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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:27

Ce matin, battue à Justian, je suis, comme souvent le seul archer. Des sangliers sont régulièrement aperçus autour du bois de Bourras et nous décidons d'y faire la première traque. Je décide de prendre un poste que je n'ai jamais encore occupé mais où les archers qui sont venus aux différentes battues que j'ai organisées ces dernières années ont régulièrement fléché chevreuils, sangliers ou renards. Mon poste est au bord de la vielle Osse qui borde le bois, une très grosse coulée longe la berge opposée et plusieurs descentes d'animaux traversent la rivière. En me postant, je dérange quelques colverts qui s'envolent de la rivière. Cette année un archer a manqué un gros sanglier à ce poste et j'espère faire mieux que lui. Les postés n'étant pas très nombreux, la ligne est collée au bois alors qu'habituellement elle se trouve bien plus en arrière. Je suis posté entre 2 fusils, les traqueurs arrivent avec les chiens par le pont qui traverse l'Osse à plus de 100 mètres dans mon dos. Les teckels ont reçu aujourd'hui le renfort de quelques fox qui sont venus grossir la meute.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

A peine rentré au bois, les chiens lancent un renard qui sera manqué sur la ligne du côté de la route de Courensan. Quelques chevreuils sortiront également de l'enceinte sans être tirés. Les piqueurs rappellent les chiens et insistent un peu dans le bois mais les sangliers ne sont pas là et ils sonnent la fin de traque. Nous partons aux voitures puis pour nous rassembler un peu plus loin aux silos de Roques.

Arrivé sur place, j'apprends que nous allons chasser le bois juste au-dessus de celui que nous venons de chasser. Je décide de ne pas perdre de temps et de partir rapidement me poster avant l'arrivée des postés au fusil. J'ai repéré un poste idéal lors de mes sorties de tir d'été. De nombreuses grosses coulées convergent dans l'angle gauche du bas du bois relié au bois de Bourras par une haie épaisse par laquelle passent les sangliers et les renards. Je me gare près du pont qui enjambe l'Osse, me prépare puis pars me poster. Je traverse la vieille Osse par la passerelle qui mène à la palombière, traverse la bande de bois étroite puis le semé de blé qui sépare le bois de Bourras du bois que nous allons chasser en biaisant vers le coin gauche du bois. En arrivant au coin du bois, je rentre par une grosse collée et cherche un bon poste proche de l'endroit où se rassemblent les coulées avant de se diriger vers le départ de la haie. Je casse quelques branches pour dégager les angles de tir et dégage le sol de ses feuilles mortes pour pouvoir pivoter sans bruit. Le vent souffle fort dans mon dos et rentre dans le bois en biaisant vers le haut du bois.

Rapidement, dans le bruit du vent qui agite les branches, il me semble entendre un bruit de pas dans la végétation et les feuilles mortes sur ma gauche. Je tourne la tête dans cette direction et aperçois un gros sanglier sortant d'un fourré épais à environ 30 mètres sur ma gauche. Il vient droit sur moi au petit trot en longeant à 10 mètres de la lisière. Je pivote doucement et arme mon arc puis le laisse venir en le suivant dans mon viseur. Il ralentit en biaisant vers la lisière pour venir se présenter plein travers à environ 6 mètres. Il marque un temps d'arrêt, sa zone vitale est dégagée entre quelques branches, ma visée est calée, je décoche mais il repart au même moment et ma flèche qui aurait dû atteindre les poumons l'atteint au niveau du foie. Il démarre au galop et fonce en direction de la haie avec ma flèche en travers. Je vois distinctement mon empennage dépasser de son flanc et ne peux que le regarder rentrer dans la haie où je le perds de vue. Un bruit de bois cassé se fait entendre mais s'arrête vite après à peine 20 mètres de fuite. Vu mon atteinte, je ne crois pas à la mort si rapide de mon sanglier et le pense soit arrêté sois en train de se débiner dans la haie. J'attends quelques minutes alors que j'aperçois un posté qui arrive pour se placer contre le bois. Toujours aucun bruit.

Les chiens ne tardent pas à se faire entendre. J'appelle les piqueurs pour ne pas qu'ils viennent sur moi avec les chiens mais une partie de la meute arrive droit sur moi en poussant avant de sortir sur le champ à environ 50 mètres de moi. Je les pense derrière un chevreuil et me dis que mon sanglier aura ainsi le temps de mourir tranquillement. Ils rejoignent le bois suivant où le vent fort couvre leurs voies.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Petit à petit, la chasse se rapproche et les traqueurs arrivent à mon niveau avec le reste des chiens, après être sorti du bois, l'un d'eux arrive vers moi avec les teckels et je vais à sa rencontre pour lui expliquer la situation mais les chiens prennent la voix de mon sanglier et sortent sur le champ pour foncer vers le bois où sont partis les autres chiens. Je cherche vainement du sang pendant un instant puis trouve quelques petites gouttes sur la coulée qui sort sur le champ et comprends vite que c'est bien mon sanglier que les chiens ont pris et que la première menée a certainement pris aussi mon sanglier au vent alors qu'il traversait le champ et que je pensais qu'il allait vers le bois plus bas. On nous signale un ferme dans le bois suivant et je pars au pas de course vers ce dernier en suivant les quelques chiens retardataires. En arrivant au bois, je suis la voie des chiens mais ils finissent par se taire et je tourne et retourne dans le bois à la recherche des chiens et du sanglier car je crains que, blessé, il ne s'en prenne aux teckels et au fox. Le vent fort limite ma capacité à entendre les chiens et les bruits. Je longe une bande de salle qui longe le haut du bois sans voir le sanglier tout en suivant les chiens qui semblent courir de façon désordonnée.

Le calme s'installe et je me dirige vers la route ou sont postés le président de la chasse et un autre chasseur, ils n'ont rien vu sortir, je longe donc la route puis m'avance dans le champ pour couper vers la route de Courensan. Les chiens recommencent à donner et tournent dans le bois puis semblent remonter vers la route. Je prends le pas de course mais quelques chiens semblent avoir sauté la route vers les vignes. Certains reviennent et je pense qu’ils ont pris un chevreuil. Les piqueurs arrivent plus bas pour sortir dans l'angle rentrant du bois avec quelques chiens et je pars à leur rencontre pour tenter de prendre quelques informations. Alors que je discute avec eux, je trouve une goutte de sang sur une feuille morte et le pied frais de mon sanglier qui semble rentrer au bois. Les chiens relancent et remonte vers la route. Je m'élance à leur poursuite et traverse la route pour suivre la menée en courant le long d'une vigne, en direction du bois de Factom. Le sanglier semble avoir tourné un bon moment dans le bois précédent avant de se décider à fuir, ce n'est pas un comportement normal pour un sanglier de ce gabarit, j'espère qu'il commence à fatiguer.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Certains chasseurs arrivent par la route au-dessus de la vigne en voiture, je cours au plus vite et passe sous le bois pour rejoindre le chemin de terre qui le sépare d'une grande zone de vigne. La propriétaire des lieux taille la vigne et je la rejoins pour lui demander si elle aurait vu mon sanglier mais elle n'a vu qu'un chevreuil poussé par les chiens. Je contourne le bois et rejoins des chasseurs qui viennent pour se poster le long du bois alors que des chiens arrivent en donnant de la voie. L'un d'eux me dit qu'une dame qui taille la vigne plus haut a vu passer un gros sanglier poursuivi par un chien. Je comprends immédiatement qu'il s'agit du mien et le leur annonce avant de partir vers où se trouvait cette dame pour lui demander plus de précisions mais, apeurée, elle a quitté les lieux et je ne sais plus où chercher. Je descends dans la vigne jusqu'à une haie épaisse où je retrouve un des chasseurs qui cherchent les chiens. Nous discutons un peu quand d'autres chasseurs arrivent avec des chiens qu'ils ont attrapés plus loin près d'un autre bosquet. Je pars donc vers ce dernier pour tenter de trouver des indices. Je rejoins une route goudronnée, la longe pour tenter de trouver du sang sans succès et arrive près d'un bosquet épais quand les chasseurs arrivent en voiture. Certains sont déjà postés autour du petit massif où un ferme est en cours.

Je tente de rentrer dans le bois côté route et cherche un poste quand un chasseur m'appelle sur la gauche du bois. Je me dirige vers lui et il me montre une grosse coulée qui va me permettre de rentrer dans le bois et m'explique que le ferme se tenait pas très loin quelques minutes auparavant. Je m'avance donc dans le bois au milieu des ronces et des épines et trouve une petite placette ronde d'environ 10 mètres de diamètres dans laquelle débouchent 3 énormes coulées.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Les piqueurs arrivent avec d'autres chiens et lâchent la meute dans le bosquet avant d'y rentrer. Un coup de feu claque sur ma gauche, un posté vient d'abattre un renard à la balle. Le sanglier fait ferme et charge les piqueurs tour à tour mais finit par démarrer sous la pression des chiens qui ne le lâchent pas. La menée vient droit sur moi mais je ne vois passer que les chiens qui tournent un moment avant de repartir en arrière pour relancer le sanglier qui se décide à sortir du bois. Apercevant le posté qui m'a indiqué la coulée, il lui fonce dessus. Le chasseur tente de lever son arme mais le sanglier rentre dans le canon de son fusil et le rabat vers le sol. Le coup part juste à côté des pieds du chasseur qui se retourne pour tirer le sanglier qui fuit dans son dos et sa balle arrache juste un bout de chair sur le haut du cuissot de l'animal qui fonce dans les vignes. Les coups de feu claquent, impossible de les compter, au moins 15 balles partent de toute part mais le sanglier passe au travers sans être touché à nouveau.

Je quitte mon poste alors qu'un chasseur tire encore sur le sanglier qui s'éloigne. Une fois les tirs terminés, je m'annonce et demande où est parti l'animal avant de partir au pas de course pour tenter de le rattraper. Il est rentré dans un autre petit bosquet plus en contrebas après une parcelle de vigne. Les chiens poussent toujours et je pars vite me poster sur la gauche du bosquet près du coin de ce dernier et tente de reprendre mon souffle. La menée vient droit sur moi, le sanglier déboule à environ 10 mètres sur ma gauche et bifurque à 90° en me voyant pour filer de cul. J'arme vite mon arc et le tire à la course à environ 45 mètres. Ma flèche se plante dans son dos, dans les muscles au-dessus de la colonne vertébrale et le sanglier, qui a à peine accusé le coup, file avec ma flèche quand une déflagration retentit.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Je vois nettement un impact au niveau du cuissot du sanglier qui se met à vaciller. Je ne comprends pas d'où vient cette balle et cherche autour de moi pour m'apercevoir qu'elle vient d'un chasseur dans mon dos. Il a tiré à environ 160 mètres. Le sanglier part se caler dans des herbes hautes, je dis au chasseur de ne pas retirer et je me rapproche rapidement pour terminer ce que j'ai commencé. Alors que je vais armer mon arc à 7 ou 8 mètres du solitaire, il me voit et me charge. Je mets ma main en avant et le saisis au niveau des yeux bras tendu pour rester hors de portée des défenses tout en reculant, poussé par la charge. Je finis par le repousser sur ma gauche et reculer rapidement en armant mon arc pour lui décocher une flèche plein travers un peu en arrière. Le sanglier furieux bave et claque des dents, une écume blanche recouvre ses babines. Il amorce une seconde charge mais je me décale en réencochant et en armant pour lui envoyer une seconde flèche plein coffre.

Le sang coule abondamment sur les flancs du sanglier dont la fureur est palpable. Les chiens arrivent et l'assaillent, je réencoche et arme mais le tir étant trop risqué pour les chiens, je cris pour attirer l'attention du sanglier qui tourne sans savoir quoi faire et finit par chuter lourdement sur le flanc en cassant mes 2 flèches restées en travers. Je me précipite pour lui plaquer la tête au sol avec mon pied, le temps qu'il s'immobilise pour ne pas qu'il blesse les chiens.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

La mort arrive très vite et les chiens le pillent un moment. La chasse aura duré plus de 2 heures et mon sanglier aura parcouru entre 2,5 et 3 kilomètres avant de tomber.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Je pars chercher ma seconde flèche qui est tombée un peu plus loin alors que certains chasseurs arrivent. Ceux qui ont pu voir la scène me félicitent. J'inspecte le sanglier et ne comprends plus car je ne trouve les impacts que de 3 flèches. Au dépeçage tout s'expliquera, ma première flèche a traversé le foie, l'entrée presque en face de la sortie, la seconde flèche entaille la peau sur 20 cm et les muscles du dos pour finir contre les pointes de la colonne vertébrale, la troisième rentre contre le trou d'entrée de la première flèche et s'arrête dans le cuissot opposé sans ressortir et la quatrième traverse les poumons. Je récupère mes flèches cassées et aide à charger mon sanglier sur le 4 x 4 venu le chercher. C'est mon plus beau sanglier à l'arc et mon plus beau souvenir de chasse au sanglier. Il accusera 88 kg à la pesée.

Un valeureux sanglier gersois, 12 février 2017

Alex

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:43

Cet après-midi, nous partons chasser une des réserves de Justian où une forte activité des sangliers nous a été signalée par un des chasseurs de la commune. Le président de la chasse a décidé de me poster dans un petit bosquet, au bord d'un ruisseau à sec assez encaissé. Ne connaissant pas le secteur, je pars avec les piqueurs qui vont attaquer la traque par mon poste, ils m'expliquent la disposition du secteur et me laisse aller me poster avant d'attaquer la chasse. Je suis posté depuis quelques minutes et déjà la corne sonne le début de traque et les teckels arrivent dans le bois avec un bruit prononcé de feuilles mortes. Les chiens viennent presque jusqu'à moi, qui me suis posté dans l'angle du bosquet, dos à un petit taillis très épais, puis commencent à donner de la voie et partent ventre à terre en remontant la haie qui démarre à ma droite et borde un pré jusqu'au bois suivant que les chasseurs au fusil entourent. La menée s'éloigne vite et des coups de feu claquent. Un chevreuil a été tiré. Les piqueurs passent près de moi puis se dirigent vers les chiens qui sont déjà loin. Le secteur devient très calme. Au bout d'une heure environ, mon portable vibre, un des piqueurs m'appelle pour me dire que la traque va se terminer et que je peux revenir à ma voiture pour les rejoindre à l'autre bout de la traque avant que nous partions chasser un autre secteur. Je m'exécute donc et retrouve le président de la chasse qui attend les chiens à la route, il me dit de me garer et d'attendre, ce que je fais mais le temps passe et les chiens semblent toujours donner. Je décide donc d'aller me poster à nouveau, avant la fin de traque, au niveau de mon poste habituel, dans une bande boisée étroite qui poursuit le bois sur environ 100.

Je laisse donc ma voiture sur le parking d'un atelier proche du bois et me dirige vers mon poste. J'avertis un posté à l'angle du bois et il me dit que je peux aller me poster. Je cours vers mon poste situé à environ 50 mètres, pour ne pas le déranger trop longtemps. Alors que j'arrive près de la bande boisée, dans mon dos, le posté m'annonce une bande de sangliers qui arrive vers mon poste pour rentrer dans la chasse. Je pars donc vite me poster et à peine en place, j'entends arriver les animaux et aperçois les dos de certains dans les ronces. Ils viennent vers moi, je me prépare à armer mon arc. Les ronces craquent et bougent. Je fais signe au posté suivant, qui se trouve à environ 50 mètres sur ma gauche, près du bois mais il ne comprend pas ce que j'essaie de lui faire comprendre. Je laisse tomber et me concentre sur les sangliers.  La bande de bois d'environ 40 mètres de large se rétrécit d'environ 15 mètres à mon niveau à cause d'une avancée du pré dans cette dernière. Les sangliers biaisent pour venir sortir sur le pré au niveau du rétrécissement puis s'arrêtent net. Je refais signe au posté à ma droite mais il n'a toujours pas compris. Les sangliers avancent un peu en faisant craquer le fourré, un chevreuil surgit sur le pré et aperçoit le posté, il bifurque et fonce droit sur moi alors que le posté se met à crier "chevreuil, chevreuil", il rentre dans la bande boisée par une grosse coulée et m'aperçoit alors que j'arme mon arc, il fait un crochet et accélère mais s'arrête rapidement à moins de 10 mètres de 3/4 arrière. C'est un chevrillard mâle. J'aligne ma visée mais le laisse repartir, il sort sur le pré vers le posté à ma droite qui le laisse aussi passer. Je désarme et me reconcentre sur les sangliers. Le posté qui m'a signalé les sangliers se rapproche et me demande à voix basse où sont les sangliers, je lui fais signe et il me fait comprendre qu'il va tenter de les contourner pour les faire rentrer dans la chasse. A peine a t'il fait quelques pas que les sangliers redémarrent, je me décale vite de quelques mètres, juste en bordure de la bande boisée, au niveau d'une grosse coulée qui m'ouvre une fenêtre de tir sur le pré.

Un premier sanglier d'environ 60 kg sort sur le pré, j'arme mon arc et aligne ma visée une fois qu'il a passé l'alignement du posté et décoche sur lui alors qu'il avance au pas. Le posté n'ayant pas mis de balle, il ne peut que le regarder passer. Je décoche alors qu'il est à presque 20 mètres mais ma flèche lui ricoche sous le poitrail et il démarre en trombe et fonce dans le bois ouvrant un trou dans les ronces pour y rentrer. Je tente de réencocher mais tous les autres sangliers, une dizaine, surgissent en troupeau du fourré et foncent vers le trou ouvert par le premier sanglier. Un bande de bêtes rousses et 2 gros noirs, les premiers rentrent un à un mais les derniers se jettent tous ensemble dans le trou et se débattent un court instant pour réussir à entrer en ouvrant plus largement le trou dans la végétation très dense. Les piqueurs et les chiens reviennent vers nous et nous leur annonçons les animaux : "Sangliers". Les animaux sont rentrés d'environ 30 mètres dans le fourré et se sont immobilisés. Je me tourne vers le bois en espérant les voir ressortir. Les chiens arrivent vers nous et donnent vite de la voie, les sangliers démarrent et plusieurs d'entre eux sautent un chemin forestier en face du posté à ma droite qui cette fois a mis des balles mais ne peut que les regarder passer par souci de sécurité. Les sangliers arrivent à passer la ligne pour filer vers mon poste de toute à l'heure. Les piqueurs rappellent un moment les chiens, certains finissent par revenir au bout d'un bon moment et un ferme s'engage dans le fourré devant moi, cette fois les sangliers partent à l'opposé de ma position et rapidement les balles pleuvent. Les chiens finissent par revenir et se remettre au ferme, cette fois un petit sanglier repars dans direction de la bande de tout à l'heure et est tiré à la ligne où je peux l'entendre couiner avant son achèvement. D'autres repartent, comme toute à l'heure, à l'opposé de ma position et les balles pleuvent à nouveau.

Le calme s'installe et je pars chercher ma flèche pour vérifier que je n'ai pas blessé mon sanglier, le posté ayant annoncé les sangliers au départ vient m'aider et retrouve ma flèche qui comme prévu ne porte pas de trace d'atteinte. Je remets ma flèche au carquois et discute un instant avec les postés avant de revenir à mon poste. Les postés eux, pensant la battue terminée, commencent à se déposter. Je décide de rester encore un moment en place au cas où et, alors que le calme s'installe, des craquements se font entendre dans le bois devant moi. Un fossé profond et partiellement couvert d'épines longe le bord du pré puis rentre dans le bois. L’animal tourne en rond dans le coin du bois près du fossé, je tente de me rapprocher tout doucement et de l'apercevoir sans succès. Je me fige contre le fourré et attends un moment quand les ronces et les épines commencent à bouger, l'animal semble se diriger vers le fossé. Je me poste juste au bord de ce dernier, au niveau d'une grosse coulée qui m'ouvre une belle fenêtre de tir sur le fossé. Je finis par apercevoir la crinière d'un sanglier, à environ 7 ou 8 mètres, qui s'avance tranquillement au fond du fossé. J'arme vite mon arc et le laisse venir pour lui décocher une flèche de léger 3/4 face à environ 1,5 mètre alors qu'il passe juste devant mes pieds. Ma flèche rentre dans l'épaule et reste en travers de l'animal, stoppée par le sol. Ce dernier démarre en trombe et heurte violemment un buisson à environ 20 mètres dans mon dos avant de chuter au sol où il se débat un court instant en couinant. Je garde un instant mon poste mais le calme s'installe et j'appelle les chasseurs qui discutent à ma gauche pour leur dire que je viens de flécher un sanglier. Ils me rejoignent alors que je pars chercher mon sanglier. Je le retrouve vite à l'endroit où je l'entendais se débattre, la piste de sang est très fournie. Ma flèche rentre dans l'épaule et coupe le cœur en 2 avant de ressortir plus en arrière contre le sternum. Elle est tombée dans sa fuite mais je n'arrive pas à la retrouver, je reviendrai la chercher un autre jour. Il accusera 41 kg à la pesée.

2 autres sangliers ont été tués et un blessé, je pars donc faire la recherche avec Hémo après avoir chargé mon sanglier dans une voiture. Le chasseur a marqué le sang et Hémo ne tarde pas à prendre la piste ventre à terre mais la nuit nous rattrape et Hémo perdra la piste 3 km plus loin. Le chasseur qui m'a suivi n'en peut plus et pour ma part je suis lacéré par les ronces. Le sanglier est en fait partie avec 2 chiens à ses trousses et ces derniers seront finalement retrouvés environ bien plus loin vers Vic Fezensac ce qui laisse peu d'espoir de retrouver le sanglier. La blessure ne laissait pas beaucoup de sang et de moins en moins avec le temps, très certainement une balle de muscle. J'espère qu'il arrivera à s'en sortir. Il est temps de partir peler les 6 chevreuils et 3 sangliers prélevés aujourd'hui.

Un sanglier en battue à Justian, 11 décembre 2016

Alex

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 23:15

Ce soir, j'ai décidé d'aller me poster dans un penchant boisé d'environ 60 à 70 mètres de large parcourue par de nombreuses coulées de sangliers très marquées et abritant plusieurs belles remises. Dans le secteur hier soir, avec mon ami Patrick, nous les avons entendu pendant un moment dans ce penchant mais sans pouvoir les intercepter. Je rejoins donc à pied le bois après m'être garé à environ 1 kilomètre au bord d'un chemin de terre. Arrivé au bord du bois, je rentre doucement par une grosse coulée bien ouverte sur environ 30 mètres puis me faufile dans les épines noires pour rejoindre un carrefour de coulées à mi pente. J'ouvre un peu mes angles de tir avec mon sécateur et me poste face au vent mais la visibilité est trop réduite, je décide de changer de poste et me fraye un chemin, vent de face, au travers des épines pour rejoindre une zone bien dégagée, juste avant une ancienne coupe de bois gagnée par les ronces, un peu plus loin le bois se termine par un gros massif de genets et d'épines où se remisent souvent les sangliers. Je me poste en bordure de l'épais sur une grosse coulée perpendiculaire au penchant. Une grosse coulée passe à environ 15 mètres en dessous au milieu du bois assez épais 

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

et plusieurs autres au-dessus de moi où le bois est assez clair.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

L'attente commence jusqu'à ce que la luminosité commence à baisser. Des bruits de craquement se font entendre sur le haut du bois et semblent se rapprocher. Je suis presque sûr qu'il s'agit des sangliers. Un petit couinement et des souffles puissants me confirment vite mon sentiment. Je me décale tout doucement de quelques mètres jusqu'à la plus grosse coulée qui passe au-dessus de moi. De ce point stratégique, j'ai une meilleure vue d'ensemble sur le haut du bois. Les bruits se rapprochent doucement, les animaux font souvent du bruit sur place sans avancer et une masse de végétation à environ 10 mètres me cache les sangliers qui sont encore derrière. Le temps passe un peu et il me semble qu'ils se rapprochent puis un sanglier se met à se frotter contre un des chênes pendant quelques secondes avec un bruit de caractéristique avant de se remettre en mouvement, peu après le bruit de grattage reprend mais plus haut, certainement un autre sanglier. La luminosité baisse doucement mais les sangliers qui ne doivent pas être à plus de 15 ou 20 mètres semblent mettre une éternité à arriver quand le mouvement s'accélère un peu, les craquements s'avancent tranquillement dans l'épais pour venir passer à quelques mètres au-dessus de moi. Je me prépare mais le sanglier fait une pause avant de sortir puis se fait bousculer par un autre sanglier. Il couine et passe au trot dans ma fenêtre de tir de quelques mètres pour stopper net derrière un gros buisson alors que j'ai armé mon arc. Il m'a semblé très gros. Le temps passe et ce sanglier reste immobile alors qu'un autre arrive à travers l'épais en biaisant vers la coulée sur laquelle je suis. Je désarme et surveille les 2 sangliers quand la tête du second pointe dans la végétation, je pivote doucement, il s'avance tranquillement, j'arme mon  et aligne ma visée sur son coffre alors qu'il avance d'un pas tranquille, d'un léger 3/4 face à 6 mètres. Mon pin’s se pose sur son épaule dégagée entre 2 troncs en V et je décoche.

Touché, le sanglier couine et fonce droit devant lui pour passer à 2 ou 3 mètres de moi à travers la végétation et récupérer la coulée sur laquelle j'étais posté tout à l'heure. Sa fuite très bruyante semble s'interrompre à environ 40 ou 50 mètres et il me semble entendre chuter mon sanglier puis un bruit d'agitation dans la végétation se fait entendre avant le retour du calme. Le second sanglier au couinement se son compère a remonté le talus très raide derrière le buisson et je le vois maintenant distinctement en haut du talus. Il est plus gros que l'autre. Il démarre au petit trot et repars d'où il vient en suivant le haut du talus avant de redescendre dans la coupe. Je l'entends un moment dans la végétation à environ 15 mètres devant moi sans pouvoir le voir. La luminosité devient très limite et le sanglier en profite pour passer sur la coulée en dessous de moi sans que je puisse vraiment le distinguer et part au trot dans mon dos après avoir passé le sang de son collègue. J'attends encore un peu que le calme s'installe puis allume la lumière de mon portable pour contrôler mon tir. Ma flèche n'est pas en vue, le sanglier l'a peut-être emportée, je trouve vite le sang très abondant qui suit la coulée descendante et le suis sans difficulté.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

5 ou 6 mètres plus bas, j'aperçois ma flèche pleine de sang posée sur la droite de la coulée dans la végétation.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

Je m'avance pour la ramasser mais mes pieds glissent sur une grosse racine de chêne et je tombe lourdement sur le dos. Ma tête heurte violemment le sol et les clefs de voiture dans ma poche arrière du pantalon me rentrent dans la fesse qui tape violemment le sol elle aussi. Très sonné, je me relève péniblement avec un bon mal de crâne et je mets un petit moment à reprendre mes esprits. Je récupère mon arc tombé dans le fragon sans dommage heureusement et ma flèche ensanglantée que je remets au carquois puis poursuis ma recherche. Le sang est tellement abondant et projeté sur plus d'un mètre autour de la piste que je loupe un virage à droite et dois tourner un instant pour comprendre que le sanglier a pris à droite dans le sale, la piste reprise, je la perds à nouveau 2 ou 3 fois toujours à cause du sang projeté sur une grande largeur. Je trouve également plusieurs frottés sur les branches ou les troncs.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

En tournant un peu, je finis toujours par retrouver ma piste et finis par trouver un peu plus loin mon sanglier mort sur le flanc sous quelques branchages.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

C'est une belle laie d'environ 70 kg, ma flèche rentre basse en avant de l'humérus et ressort très basse au niveau des dernières côtes, elle a fait environ 50 mètres. Au dépeçage, je constaterai que ma lame a entaillé le cœur, traversé les poumons et coupé un bout de foie. Il ne reste plus qu'à sortir mon sanglier des épines et le traîner jusqu'à ma voiture avant de rentrer m'occuper de lui. A mi-chemin, je décide d'aller chercher ma voiture pour le charger. En m'assaillant dans la voiture une vive douleur à la fesse me rappelle ma chute, le lendemain ma fesse se sera teinte de violet sur une bonne partie de sa surface et la douleur persistera quelques jours, me gênant pour m’asseoir ou me coucher sur le dos, avec un bleu prenant un peu toute les couleurs en s'étalant.

Un beau sanglier à l'affût, 25 octobre 2016

Alex

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 05:54

Ce soir, je pars chasse le secteur de Bourras près de l'Osse. Je me gare au bord du chemin de terre qui traverse la rivière puis passe le pont pour me diriger vers la vieille Osse qui borde le bois de Bourras. 2 chevreuils traversent au loin le grand champ de l'autre côté de la route. Je prends à droite en suivant le cours d'eau pour rejoindre la passerelle qui permet de le traverser et rejoindre la palombière puis passe ce petit pont et traverse le bois pour ressortir dans un champ entouré de bois. Rien en vue de ce côté, je jette un coup d'œil à l'immense champ de l'autre côté de la haie à ma droite, rien non plus. Je fais donc demi-tour et retraverse le bois et la rivière pour la longer en direction de la peupleraie. Je suis tranquillement les virages de la rivière bordée par le bois quand, alors que la vieille Osse tourne à droite à 90°, je me fais surprendre par une chevrette qui démarre à environ 20 mètres de moi et que je n'avais pas vue derrière le bois. Je la regarde fuir vers les peupliers en biaisant vers la rivière puis rentrer dans le bois en disparaissant. Je me remets en mouvement et fais à peine 2 pas quand j'aperçois un énorme ragondin, que le bois me cachait, tourné vers moi à environ 20 mètres. Il était juste à côté de la chevrette et la fuite de cette dernière ne la même pas fait démarrer. Je fais un pas en arrière pour être à nouveau caché pas le bois, mets une vielle flèche et remets ma bonne flèche au carquois puis commence à avancer très lentement en rasant le bois jusqu'à ce que je ne puisse plus avancer sans être vu. Le ragondin n'a pas bougé. Je l'observe un moment puis il se décide à bouger et se retourne pour s'éloigner en parallèle du cours d'eau. Il avance de cul, tranquillement, à environ 4 mètres de la bordure du bois. Je m'avance derrière lui et tente de le rattraper sur la pointe des pieds mais en essayant d'avancer le plus vite possible en longeant le bois.

Je gagne vite du terrain mais alors que je suis à environ 15 mètres, il stoppe et se retourne pour regard vers moi. Je me fige, il se remet vite en marche sans vraiment presser le pas, je repars à sa poursuite et gagne encore un ou 2 mètres avant qu'il stoppe à nouveau et regarde vers moi. Je me fige à nouveau. Il repars, je me remets à le suivre et arme mon arc en avançant. Alors que je suis à environ 8 ou 9 mètres de lui, il stoppe à nouveau et se tourne plein travers vers la rivière, j'aligne ma visée, il commence à s'avancer vers la bordure boisée, je le suis dans mon viseur et décoche. Ma flèche le traverse plein coffre et le ragondin saute et se tord puis retombe lourdement et fonce dans le bois puis je l'entende tomber à l'eau et se débattre un moment avant que le calme revienne. Je pars chercher ma flèche qui est partie dans la bordure boisée de la rivière qui bifurque à 90° à gauche quelques mètres après l'endroit où se trouvait le ragondin. Ma flèche étant introuvable, je décide d'aller voir si je retrouve mon ragondin. Je traverse les épines noires qui bordent la rivière par une coulée de gibier et arrive au bord de l'eau, au sommet d'un talus qui domine un trou d'eau laissé par la sécheresse. Mon ragondin n'est pas visible mais des bulles et du sang remontent à 2 mètres du bord au milieu de l'eau boueuse remuée par l'agitation du ragondin. J'attrape une branche, descends au bord de l'eau et attrape mon ragondin en raclant le fond puis le ramène au bord avant de le remonter sur le talus et de le sortir des épines. Je le laisse sur la bande enherbée et poursuis ma route vers les peupliers. Je passe la haie qui les sépare du champ puis longe la rivière asséchée sous les grands arbres pour rejoindre un passage me permettant de traverser la rivière pour rejoindre le coin du bois de Bourras. En descendant dans le lit partiellement asséché de la rivière, je constate que les sangliers viennent régulièrement se baigner dans les flaques et aperçois quelques traces qui semblent fraîches.

Je remonte le talus de la rivière et sors sur le champ au coin du bois dans une végétation haute et touffue qui borde la rivière. Le vent souffle de façon soutenue en venant de ma gauche, je m'avance tranquillement sur le champ. La végétation et les arbres sont agités par le vent mais la végétation du bord de la rivière à ma gauche est agitée d'une façon qui m'intrigue. J'observe un instant ce secteur et comprends vite que plusieurs animaux se déplacent. J'accroche mon décocheur et m'approche doucement, le vent est bon. En arrivant près de la végétation, j'aperçois plusieurs marcassins fouillant le sol au milieu d'une zone de végétation couchée sur quelques m². Je m'approche tout doucement sans être repéré jusqu'à 5 ou 6 mètres. J'arme doucement mon arc et attends que l'un d'eux se tourne plein travers. J'aligne ma visé sur l'un d'eux qui se positionne bien en 3/4 arrière juste au bord de la végétation couchée sur ma gauche. Ma visée calée derrière son épaule, je décoche mais au même moment un autre passe derrière lui. Touché, le marcassin couine et démarre. Les marcassins, affolés et ne sachant pas d'où vient le danger, partent dans tous les sens, 2 foncent vers moi et passent, un au ras de mon genoux droit et l'autre un peu plus loin à ma gauche pour bifurquer ensuite vers le bois de Bourras. J'entends aussi démarrer des gros sangliers dans le lit asséché de la rivière, ils ne partent pas très vite et soufflent, s'arrêtant régulièrement sans que je puisse les voir à cause de la végétation. Mon marcassin cri un instant sur place alors que je réencoche et attends immobile. Le calme revenu, je pars contrôler mon tir. Le marcassin a tourné autour d’une touffe de végétation pour mourir à l'endroit du tir. Il a fait à peine 2 mètres. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et ressort de l'autre côté dans le cou. Je pars chercher ma flèche mais elle est introuvable, je cherche un moment une éventuelle piste de sang dans la végétation au cas où le second marcassin aurait été touché mais ne trouvant rien, je récupère mon marcassin et pars récupérer mon ragondin pour faire quelques photos souvenir.

Un ragondin aussi gros qu'un sanglier

Alex

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 05:50

Ce soir, je me gare au départ d'un chemin de terre puis commence à le longer pour trouver un passage dans la haie qui borde le côté gauche et pouvoir rejoindre le bord d'une parcelle de vigne. Le vent vient de ma gauche, le passage atteint, je remonte le talus et rejoints le bord de la vigne pour le suivre. Les rangs perpendiculaires au chemin me permettent de voir l'intérieur de la parcelle et je finis par apercevoir un mouvement dans la végétation entre 2 rangs. Il m'a semblé reconnaître, le bon d'un renard sur sa proie, et un dos roux et arrondi dépasse des herbes à environ 60 mètres. Je me cale au bout d'un rang de vigne pour observer mais le renard, qui finit par relever la tête, passe dans le rang suivant. Je me décale doucement mais il m'aperçois et s'enfuit. Je finis de longer la vigne sans voir d’autres animaux puis rejoins le chemin de terre. Les ragondins et les foulques sillonnent le lac en contrebas sur la droite du chemin. Je suis doucement le chemin en observant les alentours jusqu'à arriver au niveau d'un grand tournesol qui descend légèrement vers un chaume de blé qui n'a pas été encore retourné à environ 300 mètres. Je m'arrête pour observer le secteur et aperçois des boules sombres à la limite des tournesols et du chaume. Ce sont des sangliers, le vent est bon, je décide de tenter une approche au travers du tournesol.

Les rangs de tournesol descendent dans le sens de la pente et je m'avance tranquillement dans le champ quand je repère un renard arrêté dans le chaume de blé à environ 400 mètres, environ à 100 mètres plus à gauche que les sangliers. Je progresse tranquillement sans me baisser quand le renard démarre en trombe pour revenir sur la gauche du tournesol et y rentrer à environ 100 mètres de ma position. Je continue à descendre et gagne facilement du terrain sur les 200 premiers mètres puis commence à ralentir pour éviter de me faire trahir par le frottement rugueux du tournesol sur mes vêtements. Je biaise doucement à droite pour me rapprocher des sangliers, plusieurs gros sangliers côtoient des marcassins de 2 tailles différentes, certainement 2 portées appartenant à 2 laies. Les plus petits doivent faire un peu moins de 10 kilos et les plus gros quelques kilos de plus. Je progresse très lentement pour arriver à me caler à 6 ou 7 mètres de la bordure du tournesol. Le vent est bon, j'accroche mon décocheur et attends une occasion de tir. Les marcassins fouillent le sol et s'amusent sur ma gauche. Un jeune mâle sent l'arrière train d'une laie sur la droite, un autre jeune mâle un peu plus éloigné est accompagné d'une autre jeune laie, il rejoint son compère et entame une petite dispute. Joue contre joue les ragots se poussent mutuellement en tournant autour d'un axe imaginaire passant par le point de contact. Une grosse laie s'avance en poussant des petits grognements en longeant le tournesol pour aller vers ma gauche. Un des jeunes mâles stoppe la dispute et la rejoint au trot, ce qui la fait faire demi-tour. Elle revient vers moi en longeant le tournesol alors que le ragot la suit collé à son derrière. J'arme doucement mon arc et me prépare à viser. Je laisse passer la laie à à peine 8 mètres et tire le ragot qui se présente presque plein travers, sa zone vitale dégagée entre les pieds de tournesol. Ma flèche l'atteint au défaut de l'épaule, il couine et démarre provoquant la débâcle des autres sangliers qui foncent en longeant un instant le tournesol sur ma droite avant d'y rentrer et de disparaître, agitant un instant la culture. Le ragot décrit une boucle dans le chaume avec ma flèche en travers. L'empennage dépasse du défaut de l'épaule et la lame ressort plus en arrière de l'autre côté. Le sang coule très abondement de part et d'autre de l'animal qui semble déjà vaciller avant de foncer dans le tournesol à 35 ou 40 mètres sur ma gauche. Il s'enfonce d'environ 40 mètres dans la culture puis se met à couiner et se débattre.

Le pensant mourant, j'attends un peu après le retour du calme puis m'avance doucement dans le tournesol, parallèlement à la bordure du champ. En arrivant à l'aplomb de la position estimée du sanglier je tombe sur la piste de sang et commence à la remonter quand un mouvement m'interpelle à environ 15 mètres devant moi. Je distingue alors, en stoppant, un sanglier sur pied semblant renifler au sol. Il ne semble pas blessé et je l'observe un instant mais le vent dans mon dos provoque vite sa fuite. Je continue à m'avancer doucement en suivant le sang quand un autre animal démarre bruyamment et fonce dans le tournesol perpendiculairement aux rangs. Je continue à avancer et tombe sur l'endroit d'où vient de partir mon sanglier que je pensais mort. Je décide d'attendre un moment avant de reprendre ma recherche. Je recommence ensuite à suivre le sang, les gouttes au sol alternent avec de gros frottés sanguinolents sur les pieds de tournesol. La piste est facile à suivre et j'avance doucement mais, 40 mètres plus loin, le sanglier redémarre devant moi et fonce sur environ 20 mètres avant de s'arrêter. J'attends un peu puis tente de l'approcher mais il se débine encore sur 20 mètres environ. J'attends un peu puis m'approche à nouveau en surveillant sous les têtes de tournesol tout en suivant le sang pour tenter d'apercevoir le sanglier avant qu'il ne démarre, je retrouve ma flèche au sol et la remets au carquois. Je finis par l'apercevoir à quelques mètres devant moi, couché sur le ventre, plein travers contre un rang de tournesol. Je m'agenouille, arme mon arc, vise et décoche, touché, le sanglier se redresse et fonce dans le tournesol sur environ 30 mètres et s'arrête. La culture bougeant sur place, je m'approche de l'endroit doucement et attends. La luminosité commence à baisser et j'ai oublié ma frontale, il ne me faut pas perdre mon sanglier de vue. Il se débine par moment de quelques mètres et je le suis doucement. Tout à coup, du mouvement se dessine sur ma droite dans le tournesol, les souffles d'un sanglier se font entendre, il vient doucement vers moi pour s'arrêter à quelques mètres avant de me sentir et de s'enfuir. Mon sanglier finit par stopper, le tournesol bouge sur place un moment à quelques mètres devant moi, sa respiration semble de plus en plus difficile et ses souffles s'espacent peu à peu jusqu'à stopper alors que la nuit s'installe. Au bout d'un moment, je m'approche doucement et le touche sans qu'il ne réagisse. Il est mort, Je récupère ma seconde flèche resté sous la peau de la patte avant, elle n'est même pas rentée, stoppé par l'os de la patte. Il est maintenant tant de rentrer en traînant mon sanglier jusqu'à ma voiture.

Un ragot à l'approche

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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