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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 22:16

Mercredi soir notre Président nous annonçait un confinement à partir du jeudi soir minuit jusqu'au 1 décembre, ce qui implique une interruption, voir la fin, de notre saison de chasse. Je décide donc d'aller faire un affût au sanglier sur Traversères le jeudi soir, en sortant du boulot. Je me gare donc vers 17h40 à la ferme, me change et pars à pied vers mon poste plus loin dans les coteaux. Mon ami Jacques est déjà en poste depuis 17h30. Je rentre dans le bois par une grosse coulée et me poste près d'un genévrier mort tombé au sol contre un petit chêne tordu. L'attente commence, la luminosité a déjà bien baissée. Le sous-bois est calme, pas de vent, je devrais entendre arriver les sangliers de loin. Rien ne bouge, même pas les petits rongeurs ou les oiseaux. La luminosité baisse vite, il ne me le reste plus beaucoup de temps, mon téléphone vibre dans la poche, c'est Jacques qui quitte son poste et alors que je lis son SMS, il le semble entendre du bruit derrière la crête à la droite. Je range vite mon portable, le bruit se rapproche. Les craquements dans la végétation m'annoncent l'arrivée des sangliers sur mon poste. Je me tiens prêt. 6 marcassins d'environ 12 kilos arrivent en tête et commencent à se frotter contre deux gros chênes à environ 8 mètres de mon poste. J'arme doucement mon arc et cherche lequel viser quand 2 bêtes rousses arrivent derrière. Elles chassent les marcassins et viennent se frotter aux chênes, une sur chacun des 2 arbres. Elles commencent à se frotter de face puis celle de droite passe devant le chêne et se frotte énergiquement le haut du dos presque couché en le montrant son ventre. J'attends toujours mon occasion mais le sanglier bouge trop puis arrête son grattage et se positionne plein travers à 8 mètres. Je cale ma visée et décoche. Touché il fonce droit devant lui dans la broussaille et c'est la débandade. Tous les sangliers partent dans tous les sens.

Rapidement, un des marcassins revient droit sur moi en grognant. Je réencoche et arme mon arc puis le suis dans mon viseur en attendant qu'il s'arrête mais il stoppe juste derrière l'arbre contre lequel je suis posté, à environ 3 mètres. Il reste un instant immobile puis repart d'où il vient en grognant au milieu de quelques baliveaux. Pas d'occasion de tir propre, je désarme. Un sanglier se débat en gémissant un peu plus haut, c'est certainement mon sanglier fléché. Cette attitude est souvent signe d'une flèche de cœur. J'attends immobile quand du bruit se fait entendre dans mon dos. Un autre sanglier revient vers moi. Je me retourne et arme mon arc. Une bête rousse se plante plein travers à 10 mètres. Ma visée se cale sur son coffre, je décoche. Un impact très sonore retentit et mon sanglier se jette dans le salle en faisant volte-face. J'attends un moment le retour du calme dans la nuit qui s'installe puis allume ma frontale et pars vers l'endroit du premier tir où je trouve ma flèche plantée au sol et rouge de sang. J'attaque ma recherche en suivant le sang très abondant. La piste fait des lacets dans les épines en remontant vers la prairie au-dessus puis devient extrêmement abondante, tout est peint de sang et je trouve vite mon sanglier mort. C'est une petite laie de 50 kg environ. Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et est ressortie curieusement entre les pattes avant malgré mon tir presque à plat. Elle rentre dans le haut du cœur et ressort à la pointe de ce dernier.

Je ramène mon sanglier à mon poste et récupère ma première flèche que je remets au carquois puis pars chercher la seconde que je trouve plantée presque à la verticale dans un bout de bois pourri. Elle est couverte de sang comme la première. Quelques gouttes de sang ont été projetées au sol à l'endroit du tir mais la piste semble très peu fournie. Je peine à la suivre, très peu de sang au sol, une petite goutte de temps en temps, un petit frotté sur un baliveau puis un autre un mètre plus loin mais presque pas de sang. Ça ressemble fort à une flèche de coffre ressortant dans les tripes avec un bouchon de viscères bouchant la sortie et empêchant l'hémorragie externe. En suivant les coulées, j'avance tant bien que mal d'environ 30 mètres jusqu'à quelques gouttes dans un bouquet de bruyère et de là impossible de reprendre la piste. J'insiste un moment mais rien, ne pouvant me résoudre à laisser pourrir ce sanglier, je décide de rentrer avec mon premier sanglier et de revenir le lendemain, malgré le confinement, pour tenter de retrouver le second. Après quelques photos souvenirs

Un doublé juste avant le confinement, 29 octobre 2020

je traîne mon sanglier attaché par le groin pour sortir du bois. Le propriétaire qui ne devait pas être là ce soir m'appelle pour me dire qu'il est rentré et je l'informe de ma prise. Il vient à ma rencontre avec son tracteur et nous ramenons le sanglier que je vide et lui donne. Malgré sa taille, elle portait 6 petits déjà bien formés.

Après une très mauvaise nuit, je repars chercher mon second sanglier. J'ai pris mon chien au cas où mais décide de tenter de le chercher sans lui dans un premier temps. Je retrouve facilement le dernier sang qui semble descendre et cherche un moment dans ce sens mais c'est une goutte sur une coulée un peu plus haut qui me remet sur la voix. Le sang devient plus abondant. À quelques mètres plus en avant un bout de tripe est accroché à des épines noires. Je continue sur la piste et retrouve vite mon sanglier mort sur le flanc. Il a fait environ 50 mètres. Comme je le pensais, ma flèche est plein coffre, un peu haute et ressort plus en arrière ce qui explique le peu de sang stoppé par le bouchon de trippe. Ma flèche a touché le foie et les poumons. Il est temps de rentrer préparer cette deuxième petite laie un peu plus petite que la première.

Un doublé juste avant le confinement, 29 octobre 2020

Alex

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 13:00

Ce soir, Fred m'accompagne pour aller chasser le sanglier dans les maïs de Saint Arroman, nous arrivons sur place aux alentours de 19 heures. Je me gare près du Sousson traversé par un chemin de terre au niveau d'un passage bétonné. Je décide de laisse à Fred le secteur le plus fréquenté sur la gauche du chemin et de me concentrer sur la droite, sur une bande étroite de maïs coincée entre la colline et le Sousson. Je pars en longeant tranquillement le Sousson sur une bandé enherbée qui longe la culture et arrive sans rien voir au bout du maïs. Je décide de continuer en longeant la largeur du champ pour rejoindre le bois qui couvre la colline. A ma droite un champ de soja délimité au loin par une grosse haie perpendiculaire au Sousson et par une autre haie perpendiculaire qui le sépare d'une prairie devant moi. J'avance doucement en surveillant les 3 passages de canon successifs, rien en vue. Je rejoins une avancée étroite de maïs qui rejoint une avancée rectangulaire du bois sur la prairie qui fait suite au champ de soja. Je longe cette bande de maïs et arrive au bord du bois où la culture a été ravagée sur quelques mètres par les sangliers et les blaireaux.

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

Je longe alors doucement l'avancée de bois et rejoins un chemin de terre qui la traverse. Je le suis et retombe sur la prairie, je suis le bois en direction d'un petit lac entouré d'arbre un peu plus loin. Une langue de pré remonte dans le bois et rattrape un chemin de terre qui s'enfonce dans le bois. Alors que je traverse cette langue de pré un chevreuil démarre en aboyant à environ 50 mètres dans le bois et s'éloigne en protestant. Je rattrape le chemin de terre qui passe derrière le lac en longeant le bois et le suis un moment. Le sol humide est ponctué de traces de blaireaux, de chevreuils et de sangliers. De nombreuses coulées très marquées descendent du bois sur le chemin. Le lac passé, le chemin permet de voir le soja et j'aperçois au loin, au milieu de la culture, une tête de chevreuil qui dépasse de la végétation et regarde vers moi. Je suis un peu le chemin puis fais demi-tour. Le chevreuil me regarde toujours. Je reviens vers la langue de pré qui rentre dans le bois et la remonte pour prendre un autre chemin forestier qui remonte en serpentant dans les bois. Je vais suivre un moment ce chemin sans rien voir à part quelques oiseaux et déboucher à environ 200 mètres de la voiture, dans une vallée qui remonte vers les crêtes. Une chevrette broute à environ 150 mètres sur ma droite au bord du bois, je prends à gauche et redescends vers la voiture entre le bois et un bout de haie. Une ornière boueuse et marquée des pieds d'un sanglier d'environ 60 ou 70 kg.

Je rejoins le chemin empierré au bord duquel je suis garé puis le suis pour recommencer la boucle que je viens de faire. Je rattrape la bande enherbée qui longe le Sousson et suis à nouveau tranquillement les maïs. Un peu plus loin, je jette un coup d'œil à un passage de canon parallèle au Sousson qui débouche sur la bande enherbée alors que le maïs décrit une courbe sur ma droite. J'y ai surpris un jeune 6 pointes il y a quelques temps.

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

Il n'était qu'à 10 mètres de la bordure du maïs et à bonne portée pour un tir mais se sentant en sécurité dans le maïs, il m'a laissé le prendre plusieurs fois en photo sans bouger avant de finir par se débiner en suivant le passage de canon. Rien en vue ce soir, je reprends ma progression tranquille et arrive à nouveau au bout du maïs. Je recommence donc à longer la largeur du champ, il est environ 20 heures. J'avance doucement en arrivant au premier passage de canon quand un grognement suivit d'un démarrage me surprennent. Je me fige et écoute, le bruit s'est vite arrêté. Je m'avance tout doucement pour tenter d'apercevoir le sanglier dans le passage de canon mais rien dans ce dernier. Je poursuis doucement pour arriver au second passage de canon mais toujours rien. Je continue encore et en arrivant au troisième et dernier passage de canon, j'aperçois un sanglier d'environ 50 ou 60 kg, de cul, à environ 50 mètres qui s'éloigne en suivant le passage de canon.

Je décide de tenter l'approche, je me serre contre la gauche du passage de canon comme le sanglier et commence à le suivre en essayant de le rattraper car il marche d'un pas soutenu. Je tente d'avancer le plus rapidement possible sans faire de bruit, après environ 20 mètres de poursuite sans pouvoir gagner du terrain le sanglier stoppe net et tourne légèrement la tête à droite comme pour regarder derrière lui. Je me fige et attends. Il se remet en marche, je reprends ma progression rapide mais il commence à zigzaguer dans le passage et progresse tantôt sur la gauche, tantôt sur la droite du passage. Par moment de fortes émanations d'odeur de sanglier me parviennent aux narines. Je remarque une tache d'humidité sur son flanc droit, il a dû se souiller de frais. Je parviens à gagner un peu de terrain quand il s'arrête à nouveau et tourne à nouveau légèrement la tête. Je stoppe à nouveau et reste immobile contre le maïs le temps qu'il reparte puis reprends ma poursuite. Un peu plus loin, il s'arrête un instant plein travers, la tête rentrée dans le maïs à droite du passage. J'en profite pour gagner un peu de terrain puis stoppe le temps qu'il se remette en marche, il n'est plus qu'à 30 mètres devant moi, il arrive au bout du passage de canon et bifurque à gauche en suivant le maïs dont le biais de la bordure ne me permet plus de voir le sanglier. Je tente d'avancer rapidement mais en essayant également de ne pas faire trop de bruit et arrive au bout du passage de canon.

Il est là à une vingtaine de mètres sur la bordure du champ, il s'est arrêté derrière une ligne de maïs un peu détachée des autres. J'avance rapidement, caché par cette ligne de maïs et me positionne au bout de cette dernière. Le sanglier n'est plus qu'à 12 mètres. Je l'observe quand il décide de s'avancer dans les herbes hautes de la friche qui couvrent le penchant de la colline sur ma droite. J'arme mon arc et aligne ma visée sur son coffre, il stoppe 3 ou 4 mètres plus loin me présentant un léger 3/4 arrière, en contre plongée, à moins de 15 mètres. Ma visée est alignée, je décoche. Ma flèche rentre au milieu des côtes et semble ressortir dans les muscles du cou mais reste en travers du sanglier qui fait volte-face pour foncer vers le maïs. Il rentre dans la culture dans un grand fracas et je le suis au bruit sur environ 60 mètres puis le calme revient. Je me rapproche doucement de la zone du tir et constate qu'il y a du sang presque juste après l'impact dans les herbes hautes

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

puis à l'entrée du maïs au sol

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

comme sur les pieds de maïs.

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014
Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

Dans sa fuite, l'animal a couché une bande de 1 mètre de large de maïs sur environ 30 mètres de long

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

et le sang qui marque en grosses taches sur les pieds couchés est bien visible même de loin.

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

Je décide d'attendre environ 15 minutes avant d'attaquer ma recherche. J'ai un mauvais pressentiment sans trop savoir pourquoi car ma flèche me semble bonne.

Après mon quart d'heure d'attente, je commence ma rechercher, et commence à suivre le sang dans le maïs sans difficulté, de grosses taches de sang ponctuent régulièrement les pieds de maïs, le sang abondant coule encore le long des pieds de maïs,

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014
Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014
Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

j'avance facilement sur environ 40 mètres où je retrouve ma flèche cassée, il manque environ 15 ou 20 cm côté lame, du sang sur toute la longueur et les empennages,

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

le sanglier semble filer à peu près droit vers le ruisseau. La piste débouche sur le premier passage de canon où le sanglier semble s'être arrêté un instant car un rond de gouttes de sang marque la végétation au sol.

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

Je trouve l'endroit où il est rerentré dans le maïs et reprends ma recherche, le sang est un peu moins abondant mais les frottés sur le maïs sont assez nombreux. La luminosité baisse vite et je dois allumer la lumière de mon portable pour continuer la recherche. Une forte odeur de sanglier flotte dans l'air tout à coup. Je tombe un peu plus loin sur un endroit où le sanglier s'est couché, le sol est marqué d’une légère dépression de forme ovale maculée de sang avec une grosse boule d'écume rose sur la gauche de la couche. C'est signe d'au moins un poumon touché et de plus coté sortie de flèche, vu l'entrée de ma flèche, je commence à y croire un peu plus. De là, la piste s’amenuise fortement et commence à longer entre 2 sillons de maïs. Je suis les pieds du sanglier qui ont marqué au sol et de petites gouttes qui marquent par endroit la végétation, ma recherche est facilitée par la présence d'herbes hautes que le sanglier a tirées dans la fuite. Je tombe un peu plus loin sur une autre couche du sanglier moins marquée en sang puis le sang commence à devenir de plus en plus rare. Je décide de laisser tomber et ressors du maïs pour revenir vers la voiture. En chemin j'appelle Monsieur Orio pour faire une recherche demain matin. Il doit me confirmer s’il peut venir demain matin de bonne heure.

En arrivant au passage busé qui traverse le Sousson près de la voiture, j'aperçois dans le noir la forme d'un petit serpent sur le béton. Je le prends en photo, c'est une couleuvre vipérine.

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

Elle tente de fuir mais à chaque flash, elle se replie sur elle-même avant de repartir la pénombre revenue. 

Une belle approche pour un sanglier perdu, 05 septembre 2014

J'attends Fred à la voiture, il ne tarde pas à arriver. Je lui raconte ma chasse et il me propose de m'aider à chercher mon sanglier mais je lui dis qu'il vaut mieux attendre le conducteur de chien de sang pour assurer notre recherche. J'avais pris Hémo dans la voiture mais je ne lui fais plus du tout confiance pour les recherches car il a pris l'habitude de prendre des voies chaudes et même si je sais qu'il est capable de suivre la piste fraîche de mon sanglier, je pense que laisser passer une nuit ne peut être que bénéfique et que ça laissera le temps à l’hémorragie de se faire. Fred se propose de revenir demain matin. J'ai un mauvais pressentiment sur l'issue de cette recherche et ma nuit sera courte et agitée. J'ai mis, bien que je n'en ai pas eu besoin pour me lever, mon réveil à 6 heures. Et je descends me préparer. Vers 7 heures mon téléphone sonne, c'est Monsieur Orio, il est dispo pour la recherche et est en route. Je contacte Fred pour l'en avertir, ce denier me rejoint chez moi puis nous partons attendre le conducteur sur Masseube avant de partir en nous suivant vers les maïs de Saint Arroman. Nous nous garons près du Sousson puis nous nous préparons et partons par le pied de la colline en direction de l'endroit où le sanglier est rentré dans le maïs.

En arrivant sur place j'indique l'entrée dans le maïs et le premier sang toujours bien visible. La nuit a été fraîche et un léger brouillard flotte dans l'air. Le rouge semble prendre la piste et nous suivons, avec Fred, le duo en restant un peu en retrait pour le laisser travailler mais rapidement, alors qu'il y a toujours beaucoup de sang, le chien quitte la voie une première fois. Nous le remettons dessus mais au fur et à mesure de notre progression le chien semble peu à peu se désintéresser de la piste et finit par la perdre complètement au même endroit que moi hier soir. Nous restons avec Fred au dernier sang vu alors que le duo de recherche coupe et recoupe dans le maïs. Maintenant, je sais que je ne retrouverais pas mon sanglier. A force d'insister, le chien va prendre une voix qui va aboutir sur une coulée de ragondin au bord du ruisseau. Son maître le reprend vers les maïs mais impossible de faire reprendre la piste à son chien qui part maintenant dans toutes les directions. Je suis dégoûté et je me dis qu'à vouloir bien faire, j'ai certainement gâché ma seule chance de retrouver mon sanglier. Je me dis que j'aurais dû faire ma recherche avec Hémo sur la voie chaude. Le chien finit toujours par reprendre cette voie qui débouche sur la coulée de ragondin. Je laisse Fred au dernier sang et par contrôler cette traversée du ruisseau mais aucun sanglier n'est passé là. J'en profite pour longer un peu le ruisseau au cas où le sanglier serait venu y mourir puis je retourne avec Fred. Le conducteur tente de couper la piste en faisant des tours dans le maïs et tombe sur de nombreuses traces de sanglier et des coups de nez, la compagnie était gîtée là dans le maïs hier soir et ses allés et venus ont dû bouleverser la piste de mon sanglier fléché. Il tente donc ensuite autour de la culture mais rien n'y fait, Il recoupe même par un chemin forestier à mi-pente de la colline, il finit par laisser son chien libre dans la culture mais toujours rien. Je décide de reprendre ma recherche à quatre pattes dans le sillon de maïs. Après un moment, je me rends compte que le sanglier qui semblait partir à l'opposé de la voiture avant de revenir vers cette dernière repart maintenant en sens inverse sur 30 mètres, je suis de toutes petites gouttes, le nez au sol puis il bifurque à nouveau pour faire un virage à 180°.

Après un moment à chercher du sang, je me rends compte qu'il a légèrement frotté les pieds de maïs à ma gauche pour passer dans le rang suivant pour repartir en sens inverse, le sang devient alors très rare et je finis par le perdre totalement au bout d'environ 20 mètres. Je décide d'aller chercher Hémo dans la voiture pour une dernière tentative alors que monsieur Orio tente toujours de recouper le sanglier. Je pars donc à la voiture et reviens rapidement avec Hémo pour tenter de reprendre la piste au début mais comme je le craignais, après avoir longtemps hésité, il suit un peu la piste puis la quitte pour partir dans tous les sens et malgré plusieurs recadrages, il ne la prendra plus assez rapidement. Cela fait plusieurs heures que nous cherchons sans succès et nous décidons de rentrer à travers le maïs au cas où. Hémo va se mettre à donner à la longe un peu plus loin mais après avoir tourné et retourné dans le maïs il perdra cette voie certainement chaude. Arrivés aux voitures, Monsieur Orio nous quitte mais je décide de tenter une dernière chance. Nous partons avec Fred par l'autre côté du ruisseau pour tenter de recouper une piste. Nous longeons une bande enherbée bordant un maïs puis passons un fossé par une coulée très fréquentée par les sangliers pour longer une seconde parcelle de maïs mais celle-ci arrive au ras du ruisseau et sa bordure est encombrée de ronces rampantes. Les ragondins et les blaireaux ont coupé pas mal de pieds mais pas de trace de sang. Nous ressortons un peu plus loin, après avoir passé un autre fossé lui aussi traversé par une belle coulée, sur un champ travaillé ou j'espère trouver des traces de sanglier.

Fred longe le ruisseau alors que je longe le bord de la bande enherbée à la recherche d'une trace ou d'un indice mais nous ne trouverons rien. Cette fois nous rentrons. Après manger et une petite sieste, je décide de retourner dans les maïs pour tenter de passer tout le secteur de recherche rangée par rangée mais 4 heures de recherche ne donneront rien à part la localisation de la zone où étaient gîtés les sangliers la veille. Ils ont remué une bonne partie du bord du champ vers le soja et des traces bien marquées jonchent le sol en tous sens. Je retourne chez moi démoralisé et brûlé au visage par le frottement des feuilles de maïs.

 

Alex

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 01:17

Ce soir, le temps pluvieux et très venté est idéal pour l'approche, je décide de partir donc chasser dans les maïs. Arrivé près des maïs, je me gare, alors que sur la route les averses se succédaient avec plus ou moins d'intensité, la pluie semble vouloir se calmer. Il est 18h30, encore un peu tôt pour voir du sanglier, je décide donc de faire un tour sur le territoire pour voir les indices de présence. Je pars en longeant une bande enherbée entre 2 parcelles de maïs en direction d'une mare bien fournie en ragondin. En arrivant sur le petit plan d'eau qui est désert ce soir, je constate qu'un sanglier s'est souillé de frai, certainement de cette nuit vu que l'eau est encore un peu trouble, dans le fossé d'évacuation du trop-plein de la mare.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je quitte le secteur en longeant la bande enherbé qui borde les maïs en direction de la route, le vent souffle de ma gauche assez fort. Je traverse la route et me dirige vers une autre parcelle de maïs en longeant la gauche d'un petit ru. Au coin du maïs, j'aperçois une tache sombre à 40 mètres environ et constate qu'il s'agit d'un ragondin. Sa tête relevée me fait penser qu'il m'a repéré.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je suis à découvert mais décide de rester parfaitement immobile un moment en espérant qu'il reprenne son repas. Au bout d'un moment, il rebaisse la tête et se remet à manger. Je biaise doucement pour rejoindre l'angle du maïs en m'éloignant du ru. Mais alors que je tente de me rapprocher, il regagne tranquillement les ronces qui couvrent le talus du ru. Je continue à m'avancer doucement et aperçois un second ragondin à environ 8 mètres dans un léger creux du terrain au ras des ronces. J'arme doucement et décoche. Ma flèche semble bonne, le ragondin sursaute et plonge dans les ronces. Je me rapproche rapidement mais ne trouve pas mon ragondin, j'entends par contres des ragondins qui fuient, sous les ronces qui couvrent le ru, en galopant dans l'eau, un autre ragondin fait craquer les ronces de la berge opposée, s'arrête et alors que je le cherche du regard dans les ronces, il saute dans le ru où je l'entends mais ne peux pas le voir.

Je tente un moment d'apercevoir mon ragondin que je pense avoir touché en écartant les ronces mais je ne vois rien. Je tente donc de retrouver ma flèche partie se fichée dans la berge opposée au milieu des ronces. Je fouille un bon moment les ronces en équilibre, jambes écartées au-dessus du ru et finis par la retrouver. Pas de sang sur l’empennage, j'ai peut-être maqué finalement. Je repars en longeant les maïs sur ma gauche. Quelques pieds de sangliers frais ont marqué le sol, un peu plus loin, j'aperçois une avancée complètement ravagée par les sangliers dans le maïs qui semble assez fraîche aussi.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je décide de presser le pas pour m'éloigner rapidement car le vent n'est pas bon, il souffle vers cette parcelle de maïs et risque de me faire repérer si les animaux sont dans le secteur.

J'avance rapidement vers le ruisseau un peu plus loin et constate que de nombreux pieds de sangliers un peu moins frais marquent le sol, je reviendrai plus tard dans le secteur. Je passe le ruisseau puis contourne une autre parcelle de maïs pour la longer en suivant les bois, cette fois avec le vent de face. J'avance ainsi un bon moment et rejoins un chemin de terre qui sépare cette parcelle de la suivante. Je le traverse et commence à longer la parcelle suivant qui touche presque le bois. J'avance doucement quand, 30 mètres plus loin environ, j'aperçois un gros brocard entrain de brouter quelques feuilles hautes sur le talus du bois. Il est de 3/4 arrière à moins de 20 mètres mais plusieurs branches basses m’empêchent de tirer. Je tente de m'avancer doucement mais il tourne brusquement la tête vers moi. Je me fige et attends, il finit par se tranquilliser et se met à gratter le sol de sa patte avant en frottant ses bois dans la végétation basse. Je tente de me rapprocher un peu encore mais il relève la tête et regarde à nouveau vers moi un instant puis se remet en marche. Il longe le bois de cul et je tente de le suivre mais il bifurque un peu plus loin pour se présenter plein travers à 22 mètres, tête à gauche vers le bois, gratte à nouveau le sol puis rentre à couvert en remontant dans le bois.

Je sors vite mon Butollo et tente quelques appels puis attends un peu mais rien ne vient. Je décide de me rapprocher doucement, je rejoins tranquillement l'endroit où il est rentré au bois et constate qu'une grosse coulée très marquée et bien dégagée remonte dans le bois. Je tente de la suivre très lentement en cherchant le brocard du regard dans le sous-bois mais rien en vue. Un peu plus haut, je biaise à droite et ressors sur une bande de friche qui avance dans le bois et longe le maïs. Je m'avance doucement dans les herbes hautes quand j'aperçois un beau brocard de cul, entrain de frotter ses bois contre un buisson à environ 100 mètres, au bord de la friche, en contrebas, contre le maïs. Je recule et repasse derrière le relief du terrain qui me cache du brocard. Je descends au pas de course et rejoins la bordure du maïs. Le vent souffle toujours aussi fort et face à moi. J'en profite pour avancer rapidement vers le brocard en longeant derrière le premier rang de maïs. Le brocard quitte le buisson et avance doucement dans les herbes hautes en parallèle du maïs puis commence à remonter dans la friche alors que je tente de le rattraper. Il est à moins de 40 mètres. Je le quitte un instant des yeux mais au moment où je tente de l'apercevoir à nouveau, il a disparu.

Je sors du maïs et commence à longer doucement le talus de la friche. Je suppose qu'il s'est couché, j'arrive doucement au niveau du buisson auquel il frottait ses bois tout à l'heure et aperçois sa tête à environ 10 mètres au milieu des hautes herbes. Je pensais bien, il est couché dans une légère dépression du terrain. Je finis par distinguer son corps, il est de 3/4 arrière. J'arme, prends la visée derrière l'épaule et décoche. Un impact retentit, le brocard se lève d'un bon ses pattes se raidissent, il titube et s'écroule. Je m'avance rapidement pour tenter de comprendre et pour voir si je dois l'achever mais quand j'arrive, il est mort. Une entaille de 30 centimètres est ouverte sur son dos parallèlement à la colonne vertébrale.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je constate que ma flèche lui a traversé le cou et coupé une vertèbre, je comprends alors que mon tir en contre-plongée, un peu trop haut, a provoqué un ricochet de ma flèche sur son dos et cette dernière a fini dans son cou. Une grosse tache de sang marque l'endroit du tir

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

et je retrouve ma flèche dans la trajectoire du tir, maculée de sang dans les herbes sèche, plantée au sol.

J’appose le bracelet à mon chevreuil et le serre en bordure du maïs pour une petite séance photo.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je lui attache ensuite les 4 pattes, passe sa tête entre ses pattes avant et le charge sur mon épaule pour le ramener au bord du chemin de terre qui accède au maïs et par lequel je pourrai venir le chercher en voiture. Je laisse donc mon brocard et pars en longeant le ruisseau côté droit pour revenir vers la zone où les sangliers semblaient se trouver. La luminosité commence à baisser un peu et le vent s'est posé. J'avance en surveillant les passages de canon mais rien en vue. Je traverse le ruisseau, passe un fossé et longe une parcelle de maïs plus petite, arrivé au coin de cette dernière, je bifurque pour remonter vers la route en longeant le ru côté gauche.

J'avance doucement quand un chevreuil démarre au galop sur ma gauche en faisant claquer les pieds de maïs. Je me fige et tente de l'apercevoir mais le bruit s'estompe, je fais 1 ou 2 pas de plus et entends un autre chevreuil qui démarre de l'autre côté du ru sur ma droite. Il file en longeant le cours d'eau puis se ravise et le traverse pour venir se planter à 12 mètres plein travers, sa tête dans le maïs. C’est un brocard. Il me nargue ainsi un court instant, comme s'il savait que je venais de fermer mon dernier bracelet de tir d'été puis rentre tranquillement dans la culture. Je tente de l'appeler au Butollo pour le fun mais il ne reviendra pas. Je continue donc à longer le ru puis le traverse un peu plus loin pour longer la parcelle prometteuse. Rien en vue pour le moment et ma concentration baisse un peu quand, tout à coup, alors que je viens de me rendre compte que je suis en train de passer un passage de canon que je n'avais pas vu, une impression bizarre me fait stopper net en plein découvert au milieu du départ du passage. Je tourne doucement ma tête vers la droite et aperçois 3 sangliers à 10 ou 12 mètres arrêtés dans le passage de canon. Une laie de 50 kilos, plein travers qui regarde à droite et 2 bêtes rousses de 30 kg, tournées dans l'autre sens, en train de manger un épi de maïs dont elles ont couché le pied sur le passage. Ils ne m'ont pas repéré, je tente d'armer doucement mon arc mais c'est alors que la laie tourne la tête vers moi et en m'apercevant elle fait volte-face pour rentrer dans le maïs sur la gauche en grognant, provoquant la fuite des bêtes rousses qui elles rentrent sur la droite.

Je rigole intérieurement de ma bêtise mais aussi de celle des sangliers qui viennent de commettre une grave erreur car ils vont certainement chercher maintenant à se regrouper et devront d'un côté ou de l'autre retraverser le passage de canon à découvert. Je reste un instant immobile puis m'avance tout doucement de 10 mètres dans le passage de canon et me poste côté gauche contre la culture. Rapidement, j'entends sur la gauche, à environ 10 mètres devant moi, la laie qui grogne pour appeler les jeunes. Je m'avance à nouveau de quelques mètres et me reposte. Très rapidement, le maïs se met à craquer sur ma droite. Je me prépare. Une bête rousse sort à 10 mètres devant moi mais se positionne dans un 3/4 arrière très fermé contre la culture. J'arme mon arc pour attendre une position plus confortable pour la tirer mais elle démarre et rentre sur ma gauche dans le maïs. Sort alors un gros mâle qui traverse tranquillement le passage à environ 15 mètres devant moi, je le suis dans mon viseur et décoche alors qu'il stoppe plein travers, rentrant juste son groin dans le maïs. Il démarre à l'arrivée de ma flèche qui le traverse mais elle me semble un peu en arrière, j'ai bien vu disparaître puis réapparaître mon encoche lumineuse rouge. Ma flèche l'a complètement traversé. Le sanglier fonce dans le maïs dans un grand fracas qui s'arrête très vite puis je l'entends se débattre au sol. Il n'a pas fait 30 mètres. Je m'avance rapidement car la luminosité baisse et fait démarrer un sanglier qui s'apprêtait à sortir sur ma droite, il fait demi-tour en cassant des pieds de maïs sur environ 10 mètres puis s'immobilise.

J'aurais pu attendre pour tenter de flécher d'autres sangliers mais, j'ai déjà 2 animaux et je préfère retrouver mon sanglier avant qu'il fasse nuit. Il a arrêté de se débattre et souffle encore par moment. Impossible de trouver du sang à l'impact et la luminosité baisse vite. Je décide de tenter de le retrouver au bruit, j’attends un court instant et l'entends donner un dernier coup de patte dans le maïs, je pose mon arc et pars droit vers le bruit à la lumière de mon portable et le retrouve à à peine 20 mètres de l'endroit du tir. Du sang mousseux sort du trou d'entrée de ma flèche qui est en fait très bien placée puisque elle a traversé les 2 poumons. 

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je l'attrape par une patte arrière et le traîne vers le ru dans le sens des rangs de maïs, le pose au bord de la culture puis pars chercher mon arc et ma flèche mais malgré mon encoche lumineuse, impossible de la retrouver. Je longe le passage de canon et fait à nouveau démarrer des sangliers sur ma droite. Je finis par renoncer et pars chercher ma voiture alors que la nuit s’installe.

Je commence par charger le brocard puis pars me garer près du maïs où se trouve mon sanglier et pars avec la longe d'Hémo pour chercher mon ragot.  En partant vers le maïs, je dérange un chevreuil qui s'éloigne en bondissant dans la nuit. En passant le premier passage de canon du champ, j'aperçois, en ombre chinoise, une chevrette de cul qui regarde vers moi au milieu du passage. Je rejoins mon sanglier et l'attache par le groin pour le tirer jusqu'à ma voiture qui est à environ 400 mètres. En repassant devant le passage de canon, je constate que la chevrette n'a pas bougé mais cette fois elle s'enfuit. Mon sanglier chargé, je rentre, j'ai encore du boulot pour conditionner la viande de mes 2 prises.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Alex

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 07:57

Depuis samedi dernier, j'ai récupéré deux nouveaux bracelets pour tirer le chevreuil à l'approche avec autorisation de tirer le sanglier sur Traversères, une bonne partie de cette commune n'est pas autorisée à la chasse à cause de mésententes avec des chasseurs de sangliers, vu que, par mon travail, j'ai rencontré une propriétaire qui ne veut pas de chasseur sur ses terres, je lui ai demandé l'autorisation de chasser seulement à l'arc et elle m'a donné son accord. Je me retrouve donc être le seul chasseur sur une enclave de 35 hectares au milieu de 300 hectares non chassables avec des sangliers et des chevreuils en grand nombre.

Après un repérage du territoire ce weekend, je pars faire un tour à l'approche ce mercredi matin. Je gare ma voiture près des habitations et j'attends le lever du jour, le ciel est dégagé, il a gelé cette nuit. Vers 8 heures, je commence à me préparer puis pars en direction des bois. Un pré en crête du coteau s'étend derrière la ferme, bordé par un bois en forme de U. Je n'ai pas fait 150 mètres dans le pré que je me retrouve à découvert à 60 mètres d'un chevreuil couché au milieu de la prairie. Je suis repéré, il prend la fuite.

Je continue et arrive en lisière du bois ou cette fois deux chevreuils prennent la fuite en aboyant, il va me falloir ralentir le rythme de ma progression. Je rentre dans le bois sur une coulée très fréquentée que je suis pour me frayer un chemin au milieux des épines, ma progression et lente et j'essaie, tant bien que mal, de la rendre la plus silencieuse possible.

Je m'enfonce de 70 mètres environ dans le bois quand, alors que j'écarte un genévrier pour passer, un gros sanglier se lève à 5 mètres devant moi, je lâche le genévrier et tente d'encocher une flèche quand un deuxième se lève pour prendre la fuite. Ils viennent de disparaître dans le fourré en contrebas sur ma gauche quand, sur mes arrières, un bruit de pas me fait me retourner, un sanglier de 65 kg environ, remonte le penchant de droite et rejoint la coulée sur laquelle je progresse puis, le poil hérissé, il commence à suivre mes traces. Il se rapproche en grognant, j'arme mon arc alors qu'il devient menaçant, il est à 10 mètres environ, je ne comprends pas sa réaction, il ne fuit pas et se rapproche encore, il est à 5 mètres maintenant, de 3/4 face.

Sans trop réfléchir, je vise l'avant de l'épaule et lui décoche une flèche qui pénètre au 2/3, il fait volte-face et tourne en rond avant de s'éloigner dans les fourrés. Le bruit de sa fuite cesse, j'ai juste le temps d'encocher une nouvelle flèche quand il fait demi-tour et revient droit sur moi au trot, je ne vois plus dépasser mon empennage. J'arme mon arc et d'un mouvement brusque vers l'avant je détourne sa route, il se présente alors plein travers à quelques mètres. Je décoche au coup de bras, ma flèche l'atteint plein poumons. Il fait environ 5 mètres et se couche à vue avec une respiration très forte et sifflante.

Je n'ose pas trop m'approcher malgré mon poignard de belle taille. En moi-même je me dis qu'il va bien finir par rendre l'âme. Des petits marcassins de 2 ou 3 kg arrivent alors à mes pieds en couinant, ils tournent un court instant puis s'éloignent. Je comprends alors le comportement du sanglier que je viens de flécher qui est en fait une laie, elle voulait certainement défendre ses petits. Tout à coup, sur les traces de mon premier sanglier, un deuxième arrive en grognant, j'arme mon arc, il est plus petit, il fait une quarantaine de kg environ. Il arrive au pas à 6 ou 7 mètres, j'arme, vise et décoche. A l'impact, mon sanglier tombe foudroyé sur place et se met à couiner, ma flèche lui a brisé la colonne vertébrale au-dessus de l'épaule.

Je me saisis de mon poignard, saisis le petit sanglier par une patte arrière et d'un coup au cœur j'abrège ces souffrances, la mort est très rapide. Entre temps, mon premier sanglier se relève pour faire 20 mètres vers moi en claquant des dents et s'effondre à nouveau dans un petit roncier. Je laisse mon arc près du petit sanglier car je n'ai plus de flèche. Je m'approche doucement de l'autre sanglier par derrière mais, alors que je m'en saisis, il se relève et tente de me faire face pour retomber en roulant dans le travers.

La pente est raide, je l'attrape par une patte arrière et l'attache à un petit chêne, avec un bout de corde que j'ai dans ma poche, le temps de l'achever et surtout pour éviter d'avoir à le remonter de trop une fois mort. Au bout d'un petit moment de lutte, je parviens à le coucher sur le flanc et à l'achever d'un coup de poignard au cœur. Ma chasse n'aura duré que 45 minutes environ mais elles auront été riches en émotions.

Une fois les honneurs rendus, je traîne les sangliers un après l'autre jusqu'en bordure du bois puis les attache par le groin, un à chaque bout de mon bout de corde et les tire ainsi jusqu'à ma voiture. A moitié pré, je fais une pause pour reposer mon dos et mes bras et en profite pour ramener mon arc à la voiture. Je tombe alors sur le fils de la propriétaire et lui explique la situation. Il me propose alors de me prêter sa brouette pour ramener mes prises. J'accepte volontiers sa proposition et repars donc changer mes sangliers sur la brouette pour finir de rentrer à ma voiture. Ce sont 2 laies.

Un doublé de sanglier, 07 décembre 2005

Alex

 

Atteintes :

Un doublé de sanglier, 07 décembre 2005
Un doublé de sanglier, 07 décembre 2005

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25 septembre 2005 7 25 /09 /septembre /2005 06:56

Ce soir, comme presque tous les jours, je pars faire un tour au chevreuil. Je gare ma voiture chez une connaissance qui m'avait signalé la présence d'un grand brocard qui mange ses salades et qu'il aimerait bien voir brouter un peu plus loin. J’enfile mes gants, ma cagoule et ferme le bracelet de mon décocheur et me voilà parti.

Je n’ai fait que 300 mètres quand, à 50 mètres de la lisière du bois dans lequel je viens de pénétrer, des bruits de pas attirent mon attention, quelque chose se déplace dans le fragon. Je m'approche silencieusement sur le chemin forestier et m'immobilise brusquement en apercevant, à 40 mètres environ, la tête d'un sanglier qui vient de surgir du fragon sur la gauche du sentier. J’arme mon arc au cas où. Il sort à découvert sur le chemin, s’immobilise plein travers en regardant dans ma direction « suis-je repéré ? », mon immobilité a l’air d’avoir fait illusion mais l'animal est beaucoup trop loin pour tenter une flèche.

Il fait demi-tour et remonte tranquillement dans le bois, je me rapproche de l’entrée de la coulée qu’il vient d’emprunter et, alors que je peux encore l’apercevoir se faufiler dans le fragon, je monte à mon tour dans le bois pour tenter une approche. Cela fait 30 mètres que je le suis en essayant de ne pas faire trop de bruit quand je m’aperçois qu’il n’est pas seul, des bruits de pas sur le tapis de feuilles mortes attire mon attention sur un gros sanglier mâle qui doit bien faire plus de 100 kg. Il vient droit sur moi et passe au pas à une dizaine de mètres, j’arme mon arc mais la végétation trop dense me dissuade de le tirer, il s’éloigne un peu puis revient sur ses pas pour repasser exactement sur ses pas toujours au pas sans faire attention à moi. Alors que je désarme mon arc en le regardant s’éloigner, j'aperçois trois autres gros mâles qui chahutent se donnant des coups de butoir par les flancs. Ils viennent vers moi mais s’arrêtent à 60 mètres et n’approcheront pas plus.

Un mouvement en bordure du bois au-dessus de moi me fait tourner la tête, j'aperçois une grosse laie suivie d’une compagnie de jeunes entre 30 et 50 kg qui passent la crête à la lisière du bois. Vu les différences de taille entre eux, ils ne sont certainement pas tous de la même portée. Tout ce petit monde descend dans le bois mais la laie s’immobilise ne me laissant voir que sa tête qui regarde dans ma direction pendant un petit moment avant de reprendre sa route. Tout ce remue-ménage m’avait presque fait perdre de vue mon objectif premier qui c’est maintenant bien éloigné sur ma gauche.

Je tente de m'approche au milieu du fragon en me faufilant silencieusement et couvert par le bruit des sangliers mais il reste hors d’atteinte et poursuit sa marche. Il est vraiment trop loin, je ne peux pas le rattraper sans presser le pas et me faire repérer. Les animaux sont tout autour de moi, je décide donc de changer de tactique, je m’appuie contre un gros chêne et m’immobilise. Mon regard se promène dans le sous-bois sur toutes ces crinières rousses et noires qui dépassent de la végétation, je compte entre 20 et 25 sangliers, et c’est alors qu’une bousculade intervient. Les jeunes animaux qui s’étaient un peu trop rapprochés du gros mâle se sont fait charger.

Dans sa fuite, un sanglier de 30 ou 40 kg vient s'arrêter à 10 mètres de moi, à demi caché par la végétation, j’arme d’un mouvement rapide et lui décoche une flèche. Dans le feu de l’action, je n’ai pas vu réellement où est partie ma flèche et je n’ai pas prêté attention au son de l'impact c’est donc sans vraiment savoir si mon sanglier est touché que je le regarde s'éloigner. Il s'éloigne doucement en remontant vers la harde puis se met à descendre avant de disparaître de mon champ de vision.

J'attends un moment, certainement 10 minutes, voire 15, puis je vais vérifier mon tir. Mon sanglier laisse une bonne piste au sang (sang sombre). Je commence à suivre les gouttes très visibles et en très grand nombre. Ses congénères sont encore tout autour de moi, 30 mètres plus loin, je m’aperçois qu’un deuxième sanglier vient dans ma direction. Je m’immobilise et attends la suite, il se rapproche doucement et vient finalement se placer plein profil à 15 mètres. J’arme mon Hoyt et décoche ma deuxième flèche de la soirée en plein dans l’épaule du sanglier qui couine et démarre en trombe en percutant un petit chêne qui rabat la flèche sur son flanc.

C'est la débandade toute la harde s’enfuit dans un craquement de branches et un bruissement de feuilles mortes, après les avoir regardé s’éloigner, je marque l'emplacement de mon deuxième tir et je continue à suivre ma première piste qui est vraiment bien marquée, à chaque saut d’arbre couché, le frottement du poitrail laisse une trainée de sang. Je vais la suivre sur 200 mètres environ, jusqu'à un saut de chemin. Mon sanglier rentre alors dans un fourré et descend vers le ruisseau, il s’est apparemment roulé sur un tapis de feuilles mortes ou il a laissé beaucoup de sang puis est reparti sans laisser une seule goutte sur 20 mètres. Ce n’est qu'au moment de ressauter le sentier forestier que je recommence à voir du sang mais les gouttes sont plus espacées.

La nuit me rattrape et le bas du chemin est un taillis très épais bordé en lisière du bois par le ruisseau, il me faut abandonner, je marque l’entrée d’une brisée et je reviendrai demain matin avec le président de la chasse d'Haulies. Je contacte le président le soir même et nous nous donnons rendez-vous pour 8h30. Je n'ai pas dormi cette nuit, la peur de perdre ces 2 sangliers, le remord d’en avoir tiré deux, l’excitation et les visions de cette chasse qui me revenaient sans cesse en tête. 

Le lendemain matin, je suis au rendez-vous avec ma 280 Rémington et peu de temps après le président arrive avec son chien de pied, je lui propose de commencer par chercher le premier sanglier que j’ai tiré et nous voilà partis. Arrivé sur ma brisée, le chien ne marque même pas l’entrée, il va et vient, il tourne en rond puis rentre dans le taillis mais sans suivre la piste de mon sanglier.

Stupéfait, je décide de poursuivre tout seul la piste en suivant le sang à vue alors que le président de la chasse suit son chien qui le même bien loin de mon sanglier. Bien que les gouttes soient moins importantes que la veille, j’arrive à suivre la piste jusqu’au ruisseau où mon sanglier semble s’être baigné avant de sortir plein champ en traversant un épais mur de ronces. La coulée est bien marqué et le tunnel couvert de boue fraîche.

Ne pouvant pas traverser ce mur, je décide de le contourner et j’arrive ainsi sur la sortie, l’herbe est couchée et un peu boueuse mais le sang a disparu. Voyant arriver le chien et son maître je décide d’arrêter là la comédie et de faire appel à un conducteur de chien de sang, c’est d’ailleurs par là que j’aurais dû commencer. Le président de la chasse m’ayant donné son numéro je l’appelle mais il est malheureusement pris par une recherche sur un cerf blessé dans les Pyrénées et ne pourra être disponible qu’en milieu d’après-midi.

Je retourne tout de même sur les lieux de mon second tir, mais, à ma grande surprise, je ne retrouve qu’une partie (la lame et 20 cm de tube) de ma flèche cassée à 20 m de l'endroit où je tire mon sanglier et bien que je revois bien ma flèche rentrer au niveau de l'épaule, je ne trouve pas de sang même pas sur la flèche (pour celui-là je n'ai pas trop d’espoir). J'ai bien marqué la coulée et j'attends avec impatience le chien de sang.

Vers 15 heures, le conducteur de chien m’appelle pour qu’on se retrouve sur les lieux, nous nous retrouvons vers 15h30, il est accompagné d’un teckel à poil dur "Rabolio" et d’un airedale terrier qui lui sert de chien "forceur" pour les sangliers sur pied. C'est moi qui vais tenir cette boule de nerf en laisse. Le conducteur veut repartir du départ, je l’amène donc à la zone où j'ai tiré mon sanglier. Je le suis à distance (c'est ma première recherche au sang) tout en contrôlant que le chien ne prenne pas la piste d'un autre sanglier. Il y en avait tellement que le pauvre a été tenté plusieurs fois de prendre un autre animal mais je ne le remettrai qu'une fois sur la piste que j'ai faite tellement minutieusement hier soir que je la revois encore.

Rabolio arrive sans problème jusqu'au pré où je perds mon sanglier ce matin. La suite sera magique, il prend une des nombreuses coulées dans l'herbe et se dirige vers un bois d'épineux très dense où son maître le suit. J'ai encore mal pour lui, il progresse difficilement à quatre pattes sous les épines. Je contourne le bois avec la carabine à la main au cas où. Rabolio donne maintenant de la voix de plus en plus. Son maître l'encourageant et le guidant en lui disant par intermittence "le sang Rabolio, le sang…"

Tout à coup, le conducteur me cri : "il s'est couché là", juste avant la sortie du bois il s'est reposé un moment et a laissé une belle flaque de sang. Rabolio sort du fourré suivit par son maître dans un crissement d'épines acérées. Il me fait comme ça :" là je n'y crois plus trop, le bosquet devant toi c'est notre dernière carte..." je suis abattu, les doutes m'envahissent au fur et à mesure que les pas se cumulent. Il prend le pré et se dirige vers un petit bosquet, l'herbe est couverte par endroit de traînées de sang.

Rabolio semble perdre la trace en lisière du bosquet, il se tourne vers son maître et s'assied, son maître lui sort alors une écuelle et de l'eau et après l'avoir désaltéré, ils reprennent la traque. Le maître lâche la longe et Rabolio tourne et retourne dans l'herbe avant de s'enfoncer dans le bosquet mais sans conviction. Il va tourner et retourner sur 50 m² pour finalement sortir du bosquet. Je les suis mais, pour éviter les épines, je prends une coulée bien plus dégagée et c'est alors qu'en me baissant je pose la main dans une grosse tache de sang.

Je n'ai pas eu le temps de sortir du bosquet que j'entends une voix me disant alors que je n'y croyais plus : "il est là ". Après avoir laissé les chiens l'un après l'autre mordiller un peu leur sanglier, je me suis mis à genoux devant ce corps sans vie, comme un gamin qui ouvre ses premiers cadeaux de noël et je me suis mis à caresser mon sanglier et les chiens. Ce sentiment de bonheur qui m'envahit, je crois que je ne l'avais jamais ressenti aussi fort.

Comme pour me faire un peu culpabiliser dans ce moment si fort le conducteur de chien me lance : "tu as vraiment du bol, ta flèche était trop basse". En vidant le sanglier, je constaterai que la rate est entaillée ainsi que le foie très légèrement, c'est vrai que ma flèche n’est pas terrible. Je charge mon paquetage sur mes épaules et me voilà parti avec la petite troupe vers la voiture. Les 800 mètres qui nous séparent de la voiture en légère pente et l'ascension finale assez raide me font attraper une bonne suée mais quel bonheur d'avoir retrouvé mon sanglier.

 
Mon premier sanglier à l'arc, 25 septembre 2005
Mon premier sanglier à l'arc, 25 septembre 2005

La piste de mon second sanglier ne donnera rien. Rabolio ne voudra pas la suivre mais, vu les indices, le conducteur de chien de sang pense que ma flèche a heurté l’os de la patte avant et que les jours de mon sanglier ne sont pas en danger.

Mon premier sanglier à l'arc, 25 septembre 2005

Alex

 

Atteinte :

Mon premier sanglier à l'arc, 25 septembre 2005

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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