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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 14:30

Ce matin, je suis invité à une battue au chevreuil à Lagrangette sur la commune de Pavie. Manu va m'accompagner mais avec ma carabine (280 Réminton) à qui il redonne vie depuis quelques semaines. Il y a déjà 4 ans que je n'ai pas tiré une balle avec. Il reste 2 chevreuils au plan de chasse et nous comptons sur cette matinée pour les réaliser. Le rendez-vous est pris pour 9 heures. Manu est passé chez moi et nous partons ensemble. Comme nous sommes un peu en avance nous faisons un petit détour, histoire de voir si les ragondins ne seraient pas de sortie et justement nous en repérons 3 le long du ruisseau qui longe la route de Barran. Je me gare et laisse partir Manu devant avec son arc qu'il avait pris aussi au cas où. Notre approche se déroule bien mais à 15 mètres devant nous les ragondins, qui nous ont repérés, reviennent vers le ruisseau. Manu parvient à tirer l'un d'eux qui s'est arrêté au ras du sale mais il passe dessous. Nous récupérons sa flèche et partons pour le rendez-vous. 

Nous sommes peu nombreux, à peine 8 chasseurs dont 2 piqueurs, de plus nous n'avons que 2 chiens, un fox pour le chevreuil et un kopov pour le sanglier au cas où. Les postes vont être espacés mais j'ai l'habitude du terrain et c'est moi qui doit poster Manu, je vais le placer le long de la plantation de pins, face à une combe avec en face un bois mixte (feuillus et résineux) tout en long. Le poste est très bon. Un peu plus loin un autre chasseur se poste sur la ligne et je traverse la combe pour aller me poster dans un coupe-feu du bois d'en face. Mes observations régulières sur le territoire me font penser que c'est aussi un très bon poste. C'est la seconde fois que je l'occupe mais pour l'instant la chance ne m'a pas souri. Je me signale d'un mouvement de casquette à bout de bras puis rentre doucement dans le bois pour me poster sur la gauche du coupe-feu, environ au milieu de la largeur du bois. Au-dessus de moi, des chasseurs sont postés le long du bois.

Je fais place nette à mes pieds pour pouvoir pivoter sans bruit. Pendant que nous chassons, un autre chasseur fait le pied derrière la ligne de Manu car il semble que les sangliers soient dans le secteur ces jours-ci. La battue commence, après un long moment de calme, j'entends le petit fox pousser. 2 coups de feu claquent, au bruit je suis sûr que c'est Manu mais le chevreuil n'est pas sonné. Il a dû le manquer. Le chien pousse un moment en faisant une grande boucle autour de la chasse puis le calme revient et son maître le rappelle. Je les aperçois qui longent au milieu de la combe puis mon téléphone sonne. C'est le président de la chasse, les sangliers ont été localisés. "Tu n'as pris que l'arc ?" "Ben oui, comme d'habitude." "Ah bon, parce qu'on a trouvé les sangliers." "OK, à plus...". C'est marrant comme pour un sanglier l'arc fait souvent moins crédible...

Le temps passe, tout est calme si ce n'est quelques geais qui volent de cime en cime. Tout à coup, un coup de feu déchire le silence dans la combe, derrière la plantation, dans le dos de Manu. Puis quelques temps plus tard, la voix du kopov se fait entendre. Il sort après le posté de la ligne de Manu qui ne peut faire feu car l'animal passe sur la crête du champ. Au travers des arbres, j'aperçois quelque chose devant le chien qui semble roux mais difficile à identifier vue la distance et le fouillis de branches qui me cache la vue. Le chien bien noir est facilement reconnaissable. Il donne de la voix et pousse l'animal vers mon poste. Tout à coup, le poursuivi devient le poursuivant et je comprends vite qu'il s'agit d'un sanglier. Il poursuit le chien jusque dans le bois où ils rentent tous les 2 à 30 mètres de moi près du coupe-feu. Le chien tient un moment le ferme puis des craquements se font entendre et j'aperçois le sanglier qui se débine au travers des arbres.

Il vient vers moi, j'arme mon arc et le suis attendant un moment propice pour décocher. Il arrive droit sur moi mais le kopov revient à la charge et le sanglier fait demi-tour pour le chasser. Il le poursuit un peu puis reprend sa progression, il biaise pour venir traverser le coupe-feu à 5 ou 6 mètres en dessous de moi. Il semble que son pelage soit taché de sang au niveau de la tête et du coup, il est certainement blessé. Mon arc armé, mon viseur le suit. Il finit par se présenter au ras du coupe-feu, de 3/4 face mais il m'aperçoit et je comprends vite que vu son agressivité, j'ai tout intérêt à réagir le premier avant de me faire charger. L'angle n'est pas optimal mais il est déjà blessé, je vise l'épaule et décoche. Ma flèche rentre de la moitié dans le sanglier qui fait demi-tour et part tranquillement au pas. Ma flèche se casse en touchant le premier arbre et la moitié, côté empennage, tombe au sol. Le ragot longe dans le sale puis traverse en bas du coupe-feu pour rentrer à nouveau dans le sale où je le perds de vue. 5 m plus loin, il est mis au ferme par le chien. Je réencoche et me rapproche doucement. Mais je m'aperçois rapidement que le sanglier est en train de mourir, agité par ses derniers spasmes et par le chien qui le pille énergiquement.

J'examine mon sanglier, la blessure par balle n'était qu'une éraflure. La balle lui entaille légèrement l'armure puis rentre derrière l'oreille, longe sous la peau sans touché le crane et ressort au-dessus de l’œil. Il s'en est fallu de peu qu'il n'arrive pas jusqu'à moi. C'est un jeune mâle. Je signale ma prise à mes collègues qui n'ayant pas entendu de coup de feu n'avaient pas compris ce qui venait de se passer puis je sors le sanglier sur le bord du bois. Les piqueurs arrivent puis repartent tenter de déloger d'autres sangliers mais ils se sont débiner et ne seront pas retrouvés.

Manu tirera un autre chevreuil sans succès puis la balle ne claquera pas sur un autre. Il n'aura pas eu de chance pour aujourd'hui. Je serais le seul à prélever un animal alors que je suis le seul archer de la battue. Les commentaires iront bon train et je ris intérieurement. Au dépeçage, je constate que ma flèche traverse un poumon et le foie avant de traverser l'estomac, les intestins et de s'arrêter au ras du cuissot opposé.

Battue à Lagrangette, 25 février 2012

Alex

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 21:01

Ce matin, je suis invité à une battue sur la société de chasse de Justian-Roques-Lagardère, je suis comme souvent le seul archer. Pour la première traque je vais me poster au bord d'un petit chemin de terre qui rejoint un pré en traversant le fond d'un bois en forme de U. Je me poste près d'une grosse coulée qui traverse le chemin, reculé dans le bois pour me camoufler un peu. Les autres postés sont loin et je ne risque rien. A peine posté, un coup de feu retentit vers la route de Vic Fezensac. "Sangliers, sangliers..." 2 autres coups de feu retentissent. Mathieu, le plus jeune chasseur de l'équipe vient de tuer un petit sanglier d'une trentaine de kilos. 4 sangliers qui se débinaient ont traversé la traque alors que les derniers chasseurs étaient en train de se poster.

Après un petit moment de calme, les chien commencent à donner de la voie et viennent vers moi. Les geais s'envolent et me tournent autour en poussant des cris d'alerte. Le temps passe mais rien ne vient, la voie des teckels n'est pas constante. Alors que les aboiements se calment, un bruit de feuilles mortes retournées et piétinées se fait entendre, je me prépare mais ce sont les chiens qui sortent dans le pré sur ma gauche. Ils tournent un peu puis se remettent à donner et rentre dans le bois pour passer à 20 mètres de moi et descendre vers le fourré en dessous de moi qui longe sous la ligne à haute tension.

Ils semblent pousser et sortent sur le semé en bas du bois mais je n'aperçois rien devant eux, ils rerentrent au bois et donnent toujours de la voie. Les piqueurs arrivent et passent de part et d'autre de mon poste en attisant les chiens mais rien n'y fait, pas le moindre chevreuil. Alors que tout ce petit monde s'éloigne, des craquements se font entendre dans le bois de l'autre côté du chemin, ça n'est pas un teckel, je me prépare. Les bruits cessent puis reprennent au bout d'un moment, je suis prêt à armer mais c'est le labrador de Mathieu qui sort sur le semé sur ma droite, il a entendu la battue et est venu nous rejoindre.

Le calme revient et les 3 coups de fin de battue se font entendre. Je désencoche et quitte mon poste pour rejoindre les chasseurs sur la route de Polignac. Nous allons chasser de l'autre côté de la route. e président me conseille de reprendre mon poste où j'e me suis fait avoir par un magnifique brocard l'an dernier. Je pars rapidement me poster à pied avant que les autres chasseurs se postent au cas où ils m'enverraient quelque chose. je remonte au travers de la friche où poussent quelques petits chênes rabougris pour me poster sur la cassure d'un talus derrière de petits pins. Je suis près d'un carrefour de coulées très fréquentées dont une qui passe au pied d'un gros pin que les sangliers ont fait mourir à force de s'y frotter.

J'encoche et commence à examiner mes possibilités de tir quand un bruit de galop dans les feuilles mortes me fait accrocher mon décocheur. Je me retourne rapidement sur ma gauche et me prépare à armer mais j'aperçois rapidement un beau lièvre qui arrive ventre à terre et passe à 5 mètres dans mon dos pour filer vers une bande de bois plus bas sur ma droite. Il disparaît rapidement derrière une butte.

Les piqueurs attaquent par la droite de la route de Vic Fezensac et les teckels reprennent rapidement le lièvre à contre sens pour le lacer et le faire traverser la route de Polignac. Un chevreuil se débine et traverse la ligne de traque sans être tiré. La traque avance calmement, les piqueurs donnent de la voie mais les chiens ne semblent pas trouver grand-chose. Le temps passe et midi se rapproche quand tout à coup, les chiens lancent dans mon dos alors que je n'y croyais plus. Des coups de feu retentissent. "Renard, en bas, renard..." Je comprends que c'est pour moi et me retourne en me préparant à armer. Un magnifique renard déboule de la petite plantation de sapin sur le plateau au-dessus de moi, il passe ventre à terre sur ma droite et saute sous le talus pour bifurquer à 90°. J'arme mon arc et le met dans mon viseur pour le suivre Il passe derrière les petits pins qui me camouflent. Je les dépasse rapidement et attends le renard qui passe à 8 mètres à toute vitesse, la visée est alignée mais je retiens ma flèche car à cette vitesse un tir serait trop aléatoire.

Le renard file et je le perds de vue un peu plus loin. Un bruit de galop dans mon dos, je me retourne rapidement et aperçois un second renard qui me tourne le dos et file en sens inverse du premier pour plonger dans le bois et disparaître. Les chiens arrivent et se lancent à sa poursuite. Le premier renard qui est remonté sur le plateau au travers du bois est tiré et tué, le second traverse un pré sous le bois et 3 coups de feu retentissent. Blessé légèrement, il s'enferme au terrier avec 2 teckels à ses trousses.

La battue se calme, 3 chevreuils arrivent des vignes pour rentrer dans la traque. "Attention chevreuil..." Au cri, 2 font demi-tour et repartent dans la vigne, le troisième traverse la traque à toute vitesse et se heurte à la ligne du bas, les coups de feu claquent. Les râles du chevreuil se font entendre, il est à terre et sera rapidement achevé. La battue se calme à nouveau et la fin de traque est sonnée.

Nous regroupons en attendant que les chiens reviennent pour certains et sortent du terrier pour d'autres puis à la dernière minute, alors qu'il est déjà midi passé, une nouvelle traque s'annonce. Nous allons chasser les sapins sous le village de Roques. Je dois me poster sous le bois mais vu que les postes sont déjà pris le président décide de me poster sur le dessus du bois. Mon poste sera au bout d'une bande de pins entourée par une haie d’épines noires qui avance au milieu d'une friche. Je pars me poster et traverse les épines pour me placer dans une zone dégagée sous les pins avant une zone très fourrée. Je cherche un instant le compromis entre visibilité, possibilité de tirs et camouflage puis choisis mon poste.

Rapidement le labrador arrive dans les épines sur ma droite au-dessus de moi. A peine entré dans le fourré, il recule, chargé bruyamment par un sanglier. Le bruit me fait tourner la tête et j'aperçois un sanglier qui se débine sur 10 mètres environ pour se caler dans les épines dans mon dos. Les chasseurs postés le long des épines, sur ma droite, au-dessus de moi commentent bruyamment l'incident alors que je me rapproche tout doucement de l'endroit où j'ai vu le sanglier s'arrêter. J'arrive à quelques mètres de lui mais impossible de le voir, je cherche et cherche encore du regard mais n'arrive pas à y poser les yeux dessus quand le labrador revient derrière moi par l'intérieur du bois. Ma présence le remet en confiance et il s'avance vers le sanglier ce qui le fait bouger. J'arme mon arc, il fait 5 mètres dans les épines et s'arrête, je le vise mais je ne peux pas tirer à cause des branches. Il redémarre et fait encore 10 mètres mais toujours pas de fenêtres de tir puis il repart au pas et longe dans les épines en dessous de moi sans que je puisse décocher.

Je peste et reprends mon poste mais un peu plus à découvert au cas où. Rapidement un bruit de pas qui traverse les épines dans mon dos sur ma droite me fait me retourner. Je ne comprends pas tout de suite de quoi il s'agit et pense que l'un des chasseurs cherche le gîte du sanglier quand, au travers de la végétation, j'aperçois 2 grandes oreilles noires. Ce sont les sangliers qui se débinent. J'aurais dû me reposter là où je me trouvais au départ car de mon nouveau poste je ne peux pas tirer. Les sangliers s'avancent doucement pour sortir du bois puis le premier s'arrête, à moitié sorti des épines à peine à 10 mètres du posté qui se trouve à l'angle supérieur de la bande de bois. Un coup de feu claque et je perds le sanglier de vue. 2 autres jaillissent du fourré et foncent sur le découvert. Les coups de feu claquent. D'autres sangliers surgissent des alentours et zigzaguent à découvert alors que les coups de feu pleuvent.

D'autres sangliers restés gités dans les épines sur ma droite me passent dans le dos au galop, j'arme et me retourne pour viser tour à tour plusieurs sangliers mais ils passent trop vite et les branches ne me laissent pas de fenêtre de tir. Je ne sais plus vraiment combien viennent de passer mais ils semblent s'être arrêtés dans les épines, juste en dessous de moi. Les sangliers sortis à découvert se sont échappés mais l'un d'eux est blessé et peine à partir dans les vignes. Un des chasseurs se déposte et part tenter de l'intercepter.

Les discutions vont bon train alors que de petits craquements me font comprendre qu'une partie des sangliers est restée dans les épines en dessous de moi. J'annonce à voie hautes : "il y a encore des sangliers devant moi !". Le président appelle les piqueurs qui arrivent vers moi avec les teckels, étant placé au bout d'une bande étroite de bois j'espère voir revenir les sangliers. Un teckel arrive dans mon dos et passe au ras des épines sans rien flairer puis disparaît dans le fourré, peu de temps après la meute arrive et se met au ferme à moins de 30 mètres devant moi. Le combat est rude puis un démarrage... Au bruit, le sanglier semble gros, il vient droit sur moi et je me tiens prêt à armer quand je l'aperçois, il vient de sortir dans une zone dégagée et biaise en remontant vers la bande d'épines noires. J'arme mon arc et le suis, il s'arrête de 3/4 arrière et flaire au ras des épines, il a dû entendre les discutions des chasseurs et se méfie. Il est à 15 mètres environ, j'ajuste ma visée et décoche mais ma flèche est très en arrière, il me semble la voir toucher au niveau du cuissot. Surpris, le sanglier fonce droit vers la ligne de tir où 2 coups de feu croisés le stoppent sur place. N'ayant pas vu la scène et sachant ma flèche mauvaise je demande s'il est mort et on me répond que oui, je suis soulagé. Vu mon tir, je pense avoir un gros problème de viseur et décide de quitter mon poste pour rejoindre la ligne de tir dans la vigne. "Attention, je sors". Le sanglier est mort contre la vigne ma flèche a traversé un cuissot et un testicule, rien de mortel.

Alors que j'inspecte ce gros mâle, les chiens se remettent à donner mais c'est une laie suitée et on demande de ne pas tirer, malheureusement elle sortira seule bien plus loin sur la ligne du fond de traque et sera abattue. Je ne comprends pas ce qui s’est passé avec mon arc, et peste mais arrivé chez moi je vais me rendre compte que mes réglages repris la veille avaient été faussés par le tir d'une lame légèrement voilée, je n'ai plus qu'à tout reprendre.

 

Alex  

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 19:32

Hier soir en sortant du boulot, je pars pour mon territoire de chasse au sanglier sur Traversères. Je me change sur place près de la ferme où je viens de me garer puis je pars vers la zone clôturée de la LPO pour tenter d'apercevoir les sangliers par-dessus le grillage et savoir où me poster en bordure pour les attendre. Le vent est fort ce soir et en sens inverse de d'habitude. Les sangliers ne sont pas encore dehors et je décide d'aller faire un petit tour avec mon Butollo pour voir s'il marche en ce moment. C'est un secteur où je ne chasse pas le chevreuil, il n'y a donc pas vraiment de risque à essayer le Butollo ici.

Je me poste régulièrement en bordure du chemin de crête sans arriver à faire venir le moindre chevreuil. Un chevreuil qui a dû me sentir ou m'entendre déguerpit en aboyant vers le penchant d'en face sans que je puisse l'apercevoir à travers bois. Un peu plus loin, un autre détale du fond d'une combe enherbée. Bon cette fois, je me suis assez amusé, je vais passer aux choses sérieuses. Je décide d'aller me poster dans un penchant de chênes clairsemés en dessous d'un talus abrupt, sous une zone d'herbes sèches et de genêts.

Je me positionne face au vent contre un chêne au milieu de quelques genets rabougris. L'attente ne sera pas longue, alors que je balaye le paysage des yeux, un mouvement attire mon attention dans la friche au-dessus de moi à environ 50 mètres. Une bête rousse hume l'air, le nez au vent. J'attrape mon appareil photo quand 4 autres bêtes rousses arrivent. Je commence à les filmer.

Les petits sangliers se déplacent nez au sol et s'éparpillent dans la friche quand, tout à coup, l'un d'eux décide de venir droit sur moi. J'éteins mon appareil photo et le range pour reprendre mon arc.

Les sangliers se déplacent en louvoyant dans la végétation et en cherchant leur nourriture au sol. 3 d'entre eux viennent vers les genets au-dessus de moi où je les perds de vue, 2 autres font demi-tour pour fouiller le sol au pied d'un gros chêne. Je surveille immobile tout ce petit monde. Un des petits sangliers réapparaît furtivement au-dessus de moi et disparaît à nouveau. Un gros sanglier fait son apparition à 60 mètres environ et rentre dans le fourré en grognant. Les petits les plus éloignés se chamaillent et couinent. Au-dessus de moi la végétation craque par moment mais je ne vois toujours rien. Les bêtes rousses les plus éloignées semblent vouloir descendre sur une coulée qui passe en dessous de moi puis se ravisent et remontent dans la friche en s'éloignant. D'autres sangliers s'agitent et couinent dans les fourrés.

Tout à coup, un mouvement attire mon attention à 10 mètres au-dessus de moi, 2 sangliers fouillent le sol face à moi et se rapprochent doucement entre les genets. Mon cœur se met à taper de plus en plus fort dans ma poitrine. Ils se rapprochent, s'éloigne un peu, se rapprochent à nouveau, disparaissent derrière les genets, réapparaissent... une autre bête rousse biaise du fourré vers ses 2 compères et je surveille alternativement les 3 sangliers en espérant avoir mon occasion de tir. Le temps passe et la pression monte. J'ai maintenant 3 sangliers à moins de 10 mètres mais je n'ai toujours pas pu en flécher un. Tout à coup, l'un d'eux se sépare du groupe et se présente au-dessus de moi, plein travers à 8 mètres. J'arme mon arc, prends le temps de viser alors que le sanglier s'immobilise et décoche.

Ma flèche disparaît dans le sanglier derrière son coude, il fait un virage à 90° et fonce droit vers moi sans comprendre ce qui vient de lui arriver, presque immédiatement, il vacille et perd l'équilibre mais il fonce toujours droit sur moi et il va me falloir me pousser si je ne veux pas le prendre dans la figure. En arrivant au sommet du talus, à moins de 2 mètres de mon visage, le sanglier s'effondre sur ses antérieurs et roule au pied du talus, je me décale de 2 mètres pour le laisser tomber à mes pieds ou il s'immobilise rapidement après quelques spasmes.

Une belle soirée sanglier à Traversères, 26 octobre 2011

Ses compères qui n'ont pas vraiment compris ce qui vient de se passer se figent un moment puis se débinent doucement dans les genets, en s’arrêtant régulièrement pour tendre les écoutes et le nez au vent, pour rejoindre les fourrés. J'attends un peu dans le calme puis les sangliers se mettent à chahuter comme si de rien n'était. Je reste poster un moment au cas où mais je décide finalement d'en rester là. Je pars chercher ma flèche qui restera introuvable puis je rentre à la voiture avec mon petit mâle. Ma flèche est passée au-dessus du cœur et prend les 2 poumons.

Une belle soirée sanglier à Traversères, 26 octobre 2011

Alex

 

Atteinte :

Une belle soirée sanglier à Traversères, 26 octobre 2011

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:20

Ce soir en sortant du boulot, je pars directement pour mon secteur de chasse sur Traversères. J'arrive sur place vers 18 heures et me change rapidement avant de partir me poster sur une zone très passagère où j'ai vu pas mal d'animaux ces derniers temps.

Je descends vers le ruisseau où se rafraîchissement les vaches et le cheval qui les accompagne. Elles s’affolent un peu à mon passage puis me regardent passer tranquillement. Je passe la clôture électrique puis remonte par une très grosse coulée en biaisant à flanc de coteau pour remonter vers mon poste. La végétation est très sèche et craquante et les feuilles de chêne qui jonchent le sol bruissent comme des chips. Je me positionne rapidement à mon poste sur une zone dégagée des feuilles mortes pour éviter de faire du bruit en bougeant.

Le vent descends du coteau et je surveille prioritairement le haut du coteau mais jette un coup d’œil de temps à autre sur mes arrières car lundi est renard est arrivé dans mon dos. Le temps passe ponctué par les bruissement de feuilles que font les petits rongeurs en se déplaçant, par le vol de quelques merles et d'un pic vert. Au loin les geais se mettent à donner de la voix. Quelque chose doit bouger. Le calme revient puis les geais recommencent à s’exciter mais plus proche de moi pour finir par jacasser au-dessus de moi en crête du coteau.

Puis le calme revient et la luminosité baisse rapidement, rien ne semble vouloir venir. Je décide de quitter mon poste et de partir tenter une approche le long du grillage de la LPO, j'ai une intuition. Je descends rapidement par où je suis venu, traverse le ruisseau puis remonte vers le grillage de la LPO. Je rattrape le chemin de terre qui longe l'enceinte et commence à remonter vers l'angle de l'enclos en essayant de rester silencieux malgré la végétation sèche quand un bruit de pas attire mon attention. Les sangliers ne doivent pas être loin. Ils semblent se diriger vers l'angle du grillage. Je poursuis ma montée. Arrivé à l'angle, la luminosité a bien baissé mais j'y vois encore assez. Je bifurque pour prendre le chemin qui longe la crête au bord du grillage quand un mouvement devant moi m'arrête net.

Ce que j'identifie au départ comme étant un gros sanglier se divise en 2, ce sont 2 bêtes rousses, l'une reste à 17 ou 18 mètres plein travers sur le chemin, l'autre se colle au grillage et vient vers moi. J'avance doucement sur la gauche du chemin et gagne quelques mètres alors que les sangliers sont absorbés par leur repas. Ils fouillent le sol. Tout à coup, le sanglier qui venait vers moi lève la tête. Je me fige mais il regarde vers moi un instant puis se tourne plein travers. Il hésite. Il est à environ 12 mètres et je risque de ne pas avoir mieux comme occasion. J'arme mon arc et vise rapidement avant de décocher. Un impact peu audible retentit. Le sanglier démarre en trombe et se jette dans la pente côté gauche du chemin. Son compère le suit.

La course de l'animal semble désordonnée et je le perds de vue dans la pente puis il me semble l'entendre se débattre puis couiner. Un bruit de pas arrive par la droite vers le grillage, je m'avance un peu vers le trou dans le grillage pour tenter le doublé. Un autre sanglier revient également par ma gauche mais il sort trop loin sur le chemin, 20 mètres environ, il le traverse et semble rentrer sous le grillage puis fait demi-tour comme pour repartir d'où il vient, hume l'air, hésite puis fait brusquement demi-tour et rentre sous le grillage. Il rejoint le reste de la bande dont j'entends un moment les pas mais ils semblent redescendre.

Le calme revient. La nuit noire est tombée, un beau clair de lune éclaire le paysage nocturne. J'allume ma lampe et commence par chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol et peu marquée par le sang du sanglier, juste un peu sur les vannes avec de la fibre musculaire. Flèche de cœur où de muscle ? Je cherche en vain du sang sur le chemin puis recoupe un peu plus bas pour tomber sur une piste de sang très abondante et très facile à suivre qui suit un instant la courbe de niveau puis part droit dans la pente Je retrouve mon sanglier à environ 40 mètres du tir. Ma flèche est plein cœur, elle rentre dans la patte avant et sort 15 à 20 cm derrière l'épaule opposée. C'est un petit mâle. Je ramasse la bête et ma flèche laissée sur place puis je rentre à la voiture.

Une soirée sanglier à Traversères, 12 octobre 2011

Alex

 

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Une soirée sanglier à Traversères, 12 octobre 2011

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 06:16

Après une soirée passée plus à me promener et à regarder les chevreuils qu'à chasser, je pars vers une parcelle de maïs en espérant y croiser un sanglier.

La luminosité baisse doucement, je longe sur une bande enherbée entre un maïs et un bois quand, au loin, j'aperçois un dos noir qui progresse lentement dans la végétation haute et sèche, c'est un sanglier, il semble seul. Il s'arrête régulièrement pour glaner quelques nourritures. Il est à une centaine de mètres et il me faut faire vite pour l'approcher car s’il rentre dans le maïs, je vais le perdre de vue et ne pourrais plus l'approcher. Le sol est assez silencieux mais je fais tout de même attention à l'endroit où je pose mes pieds tout en progressant rapidement contre le maïs. A environ la moitié du chemin, je perds le sanglier de vue, son dos ne dépasse plus de la végétation. Je continue sur ma lancée et gagne encore 20 mètres quand il réapparaît et disparaît, un court instant, cette fois derrière l'angle du maïs. Il progresse dans une zone de où la végétation est couchée.

Je dois ralentir pour ne pas être repéré. Le sanglier absorbé par son repas ne se doute de rien. Il commence doucement à biaiser et s'éloigne du maïs. Je finis mon approche sur la pointe des pieds. Je suis à 15 mètres, il est de cul, pas à pas je me rapproche et arme mon arc. Alors que j'arrive à environ 10 mètres de l'animal, il se tourne légèrement de 3/4 arrière. J'ajuste ma visée et décoche. Ma flèche stoppée par l'épaule opposée n'a pas traversé. Le sanglier démarre en trombe et rentre dans le maïs dans un grand fracas en cassant les pieds sur son passage. Un peu plus haut dans les hautes herbes sèches, un chevrette se lève et fonce vers le maïs.

Rapidement, alors qu'il n'a fait que 30 mètres, il stoppe sa course et chute. Un pied de maïs se met à remuer de façon saccadé et je comprends vite que s'en est fini de mon sanglier. J'attends tout de même un peu puis pars à sa recherche en suivant le sang très abondant. J'arrive rapidement près de mon ragot qui est encore agité de quelques spasmes mais qui s'arrêtent rapidement. Ma flèche rentre devant la patte arrière et se fiche dans l'épaule opposée touchant les 2 poumons et le haut du cœur et curieusement sans toucher l'estomac. Ma flèche n'est plus dans le sanglier et je refais donc la piste à l'envers pour la retrouver cassée un peu plus loin.

Un ragot à l'approche

Alex

 

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Un ragot à l'approche

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:58

Ce soir, je retourne sur le secteur chassé mardi en espérant revoir le renard galeux ou les sangliers. Arrivé sur place, je commence à longer le maïs qui borde le lac mais le renard n'est pas là. Je dépasse le maïs et surveille le chaume du tournesol semence qui a été récemment broyé mais toujours rien. Je poursuis en longeant le lac, puis le ruisseau d'alimentation et le traverse par le passage busé en direction du second maïs. J'arrive prudemment au coin de la culture au cas où un chevreuil se trouverait sur la bande enherbée mais rien ne bouge. Je longe tranquillement entre le bois et les céréales. En arrivant près du coin du bois, au niveau de mon poste à blaireau, je décide de me rapprocher du bois pour inspecter une souille dans le fossé qui longe la bande enherbée. Alors que j'ai fait quelques pas et que je me retrouve à découvert, j'ai une impression bizarre et tourne la tête à droite. Un jeune brocard daguet m'observe, immobile, plein travers à environ 50 mètres. Je me fige mais il est trop tard. Nous gardons la pause un moment mais le petit cervidé décide de mettre fin à ce jeu et gravit le talus du champ travaillé d'un bon puis s'éloigne en remontant vers l'angle du bois.

Je le regarde s'éloigner puis remonte le champ travaillé pour rattraper le chemin de terre en crête de la colline. Du chemin, je regarde la combe suivante espérant voir quelque chose mais rien ne bouge. Je poursuis mon chemin en direction de la grande luzerne au fond de laquelle se trouve le petit bosquet où se gîtent les sangliers. Du chemin de crête j'observe la combe quand j'aperçois la silhouette furtive d'un petit chevreuil qui avance en broutant dans la luzerne. Il me faudrait arriver sans être vu jusqu'à une ligne de balles rondes laissées à environ 20 mètres de la bordure du bois. Je longe rapidement le chemin pour que le chevreuil se trouve masqué par le bosquet, puis je m'avance dans la luzerne en direction du bosquet que je longe doucement en descendant vers l'angle. Arrivé au coin du bosquet, j'observe un instant le chevreuil qui est en fait un chevrillard, certainement celui qui s'est séparé de sa mère mardi. Comment me rapprocher en plein découvert ? Le chevrillard me tourne le dos et avance lentement en louvoyant au grès de ses prises de nourriture, puis il disparaît derrière une bosse du champ. C'est le moment, je me décale rapidement vers les balles rondes mais le vent est dans mon dos, il me faut me décaler plus à droite pour espérer réussir mon approche. Je suis en plein découvert et j'avance très doucement car la luzerne craque sous mes pas. Petit à petit, je me rapproche de la bosse qui me cache le chevreuil quand, tout à coup, la tête du chevrillard surgie de la végétation. Il était couché et vient de me sentir. Je me fige mais il détale aussitôt vers la bande de bois sur ma droite.

Bon passons aux choses sérieuses. J'ai repéré le weekend dernier une belle souille dans le fossé qui borde le bosquet, elle se trouve au bout d'une très grosse coulée qui descend du bois. La remise est à 40 mètres environ de là. Le vent est très mauvais, je rentre par la coulée et me cale à sa droite derrière un petit noisetier juste en bordure du bois en espérant que les sangliers sont gîtés plus haut et qu'ils ne vont pas me sentir. Plusieurs coulées descendent vers la souille et se réunissent pour sortir du bois, d'autres coulées passent plus haut parallèlement à la bordure du bosquet. Le poste me plait bien et l'attente va être brève, au bout de 5 minutes environs, il me semble entendre un craquement parmi le bruit des glands qui tombent au sol. Les craquements deviennent de plus en plus audibles, c'est sûr ce sont les sangliers. Tout à coup, les craquements semblent descendre droit sur moi et j'arme mon arc mais le temps passe et le bruit fait du sur place.

Je désarme. Au bout d'un moment, les sangliers décident cette fois de descendre d'une traite. Je réarme. Un sanglier d'environ 70 kg se présente à environ 12 mètres plein travers. Mon viseur se cale et je le suis alors qu'il s'avance pas à pas en fouillant le sol, un autre sanglier de la même taille se présente 3/4 arrière, plus haut, à 15 mètres sur une grosse coulée qui longe dans le bosquet et je devine un autre sanglier plus petit qui descend vers moi par une coulée plus proche. Je me ravise, le premier sanglier doit être la laie meneuse, je désarme et laisse faire. Les 2 premiers sangliers sont maintenant dans les branchages et non tirables mais le plus petit descend de plus en plus en fouillant le sol. Je réarme et le suis, il est à moins de 10 mètres, j'attends de bien voir son coffre se dégager. Mon viseur est calé, je décoche.

A l'impact, le sanglier tombe sur place et se met à couiner sans bouger. Les autres sangliers qui n'ont pas compris le regardent d'un peu plus haut. C'est une flèche de colonne, il me faut rapidement l'achever. Je prends mon couteau et m'avance vers lui mais un des sangliers fonce sur moi et stoppe à 3 mètres face à moi. Je range mon couteau et réencoche une flèche au cas où mais ce dernier semble comprendre et fait demi-tour en poussant un souffle rauque puis s'immobilise à 12 mètres environ au-dessus de moi pour m'observer alors que son collègue s'éloigne en soufflant. Le sanglier, que je croyais immobilisé, se redresse sur ses patte avant et me charge. Je l'évite sans problème et le laisse passer, au passage j'ai pu voir ma sortie de flèche 30 cm avant le cuissot en plein milieu de la hauteur de l'abdomen. Ma flèche n'est pas bonne et je ne comprends pas pourquoi, a t'il bougé à la décoche ? Mon arc est pourtant bien réglé.  Le sanglier chute lourdement à 6 mètres environ et se met à tourner sur lui-même sans pouvoir se relever. Il se fatigue vite et se couche sur le flanc en me présentant son ventre. Je lui ajuste une flèche d'achèvement qui rentre 15 cm derrière la patte avant, casse la colonne et traverse les poumons. Le sanglier bronche à peine et rend rapidement son dernier souffle.

Une soirée sanglier, 22 septembre 2011

Alex

 

Atteinte :

Une soirée sanglier, 22 septembre 2011

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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