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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 20:17

Ce soir, le ciel est nuageux, il ne fait presque pas de vent, je décide d'aller me poster à Traversères sur mon poste à sanglier où j'ai pu flécher un beau mâle le mois dernier. En arrivant, vers 17h15, je constate que les sangliers sont passés de frais, la végétation est couverte de boue, le sol a été fouillé, les arbres ont été frottés et portent des coups de dent. En m'installant à mon poste, derrière le genévrier mort tombé au sol, je constate qu'un sanglier a eu l’audace de venir se soulager pile où je m'installe habituellement. Le laissé a quelques jours, il n'est pas frais. Je me cale, face à la pente, débarrasse le sol de ses feuilles mortes pour pouvoir pivoter sans bruit, contrôle le vent, très léger qui vient de ma gauche et descend légèrement, en émiettant un bout de lichen. L'attente commence.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Les campagnols agitent brillamment le sous-bois en courant sur et sous les feuilles mortes. L'un d'eux joue à cache-cache devant moi, courant sur quelques mètres à découvert avant de plonger sous les feuilles mortes pour ressortir un peu plus loin son museau, observer un instant avant de partir de recacher un peu plus loin. Un peu plus tard, un épervier vient se poser à environ 35 mètres sur ma droite sur un chêne. Le temps passe, un peu avant 18 heures, un bruit de pas se fait de plus en plus présent dans mon dos. Ce n'est un campagnol, je me retourne doucement et me prépare en accrochant mon décocheur.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

2 petits grognements timides retentissent. Le sanglier se rapproche dans le sale en dessous de moi sur la droite et je m'attends à le voir déboucher devant moi. Je suis prêt et croise les doigts pour que le vent ne tourne pas mais le sanglier biaise dans le sale et semble vouloir passer sur ma droite. Je pivote doucement pour me tourner vers une trouée dans la végétation où j'espère le voir passer.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Les bruits de pas s’espacent doucement puis s’interrompent. J'attends un moment en tendant l'oreille, espérant entendre ou voir l'animal mais le calme s'installe. Je me retourne à nouveau face à la pente, la luminosité baisse vite quand des bruits de pas et des craquements retentissent sur ma droite. J'aperçois rapidement un gros sanglier qui descend sur moi dans un couloir dégagé qui remonte vers la crête au travers du sale. J'arme doucement mon arc alors que le sanglier arrive à environ 15 mètres. Il stoppe à environ 8 mètres plein travers au pied d'un arbre frotté, j'aligne ma visée mais quelques branchettes me gênent pour décocher. Le sanglier avance de quelques pas et stoppe à nouveau. Je cale ma visée et décoche. Je n'ai pas entendu d'impact franc mais le sanglier fait volte-face et fonce pour remonter vers la crête alors que d’autres sangliers plus petits que je n'avais pas vu se dispersent dans les fourrés. Très rapidement mon sanglier percute violemment un arbre que je vois bouger puis s'agite un peu dans le sale. Une respiration mouillée se fait entendre puis le calme s'installe. J'attends un instant au poste au cas où un autre sanglier se présenterait mais la nuit s'installe. Des sangliers passent à environ 20 mètres sur ma droite en grognant mais impossible de les voir dans la pénombre grandissante. Je quitte mon poste et m'avance vers l'endroit du tir où je retrouve ma flèche posée au sol.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

En la saisissant, je constate qu'elle est couverte de sang. Plusieurs petites gouttes de sang jonchent le sol autour de la flèche. Je la remets au carquois puis allume ma lampe à la recherche de sang mais je peine à le trouver. C'est en me retournant que j'aperçois la piste très abondante que je pensais un peu plus dans le fourré.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Une piste de sang spectaculaire et ininterrompue remonte vers la crête. Elle mesure entre 50 centimètres et 1 mètre de large et tapisse le sol et les arbustes. Je la suis sans peine.

L'année commence bien , 1 janvier 2020
L'année commence bien , 1 janvier 2020

Je retrouve vite l'arbre que le sanglier a percuté, il porte une grosse marque de sang frottée.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

La piste bifurque sur la gauche dans le fourré un peu moins abondante. Un autre arbre porte un beau frotté environ 3 mètres plus loin, puis la piste redescend et je retrouve mon sanglier mort sur le flanc dans le fourré. C'est une laie qui a allaité il n'y a pas longtemps, les autres sangliers devait être ses petits. Elle n'a pas fait plus de 30 mètres. Ma flèche touche les poumons et coupe les gros vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Je dégage mon sanglier du fourré pour faire quelques photos souvenir puis appelle le propriétaire des lieux pour qu'il vienne m'aider à ramener mon sanglier.

L'année commence bien , 1 janvier 2020

Je l'attache par le groin et le traîne pour redescendre dans le champ travaillé en contrebas puis rejoins un chemin enherbé qui longe le champ et le traîne sur plusieurs centaines de mètres en attendant l'arrivée du propriétaire puis nous le chargeons dans la bennette du tracteur pour rentrer.

 

Alex

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 21:05

Ce soir, je décide d'aller faire un tour à Traversères pour me poster sur un secteur où je me suis fait avoir 2 fois par les sangliers arrivés à chaque fois de nuit. Je me gare à la ferme et pars à pied pour mon poste situé en haut d'une petite combe boisée. Je rentre dans le bois par une grosse coulée bien marquée et la suis jusqu'à une sorte de petit cirque où je me poste contre un gros genévrier mort tombé au sol, au bord du fourré de gauche, sur le bord d'une bande de 15 mètres de bois clair qui remonte vers le pré, pris entre 2 fourrés. Les sangliers sont passés ces jours-ci pour se frotter sur 2 chênes un peu plus haut et un à ma droite en laissant de la boue sur la végétation. La coulée principale passe à 6 mètres sur ma droite et de nombreuses coulées convergent vers le secteur des 2 côtés. C'est une zone de passage car le pré à environ 50 mètres au-dessus de moi est bordé sur 3 côtés par le bois en U. Sur la gauche un grand roncier forme une belle remise et au bout de la bande boisée de droite se trouve un massif de genêts et d'épines où se gîtent souvent les sangliers. Je suis donc sur le passage des animaux venant d'une remise ou de l'autre. Le vent est bon, il descend du pré. Il n'y a plus qu'à attendre. Le temps passe, la luminosité baisse doucement alors que les mulots qui courent dans les feuilles mortes me font régulièrement croire à l'arrivée d'un plus gros animal. Il va bientôt faire nuit quand des bruits de pas se font entendre sur la droite dans le sale. J'accroche mon décocheur. La végétation craque et des grognements se font entendre. Les animaux se rapprochent quand 2 sangliers sortent des épines et arrivent de face, à 12 mètres. Le plus gros, environ 70 kilos, est un peu en avant de l'autre et renifle un chêne. J'arme mon arc et aligne ma visée sur lui mais attends une meilleure occasion. Il s'avance doucement en pivotant tête à droite et se tourne plein travers. Je cale ma visée au défaut de l'épaule et décoche, ma flèche le traverse en haut du cœur et touche les 2 poumons avec un bruit caractéristique. Les 2 animaux démarrent en trombe mais, rapidement, j'entends mon sanglier se débattre sur place dans les épines à ma droite. Il râle, grogne et s'agite un instant avant le retour au calme. J'attends un peu avant d'aller voir au cas où il ne serait pas encore mort. La nuit s'installe, je quitte mon poste et m'avance vers l'endroit du tir à la lueur de mon portable. Le second sanglier qui était resté dans le sale sous le pré démarre en soufflant au-dessus de moi alors que j'arrive à l'endroit du tir. Ma flèche couverte de sang est posée au sol, lame à l'opposé de la direction de fuite du sanglier.

Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019

Je remets ma flèche au carquois. Je trouve les premières gouttes de sang dès l'endroit du tir.

Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019

La piste abondante est facile à suivre. Beaucoup de gouttes au sol et les balivots portent régulièrement de beaux frottés.

Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019
Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019

Après à peine 15 mètres de recherche, je retrouve mon sanglier mort dans le fourré.

Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019

Je le dégage pour faire quelques photos souvenir avant d'appeler le propriétaire pour qu'il vienne m'aider à ramener mon sanglier que je vais lui laisser.

Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019

Je tire mon sanglier, passe la crête de droite et redescends à travers bois pour rejoindre le champ travaillé en contrebas avant de le traverser pour rejoindre un chemin de terre sur lequel j'attends le tracteur.

Un beau sanglier à l'affût, 7 décembre 2019

Nous chargeons le sanglier puis rentrons, je suis à pied au cas où il se détacherait. Une fois à la ferme, je vide ma prise et aide le propriétaire à le pendre avant de rentrer.

 

Alex

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 21:48

Cette année la chasse est un peu triste, 10 ans que j'attends de pouvoir avoir un bracelet de cerf C2 pour pouvoir tirer un grand trophée et mon ami Patrick me fait la tête sans que je sache pourquoi et a gardé le bracelet pour lui. Je n'ai pas pris de bracelet de chevreuil en tir d'été car notre fédération départementale du Gers a décidé d'interdire le tir du brocard à l'approche entre l'ouverture générale et le 15 novembre comme l'an dernier, tirer des chevrettes allaitantes et condamner des chevrillards ou choisir de tirer de tous petits chevrillards inexpérimentés ne me passionne pas. Il ne me reste donc plus que le sanglier mais avec la saison des battues, ils sont devenus très méfiants et sortent tard, il n'est donc pas évident de les voir et je dois les chasser à l'affût près des remises ou des derniers points d'eau et des souilles. Cela fait plus d'un mois que je n'ai pas vu un sanglier en chassant.

Ce soir, je n'avais pas décidé d'aller chasser. En sortant du boulot, je pars chercher le colis de mes lames de chasse pour le buffle à la poste d'Auch. En rentrant, ma compagne est occupée et je ne sais pas trop quoi faire, vers 19h30, je me décide à aller chasser sur Traversères. Je me prépare rapidement et prends ma voiture pour rejoindre ma zone de chasse. J'arrive sur place vers 19h45 et me gare au bord du chemin goudronné qui monte à la ferme, au bord du chaume de sarrasin pris entre le chemin et le ruisseau qui a été moissonné il y a environ 15 jours. La parcelle de sarrasin de l'autre côté du ruisseau a été également moissonnée depuis ma dernière sortie. Il fait beaucoup de vent ce soir, l'orage menace. Je traverse le chaume et traverse le ruisseau par une trouée de quelques mètres dans la haie épaisse qui longe le cours d'eau. C'est là que se trouve le dernier trou d'eau laissé par la sécheresse et que les animaux chevreuils et sangliers viennent régulièrement s'abreuver. Sur environ 20 mètres en amont la haie est percée de nombreux passages boueux débouchant sur des souilles plus ou moins asséchées. Le vent souffle fort sur ma gauche en longeant le ruisseau. Je me poste dans la végétation du bord du ruisseau sur la gauche de la trouée de la haie, en face de l'endroit où est sorti mon dernier sanglier, en face du coin gauche de l'avancée de bois qui rentre dans le chaume de sarrasin jusqu'à 15 mètres du ruisseau.

Le vent fort ne me permet pas d'entendre les bruits de pas dans le sous-bois. Plusieurs coups de feu claquent au loin sur ma gauche et il me semble entendre mener des chiens. La luminosité baisse doucement. Un brocard sort du bois à environ 150 mètres en bordure du bois, dans le virage de ce dernier, sur la droite de l'avancée du bois. Il s'avance et biaise vers moi en glanant sa nourriture dans le chaume, tête basse. Je le regarde s'avancer et surveille régulièrement le chaume derrière moi par la trouée. Je finis par le perdre de vue derrière l'avancée de bois. La luminosité baisse de plus en plus vite, je décide de me décaler un peu plus à droite pour mieux voir derrière l'avancée du bois. Un bruit de craquement se fait entendre en bordure du bois d'où était sorti le chevreuil puis des aboiement retentissent.

Alors que je viens de me poster contre la haie, le vent se pose et je commence à entendre des craquements dans la bande de bois. Plusieurs animaux descendent vers moi et j'espère qu'il s'agit des sangliers. Un souffle puissant me le confirme rapidement. Ils se rapprochent tranquillement, s'arrêtant par moment dans un parfait silence. Les craquements se font de plus en plus présents et les sangliers biaisent sur la droite de la bande de bois et commencent à sortir sur le chaume mais trop loin pour tenter un tir. 2 semblent remonter vers le virage du bois et stoppent de cul dans le chaume à environ 80 mètres. Un s'avance dans le chaume à environ 60 mètres de moi en parallèle du ruisseau. Je ne peux pas bouger sans être repérer, je décide de laisser faire, le sanglier d'environ 70 kg s'avance d'environ 60 mètres puis se ravise et revient vers le bois. D'autres sangliers arrivent dans le bois. Les 2 sangliers plus éloignés se retournent et reviennent tranquillement vers moi alors que l'autre sanglier les rejoint et que d'autres sortent du bois. Ils s'avancent petit à petit, j'arme doucement mon arc, le premier sanglier stoppe à 8 mètres de 3/4 face. J'aligne m'a visée sur le défaut avant d'épaule et décoche. Le sanglier fait volte face et remonte vers le bois au galop au milieu des autres sangliers. La faible luminosité ne me permet pas de le suivre au milieu de ses congénères alors qu'il rentre au bois. 

J'entends tomber mon sanglier qui se débat un instant en couinant, sans que je n'arrive à le voir. J'attends un moment, la nuit noire s'installe, je décide d'aller chercher mon sanglier. Je m'avance vers l,endroit du tir avec ma lampe torche mais ne trouve ni sang ni flèche. Je décide d'aller contrôler les entrée au bois en haut du chaume. Toujours pas de sang. Je retourne donc à l'endroit du tir et me remémore l'action puis reéclaire l'endroit du tir où, cette fois, j'aperçois quelques gouttes de sang. Pas de flèche, je commence à suivre les petites gouttes peu abondantes et difficiles à voir sur les tiges rouges du colza moissonné. Le sang est de moins à moins abondant et même à 4 pattes je peine à le suivre. Après 20 mètres de recherche, je retrouve 15 centimètres de flèche couvert de sang côté empennage. Je ramasse ce bout de flèche et m'en sert pour marquer la dernière goutte de sang avant d'avancer un peu pour tenter de recouper la piste. De tout petits frottés, au sommet des tiges coupées, me remettent sur la piste un instant mais après 40 mètres de recherche le sang s'interrompt totalement. Je plante mon bout de flèche au dernier sang puis repart contrôler le bord du bois. J'éclaire les entrées de de coulées et le bord du chaume alternativement en longeant la lisière quand ma lampe éclaire mon sanglier mort dans le chaume à 30 mètres du bois. Il a parcouru environ 100 mètres. Certainement incapable de monter plus il a bifurqué à droite en parallèle du bois avant de tomber. Une grosse tache de sang qui coule par l'entrée de ma flèche se répand au sol sous mon sanglier alors que son poil est rougit par une grosse tache de sang au niveau de la sortie basse de ma flèche en avant du cuissot. Il est temps de rentrer, le tire ma laie d'environ 50 kg vers ma voiture avant de la charger pour renter m'en occuper.

Une sortie décidée à la dernière minute, 1 octobre 2019

Alex

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 21:53

Depuis mon dernier chevreuil, je n'ai presque pas chassé et ma tante m'a commandé un sanglier pour son anniversaire. Ce soir, je décide d'aller faire un tour à Traverséres près d'un champ de sarrasin dont le propriétaire de plaint de dégâts occasionnés par les sangliers. En chemin, je constate que les tournesols, en face de la zone de chasse ont été pas mal attaqués par les sangliers qui ont couché pas mal de pieds. Je me gare le long du chemin goudronné qui monte à la ferme, près d'un petit bois qui descend dans la culture et me prépare tranquillement. Il est 18h30, il fait encore très chaud. La culture est divisée en deux parties, un penchant qui descend du chemin goudronné jusqu'au ru boisé alimenté par le lac situé en dessous de la ferme en amont et un penchant qui remonte de l'autre côté du cours d'eau jusqu'à la lisière d'un grand bois. Le vent souffle en remontant vers la ferme. Je commence à descendre le chemin goudronné pour rejoindre la route. De nombreuses coulées ont écrasé le sarrasin dans un arrondi du bois qui redescend vers le ru, la culture est couchée par endroit et je décide d'aller me poster près du ru en face de ces coulées.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Je rejoins tranquillement la route et prends à droite pour passer le ru. Alors que je suis à environ 15 mètres du ru un bruit me fait tourner la tête vers la large bande enherbée qui précède la culture. Il me semble que quelque chose se déplace dans l'herbe, le bruit bien présent est continu et je mets un instant à comprendre qu'il s'agit d'un gros animal de débinant dans la culture. Le temps de lever les yeux vers le sarrasin, l'animal a passé la bande boisée du ru. Le bruit rectiligne et continu me fait penser à un sanglier. Je passe rapidement la bande boisée du ru pour tenter d'apercevoir l'animal mais ce dernier est déjà rentré dans un avancement du bois dans la culture qui descend jusqu'à environ 12 mètres de la bande boisée du ru. Des aboiements retentissent dans le bois et des bruits de pas s'éloignent, il semble qu'il s'agissait d’un chevreuil. Je traverse le fossé du bord de voirie et commence à longer la bande boisée du ru. Rapidement je tombe sur des traces et quelques coups de nez qui semblent frais juste en bordure des arbres qui bordent le ru. Un peu plus loin les sangliers se sont baignés dans les dernières flaques d'eau boueuses que la sécheresse a épargnées. Des coulées boueuses ont écrasé la végétation du bord du ru juste en face de l’avancée de bois dans le sarrasin. Je décide de revenir me poster là en fin de soirée.

Je continue à longer le ru doucement, de nombreuses coulées de sangliers tentent dans le petit cours d'eau asséché. Des petits craquements se font entendre de l'autre côté du ru, un animal se déplace, je tente d'avancer un peu quand une chevrette sort de la haie à un peu plus de 20 mètres, devant moi. Je me fige et l'observe pour ne pas l'affoler. Elle stoppe un instant entre les arbres et la culture à l'écoute puis se débine dans la culture. Je suis un instant son déplacement aux mouvements de la végétation puis reprends ma progression. La chevrette réapparaît dans la zone que les sangliers ont couché à environ 40 mètres de la lisière du bois, disparaît à nouveau dans le sarrasin puis ressort en lisière, marque un arrêt puis remonte la pente raide en s'arrêtant régulièrement pour écouter et regarder. Je finis par la perdre de vue.

Un peu plus loin je trouve un gros passage dégagé qui descend dans le ru à l'ombre d'un gros érable, je décide de me poster là pour observer le secteur un instant, en face de la zone couchée par les sangliers.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019
Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Le temps passe, quelques petits passereaux viennent parfois me tenir compagnie. L'ombre de la colline avance peu à peu sur la culture. Régulièrement les geais donnent de la voix aux alentours, les sangliers sont peut être sur pieds. Vers 20h30, je m'avance un peu pour me poster contre la haie. Les geais donnent cette fois de la voix derrière moi près de la route, peu de temps après, une chevrette, suivie de son jeune, traversent la bande étroite de culture à environ 70 mètres sur ma gauche pour rentrer au bois sans un bruit. Des bruits de pas se font ensuite entendre par moment dans les feuilles mortes du sous-bois, certainement les chevreuils qui remontent dans la colline. La luminosité commence à baisser, je décide de commencer à revenir doucement vers la souille pour m'y poster avant la nuit. J'avance doucement quand un pas lourd se fait entendre dans la colline boisée. Je m'arrête régulièrement pour observer mais rien en vue, les pas semblent descendre vers la culture. Impossible de voir l'animal alors que j'arrive près de la souille, il me semble entendre marcher dans la culture mais j'ai beau regarder partout, la végétation ne bouge pas. 

je poursuis mon chemin et me poste contre la haie, sur une grosse coulée qu vient du bout de l'avancée du bois, traverse la bande étroite de culture et rentre dans la souille dans mon dos. Je suis à peine en place qu'un bruit de pas se fait entendre dans la bande de bois, je regarde dans sa direction. Les pas se rapprochent pis une masse noire s'avance sur ma gauche de la bande de bois. Un beau sanglier s'avance de 3/4 face, tête basse, dans le sarrasin à environ 25 mètres. J'arme mon arc. Il bifurque sur sa gauche pour longer le bout de la bande boisée. Je le suis dans mon viseur, prudent, il avance doucement en s'arrêtant tous les 2 mètres pour lever le nez au ciel et humer l'air. Il se rapproche peu à peu pour se présenter au pas à 12 mètres plein travers. Ma visée est calée sur l'arrière de l'épaule. Je décoche, je ne vois pas ma flèche partir et il ne m'a pas semblé entendre le bruit de l'impact mais le sanglier démarre en trombe. Il bifurque à droite pour longer le bois et le suis du regard sur la bande de terre nue entre le bois et la culture. Il file au galop, prend le virage à droite en suivant la lisière puis rentre au bois pour remonter le penchant boisé où je le perds de vue. Je l'entends un moment dans le sous-bois puis le calme s'installe. J'attends un instant sans bouger alors que la nuit s'installe peu à peu.

Je quitte mon poste en allumant ma torche pour aller chercher ma flèche mais impossible de la trouver. Je pars donc sur la direction de fuite du sanglier. Pas de sang, j'avance en éclairant le sol. Rien sur 50 mètres, la scène de chasse tourne dans ma tête, impossible que j'ai manqué ce sanglier, c'était un cadeau. Brusquement, j'aperçois une petite tache de sang sur le sol. J'ai bien touché mon sanglier mais pas d'autre indice jusqu'au virage où je trouve un peu de sang. 10 mètres plus loin, je retrouve du sang et l'entrée au bois marquée de quelques gouttes. Je m'avance sur une grosse coulée et trouve des éclaboussures de sang bulleux et visqueux comme si le sanglier avait éternué. Je commence à prendre confiance mais le sang suit la coulée qui remonte dans le bois. Les gouttes de sang pas grosses et peu abondantes mais je parviens à les suivre. Le sanglier a suivi une grosse coulée. En haut de la pente, alors que terrain d'aplani, la piste bifurque un peu à droite et quitte la coulée. Le sang s'intensifie, je trouve régulièrement du sang bulleux, de grosses gouttes ponctuent le sol et la végétation basse.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Je finis par tomber sur une giclée de sang en arc de cercle. En éclairant un peu plus en avant, j'aperçois mon sanglier mort sur le flanc, tourné vers moi. C'est un jeune mâle d'environ 50 kg. Ma flèche est entrée arriéré poumon et ressort plein poumon, côté opposé.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Il me reste à retourner à la voiture après quelques photos souvenir.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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