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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:03

Sortie du matin :

Ce matin, j'arrive au départ du chemin de terre qui rejoint le village de Roques mais comme Hémo est dans la voiture, je poursuis un peu pour trouver une place qui sera à l'ombre jusqu'à mon retour. Pile à l'emplacement où je me gare habituellement, près de la ferme, un chevreuil démarre et disparaît rapidement dans les champs sur la gauche du chemin. Un peu plus loin, je trouve une place sur le bord du chemin entre 2 grandes haies et me gare.

Je me prépare puis pars en chasse en longeant le chemin. Je surveille les champs de blé et les prairies entrecoupés de haies de part et d'autre du chemin. A environ 300 mètres de la voiture, dans un virage du chemin, j'aperçois à environ 100 mètres devant moi, un chevreuil qui descend du coteau de droite à travers un semé de tournesol. Je me serre contre les herbes hautes de la droite du chemin et l'observe un court instant avant de tenter une approche qui s'annonce très compliquée car les tournesols sont encore tout petits. J'avance tout doucement, voûté en serrant le bord du chemin quand j'aperçois un autre chevreuil en plein milieu du chemin qui me fait face. Je ne peux pas avancer sans être vu.

J'attends un moment immobile en les observant. Le chevreuil sur le chemin semble être une chevrette et celui dans le tournesol un brocard. La situation se complique, un terrain découvert et 2 chevreuils. Je décide de tenter de m'approcher encore un peu en surveillant bien les réactions des 2 animaux. Le brocard broute tranquillement en se rapprochant du chemin mais, tout à coup, il lève la tête et regarde fixement vers moi alors que je suis encore à 80 mètres. Il démarre, la chevrette rentre dans la haie qui borde la gauche du chemin et il lui emboîte le pas.

Une fois les 2 chevreuils à couvert, je prends le pas de course pour arriver au bout de la haie qu'ils viennent de traverser, 50 mètres plus loin. Je me poste au bout de la haie en observation mais ne peut que les voir s'enfuir en bondissant et en aboyant contre la haie qui borde le fond du champ de blé. Je laisse tomber et remonte par un chemin de terre vers une zone de vigne entourée de cultures. Ce chemin serpente entre le semé de tournesol et un champ de blé puis remonte en bordure d'un bosquet clairsemé dont le sol est couvert d'herbes hautes. Juste une haie de chênes qui bordent le chemin me sépare d'un champ de blé sur ma gauche.

Pas de chevreuil ce matin dans le secteur. Je surveille les 2 côtés du chemin en avançant doucement et débouche sur une bande enherbée qui sépare une bande d'avoine sur ma droite d'une vigne sur ma gauche. Je prends à gauche en longeant entre la vigne et le blé. Je surveille les rangs de vigne et aperçois un lièvre assis contre une souche à environ 70 mètres puis un autre dans un autre qui se débine dans sillon un peu plus loin. La vigne fait place à un semé de tournesol. Je continue en le longeant et débouche sur un champ de blé dans lequel je m'avance pour rejoindre la haie qui marque le fond de la combe en suivant un petit ruisseau qui sépare le blé d'un champ de colza semence.

Je longe doucement la haie à 5 mètres dans les céréales. Ma progression lente n'est pas très silencieuse à cause du blé craquant. Je décide de sauter le ruisseau et de remonter par un passage de tracteur vers le sommet du coteau puis prends à gauche pour prendre un passage broyé du colza. Je passe sur la bordure d'une pelouse qui entoure quelques maisons en pierre au sommet du coteau puis redescends vers le ruisseau suivant qui marque à nouveau le fond d'une combe. Un grand blé sur ma droite et un semé de maïs sur ma gauche, je surveille le secteur en descendant doucement quand des aboiements retentissent sur le penchant opposé.

Un chevreuil que je ne vois pas encore m'a repéré.  Il semble situé derrière la grosse haie qui borde le ruisseau le long du blé. C'est peut être, et je l'espère, le brocard que j'ai blessé le 5 juin. Je continue à m'avancer doucement et finis par l'apercevoir, il remonte dans le blé vers le petit bosquet qui rentre dans le blé et au-dessus duquel j'ai décoché l'autre soir. C'est bien lui, il s'arrête plusieurs fois avant d'entrer dans le bosquet puis rentre dans le petit bois pour ressortir rapidement de l'autre côté et remonter vers le haut du coteau à travers blé en s'arrêtant souvent pour regarder derrière lui. Je décide de le laisser tranquille et bifurque juste avant la haie pour la longer par un passage de tracteur dans le blé.

Les sangliers sont passés par là, le blé est très touché de part et d'autre du passage de tracteur. J'avance doucement et rejoint un petit bois qui termine la haie. Du coin de ce bois, un fossé remonte sur ma droite vers le sommet du coteau et un autre bosquet à mi pente. Il sépare le champ de blé d'un autre champ de blé plus vert. Je passe ce fossé et longe tranquillement le bois mais sans passage de tracteur ma progression est trop bruyante. En arrivant au bout du bois, j'aperçois un jeune brocard qui, m'ayant entendu arriver, regarde vers moi et s'enfuit à travers blé juste au moment où nous nous apercevons mutuellement. Il n'était qu'à 30 mètres derrière le coin du bois mais rejoint rapidement les vignes qui bordent la parcelle sur la gauche et le devant du champ.

Il marque juste un arrêt dans le blé pour jeter un dernier coup d’œil vers moi puis passe dans la vigne et disparaît. Je continue tout droit et rentre dans la vigne en sortant du blé. Un peu plus loin, une chevrette traverse mon rang de vigne à vive allure. Je ressors au bout de la vigne et traverse la route pour me diriger vers un grand bois en contrebas. Je longe une grosse haie à ma droite pour le rejoindre en surveillant le champ à ma gauche quand des aboiements retentissent derrière la haie. Un chevreuil vient de démarrer et s'éloigne en protestant. Je presse le pas et arrive au bout de la haie pour jeter un coup d’œil dans le blé qui longe le bois derrière cette dernière mais je ne vois pas de chevreuil.

Le vent vient de ma gauche, je décide de longer le blé à mauvais vent pour contourner le bois avant de repartir en chasse à bon vent de l'autre côté du massif. J'avance tranquillement dans le blé. Le chevreuil aboie toujours, il semble situé dans une parcelle cultivée à l'intérieur du bois. Un peu avant la fin du champ de blé, je tombe sur une zone très touchée par les blaireaux puis ressors sur une prairie qui fait suite au blé juste avant une grande friche coincée entre le bois et une bande boisée étroite qui le longe à environ 40 ou 50 mètres de la lisière. Je biaise et passe au-dessus de la bande boisée dans un semé de tournesol à peine levé qui me conduit jusqu'au bout du bois.

Je contourne le bout du bois et longe maintenant une grande zone de vigne en surveillant les rangs, espérant voir un chevreuil. J'avance tranquillement sur la bande enherbée entre le bois et la vigne quand, en passant devant un rang, j'aperçois à 40 ou 50 mètres un chevreuil qui regarde vers moi. Je stoppe net au rang suivant et fais doucement un pas en arrière pour me positionner au bout du rang de vigne. Je me penche doucement et aperçois un brocard ce cul qui me regarde par-dessus son dos, ses bois sont assez fins mais bien noirs et bien au-dessus des oreilles. Je suis repéré, l'approche s'annonce très compliquée. Un autre chevreuil démarre un peu plus loin dans la vigne en aboyant et s'éloigne assez rapidement en protestant.

Le brocard reste un instant impassible puis démarre et s'éloigne en suivant le rang de vigne pour disparaître un peu plus loin. Je reprends ma progression. Un peu plus loin, j'aperçois un chevreuil couché plein travers à plus de 100 mètres entre 2 rangs de vigne.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je commence une approche et progresse tout doucement derrière le rang de vigne derrière lequel se trouve le chevreuil. De temps en temps, je me penche au-dessus de la vigne pour regarder s'il est toujours là et constate qu'il ne bouge pas d'un millimètre. Je progresse doucement quand un chevreuil démarre à ma gauche et s'arrête à 35 mètres environ sur un talus qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante. C'est une chevrette elle se retourne et cherche du regard dans la vigne la source du dérangement. Je reste un moment immobile puis reprends mon approche ce qui la fait démarrer. Arrivé à environ 30 mètres du chevreuil, je me mets à 4 pattes et l'observe par-dessous des pieds de vigne.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Il semble que ce soit une chevrette mais je décide de poursuivre mon approche pour m'amuser.

J'avance tout doucement, le sol enherbé est silencieux et je parviens à environ 15 mètres du chevreuil. Je me penche par-dessus la vigne et l'observe au travers des feuillages, la chevrette regarde vers moi mais reste immobile et couchée. 

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Un des fils de fer qui tient la rangée se met à grincer et je pense la voir filer mais elle ne bouge pas. Je me penche d'avantage pour tenter de prendre des photos plus nettes mais cette fois la chevrette se lève et file dans la rangée.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je la regarde filer un instant puis fais demi-tour pour revenir au bord du bois et reprendre mon approche.

Je marche un moment en longeant le bois sans voir de nouveau chevreuil. Un peu plus loin, une petite parcelle de blé s'avance dans le bois. Je surveille la surface des céréales mais pas de chevreuil. Je fais des pauses, de temps à autre, pour jeter un coup d’œil sur des chemins forestiers qui s'enfoncent dans le bois. Au bout d'un moment les vignes font place à des parcelles de blé et je rejoins un chemin de terre qui traverse le bois puis sépare 2 parcelles de blés pour rejoindre à plusieurs centaines de mètres une petite route goudronnée. Je prends le chemin en surveillants les cultures des 2 cotés et arrive au bout de la parcelle de gauche sans avoir vu de chevreuil.

Je bifurque à gauche pour longer une bande de terre située entre le blé et une parcelle de vigne mise en place il y a 1 ou 2 ans. Ma position élevée me donne une bonne vue d'ensemble sur le blé. En avançant doucement, je me rends compte que je suis un pied tout frais de chevreuil bien marqué dans la terre meuble à cet endroit. Je suis tranquillement ces traces tout en surveillant les alentours et arrive ainsi au coin de la vigne. En dessous, le blé finit en pointe et rentre un peu dans le bois. Un mouvement attire mon regard contre la bordure du bois, à environ 45 mètres en contrebas. Je me fige, un brocard avance tranquillement partiellement caché par les branches basses. Je suis au bout d'un bout de haie qui prolonge le bois en longeant la vigne. Le brocard, un jeune 6 pointes déjà pas mal, s'arrête régulièrement pour brouter quelques feuilles. Ma position élevée n'est pas un atout car il va être très difficile de descendre le talus qui me sépare du blé.

Je tente tout de même le coup, profitant d'une pause du brocard pour brouter quelques feuilles. Son cou tendu, sa tête dans les feuilles, il ne doit pas me voir. Je descends très doucement mais je suis très vite repéré à cause d'un léger craquement. Je me fige, le brocard curieux observe un moment. Je tente de l'aboyer mais il s'éclipse tranquillement et rentre au bois. Je fais demi-tour et remonte au bord de la vigne pour rejoindre un peu plus loin un bout de chemin qui traverse le bois très étroit à cet endroit et un petit ruisseau qui serpente dans le massif. L'eau est très boueuse malgré le temps sec depuis plusieurs jours, peut-être que les sangliers ou des ragondins en sont la cause. Je débouche dans une friche d'herbes très hautes bordée par le bois à gauche et une haie très épaisse à droite. J'avance doucement dans les hautes herbes puis décide de traverser la haie pour avancer plus à l'aise dans le semé de tournesol de l'autre côté.

 Je contourne ainsi la friche puis longe à nouveau le bois quand une chevrette démarre un peu plus loin et se débine vers la grosse haie que j'ai longé tout à l'heure pour arriver au bord du bois. Je la regarde s'éloigner puis biaise pour revenir vers la route que je longe un moment. Je fais une petite pause pour manger quelques cerises puis passe au milieu d'un hameau avant de prendre à droite le long d'une haie de sapinettes qui entoure le terrain d'une des maisons et arrive en bordure d'une parcelle d'avoine que je longe tranquillement. Le chien de la maison se met à aboyer un moment puis finit par se taire. Arrivé dans un coin rentrant de la culture, je prends un passage de tracteur pour la traverser. Alors que j'avance tranquillement, le bruit d'un animal qui arrive dans mon dos me fait me retourner. Un chien gris sombre à poil long arrive dans mon dos. Je m'arrête et lui parle, il semble amical et vient vite se faire caresser.

Il est un peu trop amical, je n'aurais pas dû le caresser car, maintenant, il me suit. Je tente de presser le pas dans l'avoine mais le chien qui se laisse parfois un peu distancer revient alors très vite derrière moi. Je tente de le semer en quittant le passage de tracteur et sors rapidement de la culture pour descendre un talus enherbé et arriver au bord d'une zone de vigne que j'ai longé tout à l'heure par le côté opposé. J'avance en surveillant les rangs quand le chien revient sur mes pas, je tente de le faire partir mais il revient à nouveau. Je continue à avancer rapidement pour tenter de le distancer et aperçois 2 lièvres dans la vigne. Arrivé au coin de la vigne et avant de redescendre vers le chemin de terre au bord duquel je suis garé à environ 400 mètres, je gronde le chien qui s'arrête. Il s'assoit au coin de la vigne et me regarde m'éloigner sans bouger. Cette fois, il a compris.

Je reprends ma chasse en avançant tranquillement et en surveillant les cultures mais rien en vue jusqu'au chemin de terre. Alors que je commence à longer le chemin tranquillement, le chien arrive tranquillement derrière moi. Je décide de laisser tomber et retourne rapidement vers ma voiture pour quitter le secteur. Le chien me regarde partir et ne suit pas ma voiture, il a un long chemin pour revenir chez lui. Je décide d'aller voir une mare, plus loin, au bord de la route car j'y ai vu pas mal de ragondins hier soir. Je me gare donc près de la mare et descends doucement au bord du petit plan d'eau qui est très calme ce matin. Je me poste au pied d'un grand saule pleureur et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Immédiatement un ragondin de taille moyenne surgit du fond de la mare et s'avance vers moi. J'arrête mes appels alors qu'il est à environ 20 mètres et le laisse venir. Comprenant qu'il y a un problème il biaise et part se caler contre la berge à ma droite à environ 10 mètres.

J'arme, prends la visée et décoche mais ma flèche passe au ras dessous. Le ragondin ne bouge pas. Je réencoche rapidement, reprends la visée et décoche une seconde flèche. Cette fois, le placement plein épaule provoque une très grosse perte de sang. Le ragondin se débat un instant pour se dégager de ma flèche restée fichée dans l'eau contre la berge. Il rentre au terrier et semble se débattre à l'entrée sans que je puisse le voir. Je l'entends un instant puis le calme revient et du sang commence à couler en abondance du terrier. Je reprends mes appels mais rien ne vient. Je me déposte et m'avance vers le fond de la mare par la berge de droite quand un second ragondin traverse pour se réfugier dans l'angle côté route sous des branches basses. Je tente d'appeler mais il se débine. Je pars donc chercher mon ragondin et mes flèches. La berge est très abrupte et fait environ 1,5 mètre de haut. Je dois sauter dans l'eau, heureusement peu profonde pour attraper mes flèches.

Une belle traînée de sang coule du terrier qui est enfoncé sous la berge derrière un petit arbre qui pousse dans l'eau.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je me penche au ras de l'eau et aperçois mon ragondin dans le terrier, je tente de la ramener avec une flèche sans succès puis finis par rentrer mon bras dans le terrier. Le petit arbre me gêne un peu mais je finis par l'attraper et le sors du terrier pour le lancer sur la berge avant de récupérer mes flèches et de remonter non sans mal, en m'agrippant à la végétation, sur la berge. Je pars ensuite chez le président de la chasse ou je suis invité à manger une bonne côte de bœuf cuite au barbecue. Avant de rentrer, je pars faire un petit tour en voiture sur les secteurs du territoire que je n'ai pas encore chassé, histoire de me décider sur le secteur que je vais chasser ce soir.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Sortie du soir :

Après un bon repas et une bonne sieste, je repars à la chasse. J'ai décidé de chasser sur un morceau de la commune de Gondrin rattaché à la société de chasse, sur une vallée, le long d'un petit ruisseau. Je me gare près d'un hameau de maisons en pierre à l'ombre d'un gros noyer puis je descends en suivant la route pour rejoindre le bord du ruisseau. Arrivé au ruisseau, je commence à le suivre par la bande enherbée qui le sépare d'un champ de blé. La bande enherbée s'interrompant un peu plus loin, je m'avance un peu dans le blé pour rejoindre le premier passage de tracteur et le suis tranquillement mais le secteur est calme. J'arrive au bord d'une grande haie qui sépare le blé d'un semé de tournesol clairsemé. Je la traverse et rejoins le bord du ruisseau pour le longer.

Au loin, le tournesol fait place à un nouveau champ de blé. Les 2 cultures sont séparées par un chemin de terre qui remonte vers la route qui suit la crête. Une tache sombre attire mon attention en bordure du champ de blé à environ 40 mètres du bord du ruisseau. A mesure que je me rapproche, il me semble identifier un ragondin. Mon impression se confirme rapidement alors que j'arrive près du chemin de terre. C'est un gros ragondin qui broute le blé, debout sur ses pattes arrières juste en face d'une longue mare située coté tournesol et dont le trop plein se déverse sur le chemin de terre.

Je m'approche doucement en longeant le blé. En avançant, j'aperçois une tête qui dépasse du blé en haut du champ. C'est une chevrette, je décide de continuer mon approche et elle me repère rapidement pour fuir à grand bons. Pas à pas, j'arrive à 6 ou 7 mètres du ragondin. J'arme doucement et prends la visée mais le ragondin est partiellement caché par le blé. Je décoche un peu au jugé mais manque le ragondin qui démarre et se précipite vers la mare. Il s'arrête juste avant la mare et se retourne pour identifier son agresseur, j'en profite pour réencocher rapidement. Je réarme et prends la visée mais le ragondin m'a repéré et s'apprête à démarrer. Je décoche rapidement mais touche le ragondin trop bas. Il se jette à la mare, je l'entends se débattre dans l'eau sans le voir à cause de ma position basse en dessous de la mare et de la végétation haute qui borde le petit plan d'eau.

Je récupère ma seconde flèche fichée au sol et la réencoche puis pars voir si je retrouve mon ragondin mais il a disparu. Je longe la berge de gauche plus accessible, le ragondin a déposé une belle tache de sang bien rouge sur une grosse pierre blanche au niveau du déversoir. Il me semble voir un remous sous une grosse touffe de joncs contre la berge opposée mais l'eau se calme. Je décide de faire le tour de la mare. J'avance doucement dans les hautes herbes mais rien ne bouge. Je reviens par la berge opposée. En arrivant au niveau des joncs, un démarrage se fait entendre et agite l'eau. Une traînée de bulles se dessine en direction du fond de la mare. Je fais vite demi-tour pour me poster contre un gros frêne et me prépare mais un gros remous et le bruit d'un ragondin qui rentre au terrier se fait entendre juste sur ma droite. J'attends un moment mais le ragondin ne ressortira pas, je l'ai perdu.

Je pars chercher ma seconde flèche puis redescends pour recommencer à longer le ruisseau, sur la bande enherbé qui le sépare du blé. J'avance doucement quand il me semble apercevoir quelque chose qui vient de disparaître à la surface du blé à environ 60 mètres.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je me fige et observe quand les bois d'un brocard refont surface. Je lui laisse rebaisser la tête puis commence mon approche rapide. Très vite, un petit virage sortant du ruisseau cache mon approche sur 20 mètres, j'en profite pour gagner rapidement du terrain. Je finis mon approche doucement en suivant la haie qui borde le ruisseau et en m'arrêtant à chaque fois que le chevreuil relève la tête. Je parviens ainsi à environ 15 mètres du brocard qui semble vouloir venir vers moi. Je décide donc de me positionner à genoux au bord du champ de blé. Je me poste juste en face de la roue gauche d'un passage de tracteur qui remonte vers la route de crête. J'accroche mon décocheur et me baisse au maximum pour ne pas être repéré quand le brocard relève la tête en avançant.

Il arrive tranquillement par ma gauche, par un passage de tracteur qui longe le bord du champ et rejoint le passage en face duquel je suis posté. S'il continue sur cette voie, il va déboucher à découvert sur le passage qui remonte à environ 10 mètres de moi. Pas à pas, il arrive mais, à 3 mètres du passage, il commence à biaiser pour remonter un peu. J'arme mon arc, le brocard sort au pas dans le passage de 3/4 arrière à environ 12 mètres. J'aligne ma visée et décoche. Mon encoche lumineuse rouge très visible me permet de suivre la trajectoire de ma flèche du regard. Elle passe juste sous le poitrail du brocard. Surpris, il démarre en trombe. C'était trop facile, comment j'ai pu louper une telle occasion ? Le chevreuil s'arrête vite à environ 20 mètres et commence à revenir vers la bande enherbée se présentant ainsi plein travers. Il cherche la provenance du dérangement et observe le blé. Je suis baissé derrière le blé. Seul 5 centimètres sous la ligne du dos dépassent des céréales. Je réencoche rapidement et le laisse se rapprocher doucement mais il finit par se retourner comme pour remonter vers la crête. Je n'aurais pas d'autre chance. J'arme et vise rapidement alors qu'il vient de s'arrêter à un peu plus de 20 mètres. Je vise et décoche.

Cette fois, je ne vois pas bien la trajectoire de ma flèche mais entends l'impact. Le chevreuil se met à ruer en tournant sur lui-même puis démarre et débouche sur la bande enherbée qui longe le ruisseau dans le virage à 90 ° du cours d'eau, à 40 mètres sur ma droite. Je réencoche rapidement et reste immobile. L'animal longe le bord du ruisseau encaissé d'environ 2 mètres sans oser le traverser. Il hésite ainsi un instant, ce qui me fait penser qu'il n'est vraiment pas au mieux de sa forme. Il finit par descendre dans le ruisseau où je le perds de vue.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je me lève brusquement et pars au pas de course pour ralentir à environ 15 mètres du ruisseau et commence une approche lente et silencieuse. J'entends les bruits de pas du chevreuil qui fait des va et vient sur le gravier au fond du ruisseau. Je me rapproche doucement quand il commence à s'éloigner. Je suis le bruit et me prépare, je suis presque au bord du cours d'eau et le bruit est tout proche quand mon brocard monte péniblement la berge abrupte opposée et s'arrête à 7 ou 8 mètres de 3/4 arrière pour reprendre son souffle. J'arme, vise rapidement et décoche un impact sourd et cassant retentit, le brocard démarre et je le perds vite de vue derrière les arbres qui bordent le cours d'eau.

Je pars chercher un moment mes 2 flèches pour laisser le temps à l'hémorragie de se faire mais impossible de les retrouver dans le blé épais malgré mes encoches lumineuses. Je décide de laisser tomber et de partir chercher mon chevreuil. Je trouve rapidement du sang sur la bande enherbée

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

puis le suis jusqu'à l'endroit où le chevreuil est rentré dans le ruisseau.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je descends dans le cours d'eau et suis le sang parfois visible au sec sur les graviers du lit du cours d'eau puis remonte sur la berge opposée. Je ne trouve pas tout de suite le sang et décide d'aller chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol un peu plus loin dans le pré. Mes vannes blanches sont maintenant rougies par le sang.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je récupère ma flèche et la mets au carquois puis reviens au bord du ruisseau ou je trouve l'endroit du tir. Un amas de gouttes de sang indique que l'animal est resté un instant à cet endroit.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

La bordure du ruisseau a été piétinée par les vaches qui ont mis par endroit le sol à nu. Je commence à suivre la piste qui est d'abord peu marquée.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Petit à petit, les gouttes deviennent plus grosses et plus faciles à suivre.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014
2ième brocard de la saison, 7 juin 2014
2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Elle s'interrompt un instant mais la trace de mon brocard dans une vielle bouse me remet sur la voie.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

La piste longe le bord du cours d'eau puis continue tout droit alors que le cours d'eau tourne pour rentrer dans une petite bande assez claire de buissons et d'arbustes.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Le sang bifurque à droite et sort de la bande boisée et je tombe sur mon brocard mort sur le flanc. De l'écume rouge claire, signe d'un poumon touché, sort du trou de sortie de ma flèche.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

L'entrée se trouve juste devant le cuissot et un plis d'intestin est ressorti et colmate le trou d'entrée. Ma seconde flèche lui avait entaillé les muscles du dos juste avant le bassin et avait légèrement touché les vertèbres.

Après une petite séance de photos, j'attache les 4 pattes de mon chevreuil et le porte par cette anse ainsi formée pour rentrer à la voiture. Je traverse le ruisseau puis attaque de redescendre le long du ruisseau. La luminosité baisse doucement.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

J'arrive à la route et pose mon chevreuil dans le passage de tracteur pour aller chercher ma voiture car il est lourd et je commence à fatiguer. Alors que je remonte tranquillement vers mon véhicule, un blaireau traverse tranquillement la route à environ 30 mètres devant moi pour rentrer dans le champ de blé sur ma droite. Ma voiture récupérée je retourne chercher mon chevreuil avant de rentrer chez moi.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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