreuil sans pouvoir donner son sexe. Je poursuis mes appels, l'animal rentre au bois à environ 70 mètres sur ma droite, je le guide vers moi en appelant, il marque régulièrement des arrêts pour écouter et observer. A mesure qu'il se rapproche je crois identifier une chevrette ce qui se confirme quand elle se présente plein travers à moins de 20 mètres en dessous de moins. Du mouvement attire alors mon attention plus en contrebas. Un jeune brocard monte sur la chevrette, elle démarre, passe derrière un bouquet de gros arbres et stoppe à environ 20 mètres sur ma droite, le brocard remonte vers elle, cou baissé nez relevé. Il hume l'air et la rejoint alors que j'arme mon arc. Elle repart, le brocard collé à son arrière train et ils entament des ronds de sorcière autour des arbres à ma droite. Je suis le brocard dans mon viseur, les animaux passent à à peine 5 mètres de moi mais trop vite, je préfère ne pas décocher. Ils repassent derrière le bouquet d'arbres et s'éloignent pour disparaître dans la direction d'où venait la chevrette. Je reprends mes appels pour tenter de les faire revenir. J'insiste un moment quand j'aperçois un chevreuil à environ 40 mètres en contrebas, la tête cachée derrière un arbre. Je continue mes appels mais il ne veut pas bouger et commence à aboyer. Je lui réponds en aboyant et il fait de même. J'alterne aboiements et appeau mais impossible de le faire bouger. Je décide d'abattre ma dernière carte, comme sa tête est derrière un gros arbre, je décide de tenter une approche. Je commence à descendre tout doucement sur quelques mètres quand j'aperçois la tête du jeune brocard dans la végétation, juste en arrière du chevreuil que j'avais vu. Je me fige, le brocard curieux balance la tête puis commence à monter vers moi d'un pas lent et saccadé. J'arme doucement mon arc. Il se plante à un peu plus de 20 mètres, plein travers en contrebas. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche passe juste au dessus et part se ficher au sol 20 mètres plus bas. Les 2 chevreuils démarrent en aboyant et disparaissent dans la végétation en contrebas. Nous nous dépostons et partons chercher ma flèche. En chemin, je tombe sur la couche du brocard encore sèche alors qu'il a déjà bien plu. Il s'était couché là ce matin avant la pluie, nous étions postés à moins de 50 mètres de lui mais, sans l'arrivée de la chevrette, il n'aurait certainement pas bougé. Je récupère ma flèche et nous remontons vers le chemin.

Nous continuons sur le chemin d'un pas rapide, Thierry veut rejoindre un autre secteur un peu éloigné. Je marche derrière lui quand j'aperçois un jeune brocard, à environ 45 mètres, dans la prairie à gauche du chemin. J'attrape Thierry par le bras, le tire en arrière et lui dit de se baisser en lui annonçant la présence de l'animal. Nous sommes accroupis sur le chemin partiellement cachés par le petit muret qui borde la gauche du sentier. Le brocard, qui regardait vers nous, a vu notre mouvement sans l'identifier et démarre pour nous venir droit dessus, je chuchote à Thierry d'encocher vite une flèche et se préparer mais le brocard arrive trop vite et se plante à 6 mètres de Thierry avant qu'il n'ait pu armer. Thierry arme doucement et tente de viser mais la végétation du bord du chemin lui masque trop le chevreuil. J'ai une vue plus dégagée mais je veux laisser tirer Thierry et laisse faire. Le brocard finit par démarrer et fonce en s'éloignant dans la prairie en aboyant. J'aboie pour tenter de le stopper à distance de tir mais il continue et revient vers le chemin à 60 mètres devant nous puis rentre au bois sur la droite du sentier. Pensant qu'il n'a pas vraiment compris ce que nous étions, je me doute qu'il n'est pas allé loin. Je dis à Thierry de me suivre pour tenter de nous rapprocher mais alors que nous avons fait 10 mètres sur le chemin, le brocard ressort du bois, nous aperçoit et fuit en suivant le sentier pour disparaître dans une coupe de bois. Je me suis fait avoir mais décide de tenter notre dernière chance. Nous pressons le pas pour rejoindre la coupe et nous nous postons derrière un tas de bois pour tenter d'appeler mais il ne reviendra pas.

Nous reprenons le sentier qui rentre dans le bois. Il pleut toujours et nous sommes déjà bien mouillés. Nous avançons vite sur le chemin en direction d'une coupe de bois sous une ligne à haute tension quand j'aperçois une chevrette à une dizaine de mètres devant nous. Je stoppe Thierry en l'attrapant par le bras et lui montre la chevrette qui nous regarde sans bouger. Elle se baisse un peu pour uriner tranquillement sans nous quitter des yeux. Je tente quelques appels au Buttolo au cas où un brocard serait dans les parages mais la chevrette se débine. Nous rentrons dans la végétation du bord du chemin pour rejoindre la coupe en passant par là où se trouvait la chevrette quand un faon surgit des broussailles et fonce dans la végétation sur notre droite pour disparaître rapidement. 

Nous poursuivons pour aller nous poster en bordure de la coupe sous la ligne haute tension. Thierry se poste au coin d'un fourré bordant la coupe alors que je me poste 15 mètres plus haut sur sa droite. Je commence mes appels. Au bout d'un moment, Thierry me fait signe, un chevreuil monte vers moi mais je ne vois rien au cause des arbustes qui poussent sous la ligne. Je poursuis mes appels mais rien ne vient. Le vent tournant a dû nous trahir et le chevreuil est rentré au bois d'où il venait, de l'autre côté de la coupe.

Nous repartons en traversant la coupe pour descendre dans le bois. La pluie tombe et couvre un peu le bruit de notre progression. Brusquement, j'aperçois un brocard de face à environ 45 mètres en contrebas, en lisière du bois. Je stoppe Thierry et lui indique l'animal, nous sommes derrière un petit écran d'arbustes et restons sur place sans bouger. Je commence à appeler mais le brocard lève à peine la tête vers nous, il n'est pas intéressé. J'insiste un moment quand un mouvement me fait tourner la tête à droite. Un chevreuil vient de stopper derrière des arbustes à 10 mètres de moi mais la végétation m'empêche de le voir. Je l'indique à Thierry. En bas, le brocard devient inquiet et commence à se décaler vers la droite quand un superbe brocard 6 pointes, au cou massif et aux bois hauts, massifs et noirs vient se planter plein travers à 30 mètres en contrebas de notre position. Il regarde fixement vers où se trouvait le brocard et est totalement indifférent à mes appels. Thierry a armé et vise, je pense le voir décocher mais il garde l'armement. J'hésite à armer mon arc et à tirer mais c'est a Thierry de tirer et je laisse faire. Le vent finit par tourner et le gros brocard s'enfuit en sortant du bois en dessous de nous. J'essaie d'appeler encore un peu mais les 3 chevreuils ont disparu. Nous quittons notre poste pour sortir du bois et traversons la prairie en direction d'un autre bois quand le grand brocard surgit d'un bosquet à 200 mètres pour traverser un bout de friche et disparaître dans un grand bois un peu plus loin.

Nous partons nous poster au bas d'un petit bois, en bordure d'une parcelle de luzerne pour tenter d'appeler mais rien ne venant, nous traversons la luzerne et remontons un peu dans le bois d'en face pour nous reposer en regardant dans le bois. Thierry se poste sur ma droite près du fourré alors que je me poste au pied d'un arbre dans une zone assez dégagée. Je commence mes appels alors que le bruit de la pluie masque une partie des bruits du bois. Brusquement, il me semble entendre du bruit près de Thierry. En tournant la tête, je vois les ronces s'agiter juste derrière Thierry. Un galop retentit dans le bois, après avoir fait une boucle dans le fourré, une chevrette se plante, plein travers, à 3 mètres dans mon dos puis redémarre, me contourne par la gauche, pour rentrer dans le bois et biaiser vers Thierry. Je continue à appeler en espérant voir arriver un brocard et alors que je regarde en direction de la chevrette arrêtée à environ 40 mètres dans le bois épais devant moi, je me fais surprendre par un jeune brocard que je n'entends pas arriver et qui me passe à moins de 2 mètres sur ma droite pour venir se planter un peu plus haut, à 6 mètres sur ma gauche, de 3/4 arrière en regardant vers moi. J'essaie d'accrocher mon décocheur mais il démarre et rentre dans le fourré sur les traces de la chevrette. Thierry arme son arc mais se fait repérer par la chevrette qui démarre en aboyant suivie par le brocard. Je tente d'appeler mais les chevreuils restent à plus de 50 mètres dans le bois et aboient. Je leur réponds en aboyant sans plus de succès. Nous quittons notre poste et remontons à travers bois alors que les chevreuils nous aboient et semblent revenir vers nos postes. Je leur réponds quelques fois mais nous poursuivons notre chemin pour revenir vers la voiture. 

Nous partons pour un dernier secteur, nous nous postons dans un bois clairsemé à un peu plus de 10 mètres l'un de l'autre, aux pieds de gros arbres. Je commence mes appels, au bout d'un moment, une chevrette arrive au galop du fond du bois à plus de 100 mètres. J'espace mes appels alors qu'elle vient droit sur moi. Elle s'approche d'un pas saccadé et balançant sa tête pour venir se planter à quelques mètres de mon poste. Elle reste un moment à trépigner sur place puis démarre et s'éloigne en passant devant Thierry. Je la rappelle et elle revient sur Thierry pour trépigner un moment près de lui. Elle repart, je la rappelle, je la fais tourner un moment autour de nous avant qu'elle ne décide de fuir d'où elle vient. Je pensais faire venir un brocard en la gardant près de nous mais ça n'a pas marché. Nous descendons et partons nous poster plus loin dans un bosquet au bord d'une prairie pour rappeler. La chevrette revient sans que l'on sache d'où elle arrive, nous l'apercevons à environ 20 mètres de la lisière. Elle fait des aller-retour en parallèle du bois avant de finir par s'enfuir par la droite et disparaître dans un bosquet.

Nous retournons à la voiture et partons pour un autre secteur où nous finirons trempés par un très forte averse et sans voir d'autre chevreuil. Il est temps de rentrer pour s'occuper de mon brocard, manger puis faire une sieste avant de partir pour la fête surprise pour l'anniversaire de Renaud.

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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