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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 11:20

Hier soir, en sortant du boulot, je retourne sur Traversères pour un affût sanglier. Ayant dérangé mon poste habituel, je décide d'aller me poster sur un autre secteur, le vent souffle très fort, face à moi alors que je remonte la combe. Un brocard sur git de la haie que je longe à ma droite, stoppe un instant à un peu plus de 15 mètres devant moi  puis redémarre brusquement en m'apercevant. Il traverse la bande de pré au galop puis stoppe en remontant dans le bois, derrière un genet. Je reste immobile, plus loin sur ma droite, derrière la haie, un autre chevreuil aboie en s'éloignant. Le brocard sur ma gauche repart, je l'aboie et le stoppe, il me répond, nous discutons un instant avant qu'il ne s'enfonce dans le bois en protestant. Je reprends ma route, un peu plus loin c'est une chevrette au gagnage que j'aperçois à environ 150 mètres à l'ombre du bois sur la droite de la combe. Je longe un peu le bois en me rapprochant d'elle alors qu'elle broute paisiblement puis remonte dans le bois  sur ma droite. Je longe un moment le bas du bois pour me poster près d'une grosse coulée qui ressort dans la combe mais le vent biaise en remontant dans le bois. Je décide alors de me poster plus haut dans le bois pour ne pas griller une remise qui est sous le vent. Je me poste donc au milieu du penchant, au pied d'un gros arbre couvert de mousse et regarde vers le bas du bois. Le temps passe le vent très fort agite les feuillages et il me semble régulièrement entendre arriver des animaux qui n'en sont pas. Je passe mon temps à regarder autour de moi car je sais que je n'entendrai pas arriver les sangliers. Une palombe vient se poser au-dessus de ma tête puis part se poser un peu plus loin. Un moment plus tard les geais commencent à donner de la voix sur le penchant opposé puis 2 merles passent à toute vitesse devant moi en venant de la remise de droite. Je me tiens prêt mais rien ne vient. Les cris des geais se décalent vers la droite et semblent se rapprocher mais toujours pas de sanglier en vue.

Vers 20 heures, alors que je tourne la tête à droite et suis surpris d'apercevoir un jeune renard qui passe à 5 mètres de moi en sortant de nulle part. Le temps d'armer mon arc, il passe derrière un arbre puis s'éloigne tranquillement dans la végétation en remontant dans le sous-bois. Je n'ai pas de possibilité de tir et finis par le perdre derrière un gros arbre.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je tente de l'appeler mais il ne bouge pas et reste caché. Au bout d'un moment, il réapparait et continue à monter, je l'appelle à nouveau et cette fois il regarde vers moi puis commence à venir. Il stoppe à environ 20 mètres dans la végétation, je rappelle, il vient à environ 15 mètres et stoppe à nouveau. J'arme doucement mon arc et rappelle, il démarre et arrive d'un pas décidé, je le suis dans mon viseur. Il stoppe à 8 mètres de face. Je cale ma visée sur le bas de son cou et décoche. Il démarre vers moi, sa tête vient heurter le sol, sa patte avant gauche est cassée. Il bifurque à 5 mètres de moi et par sur une coulée sur ma droite où je le perds vite de vue. Je pars chercher ma flèche et trouve un bout de poumon collé à la végétation à l'endroit du tir.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Ma flèche est posée au sol 10 mètres plus haut.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je la remets au carquois et suis le sang, peu abondante sur quelques mètres, la piste devient vite facile à suivre.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je retrouve sans difficulté mon renard qui a fait environ 40 mètres.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

C'est un jeune de l'année, ma flèche rentre où je visais et ressort en arrière des cotes. Je fais quelques photos souvenir

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

avant d'aller reprendre mon poste. 20 minutes, en tournant la tête à droite, j'aperçois un sanglier d'environ 50 kg qui se retrouve à 8 mètres sur ma droite un peu dans mon dos. Lui aussi a surgit de nulle part, je ne l'ai entendu arriver à cause du vent. Sa zone vitale est dégagée dans la fourche d'un arbre mais le temps d'armer, il avance d'un pas et je ne peux plus tirer. Il avance encore un peu, bifurque et vient droit sur moi, je le suis dans mon viseur. Il stoppe à 5 mètres et se tourne plein travers. Je décoche, ma flèche semble très bonne, il couine et fonce droit devant lui sur 10 mètres environ puis bifurque à droite vers la broussaille. Confiant sur l'issue de mon tir, je vais voir ma flèche qui est couverte de sang. 

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je la remets au carquois, la piste de sang est très fournie et je décide de la suivre tant qu'il fait encore jour.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je tombe vite sur un bout de poumon

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

mais alors que je suis au ras du taillis, des craquements se font entendre, je pense que mon sanglier finit de mourir. Le passage est trop encombré pour continuer avec mon arc à la main je le pose donc au sol, au ras du taillis pus continue à suivre le sang.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

La piste prend vite à gauche dans un roncier inextricable et suis une coulée sur laquelle je tombe sur une couche pleine de sang.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

J'ai relevé mon sanglier, il y a tellement de sang que je décide de continuer à suivre la piste qui s'enfonce dans les épines qui me lassèrent de partout. Je tourne et retourne dans les épines en suivant le sang abondant et parfois quelques morceaux de chair pris dans les épines. Le sanglier suit plus ou moins les coulées mais je dois parfois ramper  ou défoncer des ronces pour arriver à le suivre. Les épines me déchirent la peau et mon T-shirt. La voie ne cesse de bifurquer, de monter, descendre mais le sang très abondant est toujours facile à suivre. Après plusieurs centaines de mètres de recherche, je finis par remonter assez raire et ressortir au-dessus du bois sur une prairie d'herbe sèche. Le sang frotté sur les herbes jaunes est assez facile à suivre jusqu'à une bande de bois très épaisse qui borde la route en contrebas. J'y rentre et suis encore un peu le sang pour tomber sur un petit bout de foie tombé sur le sol. Le sang devenant moins abondant, je laisse tomber pour ce soir et appelle mon ami Adrien pour une recherche le lendemain mais son téléphone ne capte pas et je lui laisse un message.

Après une nuit presque blanche à me refaire la chasse dans ma tête, je me lève vers 5h30 et envoie un texto à Adrien qui me répond de suite. Rendez-vous est pris pour 6h45. En route j'aperçois un  magnifique solitaire qui rentre tranquillement au bois. Nous reprenons la recherche en haut du bois, au départ dans la prairie. Igor prend bien le sang mais après près de 2h30 de recherche dans les épines avec du sang tout le long et la découverte d'une autre couche de la veille, couverte de sang sec, nous perdons la trace du sanglier et décidons de stopper la recherche. Le sanglier nous a fait faire plus de 1,5 km dont une grande partie à genoux. Je ne comprends pas ce qui s'est passé et pourquoi je n'ai pas retrouvé ce sanglier.

 

Alex

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 21:47

Ce weekend, je suis de retour dans le Tarn où je n'ai pas prélevé de brocard depuis 2017. L. va m'accompagner pour filmer. En sortant du boulot, je passe chercher mes affaires chez moi puis prends la route et retrouve L. sur le parking de l'intermarché du Sequestre. Nous partons chercher le bracelet chez le président de la société de chasse et discutons un peu avant de partir chasser. Je me gare près du château d'eau de Roumégoux, près de la Chapelle de la Brune et nous partons par un chemin de terre en direction des bois qui surplombent le lac de la Bancalié. Il est plus de 20 heures et il fait encore une chaleur intenable, les prairies sont brûlées par le soleil, l'herbe est complètement jaune et craque sous les pieds. Arrivés au bout du chemin nous devons traverser une prairie fauchée pour rejoindre un bois de pins, châtaigniers et chênes. Malgré nos précautions nous faisons un bruit terrible à cause de la végétation très sèche qui craque sous nos pas et l'entrée au bois est encore pire sur les bouts de bois et feuilles morts. Nous nous postons un moment pour appeler sans conviction car notre arrivée a dû vider le bois. Nous repartons ensuite pour d'autres postes mais les conditions de chasse sont effroyables, terrains trop sec, trop bruyant, il fait trop chaud. Nos appels resteront sans réponse. Alors que la luminosité baisse vite, nous retournons par la route vers ma voiture quand une tache, à plusieurs centaines de mètres, dans un chaume de blé, attire mon regard. Je pense vite à un chat ou un renard et L., grâce à sa longue vue me confirme qu'il s'agit d'un renard. Je prends un chemin de terre enherbé qui redescend vers le lac et me rapproche ainsi à environ 250 mètres du renard qui cherche sa nourriture dans le champ moissonné. Je rejoins le départ d'une haie qui borde la droite du chemin et cache un peu ma silhouette. Je m'avance sur la gauche du chemin bordé par un talus et tente d'appeler en posant mes lèvres sur le dos de ma main mais mes lèvres sont sèches et j'ai beau les humidifier avec ma salives, j'ai du mal à faire des appels qui portent loin. L. tente lui aussi d'appeler de la route et alors qu'il est plus proche que le renard, je peine à l'entendre. Je renard ne m'entend pas, de plus le vent face à moi doit réduire encore la portée du son. Je retourne à la route alors que le renard poursuit sa chasse tranquillement. Nous retournons à la voiture en l'observant alors que la nuit tombe vite. Nous rentrons chez mes parents sur Albi pour manger un bout et dormir.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Samedi matin, le réveil sonne vers 5h25, nous nous préparons rapidement puis partons pour la chasse. Ce matin, j'ai décidé de chasser un secteur généralement plus verdoyant. Je me gare près de la route, au départ d'un chemin de terre qui descend vers la pointe du lac de la Bancalié, nous nous préparons tranquillement puis descendons par la route jusqu'au pont qui enjambe le ruisseau qui alimente le lac. La proximité de l'eau fait remonter une fraîcheur très agréable. Avant le pont, nous prenons un passage à gauche qui descend dans une prairie prise entre un penchant boisé sur la gauche et le ruisseau qui précède un autre penchant boisé sur la droite. Nous longeons doucement le bois, même ici la sécheresse a commencé son œuvre. L'herbe est en train de jaunir. Nous rejoignons une haie épaisse qui descend du bois vers le ruisseau et sépare cette prairie de la suivante beaucoup plus étendue. Nous prenons une coulée le long du bois pour traverser le haut de la haie et nous poster en bordure de la seconde prairie, un peu enfoncés dans la haie. L'herbe est encore bien verte ici mais pas un chevreuil en vue. Je décide de tenter quelques appels. J'insiste un moment mais rien ne vient, nous quittons notre poste et suivons la prairie qui finit en pointe sur un chemin de terre pris entre le ruisseau et le bois. Nous longeons ce chemin sur environ 100 mètres avant qu'il ne remonte en prenant à gauche pour longer le bois. Une haie borde la droite du chemin après le virage et laisse en passage d'accès à un chaume de blé qui part du ruisseau et remonte vers le sommet des collines. Le ruisseau lui fait un virage à angle droit vers la droite pour tourner à gauche à environ 50 mètres plus loin. J'observe un moment le secteur et aperçois une silhouette très furtive qui disparaît derrière un petit potager arboré de fruitiers à environ 200 mètres sur un replat du chaume. Un gros chêne trône au milieu du chaume. J'hésite un peu à me poster près de ce dernier mais privilégie la bordure du ruisseau. Nous nous décalons sur la droite pour nous poster sous un noisetier qui borde le cours d'eau. J'appelle un moment sans qu'aucun chevreuil ne se montre. 

Nous reprenons le chemin qui remonte jusqu'à un té. Sur la droite, il longe le bois qui le surplombe et le chaume de blé sur sa droite. A gauche, il remonte entre les bois. Je prends à gauche et remonte doucement. Alors que le chemin amorce un virage à droite, nous entendons démarrer un chevreuil dans le bois sur la gauche du chemin. Je continue un peu pour trouver une zone assez dégagée pour voir arriver l'animal et tenter un tir puis commence à appeler mais rien ne vient. Nous suivons encore un peu le chemin jusqu'à un virage à gauche. Sur la droite du virage, s'ouvre une petite prairie au milieu de laquelle se trouve une mare bordée de végétation. C'est ici que j'ai fait mon grand brocard, pas de chevreuil, nous nous avançons dans la prairie sous une parcelle de pins sur notre droite. Alors que nous passons le coin du bois, je me fais surprendre par un renard qui démarre en faisant volte-face pour revenir sur ses pas, à environ 60 mètres sur notre droite, dans une bande de chaume étroite, en forte pente montante, prise entre les conifères et une haie. Il rentre dans les pins. Nous remontons la pente près de la haie pour rejoindre la route un peu plus haut. Le goudron rejoint, je prends à droite pour voir le haut du chaume en bas duquel nous avons appelé, rien, c'est peut-être le renard que j'avais vu d'en bas avant qu'il ne traverse les pins. Nous faisons demi-tour et suivons la route. Sur la droite, un grand chaume remonte jusqu'à la crête boisée, sur la gauche nous longeons un petit bois puis une haie qui borde une prairie qui descend jusqu'au fond de la vallée à environ 100 mètres. Alors que la haie se termine, L. aperçoit et me montre un chevreuil sortant d'un petit bosquet, en contrebas, sur une prairie fauchée et desséchée, à environ 150 mètres. C'est une chevrette. Nous continuons à suivre la route et elle ne tarde pas à nous apercevoir. Elle nous regarde marcher un instant puis démarre pour suivre le fond de vallée et disparaître derrière une haie. Un peu plus loin, le chaume s'interrompt sur notre droite pour laisser place à un bois qui remonte de la route vers la crête. Je décide de tente d'y appeler un instant. Nous rejoignons un chemin forestier qui remonte un peu en suivant le bas du bois, nous le suivons un peu jusqu'à une zone un peu dégagée dans le bois où nous nous postons. Je commence mes appels, assez rapidement, il me semble entendre quelque chose dans notre dos, en dessous de la route. Je me retourne et aperçois une chevrette qui remonte vers la route. J'appelle encore et elle stoppe à environ 20 mètres sur la route pour écouter, je rappelle, elle redémarre et rentre dans le bois, passe le chemin à environ 15 mètres de nous puis disparaît en remontant dans le bois. Je continue un moment mes appels mais pas de brocard. Nous reprenons la route.

Un peu plus loin nous tentons d'appeler au bord d'un bois clair qui remonte également sur la droite de la route mais sans succès. Nous suivons la route et prenons, un peu plus loin un autre chemin goudronné qui prend à gauche en direction d'un hameau de maisons. Quelques lapins détalent près des habitation et nous prenons à gauche, un chemin de terre qui redescend vers le chemin qui nous suivions tout à l'heure. Le chemin, d'abord bordé de part et d'autre par des prairies descendant vers les bois, rentre maintenant dans les bois. Un peu après la lisière un sentier descend dans le sous-bois sur notre droite. Nous nous avançons un peu sur ce dernier et je décide de me poster contre un arbre, sur la gauche du sentier. Je commence mes appels et assez rapidement, un brocard passe au galop à environ 70 mètres en dessous de nous en traversant le sentier pour venir stopper dans le sale, quelques mètres sur la gauche du petit chemin. Je pose mon Butollo sur ma poignée d'arc et reprends mes appels. Le brocard repart mais biaise pour descendre derrière le penchant boisé qui descend vers le ruisseau. La cassure du terrain nous le masque mais je l'entends marcher dans les feuilles mortes. Il commence à aboyer, j’insiste et appelle encore mais rien à faire, il fait des allers-retours en aboyant sans vouloir se montrer. Je lui réponds en aboyant et le brocard semble se rapprocher mais ne se montre toujours pas et s'éloigne à nouveau, je continue à appeler et à aboyer, il semble revenir en aboyant puis s'éloigne à nouveau et le calme revient. Mes appels et aboiements restent sans réponse. J'insiste un peu puis décide de laisser tomber. Nous suivons le sentier jusqu’à un autre chemin en contrebas et prenons à droite pour sortir dans la prairie. 

Nous biaisons à gauche pour descendre doucement vers une bande boisée partant du coin du bois et remontant vers la route. En arrivant près des arbres, mon regard est attiré par du mouvement dans une mare en contrebas sous les arbres. Un animal a plongé d'une vielle balle foin pourrie tombée dans l'eau à l'autre bout du petit plan d'eau, c'est alors que j’aperçois un ragondin qui nage en, surface en contournant la balle de foin et disparaît derrière. L'eau bouge contre la berge de notre coté, je m'approche doucement du bord et tente d'imiter les cris d'un petit ragondin en détresse pour faire venir les ragondins mais ils ne bougent pas et le remous cesse sous la berge en dessous de moi. Je décide de continuer, alors que nous remontons dans la prairie en passant le coin du bois, l'eau s'agite à nouveau dans la mare mais il fait déjà chaud et il ne nous reste pas beaucoup de temps pour chasser. Nous allons nous poster régulièrement pour appeler en suivant le bois jusqu'à ressortir juste au dessus de la voiture mais aucun chevreuil ne daignera se montrer. Il est 9 heures passé et il fait déjà bien chaud, nous rentrons.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Ce soir, nous sommes de retour sur le territoire vers 19 heures. Je me gare près de la bergerie de mon oncle puis nous partons en longeant le ruisseau qui court au fond de cette vallée. Le cours d'eau est presque à sec, nous le longeons par la gauche, dans une prairie desséchée, la bordure arborée qui le borde nous donne une ombre très agréable car il fait encore très chaud. De l'autre côté du ruisseau, la prairie laisse place à un grand bois qui remonte sur la colline. Une haie venant du ruisseau nous barre maintenant la route et alors que je commence à la traverser par une coulée, L. m'indique qu'il vient d'entendre démarrer un chevreuil, dans le bois, en bordure du ruisseau. Je décide de ne pas appeler pour le moment. Nous continuons notre chemin, sur notre gauche, les brebis Lacaune de mon oncle pâturent dans un chaume, à l'ombre d'un bois à environ 300 mètres. L. croît voir un chevreuil couché un peu plus bas dans ce chaume mais il s'agit d'une touffe de végétation. Nous suivons la vallée et entrons dans une bande de prairie verte, étroite, prise entre 2 bois. Des tas de branches de chênes ponctuent le centre de la parcelle, signe d'une coupe de bois récente sur le secteur. Nous passons la haie qui ferme le fond de la prairie et débouchons sur une prairie fauchée et brûlée par le soleil, sur la droite une trouée dans la bordure boisée du ruisseau me permet de voir dans un chaume qui remonte dans le bois. J'y aperçois une chevrette arrêtée plein travers à plus de 150 mètres. Je l'observe un instant et constate qu'elle regarde régulièrement derrière elle. Elle est certainement suivie, peut-être par un brocard. Je me cale contre les arbres qui bordent le ruisseau et commence à appeler. Elle regarde vers moi mais ne veut pas bouger. J'insiste un peu quand un bruit me fait regarder derrière moi. Une autre chevrette arrive dans notre dos et stoppe à environ 15 mètres derrière L.. Je poursuis mes appels, elle fait demi-tour pour retourner au grand galop vers le bois où elle rentre en aboyant, faisant crier les geais. L'autre chevrette ne bouge toujours pas et pas de brocard en vue. Je décide de laisser tomber. Nous poursuivons notre chemin au bord du cours d'eau en longeant une parcelle de trèfle quand un animal démarre dans un grand fracas à environ 60 mètres devant nous. Je reconnais un chevreuil qui ressort péniblement, en luttant pour s’extirper de la végétation, sur le haut de la bande d'arbres qui biaise vers le chemin. Nous avançons tranquillement quand j'aperçois furtivement la chevrette qui déboule sur le chemin à environ 80 mètres devant nous, le suit un peu en s’éloignant puis disparaît en bifurquant à droite sur un passage à gué qui passe le cours d'eau.

Nous continuons, après ce passage, des vaches broutent dans une bande de prairie étroite qui longe le bois. Un peu plus loin, le chemin, s'éloigne du cours d'eau en dominant un petit chaume de blé puis bifurque à gauche pour remonter sous la digue d'un lac puis le contourner par la droite. Alors que nous apercevons maintenant le plan d'eau, l'eau est un peu agitée près de la berge de droite. Une cane colvert, surgit de la végétation et avance un peu sur l'eau avant de s'envoler en nous apercevant pour aller se reposer plus loin sur le lac. Nous suivons le chemin de terre qui longe le bois en bordure d'une bande de chaume de colza qui nous sépare du lac. Quelques hirondelles survolent le plan d'eau. Un peu plus loin nous rejoignons un chemin forestier qui prend à droite et le prenons pour rejoindre un secteur où je pense voir des chevreuils.  Un peu plus bas, une grande clairière a été ouverte en contrebas, sur la gauche du chemin par une coupe de bois. La végétation bien verte et les jeunes pousses sont propices au nourrissage des chevreuils. Plus loin, à environ 100 mètres, le chemin se termine au bord d'un grand champ de maïs qui remonte vers un bois. Au gauche de cette culture, une ancienne friche a été totalement rasée par les engins forestiers venus raser une parcelle de conifères sur le penchant opposé de la colline. Je décide de tenter d'appeler en bordure du chemin, tourné vers la clairière, derrière les arbres qui le borde, en face d'une belle trouée qui me permettra un tir si nous avons la chance de voir arriver un brocard. J'appelle un moment sans que rien ne bouge. Soudain, des bruits de pas se font entendre à environ 100 mètres dans le bois derrière la clairière. Je poursuis mes appels, le bruit reprend et un léger mouvement attitre mon regard dans la végétation. Une tête de chevreuil se dessine dans la végétation à environ 90 mètres. L. me chuchote : " Brocard". J'aperçois effectivement 2 petits bois entre les oreilles alors qu'il s'avance un peu à découvert. Je poursuis mes appels mais il reste immobile et regarde vers nous sans vouloir venir plus. Je tente des appels au Rottumtaler mais sans plus de succès. Le jeune brocard bifurque à angle droit pour rentrer dans le bois en bordure de la clairière. Il hésite un moment en tournant sur place puis je le perds de vue dans la végétation un moment. Je fais des pauses dans mes appels et reprends le Buttolo. Il finit par réapparaître environ 40 mètres plus à gauche. Il reste un moment immobile et ne réagit toujours pas vraiment à mes appels puis biaise doucement vers l’intérieur du bois en s'éloignant un peu avant de stopper pour frotter ses bois un long moment contre un arbuste qu'il agite dans tous les sens. Son territoire marqué il repart tranquillement en parallèle du chemin à environ 100 mètres et semble remonter vers le lac. Nous le perdons de vue dans la végétation. Je poursuis mes séries d'appels entrecoupés de pause mais rien ne bouge. Je remonte un peu en suivant le chemin pour me reposter plus à couvert et reprends mes appels, toujours rien. Je décide de remonter tout doucement vers le lac. Au bout du chemin, j'observe un moment le secteur mais aucun chevreuil en vue.

Nous reprenons le chemin en sens inverse en redescendant sous la digue du lac. Un peu avant d'arriver à la bande d'arbre d'où est partie la chevrette tout à l'heure nous prenons à droite pour remonter  vers un bois sur la gauche du chemin en suivant un petit bosquet sur notre droite. En arrivant au coin du bosquet, je stoppe net. 2 Lièvre descendent du sommet de la colline à notre droite dans une prairie fauchée desséchée. Une grosse femelle suivie d'un mâle à peine plus petit. A chaque fois que la femelle ralentit ou s'arrête. Le mâle tente de la monter et la fait repartir. Après plusieurs tentatives du mâle, les lièvres viennent s'arrêter à environ 25 mètres devant nous et commencent à brouter. Le mâle semble alors se désintéresser de sa femelle et lui tourne le dos pour manger. Nous les observons un moment puis je décide de me remettre en marche. Surpris, les lièvres démarrent sur quelques mètres, stoppent, regardent vers nous puis repartent au trot pour remonter la colline. Nous rejoignons le coin d'une avancée du bois qui rejoint le bord du chemin. Nous la longeons jusqu'au coin suivant sans trouver une coulée permettant d'y entrer. Nous passons l'autre coin et bifurquons pour remonter en suivant la lisière jusqu'au coin suivant du bois qui par sur la droite. Une belle coulée entre à cet endroit et je m'avance dans le bois. Plusieurs arbres sont couverts de boue séchée signe du passage régulier des sangliers et un petit arbuste a été frotté et cassé par un brocard. Je m'avance un peu dans le bois, par la coulée, en essayant de ne pas faire trop de bruit et me poste un peu plus haut contre un arbre. L. est resté un peu plus en arrière. J'appelle un moment sans résultat puis nous rebroussons chemin pour rejoindre le chemin qui longe le ruisseau. En arrivant au bord du cours d'eau, je constate qu'un chevreuil est passé sur nos pas pour aller vers l'endroit où j'ai appelé tout à l'heure. Ses pieds ont marqué la poussière du chemin sur nos traces de semelle. Le pied est assez petit, certainement une chevrette ou un jeune mâle.

Nous poursuivons sur le chemin, pas de chevreuil en vue dans le trèfle et la prairie fauchée un peu plus loin, pas plus dans le chaume de l'autre côté du ruisseau. Nous repassons la haie qui nous sépare de la bande de prairie prise entre les bois quand un chevreuil démarre en aboyant dans le grand bois à notre gauche, derrière le ruisseau. Nous longeons doucement le cours d'eau alors que le chevreuil s'éloigne en stoppant régulièrement pour aboyer. Un grillage à mouton longe le ruisseau et la végétation épaisse ne me permet pas de voir suffisamment un chevreuil pour tenter une flèche. Nous poursuivons jusqu'à un petit portail qui nous permet de descendre dans le lit asséché du cours d'eau où je commence mes appels. Une zone assez dégagée devant moi me permettra de tirer si le chevreuil arrive mais le temps passe et rien ne vient. Je décide de quitter ce poste, nous repassons le portillon et nous retournons vers la voiture car je veux tenter d'appeler dans une grande prairie entourée de bois derrière la bergerie avant qu'il ne fasse nuit. Brusquement, il me semble entendre un aboiement au loin sur notre droite alors que le paysage s'ouvre sur plusieurs parcelles ouvertes sur plus de 200 mètres sur notre droite. Je stoppe net et écoute un instant. Alors que je pense avoir rêvé et me remets en mouvements, les aboiements reprennent mais beaucoup plus proches. Ils semblent venir de la lisière du bois à environ 200 mètres. Je me décale vite derrière un arbuste qui borde une clôture à mouton sur ma droite et commence à appeler. Le chevreuil répond par des aboiements mais ne semble pas vouloir venir. Je lui réponds en aboyant et alterne avec des appels au Buttolo mais le chevreuil finit par se taire et le temps passe. Je laisse tomber pour partir vers la grande prairie. Arrivés à la route, je pars sur la gauche rapidement pour jeter un coup d’œil dans les prairies de part et d'autre de la chaussée, après le pont qui enjambe le ruisseau. Rien en vue, nous longeons la route et passons la bergerie pour prendre un chemin de terre qui la longe, passe le ruisseau et rejoint la grande prairie bordée par un grand bois sur sa droite et fermée par la bordure boisée du ruisseau sur notre gauche.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

2 gros chênes trônent dans la prairie à environ 50 mètres devant nous. Je décide de me poster sous ces grands arbres pour appeler. Une fois en place, j'observe un instant le secteur puis commence mes appels, j'insiste un moment sans que rien vienne quand je remarque un léger mouvement à environ 300 mètres sur la droite, en bordure du bois. L'animal possède un ventre blanc et je pense tout d'abord à une buse posée au sol mais ne serait-ce pas plutôt un renard assis ? Je range mon appeau et signale l'amiral à L. avant de tenter des "cris de souris". Presque immédiatement, l'animal réagit et fonce sur nous, c'est bien un renard. J'accroche mon décocheur et continue mes appels alors que L. se demande s'il va filmer la scène. La luminosité a bien baissée et, dans ces conditions, son appareil émet une lumière rouge avant de faire la netteté. Cette lumière nous avait fait rater une approche sur un joli brocard un matin au lever du jour. Je poursuis mes appels et le renard arrive toujours par notre droite quand je remarque un autre mouvement, un lièvre arrive lui par la gauche. Le renard arrive à environ 30 mètres, j'arme doucement mon arc. Le lièvre vient s’asseoir de face à environ 20 mètres, le renard stoppe en descendant un petit talus à environ 17 mètres. J'aligne ma visée mais décide de tenter de le faire venir un peu plus, j'appelle arc armé et le renard que je suis dans mon viseur vient stopper de 3/4 face à 10-12 mètres juste à quelques mètres devant le lièvre assis qui le regarde sans bouger. Je cale ma visée à la base de son cou et décoche. Touché, le renard sursaute en criant avec ma flèche en travers puis roule sur quelques mètres, en direction du lièvre, en se débattant et en criant avant de s'immobiliser en expulsant ma flèche à environ 2 mètres. Le lièvre a démarré et passe sur notre droite. Je reprends mes cris de souris et le fais revenir à environ 20 mètres sur notre droite où il reste un instant à regarder vers nous. L. m'annonce alors qu'il a tout filmé et me montre la vidéo qui semble très sympathique, on y voit le lièvre assis qui regarde le renard se faire flécher. Il décide de faire une petite interview avant la nuit quand je repère au loin un chevreuil arrêté de face qui regarde vers nous. Je le lui signale et reprends mes appels au Buttolo et au Rottumtaler mais le chevreuil reste figé. J'insiste un moment puis décidé de laisser tomber. Nous reprenons l'interview quand j'aperçois furtivement une silhouette rousse qui disparaît dans un creux du terrain sur la droite des chênes. Je rattrape mon arc et me tourne en direction du mouvement quand j'aperçois un brocard qui fonce vers nous au galop. J'arme mon arc et le brocard vient se planter plein travers à environ 30 mètres. Mon viseur est calé mais il est sur l’œil et trop loin. Dans la précipitation, je n'ai pas pris le temps de prendre mon appeau pour le poser sur ma poignée d'arc avant d'armer. J'attends un peu mais le brocard reste immobile, j'essaie de désarmer doucement mais le chevreuil démarre et part vers le bois. J'attrape vite mon appeau et me mets à genoux avant d'appeler. Le brocard stoppe et revient vers moi. Je poursuis mes appels. Revenu à environ 35 mètres, il amorce une boucle pour tourner autour de nous et nous prendre au vent. Il avance pas à pas en regardant vers nous. Le vent souffle vers l'entrée de la prairie. J'arme doucement mon arc avec mon appeau posé dessus et poursuis mes appels par intermittence pour essayer de le guider vers moi mais il continue à me contourner à plus de 30 mètres. Je pivote doucement sur mes genoux en le suivant dans mon viseur mais produis à chaque mouvement de petits bruits qui le font stopper net et regarder fixement vers moi. Des branches mortes, tombées entre les 2 chênes, forment une barrière sur environ 1,5 mètre de haut et compliquent encore mes possibilités de tir. Le brocard finit par arriver sous le vent et démarre en trombe en aboyant pour revenir vers le bois où il aboie rageusement un bon moment en s'éloignant vers l'endroit où le renard était sorti du bois. 

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Nous partons voir mon renard alors que la nuit s'installe. Ma flèche est exactement où je la voulais et ressort juste en arrière des côtes. Le foie sort en partie par le trou de sortie. Après quelques photos souvenir il est temps de rentrer.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Alex

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 10:34

Ce soir, en sortant du boulot, je passe chez moi pour prendre un mes affaires avant de partir pour Cuzance où Thierry m'a invité à passer le weekend pour chasser le chevreuil comme chaque année. J'arrive chez mon ami vers 20h20. Je me prépare rapidement et nous voilà partis. Nous allons chasser chacun de notre côté. Après avoir laissé Thierry qui m'a expliqué où le retrouver à la tombée de la nuit, je pars me garer un peu plus loin au départ d'un chemin. Les chiens des habitations voisines aboient comme des fous alors que je finis de me préparer. Le vent est soutenu. Je pars chasser en suivant le chemin. Un peu plus loin, j'aperçois des parcelles de blé au travers des feuillages des arbres qui bordent la droite du sentier. Je m'avance encore un peu et trouve un passage pour accéder aux cultures. La progression sur le chemin était assez silencieuse mais cette végétation très sèche est très bruyante que ce soit dans la culture ou dans les herbes hautes qui la bordent. J'essaie d'avancer le plus silencieusement possible sans vraiment y parvenir. Le secteur semble désert. Un peu plus bas, je décide de me poster dans un petit bosquet pris dans les blés et de tenter quelques appels au Buttolo. Immédiatement des pas se font entendre dans mon dos. Une chevrette arrive rapidement et stoppe à 12 mètres dans mon dos. Elle observe le sous-bois en cherchant la provenance des appels. Je la laisse chercher un court instant sans appeler puis relance un appel. Elle repart et vient stopper brutalement à moins de 10 mètres sur ma droite, le vent n'est pas bon, elle m'a senti et repart d'où elle vient en aboyant. Je quitte mon poste pour prospecter un peu sur le secteur avant de remonter vers le chemin alors que la chevrette aboie toujours. Les blés semblent peu fréquentés par rapport à chez moi. Presque aucune coulée ne parcours les parcelles. 

Je reprends le chemin et le longe en surveillant les parcelles de part et d'autre. Un peu plus loin le paysage s'ouvre sur une petite prairie sur ma droite où sont parquées quelques génisses. Peu de chance de voir des chevreuils au milieu des bovins. Le paysage s'ouvre sur une grande prairie à gauche. Les bords du chemin sont délimités par des petits murets de pierre caractéristiques du département, partiellement effondrés, colonisés par les ronces et quelques arbustes formant une haie non continue. Sur ma droite un bois clair dont le sol est tapissé d'herbes hautes bien vertes, je surveille les 2 côtés du chemin quand j'aperçois un dos roux sur la gauche au milieu de la prairie à un peu plus de 100 mètres. Je pense d'abord à un chevreuil mais j'aperçois vite une belle queue touffue. C'est un renard qui mulote. Je m'avance tranquillement sur le chemin pour trouver un bon poste. Je me cale derrière un arbuste au niveau d'un passage dans le muret et tente d'appeler mais le renard ne semble pas m'entendre. Un gros noyer trône à environ 40 mètres du chemin, dans la prairie.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Je décide de tenter de me poster derrière pour me rapprocher un peu avant de retenter d'appeler. Je passe le muret et aligne l'arbre entre moi et le goupil, avance rapidement vers le noyer et me cale derrière le gros tronc. Le renard est sur la gauche à environ 80 mètres. Je commence à appeler, il démarre rapidement et fonce vers moi en biaisant pour venir se présenter sur la droite du tronc.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Je coupe les appels par moment pour ne pas le faire venir trop vite. À chaque fois qu'il s'arrête, je reprends un peu les appels. Je le perds parfois de vue dans les hautes herbes mais suis alors sa progression aux mouvements de la végétation. J'arme mon arc alors qu'il arrive à environ 40 mètres et le fais venir en continuant les appels. Il stoppe plein travers à environ 17 mètres. Mon viseur est calé, je décoche, l'impact retentit, le renard s'écrase en faisant volte-face et repart d'où il vient.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Le renard s'éloigne au trot sans s'arrêter sur environ 150 mètres et finit par sortir des herbes hautes dans une zone plus rase. Il s'assoit et se mort le flanc puis repart d'un pas rapide. Malgré la distance, je peux voir son flanc, côté tir, tout rouge. Je ne comprends plus rien comment peut-il aller si loin si l'hémorragie est si intense. Il fait encore 30 mètres en direction du bois et stoppe puis se laisse tomber sur le flanc gauche. Le pensant mort, je m'avance dans l'herbe haute à la recherche de ma flèche. Le renard se relève et fonce pour rentrer au bois. Je n'y comprends plus rien. Ma flèche est introuvable, je tente de recouper la direction de fuite du renard mais pas la moindre trace de sang. Je coupe et recoupe la trajectoire de fuite mais pas la moindre trace de sang. Je décide de me diriger vers l'endroit où le renard est entré au bois.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Alors que je me dirige vers le bois, 2 chevreuils se mettent à aboyer rageusement dans le bois. Je ne pense pas qu'ils m'aient repéré mais ils ne cessent pas de donner de la voix à la même place. Je continue à avancer vers le bois. Je rejoins la lisière sans que les chevreuils ne s'éloignent. Ils aboient toujours, je m'avance un peu dans le bois tout doucement et tente de repérer les animaux au son de leurs voix. Je commence à leur répondre ce qui les fait bouger un peu et me permet de les entre-apercevoir à environ 50 mètres dans la pente montante du bois. Je tente quelques appels au Rottumteler sans succès, j'alterne avec des aboiements. Un des chevreuils s'avance un peu et aboie furieusement de face à environ 45 mètres. J'aboie un moment sur place mais il ne bouge pas. Je tente alors de m'approcher doucement en poursuivant mes aboiements. Le brocard me fait face un instant en aboyant alors que je gagne un peu moins de 10 mètres puis se débiner un peu plus haut et rejoint l'autre chevreuil plus à gauche. Je tente de continuer mon approche mais ils se débinent et passent la crête derrière laquelle je les perds de vue.

Je retourne en lisière et cherche la coulée du renard. Au bout d'un moment, je trouve un petit peu de sang frotté sur une graminée, juste en lisière. En regardant dans le bois, j'aperçois quelques gouttelettes sur les feuilles mortes. Je m'avance donc en les suivant. J'allume la torche de mon portable pour palier à la faible luminosité du sous-bois. Les gouttes sont petites mais j'arrive à suivre la piste à peu près continue. 

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Le renard n'a pas pris une ligne droite et sa fuite semble très désordonnée. Je le retrouve à environ 30 mètres de la lisière mort sur le flanc. Je n'en crois pas mes yeux, ma flèche a ouvert de façon spectaculaire le flanc du renard conne si je l'avais tiré de face alors qu'il se présentait plein travers au moment du tir. Ce n'est pas le sang que je voyais de loin mais sa blessure très large et, malgré cette plaie béante, la piste au sang aura été très peu fournie.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Le bout de sa queue est entaillé et cassé, elle semble commencer à cicatriser. Je me demande ce qui a pu causer cette blessure alors qu'aucun archer n'a tiré de renard cette année à la connaissance de Thierry. Je pense que les chevreuils aboyaient en fait sur le renard. Je sors le renard en lisière pour faire quelques photos.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Je regarde la vue satellite du secteur et constate que la prairie passe derrière le bois. Je suis donc la lisière sur la droite pour aller prospecter plus haut quand j'aperçois un chevreuil à plus de 500 mètres, il descend du bois en prolongement du chemin que je suivais tout à l'heure et s'avance vers un bois qui remonte dans la prairie sur la droite. Je décide de tenter l'approche. Je presse le pas pour positionner le chevreuil derrière le bois pour rejoindre la lisière et la longer. Je passe une clôture électrique mais un gros troupeau de vaches avec un gros taureau limousin viennent droit sur moi. Je leur fonce dessus pour les faire reculer et continue à avancer vers le bois mais les bovins foncent à nouveau vers moi après s'être un peu éloignés. Je leur fonce à nouveau dessus. Ils partent au galop sur 20 mètres puis reviennent aussi vite vers moi. Je décide de repasser derrière la clôture et remonte vers la lisière du bois où j'ai retrouvé le renard mais les bovins courent vers moi puis me suive quoi que je fasse. Impossible de faire mon approche dans ces conditions. Je renonce et fais demi-tour. Je longe le bois en sens inverse sur plus de 200 mètres puis m'avance au travers d'une avancée de bois clair pour rejoindre une petite prairie. 2 chevreuils me suivent à distance dans le bois en aboyant alors que la luminosité baisse vite, certainement les 2 chevreuils de tout à l'heure. Je ressors dans la prairie, rien en vue. Je regagne le chemin qui revient à la voiture puis repars vers les blés sans y trouver de chevreuil. Je tourne un peu, sans succès, sur ce secteur alors que la nuit tombe puis coupe vers la route avant de la suivre pour retourner à la voiture et partir chercher Thierry qui n'a pas eu d'occasion de tir.

 

Alex

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 05:55

Ce soir, je décide d'aller chasser autour du bois de Bourras et du secteur de Factom. Je me gare au bord de la route après les fèveroles qui font suite aux silos de Roques. Je longe un peu la route, la traverse, biaise au travers d'une petite parcelle de sarrasin qui borde la grande parcelle de fèveroles de Factom. Je rejoins la route de Courrensan, la traverse et me dirige vers la vieille Osse en longeant le bois de Bourras, en bordure du soja.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Arrivé au bord du cours d'eau, je descends dans son lit partiellement asséché. De nombreuses traces de chevreuils et sangliers ont marqué le sol.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je remonte le talus opposé pour rejoindre la friche quand je tombe sur une tâche sombre que je connais malheureusement trop bien. C'est de la diarrhée de chevreuil qui a séché. C'est mauvais signe, un chevreuil est malade sur le secteur, très souvent cette pathologie est très contagieuse et mortelle.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je m'avance dans la friche

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Après environ 20 mètres de progression, 2 sangliers démarrent dans la végétation pour stopper rapidement. Je tente de les approcher mais la végétation très dense et très haute ne me permet pas de les voir. Je devine juste leurs mouvements à l'agitation de la végétation. Ils se dirigent vers le cours d'eau asséché. Ne pouvant pas les suivre dans cette végétation inextricable, je fais demi-tour et retraverse le cours d'eau pour trouver des passages dans la végétation. Je m'y avance pour tenter d'apercevoir les sangliers mais impossible de les voir. Je repars vers la friche et la traverse pour rejoindre la bordure de l'Osse que je longe pour rejoindre une parcelle de blé prise entre la vieille Osse et l'Osse. Je longe la bande enherbée entre une haie épaisse qui borde la friche et les céréales pour rejoindre la bordure de la vieille Osse. Je rejoins un passage dans la bordure boisée et descends le talus abrupt pour revenir dans le lit asséché et très boueux du cours d'eau. Le sol est jonché de traces de sangliers et ponctué de coups de nez. Je suis un peu les traces tout doucement avant de remonter dans le bois. Je cherche un moment un chemin pour traverser le bois mais renonce car je fais trop de bruit. Je fais donc demi-tour et reviens vers la vieille Osse, je me rends alors compte que j'ai perdu une flèche. Je reviens dans le bois sans la trouver puis au bord du blé et reviens sur mes pas pour tenter de la retrouver sans succès. Je reviens au bord du blé et le longe jusqu'au passage de la palombière. Je jette un coup d'œil dans les vignes sans succès puis pars pour Factom en traversant la route. Je rejoins la bordure haute des fèveroles et commence à la longer quand j'aperçois au loin plusieurs masses sombres près de la mare, un peu avant les bâtiments.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je n'ai jamais vu de ragondins au bord de ce petit plan d'eau mais ça y ressemble fortement. Je m'approche tranquillement entre les fèveroles et la vigne. Ce sont bien 3 gros ragondins. Alors que j'arrive à environ 40 mètres, je finis mon approche très lentement.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je rejoins le coin de la mare, derrière un bourrelet de végétation puis avance tout doucement en longeant la végétation haute qui borde le petit plan d'eau. J'arrive ainsi à environ 10 mètres du ragondin le plus proche qui broute toujours tranquillement au milieu de la bande enherbée. Un autre ragondin broute un peu plus en retrait au bord des fèveroles et l'autre près des arbustes qui marquent le coin de la mare. J'arme mon arc et aligne la visée sur le ragondin le plus proche qui broute plein travers. Mon viseur s'aligne sur son cou, je décoche. Le ragondin est foudroyé sur place, il tombe sur le côté et bat des pattes, les 2 autres se précipitent vers la mare et disparaissent derrière les arbustes. Je réencoche et reste un moment immobile au cas où ils reviendraient car je ne les ai pas entendu sauter à l'eau. Je finis par quitter ma position et me rapproche de mon ragondin. Les ragondins restés dans la végétation se mettent à l'eau. Ma flèche est plantée 1 mètre derrière le ragondin.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je remets la flèche au carquois et fais quelques photos souvenirs.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je laisse le ragondin en bordure des fèveroles pour les sangliers ou le renard puis reprends ma chasse. Rien dans les fèveroles, je passe le chemin blanc et rejoins la bordure haute du blé que je commence à longer doucement en scrutant la surface des céréales.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Alors que j'arrive à 100 mètres de la fin des céréales, j'aperçois quelque chose à environ 400 mètres en contrebas, en bordure du blé, dans la bande d'herbes hautes qui borde la culture. Je crois reconnaître un chevreuil. Près de la mare qui borde la parcelle, un peu plus haut, une boule sombre se déplace dans la prairie. Un gros ragondin est au gagnage, je décide de descendre en bordure du blé.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je longe le fossé sur la bande d'herbes hautes qui borde la culture. Alors que je m'approche de la mare, je commence à apercevoir de nombreux ragondins sur la rive opposée du petit plan d'eau.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je m'approche à environ 10 mètres de la mare et reste partiellement caché derrière une bande de végétation haute qui borde le fossé longeant le blé. Plusieurs ragondins broutent en face de moi sur la berge opposée.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

D'autres broutent plus à droite et d'autres plus à gauche un peu plus en retrait de la mare.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Un gros ragondin sort de son terrier et s'avance sur l'eau de 1 mètre environ en regardant vers moi.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je les observe un moment sans bouger puis décide de m'avancer un peu vers eux pour voir leur réaction. Les ragondins redressent la tête puis commencent à revenir vers l'eau, certains se glissent dans l'eau mais certains plongent ce qui alerte d'autres ragondins qui broutaient plus en retrait et que je ne voyais pas jusqu'alors. Des ragondins arrivent de toute part, au moins 20 ragondins se mettent à l'eau. Certains rentrent aux terriers alors que d'autres tournent sur l'eau devant moi. Je quitte le secteur pour les laisser pour 2 amis chasseurs de ragondins. 

Je passe la mare et continue à longer le blé quand j'aperçois une tête de chevreuil en bordure du blé. Je m'approche doucement alors que l'animal s'avance dans la culture tête baissée. Je gagne vite du terrain. Le chevreuil relève la tête et je reconnais une chevrette.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je m'approche doucement pour m'amuser jusqu'à faire démarrer la chevrette qui part en trombe et s'éloigne à grands bons dans la culture pour remonter vers la vigne.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020
Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Une fois la chevrette suffisamment éloignée, je rejoins le passage de tracteur et le suis en direction de la route puis prends à gauche pour suivre le passage à 15 mètres de cette dernière pour revenir vers le chemin blanc. Arrivé à ce dernier sans voir d'autres chevreuil, je décide de tenter de partir à l'approche dans les fèveroles. Je rentre par une grosse coulée de sanglier et avance doucement sur le bas de la culture en surveillant les alentours. J'arrive à la route sans avoir vu ou entendu d'animal. Au loin, un chevreuil est au gagnage dans le soja près de la vielle Osse. La luminosité baisse vite et l'approche semble très compliquée pour ne pas dire impossible. 

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je décide de tenter une approche autour des fèveroles proche des silos de Roques. Je biaise vers la route au bord de laquelle je suis garé et longe la culture sur le goudron en direction des silos, bifurque pour continuer mon approche sur le parking des silos avant de partir vers le bord de l'Osse en suivant le bord des fèveroles. Je rejoins ainsi la bande d'herbes hautes qui borde la rivière. J'avance doucement en tendant l'oreille. Alors que j'arrive à 20 mètres du coin de la culture, des craquements se font entendre à environ 10 mètres dans la culture. L'animal semble avancer en parallèle de la bande enherbée. Je m'avance doucement jusqu'au coin de la culture quand j'aperçois une petite silhouette rousse qui s'éloigne de cul à environ 30 mètres, dans le semé de sarrasin qui fait suite aux fèveroles. Je reconnais vite un renard à sa démarche dans la faible luminosité. Je me positionne vite à genoux dans le coin de la culture et commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres posées sur le dos de la main. Immédiatement, le renard redresse la tête et fait volte face pour foncer vers moi. J'arme mon arc et continue à appeler en pinçant mes lèvres. Je suis le renard dans mon viseur. Il vient stopper à environ 12 mètres plein travers. Mon viseur calé au défaut de son épaule, je décoche mais il démarre au même moment. L'impact retentit et le renard s'affaisse du train arrière. Il tente de fuir en se traînant sur les pattes avant. Je reencoche et m'avance vite vers lui mais alors que je suis à quelques mètres et arme mon arc pour l'achever. Il se laisse tomber sur le flanc et meurt rapidement.

Je décide de tenter de retrouver ma flèche avant qu'il ne fasse nuit. Je retrouve vite la zone du tir grâce au sang perdu par le renard.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je pars en ligne droite dans l'alignement de la zone du tir et du premier sang en allumant ma frontale quand de gros craquements attirent mon attention. J'éteins vite ma frontale, un sanglier vient de sortir à découvert dans mon dos au bord des fèveroles pour y rerentrer aussitôt en voyant la lumière. Je viens de me faire avoir. Je retourne à ma recherche mais ma flèche est introuvable, je reviendrai la chercher demain. Je retourne près de mon renard. Ma flèche a cassé les 2 fémurs et coupé les fémorales, j'ai eu de la chance. Après quelques photos souvenir, il est temps de rentrer.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Alex

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 10:14

Ce matin, je décide d'aller chasser autour du chemin blanc qui relie Roques à Justian, je me gare près d'une résidence secondaire côté Roques et attends que le jour se lève un peu. Le temps est nuageux, vers 5h30, je quitte ma voiture pour commencer à m'avancer sur le territoire. Le vent soutenu souffle à la perpendiculaire du chemin de droite à gauche. Je bifurque rapidement à gauche pour remonter vers le sommet de la colline avec le vent dans mon dos. Je suis la bande enherbée entre le bois à ma gauche et une grande parcelle de blé qui borde le chemin. Rapidement, des aboiements de chevreuil se font entendre plus en avant, trahi par le vent, je viens de faire démarrer un chevreuil qui aboie maintenant dans le bois sur ma gauche un peu plus haut. Je poursuis mon chemin en surveillant les alentours alors que le chevreuil avance lui aussi dans le bois pour garder ses distances en protestant toujours. Je rejoins la vigne qui fait suite au blé alors que le chevreuil finit par se taire. Je surveille les intervalles entre les rangs de vigne mais rien ne bouge. Je rejoins la haie qui borde le haut de la parcelle et la suis un instant. La haie bifurque à gauche pour border une grande parcelle semée de frais. Je continue à suivre la haie pour rejoindre le haut d'une grande parcelle de blé. Je longe la bordure de la culture contre la haie en surveillant les alentours mais toujours rien en vue. J'observe également une petite prairie de l'autre côté de la haie sans plus de résultat. La haie bifurque à gauche en suivant le blé qui remonte jusqu'à la crête de la colline, je continue à longer la culture et remonte vers un gros pylône EDF métallique, entouré de végétation, près duquel se gîtent souvent les chevreuils. J'avance prudemment mais toujours rien. Arrivé en crête, je prends à droite en suivant la haie qui longe une parcelle de vigne. Je contrôle une petite parcelle de blé prise entre la route et la vigne et entre la haie et un petit bosquet puis redescends à travers les parcelles de vigne vers un petit bosquet bordé sur un côté par un petit plan d'eau. Les blaireaux ont creusé des terriers au coin d’une parcelle de vigne en plein découvert. Le petit bois est bordé par une bande étroite de prairie qui le sépare des vignes. Je longe le massif en surveillant cette zone d'herbe haute où je m'attends à voir un chevreuil, toujours rien. Au bout de la prairie, je suis les vignes pour rejoindre le bas du grand champ de blé. Je longe doucement les céréales quand un petit brocard surgit de la culture et s'élance sur quelques mètres. Je me fige, il stoppe et regarde vers moi puis repart en aboyant pour rentrer dans une bande de bois qui avance dans la culture. Il stoppe en entrant dans le bosquet regarde encore un instant vers moi puis disparaît en aboyant.

Je rejoins un chemin de terre qui remonte vers une résidence secondaire en crête sur ma gauche. Je l'emprunte pour remonter rapidement vers la crête en essayant d'éviter d'écraser les nombreux escargots qui profitent de l'humidité de la dernière pluie pour faire une ballade. De part et d'autre du chemin, le paysage est ouvert et mes chances de voir un chevreuil sont mince, les semés n'ont pas encore poussé. En arrivant près de l'habitation, une silhouette me fait stopper net, c'est un gros chat à poils longs assis à environ 40 mètres au milieu d'un passage entre 2 haies. Je redescends vers une parcelle de blé en suivant une grosse haie sur ma gauche et un immense semé vallonné sur ma droite. La haie part sur la droite pour longer une prairie non fauchée, délimitée sur le bas par une autre haie épaisse qui rejoint un bosquet bordant le blé à environ 150 mètres. Plus bas, un passage permet d'accéder à une petite prairie prise entre le bosquet et une grosse haie au bout de laquelle se trouve une source très fréquentée par les sangliers et alimentant un ru descendant jusqu'à l'Osse. Je biaise vers le bas de la prairie pour longer la haie côté gauche en direction du blé. De nombreuses coulées sillonnent l'herbe haute. Je progresse lentement en scrutant le secteur jusqu'à rejoindre le bord du blé. Toujours rien, arrivé au bord du blé je prends à droite et longe les céréales qui bordent le bosquet, les sangliers semblent passer régulièrement par-là, vu le nombre de traces qui ont marquées le sol. En arrivant au coin du bosquet sur les traces des sangliers, je tombe sur une souille très fréquentée et stoppe pour observer les alentours quand j'aperçois un brocard de face qui m'observe plus bas a environ 80 mètres au bord d'un carré de blé qui avance dans le bosquet. Il commence à aboyer et je lui réponds mais il fait volte-face et disparaît dans le bosquet en aboyant pour ressortir dans la prairie derrière et remonter vers la prairie au-dessus de la grosse haie qui rejoint le bosquet.

Je décide de redescendre vers le chemin blanc. Je coupe à travers le carré de blé par la coulée très marquée des sangliers et rejoins une grande prairie qui redescend vers le chemin. L'herbe haute mélangée de luzerne et de plantes aux feuilles rugueuses ne rend pas ma progression très silencieuse. J'avance tranquillement par le passage d'animaux pour limiter les frottements sur la végétation en suivant le ru pris dans la haie à ma droite. Plus bas, je me décale plus à gauche pour progresser dans un creux du terrain, au pied de la pente qui remonte vers une autre haie à mi pente sur ma gauche. Alors que je progresse lentement, un beau brocard surgit de la végétation, derrière un arbre mort tombé sur la bordure du ru et fonce en longeant la haie en aboyant avant de la traverser pour rejoindre le bois des Arroques. Je le regarde s'éloigner impuissant puis reprends ma progression, la haie se rétrécit en pointe pour se terminer par un chemin enherbé que je suis pour rejoindre le chemin blanc. Un coup d'œil infructueux sur une friche, découpée par des haies, qui borde un massif de repousse de frênes puis je prends à gauche. Au loin, il me semble entendre des appels de buttolo quand un chevreuil surgit d'une parcelle de blé à environ 200 mètres et semble foncer vers les appels. Je le perds vite de vue et reste un instant à observer et à écouter mais plus rien, je reprends ma progression sur le chemin. Un peu plus loin, un passage dans la haie qui borde la droite du chemin me permet d'accéder à une zone de bocage prise entre le chemin et l'Osse, composée de petites parcelles de blé et de prairies entrecoupées de haie. Je progresse doucement dans une petite prairie prise entre 4 haies quand j'aperçois une tête de chevreuil qui surgit du blé derrière la haie de gauche à environ 80 mètres. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. La tête disparaît dans le blé, j'en profite pour avancer rapidement jusqu'au coin d'un petit bosquet qui fait suite à la haie et avance de quelques dizaines de mètres dans la culture. Le chevreuil ressort la tête des céréales. J'attends un instant puis repars quand il la baisse. Je longe la bordure interne du bois en essayant d'éviter les branches mortes tombées au sol et passe près d'une palombière. La bordure du bosquet est épaisse et je vois difficilement au travers. Je ne dois plus être loin du chevreuil que j'ai perdu de vue et tente de trouver un passage pour sortir doucement au bord du blé. Alors que je m'avance voûté pour passer sous une branche basse de la lisière, j'aperçois la tête qui me regarde avec ses oreilles braquées vers moi à environ 20 mètres. C'est bien une chevrette. Je retourne vers la petite prairie alors qu'elle m'observe sans bouger.

Je retraverser la haie pour poursuivre ma progression. Un peu plus loin, je franchis un passage entre une haie et le bosquet pour déboucher sur une autre petite prairie prise dans les haies. Je suis la bordure du bosquet qui s'étend sur ma gauche. Puis prends à droite pour traverser les herbes hautes et rejoindre une grosse haie qui je suis jusqu'au passage suivant qui s'ouvre sur ma droite sur une petite parcelle de blé. Je marque un petit arrêt pour en observer la surface mais ne voyant rien je me dirige vers un autre passage dans le coin d’une petite parcelle de blé qui borde la rivière. Les inondations de la parcelle ont données une culture très hétérogène. Le blé n'a pas ou peu poussé par endroits. Je longe la haie parallèle à l'Osse et avance doucement par un passage de tracteur alors qu'un vent soutenu souffle de l'Osse vers le chemin. Brusquement, j'aperçois un renard qui s'avance tranquillement dans le blé en parallèle de la haie à environ 40 mètres de moi. Je me fige, il rentre dans une zone de blé plus haut et je le perds de vue. Je me décale tranquillement plus à droite et me positionne à genoux sur le passage de tracteur en face d'une zone de blé plus bas où j'espère voir sortir le renard mais le temps passe et je ne le vois pas ressortir. Le vent pousse maintenant un leger crachin. Je tente d'appeler sans succès quand je le vois ressortir plus à droite, après une autre zone de blé plus haut, à environ 60 mètres. Je retente des appels mais le renard ne les entend pas à cause du vent. Je tente une approche à genoux. J'avance doucement dans le passage de tracteur pour rejoindre un passage perpendiculaire qui part vers l'Osse et passe à 10 ou 15 mètres du goupil. Le petit canidé mulote tranquillement. Il stoppe net, penche sa tête pour écouter puis bondit dans les céréales. Il reste un instant le cul en l'air et la tête dans la végétation, j'en profite pour gagner du terrain en avançant à genoux dans le passage perpendiculaire. Alors que je suis encore à 30 mètres, il lève la tête et regarde vers moi en humant l'air, alors que je me fige baissé dans la culture, il oblique un peu la tête, ses yeux à moitié fermé, gêné par le vent qui agite sa fourrure. Il reprend sa chasse et je poursuis mon approche et stoppe à environ 15 mètres de lui alors qu'il relève la tête. Quand il baisse la tête, j'arme mon arc, prends la visée sur le renard qui avance de quelques pas. Il stoppe à environ 17 mètres, je cale ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche me semble trop à gauche. Touché le renard demarre en trombe.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Il me semble voir une tache rouge dans son pelage très en arrière du point visé. Il fonce vers la zone de repousses de jeunes frênes très dense. 

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je me redresse et pars chercher ma flèche mais elle est introuvable. Je tourne un moment sur le secteur du tir sans la trouver. Je décide d'aller voir si je trouve du sang à l'entrée du massif d'arbustes. J'examine une belle coulée qui rentre dans les frênes à l'endroit où il me semble avoir vu rentrer le renard. Pas de sang, je commence à douter, je cherche d'autres coulées et examine une autre entrée un peu plus à droite, cette fois, je trouve de petites gouttes de sang sur le feuillage au niveau du sol.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je suis les gouttes qui suivent la coulée.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

A l'entrée des frênes, un balivot est frotté et marqué d'une belle trace de sang.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Il fait très sombre dans le massif d'arbustes très dense. Je continue ma recherche avec la lampe de mon portable. La piste n'est pas très abondante mais j'arrive à la suivre assez facilement et retrouve vite mon renard mort sur le flanc en travers de la coulée. Il a fait environ 90 mètres. Ma flèche est beaucoup trop en arrière et a traversé le renard juste en avant des pattes arrières.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je le sors des frênes pour faire quelques photos souvenir.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Je retourne cherche ma flèche un instant dans plus de succès avant de poursuivre ma chasse. Je pars par un passage tracteur qui revient vers le chemin blanc mais bifurque un peu plus loin et franchis un fossé pour longer une belle parcelle de blé en revenant vers l'Osse.  Au moment où je saute le fossé, une chevrette démarre derrière la haie qui borde le fossé sur ma gauche. Elle disparaît vite en traversant la haie en direction du blé où j'ai approché la chevrette tout à l'heure. Je scrute la surface des céréales mais aucun autre chevreuil en vue. Arrivé à la bande enherbée qui borde la rivière, je prends à gauche et la suis doucement toujours en scrutant la surface du champ. J'arrive en face du dernier passage de tracteur qui remonte vers le chemin blanc en longeant une haie à quelques mètres plus sur ma droite. J'avance doucement quand je remarque au sol des grains de blé vert mâchouillés et agglomérés en une pâte encore humide de salive. L'animal responsable ne doit pas être très loin. Ces boules de blé mâchées se succèdent quand un grognement et le démarrage d'un animal juste sur ma droite me font stopper net. J'ai juste le temps voir passer le dos d'un petit sanglier de 30 ou 40 kg qui disparaît rapidement dans la haie. Les craquements dus à son déplacement stoppent vite. J'avance doucement dans sa direction en suivant le passage de tracteur mais il redémarre bruyamment. Et semble repartir en arrière. J'avance doucement en continuant vers le chemin blanc jusqu'à un passage dans le coin de la haie qui bifurque à droite à angle droit. Je prends de passage au travers des ronces qui le barrent puis recommence à longer la haie par l'autre côté mais cette fois collé à cette dernière sur le semé à peine levé de tournesol. Je tente de voir le sanglier au travers des branchages quand je l'entends grogner, souffler puis se débiner vers la rivière. Il semble avoir stoppé près d'un saule au milieu de la haie de peupliers. La végétation est trop dense de ce côté pour le voir. Je fais demi-tour, repasse le passage et recommence à longer le passage de tracteur en direction du saule. Arrivé près de ce dernier, des grognements se font entendre, la végétation bouge et je devine le sanglier qui s'avance,  en grognant, vers le blé, de 3/4 face, à 6 ou 7 mètres. J'arme doucement mon arc et aligne la visée dans sa direction mais un baliveau me gêne pour placer ma flèche. Il faut qu'il avance encore un peu mais il hume l'air inquiet puis retourne à couvert et je le perds de vue. Je désarme. Il semble s'être décalé plus vers la rivière, je m'avance tout doucement et commence à l'entendre bouger et grogner mais impossible de le voir. Au bout d'un court instant, j’aperçois du mouvement au travers de la haie, le jeune sanglier à fait volte-face et remonte la haie à découvert, sans bruit, à environ 3 mètres dans le semé. Je tente de le suivre en remontant par le passage de tracteur mais la haie épaisse me le masque vite et je le perds de vue. Je progresse doucement en suivant la haie quand des grognements, suivant la haie, arrivent dans mon dos. Je me fige et observe, la végétation bouge, l'animal se rapproche et alors qu'il arrive à ma hauteur le blé se met à bouger droit sur moi. J'aperçois vite des petits marcassins, l'un d'eux stoppe à 50 cm de mon pied dans le blé. J'attrape mon appareil photo,  2 marcassins repartent et prennent le passage de tracteur en direction de la rivière puis s'arrêtent à environ 15 mètres dans le passage.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Un troisième sort près de moi et part les rejoindre.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Ils hésitent un instant puis prennent à droite dans le blé, un retardataire arrive en grognant et coupe le passage pour rentrer dans le blé et rejoindre les autres. Les marcassins font une boucle dans le blé en grognant puis reviennent, tournent un peu sur le passage de tracteur puis repartent vers la haie à travers blé.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Alors que les marcassins regagnent la haie, je recommence à la longer pour essayer de retrouver le jeune sanglier mais il s'est volatilisé. Je retourne vers le chemin blanc quand j'aperçois un chevreuil qui arrive par la droite en longeant le pied de la pente de la friche boisée qui couvre la colline. Il avance en bordure d'une parcelle travaillée, la terre mouillée colle à ses sabots et lui donne une démarche atypique. Il est à plus de 200 mètres, impossible de dire s'il s'agit d'un mâle, je décide de tenter une approche. Je prends à gauche pour passer derrière une haie épaisse qui longe le chemin blanc et ressortir à découvert 70 ou 80 mètres plus loin. Le chevreuil a stoppé dans l'herbe haute au pied de la pente. Il est tranquille et ne se doute de rien, le vent est bon. Je traverse le chemin en biaisant à gauche pour remonter au travers d'une prairie d'herbe haute, caché par le relief du terrain. Je rejoins ainsi rapidement le bord de la friche partiellement boisée et bordée par des chênes. Le chevreuil est un peu remonté, je commence mon approche en suivant la bordure de chênes et gagne vite du terrain sur le chevreuil que me tourne le dos. Il me semble qu'il s'agit d'une chevrette alors que je suis encore à environ 100 mètres. Les oreilles semblent très serrées. Le chevreuil stoppe et regarde autour de lui, je stoppe, il repart tranquillement, je poursuis mon approche le plus vite possible pour le rattraper. Arrivé à une cinquantaine de mètres, je confirme mon impression, c'est une chevrette, je décide de poursuivre l'approche pour m'amuser. Elle descend dans une mare asséchée à cette saison. Je profite pour m'approche à découvert, elle démarre à 15 mètres alors que j'approche de la mare, remonte la pente et tourne à gauche pour venir stopper à environ 30 mètres au-dessus de moi derrière quelques buissons. Elle regarde un instant vers moi puis repart et disparaît derrière la crête.

je traverse le bas de la friche pour rejoindre une parcelle de blé qui borde la route puis longe les céréales en remontant vers le sommet de la colline quand une chevêtre démarre à environ 80 mètres près de la route et remonte dans la culture à grands bons pour disparaître rapidement. Le secteur est marqué de nombreuses coulées de sangliers. Je ressors dans une parcelle d'avoine clairsemée et mélangée de tournesol et de mauvaises herbes. Je prends à gauche pour longer le haut de la friche en bordure de l'avoine mais rien en vue. Un peu plus loin, je coupe la pointe du champ qui rentre dans la friche pour rejoindre une pointe boisée en bordure d'une parcelle d'orge. Je tombe sur des traces fraîches de sangliers partant sur la droite. Je décide de les suivre un moment. Les traces traversent la route et rentrent dans une grande parcelle d'avoine très épaisse et très haute où les animaux semblent s'être séparés. Je suis là draille principale un instant, elle est recroisée plusieurs fois par le reste des animaux et je finis par la perdre en bordure d'une grande prairie.

Je retourne à la route. Je la longe un peu jusqu'à un chemin de terre enherbé retournant vers le chemin blanc en longeant une parcelle étroite de blé en forme de U qui borde le sommet boisé d'une colline. En arrivant dans le virage du blé, une silhouette  sombre attire mon regard à environ 90 mètres, sur la bande enherbée qui longe la droite d'un fossé rejoignant le ruisseau longeant la gauche du chemin. Je me fige et l'observe. On dirait une grosse tortue qui hoche la tête par moment. Je décide de tenter une approche, je passe le fossé et reviens par la bande enherbée qui le sépare d'une autre parcelle de blé. L'animal se plaque au sol en m'apercevant. Alors que j'arrive à environ 40 mètres, je reconnais un mâle faisan qui finit par décoller alors que j'arrive à un peu moins de 30 mètres de lui.

Je continue à longer le blé jusqu'à une parcelle immense de féveroles. Je jette un coup d'œil en bordure de cette culture puis prends à gauche pour passer une bande de prairie et une haie avant de traverser un semé de tournesol en direction des vignes. En longeant cette parcelle de vigne par un chemin de terre, je surveille entre les rangs puis rejoins le grand blé où j'ai vu mon second brocard ce matin. Je suis le chemin jusqu'en haut de la parcelle puis prends à gauche en longeant la haie qui borde la culture. Je scrute sans succès la surface des céréales puis rejoins une prairie d'herbes hautes qui remonte vers la route de crête. Toujours rien, je passe la route et redescends vers le secteur chassé ce matin en longeant une haie qui borde la gauche d'une bande de prairie. Brusquement, j'aperçois des oreilles dans l'herbe haute. C'est un lièvre qui démarre et part sur la gauche à environ 70 mètres pour sortir à découvert sur un plantier de vigne et s'éloigner au galop.

En bas de la prairie, je prends à gauche vers le petit bois précédé par le petit plan d'eau et longe entre le bois et la bande de prairie étroite, le secteur semble désert et je me déconcentre en arrivant au bout de l'herbe haute quand un beau brocard démarre et disparaît rapidement en remontant dans les vignes. Je le laisse filer pour ne pas l'affoler plus. Je rejoins le bas de la parcelle de blé que je longe avant de remonter en bordure gauche de la culture. Je passe la petite bande boisée qui rentre dans la culture et continue à remonter vers la crête quand j'aperçois une chevrette qui remonte au galop à environ 100 mètres dans le blé. Elle s'arrête par moment et regarde derrière elle, peut-être est-elle suivie par un brocard. Je presse le pas pour la devancer puis bifurque sur le passage de tracteur qui longe le haut de la parcelle pour tenter de la recouper mais je la perds de vue et rien ne vient derrière. Je fais demi-tour et retourne vers ma voiture sur le chemin pris ce matin pour venir.

Un renard à l'approche dans les blés, 5 juin 2020

Alex

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 21:49

Ce soir, après avoir passé un bon moment à l'affût dans un petit bois fréquenté par les sangliers et les blaireaux sans voir le moindre animal, je quitte mon poste pour aller chasser autour des maïs. Alors que je me dirige vers une mare, au bout d'un chemin de terre qui longe entre 2 parcelles de maïs, je marque un arrêt au coin de la parcelle de gauche pour jeter un coup d'œil dans le chaume de blé qui fait suite au maïs. J'aperçois une chevrette à environ 150 mètres, elle regarde fixement devant elle en me tournant le dos, ses oreilles braquée vers l'avant. Je comprends vite qu'elle a repéré un animal et pense vite à un renard. Elle n'est qu'à 30 mètres du maïs. J'observe un moment le secteur et aperçois le dos d'un renard en maraude qui passe à 50 mètres devant la chevrette. Je décide de me rapprocher un peu pour essayer de l'appeler. Je longe le maïs d'un pas rapide, la chevrette absorbée par le renard ne me remarque pas et je me poste à genoux, dans l'herbe haute au bord de la culture, à environ 80 mètres de cette dernière. J'attrape mon appeau Prédator réglé sur le cri du lapin et commence à émettre des cris puissants et longs. Le renard disparait derrière la bosse du champ alors que la chevrette se retourne vers moi et me vient droit dessus. C'est le monde à l'envers. J'insiste un peu mais le renard ne semble pas vouloir venir et la chevrette continue à venir droit sur moi. Je quitte mon poste et avance sur elle. Elle se fige un instant puis rentre au maïs. Je continue à avancer tranquillement en collant le maïs quand j'aperçois la tête du renard qui dépasse du chaume à environ 90 mètres. Je me fige, il regarde autour de lui sans bouger mais ne semble pas m'avoir vu. Je m'agenouille doucement dans les herbes hautes puis commence à appeler en imitant des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Immédiatement, le regard fonce sur moi. J'arme mon arc et poursuis mes appels au travers de mes lèvres pincées. Le renard arrive droit sur moi, j'espace de plus en plus mes appels pour le faire ralentir et chercher. Il vient stopper de face à environ 7 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée est callée sur sa poitrine, je décoche. Ma flèche le traverse et il s'écroule sur place.

Je me redresse et pars à sa rencontre. Il finit de mourir. Ma flèche est entrée à la base du cou et ressortie sur le flanc dans les côtes. Il saigne abondement. Je le laisse sur place et continue à longer le maïs pour tenter de chasser encore un peu avant qu'il ne fasse nuit. Arrivé au bout du maïs, un fossé me barre la route, je descends en le suivant vers un petit ru qui longe dans le creux un peu plus bas. Je suis ensuite le ru au bord d'une parcelle de sarrasin pour rejoindre le pied d'un gros arbre ou j'ai réussi à faire venir 3 renards aux cris de souris il y a quelques jours. Un couple de chevreuil surgit de la parcelle de sarrasin, sur la droite du ru à moins de 15 mètres de moi et foncent en longeant le cours d'eau, s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi puis rejoignent un bosquet un peu plus loin. Arrivé au pied de l'arbre, je me poste et commence mes appels avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement, j'ai une impression bizarre et regarde derrière moi. Un magnifique brocard arrive sur moi par ma droite dans mon dos. Je me retourne doucement et continue mes appel, le brocard vient se planter à 6 ou 7 mètres de moi et regarde vers moi sans comprendre ce que je suis. J'arme mon arc pour voir sa réaction, surpris, il démarre mais stoppe à 10 ou 12 mètres plein travers et me laisse aligner ma visée. Il reste immobile un moment à me regarder. Il porte une belle tête bizarde, son bois de gauche est très massif et très perlé alors que l'autre semble cassé ou très court. Je désarme ce qui provoque la fuite du brocard et ses aboiements sur 40 mètres environ puis il stoppe à nouveau pour regarder vers moi. Je me retourne et appelle à nouveau, toujours pas de renards mais le brocard hésite un moment, tourne et retourne avant de se décider à s'éclipser vers le petit bois un peu plus haut. La nuit tombe et je quitte mon poste pour aller chercher mon renard et faire quelques photos souvenir.

Ils sont fous ces chevreuils, 9 août 2018

Alex

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 06:50

Ce weekend, Thierry m'a invité à chasser chez lui avec Renaud, je suis arrivé chez lui vendredi soir et Renaud n'arrivera que samedi après-midi. Ce matin, je pars chasser avec Thierry sur un secteur de son territoire de Cuzance. Nous arrivons alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour, nous attendons un peu d'y voir plus clair puis partons en longeant un chemin de terre qui débouche sur un grand chaume de colza entre un gros arbre à droite et une bout de haie à gauche. Le vent dans mon dos n'est pas très bon mais les chevreuils peuvent venir de partout. Au fond du chaume se trouve un gros bosquet à environ 400 mètres, un autre bosquet borde la droite du chaume et démarre à environ 40 mètres sur ma droite. Sur ma gauche, se trouve un autre bosquet qui démarre du bord du chaume et part en arrière à environ 80 mètres. Je me poste contre le bout de haie et commence à jouer du Buttolo. Très rapidement du bruit se fait entendre dans le bosquet à ma droite et une chevrette en surgit pour venir vers moi, j'espace mes appels pour ne pas la faire venir trop vite puis change d'appeau et passe au Rottumteller, un brocard sort alors du bois au fond du chaume à environ 400 mètres et commence à s'avancer tranquillement à découvert mais sans venir vers moi. La chevrette est à moins de 10 mètres et tourne devant moi pour finir par me prendre au vent et repartir vers le bosquet d'où elle vient. J'insiste dans mes appel et finit par capter l'attention du brocard qui commence à venir mais il biaise pour venir droit sur moi sous le vent et, arrivé à environ 100 mètres, il hume l'air et fait volte-face puis fonce vers le fond du bosquet de droite.

Je rejoins Thierry resté plus en arrière puis nous partons par un chemin de terre à la recherche d'un autre poste. Nous arrivons ainsi près d'une petite clairière d'herbe haute incluse dans le bois sur la gauche du chemin dont elle n'est séparée que par une ligne d'arbres et de buissons. Thierry décide de se poster dans le bois juste avant la clairière. Je m'avance un peu plus pour me poster dans une très grosse coulée traversant la bande d'arbre vers la fin de la clairière. Je suis partiellement caché par un arbuste feuillu. Je commence mes appels au Buttolo en surveillant devant et derrière moi. Assez rapidement alors que mes yeux balaient le secteur, ils se posent sur un brocard qui vient de sortir du fond de la clairière à environ 50 mètres sans un seul bruit. Il regarde dans la clairière à la recherche de l'origine des appels. Je reprends mes appels, il repart et s'avance d'un pas lent vers mon poste. Il s'arrête souvent pour écouter en observer et mes appels le font alors repartir. Peu à peu, il s'approche et j'arme mon arc et positionnant le Buttolo sur ma poignée d'arc pour continuer à appeler une fois armé, alors qu'il approche des 30 mètres de mon poste et le laisse venir mais alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres, il biaise légèrement comme pour prendre la coulée à quelques mètres sur ma gauche. Je tente de le guider vers moi mais à environ 10 mètres il stoppe et se met de 3/4 face et commence à frotter un gros chardon avec ses bois. J'ai une fenêtre de tir au travers des branchages, il je le laisse encore avancer la végétation ne me permettra plus de tirer. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse sans que je ne voie précisément mon atteinte. Il démarre en trombe et décrit une courbe d'une 30ène de mètres pour rentrer sur la droite de la clairière dans le bois. Dans sa course, j'ai aperçu une tâche sanguinolente en arrière de la panse côté sortie de flèche et je ne suis pas sûr de mon atteinte. Le calme reviens vite, je quitte mon poste et me dirige vers ma flèche plantée au sol. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je récupère ma flèche et la remets au carquois, je vois alors sortir Thierry du bois au fond de la clairière, il s'était en fait avancé dans le bois et a laissé passer le brocard, arc armé pour me le laisser tirer alors qu'il l'a eu à seulement quelques mètres plein travers. Je décide d'attendre quelques minutes avant d'aller contrôler la trajectoire de fuite. Nous commençons à chercher les traces de sang après une petite attente mais pas la moindre goutte visible dans la clairière. Je pars donc chercher l'entrée au bois et trouve assez rapidement un petit arbuste au feuillage couvert de gouttes de sang.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous attendons à l'écoute au bord du bois et Thierry m'annonce avoir entendu du bruit. J'écoute un instant sans rien entendre et m'avance de quelques mètres dans le bois en suivant les grosses gouttes de sang bien visibles malgré la faible luminosité du sous-bois.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je stoppe et écoute encore tout en scrutant le bois quand j'aperçois mon chevreuil couché un peu plus haut. Je m'approche prudemment, flèche encoché mais il est bien mort. Un peu des intestins sortent par le trou de sortie de ma flèche.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

J'appose le bracelet et sort le brocard sur la clairière. Ma flèche rentre bien au défaut d'épaule où je visais mais je pensais le brocard moins tourné. Ma flèche a tout de même touché les poumons et le foie.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Il est 7h30 mais il ne reste qu'un bracelet à Thierry et nous décidons d'arrêter la chasse pour ce matin car Renaud arrive pour chasser ce soir et, si nous fermons le second bracelet, il n'aura plus que les renards à chasser.

En amenant la caissette de la viande du chevreuil que j'ai préparée au président de la chasse, ce dernier nous donne un autre bracelet pour le reste du weekend. Après être allé faire un tour au "salon de la chasse" à Martel, avoir mangé un bout et fait une bonne sieste, nous accueillons Renaud sur motivé pour la chasse de ce soir. Nous repartons sur le terrain vers 18 heures et laissons Renaud sur un secteur et je pars avec Thierry sur une autre zone, Il gare sa voiture au bord de la route. Nous nous préparons puis partons par la chaussée pour rejoindre un passage au travers de la haie que nous longeons sur notre droite. En arrivant au passage, j'aperçois un chevreuil à environ 50 mètres dans la prairie et me fige. J'identifie très vite un chevrillard et l'annonce à Thierry un peu plus en retrait. Il avance doucement dans l'herbe en broutant. Je décide de m'approcher un peu pour tenter de faire quelques photos. Je traverse doucement jusqu'à l'autre côté du passage en stoppant à chaque fois que le chevrillard lève la tête et prends quelques photos mais il finit par m'apercevoir. Curieux il commence alors à se rapprocher. Je lance de cris aigus avec mon Rotumtteler qui lui font reprendre ses esprits et regagner la sécurité du bois. Je me retourne vers Thierry et constate qu'il a filmé une partie de la scène.

Nous nous avançons dans la prairie en longeant le bois de gauche. Alors que nous arrivons au coin du bois, j'aperçois une silhouette furtive qui vient vers nous en longeant la bordure d'un autre bois aligné avec celui que nous longions. J'identifie vite un renard. Il est à plus de 100 mètres, je l'annonce à Thierry et nous nous replions vite derrière la balle de foin calée contre l'angle du bois juste devant nous. Je dis à Thierry que je vais tenter de l'appeler. Il allume donc son téléphone et le cale sur la balle de foin. J'ai perdu le renard de vue, je commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement le renard surgit derrière les balles de foin et fonce sur nous par la gauche. J'arme mon arc alors qu'il est à environ 40 mètres et stoppe mes appels. Il vient se planter à 7 ou 8 pratiquement de face mais la balle de foin me gêne pour décocher. Je me penche doucement sur la droite en alignant ma visée et décoche. Touché à l'épaule le renard bondit en se tordant et en criant puis fonce vers le bois sur notre gauche en perdant beaucoup de sang.

A peine est-il rentré au bois que nous l'entendons se débattre. C'est terminé pour lui, je pars chercher ma flèche et la remets au carquois avant de suivre le sang abondant sur l'herbe puis encore plus abondant dans les broussailles à l'entrée du bois. La végétation basse est couverte de sang frotté. Je tombe vite sur mon renard mort sur le flanc. Ma flèche rentre dans l'épaule et ouvre largement le côté de l'animal et ressort entre les cuisses qui sont entaillées profondément sur les faces internes. Les intestins du renard sont sortis par le trou de sortie, il n'a pas fait plus de 20 mètres.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Après quelques photos souvenir,

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous le laissons au bord du bois et continuons notre chasse. Nous passons de poste en poste en appelant. Nous nous arrêtons dans un sous-bois clair en pente douce descendante. Thierry se poste sur le haut, je me poste un peu plus bas à 30 mètres sur sa droite. J'appelle un moment au Buttolo quand un beau 6 pointes arrive par ma droite au galop et presque sans bruit. Je l'aperçois un peu trop tard et stoppe mes appels. Je lâche mon appeau et arme mon arc, je ne peux plus appeler et il a stoppé à un peu plus de 20 mètres en contrebas derrière quelques branches mortes. J'aligne ma visée, cherche une trouée et décoche. Je vois avec horreur ma flèche partir trop haute et toucher le brocard dans les muscles du dos. Je vois nettement une plaie sur le dos du bocard qui fait volte-face et repart d'où il vient. Il me semble voir ma flèche en travers de son dos. Il stoppe à environ 40 mètres sur ma droite mais derrière des branchages. Il regarde autour de lui et cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Je réencoche et reprends mon appeau pour tenter de le faire bouger un peu mais il redémarre et se débine vers le bas du bois puis stoppe à environ 100 mètre et se met à aboyer rageusement un long moment. Plus de doute, mon atteinte est superficielle, je ne retrouverai pas ce brocard. Au bout d'un moment, je lui réponds en aboyant ce qui le fait taire et démarrer.

Thierry me rejoint puis nous commençons à chercher ma flèche sans succès et les premiers indices. Comme je m'en doutais, nous ne trouvons pas de sang jusqu'à la reposée debout du brocard ù se trouve un petit rond de gouttes rouge vif. Nous suivons plus ou moins la direction de fuite et trouvons quelques rares gouttes jusqu'à la zone où le brocard s'est arrêté pour aboyer puis plus rien. Nous insistons un moment par acquis de conscience mais je dois me rendre à l'évidence, mon atteinte est très superficielle et une recherche avec un chien ne donnera pas plus, nous abandonnons et poursuivons notre chasse mais le cœur n'y est plus et les chevreuils ne répondent plus. Renaud de son côté a loupé un brocard et en est malade. Nous nous retrouvons avant la nuit et nous décidons de changer d'association. Je pars avec Renaud vers le stade de foot sous lequel se trouverait un très beau brocard. Nous faisons quelques pauses pour appeler en  chemin mais rien ne vient. Nous descendons sous le stade et apercevons au loin 2 chevreuils au gagnage, nous nous rapprochons de la bordure de friche boisée qui borde la prairie et nous nous postons pour appeler. Je constate que ce que nous avions pris pour des chevreuils n'en sont pas mais aperçois 2 chevreuils à environ 400 mètres. Je commence à appeler, ils arrivent très vite et je comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et de son chevrillard. Ils viennent jusqu'à 15 mètres environ puis font demi-tour. Il fera vite nuit nous partons vite par un petit passage forestier vers la prairie où se trouverait le grand brocard.

Nous débouchons sur un grand chaume bordé au fond par une bande de luzerne. Nous repérons, sur la gauche, une bande de bois prise entre le chaume et la luzerne. Le vent souffle de notre gauche. Pas de chevreuil en vue. Nous traversons le chaume en biaisant vers la bande boisée. Renaud se poste sur le coin gauche et moi à environ 30 mètres de lui sur le droit. J'attaque d'appeler au Buttolo. Au bout d'un moment, le bruit caractéristique d'un chevreuil retentit dans le bois. J'insiste et change les sonorités mais il a ralenti en se rapprochant et ne semble pas vouloir venir plus. Je tente le Rottumteller et un chevreuil surgit dans une zone dégagée du bois à environ. J'arme mon arc et prends la visée mais la luminosité n'est pas bonne et je n'arrive pas à identifier le sexe de l'animal, il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Elle finit par repartir, je désarme et reprends mes appels. Il revient mais repart à nouveau. Tout à coup, Renaud m'interpelle et me faut des signes, le gros brocard est arrivé dans mon dos et est venu à portée de tir mais absorbé par l'autre chevreuil je ne l'ai pas vu. Il vient de refranchir une haie épaisse qui borde la luzerne. Je l'entends aboyer de l'autre côté. Je me décale vite vers une trouée de la haie et l'aperçois au loin. Je reprends mes appels. Il semble vouloir venir mais est très méfiant et fait des allers-retours en parallèle de la haie à environ 100 mètres pour tenter de prendre le vent. Je joue de tous les appels que je connais, de l'aboiement et arrive à le faite venir de 20 mètres mais pas plus il refuse d'avancer plus. Je lutte jusqu'à la nuit qui m'oblige à abandonner. Nous rentrons.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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