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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 11:24

Ce soir, le temps est à l'orage, je décide d'aller faire un tour à la chasse sur Justian où je suis déjà allé ce matin alors que le soleil brillait pour une fois. Ayant vu pas mal de chevreuils et ayant repéré une forte activité des sangliers sur le secteur des Arrauques je décide d'y retourner ce soir. Le paysage est détrempé à cause des fortes pluies qui n'en finissent pas de tomber depuis des mois, le moindre passage de tracteur est un ru, les champs près de l'Osse sont recouverts par endroit de plusieurs centimètres d'eau, c'est là que l'activité des sangliers est la plus marquée. Ils ont retourné de grands ronds de pairie et de blé et ont même partiellement dévoré un faon.

Premier sanglier de la saison, 3 juin 2018

Le sol est jonché de très nombreuses traces. Je finirai ma soirée d'approche dans le secteur. Je me gare près d'un champ de blé, au bord du chemin en essayant d'éviter de me garer dans un trou comme ce matin, à 5h30, où j'ai planté la roue avant gauche de mon Sandéro dans un départ de fossé perpendiculaire au chemin et couvert de végétation. 

Premier sanglier de la saison, 3 juin 2018

Je pars vers les coteaux pour commencer ma soirée dans les parcelles de blé. En suivant le chemin de terre, j'aperçois une tête de chevrette qui dépasse dans une petite parcelle de blé étroite prise entre un chemin enherbé partant vers l'Osse et une bande boisée. Elle avance tranquillement vers le chemin que je longe mais me repère et stoppe pour m'observer un instant avant de partir en bondissant et en aboyant vers le bois alors que je poursuis mon chemin pour bifurquer et remonter par un autre chemin de terre. Je bifurque un peu plus loin en prenant un passage enherbée entre 2 parcelles de blé, le long d'un ru grossi par la pluviométrie. Ne voyant pas de chevreuil, je quitte le secteur en remontant au travers d'une prairie jusqu'au bord d'une bande de bois alors que l'orage commence à déverser de grosses gouttes de plus en plus intensément sur moi. Je traverse la bande boisée, les éclairs et le grondement lointain de l'orage s'intensifient. Je ressors sur un semé et le traverse jusqu'au coin d'une parcelle de vigne que je longe doucement en surveillant entre les rangs tout en jetant un coup d'œil par moment au blé couvert de coquelicots à ma gauche. Je bifurque en suite pour remonter entre les 2 derniers rangs vers la parcelle de vigne suivante que je longe également jusqu'à rejoindre une très grande parcelle de blé coupé en 2 par une sorte de fossé. Je m'avance un peu dans les céréales sur un passage de tracteur près de cette séparation. Ma situation dominante sur le haut du champ me permet d'observer tout autour de moi. La pluie s'est un peu calmée mais le tonnerre gronde autour de moi. Au bout d'un moment, il me semble apercevoir une tête de chevreuil à plusieurs centaines de mètres en contrebas sur ma gauche. Je ressors du blé et longe le champ, rapidement caché par une haie qui borde une bonne partie du blé. Le sol boueux et collant arrache mes chaussons de plongés que je dois remettre régulièrement. Arrivé près de la bande de blé qui remonte vers les vignes, je ne vois plus le chevreuil et reste un instant à observer sans succès. En me retournant, j'aperçois alors une chevrette au gagnage dans le blé à environ 150 mètres dans mon dos à environ 30 mètres de la haie qui borde le champ. Je l'observe un moment puis fais demi-tour pour revenir à mon point d'observation, la chevrette finit par me repérer au travers de la haie mais reste immobile. De retour sur mon promontoire, j'attends un moment sans voir d'animaux. Je pars donc à l'approche en suivant le passage de tracteur qui descend vers le ru en contrebas.

Arrivé près du ru, je me fais surprendre par une chevrette qui surgit des herbes hautes bordant le fossé et rejoint un bosquet pris dans le blé un peu plus loin. Je tourne un peu dans les céréales sans succès puis décide de redescendre vers l'Osse. J'avance doucement à environ 15 mètres du ru dans un passage de tracteur quand un jeune brocard surgit du blé à quelques mètres de moi, fait quelques bons et stoppe à environ 30 mètres alors que j'ai armé mon arc... Trop loin, trop caché par le blé,... il repart vers la haie qui borde le bord du champ et disparaît en l'atteignant. Je redescends sur le chemin de terre qui rejoint Roques et le suis un instant jusqu'à trouver un passage dans la haie qui le borde à droite. Je bifurque alors et entre dans un petit pré pris entre la bande boisé qui borde le blé où se trouvait la chevrette en début de chasse et une grosse haie bordant une autre parcelle de blé bordant le chemin que j'ai longé pour rejoindre le passage. Un bout de haie forme un resserrement, ne laissant qu'un passage étroit contre la bande de bois. J'avance doucement dans l'herbe haute trempée quand un brocard surgit du bout de haie à quelques mètres devant moi et stoppe à environ 15 mètres, plein travers dans l'herbe haute après la haie. J'arme doucement et prends la visée avant de décocher mais le brocard qui n'avait pas bougé jusque-là me fait un spectaculaire saut de corde et m flèche passe au-dessus. Il décrit une boucle sur ma droite pour revenir vers le blé bordant le chemin en aboyant. Je m'avance à la recherche de ma flèche mais elle est introuvable. Je reprends ma progression dans l'herbe haute quand une chevrette couchée surgit et fonce vers la haie à ma gauche. Elle stoppe avant de disparaître puis repart et traverse la haie en aboyant. Je biaise à droite à travers l'herbe haute, en direction de la parcelle de blé bordée de haies où le chevrillard a été partiellement dévoré. Le sol détrempé est défoncé par les sangliers mais ces derniers ne sont pas en vue. Je repars vers la gauche, vent de face pour rejoindre une enfilade de parcelles de blé qui suivent l'Osse. Je rejoins un chemin enherbé rejoignant le chemin principal puis enjambe un ru qui le longe pour rentrer dans les blés alors que la chevrette a redémarré en aboyant et s'éloigne en suivant une grosse haie séparant 2 grands champs de céréale. 

Je rejoins le premier passage de tracteur longeant sur la droite de cette haie et le suis tranquillement en scrutant la surface de la culture. Alors que j'arrive à la limite de la parcelle séparée de la suivante par une bande d'herbes hautes, il me semble entendre un grondement sourd. Je me fige à quelques mètres de la bande enherbée et observe les alentours. D'autres grondements attirent mon regard à 25 mètres devant moi. Une bande de sangliers vient droit sur moi par un passage de tracteur dans la parcelle de blé suivante qui ayant souffert des inondations n'a pas beaucoup poussé et me permet de bien voir les animaux. Une bagarre éclate entre les 2 plus gros animaux qui se cabrent au-dessus des céréales et tentent de se mordre face à face en me présentant leurs flancs. J'en profite pour avancer voûté jusqu'à la bande d'herbes. Le calme revient et les sangliers continuent à venir tranquillement vers moi. Certains sont cachés dans les céréales mais j'en vois plusieurs dont un très gros (environ 100 kg) et un d'environ 70 kg qui sont bien noir, les autres sont plus petits et roux. Celui d'environ 70 kg s'avance pour se présenter plein travers dans le passage de tracteur de ceinture à environ 15 mètres. Les sangliers stoppent et lève la tête inquiets. J'arme mon arc et vise ce sanglier plein travers. Touché, il démarre avec ma flèche et s'arrête 10 mètres plus loin caché entièrement par le blé. Les autres sangliers sont partis dans tous les sens. Ma flèche me semble trop en avant. Je réencoche, le sanglier fléché redémarre et fonce en trébuchant régulièrement vers le dernier passage de tracteur de la parcelle qui longe une grosse haie. Le passage rejoint, il le suit et court en tombant régulièrement la tête au sol. Je le perds de vue à environ 150 mètres, au bord d'une grande prairie alors qu'il rentre dans les herbes hautes. Les sangliers dispersés se débinent dans le blé quand du mouvement attire mon attention sur ma gauche. 2 bêtes rousses arrivent dans le blé, j'arme mon arc, l'une s'arrête à plus de 20 mètres dans le passage de tracteur et traverse pour rejoindre le couvert du blé, l'autre vient stopper à l'endroit où j'ai fléché le premier sanglier. J'aligne ma visée et décoche. Touché, le sanglier cri et démarre pour tomber 10 mètres plus loin et se débattre au sol sans parvenir à se relever. Il saigne pas mal et s'immobilise rapidement.

Le pensant mort, je tente d'aller recouper les autres sangliers qui se débinent dans les céréales. Je tente de les recouper en faisant le tour, par le bord de l'Osse, de la grande parcelle de blé qui se trouve de l'autre côté de la haie. Je me ferai surprendre par un brocard surgissant des céréales et s'éloignant à grand bon mais les sangliers ont disparu. Je retourne sur la parcelle des tirs et entame ma recherche du premier sanglier. Je trouve du sang sur la bande de blé entre les passages, plein d'eau, des roues du tracteur. Je trouve ensuite ma flèche posé sur le blé, le sang n'a pas marqué plus de 15 cm du tube, la lame articulée a accroché de la viande et un caillot de sang. Je la remets au carquois et suis le sang frotté bien visible ainsi que le pied du sanglier bien imprimé dans la boue au milieu de la bande étroite de blé. Pas une goutte de sang au sol. Ma recherche me conduit au passage de tracteur de ceinture où le sang s'arrête brusquement. Un pied de sanglier frais prend à droite sur le passage de tracteur puis bifurque à gauche au coin du champ, vers la prairie où je ne trouve pas de sang. Je retourne voir mon second sanglier qui a ma grande surprise n'est pas mort. Ma flèche trop haute a touché la colonne vertébrale. Je l'achève avant de rentrer vers la voiture et de ramener mon sanglier chez le président de la chasse pour le vider.

Premier sanglier de la saison, 3 juin 2018

Je le laisse à la société de chasse et appelle le conducteur de chien de sang pour la recherche de l'autre sanglier mais cette recherche se terminera, le lendemain matin, au bord de la rivière en crue où il semble que le sanglier soit tombé et ne soit pas remonté. Une vérification de mon arc suite à ses mauvaises flèches me permettra de revoir mes réglages qui avaient bougé alors que j'avais réglé mon arc quelques jours plus tôt.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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