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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 17:09

Ce matin, nous avons décidé de faire notre petite réunion pour discuter du Canada, nous allons commencer par une petite sortie ragondin avant de manger chez Lionel pour planifier nos derniers préparatifs. Christophe a décidé de changer de territoire, Lionel nous a donc proposé de faire un tour sur un territoire qu'il a récupéré depuis peu, près d'Embats. Rendez-vous est pris chez lui pour 5 heures avant de partir pour le secteur de chasse. Nous sommes un peu trop en avance, nous attendons le lever du jour puis partons le long d'un ruisseau en direction d'une grosse mare mais étonnamment aucun ragondin n'est de sortie. Nous revenons donc rapidement à la voiture pour partir vers le canal de Labarthe. 

Arrivés sur place, je me gare au moulin puis nous partons en longeant le canal. Avant d'arriver en face de la bande boisée, nous jetons des bout de bois dans les joncs de la berge opposée pour tenter d'y déloger un ragondin mais rien ne bouge. En arrivant en face de la bande boisée, nous faisons décoller 3 mâles colverts. Nous avançons encore un peu quand un gros plouf retentit. Nous nous dispersons rapidement sur le bord de l'eau. Je presse le pas vers la passerelle composée d'un pylône EDF quand un beau ragondin ressort contre la berge opposée. J'arme mon arc, il se cale contre la berge opposée. Je prends rapidement ma visée au travers des feuillages d'une branche basse et décoche. L'impact retentit et le ragondin plonge. Il ressort vite devant Christophe qui est posté un peu plus en aval. Le ragondin se débat et disparaît derrière des bois morts, contre la berge opposée. Il me semble l'entendre bouger mais impossible de le voir. Christophe l'aperçois en se décalant un peu plus en aval et me le signale. Je le rejoins et aperçois mon ragondin qui finit ses derniers soubresauts. Je rejoins la passerelle et traverse pour aller chercher ma flèche et ma prise avant de revenir. Je le laisse au bout de la passerelle.

Nous reprenons notre chasse en longeant le canal, je laisse passer mes amis devant. La végétation a beaucoup poussé et nous cache souvent le canal, il nous faut régulièrement nous approcher au bord de l'eau pour tenter d'apercevoir un ragondin. Alors que nous arrivons au bout de la bande boisée. Christophe qui s'est approché au bord de l'eau, au sommet de la digue du canal, a aperçu un petit ragondin qui a traversé le canal un peu plus loin pour rentrer sous un arbuste qui penche au-dessus de l'eau contre la berge opposée à environ 20 mètres plus en amont. Il me montre l'endroit et je guide Lionel vers l'endroit derrière la digue du canal puis nous remontons cette dernière en face de l'endroit indiqué mais le ragondin est au terrier.

Nous continuons et traversons le canal un peu plus loin par le ponton. Je poste mes amis au bord du petit lac et en fais le tour en jetant des pierres pour tenter de leur rabattre des ragondins mais rien ne bouge. Nous repartons au bord du canal. Christophe passe à gauche et nous à droite.  Un peu plus loin, un petit ragondin plonge. Je l'ai juste entendu, Lionel l'a vu remonter en surface mais il a replonger aussi sec sans lui laisser le temps d'armer son arc. Un vol de guêpiers d'Europe nous survole en poussant ses cris très reconnaissables.

Plus loin, j'aperçois un couple de colverts sur le talus de la berge opposée, il finissent par décoller à environ 70 mètres de nous. Nous continuons un peu quand j'aperçois un ragondin de taille moyenne qui se met à l'eau à environ 15 mètres contre la berge opposée. Il était posé sur une plateforme de débris de jambe de maïs, calé contre la berge, derrière un arbuste bas. Un autre de la même taille le suit alors que je les signale à mes amis. 2 autres suivent, je m'approche un peu et tente de les montrer à Lionel qui ne les voit pas. Des petits ragondins suivent, 2 plongent, un stoppe au ras de l'eau. J'arme, vise et décoche mais le manque. Il s'avance encore un peu et je demande à Lionel, qui est juste derrière moi, s'il le voit mais il ne le voit toujours pas. Je réencoche et arme mon arc, il plonge et longe la berge. Lionel décoche mais le manque. Un autre petit arrive et stoppe avant de plonger. Ma flèche le traverse. Il tombe raide mort dans l'eau alors qu'un autre petit ragondin arrive derrière et plonge. De l'eau boueuse sort de sous la berge juste devant moi, les ragondins sont rentrés au terrier sous quelques arbustes juste devant moi. Christophe sort sa canne à pêche pour intercepter mon ragondin qui dérive dans le courant puis revient pour récupérer nos flèches.

Christophe va continuer à longer le canal et nous allons partir en longeant le ru. L'eau a beaucoup baissé et la végétation a beaucoup poussé ce qui ne facilite par l'observation du ru. Encore quelques guêpiers nous survolent bruyamment. En arrivant près d'une zone de terriers, l'eau est très boueuse, Lionel passe devant arc armé mais les ragondins sont déjà aux terriers. Nous continuons un peu mais rien. Nous faisons demi-tour et appelons près des terriers mais rien non plus. Nous retournons au bord du canal. Christophe a entraperçu un ragondin se mettant à l'eau mais sans avoir d'occasion de tir. Un filet d'eau boueuse sort de sous la berge opposée près de l'endroit où Lionel a manqué son ragondin, c'est certainement lui qui hésite à ressortir. Nous attendons un peu mais il ne sort pas. Nous retournons à la voiture en récupérant mes ragondins au passage.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Nous partons pour Aujan-Mournède. En route nous apercevons de nombreux lièvres de sortie dans les semés. Arrivés sur la zone, je me gare à l'entrée de la prairie et nous descendons vers le fossé par la route. Les cailles chantent encore aujourd'hui. Je vais rester avec Lionel pour chasser le long du fossé alors que Christophe va continuer le long de la route pour rejoindre le ruisseau un peu plus loin et le longer pour nous retrouver à mi parcours. Je commence à longer le fossé sur la gauche avec Lionel qui est passé sur la berge opposée à la mienne. Un peu plus loin, j'aperçois du mouvement au bord de l'eau et le signale à Lionel mais un gros ragondin plonge, puis un second alors que nous nous approchons. L'eau est agitée. Nous cherchons les ragondins au milieu des joncs qui encombrent le fossé et tombons sur un gros terrier devant lequel l'eau est très agitée. Les ragondins sont à l'abri. Je tente d'appeler sans succès. Nous continuons un peu sans rien voir et faisons demi-tour alors que Christophe est arrivé au coin de la prairie qui longe le ruisseau. Les vaches viennent à sa rencontre alors qu'il passe la clôture.

Nous retournons à la route et la traversons. Nous continuons à longer le fossé chacun de notre côté. Un peu plus loin, je repère un mouvement dans le blé brouté à ma gauche. Un ragondin mange tranquillement à 20 mètres devant moi, je siffle mon ami pour le stopper et lui montrer le ragondin que j'ai perdu de vue. Je tente de m'approcher un peu mais le ragondin démarre et trotine le long du blé. C'est certainement une femelle pleine vu son ventre énorme. J'arme et m'avance rapidement avant de suivre l'animal dans mon viseur mais il bifurque vers le fossé dans les herbes hautes. Lionel s'avance rapidement. Je désarme et m'avance également mais j'ai juste le temps de le voir rentrer au terrier. Je m'approche, l'eau bouge devant plusieurs terriers. J'appelle un instant sans succès mais alors que je m'avance en suivant le fossé, un ragondin surgit de son terrier à environ 5 mètres et part rapidement dans le fossé. Le temps d'armer mon arc, il est à environ 10 mètres. J'aligne vite ma visée alors qu'il fait encore quelques mètres et le tire rapidement juste avant qu'il ne se jette dans son terrier. Touché, il tente de rentrer au terrier mais ma flèche l'entrave. Coincé à 50 cm de l'entrée, il se débat en couinant. Je m'avance et me baisse pour l'apercevoir de cul dans le terrier. Ma seconde flèche l'immobilise rapidement. Lionel récupère mes flèches et mon ragondin. Ma première flèche trop haute était juste passée sous la peau. L'eau s'agite dans un terrier un peu plus en aval mais le remous se calme alors que je m'approche.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Nous continuons, un faisan chante dans le blé sur ma gauche. Nous retrouvons Christophe qui n'a pas vu de ragondin. Un brocard qui broutait les ronces au bord du ru est parti en trombe le long le ru, réduisant à zéro ses chances de voir des ragondins. Nous rentrons.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Alex

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 17:31

Aujourd'hui, je prévoyais de faire une petite réunion avec Christophe et Lionel pour préparer notre séjour au Canada après une sortie matinale au ragondin mais j'avais oublié que j'avais ma formation sécurité obligatoire pour conserver mon permis de chasse. Cette formation durant toute la matinée, j'ai dû annuler notre réunion mais Christophe étant motivé pour une sortie ragondin, nous nous donnons rendez-vous en début d'après-midi. Nous partons pour Aujan-Mournède. Je me gare à l'entrée de la prairie et nous partons à pied par la route pour rejoindre le fossé qui la traverse. Quelques cailles chantent dans le champ voisin. L'eau est boueuse, les ragondins étaient de sortie ce matin. Nous commençons par longer le fossé sur la droite de la route. Je fais passer Christophe devant. L'eau bouge devant un terrier, nous nous postons et je tente quelques appels mais le ragondin ne veut pas sortir. Rien un peu plus loin, nous partons pour le côté gauche. Le blé a bien poussé. Il est brouté à plusieurs endroits par les ragondins et je dis à Christophe qu'il nous faut surveiller le fossé et la culture pour ne pas nous faire surprendre. Nous longeons un moment le fossé sans rien voir, l'est est boueuse mais les ragondins sont rentrés. Brusquement, 2 ragondins sortent du blé, à quelques mètres de nous et foncent vers le fossé. Ils essayent de rentrer à 2 dans le même terrier sans succès. J'arme mon arc. L'un d'eux renonce et part en longeant la berge de droite. L'autre rentre au terrier. Je suis le fuyard dans mon viseur et le flèche juste avant qu'il n'entre dans un terrier. Ma flèche est trop en arrière, il se débat pour se dégager. Une seconde flèche de tête l'immobilise. Christophe reste posté devant le terrier où est entré l'autre, je tente d'appeler mais rien ne sort. Mon ami part un peu plus loin vers les terriers près de la sortie de la buse alors que je récupère mon ragondin et mes flèches.

Christophe n'a rien vu, un peu plus loin l'eau bouge sous notre côté de berge, nous nous postons et j'appelle mais l'eau se calme. Je me décale plus en amont et laisse Christophe au poste, j'agite l'eau et continue d'appeler mais toujours rien. Nous continuons et traversons le fossé un peu plus loin. Juste avant virage, un gros remous attire mon attention, nous nous postons et j'appelle mais l'eau se calme et rien ne vient. Nous continuons vers le ruisseau, Christophe contrôle les terriers quand j'aperçois un ragondin au gagnage plus loin sur la bande enherbée qui longe le cours d'eau. Christophe me dit de tenter l'approche. Une approche directe en coupant à travers le champ travaillé est impossible. Je longe doucement le fossé, les cris lointains d'un faisan inquiète le ragondin qui relève la tête. Je me fige, il reprend son repas, je stoppe régulièrement dès qu'il redresse la tête mais brusquement, alors qu'il est encore à 40 mètres, il lève le museau au ciel et hume l'air avant de foncer vers le ruisseau. Le vent a tourné et m'a trahi. Nous rejoignons le bord du ruisseau et je fais passer Christophe devant. Un peu plus loin, un ragondin démarre au fond du ruisseau encaissé, l'eau s'agite devant un creux sous des racines et le ragondin gronde furieusement du fond de son terrier. Nous continuons et arrivons à la clôture électrique qui délimite la prairie d'herbes hautes. Nous la passons et longeons doucement le ruisseau quand je repère un gros ragondin qui avance dans l'herbe haute, à environ 40 mètres. Christophe tente l'approche mais le ragondin semble partir vers le ruisseau. Nous le perdons de vue dans les herbes hautes, Christophe accélère mais un second gros ragondin démarre plus loin dans la prairie et fonce au ruisseau faisant démarrer l'autre qui saute également au ruisseau. Un autre ragondin démarre mais stoppe vite dans les herbes hautes. Je me positionne entre lui et le ruisseau alors que Christophe tente une approche. Le petit ragondin s'est tapi au sol et essaie de se faire oublier mais Christophe l'a vu et le flèche à 2 mètres. Sa première flèche est trop en arrière, Il le double pour l'achever avant de le récupérer. C'est un ragondin roux, c'est la première fois que j'en vois un de cette couleur.

Nous le laissons sur place et continuons à longer doucement le ruisseau tout en surveillant la prairie. Un peu plus en amont, nous traversons le ru pour revenir par l'autre berge. Je tente de retrouver les 2 gros ragondins qui nous ont échappés quand j'aperçois un gros remous sous le berge, juste devant moi. Je fais signe à Christophe, un gros ragondin s'avance de moins d'un mètre et se cale sous une grosse branche en V, tombée en travers du ru. J'arme mon arc, il s'avance un peu plus et se retrouve bien dégagé de cul. Je vise rapidement et décoche, l'impact retentit mais flèche plantée au fond du ru reste sur place et le ragondin démarre en trombe, sort de l'eau et disparaît en remontant le talus abrupt de la berge opposée. Je ne comprends pas comment j'ai pu le manquer, c'était un cadeau. Christophe l'a vu rentrer au terrier, faire une pause à l'intérieur puis s'enfoncer plus profondément. Nous apercevons des grosses gouttes de sang sur la coulée qui remonte au terrier situé en haut du talus. Christophe me propose d'aller chercher ma flèche au fond du ru encaissé car il a des bottes contrairement à moi. Nous continuons ensuite à longer le cours d'eau et passons un fossé qui longe le passage qui enjambe le ruisseau. L'eau est boueuse à l'entrée d'un terrier dans le fossé à moins de 10 mètres du cours d'eau. Nous traversons le ruisseau par le passage, nous revenons vers le terrier où est rentré mon ragondin blessé. Arrivé au terrier je coupe une branche pour le sonder alors que Christophe part chercher son ragondin. Le ragondin est entré trop profondément, il est perdu. Des traces de sang ponctuent la coulée qui remonte au terrier.

Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022
Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022

Une grosse tâche de sang est visible dans le terrier où le ragondin a fait une pause.

Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022

Au retour de Christophe nous partons chercher mon ragondin et retournons à la voiture.

Nous partons pour le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et nous partons par la gauche du canal. Alors que nous arrivons en face du départ de la bande boisée qui démarre après un gros fossé qui descend de la route, un gros ragondin démarre dans la bande boisée et se jette à l'eau. Je pars me poster un peu plus en amont, près pylône EDF servant de passerelle, Christophe part se poster un peu plus en aval. Nous attendons un moment mais le ragondin ne se montre pas. Nous reprenons notre progression, un peu plus loin, un remous attire mon attention mais il s'agit d'une poule d'eau. Un peu plus loin, Christophe pense voir un petit animal plonger mais nous ne voyons rien ressortir. Encore un peu plus loin un animal non identifié se débine le long de la berge opposée pour partir derrière nous. En passant, il fait bouger une petite branche partiellement immergée, je pars vite un peu plus en aval en espérant l'intercepter mais il a disparu. Nous continuons à longer le canal, rien ne bouge. Nous passons le ponton pour aller prospecter le petit lac. Je poste Christophe en face d'une zone de terriers et pars faire le tour du lac en lançant des cailloux mais rien ne bouge. Je retourne vers Christophe qui n'a rien vu. Nous repartons au bord du canal mais chacun de son côté. Je longe côté droit, 3 gros ragondins se poursuivent sur l'eau à environ 60 mètres en amont. Je les montre à Christophe mais de son côté, la berge du canal les lui cache. L'un d'eux vient contre la berge de mon côté à environ 50 mètres. Nous approchons doucement, Christophe est caché derrière la digue du canal. Arrivé à environ 15 mètres de là où j'ai perdu le ragondin de vue, je fais signe à Christophe et continue à avancer un peu, j'aperçois alors le ragondin qui fait sa toilette et se frotte les moustaches sur un arbuste tortueux qui pousse au ras de l'eau. J'arme mon arc mais si je tire je vais perdre la flèche qui coulera dans le canal. Christophe remonte doucement le talus du canal en armant son arc, je comprends qu'il a la possibilité de trier. Je le laisse tenter sa chance. Sa première flèche, qui a touché la colonne, a cloué le ragondin à la berge. Un autre ragondin que je n'avais pas vu, à côté du premier, a plongé dans un grand remous boueux. Le ragondin fléché ne semble pas pouvoir se dégager mais mon ami lui décoche 2 autres flèches pour l'achever. Un autre gros ragondin remonte en surface au milieu du canal à environ 20 mètres plus en amont. Je fais un boucle sur la droite en courant pour avancer rapidement, mais  il traverse le canal et rentre sous de la végétation pendante contre la berge opposée. De l'eau boueuse sort de sa cachette, il n'est peut-être pas rentré au terrier. Je reste posté un moment mais rien ne sort, je vais chercher des pierres dans le champ et les jette dans la végétation mais rien ne sort. Je pars récupérer les flèches de mon ami et son ragondin. Je lui envoie ses flèches et pose le ragondin sur la berge. Nous reprenons notre chasse, à l'entrée du ru l'eau boueuse est agitée après la buse qui le relie au canal. Je repère le terrier d'où vient l'agitation. Je me poste et appelle mais le remous stoppe. Je continue un peu plus loin, de l'eau boueuse sort de 2 terriers, l'eau s'agite dans le gros terrier juste à côté, je tente quelques appels mais rien. Je continue et arrive sur une zone truffée de terriers. L'eau est très boueuse devant, j'appelle un moment mais rien ne bouge, je continue à longer le ru mais pas de ragondin. Je fais demi-tour et alors que je repasse devant la zone des terriers, l'eau s'agite devant un puis 2 puis 3 terriers. J'attends un moment puis tente à nouveau d'appeler mais rien ne vient. Christophe a fait demi-tour lui aussi. Je ne vais le faire attendre, je le rejoins en longeant le ru. Nous récupérons son ragondin et revenons vers la voiture en longeant le canal, pas le moindre ragondin, en arrivant à l'endroit où avait plongé le gros ragondin au départ nous redoublons d'attention mais il n'est pas là. Sachant qu'il se gîte parfois dans les joncs de la berge opposée, je jette une branche dans la végétation de la berge opposée, rien. Je ramasse une seconde branche quand un gros ragondin se met tranquillement à l'eau en sortant des joncs avant de sonder. Il semble partir vers le moulin, je cours le poster un peu plus loin. Après quelques secondes un léger remous attire mon regard contre la berge opposée, juste en face de moi. J'observe le secteur au travers des feuillages d'une branche basse qui penche au dessus de l'eau et aperçois la tête du gris ragondin qui s'est calle contre une souche. J'arme mon arc, et trouve une toute petite fenêtre de tir au travers des feuillages en pliant les genoux. Je vise juste derrière sa tête et tire, mon ragondin est cloué sur place et se débat furieusement en perdant beaucoup de sang. Il finit par se dégager en cassant mon insert et revient mourrir près de la berge. Je le rapproche de la berge à l'aide d'une branche et mon ami le site de l'eau. Je fais ensuite je tour par le moulin pour aller chercher ma flèche qui flotte en face, prise dans la végétation. L'insert et la lame sont restés dans la souche. Christophe à ramener les ragondins à la voiture, nous rentrons. La grosse femelle acusera 8.2 kg à la pesée.

Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022

Alex

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 18:36
Une superbe chasse au pays du boc balear, 23 avril 2022
Une superbe chasse au pays du boc balear, 23 avril 2022

Un futur récit dans Charc,

Alex

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 13:27

En ce début d'après-midi, je pars faire un petit tour au ragondin. Il est 12h30 quand je pars de chez moi pour rejoindre le secteur d'Aujan Mournède. Je me gare à l'entrée de la prairie puis descends tranquillement par la route. Arrivé au fossé, je commence par jeter un coup d'œil sur la droite, plusieurs grenouilles plongent près de la route. L'eau est boueuse, signe d'une activité récente. Je commence à longer le fossé, faisant plonger d'autres grenouilles. Un mâle colvert décolle au milieu des joncs c'est très certainement lui qui a troublé l'eau. Plus en amont l'eau est d'ailleurs plus claire. Pas le moindre ragondin, je fais demi-tour, en arrivant près de la route une cane colvert décolle des joncs. Je passe la route pour suivre le fossé de l'autre côté.

J'avance doucement vers la zone où j'ai approché 5 ragondins l'autre jour sans pouvoir les tirer. L'arbre qui borde l'autre berge du fossé me cache les trous. En arrivant près des trous, je constate que l'eau est très boueuse, les ragondins étaient de sortie il y a peu.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Le vent souffle plus ou moins à la perpendiculaire du fossé, de ma berge vers L'autre. Je m'avance tout doucement pour me poster en face des terriers principaux quand 2 gros ragondins surgissent d'un terrier pour rentrer aussitôt dans le suivant en se coursant. Je me prépare en espérant les voir ressortir mais rien. J'appelle un moment sans succès puis reprends ma progression.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Au loin, au niveau d'une buse qui se jette dans le fossé, j'aperçois un gros ragondin qui surgit du blé et fonce vers le fossé au travers de la bande enherbée d'environ 6 ou 7 mètres de large que je longe. Je continue ma progression lente quand 2 ragondins sortent de sous la berge opposée à quelques mètres de moi et se débinent de cul en rasant la berge opposée sous laquelle ils disparaissent par moment. J'arme mon arc et aligne le plus proche qui se débine au milieu du fossé à environ 12 mètres. Je décoche, à l'impact, le ragondin et tué sur le coup alors que le second fonce au terrier à 2 mètres plus en avant. Je réencoche, m'avance doucement et me poste en face du terrier où est rentré le fuyard. L'eau bouge encore. Je tente d'appeler mais rien ne vient et l'eau se calme alors que le sang du ragondin mort rougit le fossé.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Je récupère mon ragondin et ma flèche restée en travers. Elle rentre au milieu du dos sur la gauche de la colonne vertébrale et sort dans la gorge. Je le pose sur la berge et continue ma chasse.

Quand j'arrive à l'endroit où le gros a plongé, l'eau bouge à l'entrée d'un gros terrier de la berge opposée. Je me calle au dessus d'un terrier effondré qui longe la buse qui se rejette au fossé, à environ 7 mètres de l'entrée du terrier où l'eau bouge. Cet effondrement me permet de voir l'intérieur du terrier côté fossé. Je commence à appeler et immédiatement, j'entends démarrer un ragondin sous mes pieds dans le terrier. Il commence à gronder mais il ne est derrière moi, du côté du terrier que je ne vois pas. Je continue à appeler mais l'eau se calme à l'entrée du terrier.

Je me remets en mouvement, un peu plus loin, un chevalier s'envole du fond du fossé en protestant, je traverse le fossé avant qu'il ne bifurque à droite pour rejoindre le ruisseau en longeant une haie épaisse. Le long de la haie se trouvent de nombreux terriers alors que le fossé est beaucoup plus encaissé et j'avance tout doucement en espérant surprendre et un ragondin. Je repère un petit remous sous un tronc couché contre mon côté de verge et tente d'appeler mais rien ne vient et le remous se calme. Je rejoins le ruisseau et le longe en direction de l'habitation mais le vent est dans mon dos. Pas de ragondin en vue dans la prairie. Près de l'habitation, un troupeau de blondes d'Aquitaine broutent tranquillement. J'avance doucement sans rien voir et me déconcentre un peu. Alors que j'arrive au bout de la zone chassable un ragondin de taille moyenne surgit des herbes hautes de la prairie et fonce vers le fossé où je le perds de vue. Une bande de ronces me cache le ru, j'avance un peu pour trouver un passage pour le traverser et longer l'autre rive pour trouver le terrier du ragondin mais je ne le trouve pas. Je retraverse le ru pour rentrer en le longeant. Une grosse grenouille prends le soleil près du tronc sous lequel l'eau s'agitait tout à l'heure, c'était peut être elle.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Après le virage, je relève, au même endroit, le même chevalier qui s'envole à nouveau du fond du fossé en protestant. Quelques hirondelles survolent les blés en rasant la culture. Je m'approche doucement du terrier effondré mais je me fais surprendre par le ragondin qui recule brusquement dans la pénombre du terrier. Avec ce soleil impossible de voir quoi que ce soit dans l'ombre du terrier, ce n'est pas la peine de rester poster, je ne verrai pas arriver le ragondin. Je récupère mon ragondin et rentre à la voiture.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Je pars pour Saint-Arroman, je me gare près du Sousson après avoir traversé le ruisseau par le passage busé. Un Héron cendré se pose à environ 200 mètres plus en aval. Alors que je m'approche du ruisseau un martin pêcheur arrive au ras de l'eau sur droite du cours d'eau. Il fait une pirouette au ras de la berge et semble disparaître dans les ronces qui bordent l'eau, je m'avance doucement mais rien, il a disparu. Avant de partir, je dégage les 3 passages de buses sous le pontons en béton en retirant le bois mort bloqué en travers, cela évitera que l'eau passe par-dessus le ponton lors des prochaines pluies. Je remonte doucement le Sousson mais l'eau limpide est très calme, juste je dérangerai à nouveau le martin pêcheur qui s'enfuira en suivant le lit du cours d'eau.

Je fais demi-tour un peu plus loin et repasse le ponton pour continuer à longer le ruisseau par la droite. Le secteur est très calme, le héron décolle devant moi dans le lit du ruisseau. Un peu plus loin c'est un mâle colvert qui démarre et fuit en volant au-dessus du cours d'eau. Encore un peu plus loin, un gros ragondin sort de la végétation qui borde l'eau de mon coté du ruisseau, se met à l'eau et plonge aussitôt pour disparaître avant que je n'est le temps de réagir. Je traverse doucement le ruisseau et remonte le talus abrupt pour aller me poste et appeler en face de l'endroit où il a disparu. Rien ne bouge, je reprends ma chasse mais toujours rien malgré les nombreux indices de fréquentation. Avant d'arriver à la route de Masseube, je dérange à nouveau le héron puis le mâle colvert. Je fais demi-tour au niveau de la route puis traverse la bande de blé étroite qui longe le Sousson pour remonter vers un lac un peu plus haut. Alors que je passe la digue du lac, 2 mâles colverts, qui traversaient le plan d'eau à l'autre bout de ce dernier, prennent leur envol. Je fais tranquillement le tour du lac. Pas de ragondin en vue mais les joncs coupés et des crottes fraîches attestent de leur activité sur le secteur. Une cane colvert surgit des joncs alors que je termine le tour du plan d'eau. Je redescends vers le ruisseau, de nombreuses grenouilles sautent dans la flaque à la sortie du déversoir. Le chant des grillons emplit l'air, il faut déjà chaud, je décide de rentrer. Pour préparer mon ragondin qui servira de repas à mes chiens.

 

Alex

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 22:06

En ce début d'avril, ma compagne a décidé d'aller voir sa sœur en Espagne. Elle vit à Elche, près d'Alicante. Cela fait quelques années que je rêve d'aller me confronter aux grands gibiers espagnols de montagne. Je décide donc de contacter Joan sur Messenger, c'est grâce à lui que j'ai déjà pu chasser les chèvres sauvages à Majorque. Il me donne le contact de Toni qui lui me met en contact avec un de ses amis guide avec lequel je pourrai chasser le mouflon à manchette. Toni s'occupe également de m'avoir mon permis de chasse. Il me donne le choix entre 2 territoires et je choisis Alcoy qui est à moins d'une heure d'Elche. Nous calons le 4 avril toute la journée et le 5 juste pour la matinée. Le rendez-vous est pris au restaurant "El Nuevo Poligono" pour 7h30 le 4 avril. Toni m'a envoyé par WhatsApp la photo de mon permis.

Nous passons nos 2 premiers jours de vacances sur Valence. Ce lundi matin, je me réveille un peu avant que le réveil ne sonne vers 5 heures, j'ai un peu plus d'une heure de route jusqu'à Alcoy.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Je me prépare tranquillement et rejoins la voiture. Il pleut et la météo annonce de la pluie toute la journée. Arrivé devant le restaurant, je me change dans ma voiture et prépare mes affaires en attendant l'heure du rendez-vous. Vers 7h15, je sors de la voiture et pars attendre devant le restaurant pour guetter l'arrivée de Pedro qui sera mon guide pour la journée. Toni m'a envoyé sa photo. Un 4x4 arrive et se gare de l'autre côté de la route mais ce n'est pas Pedro, l'homme habillé en tenue de chasse passe devant moi et me salue, je lui réponds et il rentre dans le restaurant. Quelques minutes plus tard, un pick-up blanc se gare sur ma gauche et 2 hommes habillés en camo en sortent. Il me semble reconnaître Pedro mais, dans l'obscurité, je n'en suis pas sûr. Il jette un coup d'œil vers moi et rentre dans le restaurant avec l'autre homme. Je rentre à mon tour et me dirige vers eux. C'est bien Pedro, je me présente et Pedro m'invite à déjeuner avec les 2 autres chasseurs. Le premier chasseur vu est en fait un garde de la zone de chasse où nous allons chasser, il s'appelle Paco. Nous déjeunons tranquillement et discutons un peu. L'autre chasseur est un ami de Pedro venu chasser une semaine, il vient du nord de Majorque où il possède une zone de chasse. Chose amusante, il connaît mon ami Francisco chez qui j'ai chassé presse palma. Nous partons ensuite, 2 par véhicule, pour le territoire de chasse. Je pars avec Paco, nous montons un peu plus haut en montagne. Il pleut toujours, j'espère que ce temps me sera favorable pour chasser à l'approche. Nous prenons un chemin forestier barré par un câble tendu entre deux plots en béton. Pedro, ouvre le cadenas et nous passons la barrière puis il referme derrière nous. Nous montons un peu plus et stoppons dans un virage au départ d'un second chemin qui part sur la droite. Paco me donne mes affaires pour que je parte avec Pedro et l'autre chasseur prend une carabine de prêt. Après quelques explications sur son fonctionnement par Pedro, il monte avec Paco et ils partent en continuant le chemin en voiture. Pedro m'explique que nous allons partir chasser en suivant le chemin au départ duquel nous sommes garés. Je lui demande comment on reconnaît les mâles, il me dit en rigolant que c'est ceux qui ont des testicules puis me montre des photos d'animaux prélevés par des clients. Les cornes des mâles sont plus grosses, leur tête plus large et les femelles ont une sorte de trait blanc étroit qui souligne l'arcade sourcilière.

Je finis de me préparer et nous voilà partis. Nous progressons lentement sur le chemin en surveillant le secteur noyé dans le brouillard et sous la pluie. Notre visibilité se limite à 20 ou 30 mètres maximum. Le bois clair est planté de pins sous lesquels poussent une végétation basse arbustive plus ou moins dense. Pedro observe régulièrement à l'aide de sa lunette thermique mais rien en vue. Le chemin se termine sur une zone dégagée où ont été répandus des grains de maïs. Pedro m'explique que le gibier est régulièrement agrainé. Un agrainoir automatique est pendu à un pin un peu plus loin. Il m'explique que le secteur est peuplé de cerfs, mouflons, mouflons à manchette et sangliers. Cette zone de chasse est la seule d'Espagne où la chasse du mouflon à manchette est autorisée toute l'année. Pedro me dit que je dois impérativement tirer un mâle et m'explique que Toni flèche régulièrement sur cette zone. Nous retournons tranquillement à la voiture sans voir d'animaux. Nous remontons le chemin en voiture et surveillons les abords du chemin où la végétation n'est pas trop dense ou a été défrichée pour aménager des zones de nourrissage. Pedro s'arrête un peu plus loin au départ d'un chemin et me dit que le mieux pour moi c'est de chasser seul pour optimiser mes chances d'approcher un animal. Il m'explique qu'il le faut suivre doucement le chemin en surveillant les 2 côtés jusqu'à arriver sur une zone où des petits champs ont été dégagés et au bord desquels des miradors ont été aménagés. Il me conseille de bien prospecter autour de ses champs nourriciers. Il me propose sa veste imperméable mais je lui explique qu'elle est trop bruyante. Je quitte donc le pick-up et remonte tout doucement le chemin dans le brouillard épais. La pluie se transforme peu à peu en gros flocons de neige à mesure de mon ascension. Le temps ne me permet pas de prendre mon appareil photo qui n'est pas étanche et je dois me contacter mon téléphone portable étanche qui ne fait pas de belles photos.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Dès que le bois s'éclaircit un peu j'y entre en suivant les passages de gibier pour tenter d'apercevoir un mouflon à manchette mais rien. Arrivé sur la zone de champs nourriciers, je fais le tour de la zone mais aucun animal en vue. Le sol est encore nu, la végétation n'a pas encore poussé.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Mes vêtements non étanches sont vite trempés. Le secteur ne semble pas très fréquenté, seules quelques traces et des tas de crottes qui ne semblent pas frais. Un vent soutenu et glacial souffle sur la zone. Je repère les différents miradors placés en bordure des zones dégagées. Une fois tout le secteur prospecté, je décide de redescendre en passant par une zone plus claire dans le bois. Je progresse doucement et biaise doucement pour rejoindre le chemin. Aucun animal en vue. Le chemin rejoint, je rejoins Pedro. Mes vêtements trempés fument dans l'habitacle chaud de la voiture, Pedro me dit que je suis un fou de chasser comme ça sans vêtements étanches sous cette pluies glaciale.

Nous continuons à monter en suivant le chemin et passons devant une zone de nourrissage. Pedro m'explique que la veille il y avait un beau troupeau sur cette zone mais rien aujourd'hui. Nous continuons et arrivons à une belle bâtisse où habite le propriétaire de la zone.  Derrière l'habitation s'ouvre une zone dégagée noyée dans le brouillard où Pedro m'explique que beaucoup d'animaux viennent manger tous les jours. Il réserve ce secteur pour cette après-midi. Nous continuons à monter et stoppons près d'une petite cabane plantée sur la bordure droite du chemin, adossée au bois. Un champ nourricier nu s'ouvre devant la cabane sur l'autre côté du chemin. La voiture de Paco est garée contre la cabane. Nous quittons la voiture pour rentrer dans la cabane où sont postés Paco et l'autre chasseur. Ils nous invitent à manger quelques gâteaux et un bout de chorizo. Ils ont vu passer un renard et des femelles mouflons. Il semble qu'hier il y avait une grande quantité d'animaux sur ce secteur. Nous discutons un moment puis nous repartons avec Pedro pour un nouveau secteur. Nous continuons à monter le chemin et nous nous garons un peu plus haut. Pedro m'explique qu'il me faut suivre le chemin pour rejoindre 2 champs nourriciers dont je devrais faire le tour. Je pars donc en suivant le chemin. Arrivé au premier champ à nu comme les autres, je le longe par la droite à quelques mètres à l'intérieur du bois de chênes verts qui poussent au milieu des gros rochers. Les branches basses sont toutes broutées, signe de la quantité d'animaux sur le secteur. Le brouillard toujours aussi épais et la pluie limite beaucoup ma visibilité et l'objectif de mon téléphone trempé ne me permet plus de faire de photos correctes. Un gros sanglier a retourné de frais la bordure du bois et semble être descendu dans les rochers en contrebas. Rien sur le premier champ. Je reprends le chemin et rejoins le second champ dont je fais le tour en commençant par la bordure de droite. Arrivé au bout du champ, je continue à le longer par l'intérieur du bois clair qui remonte sur l'autre côté du champ. Je progresse doucement quand un mouvement attire mon attention. Un énorme écureuil roux au pelage grisonnant et au ventre très blanc s'est figé à un mètre du sol sur le côté droit d'un tronc à quelques mètres de moi. Nous nous observons un instant puis il redescend au sol et fuit pour disparaît plus haut dans le brouillard. Je poursuis ma chasse en prospectant le bois clair mais toujours rien. Je tourne un moment sur la gauche des champs sans voir d'animaux puis retourne à la voiture.

Je suis trempé, Pedro me dit encore une fois que je suis fou de chasser sans vêtements imperméables mais, en marchant, je n'ai pas froid. Nous redescendons, il sera bientôt l'heure d'aller manger. Sur le chemin, nous repassons devant la maison du propriétaire. Il a sorti ses 5 bergers d'Anatolie. Certains sont attachés mais d'autres sont en liberté. Arrivé au bout du premier chemin que nous avons chassé ce matin. Pedro me propose d'aller me poster une heure sur la zone de nourrissage. Cette idée ne m'enchante pas trop mais je décide de tenter le coup. Je prends le chemin seul et avance doucement en surveillant les 2 côtés. Un rouge gorge m'accompagne en me devançant de quelques mètres. Brusquement, un léger mouvement dans le brouillard me fait stopper net et mes yeux se posent sur 2 jeunes mouflons à manchette. Ils sont plein travers à 15 mètres, têtes à gauche. Impossible de savoir si ce sont des mâles. Je reste immobile à les observe plusieurs secondes. Ils finissent par s'éloigner tranquillement dans la végétation arbustive. Je m'avance d'un pas et me fige aussitôt en apercevant 2 autres animaux, à environ 40 mètres, qui étaient cachés par un arbuste. C'est un autre jeune et un plus âgé aux cornes plus imposantes qui regardent vers moi de face. Alors que je les observe immobile, les 2 autres font vite demi-tour pour venir se replanter à environ 15 mètres. Impossible de les sexer. Je reste immobile, je suis incapable de savoir si ce sont des animaux tirables. Ils restent immobiles quelques secondes puis repartent, font environ 20 mètres puis font demi-tour et reviennent se planter à 18 mètres environ. Ils me rendent fou. Ils restent un court instant puis remontent vers la crête et je les perds de vue dans la végétation. Les 2 autres regardent vers moi sans bouger. Je fais doucement marche arrière pour être caché par l'arbuste puis remonte doucement vers eux, caché par le feuillage de l'arbuste. Arrivé au pied de ce dernier, je me penche doucement et aperçois le plus gros à environ 15 mètres. Il regarde vers moi de face mais impossible de savoir si c'est un mâle. Après quelques secondes, il démarre entraînant le plus jeune avec lui et ils disparaissent derrière la crête. Je suis à la fois très content d'avoir pu observer mes premiers mouflons à manchette et à la fois très frustré par cette belle approche que je n'ai pas pu concrétiser à cause de ma méconnaissance de cet animal. 

Je reprends ma progression sur le chemin et arrive à la zone de nourrissage sans avoir vu d'autres animaux. Je regarde où me poster mais cette idée ne m'enchante vraiment pas. Je décide de tenter de retrouver des animaux en prospectant sur le secteur. Je monte par les coulées du penchant d'en face et tourne tranquillement un moment sur le secteur en revenant vers la voiture ou j'arrive sans avoir vu d'autres animaux. J'explique ma chasse à Pedro et lui décris les animaux, il m'annonce qu'il s'agissait certainement de jeunes mâles ce qui ajoute encore à ma déception et le fait rire. Je crains d'avoir laissé passer l'occasion de mon séjour. Nous redescendons au restaurant pour retrouver Paco et l'autre chasseur pour manger.

Après un bon repas chaud, nous retournons dans la montagne. Il pleut toujours mais moins. Au départ de la piste, nous croisons le propriétaire qui s'arrête pour nous saluer et discuter un peu avec Pedro. Pedro me laisse au premier chemin pour chasser un moment car il doit aller chercher quelque chose et il me récupérera sur le chemin principal. Il le dit de chasser le chemin puis de remonter en chassant le long du chemin principal, jusqu'à l'habitation du propriétaire, le temps qu'il revienne. Je pars donc chasser mais ne voyant rien sur le premier chemin, je reviens sur le chemin principal et commence à le suivre quand il se sépare en 2. Sur la droite le chemin rejoint une habitation que je n'avais pas remarquée dans le brouillard ce matin. Je le dirige vers cette dernière puis regarde les prairies autour. Ne voyant rien je coupe à travers bois pour rejoindre le chemin principal puis le suis doucement. Au bout d'un moment à suivre le chemin, j'ai un gris doute, comme j'ai coupé, je le demande si je n'ai pas manqué un virage car la ligne droite du chemin me semble bien longue. Je fais donc demi-tour et tombe sur Pedro qui remonte. Je monte en voiture et nous remontons jusqu’aux prairies derrière la maison du propriétaire de la zone. Les chiens ont été rentrés dans la cours fermée. Nous nous garons près d'une chaise d'affût située au-dessus d'une zone de nourrissage. Pedro appâte la zone et me propose de me poster sur la chaise d'affût perchée entre 3 et 4 mètres de haut. Je n'ai jamais chassé de cette façon mais je m'exécute malgré mon vertige. Je monte doucement, le vent qui secoue l'arbre agite l'échelle ce qui ne me rassure pas trop. Arrivé en haut, j'ai un très mauvais feeling. Pedro me fait signe pour le demander si ça va, je lui fais signe que non, étonné, il le demande pourquoi et je lui explique que j'ai le vertige et que je n'aime pas ce mode de chasse. Il me dit que je peux me poster au sol si je préfère ou chasser le long d'un chemin qui passe plus en arrière. Le vent tournant va me trahir du je reste près de la zone de nourrissage. Je redescends, aidé par Pedro qui attrape mon arc et décide de suivre tranquillement le chemin. Pedro repart en voiture et me laisse sur le secteur. Des mésanges noires picorent sur le bas-côté. J'avance doucement quand mon téléphone sonne. C'est Pedro qui m'appelle. Il a repéré un groupe d'une dizaine d'animaux un peu avant l'habitation. Je raccroche et fais demi-tour. Je contourne doucement l'habitation par la gauche mais les chiens se mettent à aboyer. Le brouillard s'épaissit de plus en plus. La maison passée, je suis le chemin doucement et longe une zone défrichée récemment pour aménager une zone de nourrissage. Pas d'animaux en vue, j'envoie un message à Pedro pour lui demander de me préciser la position des animaux mais il ne répond pas. Je me remets en marche et stoppe, contre un arbre qui borde le chemin, pour observer quand mes yeux se posent sur des silhouettes dans le brouillard. Je reconnais vite les cornes en croissant. Ce sont des mouflons à manchette. Il y en a plus de 10. Arrêtés derrière un tas de grumes, à environ 40 mètres, les premiers regardent vers moi. Je reste immobile contre l'arbre. Quelques jeunes mouflons arrivent pour rejoindre le groupe. Une voiture arrive sur le chemin et passe juste à côté de moi, je reste immobile mais les animaux deviennent nerveux et rejoignent le bois tout proche où je les perds de vue. J'espère qu'ils ne sont pas allés très loin et décide de tenter une approche. Je fais une boucle en revenant vers la maison, pour rentrer au bois à bon vent et ne pas risquer d'être vu par les animaux, puis commence ma progression lente dans le bois. Mon téléphone sonne, Pedro vient de me répondre, je lui renvoie un message pour lui dire que j'ai vu les animaux. Je continue à avancer tout doucement quand un mouvement attire mon regard. 3 gros mouflons à manchette, avancent tranquillement à un peu plus de 30 mètres de moi dans la végétation. Je les perds vite de vue et alors que je m'attends à les voir passer dans un clair tout proche, rien. Ils semblent avoir disparus. Je m'approche très lentement quand un léger craquement m'interpelle. Je regarde tout autour de moi et aperçois, un peu sur la gauche, dans un couloir formé par la végétation, 3 gros mouflons à manchette qui broutent les branches basses. Ils ne sont qu'à 12 mètres. J'arme mon arc et attends que l'un d'eux se présente bien et se dégage des autres. Un premier s'avance et passe derrière des chênes verts où je le perds de vue. Un second, un très beau mâle, s'avance et se positionne plein travers juste avant les chênes verts. Je cale ma visée et décoche. Ma flèche le semble parfaite, elle va atteindre l'animal au défaut de l'épaule mais aucun impact ne retentit dans l'animal. J'entends juste le tintement de ma lame qui touche un caillou en heurtant le sol. Je ne peux pas croire que j'ai manqué ce bel animal. Les mouflons démarrent et disparaissent dans la végétation. J'attends un instant puis pars examiner la zone du tir. Ma flèche est plantée au sol. Pas de sang, pas de poil. Je la remets au carquois après l'avoir bien examinée. Je tourne un moment sur le secteur sans arriver à trouver le moindre indice de blessure. Je suis dégouté, comment est-ce possible ? J'ai certainement dû heurter une branche et ma flèche a dû dévier au dernier moment vers le bas.

Je tourne un moment dans le sous-bois qui a été nettoyé sur un grand secteur en essayant de retrouver les animaux mais rien. Je finis par revenir sur le chemin et recommence à le longer doucement tout en surveillant le secteur. Après quelques centaines de mètres sans rien voir. J'aperçois une masse sombre en mouvement à environ 50 mètres devant moi, à environ 7 ou 8 mètres de la bordure du chemin, sur la gauche du chemin. C'est un jeune sanglier d'environ 40 kg qui fouille le sol en quête de nourriture. Je serre la bordure gauche du chemin et longe les arbres pour m'approcher au maximum. J'avance très lentement et arrive à 6 ou 7 mètres du petit sanglier. Il est plein travers, le tir est facile mais je ne suis pas là pour lui. Il avance encore un peu en fouillant le sol et passe derrière un petit arbre pour ressortir au bord du chemin. Il tourne la tête vers moi et m'aperçoit, il démarre en trombe et traverse le chemin en dérapant pour sauter dans le bois en contrebas. Je suis encore le chemin un moment mais pas de mouflon. Je finis par faire demi-tour, toujours rien. Je jette un coup d'œil sur la zone d'appatage, rien non plus. Je refais un tour dans le bois sur la gauche du chemin sans plus de succès. Le temps passe, il va être 19 heures.

J'envoie un message à Pedro pour lui dire que je vais redescendre en chassant le long du chemin. Il me répond "ok". Je redescends donc doucement en surveillant les côtés du chemin mais toujours pas d'animaux en vue. Quand j'arrive à la voiture, il n'y a personne. J'envoie un message à Pedro pour savoir où il est et il me dit de descendre encore un peu pour aller chasser le premier chemin en l'attendant. Ne voyant rien, je remonte mais la voiture n'est plus là. J'envoie un message à Pedro mais il ne répond pas, je tente de l'appeler, il décroche mais chuchote et je ne comprends rien. Il m'envoie un message pour me dire qu'il arrive dans quelques minutes. Je l'attends donc dans le froid mordant sous un vent glacial. Il finit par arriver un peu avant la nuit mais je suis surpris car un chasseur et son fils sont dans la voiture. Je charge mes affaires, le chasseur semble très contrarié, je comprends qu'il a tiré un mouflon à manchette mais a fait une balle trop arrière et n'a pas retrouvé son animal. Pedro lui dit qu'il fera intervenir un chien de sang. Quand je monte en voiture Pedro m'annonce qu'il vient de voir une vingtaine d'animaux sur la zone d'appatage. Je n'ai pas été assez patient. Nous redescendons au restaurant. Le lendemain, la météo annonce un déluge et comme je vais rentrer très tard, je décide de rester avec ma compagne le lendemain. Je remercie donc vivement Pedro et lui paye ma journée de chasse avant de rentrer sur Elche où je suis attendu pour manger.

Mardi, je passe donc la journée à Elche. Il ne cessera pas de pleuvoir de toute la journée. Nous devons partir mercredi après-midi sur Altéa pour y passer 2 jours avant de rentrer. La météo semblant meilleure pour le mercredi matin, je demande la permission à ma compagne d'aller chasser juste la matinée. Ma demande acceptée, j'envoie un message à Pedro qui me dit qu'il n'y a pas de problème et m'envoie le numéro de Paco qui me guidera car lui est retourné chez lui à Murcia. Le rendez-vous est pris pour 7h30 au même restaurant que lundi. J'y retrouve Paco, nous déjeunons tranquillement puis partons pour la chasse, alors que Paco arrive au câble qui ferme le chemin, je constate que la végétation est poudrée de neige. En Espagne, il est interdit de chasser lorsque la neige recouvre totalement le sol, c'est ce que les espagnols appelle "un dia de fortuna". En arrivant au premier chemin, Paco me dépose pour que j'aille chasser. Le sol est détrempé et la neige couvre quelques zones espacées sur lesquelles peuvent se voir quelques traces de renard. Je longe le chemin jusqu'à la zone de nourrissage sans rien voir. Sur le retour, je bifurque sur un autre chemin pour aller prospecter une zone plane de bois où je trouve pas mal de tas de crottes mais pas le moindre mouflon à manchette en vue. 

Je retourne à la voiture nous remontons jusqu'à l'habitation du propriétaire de la zone de chasse qui a sorti ses chiens. Nous nous arrêtons devant l'habitation et il vient à notre rencontre pour nous saluer et nous informer que nous ne pouvons pas chasser plus haut à cause de la neige car en montant d'avantage elle recouvre tout le paysage. Paco me laisse donc chasser dans les bois autour de la maison et m'attend à la voiture. Il devra redescendre dans la matinée pour aller chercher le conducteur de chien de sang qui doit venir faire la recherche du mouflon tiré lundi. Cette recherche n'a pas pu se faire hier à cause du déluge et aujourd'hui la zone de recherche est recouverte par la neige. Je prends mon appareil photo avec moi, il ne pleut pas aujourd'hui. Je pars sur le chemin qui passe près de la zone de nourrissage. Une trace fraîche semble monter vers le point de nourrissage mais je ne vois pas de mouflon sur la zone. Je suis le chemin doucement sans rien voir. Après plusieurs centaines de mètres je tombe sur d'autres traces plus petites. Certainement des mouflons. Je fais demi-tour et constate que des animaux ont traversé le chemin dans mon dos à environ 200 mètres de l'habitation. Je tente de suivre les traces mais les perds vite alors qu'elles rentrent dans le fourré. Je reviens sur le chemin et le longe en direction de la maison. Je constate alors que les chiens m'ont suivi, leurs énormes traces ponctuent le chemin. Je passe l'habitation et pars prospecter la zone où j'ai manqué le gros mâle lundi. Je tourne dans le bois à la recherche de traces et finis par trouver les traces de plusieurs animaux. Je les suis doucement et les perds souvent dans la végétation parfois épaisse. Après environ 100 mètres de pistage, je perds les traces et stoppe pour regarder autour de moi quand un bruit me fait tourner la tête. J'aperçois furtivement un gros mouflon à manchette qui s'enfuit dans le bois à environ 30 mètres de moi. Je n'ai pas le temps de réagir que 2 autres gros s'élancent à ses trousses et disparaissent également. 

J'attends un peu puis tente de retrouver leurs traces sans y parvenir. Je tourne un moment dans le bois nettoyé et trouve plusieurs fois des traces mais sans arriver à les suivre. Au bout d'un moment, je retombe sur les traces du groupe que je suivais. Elles descendent dans le penchant boisé. Je les suis doucement sur environ 100 mètres dans la végétation souvent dense quand un gros mouflon à manchette démarre à environ 30 mètres devant moi. C'était le dernier du groupe, j'entends les animaux fuir dans le fourré. Je tente de les suivre mais la végétation est trop dense et je tente de trouver un passage plus facile pour remonter sur le plateau. J'avais complètement oublié mon appareil photo en bandoulière. Il est trempé et semble ne plus fonctionner. Je tente de se le sécher au maximum et le glisse sous la veste. Arrivé sur le plateau, je regarde l'heure, il va être 11 heures. Je décide de rentrer à la voiture pour ne pas rentrer trop tard sur Elche. 

Un geai vient se percher, en criant, à la cime d'un pin à environ 40 mètres. Quelque chose à dû le déranger. Je m'avance doucement, il s'enfuit. Je progresse doucement en ouvrant bien les yeux quand un jeune mouflon à manchette m'apparaît. Je me fige, il est de 3/4 arrière et regarde vers moi. D'après ce que m'avait expliqué Pedro, il doit s'agir d'un mâle. Les cornes sont larges. Je le juge à 30 mètres. Je mets doucement mon viseur sur 30 mètres. Monte tout doucement mon arc, il n'a pas bougé, j'arme tout doucement, il n'a toujours pas bougé. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. A l'impact, le mouflon s'effondre sur place. Je me précipite mais c'est fini pour lui. Il n'était en fait qu'à 25 mètres et ma flèche est un peu trop haute. En arrivant près de lui j'ai un très gros doute car il me présente son arrière train et je ne vois pas ses testicules. Ma flèche a coupé la colonne vertébrale au-dessus de l'épaule et ressort partiellement dans le cou. Il est paralysé et saigne abondamment. Il s'éteint, je regarde son ventre et aperçois de petites testicules et son fourreau pénien, je respire à nouveau, c'est bien un mâle. Il me faut maintenant rentrer à la voiture, je suis à nouveau trempé. Je lui rends les honneurs, attache les 4 pattes ensemble pour le porter sur mon épaule et reviens vers la voiture. En chemin, je réussis à rallumer mon appareil photo en sortant la batterie puis en la remettant. Quand j'arrive à la voiture Paco est avec le conducteur de chien de sang. Tous 2 me félicitent, je fais quelques photos contre muret après avoir essuyé mon objectif trempé

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

et nous partons faire les papiers chez le propriétaire pour que je puisse transporter l'animal jusqu'à Elche et le trophée jusque chez moi. En regardant les photos sur mon appareil je constate qu'elles sont floues à cause de l'humidité sur l'objectif. Après avoir fait les papiers je décide, après avoir bien essuyé mon objectif, de refaire quelques photos plus présentables sur une plaque de neige en bordure du bois en lui remettant la brisée de chêne vert qu'il avait perdu lors du transport jusqu'à la voiture.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Il est temps de rentrer sur Elche, mon papier en poche, je paye mon guide et mon mouflon puis rentre m'occuper de mon jeune animal alors que le soleil ressort enfin. Arrivé à Elche, je le prends à un olivier, le vide, le dépèce et le découpe pour donner la viande à nos hôtes.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Nous dégusterons des pavés de filet à la poêle pour le midi. Un grand merci à Joan, Toni, Pedro et Paco.

Alex

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 13:46

Hier soir, mon ami Christophe m'a appelé pour voir si je serais partant pour une sortie au ragondin car il ne travaille pas ce vendredi. Etant également disponible, nous nous donnons rendez-vous vers 7h20 chez moi. Christophe est en avance, il arrive alors que je suis encore en train de promener les chiens. Il faut un vent glacial. Nous partons donc vers 7h15 pour le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et nous voilà partis, nous longeons tranquillement le canal par la gauche quand je repère un gros ragondin qui se débine en surface devant nous. Je le montre à Christophe et fonce plus en amont pour lui couper sa retraite au cas où et laisse Christophe tenter sa chance. En me postant, je fais démarrer 2 autres gros ragondins qui étaient dans les joncs de la berge opposée. Le ragondin a plongé, Christophe s'est posté au bord de l'eau et attend. Le ragondin finit par refaire surface et il le flèche. Touché, le ragondin plonge puis réapparaît contre la berge devant Christophe qui lui décoche une seconde flèche mais passe juste dessous. Le ragondin disparaît un moment. Nous le cherchons en longeant la berge quand Christophe le repère posé contre la berge opposée. Il lui décoche une flèche qui le cloue à la berge. 

Comme mon ami a oublié ses bottes et que la berge opposée est très marécageuse, je lui propose d'aller chercher ses flèches et son ragondin pendant qu'il va chercher sa seconde flèche qui a dérivée jusqu'à la barre qui retient les déchets flottants à l'entrée du moulin. Je récupère la première flèche dont la lame s'est cassée dans une souche où elle est plantée puis pars récupérer le ragondin qui n'est pas mort, je l'attrape par la queue et l’achève après avoir dégagée la flèche. Je rejoins Christophe et laisse le ragondin à la voiture avant de lui rendre ses flèches puis nous recommençons à longer le canal quand un autre gros ragondin plonge en direction du moulin, près de l'endroit où j'avais dérangé les 2 autres. Christophe part se poster plus vers le moulin et moi, un peu plus en amont. Après quelques secondes, j'aperçois un gros remous à environ 25 mètres plus en amont, contre la berge opposée. Je comprends vite qu'il s'agit du ragondin, je me décale rapidement pour l’intercepter quand un second remous se dessine 10 mètres plus en amont. Généralement les ragondins se cachent sous un pylône EDF servant de passerelle pour traverser le canal, je me place vite près de ce dernier. Le ragondin refait surface contre la berge opposée, en face de moi. J'arme vise et décoche. Le ragondin se débat et arrache la flèche de la berge puis plonge avec cette dernière en travers. L'eau rougie, il perd beaucoup de sang et refait vite surface. Il se débat en luttant pour tenir la tête hors de l'eau puis s'immobilise rapidement mais coule avec ma flèche. Je j'espère le voir remonter mais rien, le fort courant a dû l'emporter. J'espère le retrouver à l'entrée du moulin à notre retour.

Nous continuons à longer le canal qui est maintenant bordé par une bande boisée qui longe la berge opposée. Alors que la bande boisée se termine à l'arrivée d'un fossé perpendiculaire dans le canal, j'aperçois 2 petits ragondins qui broutent à environ 15 mètres contre le talus de la berge opposée, au ras de l'eau. Christophe me laisse tenter l'approche, je fais une boucle dans le champ, voûté pour rester à couvert de la digue qui borde le canal puis reviens doucement contre la digue, en face des ragondins qui n'ont rien remarqué. J'arme à couvert, me redresse doucement, vise le plus à gauche par-dessus la digue et décoche. Touché à la gorge, il sursaute et tombe à l'eau, se débat un instant et vient mourir contre la berge de mon côté du canal. L'autre a plongé et Christophe tente de le voir ressortir pendant que je récupère mon ragondin avant que le courant ne l'emporte. Le second ragondin ne refait pas surface et nous reprenons notre progression quand j'aperçois un gros ragondin au loin. Il traverse le canal pour disparaître contre la berge de notre côté. Christophe court pour tenter d'aller l'intercepter. Pendant sa course il dérange 2 autres ragondins qui plongent de la berge opposée. Christophe se poste un instant, l'un d'eux refait surface. Il le flèche. Le ragondin plonge puis remonte et se débat en surface avant de mourir et de partir dans le courant. Christophe repère alors le gros ragondin qui se débine contre la berge opposée et tente une approche mais ce dernier plonge et disparaît.

Je rejoins Christophe et passe le ponton pour aller récupérer nos flèches sur la berge opposée et tenter d'intercepter le ragondin de Christophe. Je cours, ce qui provoque la fuite de plusieurs ragondins sur le petit lac que j'entends plonger. Je continue à courir sans m'en soucier mais le ragondin mort arrive en face de la haie. C'est Christophe qui le récupère avec sa canne à pêche. Je récupère les flèches et longe l'autre berge du lac avant de rejoindre mon ami mais les ragondins sont déjà aux terriers. Seuls quelques remous contre les berges trahissent leur présence. Nous continuons à longer le canal, un de chaque côté. Christophe reste côté gauche et moi je retraverse par le ponton pour suivre l'autre berge. Un peu plus loin je repère un gros ragondin qui vient vers nous dans le courant. Nous nous calons pour l'attendre mais il bifurque à environ 30 mètres de nous et rentre dans un terrier. Nous continuons à longer tranquillement le cours d'eau. Un peu plus loin je laisse Christophe longer le canal et pars en suivant le petit ru qui le rejoint par la droite. En arrivant près d'une zone de terrier j'aperçois un ragondin assis au milieu du petit cours d'eau. Je tente une approche en faisant une boucle dans le champ, arc armé mais, alors que je reviens au bord du ru, le ragondin a disparu. Je me cale en face des terriers où l'eau bouge et appelle mais je me fais surprendre par un autre ragondin qui sort la tête de son terrier juste à côté de moi et rentre immédiatement au terrier en m'apercevant. Je continue à appeler un moment mais rien ne sort. Je quitte le secteur et longe le ru encore un petit moment quand l'eau devient boueuse. J'approche doucement mais ce sont 2 canards qui décollent un peu plus en amont. Plus en amont le ru à été reprofilé, je ne verrai pas d'autre ragondin, je traverse le champ pour revenir au bord du canal et rejoindre Christophe. Nous revenons ensuite vers la voiture, chacune de notre côté du cours d'eau. Alors que j'arrive à l'arrivée busée du ru dans le canal, un ragondin saute à l'eau. Je ne l'ai pas vu c'est Christophe qui me le signale, il l'avait vu entrain de brouter mais je n'ai pas été assez attenfif. Je le précipite de l'autre côté de la buse au cas où il voudrait se réfugier dans les terriers du ru mais rien ne venant, je regarde dans la buse, rien non plus. De son côté Christophe n'a rien vu non plus, il doit être au terrier. Nous poursuivons notre chemin alors qu'il commence à neiger, récupérons nos ragondins laissés au bord de l'eau et faisons décoller 2 colverts qui étaient posés sur la digue au bout du lac contre le canal. Avant de partir nous cherchons un moment pour tenter de retrouver mon ragondin qui a coulé mais rien.

Nous partons pour Aujan-Mournède, en chemin, j'aperçois un gros ragondin à Saint Arroman, le long du fossé où j'ai tué 2 ragondins l'autre jour. Certainement, la grosse femelle. Nous nous arrêterons sur le retour si elle est toujours là. Aujourd'hui, je me gare sur l'entrée de la prairie pour commencer par chasser le fossé qui va jusqu'au ruisseau. Nous descendons par la route jusqu'au fossé. Nous contrôlons sans succès la partie de droite, l'eau est beaucoup moins boueuse que lors de mes sorties précédentes, puis attaquons de longer sur la gauche, rive gauche. Les 5 ragondins de l'autre jour ne sont pas là. Nous continuons à avancer quand je repère un tâche sombre à environ 100 mètres, sur la gauche du fossé. Il me semble que ça bouge, j'annonce un ragondin à Christophe qui me dit de tenter l'approche. Je commence à approcher en longeant le fossé mais rapidement le gros ragondin descend tranquillement à l'eau. Je poursuis mon approche lente jusqu'à l'endroit où il est descendu. Une buse en béton débouche à cet endroit et les galeries des ragondins ont provoqué plusieurs effondrements assez conséquent le long de cette dernière en remontant dans le champ de blé. Je me poste au bout de la buse et commence à appeler mais rien ne bouge quand Christophe s'agite à environ 15 mètres sur ma droite. Mes appels ont fait sortir un gris ragondin qui venait vers moi en longeant laberge du fossé. Christophe m'a vu trop tard et le ragondin est rentré sous la berge. Il tente d'appeler au don tour mais rien ne viendra. 

Nous continuons. Un peu plus loin, le fossé bifurque à droite pour longer une haie épaisse qui s'étend jusqu'au ruisseau sur la rive gauche. Nous traversons le fossé à environ 40 mètres avant le virage puis le longeons par l'autre côté. En arrivant au virage du fossé j'entends du bruit dans ce dernier. Un ragondin vient de s'enfuir. Je m'avance et cherche un terrier avec de l'eau boueuse. L'un d'eux semble avoir été fréquenté de frais. Je me poste en face et appelle. Immédiatement, un ragondin arrive à l'entrée du terrier. J'arme doucement mon arc, prends la visée et décoche. Le ragondin cloué sur place se débat et perd beaucoup de sang. Un de ses poumons part dans le courant mais, malgré cette blessure mortelle, il tente de se libérer. Une seconde flèche l'immobilise rapidement. Je récupère flèches et ragondin. Je le laisse au bord de l'eau. Nous continuons, je fais passer Christophe devant pour augmenter ses chance de flécher.

Nous rejoignons le ruisseau et commençons à le longer. Le vent soutenu est face à nous. Nous passons une zone de terriers. Les talus abrupts du ruisseau sont truffés de galeries. Quelques mètres plus loin nous sommes surpris par une grosse femelle et ses 4 petits que nous cachait un arbre. Ils sont juste devant Christophe, je suis un peu plus en retrait. Christophe tente d'armer mais sa flèche s'est désencochée. Les ragondins aussi surpris que nous ne savent pas comment réagir et restent quelques secondes sidérés après avoir sursauté en nous apercevant. Le temps que Christophe encoche à nouveau sa flèche, la femelle et un petit sautent à l'eau. Elle ressort dans mon dos et remonte le talus dans les ronces pour regagner un terrier hors d'eau en un éclair. Le petit semble être rentré sous la berge opposée. Un autre petit, que l'arbre me cache, se débine vers l'eau et Christophe ne le vois plus assez pour décocher. Il arme son arc alors que le dernier se débine sous les ronces et vient vers moi en suivant une belle coulée. J'arme et le suis dans mon viseur mais laisse la priorité à Christophe sans savoir qu'il le voit bien moins bien que moi. Nous le laissons finalement sauter au ruisseau et le perdons de vue. Ils nous ont bien eu alors que je les voyais morts.

Nous continuons à longer le ruisseau quand je repère une tâche sombre dans la prairie à environ 50 mètres devant nous, à environ 15 mètres du ruisseau. Christophe tente l'approche, je reste en retrait mais mon ami continue à avancer quand le ragondin relève la tête et alors que nous sommes à environ 20 mètres du ragondin, il nous repère et démarre. Christophe arme son arc. Le ragondin stoppe à environ 25 mètres, avant de sauter dans le ruisseau. Christophe décoche mais sa flèche passe dessous et le ragondin saute à l'eau et rentre au terrier. Nous récupérons sa flèche et continuons après avoir tenter d'appeler en face du terrier du gros ragondin.

Un peu plus loin, je repère 2 jeunes ragondins qui broutent dans les herbes hautes en bordure du ruisseau. Le vent est tournant. Christophe me dit de tenter l'approche. J'avance doucement en suivant le ruisseau et stoppe quand l'un d'eux relève la tête mais alors que je suis à environ 20 mètres, l'un d'eux disparaît dans les herbes hautes. Je poursuis ma progression lente mais alors que j'ai gagné 5 mètres, le second vient droit sur moi sur quelques mètres. J'arme mon arc car je sens qu'il va fuir. Il bifurque pour rentrer dans la végétation épaisse. J'aligne vite ma visée et décoche. J'ai entendu l'impact, le ragondin a disparu. Je m'avance pour tenter de l'apercevoir mais rien, ni flèche, ni sang, ni ragondin. Je décide de traverser pour aller voir par l'autre berge alors que Christophe cherche ma flèche. Alors que je m'avance pour trouver un passage facile, j'aperçois un autre ragondin de taille moyenne qui broute près du ruisseau. Je m'approche doucement, il me tourne le dos, arrivé à 10 mètres, je lui décoche une flèche qui lui entaille le dos et ricoche sur le ragondin pour se planter presque à la verticale à environ 2 mètres derrière. Le ragondin sursaute et fonce au ruisseau pour rentrer au terrier.  J'avance encore un peu, récupère ma flèche, traverse le petit cours d'eau et longe la berge opposée en cherchant les 2 ragondins, aucune trace du second mais un peu après l'endroit où j'ai tiré l'autre. Je l'aperçois dans un tas de bois. Il semble incapable de fuir malgré ses tentatives pour remonter sur la berge. Je lui décoche une autre flèche qui l'immobilise puis le dégage pour l'achever. Ma première flèche était très en arrière. Je récupère ma flèche et repars chercher ma flèche perdue. Nous tournons un moment sans rien voir quand une tâche sombre m'interpelle à environ 50 mètres plus en amont dans la prairie, à quelques mètres du ruisseau. Je m'approche doucement et aperçois une boule de petits ragondins. Je vise un qui est collé à un autre et décoche. Ma flèche le sèche net. Je m'approche et constate que j'en ai tué 2 net. Un troisième est resté blotti contre eux. Je n'ai pas le cœur de le flécher. Je l'attrape donc par la queue pour le ramener chez moi. Christophe me passe une poche plastique dans laquelle je le mets pour le mettre dans la poche de la veste. Un autre petit est mort de froid un peu plus loin. 

Encore une belle sortie au ragondin, 1 avril 2022

Ces petits avait certainement perdu leur mère et seraient tous mort de froid rapidement. 

Encore une belle sortie au ragondin, 1 avril 2022

Nous récupérons nos ragondins morts et rentrons à la voiture. En chemin l'eau bouge devant un terrier et nous tentons d'appeler mais rien ne vient, nous tentons d'appeler le gros ragondin qu'avait vu Christophe mais pas plus de succès. Un milan noir nous suit et tourne au dessus des ragondins à chaque fois que je les pose au sol. Je contrôle régulièrement la santé du petit ragondin qui se réchauffe doucement dans ma poche. Arrivés à la route, je pose les ragondins dans le fossé qui la longe. Alors que nous nous apprêtons à remonter la partie du fossé de l'autre côté de la route, le milan arrive et tourne au dessus des ragondins. Je laisse donc Christophe aller chasser seul et ramène les ragondins à la voiture. Christophe me rejoint vite, il n'a rien vu.

Il va être 11h, nous décidons de retourner jetter un dernier coup d'œil à Labarthe au cas où mon ragondin serait remonté. En chemin, nous apercevons la grosse femelle qui broute au bord du fossé à Saint Arroman, 2 petits l'accompagnent. Je fais demi-tour un peu plus loin et pars me garer au même endroit que l'autre jour. Le vent souffle vers nous à la perpendiculaire du fossé. Je décide de tenter une approche par la gauche du fossé dont le talus est beaucoup plus haut que de l'autre côté. Arrivés au bout du fossé nous apercevons les ragondins qui broutent toujours tranquillement. Je dis à Christophe de tenter l'approche mais il préfère que je tente le coup. J'encoche une flèche et passe devant. J'avance doucement au sommet du talus en espérant arriver au pied d'un gros arbre qui pousse au ras du fossé pour le cacher mais, alors que nous sommes encore à environ 30 mètres des ragondins qui broutent à 7 ou 8 mètres du fossé, ils démarrent et fonce vers le fossé. La femelle saute dans le fossé mais les 2 petits stoppent côté à côté à 2 mètres du fossé. Il sont à plus de 20 mètres mais je décide de tenter la chance. J'arme, vise et décoche sur l'un d'eux. Ma flèche est très en arrière mais cloué le ragondin au sol. Le second saute au fossé. Mon ragondin se débat. Nous revenons rapidement vers la route pour aller le chercher en suivant l'autre berge. Alors que nous arriverons à la route, la femelle et ressortie de l'eau et s'avance prudemment en reniflant son petit qui couine. En nous apercevant elle fait marche arrière et disparaît dans la végétation qui borde le fossé. Je m'avance pour aller achever mon ragondin. En arrivant à son niveau, je fais démarrer la femelle qui était restée dans la végétation. Elle traverse le fossé et rentre dans le terrier d'en face mais stoppe de cul à l'entrée. Je ne vous que sa queue, le reste est caché par de la végétation qui pend sur l'entrée du terrier. J'arme, vise au dessus de la queue et décoche. Le ragondin est cloué au sol et tente de se dégager. Je réencoche descends dans le fossé et me baisse pour lui décocher une autre flèche avec un angle plus à plat. Je l'attrape ensuite par la queue, le dégage et l'achève puis récupère mes flèche. Remonte sur la berge et achève le petit. Nous retournons à la voiture. Je regarde régulièrement le petit ragondin dans ma poche.

Nous retournons à Labarthe. Je regarde près du moulin, rien. Nous longeons le canal chacun d'un côté pour optimiser nos chances de trouver mon ragondin. Je passe à gauche du côté marécageux. Je peine à avancer dans les joncs et les ronces qui bordent le canal et mets mon pied dans un trou plein d'eau ce qui le vaut une belle gamelle. Je me relève et continue ce qui fait démarrer un gros ragondin qui se cachait dans la végétation. Nous nous postons un moment mais il ne ressort pas. Je continue un peu et rejoins Christophe en traversant sur le pylône EDF couché en travers du canal. Je sonde ensuite le canal avec une grande branche mais rien. Nous ferons un petit tour sur le canal et ne verrons qu'un ragondin de taille moyenne qui rentrera au terrier sans nous laisser le temps de le flécher.

Encore une belle sortie au ragondin, 1 avril 2022

Nous rentrons pour aménager une cage pour le petit ragondin. Je lui mets de la salade et des carottes et un fond de paille et l'installe au chaud dans la maison. Comme je pars le lendemain en Espagne, c'est Christophe qui s'occupera de lui cette semaine. Mais malheureusement il ne survivra pas, il était trop jeune pour s'alimenter seul.

Encore une belle sortie au ragondin, 1 avril 2022

Alex

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 06:05

Cette après-midi, je me décide, vers 16 heures, à retourner faire une sortie au ragondin. Je pars pour Aujan-Mournède, en passant le fossé qui traverse la route, je remarque que l'eau est bien moins boueuse que la veille. Pas un ragondin en vue, je me gare, comme la veille, à l'entrée de la prairie, près de l'habitation du propriétaire. Au moins 5 ragondins sont au gagnage le long du ruisseau dans la prairie. Je me prépare tranquillement en les surveillant, 3 rentrent tranquillement à couvert.  Je rejoins le ruisseau en longeant la limite entre la pelouse et la prairie puis commence mon approche le long du ruisseau. Le ragondin le plus éloigné retourne tranquillement au ruisseau. J'avance doucement vers le dernier ragondin en vue qui broute à environ 10 mètres du cours d'eau. Je stoppe un moment alors qu'il redresse brusquement la tête et hume l'air. Je suis à bon vent, il finit par reprendre son repas et je reprends mon approche mais il est inquiet et relève la tête à chacun de mes pas. Je gagne peu à peu du terrain. Alors que je suis à environ 20 mètres de lui, il le tourne le dos, j'en profite pour armer et continuer mon approche mais, alors que je suis à 15 mètres, le vent instable me trahit et le ragondin relève la tête puis revient d'un pas décidé vers le cours d'eau. Je le suis dans mon viseur et décoche alors qu'il arrive à environ 5 mètres des ronces qui bordent le ruisseau. Ma flèche trop en arrière lui a cassé les 2 fémurs et le bassin, le ragondin se traîne péniblement et rentre dans les ronces où je le perds de vue. Il me semble l'entendre tomber dans l'eau. Je m'approche doucement, le ragondin a perdu plus d'un mètre de tripe resté accroché dans la végétation, avant les ronces. Je décide de le laisser tranquille en espérant qu'il n'ira pas loin et m'éclipse doucement pour continuer à longer le ruisseau que me cache une petite avancée de la haie qui borde maintenant le ruisseau.

L'avancée passée, j'aperçois une grosse femelle qui broute tranquillement à environ 50 mètres avec ses petits que je n'arrive pas à dénombrer. Je tente l'approche en longeant doucement la haie qui borde le ruisseau mais la femelle finit par me repérer à environ 30 mètres et revient, avec ses 4 ou 5 petits, vers son terrier. Je m'approche doucement de là où je les perds de vue mais ils sont déjà à couvert. Je longe un peu plus le ruisseau sans rien voir et le traverse par un passage busé pour revenir par l'autre côté tout en cherchant mon ragondin. Impossible de le trouver. Je retraverse et retourne là où est rentré le ragondin. Je l'aperçois alors en regardant par-dessus les ronces. Il est mort sur le flanc presque à l'endroit où il s'est mis à l'eau. Je descends le récupérer avant de retourner à la voiture.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

Je reprends ma voiture et me gare comme la veille sur passage d'accès à une prairie, à environ 100 mètres du fossé qui traverse sous la route. Alors que j'attrape mon arc, j'aperçois, côté gauche de la route, plusieurs ragondins au gagnage près du fossé, sur la berge opposée. Je descends par la route et rejoins le fossé, je commence par jeter un coup d'œil sur la droite mais pas le moindre ragondin en vue. Je le longe doucement et alors que j'arrive au bout de la zone où étaient les ragondins la veille, une masse sombre rentre sous un tas de végétation qui recouvre quelques ronces qui pendent dans l'eau. Je me poste devant la zone en espérant voir arriver un ragondin mais le remous cesse vite. Je reste un moment en poste mais rien. Je jette des mottes de terre sur la végétation, l'eau s'agite un peu puis plus rien. Je traverse et piétine la végétation mais rien ne sort. Je retourne à la route, la traverse puis longe le fossé par la gauche. Un arbre planté au bord du fossé, près des ragondins me les cache et me permet de progresser à couvert. En arrivant près de ce dernier, j'aperçois 5 ragondins qui broutent sur la berge opposée à environ 10 mètres. Je tente d'approcher un peu plus mais le vent tournant me trahit. 4 rentrent au terrier par une entrée hors d'eau, cachée au sommet du talus du fossé par une touffe d'herbe. Le 5ieme saute à l'eau et court contre la berge pour rentrer un peu plus loin dans un autre terrier partiellement immergé. Un coup d'œil rapide plus en amont, pas de ragondin en vue. Je retourne à la voiture et pars pour Saint Arroman.

En arrivant, je constate que des pêcheurs sont présents le long du Sousson. Je décide donc de poursuivre mon chemin mais j'aperçois 3 ragondins en plein repas, sur la gauche de la route, le long d'un fossé qui descend vers le Sousson. Je passe sans ralentir et fais demi-tour un peu plus loin. Je repasse devant les ragondins qui sont toujours occupés à leur repas. Je me gare un peu plus loin au bord de la route. 2 gros ragondins broutent à quelques mètres de la route et l'autre à environ 40 mètres, plus en amont. Le vent n'est pas bon, il souffle vers les animaux mais je décide tout de même de tenter une approche par la route. Alors que je ne suis plus qu'à 30 mètres du fossé, un 4x4 ralentit dans mon dos. Je me retourne et reconnaît Jean Paul qui chasse également à l'arc. Il stoppe et nous nous saluons, je lui explique que j'ai vu des ragondins tous proches et lui qu'il va chasser sur une mare un peu plus loin. Il repart, je ne vois pas encore les ragondins cachés par le talus du fossé plus élevé du côté gauche. J'approche doucement mais constate vite que les 2 ragondins les plus proches de la route ne sont plus là. Le plus éloigné broute toujours, c'est une femelle. 3 petits l'ont rejoint. Je passe doucement le fossé de la route et commence mon approche en longeant l'autre fossé. Le vent est vraiment mauvais, j'avance de quelques mètres quand les ronces épaisses qui couvrent la berge opposée se mettent à craquer. Je pense qu'il s'agit d'un des ragondins de tout à l'heure mais le bruit cesse vite et impossible de voir quoi que ce soit au travers de cette végétation dense. Je reprends mon approche mais rapidement la femelle devient inquiète. Elle hume l'air puis se précipite vers le fossé, ses petits la suivent mais elle stoppe au ras du fossé, hume l'air à nouveau et se tranquillise puis fait demi-tour et repart brouter avec ses petits. Elle fait quelques mètres puis se dresse sur ses pattes arrière, hume l'air avec insistance puis fonce vers le fossé et disparaît avec sa progéniture. Je m'avance doucement jusqu'à l'endroit où les ragondins ont disparu. L'eau est agitée et boueuse à l'entrée d'un terrier contre la berge opposée. Je tente d'appeler, immédiatement l'eau s'agite devant ce terrier mais également sous mes pieds et à un mètre sur ma gauche. J'appelle un moment mais bien que l'eau s'agite rien ne sort. Le talus abrupt du fossé me cache les terriers de mon côté. Je m'avance tout doucement et aperçois un museau juste sous moi. Je me recule à couvert, arme mon arc, me réavance doucement, aligne ma visée et décoche. Le petit ragondin est cloué sur place et s'immobilise vite. Je continue à appeler un moment mais les autres ragondins ne veulent pas sortir. Je récupère mon ragondin et ma flèche dont la lame a explosée dans les cailloux et retourne vers la route. En passant à l'endroit où les ronces ont craqué, le bruit recommence. Je me fige et observe quand j'aperçois un léger mouvement sous les ronces qui avancent sur le fossé. J'aperçois alors la queue d'un gros ragondin qui pend juste sous les ronces. J'arme doucement mon arc et vise en remontant au-dessus de la queue. Je ne vois pas le corps mais décoche au juger. Cloué à la berge le ragondin tente de se dégager en redescendant accroché par une cuisse, la tête en bas. Il se débat furieusement sans pouvoir se dégager. Je réencoche rapidement et arme. J'attends une occasion pour décocher et place ma flèche au défaut de l'épaule. Le ragondin se débat toujours furieusement. J'encoche ma flèche avec la lame cassée et vise pleine tête puis décoche. Sonné, le ragondin s'immobilise mais n'est pas mort, je descends dans le fossé et le saisis par la queue, dégage mes flèches puis l'achève. Cette fois, je retourne à la voiture.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

Je pars pour le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et remonte doucement le canal qui semble très calme. Je jette un coup d’œil sur le petit lac, rien non plus. je continue a remonter le long du canal. Le courant devient de plus en plus fort en me rapprochant de la prise d'eau. Brusquement un ragondin plonge de la berge opposée et rentre immédiatement au terrier. J'attends un peu mais il ne ressort pas. Je continue tranquillement quand je remarque un filet d'eau boueuse qui sort de sous la berge opposée. Je comprends vite qu'un ragondin bouge dans son terrier. Je reste posté en face et rapidement un ragondin moyen surgit de sous la berge et commence à la longer doucement en remontant le courant. J'arme doucement mon arc et le suis dans mon viseur mais il est régulièrement caché par la végétation qui tombe d'ans l'eau. J'attends une bonne occasion de tir mais, après environ 3 mètres, il fait brusquement demi-tour pour retourner vers son terrier. Il me faut agir vite. Je le suis dans mon viseur, il se dégage entre 2 touffes d'herbes tombantes. Je décoche. Le ragondin est accroché à la berge mais il se débat et se dégage puis rentre au terrier en un éclair. Beaucoup de sang sort de sous la berge par intermittence. J’espère le voir ressortir mais le temps passe et rien ne vient.

Je remarque alors au loin, un gros ragondin au gagnage sur la digue de protection des cultures qui longe le Gers. Je remonte le long du canal jusqu'à l'écluse et traverse sur la passerelle qui la surmonte. Le ragondin broute toujours. Je m'avance doucement pour passer derrière la digue mais le ragondin relève la tête. Je me fige un instant, il reprend son repas. Je passe derrière la digue qui ne me cache que partiellement pour le moment. Je stoppe dès que le ragondin relève la tête et gagne peu à peu du terrain. Dans le virage du Gers, la digue me cache maintenant totalement, je presse le pas, le vent soutenu est bon. Je m'avance jusqu'à un arbuste que j'avais repéré de loin. Le ragondin doit être de l'autre cote de la digue. Je Remonte doucement sur la digue couverte de ronces broyées que craquent un peu sous mes pieds. Je redouble de précautions pour ne pas être repéré. Arrivé au sommet de la digue, je l'aperçois. Il broute à environ 10 mètres, plein travers. J'arme, vise et décoche. Touché il fait un bon de côté et disparaît aussitôt. Je m’avance pour récupérer ma flèche et constate qu'il était juste devant un terrier. Quelques gouttes de sang sont visibles à l'entrée. Le ragondin gronde furieusement dans le terrier, j'éclaire l’intérieur avec ma lampe mais le terrier se divise en 3 branches qui bifurquent rapidement et ne me permettent pas de vois à plus de 2 mètres. Le secteur est percé de nombreux terriers de ragondins et de blaireaux. Je pars chercher une longue branche et reviens sonder le terrier mais il est trop profond et très tortueux. Mon ragondin est perdu.

Je retourne à l'écluse, passe le canal et traverse le champ pour rejoindre le ru qui se jette plus en aval dans le canal. Alors que je longe doucement le petit cours d'eau, je remarque une forte agitation à l'entrée d'un terrier de la berge opposée. De l'eau boueuse en sort, je m'avance tout doucement et aperçois un beau ragondin de cul à environ 40 cm dans le terrier. J'arme, vise et décoche. Le ragondin se débat furieusement pour se dégager mais ma flèche l'entrave. Je lui décoche une seconde flèche, en se débattant, il se retourne face à moi et continue à se débattre puis tente de rerentrer. C'est ma 3ième flèche qui l'immobilise définitivement. Je descends dans le ru et récupère mes flèches et mon ragondin avant de continuer. La luminosité baisse rapidement. Pas d'autre ragondin en vue pour ce soir, je rentre.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

En arrivant à la voiture, je fais une petite photo souvenir.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse

 

Guyane

 

Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara

 

Argentine

 

Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant

 

Québec

 

Tétras du Canada
Gélinotte huppée
Bernache du Canada