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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 20:31

Ce soir, en sortant du boulot, je pars à nouveau pour mon poste fétiche à Traversères. Après une magnifique soirée, vendredi dernier, où j'ai vu plusieurs fois les sangliers et une sortie lundi soir où je me suis encore fait avoir par un sanglier arrivé vers 19h15, j'ai décidé de changer quelques petits détails pour mon affût de ce soir. J'ai remarqué que tous les sangliers que j'ai eu à portée de tir ces derniers jours semblent m'avoir vu malgré leur mauvaise vue. J'ai donc analysé mes 2 dernières chasses et j'en suis venu à la conclusion que ma nouvelle veste camo furtif de chez Soloniac n'était pas assez déstructurante, son camouflage trop sombre et pas assez contrasté m'expose à la vue des sangliers à mon poste où je suis un peu trop à découvert. Ce soir, j'enfile donc un sweat en camo realtree et me décale un peu plus à droite pour me poster, un peu plus à couvert, entre quelques genévriers morts et un gros chêne. 

Une fois posté, vers 18 heures, je fais 2 parties de solitaire sur mon portable pour me vider un peu la tête après la journée de boulot quand il me semble entendre des bruits de pas, plus haut dans le bois. Je range mon portable et attrape mon arc sur lequel j'avais déjà encoché une flèche. J'accroche mon décocheur et observe les alentours quand j'aperçois, au travers de la végétation, des masses sombres qui arrivent par la crête sur la droite de mon poste.

Apprendre de ses erreurs, 13 octobre 2021

C'est la grosse laie vue vendredi et les bêtes de compagnie qui la suivent. Les animaux avancent d'un pas tranquille et commencent à biaiser dans les broussailles en se rapprochant de moi. La laie marque un arrêt à environ 20 mètres dans une trouée, observe puis s'avance de quelques mètres, s'arrête à nouveau. Les jeunes sangliers la suivent en file indienne. Un retardataire se frotte contre un petit arbre qui s'agite plus en arrière. Plusieurs sangliers dont la laie viennent de stopper à environ 18 mètres dans les broussailles, juste avant de sortir dans un clair. J'arme mon arc et me tiens prêt en espérant voir sortir un jeune à découvert.

Apprendre de ses erreurs, 13 octobre 2021

C'est alors que je remarque 2 bêtes de compagnie qui se sont détachées du groupe et qui descendent droit sur moi dans la broussaille. Elles avancent tranquillement, l'une d'elles sort à découvert et se rapproche d'un arbre où les sangliers viennent régulièrement se frotter. L'autre biaise un peu plus sur la gauche. J'aligne mon arc armé vers ces sangliers. Le jeune sanglier commence à se gratter contre le tronc en se laissant glisser jusqu'au sol, son dos appuyé sur l'arbre. Il frotte énergiquement son dos et son flanc quelques secondes puis s'avance un peu et se plante de face. Il regarde vers moi et je reste immobile, mon viseur est calé sur lui. J'attends qu'il se tourne pour décocher. Rapidement, il se place plein travers. Mon pin's se cale au défaut de l'épaule, je décoche. Ma flèche le traverse pile où je visais. Il se raidit, tête haute et s'effondre sur le flanc. Les autres animaux surpris démarrent sur quelques mètres puis se figent.

Je réencoche et attends qu'un autre animal se dégage mais mon sanglier tente maintenant de se relever. Il se débat énergiquement et parvient à s'asseoir avant de partir sur quelques mètres sur ses pattes avant en traînant son train arrière. Il fait quelques mètres en couinant, chute, se débat, se redresse, se traîne à nouveau sur quelques mètres, tombe encore et répète plusieurs fois ce manège pour biaiser vers le sale. Il chute et se débat énergiquement un instant en couinant au ras du fourré. Les autres sangliers inquiets se dispersent dans les broussailles. J'hésite un peu à me déplacer pour aller l'achever ce qui fera fuir les autres animaux mais, brusquement, mon sangliers repart sur quelques mètres pour essayer de retraverser la combe pour rejoindre sa fratrie avant de rechuter. Il se débat au sol en couinant, je décide de quitter mon poste pour aller le piquer au cœur et en finir. Les autres sangliers en profitent pour démarrer et s'éloigner. La laie reste un moment en crête. Elle gronde et souffle bruyamment. J'observe un instant sans voir les autres sangliers alors que je me suis décalé de quelques mètres puis rejoins mon sanglier qui s'est finalement immobilisé. Il respire encore, je le pique au cœur et le ramène à mon poste. 

Apprendre de ses erreurs, 13 octobre 2021

Il n'est que 18h30, il fait encore grand jour, je décide de rester posté jusqu'à la nuit. Rapidement, j'entends marcher sur ma gauche dans la pente fourrée mais impossible de voir l'animal. Le calme s'installe, seulement troublé par la chute régulière des glands et quelques passereaux qui tournent dans le secteur. Vers 19h20, alors que la luminosité baisse rapidement, des bruits de pas se font entendre. Je me prépare mais les sangliers passent trop haut dans les broussailles et je ne peux pas les voir. Ils remontent dans le fourré sur ma gauche puis le calme revient. La nuit s'installe, je n'y verrai vite plus en sous-bois. Je décide de quitter mon poste et de retourner à la voiture avec mon sanglier. C'est une petite laie de 28 kg, ma flèche a touché les poumons et la colonne vertébrale. Elle a réussi à se  trainer sur 15 mètres avant de s'immobiliser.

Alex

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 09:04

Ce soir, je pars pour Traversères pour faire un affût au sanglier sur mon poste fétiche. Je me gare près des ruches, au-dessus du lac puis pars à pied par le chemin de terre. Un peu plus loin, je coupe à travers la parcelle cultivée en agroforesterie et remarque une forte activité des sangliers. De nombreux coups de nez qui semblent assez frais attestent de la présence des animaux. Je traverse le chemin et m'avance dans un petit semé de blé pris entre la colline boisée à ma droite et un ruisseau asséché et bordé d'une haie à ma gauche. Je biaise vers la colline et quitte le semé pour m'avancer dans la bande de friche qui borde le bois de petits chênes et de genévriers.

Premier affût sanglier de la saison, 8 octobre 2021

Je suis une grosse coulée très marquées par des pieds de plusieurs sangliers. Les geais cris dans le bois sur ma droite.

Premier affût sanglier de la saison, 8 octobre 2021

Une petite souille à l'eau encore boueuse me donne confiance. La coulée descend, un peu plus loin dans une creux qui s'avance dans le bois. Je prends à droite pour remonter dans le bois mais dois traverser quelques arbustes.

Premier affût sanglier de la saison, 8 octobre 2021

C'est alors qu'un énorme lièvre démarre à quelques mètres devant moi pour rentrer au bois.

Je le regarde s'éloigner puis rejoints le bord du bois et rentre par une belle coulée qui suit le fond d'une belle combe, les feuillages sont couverts de terre, les sangliers passent régulièrement par là.

Premier affût sanglier de la saison, 8 octobre 2021

Un peu plus loin, la coulée prise dans la végétation débouche sur une zone ouverte, les sangliers y ont fouillé de frais les tas de feuilles mortes.

Premier affût sanglier de la saison, 8 octobre 2021

Je continue mon chemin, la coulée passe par un passage encaissé au travers de branches basses

Premier affût sanglier de la saison, 8 octobre 2021

puis se divise en plusieurs coulées plus ou moins marquées qui remontent dans la combe. Je commence à suivre l'une d'elles pour rejoindre mon poste un peu plus haut quand il me semble entendre du bruit. Je stoppe et tends l'oreille. Des animaux ont démarré un peu plus haut sur la droite. Je lève les yeux et entraperçois plusieurs sangliers qui filent en suivant la crête tout en poussant des souffles puissant.

Je ne m'attendais pas à les voir là, cela fait des années que je ne les avais pas vu se giter dans ce secteur. Le calme revenu, je finis de rejoindre mon poste à une cinquantaine de mètres plus à gauche, en bordure du sale. J'espère que d'autres sangliers sont gités dans le secteur. Je suis tourné vers le haut de la combe, le vent tourne par moment passant de face à moi à plein travers sur ma gauche. Il est 18h30, l'attente commence. Je surveille tout autour de moi, vers 18h45, un mouvement attire mon attention sur la crête. Plusieurs sangliers, dont un très gros, avancent tranquillement en suivant la crête dans mon dos. Je les observe quand ils décident de bifurquer et descendre à travers les genévriers. Le plus gros, certainement une laie, semble diriger les autres en grognant. Ils biaisent  vers la passage encaissé et je les perds de vue. Je suis leur progression un instant à l'oreille dans la végétation puis le calme revient.

J'attends un peu puis le retourne vers le haut de la combe. Rapidement, il me semble entendre du bruit dans la végétation à ma gauche. Une grosse martre en surgit dans mon dos et s'avance en faisant des bons. Je me retourne doucement mais elle stoppe à environ 3 mètres, se dresse sur ses pattes arrière, hume l'air puis détale à grands bons, bifurque en prenant le appui des 4 pattes sur un tronc puis fait encore quelques bons pour disparaitre dans la végétation. Je tente de la rappeler mais elle ne revient pas. J'attends un peu immobile quand un animal revient vers moi par le bas de la combe. Ses pas se rapprochent dans la végétation mais je ne peux pas le voir. Il est tout près quand le bruit stoppe. Je reste immobile à l'écoute et observe le secteur mais plus rien.

Après un moment, je me retourne à nouveau vers le haut de la combe. La luminosité commence à baisser en sous-bois. Un animal arrive à nouveau dans mon dos, je me retourne doucement, un sanglier d'environ 50 kilos arrive par la coulée par laquelle je suis monté à mon poste. Mon décocheur est accroché, il avance tranquillement. Il n'est plus qu'à 25 mètres, je commence à monter doucement mon arc pour l'armer mais le sanglier stoppe net, relève la tête, grogne et fait volte-face pour retourner en un éclair d'où il vient. Je reste immobile, très rapidement, des bruits de pas se font entendre. Un autre sanglier, plus gros arrive en suivant la bordure du sale sur ma gauche en remontant du bas de la combe. Il se rapproche tranquillement. Il est à environ 40 mètres et semble remonter vers la crête mais il bifurque pour prendre une belle coulée qui passe à moins de 10 mètres de mon poste. Je le perds de vue à environ 20 mètres derrière des genévriers. Je suis prêt à armer et l'attends sur la gauche des conifères mais il bifurque à angle droit et ressort sur ma droite et se plante de 3/4 face. Il regarde vers moi. Je reste immobile, il s'avance de quelques pas, je monte doucement mon arc mais il démarre brusquement en grognant et stoppe à 50 mètres de 3/4 arrière un court instant qui s'éloigne bruyamment dans la végétation.

La nuit sera vite là. Quelques minutes plus tard, plusieurs sangliers arrivent dans la végétation sur ma droite, je me retourne doucement vers le haut de la combe mais il fait presque nuit et les animaux passent dans le sale sans que je puisse les voir. J'attends un peu le retour total du calme puis quitte discrètement mon poste, il est temps de rentrer après cet affût riche en émotions même si les sangliers ont été plus forts que moi.

Alex

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 15:06

Ce matin, je retourne chasser sur Beyrède-Jumet pour tenter de fermer mon bracelet de CEMC1. En route, au départ de la déviation de Labarthe de Neste, un jeune cerf portant 6 cors traverse la route devant ma voiture avant de se raviser et de revenir d'où il venait. Avant d'arriver à Sarrancolin, au niveau des travaux, un blaireau pris dans mes phares se cale contre un muret sur la gauche de la route alors que je freine , craignant de le voir traverser. En montant les lacers de la route au-dessus de Beyrède c'est un renard qui zigzague un court instant devant ma voiture avant de se jeter dans le penchant en-dessous de la route. Je remonte la piste forestière au-dessus de la carrière pour aller me garer tout en haut avant qu'elle ne redescende vers Jumet. Il ne fait pas encore jour et je me prépare tranquillement, plusieurs cerfs brament autour de moi. Alors que la luminosité croit doucement, je décide de commencer par descendre le long de la piste vers les granges en contrebas. Plusieurs cerfs brament en contrebas, j'avance tout doucement en surveillant en-dessus et en-dessous de la piste. Un peu plus bas, je me fais surprendre par un animal qui démarre en-dessous de la piste caché par les fougères.

Je décide de remonter pour chasser le secteur où j'ai vu beaucoup d'animaux l'autre jour et laisser ce secteur tranquille pour Arnaud qui va venir chasser ce weekend. Je fais demi-tour alors que plusieurs cerfs brament en remontant dans la montagne et je remonte pour prendre le petit sentier sous la crête rocheuse. Le sentier rejoint, je le longe tranquillement en faisant très régulièrement des pauses observatoire. Je descends ainsi vers une petite clairière herbeuse parsemée de fougères où les sangliers ont retourné le sol à la recherche de vers. Une souille fraîche trone au milieu des coup de nez. Je descends vers la piste en contrebas où une des souilles a été fréquentée de la nuit. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos, je décide donc de suivre tranquillement la piste avec le vent de dos avant de remonter sur la droite pour faire une boucle et revenir vers la voiture en chassant à bon vent.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

un peu plus loin, un chevreuil, qui m'a repéré avant que je ne le vois, surgit sur ma gauche à une cinquantaine de mètres et traverse la piste d'un bon pour disparaitre en remontant dans les sous-bois de hêtre.

Arrivé au bout de la piste, je remonte tranquillement vers la crête au travers d'une zone de buis. Cette dernière atteinte, je la longe dans les buis

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

tout en surveillant le secteur quand j'aperçois un cerf à une centaine de mètres dans la hêtraie en contrebas.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Il s'éloigne tranquillement, je m'avance dans les buis pour tenter gagner un peu de terrain à couvert. Je le perds un instant de vue et l'aperçois à nouveau après environ 40 mètres de progression. Il regarde vers moi, il a dû m'entendre. Je reste un moment immobile mais il redémarre et s'éloigne au petit trot. Je reprends ma progression dans les buis pour m'arrêter un peu plus loin où j'ai une belle vue sur le sous bois en-dessous de moi. Le cerf, une biche, une bichette et un faon avancent tranquillement vers une grande dépression bordée d'une crête rocheuse et dans laquelle se trouve un souille très fréquentée. Alors que je les perds de vue, je m'avance encore un peu et me cale derrière un gros hêtre. Les animaux ont fait demi-tour. Le cerf s'avance tranquillement à plus de 100 mètres en contrebas. Je le perds de vue derrière un buis et décide de me décaler un peu en revenant sur mes pas quand j'aperçois la biche, la bichette et le faon, éparpillés en contrebas, il fouillent le tapis de feuilles mortes à la recherche de quelques nourritures.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021
Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021
Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Je reste immobile à les observer, pensant voir arriver le cerf mais le temps passe et il ne se montre pas. Je décide de tenter une approche. Tout en surveillant les trois animaux en vue et en regardant autour de moi au cas où j'apercevais le cerf, je descends avec une infinie lenteur d'un hêtre à un autre. Le vent à tourner et descend maintenant vers la piste en contrebas mais biaise légèrement à droite, pour le moment les animaux ne me sentent pas. Ils sont à environ 60 mètres en contrebas. Je les observe un instant et cherche le cerf du regard mais un changement brusque de direction du vent me trahit et je vois s'enfuir la biche et le faon, la bichette a disparu. J'observe un moment sans bouger, un cri d'alerte retentit plus haut dans la montagne. Je remonte ensuite doucement vers le sommet de la montagne en m'arrêtant souvent pour écouter et observer. Rien, je traverse une bande de buis au milieu d'un chaos granitique qui délimite la crête qui redescend vers la piste.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Je débouche sur une grande clairière couverte de feuilles mortes sous une zone de grands hêtres clairsemés. Je la traverse doucement pour rejoindre le petit sentier que j'ai pris matin. J'avance doucement en observant le secteur. Rien, je ressors sur la piste près de ma voiture. La chaleur monte doucement avec le soleil qui monte, les animaux doivent être passé sur les versants nord. Je descends la piste côté Jumet jusqu'à la première grange sur la droite de la piste. Je la quitte alors pour un sentier qui remonte vers le sommet de la montagne. Le sentier porte des empreintes fraîches et des crottes fraîches, les animaux étaient là ce matin. Je remonte tout doucement en observant au-dessus et en-dessous du sentier mais rien en vue.

Arrivé au sommet de la montagne, juste en-dessous d'un pic rocheux qui me domine sur ma droite, je m'avance doucement vers le penchant nord de la montagne qui est couvert de grands sapins.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Alors que je m'arrête, quelques mètres après la crête pour observer, mes yeux se posent sur un grand cervidé à moitié caché par un gros sapin. Seule la moitié arrière de l'animal est visible mais, vu sa corpulence, je suis sûr qu'il s'agit d'un cerf. Je m'avance tout doucement jusqu'à un gros sapin situé à une vingtaine de mètres de l'animal sans qu'il ne réagisse. Je me poste là en espérant qu'il s'avance un peu pour dégager son coffre. 

Un bruit de bois cassé et de pas se fait entendre sur ma droite. Plusieurs animaux arrivent par l'arrière du pic rocheux et descendent pour venir vers moi. L'animal devant moi tourne alors la tête vers le bruit et j'aperçois ses bois, c'est un 4 pointes. Une biche vient stopper à environ 30 mètres et se met à manger tête au sol. Bichette et faon sont un peu plus en arrière. Le cerf regarde régulièrement vers la biche, parfois en se léchant le flanc. Mon décocheur est accroché, je suis prêt à armer. Je surveille alternativement les animaux et me rends compte que d'autres animaux sont arrivés, notamment un petit 6 cors qui mange en retrait, partiellement caché par des branchages. Le 4 cors finit par se retourner, sa zone vitale est cachée par le tronc d'un gros sapin, seul son museau et son arrière train dépassent de derrière le tronc. Après quelques secondes à regarder ses congénères qui mangent toujours éparpillées, il s'avance tranquillement de quelques pas. Il boite légèrement d'un antérieur, j'arme mon arc et attends qu'il s'arrête en espérant qu'il stoppe avant le sapin suivant. Ce qu'il fait, il est plein travers à une vingtaine de mètres, mon viseur se cale derrière son épaule. Je décoche. Je vois ma flèche rentrer où je la voulais avec le bruit caractéristique d'une atteinte de coffre. L'animal traversé démarre en trombe et provoque la fuite de ses congénères dans la pente. Il fonce vers le pic rocheux puis prend à gauche pour descendre dans la forte pente où je le perds de vue au milieu de ses congénères. Un autre petit cerf retardataire surgit de derrière le pic rocheux et fonce à son tour dans la pente. Le calme revenu, je m'avance à la recherche de ma flèche que je retrouve posée au sol un peu plus bas.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Elle est couverte de sang, confiant sur sa létalité, je commence à chercher les premières gouttes de sang. Les traces de fuites des divers animaux se mélangent et je peine un peu à trouver celles de mon cerf. Des cris d'alerte retentissement en contrebas, les animaux ont dû stopper et l'observent mais je ne les vois pas. En coupant et recoupant la direction de fuite, je finis par trouver le premier sang dans la pente après environ 40 mètres de fuite.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Le sang est peu abondant mais les traces du cerf sont bien visibles sur le sol. En les suivant, je trouve de temps en temps une petite goutte de sang.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Un peu plus bas, je tombe sur de belles projections sur le tronc d'un sapin.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

La piste devient un peu plus abondante mais elle n'est pas facile à suivre. Un peu plus bas, une belle tâche sur un bout de de bois mort au sol.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Le cerf semble être descendu droit en suivant la combe.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021
Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021
Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Mais brusquement le sang s'interrompt alors que 2 drailles fraîche se croisent. L'une descend droit dans la combe et l'autre prend la courbe de niveau à gauche. De petites goutes projetées sur sur un petit hêtre me remettent sur la piste, mon cerf a pris à gauche.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Je m'avance de quelques pas en suivant le sang quand je m'aperçois, il est tombé au pied d'un gros sapin à environ 50 mètres devant moi. Un cerf pousse un brame en contrebas.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Je le rejoins, une mousse rosée sort du trou d'entrée de ma flèche.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de l'examiner. Ma flèche est entrée plein poumon où je pensais l'avoir vu et est ressortie juste au dessus du coude opposé. Elle est passée dans les gros vaisseaux au dessus du cœur mais malgré cela mon cerf a fait environ 150 mètres de fuite et la piste au sang était peu abondante. Je le dégage pour le trainer un peu plus loin et faire quelques photos souvenir.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

La piste est à quelques centaines de mètres en contrebas, la pente est raide, je traîne mon cerf qui m'échappe de temps en temps et roule pour aller se caler contre un arbre ou un rocher. Alors que j'arrive à la piste, je me rends compte que je suis au-dessus d'un à-pic d'environ 20 mètres. Si je jette mon cerf sur la piste, il va se fracasser. Je décide de le laisser là, pris dans les branches d'un gros sapin tombé au sol et cherche un passage pour descendre sur la piste. Je n'ai pas de réseau, je suis donc un moment la piste avant de pouvoir appeler le président de la chasse. Il ne peut pas venir avant une heure pour m'aider. Je remonte donc à ma voiture et redescends me garer au départ de la piste au dessus de laquelle j'ai laissé mon cerf.

Après un peu plus d'une heure, il arrive avec 2 chasseurs de la commune et la remorque. Nous partons nous garer en-dessous de mon cerf. Il a amené une longue corde, je monte avec un autre chasseur en tirant la corde et nous rejoignons mon cerf que nous attachons par la tête. Le président et l'autre chasseur nous suivent quand le président glisse au dessus de l'à-pic heureusement qu'il arrive à se rattraper à une branche avant de tomber. Il se redresse. A 4, nous dégageons mon cerf du salon mort puis  le président redescend en tirant l'autre côté de la corde après l'avoir passée au-dessus d'un gros arbre. Une fois le président sur la piste, nous envoyons mon cerf dans le vide et le président de la chasse le redescend doucement. Nous redescendons pour l'aider mais le cerfs s'est accroché par les bois un peu au-dessus de la piste. Je dois remonter pour le dégager. Une fois sur la piste nous le chargeons sur la remorque et descendons à la salle de découpe.

Une belle flèche pour mon 300ieme grand gibier à l'arc, 24 septembre 2021

Après avoir vidé et dépecé mon cerf, je le laisse à la chambre froide, je reviendrai demain le découper en accompagnant mon ami Arnaud à la chasse.

Alex

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 11:02

Après une première sortie où je n'ai pas vu de cerf, juste 2 brocards, un petit sanglier, 2 biches et un faon, je retourne chasser, ce matin, sur le même secteur. Je me gare un peu avant 7 heures en haut de la piste avant qu'elle ne redescende vers Jumet. Il fait du crachin épais, ce sera parfait pour la chasse. J'ouvre la portière pour écouter la montagne mais pas le moindre brame. J'attends le lever du jour puis pars par la piste en redescendant vers Jumet. J'avance tout doucement en surveillant régulièrement en dessous et en dessus de la piste mais rien ce matin. Apercevant une voiture garée près d'une grange en contrebas, je décide de faire demi-tour pour aller chasser le long d'un petit sentier qui longe sous la crête rocheuse et où j'ai vu les 2 brocards et le petit sanglier dimanche dernier.

Petit brocard portant 2 dagues aperçu à environ 100 mètres en contrebas du sentier le 12 septembre

Petit brocard portant 2 dagues aperçu à environ 100 mètres en contrebas du sentier le 12 septembre

Vieux brocard amaigri venu s'arrêter à 20 mètres de moi un peu plus loin sur le sentier le 12 septembre

Vieux brocard amaigri venu s'arrêter à 20 mètres de moi un peu plus loin sur le sentier le 12 septembre

Les nuages semblent vouloir se dissiper et laisser place à un ciel dégagé. Je repasse à côté de ma voiture et quitte la piste sur la droite pour le petit sentier qui s'enfonce dans le bois. J'avance tout doucement avec le vent dans le dos en espérant voir les animaux en-dessous et en-dessus du chemin.

je n'ai pas fait 30 mètres au milieu des noisetiers épais qu'un animal démarre en-dessous de moi en faisant rouler des pierres. La faible luminosité et l'épaisseur de la végétation ne me permettent pas de l'apercevoir. Je suis sa progression à l'oreille un court instant avant le retour au calme. J'avance un peu plus sur le chemin quand un autre animal démarre, cette fois au-dessus du chemin. C'est une biche. Elle vient se planter à 7 ou 8 mètres de moi, en plein milieu du sentier. Nous nous regardons un court instant puis elle démarre et remonte bruyamment dans les éboulis de blocs de granite qui dominent le chemin. Elle s'éloigne en poussant des cris d'alerte. Je reprends ma progression très lentement en m'arrêtant tous les quelques pas pour observer et écouter. La biche donne toujours l'alerte et avance en avant de moi. Un peu plus loin, un animal démarre à environ 40 mètres au-dessus de moi sans que je puisse dire s'il s'agit de la biche ou d'un autre grand cervidé. Les cris de la biche semble venir de plus loin et finissent par stopper. Le bruit des gouttes d'eau qui tombent des arbres couvrent un peu les bruits du sous-bois.

La grande hêtraie s'éclaircie peu à peu et je débouche sur une grande clairière couverte de feuilles mortes et de débris de bois mort.  Je la traverse doucement pour rejoindre une crête rocheuse qui redescend sur la gauche et la passe pour progresser très lentement entre les hêtres et les houx. Un peu plus loin, j'aperçois du mouvement en contrebas à un peu plus de 100 mètres. Une biche et son faon sont au gagnage entre quelques gros hêtres, ils tournent et retournent sur le secteur. Je les observe un moment puis reprends ma progression lente. La biche ne tarde pas à me repérer et démarre en entraînant son faon pour disparaitre un peu plus loin dans le bois. 

Je décide de redescendre tranquillement vers une large piste en contrebas. J'avance toujours très lentement avec le vent sur ma gauche qui biaise vers le bas. Alors que j'arrive à environ 70 mètres de la piste j'aperçois un sanglier de plus de 60 kg qui fouille le sol forestier, je n'ai pas l'autorisation de le tirer mais je décide de tenter l'approche. J'avance tout doucement, vers l'animal absorbé par son repas en bordure basse de la piste. Alors que je ne suis plus qu'à 30 mètres, il lève la tête et regarde vers moi, je me fige et aperçois alors une petite bête rousse d'environ 20 kg qui fouille le sol un peu plus à gauche sous la piste. Le sanglier recommence à fouiller le sol, j'avance encore un peu et me rends compte qu'il y a d'autres sangliers, un autre gros de la même taille que le premier fouille le sol un peu en avant du premier que j'avais vu et plusieurs bêtes rousses sont dispersés en-dessous de la piste. J'avance doucement, je ne suis plus qu'à 20 mètres. Un des gros relève la tête. Je stoppe net derrière un gros hêtre, il observe un court instant et se remet à fouiller le sol. Un autre gros sanglier arrive bruyamment plus en arrière quand un brame retentit en contrebas. Les 2 premiers gros sangliers, prennent la piste et s'avancent tranquillement nez au sol puis biaisent pour remonter le talus et venir stopper à environ 12 mètres de moi, ce sont 2 laies, je m'avance un peu vers elles quand une bête rousse prend la piste pour les rejoindre et aperçois mon mouvement. Je me fige, elle démarre en soufflant mais mais ralentit vite en voyant les deux adultes qui fouillent tranquillement le sol. Elle remonte le talus et vient fouiller le sol juste en avant d'eux, à environ 10 mètres de moi. Les autres bêtes rousses fouillent les feuilles mortes en-dessous de la piste avec le troisième gros, j'en compte 5 de plus, soit 9 sangliers. Le vent n'est pas bon et souffle vers le trio de sangliers à ma droite. Il finissent par me sentir, une laie souffle puissamment puis gronde avant de démarrer, les sangliers démarrent tous mais s'arrêtent rapidement éparpillés sur et sous la piste pour humer l'air et observer tète haute, la laie gronde à nouveau et fonce dans le bois sous la piste, les gros et une partie des bêtes rousses la suivent et disparaissent. Une bête rousse retardataire démarre plus à gauche, sous la piste, en grognant et stoppe plusieurs fois avant de disparaitre elle aussi.

Je descends doucement vers la piste pour tenter de trouver le cerf qui a bramé en espérant que la débandade des sangliers ne l'ait pas fait fuir. Alors que je m'avance au bord de la piste, je stoppe net en apercevant un énorme cerf couché à environ 60 mètres en contrebas. Impossible de voir les bois, je n'ai qu'un bracelet pour un moins de 10 cors. Je décide de tenter de me rapprocher. J'avance tout doucement vers 2 gros hêtres un peu plus à gauche à 10 mètres en contrebas. Je calcule chaque pas mais rapidement le cerf regarde vers moi. Je me fige un instant, il tourne la tête, j'avance très lentement de 2 ou 3 pas, il regarde à nouveau vers moi. Le premier gros hêtre n'est qu'à 3 mètres. Je reste immobile, il détourne le regard, j'avance vers le hêtre et arrive derrière quand il regarde à nouveau vers moi et se relève. Il regarde fixement vers moi et je ne peux plus avancer, je ne vois pas bien ses bois. Il est à environ 50 mètres, je tente d'imiter un raire de jeune cerf. Le grand cerf commence à monter vers moi de quelques pas en baisant vers la droite pour prendre le vent. Il stoppe à environ 45 mètres et sa tête se dégage, c'est un 14 cors, il est trop gros pour mon bracelet. Je décide de voir si je peux le faire venir encore un peu. Je pousse un second raire, il s'avance encore de quelques pas et stoppe à environ 40 mètres mais croise mon odeur et démarre bruyamment pour foncer dans la pente et disparaître.

Je remonte sur la piste et la suis doucement en surveillant au-dessus et en-dessous. Je marche un moment sans rien voir des geais donnent de la voix plus bas, signe qu'un animal se déplace mais je décide de suivre la piste plus silencieuse que le tapis de débris végétaux qui couvre le sous-bois. Des souilles très fréquentées ponctues la piste. Alors que j'arrive sous la grande clairière traversée tout à l'heure. Un bruit de bois cassé me fait lever les yeux au dessus de la piste. Un grand cervidé est remonté au travers du bois et je l'ai perdu de vue derrière quelques gros hêtres, juste sous un éboulis de blocs de granit qui remonte vers la crête. J'avance tout doucement sur le chemin et finis par apercevoir une jeune biche au travers des arbres. Elle regarde vers moi à environ 100 mètres puis démarre pour croiser la piste à environ 200 mètres et disparaître dans le bois en contrebas.

Je poursuis ma progression très lente en stoppant régulièrement pour écouter et observer. Plus loin, je stoppe net en apercevant une tâche rousse à 8 mètres sous la piste. Je recule tout doucement et comprends qu'il s'agit d'un chevreuil dont je ne vois que l'arrière train au travers des branchages. Il reste un court instant immobile puis démarre dans la pente, c'est une chevrette. Au même moment, un gros bruit de branches et de feuilles qui s'agitent plus en avant se fait entendre. Je tente d'en déterminer la provenance alors qu'un chevreuil about en contrebas au milieu des cris de geais. Pensant qu'il s'agit d'un cerf qui frotte ses bois, je tente de m'approcher doucement mais impossible de voir l'animal qui s'est éclipsé. Les soules boueuses ont été fréquentés cette nuit et une énorme coulée très marquée remonte dans le talus au milieu de la végétation dense. 

Je continue à suivre la piste et rejoins celle que j'ai prise pour monter en voiture ce matin. Je remonte en la suivant tout en surveillant le secteur sans succès. Dans un virage en épingle qui remonte vers ma voiture sur ma gauche, je quitte la piste principale pour en prendre une autre qui s'enfonce dans les sapins. Je la suis un instant tout en surveillant le sous-bois. Rien, je décide de faire demi-tour quand je remarque une grosse salamandre morte sur la piste. Des spasmes agitent encore sa queue, une voiture a dû lui rouler dessus récemment. Je la dépose dans le bois pour lui éviter de finir totalement aplatie puis fais demi-tour. Juste avant de rejoindre la piste principale, je prends un chemin qui remonte droit vers la crête sur ma droite. Je progresse doucement dans la forte pente, des pieds frais de cerf descendent en la longeant. Les geais s'agitent plus haut, peut être des animaux en mouvement. Je remonte en ouvrant bien les yeux mais rien en vue. Alors que j'arrive dans une petite zone de fougères, juste en-dessous de la crête, une biche, cachée par la végétation, démarre à quelques mètres de moi et passe la crête pour stopper à environ 100 mètres en contrebas. Elle observe un peu autour d'elle puis repart et disparaît. 

je remonte en suivant la crête tout en observant alternativement les fougères sur le penchant de gauche et le sous-bois de conifères sur l'autre côté. Un peu plus haut, je biaise à droite pour contourner la pointe rocheuse de la montagne par le sous-bois de sapins. J'avance doucement par les coulées de cerfs et de sangliers, au milieu d'un paysage de blocs granitiques couverts d'une mousse bien verte et de sapins morts tombés au sol.

Seconde sortie de la saison à Beyrède-Jumet, 17 septembre 2021

Malgré deux petits sapins frottés de frais et quelque tas de crottes, je ne verrai pas d'animaux. Les geais donnent de la voix plus bas. Arrivé au bout de la pointe rocheuse, je remonte vers la crête puis rattrape un sentier mal marqué qui redescend vers la piste qui descend à Jumet. Au départ le sentier et plus composé de plusieurs coulées plus ou moins parallèles. Je suis tout doucement l'une d'entre elles dans le sous-bois brumeux de feuillus.

Au bout d'un moment, je suis surpris par un jeune 4 pointes qui remonte sur la coulée que je suis, à environ 30 mètres de moi et démarre pour descendre en la suivant. Il stoppe à environ 40 mètres plein travers et regarde vers moi. J'attends immobile, il repart et stoppe à environ 100 mètres, regarde encore un instant vers moi puis redescend en donnant l'alerte, stoppe sur un replat un peu plus bas. Il pousse un second grondement puis disparaît dans la végétation. Je m'avance doucement pour me rapprocher un peu au cas où il ne serait pas allé loin mais focalisé sur ce cerf, je n'avais pas vu le second, couché à environ 20 mètres en-dessous de moi dans quelques buis épars. Il se lève, c'est un petit 8 ou 10 cors, et descend pour disparaitre dans le bois. Je l'entends un moment casser du bois sans qu'il ne semble s'éloigner beaucoup. Je tente de descendre un peu mais il a disparu, je rejoins ainsi le vrai chemin et le suis pour descendre en surveillant autour de moi.

Alors que je suis bientôt à la piste, je remarque une grosse couche au milieu du chemin. Elle est sèche alors que le sol est détrempé. Un animal était là il y a peu. Je redouble de vigilance et continue à descendre quand je tombe nez à nez avec un faon seul au milieu du chemin à 10 mètres de moi. Il démarre et remonte dans les fougères sur ma gauche. Il est 10 heures, je décide de rentrer, je rejoins la piste et remonte vers ma voiture tout en jetant un denier coup d'œil autour de moi mais pas d'autres animaux.

Seconde sortie de la saison à Beyrède-Jumet, 17 septembre 2021

Alex

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 23:32

Ce soir, vers 19 heures, je pars pour tenter de chasser le sanglier à l'approche dans les maïs, à Saint Arroman. Les propriétaires du secteur m'ont dit que les sangliers semblaient présents sur une parcelle qui borde le Sousson. Je me gare au bord du ruisseau, près d'un passage bétonné qui le traverse et me prépare tranquillement. Un agriculteur est en train de presser des bottes de foin plus en aval sur la droite du cours d'eau. J'espère que cette activité ne dérangera pas les animaux. Le ciel est très nuageux et un vent très soutenu agite les maïs de part et d'autre du ruisseau en remontant ce dernier. J'aurais le vent de face pour chasser, c'est parfait. Alors que je vais quitter la voiture pour aller jeter un coup d'œil au bord du Sousson en espérant y voir un ou 2 ragondins, le vacarme d'une moto lancée à pleine allure se fait entendre. Un motard dévale le bois d'en face à vive allure et prend le chemin pour venir droit sur moi. Il passe le passage bétonné, nous nous saluons puis il prend la bande enherbée le long du ruisseau pour s'éloigner à très vive allure. Bon, pour les ragondins s'est raté et toute cette activité me fait un peu regretter mon choix du secteur de chasse. J'hésite un peu puis décide tout de même de rester sur mon idée première. Je pars en longeant la gauche du cours d'eau envahi par la végétation. Je scrute la berge opposée à la recherche d'un ragondin. L'épaisse végétation est régulièrement parcourue de coulée très marquée et de zone de végétation écrasée, signes d'une grosse fréquentation des lieux mais pas le moindre myocastor en vue. Un peu plus loin, le cours d'eau s'élargit un peu sur quelques mètres et la végétation moins abondante me permet d'observer la surface de l'eau. Une entrée de terrier encore boueuse est bien visible contre la berge opposée. L'eau s'agite sous la végétation, en-dessous de moi. J'accroche mon décocheur et tente des cris de petit ragondin en détresse mais les remous cessent et rien ne vient. Je poursuis mon chemin entre les 2 parcelles de maïs qui bordent le ruisseau. Je contrôle en passant les passages de canon sans succès. Plus loin, le maïs fait place à une prairie fauchée où le tracteur tourne pour presser les bottes de foin et en face le maïs que je longe laisse place à une grande parcelle de tournesol semence.

Je passe le secteur et rejoins un autre passage bétonné que j'emprunte pour traverser le Sousson et longer une autre parcelle de tournesol. Toujours pas de ragondin. J'arrive à la route et la traverse pour longer la bande enherbée qui borde la parcelle de maïs ou seraient les sangliers, sur la gauche du cours d'eau. Le vent fort, face à moi, couvre le bruit de mes pas. J'avance tranquillement en surveillant les passages de canon. De l'autre côté du cours d'eau se trouve un bois qui borde un moment le Sousson puis s'en éloigne pour laisser place à une grande friche et une haie en pointillés bordant le cours d'eau. Je repère plusieurs coulées très marquées qui descendent du bois pour traverser la friche et sauter le ruisseau. La terre meuble du bord de la culture est ponctuée de nombreuses traces de sangliers, le secteur me semble prometteur. J'hésite à m'y poster mais il fait un temps à chasser à l'approche. Je continue mon chemin jusqu'à un fossé qui remonte sur ma gauche entre cette parcelle de maïs et la suivante. Les sangliers ont retourné de frais toute la bordure de la culture le long du fossé. Je remarque une coulée boueuse qui descend dans le fossé sous des branches basses. Je tente de la suivre et passe dans la végétation pour déboucher sur une coulée très marquée qui longe le ruisseau dans la haie sur environ 15 mètres puis remonte le talus opposé pour ressortir dans la friche. Je remonte sur ma gauche pour longer la parcelle de maïs suivante. Un tapis de ronces est traversé de plusieurs coulées qui rentrent dans le maïs. Je le traverse pour rejoindre le bord de la culture et la longer quand une chevrette surgit du maïs a plus de 100 mètres et vient droit sur moi par la bande enherbée. J'avance doucement vers elle en serrant la bordure de la culture. Alors que j'ai gagné environ 30 mètres, elle bifurque vers le ruisseau et disparaît dans la végétation. Je continue à avancer tranquillement et croise des coulées boueuses qui remontent du ruisseau. Les sangliers semblent venir sur ce secteur également. Arrivé à l'endroit où j'ai perdu la chevrette de vue, je la fait démarrer. Elle traverse le cours d'eau et remonte au pas de course dans la friche en aboyant. Je continue jusqu'au bout du maïs et croise encore des coulées très marquées.

Je fais demi-tour pour quitter le secteur en comptant revenir plus tard en espérant voir les sangliers. Je reviens à la route et la traverse pour revenir en bordure du ruisseau mais côté maïs. Je descends le talus abrupt de la route, saute le fossé puis commence à longer la culture. Un lièvre est sorti dans le penchant de prairie fauché qui remonte derrière les tournesols. J'avance tranquillement le long du maïs. Alors que j'arrive presque au coin de la culture, le vent qui a tourné à 90 degrés me porte une forte odeur de sanglier aux narines. Je stoppe et accroche mon décocheur et tends l'oreille mais le vent soutenu agite le maïs et couvre tout bruit d'un éventuel animal dans la culture. J'avance tout doucement vers le coin du maïs et perçois de nouveau des relents d'odeur. Le sanglier est tout proche mais impossible de l'entendre ou de le voir. Je passe très lentement le coin du maïs. Rien le long de la bande enherbée qui le sépare d'un petit ru qui descend vers le Sousson. Je remonte tranquillement en suivant la culture et en contrôlant les coulées qui traversent le bourrelet de ronces qui borde le petit cours d'eau. Rien ne semble être passé de frais. Le sanglier doit encore être dans la culture. Les ragondins ont couché çà et là quelques pieds de mais le long de la bande enherbée. Un peu plus haut je saute le ru par une belle coulée pour longer le tournesol. 2 lièvres broutent tranquillement dans la prairie fauchée derrière les tournesols de l'autre côté du ruisseau. J'avance doucement en suivant les tournesols avec le vent de face quand des geais s'agitent et donnent de la voix dans les saules qui bordent le ru un peu plus haut. Ils ont repéré quelque chose. J'accroche mon décocheur et redouble de vigilance en m'approchant du secteur quand j'aperçois un chat blanc taché de noir sortant du tournesol et sautant le ru pour se diriger vers un passage de tracteur coupant la parcelle de maïs en 2. Je regarde s'éloigner le petit félin puis traverse le ru pour aller jeter un coup d’œil au maïs. Au travers des premiers rangs à ma gauche, j'aperçois une grande zone de culture couchée par les sangliers. Une forte odeur de sanglier m'est portée par le vent. Les sangliers sont dans le secteur. Je décide de longer la culture côté ru, j'avance doucement en jetant un coup d’œil à chaque passage de canon. Alors que j'arrive au dernier, j'aperçois une chevrette au gagnage à environ 30 mètres. Elle broute contre le maïs, sur la gauche du passage. Je l'observe un instant puis passe le passage de canon discrètement pour ne pas la déranger et aller jeter un coup d’œil au-dessus de la culture. Rien, je fais demi-tour, le chevrette mange toujours, mais, cette fois, la tête plongée dans le maïs.

Je retourne au passage de tracteur, cette fois je le longe doucement. Le vent fort me porte toujours cette forte odeur de sanglier. Un peu plus loin, le passage rejoint un second passage enherbée qui remonte en coupant à nouveau la parcelle. Je prends se second passage et le suis en rejetant un coup d’œil au passage de canon toujours rien. Je reviens sur mes pas vers le tournesol. Alors que j'arrive à environ 25 mètres du ru, un léger mouvement me fait lever les yeux vers le tournesol. Je me fige mais trop tard. Un énorme sanglier démarre au bord du tournesol et fonce dans les grosses fleurs jaunes et cassant plusieurs pieds qui craquent bruyamment sur son passage. Très certainement le premier sanglier que j'avais senti en bas de la parcelle, je reste un moment immobile à surveiller le secteur. Le mouvement dans les tournesols a stoppé en environ 50 mètres de la bordure de la culture. J'espère sans trop y croire que le sanglier ne m'a pas identifié et qu'il va revenir curieux ou qu'un autre va sortir du maïs mais le temps passe et rien ne vient. Je décide de laisser le coin tranquille et de revenir un peu plus tard, je fais demi-tour et suis le passage de tracteur pour ressortir à la route, la traverse puis longe une parcelle de maïs à ma gauche pour passer quelques habitations et rejoindre un des passage de canon d'un maïs que j'ai prospecté tout à l'heure et redescendre au bord du Sousson. La luminosité commence à baisser et je décide de presser le pas pour descendre vers le cours d'eau au travers des daturas qui ont colonisées le passage. Arrivé à la bande enherbée qui borde le ruisseau je prends à gauche pour le longer mais pas de sanglier dans le secteur ni dans les passages de tracteur. Je repars donc vers la route et la traverse pour recommencer à longer la parcelle par le bas.

Arrivé au bord du ru, je remonte en suivant le maïs. A environ 100 mètres du passage de tracteur, une très forte odeur de sanglier emplit mes narines et, au même moment, il me semble entendre des animaux se débiner dans le maïs malgré le bruit des feuilles de la culture agitées par le vent soutenu. Je stoppe et tends l'oreille, effectivement le bruit remonte vers le passage de tracteur, ce sont les sangliers, je presse un peu le pas et rejoins le passage de tracteur. Alors que je me penche doucement pour observer dans le passage, je surprends un beau sanglier qui pousse un grondement et un souffle puissant avant de revenir d'où il vient en un éclair. Je me cale derrière le coin du maïs. Une partie des sangliers est déjà passée de l'autre côté et s'affaire dans la zone de culture couchée. J'entends des pieds de maïs se casser et les grognements des animaux. Je suis presque sûr que le sanglier que je viens de voir va les rejoindre. Mon décocheur est accroché, je suis prêt. Il ressort rapidement à 5 mètres de moi mais fonce droit devant lui pour rejoindre ses congénères. Le maïs craque sur ma droite, d'autres animaux arrivent, la luminosité baisse vite, il ne me reste que quelques minutes de relative clarté. Un pied de maïs craque à environ 30 mètres devant moi, je me penche à gauche et aperçois un sanglier plein travers, à environ 25 mètres, au ras du maïs. La luminosité est trop faible, il est trop loin pour tirer. Rapidement, il s'avance de quelques pas puis bifurque pour venir droit sur moi tranquillement. J'arme mon arc et le laisse venir. A environ 6 mètres, il se tourne plein travers et avance au pas vers la zone de culture couchée. Je tente d'aligner ma visée mais la faible luminosité me complique la tâche. Il stoppe juste avant de rentrer au maïs, plein travers. Je cale ma visée et décoche. Je n'ai pas vraiment vu mon atteinte mais ma flèche semblait au niveau du coffre. A l'impact, l'animal démarre en poussant un grondement de surprise et fonce dans le maïs mais, très rapidement, je l'entends se débattre et grogner dans le maïs. Ses coups de pattes résonnent quelques secondes puis ses souffles s’arrêtent et le bruit cesse. Je m'avance vers la zone du tir et éclaire ma flèche avec ma frontale, elle est couverte de sang et plantée au sol au ras du maïs. Très rapidement des grognements se font entendre sur la zone et j'entends des animaux se déplacer, j'éteins ma frontale. Les autres sangliers entourent leur congénère mort. Certains semblent venir vers moi et je réencoche. J'attends un peu mais la nuit sera vite là. Je tente une approche, couvert par le vent fort, je m'avance par le passage des sangliers pour atteindre la zone couchée. Impossible de les voir mais il me semble entendre des animaux se diriger vers le passage de tracteur. Je me recule à découvert pour profiter des dernières minutes de clarté mais les sangliers tournent et retournent dans le maïs sans sortir. Il ne fait plus assez jour pour tirer, j’allume ma frontale, récupère ma flèche, la remets au carquois puis tente de trouver du sang sans succès. 

Une chasse au nez, 16 août 2021

Je m'avance dans le maïs. Un premier sanglier passe à 5 mètres devant moi puis disparaît dans la culture, j'éclaire autour de moi et aperçois du sang sur ma gauche.

Une chasse au nez, 16 août 2021

Plusieurs sangliers tournent dans le maïs au ras de la zone couchée en grognant. il ne sont qu'à quelque mètres mais il fait nuit. Je commence à suivre le sang qui est assez abondant.

Une chasse au nez, 16 août 2021
Une chasse au nez, 16 août 2021
Une chasse au nez, 16 août 2021

Je retrouve vite mon sanglier mort, il n'a fait que 35 mètres environ. Ma flèche est plein cœur. C'est un jeune mâle qui accusera 61 kg à la pesée.

Une chasse au nez, 16 août 2021

Je fais quelques photos souvenir avant de le sortir du maïs.

Une chasse au nez, 16 août 2021

Je l'attache ensuite par le groin et le tire sur le passage de canon puis sur la bande enherbée qui borde le rue. 2 yeux verts se dessinent dans la noirceur de la nuit, dans le faisceau de ma frontale, à environ 50 mètres. J'avance vers eux en tirant mon sanglier et me rends vite compte qu'il s'agit d'un beau brocard qui finit par détaler et rentrer au maïs. Dès que mon sanglier est accessible en voiture je pars la chercher pour le charger avant de rentrer m'en occuper chez moi.

 

Alex

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 15:18

Ce weekend, je suis parti chasser chez mon ami Thierry dans le Lot à Cuzance. Je suis arrivé hier soir, notre première sortie n'a pas donné grand-chose, nous avons juste vu une chevrette et son faon venus à l'appeau mais il faisait très chaud et ce sera bientôt la pleine lune, les animaux en profite pour sortir de nuit, pour profiter de la fraîcheur. Ce matin, levés vers 5h30, nous nous préparons tranquillement et partons pour le secteur qu'a choisi Thierry. Nous nous garons au départ d'un chemin de terre et nous nous préparons avant de commencer à suivre tranquillement le chemin. Nous n'avons pas fait 100 mètres que j'aperçois un brocard qui, sortant du bois sur la gauche du chemin, s'avance dans la luzerne sur la droite du chemin. Je le montre à Thierry qui me dit de tenter ma chance. J'hésite à tenter l'approche mais il y peu de végétation le long de la clôture qui longe le chemin, pour se camoufler. Je tente tout de même de me rapprocher un peu pour atteindre une boule de ronces à environ 30 mètres mais le brocard regarde vers moi. Je m'immobilise mais il ne me lâche pas du regard. J'attrape mon Butollo et lance un appel. Après un second appel qui semble attirer son attention, je recule doucement de quelques pas pour me cacher derrière une autre boule de ronces plus petite. Caché, je commence à appeler, le mouvement l'a intrigué et il ne m'a pas identifié. Il commence à venir mais rapidement je sens le vent sur ma nuque et le brocard stoppe net à 80 mètres pour revenir au petit trop d'où il vient.

Nous reprenons notre progression, un peu plus loin Thierry trouve un secteur propice pour appeler. Il se cale sur la droite du chemin près d'une prairie fauchée prise sur sa droite par un bois alors que je me cale entres des arbres au coin du bois d'où est sorti le brocard et qui s'ouvre en contrebas sur une clairière herbeuse. Mon ami me fait signe il est prêt, je commence à appeler au Butollo. J'insiste un moment mais rien ne vient quand alors que je regarde Thierry, il me fait signe puis commence à imiter des cris de souris. Je comprends qu'il a vu un renard. Il insiste et appelle encore mais le renard ne semble pas vouloir venir, je tente de l'appeler à mon tour mais rien. Je finis par quitter tout doucement mon poste pour me rapprocher de Thierry. Je me cale derrière un arbre qui borde le chemin le renard est en contrebas près du bois. Je décide de tenter d'appeler avec mon appeau à renard Nordic mais cette tentative fait fuir le renard qui disparaît dans le bois.

Nous quittons le secteur et longeons le chemin pour rejoindre un autre poste quand j'aperçois un renard qui vient vers nous à plus de 100 mètres, dans la prairie fauchée sur la gauche du chemin, au milieu des balles rondes de foin. Je le montre à Thierry et me cale contre la clôture bordée de quelques buissons qui borde la prairie. Je commence à appeler et immédiatement le renard arrive vers nous. J'arme mon arc et le laisse venir mais il passe à juste quelques mètres de moi derrière la clôture. Je le suis dans mon viseur mais impossible de tenter une flèche au travers du grillage. Le renard continue son chemin vers la pointe de la prairie et le passage qui permet d'y entrer derrière nous, à environ 70 mètres. Je désarme et me tourne vers le passage, espérant voir venir le renard mais je me dis que, s'il arrive par-là, je suis trop à découvert et qu'il va me voir. Je tente d'avancer un peu mais une haie de buissons m'empêche de voir au travers du grillage. Je reviens donc à mon poste de départ et recommence à appeler. Immédiatement, j'aperçois, au travers de la bande de buissons, le renard qui revient vers moi. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur au travers de la végétation. Il vient stopper à 3 mètres de moi derrière un buisson, je n'ai pas de fenêtre de tir. Se doutant de quelque chose, il démarre et stoppe plein travers à environ 10 mètres mais le grillage et la végétation complique mon tir, le temps de trouver une fenêtre il repart et stoppe à environ 20 mètres plein travers. Cette fois il est en plein dans une ouverture de la haie et je peux le tirer par-dessus le grillage. Mon viseur se cale rapidement et je décoche. J'aperçois nettement l'impact qui engendre une grosse plaie rouge au niveau du cou, après avoir touché le renard ma flèche dévie et monte en l'air pour passer par-dessus une haie de chênes. Le renard démarre en trombe et rentre dans une bois de l'autre côté de la prairie après 20 mètres de course à découvert. 

Je décide l'aller contrôler mon tir et me dirige vers l'endroit où le renard est rentré au bois. A quelques mètres du grillage qui borde le bois, je trouve du sang sur un pied de luzerne.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je trouve un peu de sang sur la trajectoire du renard mais décide de ne pas perdre de temps dans cette recherche pour le moment. Nous partons à travers la prairie fauchée pour rejoindre le prochain poste d'appel. Après quelques appels infructueux, nous arrivons dans une plantation de noyers qui s'étend de part et d'autre du chemin de terre. Thierry m'envoie me poster dans la plantation, sur la gauche du chemin, pour appeler, alors que lui restera posté sur la droite du chemin. Je m'avance donc dans la plantation mais le secteur semble très compliqué pour se camoufler un minimum.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

En avançant à la recherche d'un poste, je repère une belle luzerne un peu plus en avant et décide de m'avancer doucement vers cette dernière pour tenter d'apercevoir un chevreuil. Je me dirige vers un petit chêne en bordure de la culture pour observer caché derrière ce dernier. Rien en vue, je m'agenouille dans les herbes hautes, sous les branches basses du petit arbre pour tenter quelques appels. Une clôture barbelée me sépare de la luzerne. Je commence à appeler et rapidement, j'aperçois un brocard surgissant du bois, de l'autre côté de la luzerne à environ 200 mètres. Il arrive à grands bons vers la clôture.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je fais une pause dans mes appels et me redresse pour me caler derrière le chêne. Le brocard stoppe et cherche la provenance des appels du regard au milieu de la culture. Je reprends mes appels, il part droit vers la clôture et stoppe contre cette dernière à environ 50 mètres, caché par une boule de ronce, à environ 15 mètres devant moi, contre la clôture. Je continue à appeler de façon plus espacée pour ne pas le voir arriver au galop. Il remonte doucement le long de la clôture et je le vois à nouveau. Il arrive à environ 25 mètres. Je pose mon Buttolo sur ma poignée d'arc et arme ce dernier. Je continue mes appels espacés en pressant mon appeau contre mon arc. Pas à pas le chevreuil se rapproche de moi et je le suis dans mon viseur mais la clôture me gêne pour ajuster mon tir. Pas à pas le voilà qui se présente juste à 3 mètres sur ma gauche, un fil de la clôture est en travers du coffre, je préfère ne pas tirer mais le brocard démarre brusquement et fonce le long de la clôture pour stopper derrière les ronces à environ 15 mètres. Je le rappelle, cette fois plus méfiant, il hésite puis se décale plus à gauche dans la luzerne avant de revenir de quelques pas vers la clôture et se présenter plein travers à environ 12 mètres. Je peux tirer par-dessus la clôture, j'aligne ma visée et décoche. Le brocard prend la flèche et démarre. Je n'ai vraiment vu mon atteinte mais comprends vite que ma flèche est bonne. Il fait environ 20 mètres puis commence à ralentir et zigzaguer sur environ 10 mètres avant de chuter dans la luzerne.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je pars chercher Thierry en remontant au travers des noyers. Il avait entendu la décoche et se doutait que j'avais tiré un chevreuil. Nous partons chercher ma flèche que je trouve assez rapidement dans la luzerne. Elle est couverte de sang.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

La piste de sang est impressionnante.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je rejoins très facilement mon brocard couché sur le flanc dans la luzerne. Ma flèche est sortie basse, dans le dernier tiers de la cage thoracique.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

En examinant mon chevreuil, je constate que l'entrée de ma flèche est à la base du cou. Il a certainement démarré au moment de la décoche. Au dépeçage, nous constaterons que ma flèche a taillé le haut du cœur. Thierry appose le bracelet.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je ramène mon brocard contre la clôture pour lui rends les honneurs et fais quelques photos souvenirs.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Thierry est décidé à chasser encore un moment. Je vide mon chevreuil et nous le pensons par les pattes arrières au petit chêne pour le laisser se vider de son sang à l'ombre pendant que nous finirons notre chasse.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Après quelques appels infructueux, nous décidons de stopper notre chasse vers 8 heures et de rentrer pour préparer mon brocard. Thierry me propose d'aller chercher la voiture pendant que je fais la recherche de mon renard. Je reviens donc au premier sang trouvé tout à l'heure et commence à le suivre. Le renard a pris une coulée qui passe sous un grillage qui borde le bois.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je passe sous le grillage en suivant le sang. La piste n'est pas très abondante mais se suit assez facilement. Je progresse tranquillement sur une coulée bien marquée.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021
Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Petit à petit, le sang devient plus abondant.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je retrouve mon renard au bout de 30 mètres de recherche environ. Il aura parcouru environ 50 à 60 mètres. Ma flèche un peu trop en avant lui a tranché la gorge.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

Je fais quelques photos 

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

puis tente d'aller chercher ma flèche qui est passée par-dessus les chênes qui bordent la prairie et derrière lesquels se trouve une autre prairie non fauchée. Je tourne et retourne sans la trouver. Je laisse tomber et reviens vers le chemin avec mon renard et rejoins Thierry qui est en train d'arriver. Nous partons ensuite chercher mon chevreuil et faire quelques photos souvenirs avant de rentrer.

Une matinée dans le Lot, 23 juillet 2021

De retour chez Thierry, nous décidons de réaliser une vidéo explicative sur comment préparer un chevreuil.

Alex

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 08:48

Ce matin, j'ai décidé d'aller sur un secteur chassé en début de saison mais les fauches et les moissons n'ont pas laissés beaucoup de couvert et je crains de ne pas revoir les 3 brocards repérés sur ce grand secteur du territoire. Je gare ma voiture près du vieux moulin et prends le chemin de terre qui délimite le territoire entre la bande boisée qui suit la rivière à ma droite et un bois à ma gauche. Après environ 200 mètres, le bois à gauche laisse place à une grande friche partiellement colonisée par des petits frênes de 1 à 2 mètres de haut. Je scrute un instant la friche, du bord du chemin, caché derrière les arbres qui le bordent. Rien en vue mais la luminosité est encore faible. Une bande de bois avance dans la friche à environ 80 mètres au-dessus de moi. Je remonte doucement au travers de la friche dans l'herbe détrempée de rosée pour rejoindre cette bande boisée puis la longe sur la droite vers son extrémité. J'y marque une pause pour observer le secteur, rien au-dessus de la bande boisée, rien sur ma gauche au-dessus de la friche vers une petite parcelle de vigne, rien en avant. J'hésite un passage a été girobroyé à moitié friche, un autre le long du grand bois dont une langue s'avance dans la friche. J'hésite à prendre celui du haut mais me décidé à prendre l'autre. J'avance doucement dans la friche pour rejoindre le passage puis le longe doucement en suivant la lisière du bois. Un peu plus loin le passage descend sur la droite en suivant le bois. Alors que je commence à descendre, je stoppe net en apercevant un chevreuil qui broute contre le blé mêlé de fèveroles à environ 90 mètres, sur le haut de la friche près de la grosse haie qui en longe la partie haute.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

J'ai de la chance qu'il ne m'ait pas vu. Je me cale contre les petits frênes et observe. Rapidement, il lève la tête. C'est un brocard. Si j'étais passé par le passage girobroyé du haut j'aurais pu l'approcher facilement à moins de 10 mètres. Tenter l'approche d'ici est compliqué d'autant plus que le vent tourne régulièrement. Je décide de tenter quelques appels. Le brocard qui avait repris son repas relève la tête et regarde vers moi sans bouger. J'insiste un peu mais j'aperçois au loin dans la culture, derrière lui, une chevrette qui vient droit sur moi. J'attends un peu avant de réappeler mais je sais déjà que je viens de bousiller ma chasse. La chevrette a stoppé à environ 300 mètres et regarde vers moi. Foutu pour foutu, je reprends mes appels. La chevrette redémarre et fonce droit sur le brocard qui surpris fait un grand bon de côté en aboyant et disparaît dans la végétation. Je stoppe un instant mes appels alors que la chevrette surprise également est remontée pour stopper contre la haie, en haut de la friche. Je ne la vois pas car elle est cachée par la végétation haute de la friche. Je cherche du regard le brocard sans succès. Ma seule chance est qu'en faisant venir la chevrette j'arrive à le faire suivre. Je reprends mes appels, la végétation s'agite et la chevrette fonce vers moi pour stopper à environ 20 mètres. Elle regarde vers moi, j'arrête d'appeler et attends en espérant voir arriver le brocard mais la chevrette redémarre en aboyant et disparaît derrière le bois dans mon dos. Je reprends rapidement les appels pour la maintenir autour de moi. Elle revient immédiatement mais reste à distance. Elle tourne et retourne en aboyant mais le brocard ne vient pas. Elle finit par fuir vers la haie alors que le vent tournant vient de me trahir. Elle disparaît rapidement et aboie un instant avant le retour au calme. C'est alors que j'aperçois le brocard dans les petits frênes, à environ 70 mètres, plein travers. Il regarde fixement vers le bas de la friche. Il est magnifique, un très gros six pointes. Je n'ai pas le choix, ma dernière chance, je tente une approche. Je remonte doucement au travers des petits frênes en poussant un petit coup de Butollo par moment pour distraire le brocard et lui faire penser que je ne suis pas un humain. J'avance tout doucement mais je rencontre vite un tapis de jeunes ronces d'environ 60 à 80 cm d'épaisseur. Ce tapis bruyant m'oblige à faire de grands pas en levant bien les pieds. J'avance très lentement  mais ne peux pas éviter le bruit. Curieusement, le brocard ne regarde presque pas vers moi et reste fixé sur quelque chose en bas de la friche, au bord du bois. J'arrive ainsi à environ 40 mètres de lui. La zone de frênes s'épaissit, il me faut encore avancer en essayant de mettre les arbustes entre moi et le chevreuil. Le vent n'arrête pas de tourner et finit par me trahir. Le brocard démarre alors que je suis encore à 35 mètres et fonce vers le bois en contrebas en aboyant.  Je presse le pas pour tenter de l'apercevoir mais il remonte déjà dans le bois, toujours en aboyant. J'ai tout fait à l'envers mais c'est aussi ça la chasse, je n'ai pas fait les bons choix et ça m'a coûté cet échec. Si je ne tue pas un brocard ce matin, je me promets de revenir sur le secteur pour me confronter à ce superbe animal. 

je remonte vers le bout de la haie et rattrape une coulée très marquée qui remonte vers la route. Alors que j'avance tranquillement. J'aperçois la chevrette qui m'observe à environ 100 mètres contre la haie. Elle finit par se débiner alors que je poursuis ma progression. La coulée débouche un peu plus haut sur un énorme chaudron. Une laie a fait ses petits dans le secteur ce printemps. La coulée continue vers le sommet de la colline et je la suis pour arriver à la route de crête. Je prends à droite en suivant la route pour rejoindre le coin d'un bois que je suis tranquillement pour redescendre dans le bas de la combe en surveillant le secteur très dégagé. Le blé du penchant opposé est moissonné sur la partie basse. J'arrive au coin du bois et jette un coup d'œil sur le blé puis sur la bande d'herbes hautes qui borde le bas du bois. Rien, je remonte par une coulée de sanglier dans le blé jusqu'au bord d'un bosquet. Je prends à gauche pour le longer sur une coulée très marquée, les nombreux passages de sangliers ont défoncé le sol où les pieds de toutes tailles sont encore visibles. Un peu plus en avant, une zone humide partiellement desséchée a servi de souille assez récemment. Je m'avance pour l'observer quand une chevrette surgit du blé à environ 30 mètres et fonce dans la culture. Je continue à longer le bois puis une petite friche à l'angle de laquelle je remonte vers la route de crête par un passage de blaireaux dont je passe les terriers en bordure de la friche sur ma droite. Arrivé à la route, je la traverse  pour redescendre sur le penchant suivant sur la droite d'un petit bosquet. Rien sur ce secteur, je descends jusqu'à une haie qui rejoint un bois sur ma droite et prends à gauche pour la longer, elle laisse vite place à une rangée d'arbres espacés qui suivent un fossé séparant 2 parcelle de luzerne. Une revenant vers le bois à droite et l'autre partant vers un blé et les vignes sur ma gauche. J'avance doucement mais toujours rien. J'arrive sur un chemin de terre enherbé qui longe le bas de la combe. Rien dans la prairie rentrant dans le bois sur ma droite. Rien dans la prairie remontant derrière une grosse haie sur le penchant opposé et jouxtant une vigne revenant vers moi. Je prends à gauche sur le chemin. Habituellement, je remonte toujours avant une vigne qui s'étend jusqu'à la route. Ce matin, quelque-chose me dit de longer le bas de la vigne pour en contrôler les rangs avant de remonter. Un lièvre est au gagnage entre 2 rangs. Arrivé à la route, je remonte tranquillement en contrôlant les rangs de plus en plus courts et alors que j'arrive au dernier rang, j'aperçois un jeune brocard longeant le haut de la vigne à environ 70 mètres.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Il a stoppé juste avant le dernier rang et je sens qu'il va bifurquer pour descendre entre les 2 derniers rangs. Je me décale rapidement pour dépasser le dernier rang et revenir le plus vite possible au bout de ce dernier. Calé contre le premier cep de vigne, je me penche doucement à gauche. Le brocard est là, de face, au bout du rang et regarde vers moi sans me voir.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Je reste immobile, il reste un moment sans bouger puis il commence descendre vers moi en suivant le rang sur environ 10 mètres. Il commence alors à brouter paisiblement tout en avançant, zigzaguant entre les 2 rangs. Il se rapproche ainsi lentement d'une vingtaine de mètres puis commence à descendre vers moi en suivant le rang de gauche. Il avance d'un pas décidé sur environ 10 mètres, s'arrête pour brouter puis continue à descendre d'un pas rapide. Il n'est plus qu'à 20 mètres. Je me penche derrière le rang pour armer mon arc à couvert et me recule d'un pas puis me penche doucement à gauche pour l'aligner dans mon viseur. Je le suis alors qu'il se présente de 3/4 face. Il ralentit doucement, il n'est plus qu'à 8 mètres au pas lent. Je cale mon pin's sur le défaut avant de l'épaule et décoche. Ma flèche semble bonne et le traverse, cassant une patte arrière au-dessus du genou au passage. Il démarre en trombe et prend à gauche pour traverser le rang au bout duquel je suis et se jeter dans une haie à ma droite. Empêtré dans la végétation, il se débat et s'immobilise rapidement. Le pensant mort, je remonte chercher ma flèche quand j'entends un gros bruit dans mon dos. En me retournant, j'ai juste le temps de voir passer mon chevreuil, ventre à terre, qui rentre dans la vigne. Je ne comprends plus rien, je continue à monter et trouve ma flèche posée au sol derrière le rang de gauche.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Elle n'est pas maculée de sang et ressemble à une flèche d'attente musclaire, je la remets au carquois puis réencoche une flèche pour entamer ma recherche. Je longe tranquillement le premier rang de vigne après la haie et trouve rapidement du sang.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Un passage dans la vigne coupe les rangs à peu près à la moitié de leur longueur. La piste est très fournie,  et rentre dans la vigne à environ 10 mètres du passage. Je la suis facilement en contournant chaque rang par le passage puis en revenant entre les rangs suivants pour recouper le sang.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021
1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Après avoir passé quelques rangs, le chevreuil a laissé une touffe de poils ensanglantée sur une motte de terre en passant le rang suivant.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

La piste est de plus en plus abondante.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021
1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021
1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Après environ 25 mètres de recherche dans la vigne, je retrouve mon chevreuil couché entre 2 rangs et finissant de mourir. Il n'a pas fait 50 mètres depuis l'endroit du tir. Je reste sans bouger. Il s'immobilise rapidement.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Je pars le récupérer et apposer mon bracelet avant de lui rendre les honneurs pour quelques photos souvenirs.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Ce n'est pas un grand trophée mais, à l'arc, il faut savoir prendre les occasions quand elles se présentent. Je chasse mes chevreuils d'été uniquement à l'approche et à la rencontre sans m'acharner sur les grands trophées. C'était mon dernier bracelet sur ce territoire, on verra si je recroise le grand brocard l'an prochain, il aura encore cet été pour assurer sa descendance. Je le vide et l'examine alors qu'un brouillard épais enveloppe le paysage. Ma flèche rentre au défaut avant de l'épaule mais ne rentre pas dans la cage thoracique. Elle a entaillé les côtes sur 20 cm en bas du coffre et décollé l'épaule des côtes en sectionnant au passage l'artère qui alimente la patte avant. Elle ressort ensuite au niveau du sternum et casse la patte arrière au passage. J'attache les pattes du chevreuil et le charge sur mon épaule pour retourner à la voiture. Sur le retour, je rencontre un justianais curieux qui, interpellé par les aboiements de son chien alors que je longe sa clôture, vient à ma rencontre pour discuter un peu de ma façon de chasser. J'en profite pour poser un moment le chevreuil avant de repartir. Sur le retour en voiture, je croise un beau brocard à plus de 100 mètres dans les blés d'Ordan-Larroque. Il rejoint sa chevrette au  bord d'une haie qui borde la culture, je m'arrête pour tenter de le prendre en photo dans le brouillard.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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