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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:50

Ce matin, j'ai invité Lionel, Christophe et Lilian pour une battue renard/sanglier à Justian mais seul Lilian a pu venir. Rendez-vous pris à 7h15 sur le parking d'Auterrive, nous partons pour le rendez-vous de chasse à la salle de Lagardère. Après un bon petit déjeuner pris sur place, nous partons nous poster pour la première traque. C'est une longue combe parcouru en son fond par un ru bordé d'une bande boisée plus ou moins large et très fourrée par moment où ce remise souvent les sangliers. Je me gare au château d'eau et descends avec Lilian pour nous poster. Je le laisse à mon poste habituel, près d’une mare, au bord du ru de l'autre côté duquel se trouve une bande de ronces plus ou moins dense. Une très grosse coulée longe entre le cours d'eau et le roncier. Je pars me chercher un poste plus en aval. Je longe le ru de l'autre côté duquel se trouve un taillis impénétrable de 30 à 40 mètres de large. Le taillis fait ensuite place à 60 mètres environ de végétation basse très dense où les chances de voir passer un animal sont quasi nulles. Après cette zone le taillis reprend, j'hésite un peu puis remarque une zone d'éclaircie relative dans le taillis, environ 15 mètres avant la végétation basse. Je traverse le ru en me fraye un passage au travers des ronces et des épines par une grosse coulée qui ressort sur la prairie de l'autre côté puis rejoints l'éclaircie où je casse par mal de branches pour me dégager des angles de tir avant de m'immobiliser, tourné vers le bas de la combe d'où doit commencer la traque. De nombreuses coulées très marquées passent sur mon secteur. Devant moi, un écran de végétation épaisse, ronces et arbustes limitent ma vision à quelques mètres. Une grosse coulée rentre en longeant le ru et une autre passe juste à ma gauche.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

A quelques mètres sur ma gauche, le terrain remonte vers une prairie. Les chiens et les piqueurs se font entendre au départ de la traque au niveau de la route. Les teckels arrivent vite au niveau de la zone de végétation basse et épaisse juste avant mon poste. Un premier se met à aboyer sur place au ferme, les autres arrivent rapidement et se mettent à aboyer. Le ferme s'installe avec une intensité incroyable à moins de 20 mètres de mon poste. Mon décocheur est accroché, je suis prêt à armer. Les piqueurs arrivent et encouragent les chiens et tire en l'air pour tenter de déloger le sanglier. Dès craquement se font entendre, le sanglier se décale vers moi de quelques mètres par quelques mètres jusqu'à vernir à quelques mètres de moi dans les ronces sans que je puisse le voir. Poussé par les chiens je pense le voir sortir et arme plusieurs fois mon arc, à chaque craquement mais le ferme s'éloigne. Le ferme s'éternise et les chiens ne lâchent pas l'animal. Un chien couine et Serge commence à perdre son calme, 2 chiens ont été tués le mois dernier par un gros sanglier. Les chiens ramènent le sanglier vers moi, ce dernier grogne comme un cochon de ferme et je m'attends à le voir sortir des ronces mais après plusieurs minutes il s'éloigne à nouveau pour cette fois se faire coiffer par les chiens. Serge s'avance au ferme pour en finir et achève le sanglier d'environ 40 kilos.

Les piqueurs rassemblent les chiens sur la prairie et longe le ru pour les faire rentrer à nouveau dans le roncier après mon poste. Je me retourne vers les chiens. Presque immédiatement les chiens font le ferme sur un autre sanglier. L'animal démarre rapidement et revient sur moi, le roncier craque, Serge lance : " Attention, à toi Alex". Les craquements se rapprochent, j'arme mon arc, la tête du sanglier sort des ronces à environ 10 mètres. Il observe le secteur de 3/4 face avant de sortir. J'aligne ma visée dans sa direction mais la végétation est trop dense entre lui et moi, de plus, je ne vois que sa tête.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Rapidement, le sanglier démarre alors que les chiens arrive derrière lui, il ne prend pas la coulée qui passe juste à côté de moi et biaise vers le haut du talus pour sortir dans la prairie. C'est un beau mâle. Je le suis dans mon viseur mais les balivots m'empêchent de tirer.  Alors que le sanglier passe au trot, en léger 3/4 arrière, à environ 12 mètres dans une éclaircie, un peu avant d'arriver au sommet du talus, je décoche. Ma flèche se plante dans l'animal mais me parait un peu basse et un peu en arrière. Le sanglier continue 2 ou 3 mètres sur sa lancée puis bifurque à 90° pour sortir sur la prairie. Il semble peiner pour finir de monter le talus puis prends à droite en parallèle du taillis et je le perds vite de vue derrière le relief du terrain. Les piqueurs annonce "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête, je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé, ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Les piqueurs annoncent "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête,  il a récupéré un morceau de ma flèche côté vanne que le sanglier a cassée dans sa course. Je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé,

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je retourne ensuite à mon poste alors que les piqueurs et les chiens poursuivent la traque vers Lilian. Les teckels ne relèveront pas d'autres animaux et la fin de traque est sonnée. Je pars chercher Lilian, il m'annonce que mon sanglier était gîté juste à 15 mètres devant lui. Je lui annonce que j'ai fait un gros sanglier et lui demande de me prêter sa corde pour tirer mon sanglier et d'avancer ma voiture au fond de la combe par la route. Je retraverse le taillis au niveau de mon poste et cherche le sang du sanglier que je trouve vite sur la prairie, les gros giclées se succèdent jusqu'à mon sanglier.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019
Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je l'attache par le groin et commence à le tirer quand Serge m'appelle pour me dire qu'un chasseur va venir le chercher en 4x4. J'attends donc avec mon sanglier, bientôt rejoint par Lilian. Au bout d'un moment le 4x4 arrive et nous chargeons mon sanglier avant d'aller chercher le premier laissé au bord du ru de l'autre côté du taillis. Je fais le tour par mon poste pour traverser avec Lilian puis attache le petit sanglier d'environ 30 kg par le groin. Il est très maigre, l'entrecuisse est ouverte de profondes entailles nette comme faites au couteau et la chair est partiellement nécrosée. Le bas du dos et la queue sont complètement pelés. Je ne pense pas qu'il soit consommable mais je le traîne vers la route suivi par Lilian et un autre chasseur. 0 la route, je charge le sanglier dans la voiture d'un chasseur puis nous prenons ensuite les voitures pour nous diriger vers la seconde traque.

En remontant la route au-dessus du bois nous apercevons déjà traqueurs et chiens se dirigeant vers l'enceinte. Je me gare au-dessus du coin du bois et nous partons nous poster d'un pas rapide par un chemin forestier. Plus bas nous prenons à gauche entre le coin du bois et une haie et biaisons à travers un labouré qui rentre dans le bois pour rejoindre le coin rentrant du bois sur notre droite. Nous pressons encore l'allure car les chiens vienne de lancer, alors que nous enjambons un arbre tombé sur le labouré en lisière du bois, une chevrette surgit du bois devant nous au milieu de la largeur du labouré à environ 30 mètres et biaise vers la haie à environ 40 mètres sur notre droite. Je la montre à Lilian qui, en train de sauter l'arbre tombé, ne l'avait pas vue. Elle stoppe un instant à l'écoute puis redémarre et file vers le passage que nous avons pris pour rentrer dans le labouré. Je laisse Lilian au coin rentrant du bois où je me poste généralement et remonte vite à travers bois pour rejoindre en crête une zone de terriers de blaireau d'où descend une bande étroite de bois vers une haie en contrebas. Je me place rapidement quelques mètres en dessous de la crête, près d'un terrier. Les chiens donnent dans le bois, un beau brocard en velours viendra à quelques mètres de Lilian. Les menées finissent par se calmer puis quelques coups de gueule retentissent sur ma droite en lisière du bois près e la crête. Les chiens semblent aboyer sur place comme au ferme alors que les sangliers ne se gîtent habituellement pas sur le haut du bois assez clair. Au bout de quelques minutes un galop se fait entendre et je pense, vu le bruit e la course, à un chevreuil qui semble arriver droit sur moi. Je n'arme même pas mon arc mais c'est un magnifique renard qui surgit à la course de la végétation épaisse à à peine 3 mètres de moi. J'arme mon arc alors qu'il semble vouloir bifurquer vers moi mais il me voit et redresse pour fuir droit devant lui en accélérant. Je le suis dans mon viseur mais il rentre dans le sale et je décide de ne pas tenter ne flèche hasardeuse et le laisse partir. J'annonce "renard" mais le temps passe et personne ne tire. Il a dû rentrer au terrier. Gilles viendra avec quelques chiens sans le retrouver. La fin de traque et sonnée, il va être midi et je dois rentrer alors que les chasseurs partent pour une nouvelle traque qui ne donnera rien.

Je rejoins Lilian qui me raconte sa rencontre avec le brocard puis nous rejoignons la voiture et passons chez le président de la chasse pour faire quelques photos de mon sanglier avant de rentrer.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Alex

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 21:31

Les jours ont bien raccourcis et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser en sortant du boulot. Ce soir, je décide d'aller tout de même faire un rapide affût au sanglier à Traversères. Samedi 17 novembre, j'ai posté Thierry près d'une souille très fréquentée que je laissais tranquille depuis des mois et j'ai alors remarqué un récent passage de sangliers, Thierry n'avait rien vu ce jour-là mais je croyais en ce poste, un brocard m'y est passé à quelques mètres lors d'un affût plus tôt dans la saison.

Les jours ont bien raccourcis et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser en sortant du boulot. Ce soir, je décide d'aller tout de même faire un rapide affût au sanglier à Traversères. Samedi 17 novembre, j'ai posté Thierry près d'une souille très fréquentée que je laissais tranquille depuis des mois et j'ai alors remarqué un récent passage de sangliers, Thierry n'avait rien vu ce jour-là mais je croyais en ce poste, un brocard m'y est passé à quelques mètres lors d'un affût plus tôt dans la saison. Je m'avance en voiture au-dessus du lac pour gagner un peu de temps, me change rapidement et me prépare puis pars d'un pas rapide pour aller me poster prés de cette mare asséchée située au bord d'un chemin forestier. Les feuilles sèches du chemin sont très bruyantes mais je n'ai pas le temps de faire attention au bruit. Arrivé à la mare, je la longe et quitte le chemin au bout de cette dernière pour rejoindre mon poste, au pied d'un chêne, au coin de la mare côté bois. Une des souilles contient de l'eau boueuse et je crains que les sangliers soient passés avant mon arrivée. Le vent est face à moi mais je sais que mon poste n'est pas idéal. Je suis reculé de 2 mètres environ du coin de la mare et de la grosse coulée qui rentre dans le coin de cette dernière, sur une grosse coulée qui longe la mare, à 2 ou 3 mètres d'un massif d'épines noires bordé par une grosse coulée à ma droite qui revient vers le coin de la mare. Je n'ai pas d'autre possibilité pour me poster sachant que le chemin, qui longe l'autre côté de la mare, marque la limite du territoire. Dans mon dos la végétation est très dense et ne permet pas de voir à plus de quelques mètres. Il n'y a plus qu'à espérer arrive devant moi et se tourne plein travers. Toutes les coulées sont maculées de boue et les arbres frottés. Je me place rapidement et le calme s'installe.

Rapidement, après seulement quelques minutes d'attente, j'entends tousser un sanglier dans les épines sur ma droite un peu plus en avant. J'espère qu'il va sortir à découvert avant la nuit qui arrive à grand pas. Il est presque 6 heures et je vais vite plus rien voir quand des craquements se font entendre devant moi. J'accroche mon décocheur et me prépare à armer tout en essayant d'apercevoir l'animal. Rapidement une masse sombre sort des épines à environ 15 mètres et bifurque pour venir droit sur moi. J'arme mon arc et laisse venir ce beau ragot. Il s'approche d'un pas nonchalant et j'espère le voir bifurquer pour que j'ai un angle de tir mais il vient se planter de face à 2 mètres de mes pieds. Je n'hésite pas longtemps car c'est maintenant ou jamais, il tourne la tête vers les épines puis la repositionne face à moi. Je vise entre l'épaule et la colonne vertébrale et décoche. L'impact sourd retentit et le sanglier fonce à une vitesse incroyable pour prendre la coulée qui rentre dans la mare à même pas 2 mètres de moi. Il s'écrase dans le lit boueux du point d'eau asséché et encaissé d'environ 1,5 mètre puis tente de remonter la berge abrupte opposée sans y parvenir, il se débat un peu dans la végétation dense du bord de la mare puis revient dans le lit boueux où je le perds de vue mais l'entends tomber dans mon dos et rendre son dernier souffle. Il n'a fait que 6 mètres depuis l'endroit du tir.

J'attends le retour du calme puis reviens vers le chemin alors qu'il fait maintenant nuit noire puis le longe sur quelques mètres pour rejoindre une grosse coulée qui descend dans la mare au travers des épines. J'allume la lumière de mon portable et aperçois mon sanglier mort sur le flanc. L'entrée de flèche est bien où je visais.

Une flèche incroyable, 29 novembre 2018

J'examine mon sanglier et constate que la flèche n'est pas ressortie mais elle n'est plus sur le sanglier. Je reviendrai la chercher un autre jour, il est temps de rentrer. Je fais quelques photos souvenir

Une flèche incroyable, 29 novembre 2018

Puis tente de sortir le sanglier de la mare en le tirant par les pattes arrière. Il est couvert de boue et glisse beaucoup, de plus il me faut passer le talus abrupt de la mare d'un mètre de haut. Impossible, je pars donc poser mon arc à la voiture et la rapproche à environ 300 mètres du sanglier puis repars avec une corde que j’attache au groin de l'animal et parviens ainsi à le sortir de la mare et à le traîner jusqu'à ma voiture. Il fait pas loin de 90 kilos et le hisser seul dans le coffre de ma voiture ne sera pas chose aisée. Au dépeçage, je constate que les derniers 15 centimètres de flèche sont restés à l’intérieur de l'animal. Ma lame s'est arrêtée dans les gros vaisseaux au-dessus du cœur. Toute la cage thoracique est occupée par du sang caillé, l'hémorragie est restée totalement à l'intérieur j'ai eu 2 fois de la chance, celle que le sanglier ne fonce pas tout droit et me fauche sur son passage et celle qu'il n'aille pas loin car la recherche au sang aurait été compliquée.

 

Alex

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 06:02

Très affecté par ma mésaventure d'hier, je décide tout de même d'aller faire un tour à la chasse au sanglier ce soir à Traversères. J'ai un rendez-vous pour le boulot avec le propriétaire des lieux à 17 heures, une fois le boulot terminé vers 17h40, je pars pour aller me poster en bordure d'un bois, près d'une mouillère alimentée par une source et très fréquentée par les sangliers qui viennent s'y souiller. En arrivant à la combe que je vais suivre pour aller me poster, je repère un lièvre au gagnage, au bord du penchant boisé de gauche à environ 300 mètres. Je décide de tenter une approche pour m'amuser. Je descends jusqu'à la haie qui borde l'autre côté de la combe jusqu'au bois et observe le lièvre qui n'a rien vu venir. Je tente des cris de souris pour voir s'il y réagit car par 2 fois j'ai fait ainsi venir des lièvres en voulant appeler des renards mais il ne réagit pas. Il est dans un creux du terrain et ne peut plus me voir, j'en profite pour traverser la combe et rejoindre la bordure du bois opposé. Je la longe doucement mais ne vois plus le lièvre. A environ 80 mètres de l'endroit où il se trouvait, je retente des cris de souris mais rien ne bouge. Je continue à longer doucement le bois et finis par l'apercevoir, il est juste à 5 mètres du pré dans les buissons. Je l'observe immobile, il reste un court instant figé puis démarre et remonte de quelques mètres dans le bois. Je tente de l'appeler mais il redémarre sur quelques mètres, s'arrête un instant puis repars et s'enfonce dans le bois.

Je pars vers mon poste, en chemin je trouve des coups de nez assez frai dans la prairie, c'est bon signe. J'arrive à mon poste vers 18h30, les sangliers se sont souillés ces derniers jours, j'espère les voir arriver ce soir. Le vent descend le coteau, je me poste donc au bord du pré pour ne pas être repéré. Vers 19 heures, les geais se mettent à crier sur ma droite à environ 100 mètres. Un animal doit être en mouvement. Je suis prêt mais au bout d'un moment, j'aperçois, au travers des branchages, 3 chevreuils qui traversent le pré et rejoignent un passage, entre une haie épaisse et une bande boisée, le reliant à la prairie suivante. Je les perds vite de vue derrière la haie et me reconcentre mais le secteur reste calme. A la tombée de la nuit, je décide de quitter mon poste et de revenir tranquillement vers la voiture. Je traverse le pré, passe par le même passage que les chevreuils, prends à gauche dans la prairie, passe une autre haie puis longe le penchant boisé à ma droite. J'avance tranquillement, faisant des pauses tous les 15 à 20 mètres pour écouter. Rapidement un grand bruit attire mon attention au bord du penchant boisé opposé. J'en suis sûr, ce sont les sangliers. Je vais tenter de les devancer, J'écoute un peu et ils semblent aller dans le même sens que moi. J'avance en suivant le bois tout en écoutant régulièrement. Les animaux se déplace lentement en fouillant le sol, j'entends régulièrement de petits craquements à environ 200 mètres le bois d'en face avance sur le pré créant un resserrement de la prairie. Je rejoints ce resserrement puis traverse le pré pour rejoindre doucement le bord du bois d'en face et écoute presque à chaque pas. Les bruits se rapprochent par ma gauche, les glands craquent sous les dents. Arrivé au bord du bois, un premier sanglier d'environ 30 kilos passe au-dessus de moi à environ 30 mètres dans le fragon. Je tente de m'avancer un peu, un second un peu plus gros passe dans le fragon encore un peu plus haut. J'avance en calculant chaque pas et en faisant une pause entre chacun d'eux. Le dernier sanglier passé repasse en sens inverse et disparait dans la végétation.

Un souffle puissant retentir à environ 50 mètres sur ma gauche, je me cale contre un arbre à environ 20 mètres dans le bois. Une querelle entre 2 gros sangliers éclate plus haut sur ma gauche et l'un d'eux hurle puis démarre et semble, au bruit, descendre sur moi avant de se calmer. Je ne le vois pas tout de suite mais il finit par apparaître sur ma gauche à environ 15 mètres plein travers. La faible luminosité me permet encore de tirer. Je l'estime à 50 kilos environ, j'allume le pin's de mon viseur pour plus de confort de visée, arme mon arc, aligne ma visée sur le défaut de l'épaule sur le sanglier qui mange tête baissée dans le fragon et décoche. Le sanglier couine et démarre en trombe pour descendre doucement vers ma droite. Je le suis au bruit un instant puis le bruit s'intensifie et fait du sur place, le sanglier se débat au sol en couinant. Je décide d'aller vers le bruit mais ce dernier stoppe vite. Je tente de recouper la direction de fuite pour trouver du sang à la lueur de mon portable car la luminosité ne me permet pas de voir les gouttes de sang. Je trouve vite de petites gouttes de sang et les suis péniblement car le sanglier ne suis pas toujours les coulée et l'hémorragie semble faible. La piste descend légèrement vers le pré sur environ 70 mètres puis bifurque brutalement à 90° pour remonter au plus raide de la pente sur 5 mètres puis à nouveau à 90° à gauche sur quelques mètres avant que je retrouve mon sanglier. Sa taille me surprend car je le voyais plus petit, il fait près de 75 kg. Ma flèche est plein poumons mais ne ressort par côté opposé, il l'a perdu dans sa course, je reviendrais la chercher de jour lors de ma prochaine sortie sur le secteur. Il me faut maintenant le ramener à la voiture et je ne suis pas arrivé...

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas... 16 octobre 2018

Alex

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 15:29
Ce soir, je pars de chez Patrick vers 17h45 pour aller chasser sur une piste qu'il a dégagé cette année. J'avance doucement mais le sol très sec et jonché de feuilles mortes et de débris végétaux est très bruyant par endroit et j'hésite à continuer ma chasse sur ce secteur. Après environ 20 minutes de marche je tombe sur un trou d'environ 40 à 50 centimètres de profond et de large creusé sur la droite de la piste par les sangliers et les cerfs. Patrick a attaché au dessus une pierre à sel qui goutte sur le sol. La zone semble bien fréquentée. Patrick m'a parlé d'un beau carrefour de coulées un peu plus loin, à l'endroit où il a arrêté d'ouvrir la piste. Je poursuis donc mon chemin pour aller y jeter un coup d'œil et trouve vite l'endroit. Une sorte de combe rocailleuse, avec un petit filet d'eau, descend du sommet au plus raide de la pente. La zone est plus dégagée que la piste fermée par les buis et permet de voir à plusieurs dizaines de mètres. Sur le haut, à environ 40 à 50 mètres plusieurs arbres sont tombés dans la pente parallèlement à la combe et ont encore ouvert d'avantage le paysage. Je reste un moment dans le secteur à l'écoute et en ouvrant bien les yeux mais je n'y crois pas trop. J'ai fait beaucoup de bruit pour venir. Le vent souffle vers en bas. Il est encore tôt, 18h15 environ et je décide de quitter le secteur pour aller chasser sur une autre zone.
Je n'ai pas fait 30 mètres sur la piste quand le bruit d'une bande d'animaux descendant vers moi se fait entendre, je pense d'abord à des grands cervidés. Les brindilles craquent, le bruit de feuilles mortes se fait de plus en plus présent et les pierres roulent puis des souffles et des grognements étouffés se font entendre, c'est une bande de sangliers qui m'arrive dessus. Je suis au bout d'une bande de noisetiers épais descendant en longeant la droite de la combe jusqu'au ras de la piste et qui me cache des animaux qui arrivent. Je commence à distinguer les animaux. Un premier sanglier de belle taille stoppe dans les noisetiers à environ 30 mètres au dessus de moi. J'arme mon arc mais il démarre rapidement et traverse une zone dégagée d'environ 20 mètres pour disparaitre dans le sale. Une bête rousse lui emboite le pas aussi rapidement sans me laisser d'opportunité de tir. Une autre bête rousse s'arrête dans les noisetiers quand le gros sanglier fait demi-tour et revient sur ses pas au galop pour rentrer dans les noisetiers avant de bifurquer pour suivre cette bande de noisetier et sortir à découvert à quelques mètres de moi. J'arme doucement alors que le sanglier s'avance tranquillement nez au sol. Les noisettes craquent sous ses dents. Je le suis dans mon viseur, il n'est plus qu'à 6 mètres presque plein travers. Je vise le défaut de l'épaule et décoche, Touché là où je visais, le sanglier démarre et fonce dans la pente de la combe. Ma flèche a traversé et s'est plantée au sol.
Je réencoche rapidement. Les autres sangliers éclatent dans tous les sens un petit se présente 3/4 arrière à 15 mètres. Il est partiellement caché par les branchages des noisetiers, j'arme, vise et décoche mais il démarre alors que ma flèche arrive. Elle frappe un rocher et ma pointe de chasse explose. Ma flèche revient en arrière et retombe à côté de ma première flèche. Les sangliers qui s'étaient arrêtés redémarrent et j'aperçois un gros sanglier qui se débine à environ 50 en remontant au plus raide de la pente en suivant un des gros arbres tombé au sol sur la gauche de la combe. J'ai du mal à croire qu'il s'agit de celui que je viens de flécher au défaut de l'épaule mais il lui ressemble beaucoup. Je reste un moment sans bouger en surveillant les alentours, les craquements et les grognements s'éloignent puis le calme revient. Je récupère ma flèche cassé et  l'autre plantée dans la terre. Cette dernière est couverte de contenu stomacal et sent très fort. Vu mon atteinte d'entrée, au défaut de l'épaule, elle a dû ressortir par l'estomac dont le contenu a lavé toute éventuelle trace de sang. L'autre flèche un peu raccourcie ne comporte pas une trace de sang, pas un poil ou autre indice. C'est bien manqué comme je le pensais. Je commence à chercher des indices sur la trajectoire de fuite estimée de mon gros sanglier en descendant dans la combe mais je ne trouve pas de sang.
je reviens au point de tir et me remémore la scène quand des grognements et des craquements me mettent en alerte, J'aperçois alors un petit sanglier qui remonte à environ 60 mètres au travers des branchages après la combe. Il grogne pour appeler son groupe et remonte au petit trot et passe à environ 45 mètres puis biaise pour remonter vers l'endroit où je perds le gros sanglier de vue. Arrivé à cet endroit, il panique et redescend en grognant et cherche son chemin au travers des troncs, passe sous l'un d'eux puis hésite à passer au dessus de moi dans les noisetier avant de bifurquer pour redescendre et venir stopper presque plein travers à un peu plus de 20 mètres. J'ai déjà armé mon arc et cale ma visée alors qu'il hume l'air tête relevée. Je décoche et ma flèche le frappe à l'épaule et semble restée en travers. Il me semble voir mon empennage dépassé au ras du poil du côté du tir. Le sanglier démarre mais fait à peine 1 mètre avant de planter le nez au sol et de rouler comme un lapin sur environ 20 mètres pour se fracasser contre un arbre au pied duquel il s'immobilise vite dans un tas de branches.
Je le laisse sur place et remonte vers là où j'ai perdu le gros sanglier de vue. Je tourne un peu au milieu des troncs puis trouve une belle piste de sang qui part en descendant très légèrement par rapport à la courbe de niveau.
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018

Je suis cette piste assez facilement. Le sanglier laisse de frottés très marqués quand il passe les obstacle au sol. La piste s'éternise sur plus de 200 mètres avec beaucoup de reposée debout avant de remonter au plus raide à travers les buis et les rochers sur environ 30 mètres. Le sanglier saigne alors beaucoup plus dans l'effort puis la piste reprend la courbe de niveau et le sang s'amenuise vite. Je trouve ce qui ressemble à une couche puis les goutes s'espace de plusieurs mètres puis de plusieurs dizaines de mètres. La nuit sera vite là, je décide d'arrêter là et d'appeler un chien de sang mais personne n'est disponible pour demain matin. Je retourne donc sur mes pas pour aller chercher mon petit sanglier sur lequel les mouches ont déjà beaucoup pondu. Je fais quelques photos souvenir avant de rentrer par la piste avec mon sanglier alors que la nuit m'enveloppe.

Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018

De retour le lendemain matin vers 8h30, je reprends ma recherche aidé de Patrick et ses chiens  mais je perds le sang après plus de 300 mètres de recherche. La sanglier semble rentré dans une prairie marécageuse humide avec une végétation très épaisse parcourue de très nombreuses coulées. Je contrôle quelques souilles dans le secteurs sans plus de résultat avant de rentrer dépité. Sur le retour, je tombe sur le sang que le sanglier a laissé juste après le tir et que je cherchais plus à gauche. Il a laissé de très grosses traces de sang sur 20 mètres environ. 

Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018
Faute de cerf, les sangliers... 22 septembre 2018

Je sais que ma flèche est mortelle et j'en suis d'autant plus dégouté mais malheureusement c'est aussi parfois ça la chasse.
 

Alex

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 21:21

Ce soir, il fait très chaud et je décide d'aller faire un tour des points d'eau du territoire pour voir si les sangliers y sont passés. La résurgence en dessous du lac n'a pas été fréquentée depuis un moment mais un couple et ses 3 chiens a installé une caravane sur la digue du lac ce qui empêche les sangliers de venir dans le secteur depuis des mois. Je pars ensuite, en remontant le coteau, vers une petite mare en limite gauche du territoire, pas de passage ici non plus et la mare a déjà séchée, ne reste que des joncs et un peu de boue qui sera vite sèche. Je pars donc vers un autre point d'eau sur la limite haute du territoire en suivant un chemin de terre forestier marquant cette limite. Cette fois la petite mare broussailleuse est pleine d'eau et n'est pas du tout fréquentée. Je redescends donc à travers bois vers une combe plantée de petits poids et de sarrasin. Alors que je suis à environ 100 mètres de la lisière bordée par la culture, des gazouillis et grognements d'une bande de sangliers se font entendre. Ils semblent venir du coteau boisé, de l'autre côté de la bande cultivée. Je ralentis mon allure et tente de me frayer un chemin dans le bois sans faire trop de bruit mais c'est peine perdue avec le sol sec couvert de feuilles et de bois morts. Quand j'arrive en lisière les sangliers se sont tus. Je reste un moment à l'écoute au bord de la culture quand un crac puis un autre se font entendre dans le bois d'en face près de la lisière.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

J'attaque tranquillement mon approche au travers la culture, en direction  des bruits. Le vent souffle par ma gauche. Alors que je suis à environ 40 mètres de la lisière du bois, j'aperçois du mouvement dans le sarrasin, juste au bord du bois. Ce n'est pas le vent, je comprends vite que ce sont les sangliers qui sortent. Je m'avance doucement vers eux et ne tarde pas à voir des dos et des oreilles s'avancer dans la culture. J'approche très doucement jusqu'à environ 10 à 12 mètres des sangliers. C'est une bande de bête rousses d'environ 15 kilos dont les rayures sont encore partiellement visibles. Ils biaisent vers moi et je les laisse venir prêt à armer, ils se rapprochent en mangeant et changent souvent de direction, je ne sais pas trop sur quel jeter mon dévolu. L'un d'eux se détache sur ma gauche, j'arme doucement mon arc mais il se positionne de face, un autre se détache plein travers plus à droite à environ 7 mètres. J'aligne ma visée et décoche. Touché, les 2 épaule cassée, il s'effondre sur place et se met à hurler. Les autres sursautent puis se figent et regarde vers l'animal à terre. Je tente de réencocher mais une laie d'environ 60 kilos surgit de la haie épaisse qui fait suite au bois et stoppe à quelques mètres de moi avant de redémarrer aussitôt en soufflant pour revenir à couvert dans la haie. Les bêtes rousses éclatent, certaines partent d'où elles viennent et rentrent au bois, d'autres rejoignent la laie, une autre part droit dans mon dos pour rejoindre le bois d'où j'arrive et y rentre. Rapidement, j'aperçois la laie et une bête rousse traverser la bande de prairie derrière la haie pour rentrer au bois. Les craquements et les grognements dans la haie attestent que d'autres sangliers sont toujours là. Ma bête rousse s'est immobilisée. Je me rapproche du bois, au départ de la haie traversée par un passage pour tenter de voir les sangliers. Un gros grogne sur ma gauche, les craquements remontent doucement dans le bois sans que je puisse voir les animaux. Je reste un moment posté en espérant que la bête rousse isolée dans mon dos ne se décide à revenir sur ses pas mais le temps passe et rien ne vient. Je pars donc voir mon sanglier déjà couvert de mouches vertes et dégage ma flèche restée en travers de l'animal, stoppée par le sol.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

J'en profite pour faire quelques photos souvenir en attendant encore un peu sur place au cas où un sanglier déciderait de revenir en arrière.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

Au loin, sur ma droite, un couple de chevreuils traverse la haie pour venir manger dans le sarrasin.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

Les mouches sont très nombreuses, je décide de rentrer m'occuper du sanglier.

Petit sanglier à l'approche, 26 juillet 2018

Alex

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:08

Ce soir, après un tour dans les blés et vignes du coteau sans succès avec les chevreuils,

Encore et toujours les sangliers, pas de brocard, 19 juin 2018

je redescends vers le chemin de pierre blanche qui rejoint Roques et le longe un peu pour rejoindre un passage dans la haie qui le borde. Je m'avance dans une petite prairie prise entre les haies et en ressors au fond par un passage dans la haie qui débouche sur d'autres prairies avant les blés qui bordent l'Osse. J'avance dans les hautes herbes encore partiellement inondées et lutte avec les moustiques qui m'assaillent. Je rejoins tranquillement les blés quand je stoppe net en apercevant des dos et oreilles noires qui dépassent du blé à environ 100 mètres. Les sangliers sont là, c'est certainement la bande où j'ai fléché mon premier sanglier de la saison. J'avance doucement jusqu'au bord du blé, le vent est parallèle à la rivière mais légèrement tournant, j'espère qu'il ne tournera pas trop. J'observe un instant les suidés pour tenter d'analyser leur sens de déplacement. Ils semblent venir vers moi mais sans se rapprocher du bord du blé puis se regroupent dans un passage de tracteur. Le plus gros commence alors à remonter vers le bord du blé en suivant le passage qui débouche à environ 50 mètres devant moi. Je me positionne à genoux et tente de me rapprocher du bout du passage à 4 pattes tout en surveillant les sangliers qui mangent du blé. Je gagne facilement du terrain et arrive à 10 mètres du bout du passage alors que le gros sanglier n'est plus qu'à 50 mètres et vient toujours vers moi. Un autre sanglier un peu moins gros lui emboite le pas à environ 20 mètres en arrière.

Je me poste là à genoux et les laisse venir, ils lèvent régulièrement la tête pour manger les épis. Je lutte contre une nuée de moustiques qui m'assaillent de toutes parts. Le plus gros se positionne plein travers à 40 mètres et mange des épis puis repart en sens inverse avant de se chamailler bruyamment avec son suiveur. 4 autres sangliers, plus en retrait, rentrent dans les céréales puis reviennent sur le passage. Les sanglier finissent par se décider à rentrer dans le blés en direction d'une grande zone de 2 à 3 mètres de large sur laquelle une coulée de boue a emporté la semence vers l'Osse et laissé une bande bien dégagée dont le départ est à quelques mètres dans mon dos. Je décide de tenter l'approche et recule un peu pour prendre cette bande dégagée à  4 pattes. J'avance tranquillement pour tenter de couper la route des sangliers à environ 40 mètres du bord du blé. Je gagne peu à peu du terrain alors que les sangliers ne s'occupent que de leur repas mais alors que je suis à environ 20 mètres d'eux, le vent tourne et le plus gros relève le nez, hume l'air puis se retourne et démarre en grognant pour stopper à environ 70 mètres en bordure d'un grand fossé gagné par une végétation dense. Un petit sanglier l'a suivi alors que les 4 autres ont démarré et se dirigent vers la bande dégagée, à environ 40 mètres de moi, au trot. 

Je me redresse alors que les premiers passent la zone dégagée, les 2 derniers tournent et hésitent. Je comprends vite qu'ils vont tenter de rejoindre les autres. Je décide de tenter de leur couper la route en m'avançant dans le passage très boueux. Ils démarrent et foncent vers le passage. Le plus gros s'arrête à environ 50 mètres, lève la tête et me voit. Il démarre en trombe et traverse sans s'arrêter le dégagé à 40 mètres de moi faisant jaillir, sur son passage, l'eau qui stagne sur plusieurs mètres. Je presse le pas, le plus petit est trop bas et ne peut pas me voir dans le blé. Je suis ses déplacements au mouvement des céréales. Je peine à garder mes chaussons de plongée au pied car ils restent collés dans la boue et cela me ralentit alors que le petit sanglier, malgré plusieurs arrêts, me distance en biaisant plus vers la rivière. Il finit par déboucher à découvert à environ 45 mètres. Il marque un temps d'arrêt alors que j'ai armé mon arc mais il est trop loin et je le laisse redémarrer. Il disparait dans le blé. 

Je fais demi-tour et tente de courir tout en essayant de ne pas perdre mes chaussons que je dois remettre souvent. Je veux tenter de les recouper avant une remise un peu plus loin. Ils ont passé une haie qui sépare cette parcelle de la suivante. Je rattrape le passage entre 2 haies dans le coin de la parcelle suivante et suis le premier passage de tracteur qui longe la haie du haut de la parcelle. J'arrive au niveau d'un angle droit de la haie qui rentre d'environ 15 mètres dans le blé pour repartir ensuite parallèle au passage de tracteur quand un grognement sourd me fait stopper net. Je tourne les yeux et aperçois à 5 mètres de moi, le dos d'un sanglier qui dépasse du blé. Je me prépare à armer et me rapproche doucement alors que le grondement devient menaçant. Je stoppe à 3 mètres et me prépare à armer mon arc alors que le sanglier hérisse sa crinière. Il démarre vers la haie. J'arme et il ressort la tête au bord de la haie, à environ 8 à 10 mètres, pour regarder, l'air mauvais, vers moi, il avance d'un pas et dégage son poitrail en se tournant vers moi prêt à charger avec sa crinière hérissée. J'aligne ma visée et décoche avant de me faire charger. L'impact retentit et le sanglier démarre en bifurquant vers la haie où il rentre bruyamment en cassant du bois. Je l'entends faire quelques mètres puis s'arrêter un instant avant de repartir en trombe pour foncer à grand bruit dans les épines avant que le calme ne revienne. 

Je n'ai pas pu voir mon atteinte et décide de m'éclipser un instant pour voir si d'autres sangliers ne sont pas dans les parages avant d'attaquer ma recherche d'autant plus que ce sanglier ne semble pas commode. Je reviens sur les lieux du tir après quelques minutes mais alors que je m'approche de l'endroit d'où est parti le sanglier, le blé s'agite en plusieurs points sur 2 à 3 mètres de diamètre. Je comprends immédiatement, tout s'explique. L'agressivité du sanglier, sa réticence à s'éloigner, j'ai très certainement fléché une laie suitée. J'avance doucement dans le blé et vois plusieurs marcassins se débiner puis se blottir au sol. Je les approche tour à tour pour tenter de les attraper mais je les rate à plusieurs reprises n'arrivant au mieux qu'à les frôler. Après de nombreuses tentatives, ils finissent par s'échapper vers la haie où est entrée leur mère. Ils font environ 2 ou 3 kilos, je pense qu'ils peuvent s'en sortir mais je suis dégoûté, dans l'action de chasse, je n'ai pas réfléchi et pas analysé la situation. Ce que je pensais être un ragot solitaire n'en était pas un.

Je me rapproche de la haie et trouve immédiatement l'entrée du sanglier.

Encore et toujours les sangliers, pas de brocard, 19 juin 2018

Les feuillages retournés, un peu de sang sur la végétation et ma flèche cassée posée à la verticale sur la droite du trou dans la végétation ne trompent pas. J'essaie de rentrer mais un barbelé en travers du trou m'en empêche. Je cherche donc un autre passage que je trouve quelques mètres plus à gauche et entre dans la haie. Une énorme flaque occupe le creux dans la haie et je cherche du sang à la lueur de mon portable. Je trouve vite des frottés et une piste de sang très abondante, la laie a suivie l'avancée de haie puis ressort dans le blé de l'autre côté au bout de 7 ou 8 mètres. Je suis le sang et me rends compte qu'il rerentre dans la haie quelques mètres après l'entrée. Je rentre à nouveau dans les épines escorté par les moustiques et aperçois ma laie sur le flanc à quelques mètres de là. Elle n'a pas fait 20 mètres. Ses mamelles gonflées ne trompent pas c'est bien la mère des marcassins, je presse les tétines d'où ne sort presque pas de lait. Avec un peu de chance les marcassins n'étaient pas trop loin du sevrage et arriveront à se débrouiller ou peut-être se feront-il adopter par une autre laie. Je sors la laie de la haie et dégage le morceau de flèche avec ma lame restées dans 'épaule de l'animal. Les poumons, le foie et l'estomac ont été touchés.

Même si je sais que les sangliers sont en surnombre cette chasse me laisse un gout amer. Il est temps de rentrer la nuit sera vite là.

Encore et toujours les sangliers, pas de brocard, 19 juin 2018

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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