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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:08

Ce soir, après un tour dans les blés et vignes du coteau sans succès avec les chevreuils,

Encore et toujours les sangliers, pas de brocard, 19 juin 2018

je redescends vers le chemin de pierre blanche qui rejoint Roques et le longe un peu pour rejoindre un passage dans la haie qui le borde. Je m'avance dans une petite prairie prise entre les haies et en ressors au fond par un passage dans la haie qui débouche sur d'autres prairies avant les blés qui bordent l'Osse. J'avance dans les hautes herbes encore partiellement inondées et lutte avec les moustiques qui m'assaillent. Je rejoins tranquillement les blés quand je stoppe net en apercevant des dos et oreilles noires qui dépassent du blé à environ 100 mètres. Les sangliers sont là, c'est certainement la bande où j'ai fléché mon premier sanglier de la saison. J'avance doucement jusqu'au bord du blé, le vent est parallèle à la rivière mais légèrement tournant, j'espère qu'il ne tournera pas trop. J'observe un instant les suidés pour tenter d'analyser leur sens de déplacement. Ils semblent venir vers moi mais sans se rapprocher du bord du blé puis se regroupent dans un passage de tracteur. Le plus gros commence alors à remonter vers le bord du blé en suivant le passage qui débouche à environ 50 mètres devant moi. Je me positionne à genoux et tente de me rapprocher du bout du passage à 4 pattes tout en surveillant les sangliers qui mangent du blé. Je gagne facilement du terrain et arrive à 10 mètres du bout du passage alors que le gros sanglier n'est plus qu'à 50 mètres et vient toujours vers moi. Un autre sanglier un peu moins gros lui emboite le pas à environ 20 mètres en arrière.

Je me poste là à genoux et les laisse venir, ils lèvent régulièrement la tête pour manger les épis. Je lutte contre une nuée de moustiques qui m'assaillent de toutes parts. Le plus gros se positionne plein travers à 40 mètres et mange des épis puis repart en sens inverse avant de se chamailler bruyamment avec son suiveur. 4 autres sangliers, plus en retrait, rentrent dans les céréales puis reviennent sur le passage. Les sanglier finissent par se décider à rentrer dans le blés en direction d'une grande zone de 2 à 3 mètres de large sur laquelle une coulée de boue a emporté la semence vers l'Osse et laissé une bande bien dégagée dont le départ est à quelques mètres dans mon dos. Je décide de tenter l'approche et recule un peu pour prendre cette bande dégagée à  4 pattes. J'avance tranquillement pour tenter de couper la route des sangliers à environ 40 mètres du bord du blé. Je gagne peu à peu du terrain alors que les sangliers ne s'occupent que de leur repas mais alors que je suis à environ 20 mètres d'eux, le vent tourne et le plus gros relève le nez, hume l'air puis se retourne et démarre en grognant pour stopper à environ 70 mètres en bordure d'un grand fossé gagné par une végétation dense. Un petit sanglier l'a suivi alors que les 4 autres ont démarré et se dirigent vers la bande dégagée, à environ 40 mètres de moi, au trot. 

Je me redresse alors que les premiers passent la zone dégagée, les 2 derniers tournent et hésitent. Je comprends vite qu'ils vont tenter de rejoindre les autres. Je décide de tenter de leur couper la route en m'avançant dans le passage très boueux. Ils démarrent et foncent vers le passage. Le plus gros s'arrête à environ 50 mètres, lève la tête et me voit. Il démarre en trombe et traverse sans s'arrêter le dégagé à 40 mètres de moi faisant jaillir, sur son passage, l'eau qui stagne sur plusieurs mètres. Je presse le pas, le plus petit est trop bas et ne peut pas me voir dans le blé. Je suis ses déplacements au mouvement des céréales. Je peine à garder mes chaussons de plongée au pied car ils restent collés dans la boue et cela me ralentit alors que le petit sanglier, malgré plusieurs arrêts, me distance en biaisant plus vers la rivière. Il finit par déboucher à découvert à environ 45 mètres. Il marque un temps d'arrêt alors que j'ai armé mon arc mais il est trop loin et je le laisse redémarrer. Il disparait dans le blé. 

Je fais demi-tour et tente de courir tout en essayant de ne pas perdre mes chaussons que je dois remettre souvent. Je veux tenter de les recouper avant une remise un peu plus loin. Ils ont passé une haie qui sépare cette parcelle de la suivante. Je rattrape le passage entre 2 haies dans le coin de la parcelle suivante et suis le premier passage de tracteur qui longe la haie du haut de la parcelle. J'arrive au niveau d'un angle droit de la haie qui rentre d'environ 15 mètres dans le blé pour repartir ensuite parallèle au passage de tracteur quand un grognement sourd me fait stopper net. Je tourne les yeux et aperçois à 5 mètres de moi, le dos d'un sanglier qui dépasse du blé. Je me prépare à armer et me rapproche doucement alors que le grondement devient menaçant. Je stoppe à 3 mètres et me prépare à armer mon arc alors que le sanglier hérisse sa crinière. Il démarre vers la haie. J'arme et il ressort la tête au bord de la haie, à environ 8 à 10 mètres, pour regarder, l'air mauvais, vers moi, il avance d'un pas et dégage son poitrail en se tournant vers moi prêt à charger avec sa crinière hérissée. J'aligne ma visée et décoche avant de me faire charger. L'impact retentit et le sanglier démarre en bifurquant vers la haie où il rentre bruyamment en cassant du bois. Je l'entends faire quelques mètres puis s'arrêter un instant avant de repartir en trombe pour foncer à grand bruit dans les épines avant que le calme ne revienne. 

Je n'ai pas pu voir mon atteinte et décide de m'éclipser un instant pour voir si d'autres sangliers ne sont pas dans les parages avant d'attaquer ma recherche d'autant plus que ce sanglier ne semble pas commode. Je reviens sur les lieux du tir après quelques minutes mais alors que je m'approche de l'endroit d'où est parti le sanglier, le blé s'agite en plusieurs points sur 2 à 3 mètres de diamètre. Je comprends immédiatement, tout s'explique. L'agressivité du sanglier, sa réticence à s'éloigner, j'ai très certainement fléché une laie suitée. J'avance doucement dans le blé et vois plusieurs marcassins se débiner puis se blottir au sol. Je les approche tour à tour pour tenter de les attraper mais je les rate à plusieurs reprises n'arrivant au mieux qu'à les frôler. Après de nombreuses tentatives, ils finissent par s'échapper vers la haie où est entrée leur mère. Ils font environ 2 ou 3 kilos, je pense qu'ils peuvent s'en sortir mais je suis dégoûté, dans l'action de chasse, je n'ai pas réfléchi et pas analysé la situation. Ce que je pensais être un ragot solitaire n'en était pas un.

Je me rapproche de la haie et trouve immédiatement l'entrée du sanglier.

Encore et toujours les sangliers, pas de brocard, 19 juin 2018

Les feuillages retournés, un peu de sang sur la végétation et ma flèche cassée posée à la verticale sur la droite du trou dans la végétation ne trompent pas. J'essaie de rentrer mais un barbelé en travers du trou m'en empêche. Je cherche donc un autre passage que je trouve quelques mètres plus à gauche et entre dans la haie. Une énorme flaque occupe le creux dans la haie et je cherche du sang à la lueur de mon portable. Je trouve vite des frottés et une piste de sang très abondante, la laie a suivie l'avancée de haie puis ressort dans le blé de l'autre côté au bout de 7 ou 8 mètres. Je suis le sang et me rends compte qu'il rerentre dans la haie quelques mètres après l'entrée. Je rentre à nouveau dans les épines escorté par les moustiques et aperçois ma laie sur le flanc à quelques mètres de là. Elle n'a pas fait 20 mètres. Ses mamelles gonflées ne trompent pas c'est bien la mère des marcassins, je presse les tétines d'où ne sort presque pas de lait. Avec un peu de chance les marcassins n'étaient pas trop loin du sevrage et arriveront à se débrouiller ou peut-être se feront-il adopter par une autre laie. Je sors la laie de la haie et dégage le morceau de flèche avec ma lame restées dans 'épaule de l'animal. Les poumons, le foie et l'estomac ont été touchés.

Même si je sais que les sangliers sont en surnombre cette chasse me laisse un gout amer. Il est temps de rentrer la nuit sera vite là.

Encore et toujours les sangliers, pas de brocard, 19 juin 2018

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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