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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 22:15

Ce soir, le Gers est en alerte orange aux orages, le ciel est très couvert et le vent souffle fort, un temps idéal pour aller faire de l'approche, je pars donc pour Labéjan, sur le secteur où j'ai fait mon ouverture. Je me gare sous la digue du lac puis pars en longeant le lac, passe le maïs et poursuis en longeant le ruisseau d'alimentation en direction d'une parcelle de tournesol où j'ai vu un beau brocard lundi matin. Le vent fort est face à moi mais tourne par moment pour venir de ma droite. Je longe le champ travaillé qui suit le maïs puis arrive dans une grande friche asséchée d'où j'aperçois à environ 400 mètres, un chevreuil entrain de glaner quelques repousses dans un champ travaillé près du ruisseau qui alimente le lac plus en aval. Approcher par la friche, en longeant le bois qui borde le ruisseau me semble compliqué car il me faut également passer une haie épaisse et perpendiculaire au ruisseau dont le seul passage pour la traverser est à 150 mètres du cours d'eau. Je décide de tente l'approche par le lit encaissé et asséché du ruisseau à l'intérieur du bois. J'avance assez vite en espérant que les bruits de ma progression seront couverts par le vent fort mais alors que le sol est d'abord assez silencieux, un encombrement de feuilles sèches et brindilles couvrant le sol rendent l'approche plus bruyante alors que je me rapproche à l'aveugle de l'endroit où devrait se trouvé le chevreuil. Je tente sans succès de l'apercevoir au travers des arbres. Je dois me rendre à l'évidence, j'ai opté pour la mauvaise solution d'approche et le chevreuil a disparu quand j'arrive en face de l'endroit où il devrait se trouver. Je biaise vers l'intérieur du bois pour récupérer un chemin forestier moins bruyant que ce sol desséché et le suis pour ressortir dans le champ travaillé, 100 mètres après où se trouvait le chevreuil. Je suis encore un peu le bois et arrive contre une haie perpendiculaire qui sépare ce champ du grand champ de tournesol.

Je suis un peu la haie et rejoins un passage très fréquenté par le gibier pour la traverser. Le sol y est maqué de nombreuses empreintes de chevreuils et sangliers qui ont mis le sol à nu avec leurs passages répétés. Je passe de l'autre côté de la haie et commence à suivre le bord du champ alors que le vent tournant est maintenant dans mon dos. J'avance tranquillement en surveillant la culture mais arrive au bout du champ sans voir de chevreuil. Je suis en suite le fond du champ qui remonte vers la crête de la colline et 2 petits bosquets en série. Toujours pas de chevreuil, les 2 bosquets sont séparés par une bande de tournesols qui remonte vers la crête et suivant le premier bosquet et passe derrière le second moins étendu. Le second bosquet passé, je remonte vers la crête en suivant le tournesol vers l'endroit où se trouvait le brocard lundi. Il n'est pas là ce soir mais du haut du champ, j'aperçois, dans la combe de luzerne qui délimite les tournesols, à environ 150 mètres, en bas du champ, un chevreuil au gagnage. Un gros arbre feuillu poussant au bord du fossé qui longe le tournesol me cache la tête du cervidé. Je me décale doucement à droite pour que l'arbre masque un peu plus ma progression et commence à descendre dans la culture quand le chevreuil qui est un brocard, fonce vers le tournesol à gauche de l'arbre, franchit le fossé et rentre à couvert dans la culture. Le vent fort face à moi est une bénédiction, je descends doucement en me faufilant entre les tournesols tout en surveillant bien les environs. Tout à coup, j'aperçois une feuille de tournesol bougeant anormalement par rapport aux autres agitées par le vent à environ 20 mètres en contrebas. Je me fige et observe, c'est alors que j'aperçois la tête du brocard broutant la feuille, c'est un joli 6 pointes. Je me baisse doucement et continue très lentement mon approche mais alors que j'ai gagné 5 mètres, le brocard se retourne et passe plein profil pour s'éloigner sur ma gauche. Je le perds vite de vue et tente de biaiser pour le recouper quand je l'aperçois à nouveau, plein travers, tête basse en train de manger au milieu des tournesols assez épais à cet endroit. Je me décale un peu et me rapproche très lentement jusqu'à 10 mètres. Arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir entre les tournesols avant de décocher mais ma flèche touche un pied de tournesol qui la dévie et la fait passer à côté du brocard qui fait volte-face et fonce pour ressortir de la culture et s'arrêter plein découvert à environ 40 mètres. Il n'a pas compris ce qui vient de se passer et revient de quelques pas vers le tournesol mais m'aperçois, alors que je tente de réencocher, et fuit, traverse le fossé d'un bon, traverse la luzerne et s'arrête au bord du bois, regarde autour de lui un court instant puis rentre tranquillement à couvert.

Je pars chercher ma flèche dépité et la contrôle. Aucun indice, rien non plus sur la trajectoire du chevreuil, c'est manqué. C'est rageant mais je préfère ça à une blessure. Je remets ma flèche au carquois et retourne vers les maïs. Le vent souffle dans mon dos vers la digue du lac, je décide donc de longer le bas du champ, en bordure du lac pour attaquer les passages de canon à bon vent. Ne voyant rien sur le premier, je passe au second où je m'engage doucement en regardant de part et d'autre entre les premiers rangs qui sont perpendiculaires au passage. Le vent souffle très fort avec de très grosses bourrasques. Tout à coup, alors que je suis à mi-passage, un chevreuil s'avance à découvert sur la gauche du passage, il est à environ 70 mètres. Je me plaque vite contre le maïs et me fige. Il ne m'a pas vu, c'est un jeune brocard. Je passe derrière le premier rang de maïs parallèle au passage et avance rapidement en direction du chevreuil, je me penche de temps en temps pour passer la tête entre les pieds de maïs et voir le chevreuil car j'avance à l'aveugle. Le vent violent agite fortement le maïs et couvre les bruits de ma progression. J'arrive ainsi facilement à 8 mètres du chevreuil qui mange tranquillement contre le maïs à droite du passage. Le rang de maïs s'interrompant sur 10 mètres environ, je reste à couvert, 1 mètre dans le maïs et me prépare à armer mais un forte bourrasque déchaînant le maïs fait démarrer le brocard qui rentre d'un bon à couvert. J'attends un instant, espérant le voir ressortir mais rien, je sors de ma cachette et m'engage dans le maïs en parallèle de la direction de fuite du chevreuil pour tenter de l'apercevoir mais il a disparu. Je ressors donc sur le passage et retourne au départ du passage pour passer au suivant mais pas de chevreuil ni dans celui-là ni dans le suivant. Je décide donc d'aller chasser la parcelle de maïs sous la digue du lac. Je presse le pas et rejoins le maïs en longeant le lac puis pour chasser à bon vent longe toute la parcelle le long du ru à sa droite pour attaquer par l'autre côté les passages de canon. Je m'engage dans le premier en avançant doucement jusqu'à ce que je vois l'autre extrémité puis reviens en courant au départ et parcours ainsi le passage suivant sans résultat. Pas de chevreuil non plus sur le 3ième et dernier passage, je ressors donc à l'autre bout du passage.

Il me reste environ 40 minutes avant la nuit, je décide de revenir sur la parcelle de maïs précédente et recommencer à chasser les passages de canon au cas où un chevreuil serait sorti. Je cours donc vers la parcelle et attaque les passages un après l’autre. En arrivant au troisième, il me semble voir quelque chose de loin et commence une approche en serrant la gauche du passage. Je finis par mieux le distinguer, je n'en reviens pas, c'est le petit brocard de tout à l'heure. Je rentre donc derrière le premier rang de maïs et presse le pas, profitant du vent toujours aussi fort. Comme tout à l'heure, je me penche par moment pour voir le chevreuil entre les pieds de maïs et arrive sans difficulté à environ 10 mètres du brocard qui broute de face contre le rang de maïs que je suis. Il manque quelques pieds de maïs devant moi, ce qui me fait une bonne fenêtre de tir si le brocard se décale vers le milieu du passage. Je reste donc immobile et attends un moment qu'il bouge. Il finit par se décider mais ne se tourne pas et vient vers moi à 2 mètres du rang. J'arme et le laisse venir tranquillement tout en ajustant ma visée pour décocher alors qu'il n'est plus qu'à 6 ou 7 mètres de 3/4 face. Ma flèche rentre derrière son épaule et le brocard fait volte-face pour fuir en suivant le passage. Je le perds de vu à environ 20 mètres et attends un peu avant d'aller chercher ma flèche. Je la retrouve sans trop de difficulté au milieu du passage couvert d'un peu de sang mélangé à du contenu stomacal.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Je trouve ensuite une grosse goutte de sang peu après l'endroit du tir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste peu abondante suit un moment le passage de canon.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Au bout de 35 mètres environ, la piste biaise vers la gauche et l'entrée dans le maïs est bien marquée de plusieurs grosses gouttes de sang projetées sur le maïs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste est ensuite facile à suivre grâce aux frottés sanguinolents laissés sur les pieds de maïs par le brocard qui semble vouloir rentrer dans la culture perpendiculairement aux rangs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Il y a peu de sang au sol et après 15 à 20 mètres environ, les frottés s'arrêtent net, je cherche un moment et trouve des petites gouttes de sang partant à droite et suivant l'intervalle entre les rangs. Je les suis tranquillement et retrouve mon chevreuil 40 mètres plus loin et finissant de mourir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Une fois son dernier souffle expiré presque après mon arrivée, j'appose mon bracelet et le sors sur le passage pour quelques photos souvenir. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et traverse les poumons, le foie et la panse.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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