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1 juillet 2022 5 01 /07 /juillet /2022 09:10

Ce matin, après avoir fortement hésité sur le secteur que j'allais chasser, j'opte pour le secteur du bois de Bourras. Avec ce temps changeant, les moissons précoces, les tournesols tardifs, les secteurs propices à l'approche sont de moins en moins nombreux et ce qui n'arrange rien c'est que les brocards se font très discrets. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l'Osse par un petit pont. Le chemin passe au travers d'une longue parcelle de blé étroite, prise entre la route et la rivière. Elle n'est pas encore moissonnée et précède une seconde parcelle de blé prise entre l'Osse et la vieille Osse, de l'autre côté du pont. La luminosité est encore faible. Je me prépare tranquillement puis m'avance sur le chemin, traverse le pont et surveille un moment les céréales pour tenter de capter un mouvement. Rien ne bouge, je pars donc à gauche, sur la bande enherbée entre la vieille Osse et le blé. J'avance tout doucement en surveillant le secteur mais rien en vue. Arrivé à l'ancienne peupleraie en friche, je bifurque entre cette dernière et le blé pour rejoindre le passage de tracteur central avant de partir vers l'ancienne palombière. Toujours rien, je passe l'ancienne palombière et débouche dans la grande friche. Rien en vue, je pars jeter un coup d'œil sur le tournesol à ma droite, rien non plus. Un léger brouillard enveloppe le secteur, je remonte dans la friche en biaisant vers l'angle du bois qui rentre dans cette dernière. Arrivé au coin du bois, je remonte ensuite en suivant, à quelques mètres dans la friche, le bord du bois. Je scrute le secteur mais la légère brume et le jour qui se lève limitent ma vision. Brusquement, un chevreuil, très certainement un brocard, surgit de la friche à environ 80 mètres et rentre au bois au galop en aboyant. Je biaise à gauche à travers la friche pour rejoindre le coin du bois, à la jonction avec la grosse haie qui ferme la friche sur la gauche. Le chevreuil tourne dans le bois en aboyant. Je rejoins ainsi que une grosse coulée qui coupe l'angle du bois et ressors dans une parcelle de tournesol à peine levée alors que le chevreuil aboie toujours dans mon dos.

Rien en vue, je prends à droite et remonte le long du bois pour rejoindre une parcelle de vigne. Je longe ensuite le bas de la vigne, avec le bois dans le dos, tout en surveillant les intervalles entre les rangs. Rien, arrivé au coin opposé de la vigne, je prends à droite pour la suivre le long des tournesols encore bas. J'avance tranquillement quand un mouvement attire mon regard sur la bande enherbée qui longe le haut de la parcelle de vigne et celle des tournesols. J'entraperçois un dos brun assez bas. Je pense à un renard mais sans certitude, j'encoche une flèche armée d’une lame mécanique. Il a disparu derrière le coin de la parcelle de tournesol, près de la vigne. Je me baisse au maximum et m'approche doucement, l'animal est encore à plus de 50 mètres. Je gagne quelques mètres quand un museau se dégage. C'est bien un renard, je me décale rapidement dans les tournesols pour continuer mon approche derrière les pieds les plus hauts qui longent la vigne. Je gagne encore quelques mètres mais le renard s'avance tranquillement et passe derrière le premier rang de vigne où je le perds de vue. Je me poste rapidement à genoux dans le tournesol et commence à appeler. Immédiatement, le renard revient et semble prendre entre les vignes et le tournesol. Je stoppe les appels et attends qu'il arrive mais il se faufile dans le tournesol, alors que je l'attendais le long de la vigne. Je tente d'armer discrètement mon arc mais trop tard, j'aurais dû armer dès mes premiers appels. Il m'a vu et se débine dans les tournesols, je le suis dans mon viseur mais, malgré mes appels, il ne s'arrête pas et je le perds vite de vue. J'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas faire, je me redresse et aperçois un chevreuil qui progresse tranquillement dans le plantier en friche à environ 100 mètres devant moi. Je me cache rapidement contre la vigne, change ma flèche pour une armée d'une Exodus et perds le chevreuil de vue un court instant. En relevant les yeux, impossible de le voir à nouveau. Je m'approche doucement du plantier et le longe doucement en prenant à droite pour tenter de revoir le chevreuil mais impossible d'y remettre les yeux dessus. Je rejoins le bas de la vigne où j'ai vu le brocard avec un bois et un bouton l'autre soir. Je surveille entre les rangs et arrive au bord du bois sans avoir vu de chevreuil. Je remonte en haut de la parcelle pour longer à nouveau les rangs dans l'autre sens, toujours rien. Je continue en longeant le haut du plantier en friche. Le chevreuil s'est volatilisé, au bout du plantier, je me dirige vers une autre parcelle de vigne prise dans le bois et en fais le tour sans succès. Alors que je reviens vers le plantier, un épais brouillard, poussé par une faible brise, enveloppe le paysage alors que le soleil passe au-dessus du bois.

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je pars maintenant par la route en longeant un autre plantier. En arrivant près de la voirie, j'aperçois au loin une chevrette au gagnage à environ 150 mètres, dans le semé de tournesol de l'autre côté de la route.

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je prends à gauche sur la route, le chevrette m'aperçoit et fonce au bois avec une feuille de tournesol dans la gueule. Je rejoins le petit champ de blé où j'ai fléché mon brocard l'autre jour puis le longe en bordure du bois sans rien voir. Alors que j'arrive à nouveau à la route, le brouillard me rattrape et enveloppe le paysage. Je redescends un peu le long de la route puis prends à droite pour remonter en bordure du très grand champ de blé de Factom. Je le longe doucement, vérifie sans succès une petite vigne sur ma droite puis rejoins la vigne sous le bois de Factom. La luminosité très particulière du lever du jour, cumulée au brouillard, limite beaucoup ma vision. Je longe le haut de la parcelle de blé puis de la parcelle de féveroles avant de redescendre vers la route par la bordure de la culture. Rien de rien, je traverse la route pour longer une parcelle de tournesol, en bordure d'une haie qui rejoint la bordure de l'Osse. Plusieurs tournesols ont été mangés de frais et certains ont été frottés par un brocard. Je redouble d'attention alors que le brouillard se dissipe. Arrivé au bord de l'Osse, je prends à gauche pour la suivre. Beaucoup d'indices de présence de chevreuil mais rien en vue. J'arrive au passage surélevé qui sépare cette parcelle de la suivante. Je le longe un peu jusqu'à un passage qui permet d'y monter et redescendre de l'autre côté pour reprendre ma progression au bord des tournesols et de la rivière. Des indices très frais mais pas de chevreuil, juste quelques ragondins en train de rentrer au terrier à la nage, entraperçus au travers des feuillages des arbres qui bordent la rivière. Le tournesol laisse place au blé et pas plus de chance.

Arrivé au bout des céréales, un passage enherbé remonte à la route et sépare le blé d'une très grande friche. Je le traverse et m'avance de quelques mètres dans la friche quand j'aperçois un jeune brocard de 3/4 face qui regarde vers moi. Je me fige, il est à environ 15 mètres et ne bouge plus, il a stoppé net sa mastication. Après la surprise, je reprends vite mes esprits. Il semble hypnotisé, je monte tout doucement mon arc puis l'arme très lentement. Il n'a pas bougé, j'aligne ma visée entre la base du cou et l'épaule sans qu'il ne réagisse. Je décoche, ma flèche frappe le brocard qui s'effondre sur place et disparaît dans la végétation.

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je me précipite. Le chevreuil paralysé est au sol, je l'achève rapidement puis lui rends les honneurs et appose mon bracelet. Ma flèche est rentrée où je visais mais est sortie haute au niveau de l'épaule opposée. Le brocard a dû amorcer un saut de corde au moment de l'impact. 

Mon 200ième à l'arc, 1 juillet 2022

Je vide mon chevreuil, attache les pattes et le charge sur l'épaule pour retourner à ma voiture.

 

Alex

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26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 10:12

Ce matin, il pleut alors que je prends la route pour la chasse et il pleut toujours alors que le jour se lève. Je me prépare et quitte la voiture sans prendre mon appareil photo. Je remonte le talus de la route pour longer la haie qui surplombe un chemin de terre et me dirige vers le coin d'une vigne avant d'en contrôler tous les intervalles entre les rangs. Le relief du terrain ne me permet pas de voir au-delà de la moitié de la parcelle. Pas de chevreuil en vue, arrivé au bout de la parcelle, je prends à gauche pour remonter le long du dernier rang en surveillant le chaume à ma droite parsemé de balles rondes. Alors que je suis presque en haut de la parcelle, un chevreuil démarre en aboyant dans la vigne et fonce vers l'immense champ de blé au-dessus. Je biaise à droite par une coulée dans la culture, qui m'arrive à peine aux genoux et qui semble avoir souffert d'un orage de grêle (les tiges semblent disloquées et les épis pendent vers le sol), pour rejoindre le bord d'une mare incluse dans les céréales. Les sangliers ont ravagé les céréales tout autour, sur plusieurs mètres. Je prends ensuite une autre coulée qui traverse la culture jusqu'à un chemin enherbé et planté de cerisiers qui sépare la parcelle en 2. La luminosité croit doucement et j’aperçois, à plus de 100 mètres devant moi, le haut du dos et les oreilles d'un chevreuil au gagnage dans le blé. Je ne peux pas me cacher dans cette culture basse. Je tente une approche au culot, droit sur l'animal qui finit par relever la tête alors que je ne suis plus qu'à 50 mètres, c'est une chevrette. Je stoppe et nous nous regardons un instant puis je reprends ma progression sur environ 10 mètres avant qu'elle ne se décide à partir. Elle fonce vers le chemin enherbé en aboyant puis le suit et disparaît près d'une ruine entourée de cèdres qui trônent au milieu de la culture. Je rejoins moi aussi le passage et rejoins la ruine puis continue tout droit jusqu'à la bordure d'une parcelle de tournesol. La chevrette au loin fonce à grands bonds vers le haut du blé. Je reviens vers le chemin de terre quand une tête de chevrette surgit du blé près de la mare de tout à l'heure avant que l'animal ne s'enfuit à travers la culture. Je prends à gauche sur le chemin pour rejoindre une grosse haie qui sépare un champ de blé d'un champ de colza.

Arrivé au bout de la haie, je prends à droite pour la suivre alors que la pluie s'est calmée. J'avance ainsi tranquillement sur environ 150 mètres, tout en surveillant le secteur quand un chevreuil démarre dans la haie mais semble s'arrêter au bord du colza, je tente sans succès de l'apercevoir au travers des branchages. Alors que j'avance un peu plus, il commence à aboyer. J'aboie à mon tour, il démarre en longeant derrière la haie puis la traverse à environ 50 mètres pour stopper au coin d'un petit bosquet attenant à la haie et qui s'avance dans le blé. C'est un petit brocard. Je suis debout, immobile, contre la haie, j'aboie et ce petit effronté se retourne et me répond puis commence à venir vers moi de quelques pas. Il est rare qu'un brocard aussi jeune soit aussi territorial. Je continue à aboyer, il avance d'un pas lent plus ou moins en parallèle de la haie, il stoppe régulièrement pour aboyer et regarde vers moi. Alors qu'il détourne le regard, je me baisse rapidement à genoux. Il regarde vers moi, aboie, je lui réponds puis il avance encore. La courbure du terrain fait qu'il disparaît un instant, j'en profite pour avancer rapidement à genoux contre le blé qui est très bas et ne me cache pas vraiment. Nous continuons à nous répondre et je l'aperçois à nouveau. Il va venir à environ 25 mètres, je cale mon viseur sur cette distance. Il regarde vers moi, je reste immobile, il tourne la tête et recommence à avancer un peu. J'arme mon arc, il stoppe, regarde vers moi puis détourne le regard. Je cale rapidement ma visée et décoche. Il tente de s'écraser mais ma flèche le frappe en haut de l'épaule et sectionne la colonne pour ressortir au milieu du dos. Il tombe sur place et se débat au sol. Je me précipite vers lui pour l'achever. En m'apercevant, il se débat en criant. Je l’achevé rapidement et sors mon bracelet que je commence à encocher quand un mouvement attire mon regard à plus de 300 mètres sur ma gauche. J'identifie vite un énorme renard galeux à sa démarche bondissante et à sa queue pelée. Très certainement attiré par les cris de mon chevreuil, il fonce vers moi par un large passage entre les haies qui ferment le tour du blé. Je jette mon bracelet au sol, encoche une flèche et pars rapidement voûté vers le coin du bosquet où s'était arrêté le brocard tout à l'heure. J'ai perdu le renard de vue dans le blé. Je me poste contre le bosquet et tente d'appeler mais mes lèvres sont sèches à cause de mon rhume et je n'arrive à émettre que des sons faibles et irréguliers. Rien ne bouge, je décide de tenter de m'avancer jusqu'à une bande non plantée et couverte d'herbe bien verte au milieu de la culture, au fond du creux de la combe peu prononcée. Au même moment, j’aperçois le renard qui redémarre dans le blé. Je crois que je me suis grillé mais je tente tout de même le coup, ça peut marcher sur un renard galeux affamé. Je pars me poster dans la bande d'herbe et reprends mes appels poussifs, rien ne viendra. Je retourne à mon chevreuil pour apposer mon bracelet avant de le ramener à la voiture par le chemin de terre. Arrivé à ma voiture, je rends les honneurs à mon brocard puis fais rapidement quelques photos alors que le pluie commence à tomber à nouveau.

Un petit brocard un peu trop sûr de lui, 26 juin 2022

Je vide ensuite mon chevreuil puis le laisse dans la caisse à gibier dans le coffre de ma voiture.

Je repars ensuite par le chemin de terre jusqu'à la haie où j'ai fléché mon brocard. Je la longe jusqu'au passage par lequel est arrivé le renard galeux puis prends à gauche, le long de la haie qui borde une autre parcelle de blé et le sépare du colza. Je la longe tranquillement jusqu'à une bande boisée qui suit un ruisseau. Je prends à droite en longeant la bande boisée quand un chevreuil démarre dans le bois sans que je puisse le voir. Un peu plus loin, je trouve une grosse coulée pour rentrer dans le bois et rejoindre une grosse coulée qui longe le ruisseau. Les blaireaux ont énormément creusé depuis que j'ai fléché le mien sur ce secteur, l'an dernier. Je ressors un peu plus loin dans un tournesol. Il pleut toujours autant, une chevrette surgit d'une haie et fonce se réfugier dans un bois un peu plus loin. Les chevreuils sont tous à couvert avec cette pluie. Je décide de rentrer, je longe la bordure des tournesols pour revenir vers les champs de blé et prends à gauche par une coulée pour revenir vers la voiture. Je passe par un lac pris dans le blé en bordure d'un grand bois pour voir si les ragondins sont au gagnage. Le blé est mangé sur plusieurs mètres autour du lac. Je longe une haie de genets et de ronces qui interdit l'accès au lac et arrive sur une zone plus dégagée. Un gros ragondin broute des plantes aquatiques, en surface, de l'autre côté du lac. Plusieurs remous agitent le bord de l'eau encombré par une végétation épaisse. Je m'avance au bord de l'eau par une grosse coulée. 2 beaux ragondins s'éloignent de quelques mètres du bord et s'immobilisent. Je tente de les appeler mais ils ne veulent pas revenir. Ne voulant pas perdre mes flèches qui coulent. Je ne tire pas et m'éloigne. Les ragondins plongent. Avant de partir, je fais le tour de la vigne longée ce matin mais je ne verrai qu'un lièvre. Je suis trempé, je rentre.

 

Alex 

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 05:56

Cette année, je n'ai pas encore chassé le tour de Bourras. Ce soir, je me gare au bord de la route en bas du chemin blanc de Factom où je finirai ma soirée de chasse. Le temps est orageux, j'hésite à prendre mon appareil photo mais le prends finalement et mets un sac plastique dans ma poche pour le protéger au cas où. Je me prépare rapidement puis longe la route pour rattraper celle de Courensan qui remonte à gauche entre Factom et Bourras. Je la suis un instant entre le grand champ de blé sur ma gauche et le semé de soja sur ma droite. Au passage de tracteur qui rentre dans le semé, je bifurque pour rejoindre le bois de Bourras à travers le soja. Je passe un bosquet en long qui remonte dans le soja depuis la bordure de l'Osse et aperçois alors une grosse boule sombre à environ 150 mètres, au bord de a vieille Osse qui se sépare de l'Osse un peu plus en amont. C'est un très gros ragondin. En zoomant avec mon appareil photo, je me rends compte que c'est une femelle et son petit. J'hésite à tenter une approche mais préfère ne pas perdre de temps et continue mon chemin.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je rejoins le bord du bois de Bourras et le longe jusqu'à la vieille Osse puis descends dans son lit asséché pour la traverser et remonter dans l'ancienne peupleraie abattue qui a laissée place à une jungle impénétrable. Je retrouve une flèche perdue l'an dernier dans le gravier du lit du cours d'eau et la remets au carquois. L'an dernier les passages de sangliers permettaient de progresser sans mal mais cette année la végétation a tellement poussé que les coulées forment des tunnels. Je décide donc de poursuivre par le lit asséché du cours d'eau retourné par les coups de nez de sangliers. Au premier virage, je tombe sur un gros trou d'eau qui me barre la route. Je remonte donc sur la gauche, côté bois, par une grosse coulée de sangliers qui a creusée le talus abrupt. Je me faufile ainsi un moment à travers le bois assez épais par les nombreuses coulées très fréquentées puis redescends dans le lit asséché pour le traverser en face d'une parcelle de blé, prise entre la vieille Osse et l'Osse. Je remonte pour suivre la bande enherbée le long des céréales. Les sangliers ont fait pas mal de dégâts sur cette culture. J'avance tout doucement en espérant voir des animaux mais rien. J'arrive à la passerelle de la palombière sans rien voir. Je traverse la vielle Osse par la passerelle, traverse la bande étroite de bois et le tunnel de la vieille palombière qui suis le centre de cette bande boisée et ressors dans une grande friche prise entre le bois de Bourras et un autre grand bois un peu plus haut. Deux grosses haies ferment les deux côtés. Je scrute un moment le secteur sans rien voir puis pars à droite en longeant le bois pour rattraper un large passage entre la haie et ce dernier. Je rejoins ainsi une très grande parcelle de tournesol qui longe la vieille Osse. Je scrute le secteur sans voir d'animaux puis prends à gauche pour suivre la haie en alignement de la bordure du bois. J'avance doucement en regardant tout autour de moi. Le tournesol fait place à une immense friche qui s'étend jusqu'à la route qui passe en haut du bois à plusieurs centaines de mètres. Je poursuis en longeant le bois, le petit plan d'eau pris dans la bordure du massif forestier et tout boueux mais rien ne bouge à cette heure-ci. Une volée de palombes décolle de la friche pour rentrer au bois. J'arrive à la route sans avoir vu de chevreuil. Je la longe un peu puis prends à gauche en longeant le bois le long d'une parcelle de tournesol à peine levée et rejoint une parcelle de vigne. Je prends à gauche pour vérifier les premiers rangs puis reviens sur les pas pour contrôle les suivants. N'ayant rien vu, arrivé aux derniers rangs, avant un plantier de vigne envahi par la végétation, je longe entre eux pour rejoindre le bord du bois quand un jeune brocard, avec un petit bois d'un côté et un bouton renflé de l'autre, surgit devant moi contre le rang de gauche et fonce vers le bois en aboyant. Je ne l'avais pas vu, couché dans la végétation. Je continue tranquillement vers le bois alors que le brocard mécontent abois sur place, à couvert du massif forestier. Je prends à droite le long du bois en surveillant le plantier en friche et rejoint une petite parcelle de blé au coin du bois qui précède une autre vigne plus à ma gauche. Il commence à pleuvoir, je mets mon appareil photo dans le sac plastique que j'attachache à ma ceinture. Rien, je traverse un semé pour rejoindre une vigne prise dans le bois d'en face, je contrôle les intervalles entre les rangs et tombe sur un gros lièvre environ au milieu de la parcelle. Il détale, rien sur le reste de la vigne, je longe le bois jusqu'à une autre parcelle de vigne et longe entre elle et le bois pour revenir à la route qui délimite le territoire. En suivant la route, j'arrive au coin d'une petite parcelle de blé bordé par le bois en L.

La pluie a cessé, je ressors mon appareil photo. Je quitte la route pour longer entre le blé et le bois. J'avance doucement quand je repère des bois à environ 100 mètres dans le blé. Je contrôle le vent qui vient de ma gauche. Je continue mon approche tranquillement et stoppe à chaque fois que le brocard relève la tête. Arrivé à environ 50 mètres, je rejoins le premier passage de tracteur qui semble passer tout près du brocard. Je reprends mon approche lente dans le passage de tracteur qui fait une légère courbe à droite en remontant légèrement. Je me baisse de plus en plus en approchant, alors que je suis à environ 20 mètres, je stoppe brusquement en apercevant les bois du brocard qui remontent. Je me baisse au maximum, il secoue la tête de haut bas plusieurs fois puis se calme et se remet à manger tête basse. Je reprends mon approche voûté jusqu'à 12 mètres. Il est de 3/4 arrière, tête basse. La moitié base de son corps est cachée par le blé. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée en me redressant. Ma visée calée devant son cuissot, je décoche. Un Impact très sonore retentit et le brocard démarre en trombe en direction du bois.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Il est passé par-dessus un mur de ronces pour disparaître dans le bois et il me semble l'entendre quasiment aussitôt se débattre au sol. J'écoute encore un peu, le calme revient quand les aboiements étouffés d'un brocard commencent à se faire entendre. Le chevreuil semble s'éloigner doucement et je commence à douter.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je pars chercher ma flèche pour patienter un peu avant d'attaquer ma recherche. Je la retrouve facilement plantée au sol dans le passage de tracteur.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je cherche ensuite des indices mais rien, pas la moindre goutte de sang et l'orage menace. Je me dirige donc à l'endroit où le chevreuil a passé le mur de ronces. Les ronces sont retournées sur le dessus mais pas de sang. J'examine longuement les feuilles et finis par trouver une goutte de sang. Il va bientôt pleuvoir, je passe les ronces et trouve des gouttes de sang dans le bois. Je les suis difficilement sur quelques mètres car elles sont rares quand en levant les yeux j'aperçois mon chevreuil mort à quelques mètres devant moi. Il n'a pas fait plus de 25 mètres. Ma flèche est rentrée un peu plus en arrière que prévu, dans le cuissot. 

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

En l'examinant, je constate que ma flèche est ressortie au défaut de l'épaule opposée. J'appose mon bracelet, à l'aide d'une lame de chasse car je viens de me rendre compte que j'ai oublié mon couteau à la voiture, et lui rends les honneurs alors qu'il commence à pleuvoir. Je sors vite du bois pour faire quelques photos souvenir avant le gros de l'averse.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je remets vite mon appareil photo dans le sac plastique avant que le ciel me tombe sur la tête. J'attache les 4 pattes du chevreuil ensemble et le charge sur l'épaule pour rejoindre la route de Courensan et redescendre vers ma voiture sous une pluie battante. Alors que j'arrive au niveau du semé de soja, j'aperçois un chevreuil au gagnage à environ 200 mètres près du bosquet en long qui démarre au bord de l'Osse. Il broute le soja côté route. À son allure, je suis sûr qu'il s'agit d'un grand brocard. Je décide de tenter l'approche. Je laisse mon brocard dans le fossé, au bord de la route et fait une boucle dans le semé pour être caché par le bosquet avant de m'approcher rapidement du coin droit de ce dernier. Je me penche doucement, il mange toujours à environ 10 mètres de la bordure du bosquet, à environ 80 mètres. Je laisse le sac qui contient mon appareil photo au coin du bois et commence mon approche avec la flèche encochée en longeant doucement le bosquet. Je stoppe à chaque fois qu'il relève la tête et gagne du terrain mais alors que je ne suis plus qu'à 50 mètres. Le tonnerre gronde plus fort et fait sursauter le brocard qui revient vers le bois en trottinant et en biaisant vers moi. Il rentre au bois à environ 40 mètres. Espérant qu'il va ressortir, je presse le pas pour me rapprocher de l'endroit où je l'ai perdu de vue pour m'y poster mais le brocard venait vers moi par la bordure du bois et m'a aperçu au travers des feuillages épais. Il démarre en aboyant et s'éloigne vers le bois de Bourras. Je retourne chercher mon appareil photo puis mon chevreuil et retourne à ma voiture. Alors que la pluie cesse et laisse place à un bel arc en ciel.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je vide mon chevreuil et le dépose dans le bac à gibier dans ma voiture. Je laisse également mon appareil photo et la flèche retrouvée en début de soirée avant de repartir en chasse. Je pense qu'il va repleuvoir, mon appareil photo ne fera que me gêner. 

je prends un passage de tracteur qui descend vers l'Osse entre une grande friche et un champ de blé tout en surveillant le secteur. Rien, le blé laisse place à une petite prairie, toujours rien, je prends à droite en suivant le blé dans la prairie et rejoins le bord de l'Osse. Le blé a été mangé par endroit par les sangliers et les ragondins mais rien ne bouge ce soir. Le blé fait place à une parcelle de tournesol. Je suis toujours la rivière jusqu'à un passage de tracteur surélevé qui rejoint la route entre cette parcelle de tournesol et la suivante. Je remonte le talus et longe le chemin en direction de la route quand une chevrette démarre sur la gauche, juste contre le talus, dans les herbes hautes et s'éloigne à grands bonds dans le tournesol. Son arrière train et noir de diarrhée. Ce n'est pas bon signe, j'espère que les chevreuils du coin ne vont pas à nouveau être décimés par cette maladie qui commence de cette façon et finit rapidement par la mort. Je continue pendant qu'elle s'éloigne. Un peu plus loin, c'est un lièvre qui se débine dans le tournesol. Je rejoins la route et prends à gauche pour la longer jusqu'à la limite du champ de féveroles qui remonte sur la droite de la route. Au coin des féveroles, je quitte la route et longe la culture en bordure d'une grande prairie. Une chevrette démarre dans les féveroles et s'éloigne à grands bonds à plus de 100 mètres. Est-ce moi où les sangliers qui l'ont délogé ? Je scrute un instant la culture mais rien ne bouge. Je continue à remonter vers une mare qui borde la culture. L'eau bouge devant les terriers, les ragondins ne sont pas loin. L'eau a beaucoup baissé et les sangliers sont venus se souiller dans la boue du bord du plan d'eau. De nombreuses coulées très marquées rentrent dans les féveroles. Je continue à remonter doucement mais me fais repérer par un brocard qui démarre dans la culture à plus de 100 mètres et s'éloigne en aboyant jusqu'à ce que je le perde de vue. Je continue, arrivé au coin de la culture je prends à droite pour longer doucement entre cette dernière et la vigne. Un peu plus loin nous nous surprenons mutuellement avec un renardeau qui démarre à quelques mètres de moi dans les féveroles et se débine tranquillement. Je tente de l'appeler mais il disparaît. Je continue entre la vigne et les féveroles jusqu'au coin de la vigne et prends à gauche pour remonter entre la vigne et le bois de Factom. Je surveille entre les rangs de vigne mais aucun chevreuil ce soir.

Au coin du bois, je tourne à droite pour le suivre entre ce dernier et une autre parcelle de vigne. Je surveille entre les rangs mais toujours pas de chevreuil, alors que j'arrive au dernier rang, j'aperçois un renard de cul à environ 50 mètres. Je me fige, il bifurque et prend tranquillement à gauche pour passer le rang précédent. Je me décale au bout de ce dernier. Le renard mulote tranquillement. Je commence à appeler, d'abord semblant indifférent, il finit par se retourner et démarre pour foncer vers moi. J'accroche vite mon décocheur et arme mon arc. J'aligne le renard dans mon viseur alors qu'il arrive toujours sur moi d'un pas décidé. Les feuillages me gênent pour viser. Le renard arrive à mes pieds et décroche brusquement sur le côté mais, alors que je pense le voir s'enfuir, il stoppe net plein travers à 2 mètres. J'aligne instinctivement ma visée sans vraiment me servir de mon viseur et décoche. La flèche le traverse plein poumons. Il se courbe sur l'impact et démarre pour remonter sur environ 19 mètres entre les rangs puis prend à gauche et passe un rang. Je le perds de vue mais il me semble l'entendre très vite se débattre au sol. Je récupère ma flèche plantée au sol et commence à chercher le sang mais rien. Impossible de trouver la moindre goutte. Je passe dans le rang suivant, rien non plus, dans le suivant toujours rien, en passant dans le suivant, j'aperçois mon renard mort sur le flanc contre un cep. Il n'a pas fait 15 mètres. C'est une renarde qui ne semble pas avoir allaité cette année. Je la récupère et retourne vers ma voiture en prenant à droite au coin du bois. Après le bois, je longe la vigne alignée au bois en surveillant entre les rangs.

Un peu plus loin les rangs sont plus longs et dépassent sur la gauche. Une chevrette arrive dans la vigne et passe les rangs pour sortir au bout du premier rang plus court. Elle stoppe net, je suis à mauvais vent, elle m'a senti, elle hume un instant puis fait demi-tour pour disparaître dans la vigne. Je contourne les rangs les plus longs pour revenir le long du haut de la parcelle de blé jusqu'au chemin blanc qui redescend vers ma voiture. La chevrette redémarre dans le blé et s'éloigne à grands bonds. Plusieurs palombes descendent pour boire à la mare un peu plus en avant, au coin de la vigne. En arrivant près du plan d'eau, je constate que l'eau est agitée et je pense qu'il s'agit de ragondins mais ce sont de grosses carpes. Je rejoins le chemin blanc et descends en suivant les féveroles sur ma droite. Je scrute la surface des cultures quand je repère du mouvement dans les féveroles à environ 40 mètres du chemin. Je me fige et entends le bruit des féveroles qui craquent sous les dents d'un animal un peu plus à droite du mouvement. Je surveille un moment mais la nuit arrive. Je décide de tenter une approche dans la culture, je pose le renard et rentre dans les féveroles mais avancer sans bruit est mission impossible. J'avance d'un pas stoppe plusieurs secondes, un pas encore... Le bruit a cessé et un chevreuil surgit des féveroles à l'endroit où j,avais vu du mouvement tout à l'heure. Il s'éloigne à grand bonds en aboyant et s'arrête plusieurs fois pour regarder vers moi. Il fera vite nuit, je n'entends plus les bruits de mastication, je décide de rentrer. Arrivé à la voiture je fais quelques photos souvenir avant de rentrer.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022
Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Alex

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18 juin 2022 6 18 /06 /juin /2022 17:41
Rencontre avec l'ours canadien chez Chassomaniak, 16 juin 2022

Un récit sur charc bientôt....

Alex

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8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 05:29

Ce soir, en sortant du boulot, je pars pour Justian. Le temps est resté couvert toute la journée et la température est agréable. Après environ une heure de route, je me gare au bord du chemin blanc qui relie Justian à Roques, au bout d'une haie épaisse qui borde un grand champ de blé. Je me prépare tranquillement alors que le ciel couvert laisse place à un soleil brûlant. Je pars pour la chasse en longeant le chemin avec le vent qui souffle sur ma gauche.

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

Je rejoins vite un 4 chemins, celui à ma gauche part vers l'Osse en longeant un petit ru. Le semé à sa gauche n'est pas encore levé, à sa droite une bande de blé borde une haie épaisse finissant par un petit bosquet. À ma gauche, le chemin sépare le champ de blé d'une très grande parcelle d'avoine et remonte vers le sommet de la colline. Je continue sur le chemin principal pris entre l'avoine et une haie épaisse qui me sépare de la bande de blé. Je scrute le secteur et tout particulièrement une prairie de luzerne au-dessus de l'avoine. Pas de chevreuil en vue. Un peu plus loin, la haie à ma gauche s'ouvre sur un chemin qui longe la haie bordant la bande de blé et une petite prairie d'herbes hautes. Il est trop top pour prospecter ce secteur. Je continue le long de la haie jusqu'à une grande parcelle de luzerne bordée par le chemin et par une haie de chaque côté. Le fond de la parcelle est barré par une ancienne friche colonisée par un taillis impénétrable de petits frênes entremêlés de ronces. Entre ce taillis et le chemin un gros morceau de haie parallèle au chemin me cache une partie de la luzerne. Je quitte le chemin et longe la haie à ma gauche pour rejoindre un passage entre cette dernière et le bout de haie parallèle au chemin. La haie bifurque à droite vers le passage, je la suis et alors que j'arrive à ce dernier, je stoppe au coin de la haie pour observer. Un joli brocard est au gagnage dans la luzerne et semble s'avancer doucement vers le bout de haie à ma droite. Je l'observe un instant puis traverse le passage voûté pour me poster à genoux sous les branches basses d'un gros chêne, au départ de la haie. Le brocard est à environ 70 mètres. Impossible d'avancer plus sans être vu, le vent souffle maintenant sur ma droite en parallèle du chemin. Je décide d'attendre un moment et d'observer.

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022
Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

Le brocard broute tranquillement un instant puis brusquement part au petit trot vers la haie qui s'avance à angle droit, dans la luzerne sur environ 15 mètres. Dans sa progression, il se rapproche d'environ 20 mètres avant de disparaître contre la haie. Je me redresse, traverse à nouveau le passage et longe la haie en profitant de l'avancée de cette dernière dans la luzerne qui me cache du chevreuil. Arrivé au coin de la haie, j'avance tout doucement en suivant l'avancée, espérant surprendre le brocard derrière, en train de brouter les feuillages, mais un bruit me fait stopper net. Un animal vient de bouger dans la haie en produisant un craquement. Je tente de l'apercevoir au travers des feuillages mais rien. Je fais doucement demi-tour et cherche un passage pour traverser la haie pour rejoindre la prairie d'herbes hautes tout en cherchant le brocard au travers de la haie mais le vent a tourné et il m'a certainement senti. Je trouve une belle coulée et l'emprunte pour traverser la haie en essayant de ne pas faire de bruit puis cherche le brocard mais il a disparu. Je traverse les herbes hautes, rattrape un chemin de terre et reviens vers la piste de pierre blanche.

Je repasse devant la luzerne, rien. Le vent souffle face à moi. J'ai repéré un très beau brocard, vendredi matin, au-dessus du bois des Arrauques un peu plus loin. Je vais le contourner avec le vent de face en espérant qu'il ne tourne pas. Ce bois est entouré d'une très grande parcelle de blé mélangée de féveroles. Juste avant le bois, un chemin remonte entre une haie épaisse sur ma gauche et la grande parcelle d'avoine pour déboucher sur une grande parcelle de luzerne. Je décide d'aller jeter un coup d’œil à l'entrée de la luzerne avant d'aller faire le tour du bois. Rien, je retourne vers le chemin blanc et longe un bout de haie qui borde le blé parsemé de féveroles sur ma droite. Au bout de la haie, je prends à droite pour longer le blé, qui forme une bande étroite prise entre le chemin et le bois, par l'autre côté de la haie, quand une chevrette surgit de son gite dans les cardères qui poussent au bord de la haie. Elle suit le bord des céréales qui remonte le long de la haie pour tourner autour du bois. Je la laisse s'éloigner puis prends le même chemin. Je remonte entre le bois et la haie puis prends à gauche pour remonter vers une bande boisée qui avance dans la culture. Le vent est tournant ce n'est pas bon. Je longe tout doucement le bois très fourré à ma gauche quand un animal démarre dans le sale sans que je puisse le voir. J'attends un peu à l'écoute mais plus rien. Je monte encore un peu et entends à nouveau démarrer un animal. Cette fois, j'en suis sûr, c'est un chevreuil au bruit caractéristique de sa fuite dans le sous-bois mais impossible de le voir. Il remonte jusqu'au départ de la bande boisée qui part du bois et rentre dans le blé puis le calme reviens. Je m'avance tout doucement mais il a disparu. Je prends à droite pour contourner la bande boisée et rejoins ainsi un passage de roue du pivot qui arrosait la culture ce printemps. Je suis ce passage à environ 30 à 40 mètres de la lisière du bois tout en scrutant le secteur mais rien.

Je descends vers un chemin de terre qui remonte vers des habitations sur ma droite en bordant la culture, je le suis et remonte vers le sommet de la colline. De l'autre côté s'étend un grand semé de soja à peine levé. Le pied du pivot, planté presque au sommet dans le soja, fuit et laisse échapper un filet d'eau qui provoque une mouillère autour de lui puis un écoulement qui rejoint le chemin et le suit. Les sangliers sont venus profiter de cette humidité. De nombreux pieds ont marqué le sol et ils se sont souillés par endroit. Arrivé en haut de la culture, je prends à droite pour la suivre et rejoins le départ d'une grosse haie qui longe un grand champ de luzerne, en repousse après la fauche printanière, jusqu'à un grand champ de blé. Alors que j'observe le secteur. Une tache sombre me semble bouger, dans le passage de tracteur, au coin du blé près de la haie à environ 250 mètres. Je la fixe et elle disparaît dans le blé, c'est certainement un chevreuil. Je tente l'approche, le vent est dans mon dos mais biaise légèrement vers la haie. J'espère qu'il va se maintenir ainsi. Je longe rapidement la haie pour gagner du terrain. A mi-distance, je ralentis et commence à avancer en mode approche. Les pieds de luzerne coupés ont séché et sont très craquants. Je calcule mes pas. La luzerne descend doucement vers le blé quand j'aperçois le dos d'un chevreuil qui broute de face dans la luzerne près du blé. Je recontrôle le vent, il n'a pas bougé. Le chevreuil est à 80 mètres, son dos musculeux me fait penser qu'il s'agit d'un brocard. Je serre au maximum la haie et l'observe un instant. Il relève la tête et j'aperçois des bois. Il rebaisse la tête. Je reprends mon approche très lente contre la haie. Le brocard se tourne plein travers et semble s'éloigner de la haie en broutant. À environ 60 mètres, je stoppe et me recule un peu dans la baie pour l'observer. Il broute toujours tranquillement. Il relève par moment-là tête puis reprend son repas, la fin de l'approche va être très compliquée. Je décide de gagner encore 10 mètres très lentement puis me recale en marche arrière dans la haie. Je produis un petit craquement qui intrigue le brocard qui regarde vers moi sans me voir et reprend son repas. 

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

J'attends que le brocard fasse une erreur pour sortir de ma cachette. Alors qu'il semblait vouloir longer le blé, Il se ravise et revient contre la haie pour brouter quelques feuilles. Il se rapproche ensuite doucement en broutant la luzerne puis, à environ 30 mètres, il mange encore quelques feuilles, plein travers. Il est encore trop loin, je décide de ne pas bouger mais il stoppe son repas et arrive d'un pas décidé en longeant la haie. Il se rapproche vite, je n'ai pas le choix, je dois armer maintenant. Il n'est plus qu'à 20 mètres et continue à avancer. J'arme tout doucement mon arc, flèche vers le sol. Le brocard qui n'a rien vu bifurque vers la haie et se met à brouter les feuillages, tête dans la haie à environ 12 mètres. Je m'avance d'un pas dans la luzerne en alignant rapidement ma visée et décoche. Ma flèche me semble un peu en arrière de mon point de visée. Il fait volte-face et démarre en trombe pour biaiser vers le blé en essayant d'aboyer mais ses poumons se remplissent déjà et il ne peut emmètre que des sons étouffés. Il stoppe vite. Il n'a pas fait 40 mètres. Il vacille sur ses pattes raides et reste un instant ainsi, en cherchant son souffle gueule ouverte, puis titube et s'avance péniblement de quelques mètres pour se coucher dans les herbes hautes qui bordent le blé. Je reste immobile et l'observe.

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

Le brocard baisse et relève la tête plusieurs fois. Je reste immobile pour ne pas l'affoler. Il finit par tenter de se relever plusieurs fois sans succès avant de basculer au bord des herbes dans la luzerne. Il pédale encore un peu dans le vide puis s'immobilise.

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

Je quitte mon poste pour rejoindre mon brocard. Ma flèche est en fait rentrée où je visais mais est sortie plus en arrière au niveau du foie. Je lui rends les honneurs et appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

Je vide ensuite mon chevreuil et lui attache les 4 pattes ensemble, passe sa tête entre ses pattes avant pour le porter jusqu'à ma voiture qui n'est pas tout près. Je rattrape le premier passage de tracteur dans le blé et le suis pour descendre jusqu'à une autre parcelle de luzerne que je longe un instant pour rejoindre une parcelle d'avoine bordée par une haie. Alors que j'avance dans la luzerne, des aboiements se font entendre. Je stoppe et observe autour de moi mais pas de chevreuil en vue. Je continue vers la haie et les aboiements reprennent. J'aperçois alors dans un creux du champ, sur ma droite, près de la haie. Une chevrette nerveuse qui aboie en regardant derrière elle mais à 90 degrés de ma position. Elle s'avance ensuite et disparaît dans la haie où elle reprend ses aboiements. Je longe la haie et tente de l'apercevoir au travers d'une trouée mais rien. Je longe le bas de l'avoine et prends à gauche au coin de la culture pour suivre la luzerne qui remonte vers la crête. L'avoine laisse place à une vigne dont je contrôle les intervalles entre les rangs. Un gros lièvre traverse les rangs à environ 80 mètres. Pas de chevreuil, je change régulièrement de main pour porter le chevreuil à bout de bras. Arrivé en crête, je prends à droite sur le chemin de terre qui redescend aux 4 chemins et retourne à ma voiture.

Le chevreuil dans le coffre, je retourne en chasse, il n'est que 20h15. J'ai repéré un brocard, pour l'ouverture, qui broutait dans une luzerne à environ 200 mètres de la voiture à cette heure-ci. Je vais tenter de le surprendre. Je jette un coup d'œil dans la friche qui remonte derrière la haie qui longe le camp de blé au coin duquel je suis garé puis la suis tranquillement côté blé. Un peu plus haut, je rejoins une belle coulée qui traverse la haie pour rejoindre la luzerne séparée de la friche par une bande boisée perpendiculaire à la haie. Alors que je commence à m'avancer tout doucement dans la coulée, j'aperçois le brocard, au travers des branchages, dans la luzerne à environ 70 mètres. Il regarde déjà vers moi. Il m'a entendu, je me fige mais il démarre et remonte vers la friche boisée un peu plus haut en aboyant. J'aboie pour tenter de le stopper mais il poursuit son chemin et disparaît dans le couvert.

Je retourne sur le chemin blanc et le longe pour rattraper le chemin de terre qui part sur la gauche dans le petite prairie prise entre 2 haies. J'avance doucement en surveillant les herbes hautes, passe un passage entre le petit bosquet à ma gauche et la haie qui sépare la petite prairie de celle où j'ai perdu de vue le premier brocard. Toujours rien, la prairie passée, j'arrive au coin d’une haie qui délimite un semé de soja à gauche d'un autre à droite. Je longe doucement la haie, un jeune lièvre en sort et la longe pour disparaître en repassant derrière quand j'aperçois 2 ragondins en train de jouer au bord d'un grand fossé qui rejoint l'Osse à environ 80 mètres sur ma gauche. Je change ma flèche pour une plus adaptée et tente une approche, les 2 ragondins se chamaillent toujours alors que j'en aperçois 3 autres plus à gauche. Deux sont presque cachés dans les herbes hautes.

Une belle soirée d'approche, 7 juin 2022

Le vent n'est pas très bon, je suis vite repéré et les ragondins partent les uns après les autres pour se jeter dans les herbes hautes et rejoindre le fossé. 

Je pars jeter un coup d'œil sur une petite friche prise entre l'Osse et le taillis de petits frênes. Je longe doucement la haie sur la gauche de la friche. Près de l'Osse, je traverse la haie puis le semé de soja, passe le grand fossé au bord duquel se trouvaient les ragondins puis m'avance doucement dans une parcelle de blé en suivant le premier passage de tracteur parallèle à la rivière. Je scrute la surface des céréales. Je passe un second fossé pour rentrer dans le blé suivant quand j'aperçois à l'autre bout de la parcelle, à environ 50 mètres de l'Osse, près de la haie qui ferme le fond de la culture, une tête de brocard qui dépasse des céréales. Je me baisse au maximum et attaque mon approche en suivant le passage de tracteur. Le brocard relève la tête alors qu'il est encore à environ 100 mètres. Je me fige, il reprend son repas et disparaît dans les céréales. Je reprends mon approche. Le sol est silencieux et mes chaussons de plongée ne font pas de bruit, j'en profite pour gagner rapidement du terrain en stoppant à chaque fois que le chevreuil lève la tête. Arrivé près de la haie, je prends à gauche dans le passage de tracteur à environ 15 mètres de la haie, m'avance tout doucement baissé dans les céréales et stoppe dès que les bois commencent à ressortir du blé. Le brocard mange en revenant doucement vers le passage de tracteur. Arrivé à 6 mètres de l'endroit où je pense le voir sortir dans le passage, je m'agenouille dans le passage, accroche mon décocheur et l'attends. Il avance encore un peu, il n'est pas à plus de 7 mètres, c'est un beau 6 pointes mais la légère brise tourne, il redresse la tête et hume l'air avant de démarrer en trombe. Je me redresse et arme mon arc mais il s'éloigne vite, je désarme. Dans sa course, il dérange un animal qui sursaute avant de se tapir dans le blé. Je décide de tenter l'approche et remonte le passage de tracteur pour rejoindre le passage de ceinture alors que le brocard s'éloigne toujours à grands bonds. Rapidement, la tête d'une chevrette émerge du blé où j'avais vu bouger. Je continue mon chemin et prends à gauche dans le passage de tracteur. La chevrette démarre et s'éloigne rapidement.

Je continue et passe dans la seconde parcelle de céréales en suivant le passage de tracteur quand une tête de brocard surgit du blé à environ 40 mètres. Il m'a entendu, je me fige, attends un moment qu'il se calme et disparaisse dans le blé pour commencer mon approche. J'avance tout doucement, voûté pour rejoindre le départ du passage de tracteur qui redescend vers l'Osse. Le petit brocard est de face et regarde vers moi sans bouger à environ 30 mètres. Je gagne tout doucement quelques mètres mais il finit par démarrer en rejoignant, à grands bonds, le bord du fossé sur ma gauche puis le longe pour disparaître près de l'Osse. Il est temps de rentrer pour m'occuper de mon chevreuil.

 

 

Alex

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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 18:41
Un beau ragondin albinos à l'approche, 24 mai 2022

Un récit dans Charc prochainement...

Alex 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 17:09

Ce matin, nous avons décidé de faire notre petite réunion pour discuter du Canada, nous allons commencer par une petite sortie ragondin avant de manger chez Lionel pour planifier nos derniers préparatifs. Christophe a décidé de changer de territoire, Lionel nous a donc proposé de faire un tour sur un territoire qu'il a récupéré depuis peu, près d'Embats. Rendez-vous est pris chez lui pour 5 heures avant de partir pour le secteur de chasse. Nous sommes un peu trop en avance, nous attendons le lever du jour puis partons le long d'un ruisseau en direction d'une grosse mare mais étonnamment aucun ragondin n'est de sortie. Nous revenons donc rapidement à la voiture pour partir vers le canal de Labarthe. 

Arrivés sur place, je me gare au moulin puis nous partons en longeant le canal. Avant d'arriver en face de la bande boisée, nous jetons des bout de bois dans les joncs de la berge opposée pour tenter d'y déloger un ragondin mais rien ne bouge. En arrivant en face de la bande boisée, nous faisons décoller 3 mâles colverts. Nous avançons encore un peu quand un gros plouf retentit. Nous nous dispersons rapidement sur le bord de l'eau. Je presse le pas vers la passerelle composée d'un pylône EDF quand un beau ragondin ressort contre la berge opposée. J'arme mon arc, il se cale contre la berge opposée. Je prends rapidement ma visée au travers des feuillages d'une branche basse et décoche. L'impact retentit et le ragondin plonge. Il ressort vite devant Christophe qui est posté un peu plus en aval. Le ragondin se débat et disparaît derrière des bois morts, contre la berge opposée. Il me semble l'entendre bouger mais impossible de le voir. Christophe l'aperçois en se décalant un peu plus en aval et me le signale. Je le rejoins et aperçois mon ragondin qui finit ses derniers soubresauts. Je rejoins la passerelle et traverse pour aller chercher ma flèche et ma prise avant de revenir. Je le laisse au bout de la passerelle.

Nous reprenons notre chasse en longeant le canal, je laisse passer mes amis devant. La végétation a beaucoup poussé et nous cache souvent le canal, il nous faut régulièrement nous approcher au bord de l'eau pour tenter d'apercevoir un ragondin. Alors que nous arrivons au bout de la bande boisée. Christophe qui s'est approché au bord de l'eau, au sommet de la digue du canal, a aperçu un petit ragondin qui a traversé le canal un peu plus loin pour rentrer sous un arbuste qui penche au-dessus de l'eau contre la berge opposée à environ 20 mètres plus en amont. Il me montre l'endroit et je guide Lionel vers l'endroit derrière la digue du canal puis nous remontons cette dernière en face de l'endroit indiqué mais le ragondin est au terrier.

Nous continuons et traversons le canal un peu plus loin par le ponton. Je poste mes amis au bord du petit lac et en fais le tour en jetant des pierres pour tenter de leur rabattre des ragondins mais rien ne bouge. Nous repartons au bord du canal. Christophe passe à gauche et nous à droite.  Un peu plus loin, un petit ragondin plonge. Je l'ai juste entendu, Lionel l'a vu remonter en surface mais il a replonger aussi sec sans lui laisser le temps d'armer son arc. Un vol de guêpiers d'Europe nous survole en poussant ses cris très reconnaissables.

Plus loin, j'aperçois un couple de colverts sur le talus de la berge opposée, il finissent par décoller à environ 70 mètres de nous. Nous continuons un peu quand j'aperçois un ragondin de taille moyenne qui se met à l'eau à environ 15 mètres contre la berge opposée. Il était posé sur une plateforme de débris de jambe de maïs, calé contre la berge, derrière un arbuste bas. Un autre de la même taille le suit alors que je les signale à mes amis. 2 autres suivent, je m'approche un peu et tente de les montrer à Lionel qui ne les voit pas. Des petits ragondins suivent, 2 plongent, un stoppe au ras de l'eau. J'arme, vise et décoche mais le manque. Il s'avance encore un peu et je demande à Lionel, qui est juste derrière moi, s'il le voit mais il ne le voit toujours pas. Je réencoche et arme mon arc, il plonge et longe la berge. Lionel décoche mais le manque. Un autre petit arrive et stoppe avant de plonger. Ma flèche le traverse. Il tombe raide mort dans l'eau alors qu'un autre petit ragondin arrive derrière et plonge. De l'eau boueuse sort de sous la berge juste devant moi, les ragondins sont rentrés au terrier sous quelques arbustes juste devant moi. Christophe sort sa canne à pêche pour intercepter mon ragondin qui dérive dans le courant puis revient pour récupérer nos flèches.

Christophe va continuer à longer le canal et nous allons partir en longeant le ru. L'eau a beaucoup baissé et la végétation a beaucoup poussé ce qui ne facilite par l'observation du ru. Encore quelques guêpiers nous survolent bruyamment. En arrivant près d'une zone de terriers, l'eau est très boueuse, Lionel passe devant arc armé mais les ragondins sont déjà aux terriers. Nous continuons un peu mais rien. Nous faisons demi-tour et appelons près des terriers mais rien non plus. Nous retournons au bord du canal. Christophe a entraperçu un ragondin se mettant à l'eau mais sans avoir d'occasion de tir. Un filet d'eau boueuse sort de sous la berge opposée près de l'endroit où Lionel a manqué son ragondin, c'est certainement lui qui hésite à ressortir. Nous attendons un peu mais il ne sort pas. Nous retournons à la voiture en récupérant mes ragondins au passage.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Nous partons pour Aujan-Mournède. En route nous apercevons de nombreux lièvres de sortie dans les semés. Arrivés sur la zone, je me gare à l'entrée de la prairie et nous descendons vers le fossé par la route. Les cailles chantent encore aujourd'hui. Je vais rester avec Lionel pour chasser le long du fossé alors que Christophe va continuer le long de la route pour rejoindre le ruisseau un peu plus loin et le longer pour nous retrouver à mi parcours. Je commence à longer le fossé sur la gauche avec Lionel qui est passé sur la berge opposée à la mienne. Un peu plus loin, j'aperçois du mouvement au bord de l'eau et le signale à Lionel mais un gros ragondin plonge, puis un second alors que nous nous approchons. L'eau est agitée. Nous cherchons les ragondins au milieu des joncs qui encombrent le fossé et tombons sur un gros terrier devant lequel l'eau est très agitée. Les ragondins sont à l'abri. Je tente d'appeler sans succès. Nous continuons un peu sans rien voir et faisons demi-tour alors que Christophe est arrivé au coin de la prairie qui longe le ruisseau. Les vaches viennent à sa rencontre alors qu'il passe la clôture.

Nous retournons à la route et la traversons. Nous continuons à longer le fossé chacun de notre côté. Un peu plus loin, je repère un mouvement dans le blé brouté à ma gauche. Un ragondin mange tranquillement à 20 mètres devant moi, je siffle mon ami pour le stopper et lui montrer le ragondin que j'ai perdu de vue. Je tente de m'approcher un peu mais le ragondin démarre et trotine le long du blé. C'est certainement une femelle pleine vu son ventre énorme. J'arme et m'avance rapidement avant de suivre l'animal dans mon viseur mais il bifurque vers le fossé dans les herbes hautes. Lionel s'avance rapidement. Je désarme et m'avance également mais j'ai juste le temps de le voir rentrer au terrier. Je m'approche, l'eau bouge devant plusieurs terriers. J'appelle un instant sans succès mais alors que je m'avance en suivant le fossé, un ragondin surgit de son terrier à environ 5 mètres et part rapidement dans le fossé. Le temps d'armer mon arc, il est à environ 10 mètres. J'aligne vite ma visée alors qu'il fait encore quelques mètres et le tire rapidement juste avant qu'il ne se jette dans son terrier. Touché, il tente de rentrer au terrier mais ma flèche l'entrave. Coincé à 50 cm de l'entrée, il se débat en couinant. Je m'avance et me baisse pour l'apercevoir de cul dans le terrier. Ma seconde flèche l'immobilise rapidement. Lionel récupère mes flèches et mon ragondin. Ma première flèche trop haute était juste passée sous la peau. L'eau s'agite dans un terrier un peu plus en aval mais le remous se calme alors que je m'approche.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Nous continuons, un faisan chante dans le blé sur ma gauche. Nous retrouvons Christophe qui n'a pas vu de ragondin. Un brocard qui broutait les ronces au bord du ru est parti en trombe le long le ru, réduisant à zéro ses chances de voir des ragondins. Nous rentrons.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Bonne visite, Alex

Réponses à mes détracteurs :

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