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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:20

Ce matin, nous devons partir pour notre second séjour de chasse en forêt. Nous irons moins loin que pour le premier séjour et sommes moins pressés. Je me réveille tranquillement avec le lever du jour avant la sonnerie du réveil et m'habille. Je remarque alors que l'araignée d'hier a repris son poste au-dessus de mon lit. 

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Un autre beau spécimen est collé sur l'armoire, en face du lit.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

En attendant que mes collègues se réveillent, je lis un peu les bandes dessinées du fils de Xavier. Sur le matin, les chiens ont aboyé, un animal est peut être passé près de chez Xavier. Après la sonnerie du réveil, la maison s'anime et je me lève. Nous nous retrouvons pour déjeuner sur la terrasse avec une belle vision sur la savane. Notre déjeuner terminé, nous partons finir de préparer nos affaires. Nos touques sont déjà prêtes, nous les chargeons et attelons la barque. Nous ne serons que 3 pour ce séjour car Daniel n'a pas pu se libérer. Nous partons pour Kourou pour faire le plein de glace d'une grosse glacière puis prenons la route. Un beau fourmilier est mort sur la route, j'avais eu la chance d'en voir évoluer un à la cime des arbres l'an dernier. Nous nous arrêtons en route pour prendre un sandwich et un jus de fruit local en précisant bien le "sans piment". Je me suis habillé en camo ce matin contrairement à mes collègues qui se sont habillés de façon plus traditionnelle. Ils ne manquent pas de me chambrer en me disant que je vais faire peur à la vendeuse de sandwichs. A notre arrivée au débarcadère, nous commençons à décharger nos affaires quand j'aperçois une grosse abeille de la taille d'un pouce. Elle est étourdie et cherche à sortir de la bassine métallique que nous avons rangée à l'arrière du pickup. Elle tourne en tous sens sans arriver à s'envoler. Sa couleur vert métallisé sur le corps et bleu nuit sur les ailes est incroyable. Je tente de la prendre plusieurs fois en photo sans arriver à faire une belle image car elle bouge tout le temps.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Le débarcadère est ombragé par de magnifiques arbres aux troncs et aux racines torturés.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Nous mettons la barque à l'eau et chargeons nos affaires puis Xavier part garer la voiture et la remorque près de la gendarmerie.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Cette fois, il est l'heure de partir, nous embarquons avec notre casse-croûte.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Nous partons pour une remontée du fleuve d'environ 1h30, "Scarabée" est devant et moi derrière avec Xavier. Le fleuve est large et sans obstacle, nous avançons à vive allure.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Assez rapidement, nous apercevons sur notre gauche un balbuzard pêcheur entrain de pêcher près de la berge. Il fond sur l'eau, serres en avant, et tente sans succès d'attraper un poisson puis remonte avant de retenter rapidement sa chance environ 30 mètres plus loin mais il remonte à nouveau bredouille. Il survole ensuite le fleuve un instant puis disparaît par-dessus la cime des arbres qui bordent la cours d'eau.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Sur plusieurs kilomètres, nous apercevons des habitations sur le bord du fleuve, des constructions situées sur des espaces ouverts dans la végétation de la rive et auxquelles on ne peut accéder que par bateau.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Le paysage du bord du fleuve est très changeant surtout pour le type de végétation rencontré. Nous passons parfois devant des bandes de moucoumoucous qui s'avancent dans l'eau.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Sur notre gauche, un peu plus loin, des nids de caciques pendent des branches d'un arbre isolé. Ces oiseaux tissent de longs nids d'herbes sèches au bout des blanches pour protéger leurs jeunes des prédateurs.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Plus loin encore, une plante ressemblant à un bougainvillier grimpant aux fleurs violettes serpente sur les arbres du bord du fleuve. Les fleurs colorées sont assez rares en forêt et cette touche de couleur sur le vert saute aux yeux.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Nous croisons régulièrement des arbres dont les fruits en forme de croissants très aplatis de 20 à 45 cm de long pendent au bout de longues tiges fines au-dessus de l'eau. Certains fruits tombent même dans l'eau, ce sont des sortes de gousses dont les 2 moitiés se séparent pour laisser échapper les graines. 

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Beaucoup de bois morts ressortant de l'eau sont colonisés par des hirondelles à ailes blanches ou à ceinture blanche qui décollent sur notre passage et nous accompagnent parfois un moment en volant au ras du fleuve. 

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Tout à coup, sur notre gauche, j'aperçois quelque chose de blanc que je prends d'abord pour un bout de plastique, ce qui me chagrine un peu car ce n'est pas ce qu'on souhaite voir dans une belle nature comme celle-ci mais alors que je fixe cette tâche blanche qui tranche avec le vert ambiant, je finis par me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un petit héron blanc et j'ai juste le temps de le prendre en photo derrière moi alors que nous le dépassons à vive allure sans qu'il ne daigne bouger.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Plus loin encore, un gros massif de bambous penchant sur l'eau tranche avec la végétation habituelle, ce sont les premiers bambous que je vois en Guyane.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Xavier qui a réussi à tuer ses vers macaques grâce à un médicament prescrit au retour du premier séjour en forêt n'a pas encore réussi à extraire toutes ces sales bestioles et alors qu'il gratte une petite croûte qui recouvre aujourd'hui le trou servant à la respiration du parasite derrière son oreille, il extrait sans vraiment s'en rendre compte un des vers mort et nous le montre. Il est encore petit mais ce vers peut devenir assez gros si on le laisse faire. 

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Xavier prend souvent de grandes inspirations pour tenter de repérer à l'odeur les cochons bois dont l'odeur très forte peut se sentir de loin mais aujourd'hui ils ne semblent pas être près du fleuve. En passant, il nous localise l'endroit où il a fait sa chasse miraculeuse cette année avec ses amis et qu'il nous a déjà raconté :

"J'ai vécu un grand moment de chasse ce dimanche 16 novembre, c'est pour ces moments que je vis en Guyane.

Je suis parti avec Manu un chasseur à l'arc alsacien en mission en Guyane et deux chasseurs locaux Freddie un saramaca du Suriname et Wani un djuka du haut Maroni pour essayer deux chiens de chasse qu'ils avaient troqué à des amérindiens d'Amazonie qui traversent chaque année les monts Tumuc Humacs pour acquérir des fusils, cartouches et sabres en échange de chiens dressés à la chasse au pécari à collier.

On part en barque de la ville de Sinnamary pour une heure de navigation, il fait beau, je suis en pleine forme et les chiens sont impatients d'en découdre.

On stoppe dans une partie basse du fleuve, la forêt est claire, nous progressons rapidement et trouvons une souille importante de la veille. Je regarde la carte du GPS qui m'indique que les montagnes sont proches, les traces des cochons se sont dirigées vers le nord-ouest ou je vois une autre zone basse située à trois kilomètres. On repart donc à la barque, pour se rapprocher de la zone désignée.

On accoste, et s'est repartit. Après, une heure de marche en forêt, un grondement sourd se détache des autres bruits d'insectes et d'oiseaux de la forêt. Je croise les regards de Freddie et Wani qui comprennent que ce sont des cochons bois (pécaris à lèvre blanche), ils courent sur 100 m, chacun de leur côté pour encercler la bande. Les chiens eux ont disparu depuis quelques minutes, je donne la consigne à Manu de ne pas bouger et d'allumer sa go pro. Malheureusement il n'a pas pu amener son arc, je lui ai prêté un fusil un coup. Je m'avance de trente mètres et j'entends les chiens aboyer trois cent mètres devant moi. La tension monte à vitesse grand V. Des hurlements, des claquements de dents, une odeur suffocante, des silhouettes qui fusent à travers la végétation de l'adrénaline à l'état pur !!! J'arme mon arc et je respire un grand coup en me plaçant derrière un arbre à contrefort pour me protéger (J'ai repéré un arbre sur lequel je pourrais monter au cas où). Un premier groupe de trois cochons arrive sur moi en courant, j'arme mon arc et lâche ma flèche qui passe au-dessus du cochon de tête, mince, je réarme et maintenant ce sont 25 cochons qui déboulent en hurlant. Je lâche ma flèche sur un cochon qui est à la traîne du groupe, il se cabre et repars avec la flèche qui traverse le haut du dos pour casser la clavicule. Mon tir est encore trop haut je peste et me rends compte que j'ai tellement eu la pression que j'ai tiré avec mon Hoyt CRX 32 comme avec mon tradi sans utiliser le viseur, comme un indien au milieu d'un troupeau de bisons. Au passage, je me suis arraché l'avant-bras avec la corde de l'arc. Freddie et Wani tirent de part et d'autre de ma position, me rabattant le plus gros de la troupe qui se stoppe à mon niveau et m'encercle, je choisi de ne pas tirer (trop dangereux). Quand ils ont redémarré, j'ai tiré un jeune cochon (en visant) qui est resté cloué sur place. Je guidais Manu dont c'était la première sortie en forêt amazonienne. Il a prélevé son cochon au fusil et je tiens à souligner sa bonne attitude et son sang-froid. Wana et Freddie ont tiré le reste en respectant le quota désormais applicable en Guyane, 2 cochons bois par personne par chasse. Nous retrouverons mon premier cochon à 100 m grâce aux chiens sans ma flèche que je retrouverais au deuxième voyage du portage des cochons."

Vidéo de la chasse réalisée par Manu

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Le fleuve est ponctué de rochers, certains sont affleurants

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Mais d'autres sont juste sous la surface et à peine trahis par un remous plus ou moins marqué à la surface de l'eau. Il faut donc rester prudent et éviter d'en percuter un car il pourrait déchirer notre embarcation. Nous croisons régulièrement des criques et Xavier en passant devant l'une d'elle nous annonce que c'est là que nous irons chasser et pêcher l'aïmara ce soir. Par endroit, des bouts de rubalises sont accrochés à des branches basses sur le bord du fleuve et matérialisent certainement des coins de chasse.

Nous finissons par arriver au départ d'une grande crique sur la droite du fleuve devant laquelle Xavier bifurque pour quitter le fleuve et s'y engager. Nous nous avançons un peu entre les troncs tombés en travers de la crique puis accostons un peu plus loin. "Scarabée" descend pour attacher la barque et alors qu'il s'approche de l'arbre autour duquel il veut passer la corde, il aperçoit un gros lézard ressemblant un peu à un iguane et nous le montre. Le reptile lui laisse attacher la barque à quelques centimètres de lui sans bouger. Nous déchargeons ensuite la barque en nous faisant passer les affaires pour les remonter vers notre futur camp à 30 ou 40 mètres dans la forêt. Une fois tout le matériel descendu, je rejoins mes collègues sur la berge. Le lézard n'a pas bougé et se laisse photographier plusieurs fois avant de se jeter au sol et de filer comme l'éclair. 

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Alors que nous entreposons nos affaires sur le site qui sera notre lieu de campement, nous nous rendons compte que nous avons pris un coup de soleil, pour moi il est minime car mon T-shirt à manches longues et mon pantalon m'ont assez bien protégé. Xavier lui aussi n'a pas trop pris mais "Scarabée" qui était allongé tranquillement à l'avant du bateau en bermuda et T-shirt a les bras et les jambes rouges écrevisse surtout sur un côté. Xavier décide que nous allons aller chasser tout de suite et que nous monterons notre campement en rentrant pour éviter de déranger trop les animaux du secteur. Nous nous préparons donc pour la chasse. Xavier distribue les secteurs. "Scarabée" va traverser la crique avec la barque et chasser en face alors que je vais partir en longeant plus ou moins la crique pour m'enfoncer dans la forêt. Je fais le point du campement sur mon GPS avant de l'éteindre à nouveau. Xavier me dit que je vais trouver un layon plus ou moins marqué que je peux suivre pour chasser sans faire trop de bruit et que je tomberai plus en amont sur une cascade. Je quitte donc le futur camp et commence à m'enfoncer un peu dans la forêt avant de bifurquer à gauche pour progresser en parallèle de la crique. Comme d'habitude, j'avance tout doucement en m'arrêtant régulièrement pour observer. Effectivement, je trouve le layon matérialisé par des végétaux coupés et le suis plus ou moins.

Je dévie petit à petit à droite et commence à voir une sorte de marécage noyé. De nombreuses grenouilles coassent dans cette zone très humide, je décide de ne pas tenter de m'aventurer par là pour me retrouver les pieds dans l'eau. Près de cette zone humide, je tombe sur des traces de biche rouge mais elles ne semblent pas toutes fraîches.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je dévie donc cette fois plus à gauche et me rends compte que je me suis plus éloigné du fleuve que je ne le pensais. Je décide de continuer à chasser à l'instinct sans chercher à suivre une direction particulière. De belles broméliacées épiphytes en fleur colonisent le tronc des arbres. Ces plantes que nous avons plus l'habitude de voir chez le fleuriste dans des vases sont ici partout à l'état sauvage.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Pas de gibier pour l'instant, j'arrive maintenant sur une zone chaotique ponctuée de gros blocs de granite. Je descends entre deux blocs pour atteindre une sorte de vallée qui délimite le chaos. Certains rochers sont énormes. Le décor est magnifique.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015
Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

En progressant doucement au milieu de ces gros rochers, je me rends compte que certains forment des abris naturels qu'ils protègent de la pluie. Ces cavités, situées au niveau du sol, rentrent plus ou moins profondément sous ces énormes blocs et communiquent parfois entre elles par des petits passages dans ou entre les rochers. Le sol très sec est dépourvu de végétation, la terre friable est marquées de nombreuses traces d'animaux se recouvrant et qui sont donc difficiles à identifier.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Il me semble reconnaître une trace d'un gros félin dans le sol meuble, le coussinet central est bien visible ainsi qu'un des doigts mais ne rendent pas bien sur ma photo.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

J'examine donc tous ces recoins mais aucun n'est habité. Au détour d'un gros rocher, un mouvement attire mon regard dans un arbre à quelques mètres du sol, un oiseau brun se déplaçant comme un pic remonte contre tronc. Je m'attarde un instant pour le filmer.

Je quitte cette vallée pour remonter doucement, au plus raide, sur une grande colline. En arrivant au sommet, je tombe sur une colonne de fourmis légionnaires entrain de déménager leur fourmilière. Certaines transportent des larves et des nymphes, d'autres transportent des bouts d'insectes, notamment des pattes dont certaines sont énormes par rapport à la taille des fourmis. Les ouvrières se distinguent des soldats par leur taille plus réduite et leur tête moins volumineuse. Certaines fourmis s'accrochent de toute leur force pour former des ponts entre 2 feuilles mortes qu'elles tiennent d'un côté avec leurs pattes et de l'autre avec leurs mandibules. De grosses fourmis noires sont postées en bordure de la procession mais ne semblent pas avoir de mauvaises intentions envers l'autre espèce.

Je suis cette colonne sur plusieurs dizaines de mètres en essayant de ne pas y poser les pieds dessus et éviter d'être attaqué. En arrivant près d'un petit tronc creux calé dans la fourche basse d'un gros arbre, j'ai juste le temps d'y voir rentrer un petit animal qui semblait être un rongeur plus gros qu'un gros rat. Je tente de regarder dans le tronc sur lequel passe la colonne de fourmis sans arriver à voir quoi que ce soit. Je continue ma progression mais le sol couvert de feuilles mortes est très bruyant et je décide de redescendre de la colline pour revenir dans les bas-fonds plus frais et plus humides où le sol est moins craquant.

En revenant au milieu des gros rochers, je déclenche des cris d'alerte d'un couple de caracaras (appelés can-can en Guyane). Ces rapaces noirs au ventre blanc peuvent faire un peu penser au hocco mais leurs cris sont caractéristiques et très bruyants.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je tente un instant de les apercevoir dans les feuillages mais n'arrive qu'à les entrevoir à peine. Je décide de tenter de faire un petit film pour enregistrer leurs cris mais ils se taisent alors que je suis derrière un gros rocher. Je tente de me décaler un peu pour être vu mais les cris se sont calmés et je n'arriverai à enregistrer que quelques cris très espacés.

Je décide de reprendre ma marche, c'est alors que les "can can" se remettent à donner de la voix pendant que je m'éloigne rapidement. Je continue à descendre vers la crique et tombe sur un fruit qui ressemble beaucoup à une fleur, j'ai déjà vu beaucoup de ces fruits lors du premier séjour en forêt mais il ne restait que le cœur, les pétales étaient tombés. Certains plus anciens que d'autres ont bruni

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

alors que d'autres, tombés récemment, ont encore une couleur rosée.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je quitte peu à peu le sol sec et les feuilles mortes pour rejoindre un beau marais asséché dont le sol plus humide et frais est moins bruyant. Le terrain semble assez fréquenté, j'aperçois plusieurs empreintes plus ou moins fraîches dans le sol meuble. Un cariacou semble être passé par là.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Ces traces me remotivent un peu et je me remets à avancer doucement en observant bien les alentours. Tout à coup, un mouvement attire mon regard à mes pieds mais il me faut un moment pour identifier l'animal qui vient de bouger. C'est un petit lézard de 10 à 12 cm qui se confond à la perfection avec les feuilles mortes. Mon appareil photo aura d'ailleurs beaucoup de mal a faire la netteté sur lui.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je tente un petit affût dans une zone encaissée, ne voyant rien venir je décide de tenter d'imiter des cris de souris en apposant ma bouche sur le dos de ma main pour voir si cet appel fait venir quelque chose en Guyane. Immédiatement, dès les premiers appels, des oiseaux de la taille d'un merle, d'un brun clair, se mettent à tourner autour de moi en émettant des cris semblables aux cris d'un merle inquiet. Je joue un peu avec ces oiseaux, en insistant, en continuant mes appels puis décide de repartir en chasse. Un peu plus loin, je tombe sur des traces de pac mais qui ont déjà plusieurs jours. Ces traces ressemblent un peu à des traces d'oiseaux.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je regarde mon GPS, il va être l'heure de rentrer, nous nous sommes donnés rendez-vous au camp vers 17 heures pour monter les bâches et nos hamacs avant la nuit. Je programme mon GPS pour le retour au camp et commence à rentrer doucement. Je tombe vite sur 2 termitières jumelles. Les termites ont fabriqué leurs abris à l'aide de terre et ont construit de petits tunnels en terre également qui partent du sol et arrivent aux termitières pour pourvoir y parvenir à couvert. Ces structures sont très dures.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je progresse maintenant à environ 30 ou 40 mètres de la crique quand il me semble reconnaître le chant d'un hocco. Je me fige et observe les environs quand j'aperçois un agami posé au sol à environ 25 mètres devant moi. Il est un peu loin pour tenter une flèche, de plus, une feuille de palmier retombant au sol me le masque en partie et pourrait dévier ma flèche. Je tente de l'appeler comme me l'a montré Xavier mais il se contente de rester sur place en se balançant de droite à gauche pour tenter de m'identifier car il a dû me voir arriver. Il continue à chanter, j'essaie alors la technique que m'a enseigné Joël du forum "la vie dans la jungle" mais je n'ai pas plus de réussite. J'hésite à tenter une flèche mais finalement l'agami commence à se dérober dans la végétation. Je tente de le recouper mais il s'envole en poussant des cris d'alerte et rejoint un second agami que je n'avais pas vu dans les branches basses d'un grand arbre. Les oiseaux montent petit à petit dans les étages de la forêt. Je reste immobile à les observer mais finis par les perdre de vue. J'attends un peu alors qu'ils poussent toujours leurs cris.

Tout à coup, ils s'envolent pour aller se poser au sol près de la crique. Je tente une nouvelle approche mais ils me repèrent de loin et s'envolent en poussant leurs cris pour aller se reposer au sol plus loin en forêt. Ils crient toujours et je me dirige vers eux en me calant sur ce bruit assourdissant mais ils se taisent petit à petit et je décide de renoncer car je suis repéré et ce petit jeu risque de durer longtemps. Je reprends ma progression vers le camp. Alors que je suis à environ 150 mètres d'arriver, je tombe sur une fleur étrange.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Xavier m'a parlé d'une jolie petite cascade et je décide de revenir en longeant la crique pour tenter de la voir, je biaise donc à droite et rejoins le bord de l'eau.

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J'arrive au camp un peu plus loin sans avoir trouvé la cascade qui doit être plus en amont. Je retrouve "Scarabée" qui lui aussi a joué sans succès avec les agamis. Il a également repéré des traces de tapir assez fraîches. Nous commençons à monter notre camp. Nous tendons des cordes à environ 3 mètres de haut sur lesquelles nous tendons nos bâches en les attachant, avec des liens tendus aux 4 coins, à de petits arbustes environnant puis nous installons nos hamacs entre 2 arbres. Des gros clous à charpente sont plantés dans les arbres depuis un campement précédent et ne les ayant pas vus assez tôt, je me cogne la tête à l'un d'eux. La douleur vive tarde à passer et je me frotte la tête pour l'atténuer. L'un d'entre eux est idéalement placé pour pendre mon arc et je le lui accroche. Le camp monté nous nous posons un peu et préparons nos affaires pour ce soir car nous allons partir pêcher l'aïmara à l'arc sur un secteur que Xavier a repéré lors d'un séjour précédent.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Un peu avant la tombée de la nuit, Xavier attaque d'allumer le feu et de nous préparer une bonne gamelle de crevettes qu'il a emportées ce matin dans la glacière.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

La gamelle prête est mise à cuire sur le feu ainsi qu'une gamelle de riz alors que nous prenons un petit apéritif en plaisantant. La cuisson est terminée, il fait nuit et nous servons les assiettes avant d'attaquer ce bon repas. La bonne humeur règne sur le camp comme d'habitude et si nous ne pouvons pas dire que notre tableau de chasse soit pour l'instant exceptionnel nous aurons au moins super bien mangé pendant tout le séjour, heureusement pour les kilos que la chasse en forêt est assez physique.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Notre repas terminé, il est temps de partir pour la sortie du soir. Nous chargeons la barque, je m'installe avec Xavier à l'arrière alors que "Scarabée" détache la barque avant de s'installer à l'avant.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Le moteur de la barque peine un peu à démarrer mais finit par se lancer après avoir calé plusieurs fois. "Scarabée" éclaire l'eau devant la barque avec sa frontale pour nous éviter une collision avec un rocher immergé. Sa position peu académique ne manque pas d'inspirer quelques blagues.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Nous descendons un petit moment le fleuve. En arrivant près de la crique que nous devons remonter, nous apercevons des faisceaux de lumière dans la forêt provenant de frontales. Nous croisons les doigts pour que ces chasseurs ne prospectent pas le même coin que nous et que nous ne nous gênions pas mutuellement. Nous nous engageons dans la crique et accostons. La barque attachée, nous faisons notre point GPS. Nous allons remonter la crique sur 1 à 2 kilomètre pour atteindre le coin à aïmara enregistré sur le GPS de Xavier. J'ai pris mon carquois de flèches de chasse dans lequel je range ma flèche pêche, je mets ensuite ce carquois dans mon sac à dos et prends mon arc à la main en rembobinant au maximum le câble de pêche qui me relie au sac à dos. Il va me falloir le tenir pour ne pas le voir se dérouler en s'accrochant à la végétation.

Nous commençons donc à avancer en forêt en nous suivant à environ 30 mètres les uns des autres pour nous permettre de chasser un peu en avançant. Nous suivons un layon ouvert par les passages répétés des chasseurs dans le secteur. Nous nous rendons vite compte que nous faisons trop de bruit en avançant ainsi et décidons de nous regrouper pour avancer plus vite. Xavier pensait que nous rentrerions séparément pour chasser mais je ne le sens pas du tout car nous traversons plusieurs fois des bras de la crique sur des troncs et se retrouver de nuit même avec un GPS n'est pas chose facile. Xavier avance d'un pas très rapide et nous peinons parfois à le suivre dans cette végétation qui accroche nos arcs et mes flèches qui dépassent dans mon dos. Je regrette très vite d'avoir pris mon carquois car je comprends rapidement qu'il ne me servira à rien et qu'il sera une gêne permanente pour progresser en forêt. Nous finissons non sans mal à atteindre la petite crique annoncée par Xavier. Nous avançons en cherchant les yeux rouges des aïmaras dans les trous d'eau. Xavier repère un premier aïmara mais il le juge trop petit pour être fléché. Il nous demande de ne pas flécher les petits poissons de mois de 2 ou 3 kilos.

Xavier voulant multiplier nos chances de repérer des poissons me demande de traverser la crique mais les troncs sont pourris et je ne le sens pas du tout, un peu plus loin, je finis par trouver un tronc à peu près correct et commence à traverser. La berge opposée est très abrupte car située au pied d'une grande colline. Je quitte le tronc et commence à avancer tant bien que mal en longeant la crique sur un tapis épais de feuilles mortes. Je regarde bien mes pieds pour ne pas marcher sur un serpent et arrive rapidement dans une zone de végétation très dense constituée de sortes de petits arbustes à grandes feuilles montant à ma hauteur. En arrivant contre les premières grosses feuilles et alors que je regarde toujours le sol, j'ai une impression bizarre et me fige. Je lève doucement les yeux et aperçois, à 50 cm de mon visage, un fer de lance enroulé dans la végétation. En gardant mon calme, je fais 2 pas en arrière et l'annonce à mes collègues, Xavier me dit qu'il ne s'agit certainement pas d'un fer de lance car ce serpent ne grimpe normalement pas aux arbres. Je suis sûr de moi, la forme de la tête et la pupille fendue sont des caractéristiques de la famille des vipères et l'allure générale du serpent vue et revue en photo et dans les reportages animaliers. Le serpent regarde fixement vers moi en tirant sa langue mais semble calme. Xavier qui veut en avoir le cœur net, me demande de le prendre en photo, je m'exécute donc à à peine plus d'un mètre du serpent et réalise 2 clichés du reptile.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015
Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

c'est alors que je me rends compte qu'un scorpion est posé tranquillement sur une autre grande feuille sur la gauche du serpent un peu plus près de moi. Heureusement que je n'ai pas eu un geste malheureux en voyant le serpent car, en voulant éviter le reptile, j'aurais pu être piqué par le scorpion.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je fais ensuite demi-tour et rejoins mes collègues pour montrer la photo à Xavier. Ce dernier me confirme mon impression, il s'agit bien fer de lance et lui qui connaît bien la Guyane n'en avait jamais vu un dans les arbres, comme quoi on peut en apprendre tous les jours. Nous décidons donc de rester groupés sur la gauche de la crique plus praticable. Xavier nous a annoncé qu'il avait vu de très gros poissons et nous sommes impatients de voir ça. Xavier repère vite un premier aïmara tirable et décide que ce sera à "Scarabée" de le flécher. Ce dernier se prépare pour le tir mais galère un moment avec sa lampe d'arc qui refuse de s'allumer correctement et le poisson finira par s'éclipser. Il repère ensuite un autre aïmara un peu plus en amont. Il est contre la berge dans un virage de la crique. La berge est abrupte et la crique encaissée à 2 mètres sous mes pieds. Je m'avance doucement et repère le poisson. Je me recule ensuite pour me préparer rapidement et m'avancer à nouveau, arc armé, le poisson a juste un peu avancé et se présente de cul. J'allume ma lampe d'arc et prends ma visée derrière sa tête et décoche. L'agitation de l'eau provoquée par l'impact de ma flèche à la surface me cache le poisson. Je ne l'ai pas vu partir et mes collègues qui n'ont rien vu ne pense pas que je l'ai eu, c'est alors que je l'aperçois. Il est inerte au fond de l'eau. Je n'y crois pas moi-même, je dis à mes collègues que j'ai fléché l'aïmara et qu'il est mort sur le coup. Xavier vient voir et n'en revient pas. Je remonte mon poisson grâce à mon câble et le pose sur la berge. Il paraissait plus gros sous l'eau.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je dégage ma prise en dévissant ma lame pour réaliser quelques photos de ce poisson

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

puis Xavier joue les photographes pour immortaliser cette belle prise qui n'est pas énorme mais c'est mon premier aïmara et avec une magnifique flèche idéalement placée.

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

Je mets mon aïmara dans mon sac à dos avec mon carquois. Je repère vite un autre aïmara dans le même trou d'eau, il est à peine un peu plus loin et le mien. Je le montre à "Scarabée", ce dernier se prépare et arrive. Il décoche sur le poisson  qui est allé se caler entre 2 branches à 10 mètres environ mais le manque. Il commence à ramener sa flèche en rembobinant son câble mais la lame de pêche se prend dans des branches au fond de l'eau. Il bataille un moment pour la dégager mais rien à faire, il se décale alors sur la berge sans plus de succès et finit même par casser le câble au niveau de l'attache et doit se résoudre à aller chercher sa flèche en rentrant dans l'eau. Une fois sa flèche récupérée et revenu au sec, il la rattache à son câble. Il retente sa chance sur l'aïmara revenu se caler près du bord. "Scarabée" enchaîne les tirs manqués sur l'aïmara qui a l'insolence de ne presque pas bouger. Il remarque vite que sa flèche dévie brutalement à 45° en rentrant dans l'eau pour se poser à biais à environ 60 cm du poisson. Il examine sa lame, elle est sérieusement tordue. Elle a dû heurter un caillou. Nous tentons un moment de la redresser mais n'arrivons qu’à le redresser en partie.

Xavier qui a décidé d'aller chasser en forêt plus en amont, nous a quitté. Nous longeons la berge à la recherche des gros poissons. L'un d'eux ne se laissera pas tiré dans une zone de courant plus fort. En remontant encore un peu nous tombons sur une sorte de plage de sable. "Scarabée" repère un aïmara de taille moyenne, il le tire et le manque. Le poisson vient se caler devant moi pendant que mon collègue récupère sa flèche. Je détourne un instant le faisceau de ma frontale mais il en profite pour fuir et disparaître. Xavier revient de sa chasse et nous fait remarquer qu'un tapir est passé de frais dans le sable de la berge, il pense que nous l'avons fait partir pendant la pêche. Nous cherchons un moment sans succès l'aïmara, il est près de 2 heures du matin et Xavier décide de rentrer. Sur le retour nous cherchons les aïmaras mais ces derniers se sont cachés. Quelques yeux rouges s'illuminent dans l'eau mais ce sont des petits poissons.

Je finis par apercevoir un piranha d'environ 20 cm de long dans un trou d'eau à environ 6 ou 7 mètres de bord. Je décide de tenter de le flécher mais alors que j'arme, il descend se cacher au fond dans des branchages. Je désarme, il sort de sa cachette, je réarme mais il repart se cacher. Je désarme et il ressort, le manège va durer quelques minutes. Ce poisson semble deviner mes intentions et se cache à chaque fois juste avant mon tir mais je finis par réussir à décocher mais je le manque. Je récupère ma flèche et nous nous remettons en marche. Le retour sera très éprouvant et interminable, nous peinons à nous frayer un chemin dans la végétation et au milieu des arbres tombés au sol. Mes flèches, qui dépassent dans mon dos, s'accrochent partout et je perds patience de plus ma lampe frontale me lâche et je dois m'éclairer à l'aide de ma lampe d'arc. Nos câbles de pêche s'accrochent parfois dans la végétation et se déroulent nous faisant perdre du temps à les rembobiner. Je ferme la marche et galère de plus en plus car mon éclairage est compliqué avec ma lampe d'arc. Je chute plusieurs fois dont une fois de tout mon poids sur mon épaule et me fais assez mal. Mes collègues rigolent bien en m'entendant jurer. "Scarabée" qui a pitié de moi me prête finalement sa lampe frontale de secours. J'arrive à rallumer par moment ma frontale mais elle s'éteint assez rapidement. Nous finissons enfin par arriver à la barque et nous repartons vers le camp.

En accostant près du camp, "Scarabée" aperçois un bel aïmara juste contre la berge, à moins d'un mètre du nez de la barque. C'est incroyable, nous arrivons d'une expédition mémorable en forêt pour trouver un aïmara à 30 mètres du camp. "Scarabée" met un moment à se préparer et le poisson ne bouge pas. Alors qu'il est enfin prêt, le poisson se décale un peu puis se repose au fond où une belle flèche vient le transpercer. "Scarabée" le remonte mais le poisson lutte et il tente de l'assommer avec la pagaie mais le sonne à peine en le gratifiant d'une belle balafre sur le dessus de la gueule. L'aïmara maîtrisé nous rentrons au camp avec nos affaires. Nous prenons quelques photos souvenir de cet aïmara suicidaire

Chroniques Guyanaises, le second séjour en forêt, 21 mars 2015

puis rangeons nos affaires et partons mettre les poissons au frais avant d'aller nous coucher. L'aïmara de "Scarabée" est un peu plus gros que le mien.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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