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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 18:20

Cette année, j'ai décidé de réaliser un de mes rêves, aller chasser l'orignal à l'arc. N'étant pas très à mon aise dans la langue de Shakespeare, j'ai donc orienté ma recherche sur le Canada francophone où 2 permis pour 2 chasseurs sont nécessaires pour abattre un orignal. Partir à l'aventure avec un ami chasseur, sans connaître ce type de chasse et le biotope, et imaginant toute la logistique qu'il faudrait prévoir pour la chasse d'un animal aussi imposant, je me suis donc mis à chercher sur internet une pourvoirie susceptible de me recevoir et me suis vite rendu compte de la difficulté de cette entreprise. Je n'ai jamais fait, jusqu'à maintenant, de voyage de chasse organisé et me suis vite retrouvé perdu au milieu de toutes les pourvoiries et les agences de voyage de chasse. Je me suis aussi vite rendu compte que l'arc n'était pas souvent cité comme arme de chasse pour l'orignal. C'est finalement un de mes contacts Facebook, Frank Poirson d'Esprit Sauvage qui m'a trouvé la pourvoirie du lac Susie en Abitibi au Québec.

Il m'a mis en contact sur place avec Serge DAPRA qui est le pourvoyeur de ce domaine de 200 km², dans la zone 13, ponctué de lacs et couvert de forêts, où l'on peut chasser l'orignal (Alces alces americana), l'ours noir (Ursus americanus) mais aussi le tétra canadien (Falcipennis canadensis),

la gélinotte huppée (Bonasa umbellus)

et le lièvre variable (Lepus americanus). Il est chasseur à l'arc et accepte sur sa pourvoirie les chasseurs à l'arc ce qui n'est pas le cas partout, notre mode de chasse plus difficile augmente les chances d'échec dans la quête du gibier convoité et fait baisser les statistiques de prélèvement qui sont la vitrine d'une pourvoirie. 2 types de chasse sont proposés en Amérique du Nord le plan américain, logé en pension complète et guidé ou le plan européen en chalet individuel où il faut se débrouiller pour la nourriture et la logistique. Serge m'a donc proposé une chasse en plan américain avec un guide juste pour moi. Nous avons régulièrement discuté sur Facebook ou par téléphone pour préparer mon séjour et Serge, très honnête, m'a averti que la chasse à l'orignal était une chasse qui n'était pas gagnée d'avance et qu'elle nécessitait une bonne condition physique. Il n'a pas essayé de me vendre du rêve mais m'a présenté objectivement ce qui m'attendait, je savais donc avant de partir que mon prélèvement ne serait pas garanti.

J'ai aussi pas mal communiqué avec d'autres chasseurs à l'arc qui sont partis eux aussi chasser l'orignal en Amérique du Nord pour avoir quelques conseils et leur retour d'expérience. Mes dates de séjour fixées avec Serge presque un an à l'avance, du 22 septembre au 9 octobre. J'ai eu tout le temps nécessaire de préparer mon voyage. Au niveau matériel j'ai opté pour mon nouveau Carbone Défiant Turbo de chez Hoyt, réglé à 70 livres équipé comme pour la chasse en France en prévoyant tous mes accessoires en double (viseur, visette, carquois, repose flèche, cordelette à D-loop et décocheur) et les clés hexagonales pour les changer. Pour mes flèches, je prévoyais de prendre mes flèches classiques équipées de trilames fixes Q.A.D Exodus pour l'orignal et de Cut Edge pour le petit gibier mais mon ami Arnaud de chez HAVA Archerie m'a conseillé de partir avec des tubes Full Métal Jacket qui seraient plus solides pour l'orignal et j'ai donc dû revoir un peu mes réglages au dernier moment. J'ai également, sur les conseils de Serge, prévu des vêtements pour les temps chauds et froids, en privilégiant les vêtements superposés aux grosses vestes qui ont l'avantage d'une plus grande flexibilité en cas de réchauffement des températures durant la journée et d'être moins gênantes durant le tir. L'orignal fréquente souvent les zones humides et une paire de bonnes bottes confortables pour pouvoir marcher sur longues distances est indispensable. J'ai opté pour la compagnie Air Transat qui a l'avantage d'avoir des vols directs Toulouse-Montréal et des tarifs attractifs.

Attention, depuis quelques années, en plus du passeport, pour tout séjour au Canada (loisirs, affaires ou transit), un AVE (Autorisation de Voyage Electronique) est obligatoire et valable pour une durée de 5 ans, il suffit pour cela de se rendre sur le site internet dédié avec une carte de crédit pour répondre à un questionnaire.

Arrivant à Montréal le 21 septembre en début d'après-midi et ne prenant, qu'à 8h15 le lendemain matin, le train VIA RAIL

qui doit me conduire à Clova où viendra me chercher Serge, j'ai dû réserver un hôtel desservi par les navettes de l'aéroport. Ces hôtels sont faciles d'accès mais loin du centre de Montréal et peu pratiques si l'on décide de faire un peu de tourisme. J'ai également réservé mon billet de tain aller par téléphone car le site internet ne permet pas aux étrangers de payer en ligne, donner son numéro de carte de crédit par téléphone est assez inquiétant mais très courant au Québec.

Ayant chassé sur mes territoires jusqu'à quelques jours du départ, j'ai finalisé mes bagages un peu au dernier moment avec la crainte d'oublié quelque chose. Le 21 septembre au matin c'est le grand jour, ma compagne me dépose à l'aéroport vers 10 heures pour un embarquement à midi. La douane et l'enregistrement des bagages passés sans encombre, mon vol se passera sans aucun problème malgré un embarquement un peu retardé. Arrivé à Montréal vers 14 heures, heure locale, je récupère mes bagages pour me diriger vers la sortie. Il fait vraiment très chaud dans l'aéroport et je me demande pourquoi, il est autant chauffé jusqu'à ce qu'en sortant je me rende compte qu'il fait encore plus chaud dehors. Cette température de plus de 35 degrés est anormale pour la saison bien que ce soit l'été indien. J'appelle mon hôtel pour que la navette vienne me chercher et observe pendant ce temps le ballet des énormes 4 x 4, pickup et même d'une immense limousine qui défilent devant l'aéroport. Ma navette fini par arriver et me conduit en quelques minutes au Quality Hôtel situé dans une zone industrielle occupée principalement par des hôtels en liaison directe avec l'aéroport et quelques entreprises.

Pas terrible comme première vision du Canada. Je pars vers la réception pour récupérer les clés de ma chambre et organiser mon départ pour la gare du lendemain matin. L'hôtesse d'accueil m'indique que les navettes ne desservent par la gare mais que leur navette peut me déposer à l'aéroport d'où part une navette vers la gare alors que lors de mon dernier appel avant mon départ on m'avait dit que la navette pourrait me déposer à la gare. Mon train étant prévu à 8h15 à la gare de Montréal, je m'inquiété un peu de l'heure matinale de mon départ mais l'hôtesse me tranquillise en m'annonçant que ma navette est réservée pour 7 heures et que j'aurai largement le temps d'aller à la gare. Mon idée première était de prendre un taxi mais je décide de lui faire confiance.

Je monte donc à ma chambre pour tuer le temps devant la télé mais la moitié des chaines sont en anglais et le reste des programmes n'est pas bien intéressant. Le décalage horaire de 6 h se fait rapidement sentir et je décide d'aller manger en profitant de l'ouverture du restaurant vers 18h30. La carte est peu varié et ne m'inspire pas trop, j'opte pour un burger sans conviction en me disant que les desserts sont peut-être mieux mais à ma grande surprise, il n'existe pas de carte des desserts et on me propose une part de tarte à la carotte sans autre choix, curieux j'accepte mais la serveuse revient au bout d'un moment pour me dire qu'il n'y en a pas aujourd'hui et me propose une salade de fruit que j'accepte. Un bol de cubes de melon, pastèque et ananas sans saveur arrive quelques instants plus tard. Il est temps d'aller dormir un peu mais vers 2h30, j'ouvre les yeux et impossible de me rendormir. Je tue donc le temps en attendant 6 heures avant de descendre déjeuner. Le réfectoire et rempli de japonais et d'Inuits. Il semble que ces derniers transitent par ces hôtels avant d'aller vers des dispensaires pour se faire soigner d'après ce que des québécois m'ont expliqué et les japonais viennent beaucoup en vacances dans la région. 

Mon déjeuner pris, je pars attendre ma navette qui n'arrive que vers 7h10. Le chauffeur prend son temps et rentre dans l'hôtel alors que je commence à stresser en regardant l'heure qui passe. Nous finissons par partir pour l'aéroport où nous arrivons vers 7h45. Apercevant une navette VIA RAIL, je récupère mes bagages et fonce vers elle mais alors que j'arrive au niveau du chauffeur, il m'annonce que les navettes ne desservent pas la gare de Montréal. Je me décompose et il ajoute que même s'il voulait il ne pourrait jamais y être pour 8h15, son service se termine dans quelques minutes mais il me propose de me conduire rapidement au central Via Rail pour voir ce que l'on peut faire pour que je ne rate pas mon train. Nous fonçons donc vers le central ou nous retrouvons 2 employés à l'accueil. Ils regardent vite où en est le train et me confirment qu'il sera parti de la gare de Montréal avant mon arrivée mais qu'il me reste une chance de l'avoir en le rattrapant plus loin à une autre station. Ils interpellent un petit homme d'un certain âge qui boit son café dans mon dos et lui demande s'il peut me conduire à la station de Mascouche. Il acquiesce et les agents appellent le train pour informer les agents de mon arrivée à la station. Le chauffeur finit son café et nous nous dirigeons tranquillement vers son taxi après que j'ai vivement remercié les agents et le conducteur de la navette. La route me parait durer une éternité bien que le taxi roule assez vite et se faufile dans le flot de voiture, nous arrivons enfin à la station vers 8h20. J'ai tout mon temps, le train ne sera là que vers 9 heures, je remercie vivement mon sauveur, paye mon taxi et lui laisse un bon pourboire avant de rejoindre le quai désert.

Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017

J'observe les alentours et remarque un bon nombre d'écureuils qui courent en tous sens dans un petit parc arboré en contrebas au milieu des immeubles d'habitation, un autre traverse la voie ferrée sur ma gauche. Quelques voyageurs arrivent après un quart d'heure. Un train arrive au loin sur ma gauche mais je ne sais même pas dans quel sens je pars. J'interpelle un voyageur pour vérifier que je suis bien au bon endroit. A peine ma question posée, il me questionne à son tour. " Vous ne seriez pas de Toulouse par hasard ?" "Pas loin, du Gers". Je parlais en fait, sans le savoir, à un français du sud-ouest venu travailler au Canada. Ce train part vers la gare de Montréal, mon train arrivera en sens inverse. Tout le monde embarque et me retrouve à nouveau seul sur le quai. Au bout d'un moment quelques personnes arrivent sur le quai, les premiers sont une dame âgée et son fils qui s'assoient sur un banc dans mon dos, je pars vers eux pour savoir s’ils attendent le même train que moi, ils me répondent avec un grand sourire et comprenant que je suis français me souhaite un très bon séjour au Québec. Je les remercie puis reviens près du quai où je suis accosté par un chasseur qui part chasser le petit gibier pour le weekend. Nous discutons un peu chasse en attendant le train. Je lui pose quelques questions sur la réglementation de la chasse et il me montre qu'il existe une application pour smart phone nommé "zone chasse" qui répond à toutes les questions au sujet de la chasse au Québec mais je n'ai pas de téléphone tactile. Il fait donc quelques recherches sur son téléphone pour répondre à mes questions.

Comme je lui dis que je pars chasser l'orignal au lac Suzie il me demande si les bidons bleus, posés en bas de l'escalier qui monte au quai, sont à moi. Je lui réponds négativement et c'est alors que nous voyons passer un autre voyageur, un peu plus loin sur la droite, avec les bidons à la main. Le train fini par arriver, une locomotive tractant 2 wagons puis une autre locomotive et encore 2 wagons. Des agents me demandent où je vais avant de me diriger vers mon wagon passager et d'embarquer mon gros sac dans le wagon suivant destiné à cet effet. Il s'agit en fait de 2 trains qui se sépareront plus loin pour prendre chacun une direction différente. Je m'installe au fond du wagon et remarque immédiatement un tableau représentant un orignal en ombre chinoise en vue de dessous. C'est peut être un signe pour mon futur séjour.

Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017

Je m'installe au fond du wagon alors que le train démarre mais l'agent responsable du train me conseille de m'installer au milieu pour être moins secoué pendant mon long voyage, car la place que j'ai choisie est au-dessus des essieux. Je me décale donc et me retrouve au niveau d'une dame occupant le siège côté fenêtre, de l'autre côté du couloir. Elle engage vite la conversation et m'explique qu'elle part passer quelques jours dans sa résidence secondaire. Nous parlons un peu chasse et faune sauvage et je lui demande si on peut voir des animaux du train mais à ma grande surprise elle me répond que non, elle n'en voit jamais. Elle m'explique également que le train a souvent du retard et que, vu la forte chaleur et le temps sec de ces derniers temps, nous risquons de rouler au ralenti sur certains tronçons à cause des risques d'étincelles que les roues peuvent faire au contact des rails et qui peuvent provoquer des incendies de forêt. Les paysages, en sortant de la ville sont composés de plaines plantées d'immenses champs de maïs qui font peu à peu place à des collines couvertes de bois à perte de vue. Le secteur n'a pas encore mis ces couleurs d'automne. Les feuillages sont encore bien verts. L'agent de Via Rail qui est une dame, ayant compris que je suis fan de chasse et de faune sauvage, dirige vers moi un voyageur qu'elle semble bien connaître et nous commençons à discuter chasse à l'arc, nature, pêche, faune sauvage... C'est un ancien agent du chemin de fer, il connaît le secteur comme sa poche et s'improvise guide en m'expliquant tout sur tout à mesure de notre avancée, le nom des villages, leur histoire, les lacs, la faune... Il me conseille de regarder à droite ou à gauche du train suivant ce qu'il va y avoir à observer. C'est lui que j'ai aperçu à la gare tour à l'heure avec ces bidons bleus, il part pour une expédition de pêche de quelques jours en bivouac au bord d'une rivière loin de tout. Je tente de prendre quelques photos au travers de la vitre du train mais la vitesse et les reflets sur la vitre compliquent un peu ma tâche.

Les immenses étendues d'épinettes et de feuillus s'ouvrent parfois sur une rivière ou un grand lac au bord duquel se sont installés de petits chalets ou de belles résidences. Nous passons plusieurs petits villages et chacun amène une nouvelle anecdote.

Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
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Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017

Il me parle aussi du "huard" qui pour lui est un oiseau magnifique au chant très particulier qui est représenté sur une des pièces de monnaie canadienne. Il m'explique à quoi il ressemble et un peu son mode de vie et je comprends vite qu'il s'agit en fait d'un plongeon et nous cherchons à en apercevoir un à chaque fois que nous passons près d'un lac. Il semble qu'ils vivent par couples et qu'au moins un couple soit présent sur chaque lac.

Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017

Le train s'arrête régulièrement mais peu de passagers montent. Lors d'un arrêt à Hervé-Jonction les 2 trains se séparent pour chacun prendre une direction différente, c'est la fin du réseau téléphonique, je ne pourrai ni appeler ni recevoir d'appel sur mon portable durant tout mon séjour. Je remarque plusieurs petites cabanes de chasse au ras de la voie ferrée, en bordure du bois et il semble que parfois le train s'y arrête pour y déposer les chasseurs. Au bout d'un moment, nous arrivons sur des secteurs où la forêt, dévastée par le feu, panse ses plaies et commence à repousser.

Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017
Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017

Mon compagnon de route, après m'avoir proposé de m'héberger à mon retour de chasse, se prépare en vitesse avant d'aller récupérer son matériel. Le train s'arrête au milieu de nulle part, près d'une belle rivière et il saute du train pour rejoindre son campement improvisé et tenter de pêcher un peu avant la nuit. Le soleil descend sur l'horizon et j'aperçois, sur ma droite, 2 jeunes pygargues à tête blanche qui n'ont pas encore le plumage bien contrasté des adultes, tête et queue blanches et reste du corps sombre, mais un plumage sombre presque uni, en train de s'éloigner en volant.

A environ une heure de Clova nous devons nous arrêter un bon moment pour laisser passer un gros train de marchandise, dont le nombre de wagons est impressionnant, avant de nous remettre en route. La nuit tombe peu à peu et le train finit par arriver à Clova, minuscule hameau de maison autour d'un bar épicerie station essence, juste avant la nuit. Serge et Jocelyn, mon futur guide m'attendent près d'un énorme pickup. Je récupère mes bagages et me dirige vers eux, immédiatement assailli par un vol de petites mouches noires, les fameuses mouches noires dont tous ceux qui sont allés au Canada parlent. Je salue Serge et Jocelyn avant que nous montions dans le pickup. Nous avons encore plus d'une heure de piste avant d'arriver à la pourvoirie et nous en profitons pour discuter et faire connaissance. Serge m'annonce qu'hier un couple, venu chasser l'orignal à la carabine, à prélevé un magnifique mâle et me montre la photo. 

Chroniques Québécoises, en route pour la pourvoirie, 21 et 22 septembre 2017

La nuit est tombée quand un lièvre traverse la piste devant dans les phares de la voiture.

Nous croisons, un peu plus loin, des indiens qui chassent de nuit en pickup sur les pistes de la pourvoirie et Serge m'explique qu'au Québec ils ne sont soumis à aucune loi sur la chasse et peuvent la pratiquer comme ils veulent et quand ils veulent même sur une pourvoirie à droit exclusif comme la sienne. Arrivés à la pourvoirie, Nous passons à mon chalet où je laisse mes affaires avant de partir pour le réfectoire où je rencontre Donya qui sera notre cuisinière durant mon séjour et Pascal un autre guide. Je suis pour l'instant le seul client, Georges, un américain de la province de New York arrivera demain soir pour chasser l'orignal lui aussi mais à la carabine, avec Pascal et je partagerai mon chalet, équipé de 4 chambres, d'une salle de douche et d'une pièce de vie, avec lui pendant une semaine. Après un bon repas, je pars me coucher, c'est demain que j'attaque les choses sérieuses.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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