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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 14:26

Ce matin c'est jour de battue à Lagardère. Rendez-vous à 8 heures à la salle du village. La première traque se fera au Mulet où j'ai fléché mon seul sanglier de la saison. Je reviens au même poste, garé au bord de la route j'attends un peu que les postés se placent autour du bois pour ne pas être accusé d'avoir vidé le bois en allant me poster, puis pars tranquillement pour rejoindre un chemin forestier qui traverse le bois. Alors que j'avance tranquillement en tendant l'oreille pour voir si des animaux démarrent, je lève une bécasse à environ 15 mètres dans le fragon sur la droite du chemin. Un peu plus loin, je bifurque à droite sur une grosse coulée qui serpente dans le fragon puis passe un fossé perpendiculaire qui descend jusqu'au ruisseau en contrebas sur ma gauche et contourne une zone de sale pour retraverser le fossé un peu plus bas et rejoindre mon poste alors que le piqueur commence déjà à donner de la voix. 

Rapidement, les chiens commencent à japper et j'entrevois une silhouette grisâtre se faufiler dans les épines à quelques mètres sur ma droite. J'ai du mal à identifier l'animal mais il est sûr que ce n'est pas un chien. J'arme mon arc qui reste dirigé vers le sol et observe en avant du sale quand un magnifique brocard en velours apparaît et stoppe à environ 35 mètres à l'écoute. Il est partiellement masqué par des branches et trop loin pour décrocher. Je l'aligne dans mon viseur au cas où mais il s'éloigne tranquillement pour rentrer dans le taillis à environ 50 mètres. Les chiens arrivent en trombe derrière lui en donnant de la voix puis la menée s'éloigne. J'espère égoïstement que ce bel animal passe la ligne sans encombre pour que je puisse le recroiser cet été et effectivement la menée s'éloigne et semble sortir de l'enceinte sans que résonne un coup de feu. Un lièvre traverse bruyamment le sale à environ 35 mètres sur ma droite puis rentre dans le taillis. Un teckel sort peu de temps plus tard du fourré en donnant sur son contre-pied.

Une bécasse arrive dans mon dos et bifurque à moins d'un mètre de ma tête pour aller se poser à environ 15 mètres près du ruisseau. Les piqueurs arrivent par l'autre côté de ruisseau à ma gauche et rappellent les chiens, la bécasse repart en volant bas tout en suivant le ruisseau dans mon dos. Une seconde bécasse sort du taillis peu de temps après et suit le même trajet. Les piqueurs rentrent par le bas du taillis. Le chiens lancent un animal. Des merles viennent vers moi et j'espère voir arriver l'animal. J'arme mon arc dirigé vers le bas mais les chiens sortent du taillis à peu près où était rentré le chevreuil et contourne le sale sans que j'ai pu voir l'animal devant eux. Je désarme. Un coup de feu résonne de l'autre côté du ruisseau dans mon dos. La menée arrive vite et s'en suis une bagarre et des râles. Je comprends vite qu'il s'agit d'un renard. Pas tout à fait mort, il se retourne et mort les chiens qui couinent de douleur. Les chasseurs essayent de les séparer mais l'un d'eux se fait à son tour mordre au talon avant que le renard ne rende son dernier souffle.

Les piqueurs reviennent chercher les chiens pour retourner au taillis mais ces derniers se mettent au ferme sur les génisses dans le pré et nous devons interrompre la battue. Les trois coups de corne ayant retenti, je remonte à ma voiture pour retrouver les autres chasseurs, un peu plus loin à un carrefour. 

La prochaine battue sera au Carreté. Je pars à mon poste habituel. Au sommet d'un talus abrupt, au milieu d'une bande étroite de bois en forme de U. Arrivé sur place, je me cale au pied d'un gros arbre et observe les autres chasseurs se placer de mon promontoire. Les piqueurs et les chiens arrivent par le bas. Les chiens ne semblent pas trouver de quête. Au bout d'un moment des bruits de pas se rapproche par ma gauche dans le talus de la bande boisée colonisée par le fragon.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Un beau blaireau arrivé en trottinant sur une grosse coulée dans le fragon. Il stoppé dans un petit découvert et hume l'air nez au vent. Il est à un peu plus de 20 mètres. J'arme, vise en cherchant une trouée au travers des branchages puis décoche. Ma flèche le frôle. Il fait demi-tour et semble repartir d'où il venait. Je réencoche en pestant mais rapidement je l'entends revenir. Il stoppe exactement au même endroit et hume l'air à nouveau. J'arme vise et décoche mais le frôle à nouveau. Il fait volte-face et fonce dans le fragon. Je réencoche à nouveau dégoûté en regardant mes deux flèches plantées au sol l'une à côté de l'autre mais assez rapidement des bruits de pas se font à nouveau entendre.

 

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Je surveille le secteur, le bruit est de plus en plus près mais impossible de voir l'animal qui semble passer cette fois par une coulée plus haute dans le talus où le fragon est très épais. Brusquement, j'aperçois le blaireau qui surgit du fragon à environ 15 mètres et vient droit sur moi. J'arme mon arc, il stoppe à environ 7 mètres, de face et hume l'air en levant la tête. J'aligne ma visée sur son cou et décoche. Ma flèche le traverse. Il démarre en grognant et se jette dans la pente sur ma droite. Ma flèche est restée fichée au sol.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Il dévale la pente au pas de course mais butte au pied de cette dernière dans une touffe de fragon et fait une culbute avant de se débattre un court instant et de s'immobiliser.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Il a fait environ 10 mètres avant de mourir et a laissé beaucoup de sang dans sa fuite.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Les chiens ne trouvent rien et la battue se termine assez rapidement. Je récupère ma dernière flèche couverte de sang et de contenu stomacal boueux signe du dernier repas de vers de terre de mon blaireau.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Je pars chercher mon blaireau. Je n'en reviens encore pas de sa détermination à vouloir absolument passer par mon poste pour rejoindre une zone de terrier sur la droite de mon poste.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

C'est un vieux mâle, je pars enfin chercher mes 2 autres flèches.

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

Je prends ensuite quelques instants pour faire quelques photos souvenirs avant de sortir du bois. Ma flèche rentre dans le cou, sort dans le ventre et entaille au passage une patte arrière.

 

Alex 

Obstiné comme un blaireau, 05 février 2023

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2 février 2023 4 02 /02 /février /2023 19:45

Ce soir, en sortant du boulot, je pars faire un petit affût au sol pour tenter de flécher un sanglier. Les jours ont bien rallongé, le temps de sortir du boulot et d'arriver à la ferme, je me gare et commence à me préparer tranquillement. Le propriétaire arrive pour discuter un peu avant que je ne parte pour mon poste. J'ai repéré une grosse coulée quand Renaud est venu chasser, les sangliers y étaient passés en plein jour mais j'étais posté trop bas. Ce soir, je pars me poster plus haut dans le penchant boisé, entre 3 belles coulées. En rentrant dans le bois, je dérange un chevreuil qui démarre en aboyant et s'éloigne sans que je puisse le voir. Je me poste dans la végétation et coupe quelques petites branches pour libérer des fenêtres de tir. Une coulée passe à 10 mètres en contrebas, sur ma gauche, bien à découvert, une passe juste dans mon dos et la dernière passe à environ 15 mètres sur ma droite, au-dessus de moi mais plus dans le sale. Je pose mon arc à ma droite appuyé contre un arbuste et regarde un peu mon portable, le tapis de feuilles mortes est très bruyant, je vais entendre arriver les animaux de loin. Très vite, des bruits de pas se font entendre plus haut, derrière moi. J'éteins mon portable mais un chevreuil commence à aboyer sur place. Il m'a repéré. Il piétine un moment sur place en donnant de la voix avant de s'éclipser à grand bon sans jamais se montrer. Je l'écoute s'éloigner puis le calme revenu, je reprends mon portable mais rapidement des bruits de pas retentissent et j'aperçois un renard qui passe sur la coulée au-dessus de moi. Le temps de ranger mon portable et  d'attraper mon arc, il a disparu dans le fourré, plus en arrière. Je pivote doucement vers la pente et commence à appeler. Immédiatement, je l'entends puis le vois revenir en rampant comme un chat en chasse. J'arme doucement mon arc, aligne ma visée vers lui et cherche une fenêtre de tir au travers de la végétation. Il stoppe, de face, à 12 mètres. Je décoche en visant son poitrail. Il me semble entendre un impact et le renard grogne en démarrant. Je l'entends s'éloigner rapidement puis ralentir puis il me semble l'entendre se débattre. Il fera vite nuit, je pars vérifier ma flèche.

La flèche ne porte aucune trace de sang mais une grosse touffe de poils est posée au sol sous le fût. Le renard a grogné, c'est sûr que je l'ai touché. J'ai déjà retrouvé des renards alors qu'il n'y avait aucun indice sur la flèche.

Un affût au sanglier qui se termine avec un magnifique renard, 2 février 2023

Sur la droite de la flèche j'aperçois de petites gouttes de sang. J'allume la lampe de mon portable car la luminosité baisse vite et commence à chercher d'autres gouttes de sang. Je trouve rapidement un peu plus de sang sur les feuilles mortes.

 

Un affût au sanglier qui se termine avec un magnifique renard, 2 février 2023

La piste n'est pas constante, elle est souvent peu abondant puis commence à s'intensifier peu à peu.

Un affût au sanglier qui se termine avec un magnifique renard, 2 février 2023
Un affût au sanglier qui se termine avec un magnifique renard, 2 février 2023

Après environ 40 mètres de recherche la piste devient très abondante et je la suis facilement.

Un affût au sanglier qui se termine avec un magnifique renard, 2 février 2023

Le renard, qui semblait suivre plus ou moins les coulées, commence à tourner et retourner dans le sous bois avant de remonter une pente raide pour slalomer dans le fragon. La piste est très tortueuse en ne quitte pas le fragon très dense mais est toujours très abondante. Alors que je progresse bruyamment dans cette végétation dense, un animal démarre bruyamment à quelques mètres devant moi sans que je puisse le voir. Je me fige un moment. Plus rien ne bouge, je recommence à avancer un peu et l'animal redémarre sans que je puisse encore le voir, j'attends un peu. Plus rien ne bouge puis j'avance encore un peu. Mon renard surgit sur la droite du fragon et se débat au sol puis se traîne de quelques mètres en descendant, stoppe, repars sur quelques mètres, stoppe à nouveau puis se traîne encore un peu pour s'immobiliser sur le dos dans la végétation un peu plus bas. Il fera vite nuit noire, je pars le récupérer et faire quelques photos avant de rentrer. Ma flèche un peu tros basse lui a entaillé le poitrail, il a fait environ 80 mètres avant de stopper, c'est un superbe mâle.

Un affût au sanglier qui se termine avec un magnifique renard, 2 février 2023

Alex 

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21 janvier 2023 6 21 /01 /janvier /2023 20:13

Cette après-midi, pour me changer les idées, je me décide à partir chasser les ragondins. Depuis un moment, j'en vois de plus en plus, toute la journée au gagnage, le long des fossés et des ruisseaux. Cela fait un moment que je les chasse peu et leur nombre a beaucoup augmenté. En chemin pour Aujan-Mournède, je surveille les secteurs où je les vois régulièrement quand j'en aperçois un gros qui broute dans un semé de blé, au bord d'un ruisseau qui rejoint le Gers entre Seissan et Ornezan. Je me gare un peu plus loin, dans la zone artisanale, à l'entrée de Seissan puis pars en longeant un gros fossé bordé d'une haie épineuse, qui descend vers le Gers. Le fossé, gorgé par les fortes pluies de ces derniers jours, coule abondement. Il n'y a généralement pas de ragondin sur le secteur et je presse le pas pour ne pas perdre de temps car le ragondin vu est à plusieurs centaines de mètres. Brusquement, un animal démarre sur environ 1 mètre dans les épines à 2 mètres de moi puis stoppe aussitôt. Je me fige et cherche du regard dans la végétation quand j'aperçois une boule de poils sombre. C'est un ragondin qui s'est certainement réfugié là à cause de la crue du Gers. Je ne vois pas la tête, je vise le plus en avant possible du corps, à travers les épines et décoche. Touché, le ragondin avance d'environ 2 mètres en grognant et se recale. Je vois ma flèche plantée au sol et une grosse traînée de sang. Je me décale un peu et aperçois mon ragondin qui fait de grands hochements de tête en grognant dans les épines. Vu tout le sang qu'il à laissé derrière lui, je pense qu'il va mourir tranquillement et attends un peu mais il s'agite toujours. Je pose mon arc et passe le fossé puis écarte les épines et l'attrape par la queue pour l'achever. Ma flèche est curieusement trop haute et a coupé la colonne vertébrale. Je le pose au bord du fossé et récupère ma flèche avant de poursuivre mon chemin.

Arrivé au bord du merlon qui borde le Gers, je prends à gauche pour le suivre jusqu'à rejoindre un vieux chemin enherbé qui va jusqu'au bord du ruisseau où broute le ragondin alors que le Gers est maintenant plus à ma droite. J'avance rapidement sur ce chemin, caché derrière un merlon qui longe sa gauche. J'avance ainsi jusqu'à environ 150 mètres du ruisseau, les sangliers ont retourné le champ sur ma droite entre le Gers et le chemin. Un second ragondin a rejoint le premier. Ils broutent tranquillement à environ 50 mètres de la bordure du ruisseau, un autre gros ragondin broute plus à gauche, au bord d'un fossé qui coule au milieu des champs et revient vers le ruisseau en longeant le chemin. Des hérons garde-boeuf sont posés dans le semé de blé près des ragondins et je crains que leur envol ne les fasse partir. Le chemin devenant impraticable à cause de ronciers qui le barent, je dois passer par-dessus le merlon pour continuer à m'approcher. Un fois passé par-dessus, je le longe doucement. Les hérons s'envolent progressivement, sans panique et les ragondins continuent leur repas. Les sangliers ont donné des coups de nez cette nuit tout le long du merlon jusqu'au ruisseau. J'avance dans leurs traces en surveillant les ragondins qui broutent toujours tranquillement. Arrivé à environ 60 mètres du ragondin le plus proche, je tente une approche à découvert en traversant doucement le champ. La fin du fossé, avant le ruisseau, est couverte d'un gros bourrelet de ronces derrière lequel broute le ragondin. Si j'arrive au bout des ronces, je ne serais plus qu'à 10 mètres de lui mais il me repère et se coule doucement dans les ronces pour rentrer dans le fossé. Je presse le pas jusqu'au bord du fossé, le traverse puis longe doucement les ronces en surveillant le fond du fossé au travers des ronces et les 2 autres ragondins qui mangent toujours tranquillement. L'eau est agitée mais je n'arrive pas à voir le ragondin, de nombreuses coulées très marquées rentrent dans les ronces. J'avance encore un peu et me fais surprendre, alors que les ronces s'ouvrent sur environ 1 mètre, par un gros ragondin qui était posé juste devant son terrier et y rentre en un éclair. J'attends un peu devant le terrier mais il ne ressort pas. Les autres ragondins commencent à revenir doucement vers le cours d'eau en broutant. Je continue vers le ruisseau en espérant le longer ensuite pour leur couper toute possibilité de retraite mais les ragondins finissent par devenir inquiets et se débinent vers le ruisseau. Je presse un peu le pas, arrive au bord du cours d'eau et commence à le remonter mais ils disparaissent dans les ronces qui le borde. Je presse le pas puis ralenti près de là où ont disparu les ragondins. J'avance tout doucement au bord du cours d'eau encombré de troncs et branches de peupliers morts quand un mouvement attire mon regard à quelques mètres sur ma gauche. Une masse vient de passer par-dessus un gros bout de bois en travers du courant. C'est un gros ragondin, il se met tranquillement à l'eau et s'éloigne doucement. Il disparaît avant que je n'ai le temps d'armer mon arc. Je fais une boucle dans le semé, au pas de course, pour me repositionner 15 mètres en amont, au bord de l'eau. Le ragondin ne tarde pas à arriver sur ma droite. J'arme doucement mon arc mais il plonge. Il refait presque immédiatement surface devant moi et se cale contre une grosse racine. J'aligne ma visée et décoche mais le ragondin démarre en trombe et fonce au terrier à environ 10 mètres sur ma gauche. Ma flèche est passée juste au-dessus. Je ne comprends pas comment j'ai pu le manquer à cette distance. Je me positionne doucement en face du terrier et attends un peu, l'eau est agitée dans le terrier mais rien ne vient. Je tente d'appeler sans succès. Je fais demi-tour pour aller chercher ma flèche. Je traverse le cours d'eau sur un gros morceau de tronc de peuplier tombé en travers puis descend dans les ronces pour le frayer un passage et atteindre ma flèche. Je me retiens à une grosse souche et me penche pour attraper ma flèche mais elle est plantée dans la racine. Je dois dévisser ma lame pour récupérer ma flèche avant de retraverser le ruisseau et retourner à ma voiture. Je récupère au passage mon ragondin. Alors que j'arrive à la voiture en pensant à mon ragondin manqué et à mon premier tir trop haut, je comprends brusquement la cause de ces flèches trop hautes. Je regarde mon viseur et constate que j'ai oublié de le remettre en position normale après mon dernier entraînement, il était encore sur 40 mètres. Je remets mon viseur sur 20 mètres, remplace ma pointe manquante et prends la voiture pour continuer ma route.

je décide de faire une halte au canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et commence à remonter le canal qui est très haut suite aux fortes pluies. L'eau est boueuse, aucune de chance de voir un ragondin s'il nage sous l'eau. J'avance un moment sans rien voir. Arrivé au ponton, je traverse pour longer par l'autre berge. Le secteur est très calme mais j'aperçois un gros ragondin au gagnage sur la bande enherbé de droite près du départ du ru. Je m'approche lentement, il est plein travers et tourné dos au canal. Il risque de me voir à tout moment. Au bout d'un moment, alors que je suis encore à 80 mètres, il me tourne le dos et j'en profite pour vite gagner rapidement un peu de terrain avant de reprendre ma progression très lente quand il se tourne à nouveau. Il s'éloigne un peu et se rapproche du bord du canal pour reprendre son repas dans des herbes plus hautes qui vont plus masquer son regard. Je poursuis mon approche et arrivé à environ 15 mètres, je commence à me demander comment je vais pouvoir le tirer sans perdre ma flèche dans le canal car il se détache au sommet du talus de la berge. Il faut que je me décale un peu sur la droite pour espérer voir ma flèche se planter dans le talus de la berge opposée mais le temps de réfléchir, il relève la tête et m'aperçoit. Il se débine et descend à l'eau. Je m'avance rapidement vers la berge alors que je viens de l'entendre plonger. Il refait surface sur ma droite. J'arme mon arc. Il vient vers moi pour me passer plein travers à 3 mètres mais je ne peux pas le tirer en pleine eau à cause de mes flèches qui coulent. Je le suis dans mon viseur sans pouvoir décocher puis il plonge juste devant moi dans un gros remous. Je désarme, je reste un moment à surveiller le secteur en espérant le voir refaire surface près de la berge mais rien. Je reviens un peu sur mes pas pour rattraper le départ du ru et commencer à le suivre. Lui aussi est très haut et boueux. Je le suis un moment sans rien voir. Le propriétaire des champs a posé une cage dans le lit du petit cours d'eau mais elle est fermée et presque entièrement noyée. Je continue un peu sans plus de succès et traverse le chaume de maïs pour rejoindre la bordure du canal au milieu d'une nuée de pinsons. Je retourne vers la voiture en longeant le canal, je surveille les berges en espérant revoir le ragondin de tout à l'heure mais rien. Alors que j'arrive, au départ du ru, je m'aperçois alors qu'il sort tranquillement dans le ru, du passage busé qui relit le ru au canal. J'arme mon arc, il est à environ 12 mètres et s'éloigne tranquillement à la surface de l'eau. J'aligne ma visée et lui décoche ma flèche dans la nuque. Il est séché net, je vais le récupérer alors que le sang rougit le ru qui commence à entraîner mon ragondin avec ma flèche restée en travers. Je la dégage, elle ressort dans la mâchoire inférieure. Alors que je rentre tranquillement en suivant le canal, je me fais surprendre par un gros ragondin qui plonge. Il était caché sous une passerelle en pylône EDF qui enjambe le canal au pied d'un gros chêne. Je pose mon ragondin et avance rapidement de 20 mètres en espérant le voir remonter mais le temps passe et rien ne vient. Je reprends mon ragondin et retourne à la voiture sans voir d'autre ragondin.

Je reprends ma voiture direction Aujan-Mournède en surveillant les fossés de part et d'autre quand j'aperçois un ragondin au gagnage sur la droite, de l'autre côté du fossé qui borde la route. Je m'arrête un peu plus loin au départ d'un chemin goudronné. Une harde de chevreuils m'observe dans un chaume de maïs, de l'autre côté de la route, à environ 90 mètres. J'attrape mon arc et laisse passer quelques voitures mais je suis à mauvais vent et le ragondin qui est à environ 100 mètres arrête son repas pour se débinent et suivant le fossé. Je traverse la route pour l'approcher rapidement, caché par le talus de la route plus haute que le champ. Arrivé en face de l'endroit où j'estime le voir, je retraverse la route tranquillement mais il a disparu. Je passe le fossé en regardant à droite dans le sens de fuite mais il a disparu. Alors que je me tourne pour revenir vers la voiture, je l'aperçois à environ 20 mètres en train de se débiner de cul, au fond du fossé. Je fais une bouche dans le champ pour avancer à couvert et lui couper la route puis reviens doucement vers le fossé arc armé. Il avance toujours tranquillement à environ 10 mètres. J'aligne ma visée et décoche. Ma flèche qui rentre dans le cou et ressort dans la mâchoire le laisse sur place. Je le récupère avec ma flèche et retourne à la voiture. Le chevreuils me regardent toujours tranquillement. Arrivé à la voiture, je pose mon arc et mon ragondin, attrape mon appareil photo alors que les chevreuils s'éloignent un peu en trottinant puis lance un sifflement puissant qui les stoppe net avant de faire quelques photos.

Une après-midi ragondin fructueuse, 21 janvier 2023
Une après-midi ragondin fructueuse, 21 janvier 2023Une après-midi ragondin fructueuse, 21 janvier 2023
Une après-midi ragondin fructueuse, 21 janvier 2023

Je reprends la route mais, très vite, j'aperçois 2 ragondins au gagnage à environ 100 mètres, sur la gauche de la route, au bord d'un fossé. Il me faut rouler un moment pour trouver un endroit pour m'arrêter, je fais donc demi-tour un peu plus loin pour revenir me garer à une centaine de mètres avant le fossé, sur un passage descendant à une vieille ferme abandonnée. Le vent sera bon pour approcher. Je m'avance dans le champ, à environ 100 en parallèle du fossé, jusqu'à arriver au niveau des ragondins puis me dirige droit vers eux d'un pas lent tout en surveillant leurs réactions. J'arrive sans difficulté à environ 20 mètres des ragondins, aidé par un vent soutenu mais glacial, mais alors que je veux avancer encore un peu, le petit ragondin me repère et devient inquiet. Je tente de faire un pas de plus mais il se débine vers le fossé ce qui inquiète sa mère qui relève la tête et regarde vers moi avant de se débiner elle aussi vers le fossé. J'arme vite mon arc. Elle fait une alte sur le talus avant de rentrer au fossé. Elle me présente son dos, sa tête est caché par le talus de mon côté. Je vise devant les épaules et décoche. Ma flèche la traverse et reste plantée dans le talus de la berge, elle saute à l'eau avec son jeune. Je réencoche rapidement et alors que j'arrive au fossé, au pas de course, j'ai juste le temps de la voir rentrer péniblement au terrier sous mes pieds. J'enjambe le fossé et me poste devant le terrier en espérant la voir ressortir. Effectivement, assez vite, je la vois ressortir en marche arrière. J'arme et attends qu'elle se dégage suffisamment à l'entrée puis lui décoche une seconde flèche, de 3/4 arrière, derrière l'épaule. Clouée sur place elle s'immobilise rapidement. J'attends un peu en espérant voir sortir le jeune mais rien. Je vais récupérer ma première flèche et constate que le ragondin a laissé le contenu herbacé de son estomac à l'impact. Je remets ma flèche au carquois après l'avoir rincée dans le fossé puis je récupère mon ragondin et ma seconde flèche dont la pointe a cassé sur un caillou. Ma première flèche était rentrée dans le cou sans toucher les vertèbres et ressorti au niveau de l'estomac. Je retourne à la voiture avec mon ragondin.  

Je ne suis pas dans le bon sens de circulation, je reprends donc la route à la recherche d'une entrée de chemin et aperçois immédiatement 2 autres ragondins au gagnage sur ma gauche dans un chaume. Je fais demi-tour un peu plus loin pour revenir me garer au même endroit. Je contourne la vieille bâtisse puis reviens vers la route en baisant vers l'endroit où doivent se trouver les ragondins. En arrivant contre le talus de la route, j'aperçois le dos du plus gros qui dépasse à peine au-dessus de l'herbe qui borde l'autre côté de la route. Je me cale dans le fossé, derrière le talus de la route pour laisser passer les voitures et observer les 2 ragondins qui mangent tranquillement. Le flux de voitures ne s'arrête pas. Je remonte pour me poster à genoux, au ras du goudron et attends de ne plus voir de voiture ni d'un côté ni de l'autre. Les ragondins sont à environ 20 mètres mais je ne peux pas approcher plus. Alors que je laisse passer encore 2 véhicules, les 2 ragondins s'alignent et j'espère faire les 2 d'une flèche mais ils se séparent avant que je puisse tirer. C'est bon plus de véhicules. J'arme, vise et décoche mais ma flèche est très basse et passe sous le ventre du ragondin le plus gros. Ils démarrent en trombe et foncent vers un fossé perpendiculaire à la route, plus à droite. Dans sa course le gros ragondin trébuche et roule-boule avant de repartir et de disparaitre dans le fossé avec le plus petit. Je traverse vite là route et récupère ma flèche plantée au sol, pas de sang visible. Je réencoche et m'approche doucement du fossé, quelques restes d'un chevreuil dont du poil et des bouts de pattes, parsèment le chaume. Alors que j'arrive au bord, les 2 ragondins démarrent en trombe sous quelques ronces pour se jetter en même temps dans un terrier trop petit pour les laisser entrer en même temps. Coincés, ils se dendinent quelques factions de seconde avant de parvenir à entrer. Je n'ai pas pensé à armer mon arc en m'approchant et n'ai pas eu le temps d'armer avant qu'ils ne rentrent à couvert. Je décide de rester poster un instant devant le terrier. L'eau est très agitée à l'entrée et après un instant, un nez commence à pointer à l'entrée. Le temps d'armer, le ragondin a fait marche arrière. Une carcasse de sanglier à moitié dévorée pourrit dans le champ à environ 40 mètres de l'autre côté du fossé. Un instant de plus et voilà un jeune qui se présente à l'entrée, il dépasse jusqu'aux épaules. J'arme tout doucement, aligne ma vise et le cloue sur place. Le temps de se retourner pour rentrer au terrier, en pivotant autour du tube de ma flèche, il s'immobilise. J'attends encore un peu mais pas d'autre ragondin. Je le récupère et rentre à la voiture. 

Cette fois, je pars pour Aujan-Mournède. Arrivé sur place, je me gare à l'entrée d'une prairie puis part en longeant la route pour rattraper la bordure du fossé, j'ai le vent dans le dos. Je prends le long de ce dernier sur la gauche de la route. Le niveau d'eau est beaucoup plus haut que d'habitude. Les ragondins ont gratté le sol jusqu'à la terre à plusieurs endroits et le sol est couvert de leurs excréments, il doit y avoir du monde dans le secteur. J'arrive à la première zone de terriers derrière quelques arbres. L'eau n'est pas trouble, pas de ragondin dehors. Je continue à longer le fossé. Un peu plus loin, je remarque de l'eau boueuse sortant d'un terrier. Je me poste en face un moment mais je suis à mauvais vent, je décide de poursuivre ma route. Aucun ragondin en vue. Un peu avant le virage du fossé à 90 degrés qui rejoint ensuite le ruisseau à environ 150 mètres plus loin, je traverse le fossé pour le longer tranquillement par la droite. Après le virage, la rive opposé est bordée par une haie épaisse. Je longe doucement le fossé quand un ragondin en sort à environ 40 mètres devant moi. Il commence à brouter tranquillement, je tente de m'approcher doucement mais je suis à mauvais vent. Il me faut arriver jusqu'à une petite avancée de ronces qui me masque partiellement le ragondin pour pouvoir tirer. Le ragondin sera alors à environ 10 mètres mais il finit par me sentir et fonce au fossé. J'avance vers l'endroit où il a disparu mais il est rentré au terrier.

je continue le long du fossé quand j'aperçois une boule sombre à environ 200 mètres. Je suis presque sûr qu'il s'agit d'un gros ragondin. Il brouterait dans un semé de blé, contre un pylône EDF,  de l'autre côté du ruisseau, près du chemin enherbé qui traverse le ruisseau pour rejoindre la route. Je rejoins la bordure du ruisseau et la suis tranquillement sans voir de ragondin jusqu'au passage qui le traverse. La masse sombre ne semble plus être près du pylône mais elle est peu être derrière. J'avance doucement, me décale à droite contre le fossé qui borde le chemin et effectivement, j'aperçois un gros ragondin qui broute de cul derrière le pylône. Un autre gros ragondin broute à 200 mètres plus en amont dans le semé de blé, le long du ruisseau. Je me redécale sur la gauche pour approcher caché par le pylône. J'avance rapidement jusqu'à apercevoir le ragondin par l'autre côté du pylône, il broute toujours de cul. Je m'approche du fossé qui borde le chemin pour m'approcher au maximum du ragondin car passer ce fossé profond discrètement est mission impossible. Le ragondin est toujours de cul à environ 20 mètres. J'arme, vise et décoche mais j'ai un raté de décoche, ma flèche trop haute lui entaille juste la peau du dos et se plante au sol presque à la verticale. Le ragondin surpris démarre en trombe et fonce en baisant sur ma droite pour faire un bon spectaculaire qui le fait atterrir contre la berge opposée puis plonger au fond du fossé où il court bruyamment sur environ 10 mètres avant de se jeter dans un terrier. Je suis dégoûté, le tir n'était pas compliqué. Je me décale encore un peu vers la route pour prendre le passage qui rentre dans le semé et aller récupérer ma flèche qui ne porte aucun indice de blessure, la lame est plantée en terre ce qui a effacé d'éventuels indices.

Je longe le fossé pour rejoindre le bord du ruisseau et tenter l'approche sur l'autre gros ragondin. Je longe doucement le ruisseau dont l'autre rive est bordée par une haie épaisse. Le ragondin qui est à plus de 150 mètres broute tranquillement mais se rapproche du cours d'eau. Je stoppe par moment quand il risque de me voir mais il finit par disparaître dans la végétation qui borde le ruisseau. Je presse le pas sur 20 mètres mais il ressort, je ralentis à nouveau, il tourne en mangeant un peu puis disparaît à nouveau. Je presse à nouveau le pas puis reprends ma progression lente arrivé près de là où le le perds de vue. Tout à coup, je l'aperçois qui se débiner au milieu du cours d'eau, à contre courant, à environ 15 mètres. Le tir n'est pas aisé à cause de la végétation mais, j'arme, vise et décoche. Le ragondin plonge, je ne sais pas si je l'ai touché. Je réencoche rapidement et cours me positionner en amont. J'aperçois le ragondin sous l'eau boueuse peu profonde. J'arme mais il refait surface et replonge en faisant demi-tour. Je cours me positionner environ 10 mètres en aval. Je l'aperçois à nouveau sous l'eau. J'arme, il refait surface et replonge aussitôt. Je lui décoche une flèche dans le mouvement mais le manque et recours me replacer 10 mètres en amont en réencochant une flèche. Cette fois j'arme, vise et décoche sur le ragondin qui avance sous l'eau et lui place une flèche entre les épaules qui le stoppe net. Le sang coule abondamment et rougit le ruisseau. Je récupère mon ragondin et ma flèche. Je l'avais manqué avec les 2 précédentes, aucune blessure apparente à part celle de la dernière flèche. Je le pose sur la berge et pars récupérer mes 2 autres flèches que je remets au carquois. 

​​​​Je continue ensuite à suivre tranquillement le ruisseau. Plus en amont, je me fais surprendre par un ragondin qui démarre sous des ronces qui pendent dans le cours d'eau. J'ai juste le temps de l'apercevoir alors qu'il rentre dans son terrier. J'aperçois alors, un peu plus en avant, de l'eau boueuse qui semble sortir de sous la berge. Je me poste en face et espérant voir sortir un ragondin mais je me rends vite compte qu'il n'y a pas de terrier alors que le nuage boueux commence à se dissiper. Un gros remous attire alors mon attention sur ma gauche. Un ragondin vient de bouger. Je m'avance un peu plus en amont et aperçois un filet d'eau boueuse qui sort d'un gros terrier. Je le poste en face. Ce terrier a 2 entrées, une très large et qui remonte haut dans la berge, elle me permet de voir profondément dans le terrier et une autre assez étroite sous une racine en V inversé d'un arbuste tortueux qui a poussé devant la grande entrée. La seconde ouverture est juste à droite de la grande. Le léger filet d'eau boueuse ne s'arrête pas pendant plusieurs minutes. Un cri de ragondin retentit, puis un second quelques minutes plus tard puis j'aperçois un beau ragondin qui s'avance dans le terrier et biaise pour prendre la sortie de droite. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée sur la piste ouverte. La tête du ragondin apparaît. Mon pin's est calé, je lui décoche une flèche en pleine tête qui le laisse sans réaction. J'attends encore un petit moment au cas où un autre ragondin suivrait puis récupère mon ragondin pour revenir vers la voiture tranquillement en reprenant le trajet effectué en sens inverse. Au passage, je récupère l'autre ragondin. 

Le secteur est très calme, je quitte la bordure du ruisseau pour longer la partie de fossé perpendiculaire et longée par la haie. En arrivant près du virage, avant la ligne droite qui revient vers la route, je repère un terrier d'où sort de l'eau boueuse, je pose mes ragondins, attends un moment puis tente d'appeler mais rien ne sortant, je poursuis mon chemin en reprenant mes prises. Arrivé à la route, je remonte poser les ragondins à ma voiture alors qu'un grand vol de vanneaux est en train de se poser dans le champ un peu plus haut. Les ragondins dans le coffre avec les autres, je décide d'aller prospecter la partie de fossé sur la droite de la route, ça fait un moment que je n'y ai pas vu de ragondin mais on ne sais jamais. Je descends doucement vers le fossé à travers la prairie. Alors que j'arrive au bord de l'eau, un gros remous agite la surface au milieu des joncs qui poussent au milieu du fossé. Un ragondin vient de sonder. Je scrute la surface en espérant le voir remonter quand j'aperçois, sur ma droite, les dos de 2 ragondins collés l'un à l'autre à moins de 10 mètres sur ma droite. Il sont partiellement cachés dans un creux du terrain et ne m'ont pas vu mais dépassent suffisamment pour que je puisse les tirer. J'arme doucement, aligne au mieux ma visée pour toucher les d'eux d'un coup et décoche. Ma flèche les frappe et stoppée pas la terre reste en travers des 2 animaux qui accrochés l'un à l'autre n'arrivent pas à fuir. Il arrivent à se traîner jusqu'à l'eau toute proche mais se bloquent contre une grosse touffe de joncs. Le plus à gauche, touché plein coffre, s'immobilise rapidement alors que l'autre touché plus en arrière se débat pour se dégager. Je lui décoche rapidement une seconde flèche pleine épaule pour ne pas risquer de le perdre. Il s'immobilise à son tour. Je récupère mes flèches et pose les ragondin à quelques mètres de la rive. Je reprends ma surveillance du secteur mais l'autre ragondin ne refait pas surface, il doit être caché sous les joncs qui retombent sur l'eau et couvrent une bonne partie du fossé. Je longe un peu le fossé dans les 2 sens quand j'entends le ragondin bouger sous les joncs mais impossible de le localiser.

Je décide de laisser tomber et de poursuivre ma chasse en direction d'une mare dont m'a parlé le propriétaire du secteur et qui se trouverait dans un bosquet à environ 150 mètres sur ma gauche  plus en avant. En regardant vers ce dernière, j'aperçois une grosse boule sombre en mouvement sur la droite du petit bois, dans un chaume de blé. Je longe un peu le fossé sans rien voir puis le traverse et traverse la prairie pour rejoindre la bordure gauche du bosquet qui me cache vite le ragondin. Arrivé au bord du bosquet, je le longe doucement jusqu'à arriver à l'angle de ce dernier, je regarde dans la pente qui remonte le long du petit massif mais la courbure du relief me cache le ragondin. Je suis à bon vent, je commence à remonter tout doucement en longeant la lisière et ne tarde pas à apercevoir le gros ragondin qui broute tranquillement de cul. J'avance doucement jusqu'à me positionner à environ 10 mètres de lui. Il est de 3/4 arrière et mange toujours. J'arme, vise et décoche. Ma flèche rentre en avant de son cuissot et ressort dans le cou en projetant un gros jet de sang. Le ragondin tombe sur le dos et se débat un peu avant de s'immobiliser. Je vais récupérer ma flèche et le laisse sur place.

Je continue à remonter pour trouver un passage pour atteindre la mare qui est dans le bosquet. Je trouve une grosse coulée de blaireau qui me permet de passer un talus abrupt couvert d'épines et descends vers la mare plus à gauche. Plusieurs terriers sont visibles sur la berge d'en face, l'eau est boueuse mais pas de ragondin en vue, je tente d'appeler mais rien. Le vent soutenu doit couvrir le son de mes appels. Je m'avance un peu plus pour contrôler le reste du plan d'eau mais rien de bouge. Je fais demi-tour et récupère mon ragondin avant de de revenir vers la voiture en longeant le fossé. En arrivant près de l'endroit où le ragondin s'était caché sous les joncs, je pose mon ragondin au sol et m'approche tout doucement en espérant le surprendre mais il démarre brusquement et fonce dans un terrier à quelques mètres en aval. Je reprends mon ragondin et pars le poser à ma voiture avant de repartir faire un tour sur le secteur avant de rentrer.

Le ragondin dans le coffre de ma voiture, je pars en longeant la route pour rejoindre le ruisseau au départ des premiers terriers. Une fois au bord du cours d'eau je passe sur la berge de droite et la suis doucement mais aucun ragondin n'est ressorti. Alors que j'arrive au passage busé qui permet de le traverser, j'aperçois un gros ragondin au gagnage dans un chaume à environ 200 mètres plus en aval. Je tente l'approche en longeant doucement le cours d'eau mais alors que je suis encore à 50 mètres, il revient vers le ruisseau, stoppe un instant avant de descendre le talus alors que je presse un peu le pas puis disparaît. Je presse encore le pas mais en arrivant à l'endroit où je le perds de vue, il a disparu. Je descends au bord de l'eau pour tenter de le retrouver mais rien. Je fais demi-tour pour passer le passage busé et rentrer tranquillement vers ma voiture sans voir d'autre ragondin.

Avant de partir, je fais quelques photos souvenirs.

Une après-midi ragondin fructueuse, 21 janvier 2023

La luminosité décroît rapidement, sur le retour, j'aperçois un gros ragondin au gagnage, près de la route, au bord d'un fossé. Je me gare un peu plus loin, le vent glacial est bon, je m'approche doucement du fossé sans voir le ragondin caché derrière un gros arbre planté au bord du fossé. Alors que j'arrive près de l'arbre, je l'aperçois qui broute toujours tranquillement, plein travers, à environ 15 mètres de l'autre côté du fossé. Je m'approche tout doucement jusqu'au bord du fossé, il ne m'a pas vu, j'arme doucement mon arc, vise et décoche. Traversé, il sursaute, fait le dos rond, démarre sur 2 mètres puis tourne sur lui même en perdant beaucoup de sang, repart sur 2 mètres et recommence à tourner sur lui même avant de chuter et de se débattre au sol. Je traverse le fossé alors qu'il vient de s'immobiliser. Je récupère ma flèche puis mon ragondin. C'est le plus gros de la sortie, c'est un beau mâle d'environ 7 kg. Je retourne à la voiture. 

Je continue à rentrer, il fera bientôt nuit. Je décide de refaire un tour rapide sur le canal de Labarthe avant de rentrer. Je me gare près du moulin et pars en longeant rapidement le canal. Le secteur est très calme, en arrivant au ponton, j'aperçois un des braques du maire de la commune qui traverse le ponton et stoppe de mon côté du canal pour me regarder arriver. Un second arrive également, ils commencent à aboyer alors que je m'approche. La femme du maire arrive derrière, je la salue en passant et poursuis ma route de l'autre côté du canal. Un peu plus loin un ragondin démarre contre mon côté de berge, dans un gros remous et rentre au terrier sans que je puisse l'apercevoir. Arrivé au départ du ru, je commence à le longer tranquillement. Alors que j'ai fait moins de 100 mètres le long de ce dernier, je me fais surprendre par un gros ragondin qui plonge juste à ma droite. Je tourne la tête vers le bruit et aperçois un petit ragondin qui se débine le long de la berge opposée. Je tente d'armer mon arc mais il plonge et fonce sous l'eau vers un terrier un peu plus en amont. Je pars me poster en face des terriers où gronde un gros ragondin. L'eau est agitée, j'attends un instant puis commence à appeler. Un museau commence à pointer dans le gros terrier de gauche mais il fait demi-tour avant que je puisse armer. Je continue à appeler, un jeune ragondin s'avance sur un plus petit terrier plus à droite, j'arme doucement et lui décoche une flèche derrière la tête qui le laisse sur place. J'attends encore un peu mais rien d'autre ne sort.

Je récupère flèche et ragondin et continu. Pas de ragondin en vue, 2 chevreuils mangent tranquillement au bord du chaume de blé à moins de 100 mètres et me laissent approcher sans réagir. Je quitte le bord du ru et traverse le chaume de maïs pour rejoindre la bordure du canal. Le chevreuils mettent un moment à m'apercevoir puis me regardent un instant avant de déguerpir. Il fera très vite nuit, je rentre le long du canal d'un pas rapide. Pas de ragondin en vue. Après avoir traversé le ponton, je retombe sur les braques très intéressés par mon ragondin et leur maîtresse. Nous discutons un court instant en nous souhaitant une bonne soirée et je rentre vers ma voiture alors que la nuit s'installe. Je fais quelques photos souvenirs avant de rentrer, je viens d'égaler mon record de ragondin en une seule journée.

Une après-midi ragondin fructueuse, 21 janvier 2023

Alex

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 17:03

Cette année, en plus de mes 2 bracelets de cerf, j'avais pris un bracelet de biche. Ne voulant pas priver un faon du lait maternel et risquer de le condamner à mourir de faim, j'avais décidé d'attendre décembre/janvier pour aller la chasser. Il a bien gelé ce matin, les animaux vont certainement bouger tard dans la matinée pour venir se mettre au soleil et se réchauffer un peu. Je vais chasser le versant de gauche qui sera le premier au soleil. Ayant déjà fait 2 sorties non fructueuses, j'ai tout de même analysé le comportement des animaux et repéré leurs habitudes. Sachant que, tous les matins, des biches broutent près des dernières granges, je prends le petit chemin qui démarre sur le haut du village de Camous pour rejoindre les prairies près des granges. Je progresse très lentement sur le chemin, souvent couvert de feuilles mortes, en scrutant le sous-bois alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour. Rien vu, rien entendu alors que je débouche dans les prairies ou le sol est bien gelé et craque sous mes pas. Je progresse lentement près du bois qui borde le bas du découvert. Pas de biche, je rejoins une piste forestière et la suis doucement. Alors que j'arrive à un portillon qui la barre au niveau d'une clôture à mouton, je me fais surprendre par un trio, biche, bichette et faon qui démarre dans un creux du terrain, derrière une bosse qui me les cachait, à environ 30 mètres, au-dessus de moi. Les animaux stoppent à environ 50 mètres au-dessus de moi, regardent un instant vers moi puis se débinent tranquillement dans les buis.

Je passe le portillon et continue ma progression sur le bas des prairies. En arrivant près du petit plan d'eau servant de réserve à incendie, en-dessous des granges, près du ruisseau qui coule au fond de la vallée, j'entends des bruits de pas dans les feuilles mortes en-dessous de moi mais impossible de voir les animaux. Je me décale plusieurs fois en les cherchant du regard à travers la végétation assez dense sur ce secteur et le penchant boisé qui remonte très raide en face mais rien. L'approche étant de toute façon très complexe, je décide de continuer et de remonter tranquillement vers les granges. Les animaux ne sont pas sous la première où ils étaient lors de ma première sortie de décembre. Je continue à remonter doucement vers une grange non habitée. La semaine dernière une biche et son jeune broutaient juste derrière et m'avaient surpris alors que j'avançais tranquillement plus haut dans la prairie. En arrivant par le bas, ce bâtiment cache ma progression mais je redouble d'attention pour limiter les craquements du sol gelé. Arrivé contre la grange, je la contourne doucement mais rien derrière. Une haie me cache la route un peu plus haut. Je m'avance doucement vers un passage qui permet de la traverser quand j'aperçois, trop tard, une biche qui broutait à environ 60 sur un talus couvert de ronces. Elle m'a vue et j'aperçois alors son jeune, c'est certainement celle de la semaine dernière. Elle est inquiète, je reste figé mais je suis à découvert et aperçois une biche, une bichette, un faon et un daguet qui m'observent de la route, un peu plus haut. La biche pousse un cri d'alerte puis ils démarrent en suivant la route et disparaissent derrière les arbres. Je ne peux pas bouger et la biche et son jeune démarrent à leur tour pour rejoindre les autres animaux.

Je suis la haie pour faire une grande boucle par la droite en espérant recouper les animaux plus haut. Au niveau des dernières granges, j'aperçois une masse d'un brun rougeâtre, c'est un des 3 lamas du secteur. Il est planté au-dessus de la route, dans le bois et regarde vers moi, je traverse la route et remonte en montagne par un chemin de terre. Je le suis un moment sans rien voir. Je prends un autre petit sentier plus à gauche pour remonter vers des prairies puis le quitte à nouveau pour suivre les grosses coulées à travers bois. Le sol est couvert d'un épais tapis de feuilles mortes. J'avance doucement en stoppant régulièrement pour écouter et ne pas faire trop de bruit quand j'entends démarrer un animal plus haut sur ma droite. Je n'ai pas pu le voir. Je continue un peu et alors que je débouche sur une prairie. J'aperçois un faon solitaire qui se débine de cul vers un massif de buis à environ 60 mètres dans la prairie. Je me fige au pied d'un gros arbre. Il stoppe près des buis et regarde un moment vers moi par-dessus son dos. Je le regarde sans bouger. Il avance un peu, tranquillement, je tente d'avancer un peu moi aussi mais il stoppe et regarde vers moi par-dessus son dos. Je me fige. Il me fixe avec insistance puis se retourne et revient vers moi de quelques pas avant de stopper derrière un arbre pour m'observer dans la fourche de ce dernier. Je reste immobile, il hésite un long moment, comportement typique d'un orphelin partagé entre la crainte de l'homme et l'espoir de trouver de la compagnie. Il finit par se retourner et s'éloigner doucement en suivant les buis. Je m'avance doucement et stoppe à chaque fois qu'il regarde vers moi mais alors que je le perds de vue j'accélère un peu pour le rattraper quand je l'aperçois en train de me regarder. Il était caché par un arbre. Je stoppe et nous nous regardons un instant avant qu'il ne se décide à partir au trot pour rejoindre une grosse haie de buis à environ 100 mètres plus loin. Je biaise pour rattraper une grosse piste, bordée par des gros bouts de haie de buis, un peu plus haut. Arrivée à cette dernière je prends à droite pour la longer un montant en espérant voir des animaux. La droite de la piste est longée par les buis qui m'empêchent de voir en bas. Je scrute le penchant de gauche, enherbé sur quelques dizaines de mètres jusqu'à un bois de buis et de chênes remontant jusqu'au pied d'un paroi presque verticale et peu végétalisée. Alors que je fais une pause pour regarder la crête pelée de la montagne où des chasseurs m'ont dit qu’ils voyaient souvent des isards, j'aperçois des silhouettes d'animaux au gagnage.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je pense qu'il s'agit d'isards mais le zoom de mon appareil photo me révèle 3 biches et un cerf.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Elles sont beaucoup trop loin pour espérer les approcher, j'avance encore un peu sans voir d'animaux puis je fais demi-tour pour longer la piste dans l'autre sens. Les buis s'ouvrent sur la gauche rendant à nouveau visibles les pairies, pas d'animaux. Les prairies laissent place à un grand bois assez clair alors que le soleil qui passe au-dessus du penchant de montagne d'en face commence à réchauffer mon côté de montagne. Une bande de buis interrompue par moment longe la piste en haut du bois. Je surveille alternativement la bande de prairie qui remonte vers le bois à ma droite et le sous-bois, à chaque interruption des buis, à ma gauche quand 4 animaux démarrent dans le sous-bois, à environ 60 mètres, en contrebas, sur ma gauche. Ils disparaissent rapidement dans la pente et s'éloignent bruyamment dans les feuilles mortes. Je reste un instant en espérant les apercevoir un peu plus bas mais rien, je poursuis mon chemin sur la piste jusqu'à une barrière qui ferme la piste. J'entends du bruit dans le bois en contrebas, je m'approche doucement du bord du talus et aperçois un geai qui fouille les feuilles mortes à environ 20 mètres. Il ne tarde pas à m'apercevoir et s'envole alors qu'un second geai qui était posé près de moi s'envole à son tour. Je continue doucement vers la barrière quand j'aperçois un troisième geai à seulement 3 mètres de moi, posé dans un buis. Il est très rare de pouvoir les approcher si près. Il tarde un peu à m'apercevoir alors que j'ai stoppé puis s'envole à son tour en poussant ses cris d'alerte caractéristiques. J'ouvre la barrière fermée par un anneau de fil de fer et la referme derrière moi. La piste descend en lacets au milieu des genêts, je coupe les virages par la prairie et tombe sur crottes de cerfs toutes fraiches. Elles ne sont pas gelées alors que tout est gelé autour. Il n'est certainement pas bien loin. Je continue sur la piste. Le bois s'interrompt pour laisser place à une grande prairie avec une habitation. Je descends en suivant une coulée pour rejoindre la piste en contrebas et revenir vers la bordure du bois. Alors que je m'approche des buis, j'entends démarrer un animal plus haut mais impossible de le voir et le bruit cesse.  Je descends encore un peu et rattrape une grosse coulée qui rentre dans le bois. Elle est couverte d'empreintes fraiches.

Je rentre dans le bois en suivant cette collée qui mène a une couche utilisée de frais. Elle avait déjà été utilisée la semaine dernière. Je biaise d'une coulée à une autre pour descendre un peu dans le bois pour rejoindre une zone de buis où j'ai levé des animaux la semaine dernière. Les coulées assez propres sont maintenant couvertes de feuilles mortes très sèches. Je passe des fils barbelés puis tombe sur une autre couché toute fraîche avec des laissé frais. Je fais de plus en plus de bruit en avançant. Je change de technique d'approche. J'avance de quelques mètres doucement puis stoppe à l'écoute et répète plusieurs fois cette technique quand des bruits de pas d'un animal qui avance tranquillement se font entendre. Je me cale contre des buis et observe. Une biche finit par arriver vers moi, suivie par son jeune. Elle stoppe régulièrement et observe autour d'elle en s'approchant. Alors qu'elle est environ à 25 mètres, elle stoppe derrière un arbre dont le tronc masque sa tête. Le jeune regarde vers le bas. J'arme mon arc et aligne ma visée vers la biche en attendant une occasion de tir. Elle s'avance de 3/4 face, je la suis dans mon viseur. Elle biaise pour passer au-dessus de moi. Elle stoppe à nouveau derrière un arbre et le soleil face à moi me gêne un peu. Elle regarde autour d'elle puis repart avec son jeune. Elle fait quelques mètres et stoppe derrière les buis. Impossible de trouver une fenêtre de tir. Elle repart et je crois de la voir passer au-dessus de moi sans s'arrêter mais elle stoppé à nouveau juste au-dessus de moi plein travers. Je cherche une fenêtre de tir au travers des buis et en trouve vite une au travers des branchages. J'aligne ma visée et décoche 

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je me cale contre des buis et observe. Une biche finit par arriver vers moi, suivie par son jeune. Elle stoppe régulièrement et observe autour d'elle en s'approchant. Alors qu'elle est environ à 25 mètres, elle stoppe derrière un arbre dont le tronc masque sa tête. Le jeune regarde vers le bas. J'arme mon arc et aligne ma visée vers la biche en attendant une occasion de tir. Elle s'avance de 3/4 face, je la suis dans mon viseur. Elle biaise pour passer au-dessus de moi. Elle stoppe à nouveau derrière un arbre et le soleil face à moi me gêne un peu. Elle regarde autour d'elle puis repart avec son jeune. Elle fait quelques mètres et stoppe derrière les buis. Impossible de trouver une fenêtre de tir. Elle repart et je crois de la voir passer au-dessus de moi sans s'arrêter mais elle stoppe à nouveau juste au-dessus de moi plein travers. Je cherche une fenêtre de tir au travers des buis et en trouve vite une au travers des branchages.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

J'aligne ma visée et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte. La biche fait volte-face, son jeune démarre et s'enfuit. Elle fonce sur quelques mètres mais ses pattes avant ne la portent plus. Elle fait encore quelques mètres en poussant avec ses pattes arrière, sa tête traîne au sol puis elle chute et commence des roulés-boulés dans la pente où je la perds vite de vue. Je l'entends rouler un moment avant le retour du calme. Je décide de m'avancer rapidement à l'endroit de la chute sans aller voir ma flèche. Je trouve vite la trace de la chute qui a entrainé les feuilles et commence à la suivre. Je trouve vite du sang sur les feuilles mortes qui couvrent le sol de la pente assez raide.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

La piste est de plus en plus abondante, les projections de sang sur les troncs sont de plus en plus importantes.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je descends encore un peu et aperçois ma biche en contrebas. Elle a chuté sur environ 150  mètres avant de s'arrêter. Elle se débat au sol dans un gros amas de feuilles mortes entraîné dans sa chute. Le temps de la rejoindre elle est morte.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

J'appose mon bracelet et la dégage du tas de feuilles mortes, ma flèche est entrée dans une patte et coupant le muscle et sortie en fracassant la patte opposée ce qui explique sa chute. Elle a perdu des plaques de poil au niveau de la tête, du cou et d'une épaule. Je tente de la positionner pour prendre quelques photos mais elle m'échappe dans la pente raide et par se coincer dans un arbre à 50 mètres en contrebas, dans une zone très raide. Je peine à la rejoindre et la dégage ce qui la précipité à nouveau dans la pente. Elle finit sa chute 50 mètres plus bas sur une piste. Enfin sur un peu de plat, je fais quelques photos souvenirs.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

La route est juste 49 mètres en contrebas. J'appelle ensuite le président de la chasse qui va venir chercher la biche rapidement pour m'amener à la salle de découpe. Je finis de descendre la biche au bord de la route. Des animaux démarrent bruyamment en contrebas de la chaussée sans que je puisse les voir. Une voiture arrive des granges un peu plus haut. La conductrice stoppe à ma hauteur et je pense me faire pourrir mais elle me félicite en ouvrant sa vitre puis fait marche arrière pour se garer et venir discuter un moment avec moi. C'est la propriété de la ferme de Panets au-dessus de laquelle je chassais souvent quand je chassais encore sur Sarrancolin. Elle poursuit ensuite sa route et je lui dis de faire attention au 4x4 du président de la chasse qui va bientôt arriver face à elle. Il arrive d'ailleurs rapidement. Nous chargerons ma biche et discutons un peu puis je prends la piste pour aller chercher ma voiture au village alors que ma biche part pour Beyrède.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Lors du dépeçage, je constaterai que ma flèche a traversé le cœur et provoqué une hémorragie massive ce qui a entrainé la mort rapide. 

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Dans sa chute, la biche s'est cassée 2 cervicales, une côte contre la colonne vertébrale et le crâne sous un orbite. 

 

Alex

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5 décembre 2022 1 05 /12 /décembre /2022 06:56

Ce matin, ayant remarqué hier que les ragondins ne sortaient pas au lever du jour sur Aujan Mournède, je décide d'amener Renaud au canal de Labarthe au lever du jour avant d'aller chasser à Aujan Mournède. Je me gare près du moulin et nous nous préparons tranquillement en attendant que la luminosité soit suffisante pour tirer. Nous partons ensuite en longeant le canal mais à part un colvert levé au début de ce dernier et un ragondin qui a plongé au terrier au passage de Renaud le long du ru qui revient vers le canal, nous n'avons rien vu d'autre.

Nous partons pour Aujan Mournède, comme hier nous croisons de nombreux chevreuils le long de la route. Alors que nous arrivons sur site, j'aperçois un gros ragondin près de la route, loin du fossé. Je me gare un peu plus loin. Renaud me dit de tenter l'approche. Un groupe de ragondins broute plus loin le long du fossé, près d'un grand vol de vanneaux, d'étourneaux et de hérons garde boeuf mélangés. J'attrape mon arc et reviens rapidement par la route. Le ragondin se débine tranquillement dans le chaume de blé. Je rentre dans le champ et commence mon approche. La hauteur du chaume ne permet pas au ragondin de me voir approcher. Alors que je suis à environ 15 mètres. Il stoppe, j'arme mon arc, prends la visée et décoche. Touché, le ragondin bondi en l'air, retombe au sol et se débat un peu puis s'immobilise le temps que je le rejoigne. Je dégage ma flèche et la remets au carquois en surveillant les ragondins qui broutent toujours au loin. Le ragondin a une sorte d'énorme abcès gangrené au niveau du ventre.

Un trou bien rond est visible, certainement une vieille blessure par balle causée par une 22 long rifle.

Une sortie ragondin avec Renaud, 04 décembre 2022

Je ramasse mon ragondin et nous retournons à la voiture, Renaud m'a suivi et a filmé mon tir. Je pars me garer un peu plus loin, à l'entré d'une prairie qui borde le fossé. Les ragondins broutent toujours tranquillement.

Une sortie ragondin avec Renaud, 04 décembre 2022

Nous nous éloignons par la route pour rejoindre un gros fossé profond qui nous camoufle jusqu'à arriver au bord du fossé le long duquel broutent les ragondins. Nous sortons du gros fossé pour commencer à longer l'autre en direction des ragondins qui broutent toujours. Ils sont très avancés dans le semé de blé et je m'imagine la partie gagnée mais rapidement ils commencent à revenir vers le fossé alors que nous sommes encore à environ 200 mètres. Nous stoppons. Les ragondins s'arrêtent un peu avant le fossé, têtes hautes puis une partie rentre dans le fossé. Nous tentons de nous approcher encore un peu mais ils rentrent tous au fossé. Nous continuons tranquillement, passons la route qui passe sur le fossé puis nous nous rapprochons d'un arbre planté au bord du fossé, avant les terriers. Je dis à Renaud de passer devant et de redoubler d'attention. Il avance tout doucement, l'eau est boueuse et bouge devant certains des terriers mais aucun ragondin en vue. Nous avançons encore un peu quand un ragondin surgit de sa cachette sous la berge de droite et part vers d'autre terrier en la longeant. Renaud arme et lui décoche une belle flèche qui stoppe le fuyard. Le ragondin roule sur le dos et se débat avec la flèche en travers. Je dis à Renaud de se dépêcher de lui décocher une autre flèche mais le ragondin se redresse et part au terrier en trombe pour y disparaître. Il a laissé beaucoup de sang dans le fossé. Je pars voir l'entrée du terrier et retrouve la flèche de mon ami qui s'est sortie en s'accrochant à une racine par la lame. Elle a perdu une vanne. Je la rends à Renaud et tente d'éclairer dans le terrier mais le ragondin est rentré très profondément. Il est perdu. L'eau bouge devant un terrier près de l'arbre et je me poste devant un instant puis tente d'appeler mais rien ne vient.

Nous continuons, plus loin, un ragondin gronde dans son terrier au fond du fossé mais il ne sortira pas. Je repère au loin, au bord du fossé qui borde la haie et rejoint le ruisseau, une tache sombre. Nous continuons à avancer, ça bouge, c'est un gros ragondin au gagnage dans le semé à plusieurs centaines de mètres. Nous continuons à nous approcher, Renaud repére alors un second gros ragondin plus à droite dans le semé. Je lui laisse tenter son approche et reste un peu en retrait. Il arrive sans trop de difficulté à environ 20 mètres du ragondin qui broute toujours dans le semé, de l'autre côté du fossé. Renaud se poste derrière les touffes de végétation qui borde le fossé et attend une occasion. Je reste à 50 mètres en retrait pour l'observer. Le ragondin commence à revenir rapidement vers le fossé, Renaud arme, se redresse et décoche alors que le ragondin de face est encore loin. Sa flèche semble ricocher sur l'animal mais, le ragondin accélère pour foncer vers le terrier avec une démarche étrange. Renaud lui a cassé des pattes. Il plonge dans le fossé et rentre au terrier alors que le second ragondin en fait de même. Je rejoins mon ami et lui dis qu'il s'est trop précipité pour tirer alors que le ragondin venait sur lui. Le fossé est agité mais impossible de savoir où est rentré le ragondin. Je m'avance en suivant le fossé vers où a disparu le second ragondin quand il démarre sous la végétation et fonce bruyamment dans l'eau pour rentrer dans un terrier un peu plus en aval. Il ronne fort. Je poste Renaud en face de sa cache et pars chercher son ragondin. Je descends dans le fossé et avance baissé sous un tunnel de ronces mais il y a un terrier tous les mètres et impossible de voir son ragondin, celui-ci est perdu également. Nous cherchons un moment sa flèche sans succès.

Nous décidons de continuer à chasser et de chercher plus tard. Nous longeons tranquillement le ruisseau mais pas de ragondin en vue. Un peu plus loin, je jette un coup d'oeil de l'autre côté du ruisseau, caché par la haie qui le borde, en le traversant par un petit ponton et aperçois 2 ragondins qui broutent tranquillement à environ 30 mètres du cours d'eau, dans le semé de blé. Nous longeons le fossé profond qui rejoint le ruisseau jusqu'au passage près de la route puis revenons au bord du cours d'eau pour longer tranquillement la haie. Renaud me dit de faire l'approche. La haie me cache un moment des 2 animaux, je progresse rapidement en profitant du couvert puis je les aperçois à nouveau. J'avance maintenant doucement en stoppant à chaque fois qu'il lèvent la tête. Les cris des cochons, excités par l'heure du repas, résonnent fortement en provenance de la porcherie située juste de l'autre côté de la route. Les ragondins habitués n'y prêtent pas attention mais des merles, grives et geais commencent à décoller en poussant des cris d'alerte devant moi. Immédiatement, les ragondins lèvent la tête inquiets. Je stoppe et attends un instant qu'ils se calment. Ils finissent par reprendre leur repas, je recommence mon approche mais d'autres oiseaux s'envolent devant moi. Les ragondins démarrent et foncent vers le ruisseau. Je stoppe et attends, ils s'arrêtent à mi-chemin, écoutent, hume l'air puis font demi-tour et reprennent leur repas. Je reprends ma progression lente mais les cancanements des canards d'une ferme un peu plus loin les font démarrer et foncer au ruisseau. Je m'approche doucement de l'endroit où ils sont rentrés mais le ruisseau est encombré de végétation et je ne peux pas les voir. Nous faisons demi-tour.

Nous cherchons la flèche de Renaud en faisant des allers retour tous les 10 mètres dans le semé et Renaud finit par retrouver sa flèche non loin de l'endroit du tir. Je la pensais beaucoup plus loin. Un dernier coup d'oeil au cas où son ragondin serait ressorti mourir mais rien. Nous rentrons en longeant le fossé. En arrivant près de l'endroit où Renaud a tiré son premier ragondin, nous apercevons 2 ragondins qui broutent tranquillement près de l'arbre qui précède la zone de terriers. Je le laisse faire son approche. Il avance doucement mais à environ 30 mètres les ragondins deviennent inquiets et se tournent comme pour partir au fossé. Ils restent un moment immobiles et nous les observons sans bouger. Renaud qui a stoppé dans une position inconfortable commence à ressentir des douleurs mais les ragondins reprennent leur repas. Renaud reprend son approche jusqu'à environ 18 mètres avant de prendre son tir. Sa flèche passe juste au dessous du ragondin. Ils démarrent et se jettent bruyamment dans le fossé. Je m'approche et me poste devant 2 terriers proches où l'eau bouge. J'arme plusieurs fois mon arc alors que je pense voir sortir un museau mais rien. Alors que l'eau bouge de plus en plus je décoche dans le terrier au cas où mais le mouvement stoppé net. Je pars voir dans le terrier où est rentré le ragondin fléché par Renaud. J'agrandis l'entrée et sonde la galerie mais il est rentré trop profond. Renaud a récupéré nos flèches, la sienne est couverte de poil et il y a un poil sur la mienne, nous ne sommes pas passés loin. Nous retournons à la voiture. Renaud ne veut pas rentrer tard chez lui pour voir le match France-Pologne. En revenant vers la voiture, je remarque une silhouette au loin dans une prairie et je pense à un renard. Je récupère mon appareil photo à la voiture et reconnais un chat en zoomant.

Une sortie ragondin avec Renaud, 04 décembre 2022

Je fais quelques photos de mon ragondin et le laisse sur place pour les charognards, vu son état je préfère ne pas le garder pour mes chiens.

Une sortie ragondin avec Renaud, 04 décembre 2022

Il est temps de rentrer.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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