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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 10:56

Ce matin, le réveil sonne à 4h30, le temps de me préparer rapidement et de déjeuner un peu, me voilà parti avec Hémo qui ne tient pas en place et veut venir avec moi. En route, un renard traverse dans mes phares sur la route de Barran. J'arrive sur place vers 5h40, Je me gare sous 2 gros noyers, en face du hameau du Carreté, pour que la voiture reste à l'ombre pour Hémo qui va m'y attendre. Le jour se lève doucement, le temps est couvert, je me prépare rapidement et pars par la route qui descend vers le ruisseau en contrebas. La route serpente en descendant, dans un virage à gauche une bande boisée est percée d'un passage qui débouche sur une prairie où j'ai vu un brocard accompagné d'une chevrette, à cette heure-ci, la dernière fois que je suis venu chasser ici. J'avance donc doucement pour arriver en bordure du passage. La petite prairie en contrebas a été fauchée et le brocard est couché en plein découvert à 60 mètres environ. Il regarde vers moi, j'ai certainement fais du bruit en marchant sur la route couverte de graviers qui crissent sous les pieds. L'approche est impossible mais je tente tout de même le coup, comptant sur la luminosité encore faible. J'avance tout doucement pour traverser le passage et me coller à la haie qui borde la droite de la prairie et rejoint la bande boisée qui la ferme. Alors que j'arrive au milieu du passage, le brocard, qui ne m'a pas quitté des yeux se lève, démarre, fait 20 mètres vers la bande boisée, s'arrête et regarde vers moi puis se met à aboyer avant de redémarrer. Je lui réponds mais il rentre à couvert où il continue à aboyer.

Je reprends ma progression sur la route, sur ma droite un tournesol encore très bas me donne une visibilité correcte, saur ma gauche, une haie épaisse me cache le champ de blé qui fait suite à la prairie. Arrivé au bout de la haie, la vue se dégage et je constate que le blé a été moissonné, l'approche va devenir de plus en plus compliquée car depuis un moment, il ne fait pas ou presque pas de vent et le sol très sec craque sous les pas. Le brocard recommence à aboyer en s'éloignant. Pas d'animaux en vue, j'arrive au ruisseau qui est couvert par une bande boisée. Je jette un coup d'œil de l'autre côté et aperçois la silhouette d'un chevreuil couché à environ 70 mètres dans le chaume de blé. Je ma baisse et avance à 4 pattes dans la végétation haute qui borde le fossé de la route puis tente de traverser le fossé mais le chevreuil se lève. C'est une chevrette, je me redresse et m'avance pour longer le ruisseau, elle démarre pour rejoindre le bois qui surplombe le chaume à ma droite. Elle fait une pause pipi et me regarde un instant à 10 mètres de la bordure du bois puis repart et disparaît dans le bois. Je longe un moment la bande boisée du ruisseau jusqu'à un passage à gué où elle s'interrompt sur 20 mètres environ. Je traverse le ruisseau pour jeter un coup d'œil sur le grand chaume de l'autre côté. Pas d'animaux en vue. Je reviens donc par l'autre côté du ruisseau pour rejoindre la route. Un lièvre assis me regarde arriver dans le chaume à 30 mètres de la route puis démarre et remonte vers le sommet du champ avant de bifurquer à 90° pour passer à environ 100 mètres parallèlement au ruisseau. Je continue, arrive à la route puis la traverse pour longer à nouveau le ruisseau maintenant bordé par un champ de tournesol. J'ai à peine fait 20 mètres qu'un chevreuil se lève dans une bande d'herbes hautes qui borde la bande boisée qui suit le ruisseau. L'animal traverse la bande d'arbres et disparaît rapidement.

De nombreux pieds de tournesol ont été en partie mangés par les chevreuils. Je longe doucement la bordure des tournesols en cherchant du regard les chevreuils mais j'arrive à une haie perpendiculaire au ruisseau. Je la traverse par un passage d'animaux très fréquenté et débouche sur un champ de blé. Je continue à progresser le long du ruisseau sur une bande enherbée fauchée en regardant la surface du blé pour tenter d'apercevoir dépasser une tête.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Pas de chevreuil en vue, le champ d'orge qui faisait suite au blé a été moissonné. Je continue à avancer quand j'aperçois une chevrette qui regarde vers moi à environ 100 mètres, juste en bordure du blé, sur le chemin enherbé qui sépare le blé du chaume d'orge.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Je continue à avancer sans me cacher mais la chevrette reste immobile et m'observe toujours. Alors que j'arrive au bout du champ de blé, j'aperçois quelque chose bouger dans la végétation du chemin et me rends vite compte qu'il s'agit d'un faon. Il sautille inconscient près du blé et semble brouter par moment.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Je les observe un moment puis continue à avancer, la chevrette démarre et remonte le chemin sur 30 mètres puis s'arrête alors que le faon qui n'a pas compris est parti en sens inverse droit vers moi. Il fait environ 15 mètres puis s'arrête, regarde autour de lui et finit par voir sa mère derrière lui et remonte la rejoindre. Tous 2 partent ensuite au galop en longeant au-dessus du blé.

Je continue ma chasse quand j'aperçois une tache sombre allongée dans le chaume à environ 300 mètres. Je la fixe en pensant qu'il s'agit peut-être d'un chevreuil couché quand il me semble voir une tête se relever puis se rebaisser. Je me rapproche vite du bord du ruisseau pour dissimuler la silhouette contre les arbres. Le ruisseau fait un virage à droite et me permet d'avancer à couvert mais je perds de vu l'animal un moment. Arrivé au bout du virage, je marque une pause d'observation mais l'animal a disparu. Tout à coup, je l'aperçois à nouveau alors qu'il fait un bon, c'est un renard qui chasse dans les andains de paille. Je m'avance un peu et trouve un passage pour traverser le ruisseau et me poster dans les arbres de la berge opposée. Ce poste me donne une bonne visibilité sur le chaume et une belle fenêtre de tir devant moi. J'enlève mon carquois et le pose à terre à ma gauche appuyé sur une petite branche.

Je commence mes cris de souris avec mes lèvres posées sur le dos de ma main. Malgré la grande distance, le renard réagit immédiatement et fonce vers moi. Je me rends alors compte que quelques branchettes me gênent et je les casse. Un animal démarre à ma gauche au même moment et plonge dans le ruisseau. L'eau est agitée d'un remous et je pense à un ragondin. Je reprends mes appels alors que le renard s'est arrêté à 150 mètres, ses oreilles braquées vers moi, Le renard redémarre mais bifurque à 90° pour partir vers le ruisseau. C'est alors qu'un mouvement attire mon regard, un vison d'Amérique noir nage juste en dessous de moi puis bifurque et escalade le talus pour venir vers moi. Il s'arrête à 1 mètres environ et me renifle, me présentant la tache blanche de son menton puis fait demi-tour et longe un peu la berge sur ma droite et s'arrête à nouveau pour humer l'air. Je cherche le renard du regard au travers des branchages sans arriver à le voir. Je reprends mes appels, le renard réapparaît, il vient droit sur moi en longeant le ruisseau. Le vison lui est juste à mes pieds et cherche toujours la provenance du bruit. Le renard arrive d'un pas décidé, il n'est plus qu'à 20 mètres, j'arme mon arc, il s'arrête à 7 ou 8 mètres sur ma gauche mais la fenêtre de tir entre 2 troncs de frêne est limitée. Le vison me tourne toujours autour. Je décide de laisser avancer encore le renard mais il décide de bifurquer et descend dans le ruisseau, saute sur un tronc courbe couché sur le ruisseau et court dessus pour foncer sur moi. Il va trop vite et je ne peux pas l'aligner dans la végétation. Il saute du tronc et percute mon carquois, à 1 mètre sur ma gauche, qui retombe 2 mètres plus loin devant moi faisant fuir le vison. Le renard qui s'est fait peur tout seul fait vite demi-tour et retraverse le ruisseau pour partir au galop en le longeant. Il s'arrête à 30 mètres et regarde vers moi, je tente de le rappeler mais il repart et disparaît.

Je viens de vivre un moment magique et n'en reviens toujours pas. Je quitte mon poste et retraverse le ruisseau pour continuer à le longer. Au bout du chaume de blé, un gué permet de traverser le ruisseau pour accéder à un chaume de blé. Le renard est là à 200 mètres de moi et 30 mètres de la bordure du bois. Je me serre dans la végétation du bord du ruisseau et tente de l'appeler à nouveau mais il ne se fera pas avoir 2 fois et continue sa chasse sans s'occuper de moi. Je décide de continuer car l'approche est impossible. Dès que je suis à découvert, le renard regarde vers moi puis file dans le bois. Je longe un chaume de blé par la droite pour arriver dans une zone de vignes. 2 parcelles sont séparées par un chemin enherbé que je commence à suivre tout en regardant alternativement à droite et à gauche entre les rangs de vigne. J'aperçois rapidement un gros lièvre à ma gauche, il broute en boule, je continue. Quelques rangs plus loin, j'aperçois furtivement un arrière train de chevreuil qui traverse un rang de vigne à contre sens de ma progression. Je fais donc demi-tour pour tenter de l'apercevoir, j'avance doucement d'un rang à l'autre quand je l'aperçois au 3ième rang. C'est une chevrette, elle est à 60 mètres environ, je la suis un peu en longeant la vigne pour la photographier mais elle presse subitement le pas et je n'arrive pas à la prendre en photo entre les rangs. Je la laisse partir et reprends ma progression en surveillant les rangs. Un peu plus loin, j'aperçois furtivement un animal passer à 100 mètres, au bout des rangs de vigne. A la démarche, il m'a semblé reconnaître un lièvre. J'avance pour l'apercevoir à nouveau et confirme mon impression, c'est un lièvre.

En progressant au milieu des vignes, je finis par déboucher sur un chemin de terre et commence à le suivre en direction d'un champ de blé en long qui s'élargit pour finit entre 2 bosquets, un en crête à gauche, un couvrant le basfond et remontant vers les vignes à droite. J'aperçois une tête de chevreuil dans cette parcelle de blé que je surplombe. Je me fige, c'est un brocard, je réfléchis vite à la meilleure façon de l'approcher quand une seconde tête apparait derrière la première, c'est la chevrette. Sa présence va encore compliquer l'approche. Les têtes disparaissant dans le blé, je me décale rapidement sur la droite du chemin dans une friche retournée où le sol souvent à nu n'est pas trop bruyant. Je me positionne ainsi hors de vue des animaux car une haie qui rejoint le bosquet fait écran. Je progresse ainsi doucement pour ne pas faire trop de bruit et rejoins le bout de la haie sans voir les animaux. Je me cale au bout de la haie pour observer un instant et constate que les animaux sont remontés et se dirigent vers le bord du blé qui débouche sur une zone de terrain nu. Je suis en difficulté, les chevreuils baissant la tête dans le blé, je tente de m'avancer à découvert sur une bande de prairie fauchée de 35 mètres de large pour rejoindre le bord du blé. Le relief du terrain fait que le brocard en tête est passé dans un creux et ne peux plus me voir mais la chevrette en retrait lève la tête. Je me fige accroupi en boule, elle regarde un moment vers moi puis devant elle le brocard et se tranquillise, elle avance et passe elle aussi dans le creux.

Je me relève et pars vite vers le bord du blé puis le suis rapidement en direction du chemin de terre tout en surveillant les animaux mais je suis toujours hors de leur vue. Arrivé au chemin, je le longe et rejoins une parcelle de vigne qui borde le blé sur environ 50 mètres. Le relief du terrain me cache toujours les chevreuils, je commence à suivre le bas des rangs de vigne quand j'aperçois le dos et la tête basse de la chevrette, elle remonte vers le haut de la vigne, le vent descend vers le blé. Je décide de tenter de remonter le rang de vigne devant lequel je me trouve pour tenter d'intercepter les animaux plus haut mais le relief du terrain ne me permettait pas d'apprécier la longueur de cette vigne qui fait plus de 100 mètres. Je décide de continuer tout de même, le sol jonché de fragments de sarments est craquant et je ne peux pas avancer trop vite si je veux rester discret. Arrivé au bout de la vigne, je longe à nouveau à 90° des rangs pour rejoindre le coin de la parcelle. Le relief du terrain ne me permet pas de voir les animaux, je longe doucement la vigne pour redescendre vers le blé. Arrivé au milieu de la vigne, j'aperçois la chevrette qui redescend vers le blé, je n'aurais pas dû monter. Je passe derrière le premier rang de vigne et continue à descendre doucement quand j'aperçois le brocard. Tout à coup, alors que je suis encore à 70 mètres de lui, il lève le nez, le vent ne semble pourtant pas aller vers lui mais il devient inquiet, regarde la chevrette puis fonce dans le blé et je perds les chevreuils de vue dans le creux du terrain. Je descends rapidement au fond de la vigne et vois les animaux qui se sont arrêtés au milieu du blé à 150 mètres environ.

Ils repartent, le brocard remonte en aboyant vers le bosquet de gauche et la chevrette part en descendant vers le bosquet du bas. Je traverse le blé pour longer le bosquet du bas un moment alors que la chevrette traverse à grands bons puis remonte vers le coin de bosquet de crête alors que le brocard aboie toujours. Je passe au-dessus du bosquet longé par des tournesols, plusieurs pieds de tournesol ont été pelés par les bois d'un brocard. Le brocard aboie toujours plus en avant. Je passe une haie perpendiculaire au bosquet et débouche sur un grand champ d'orge. Pas de brocard en vue, je pars vers le Hameau du Carreté puis longe la route pour retomber à ma voiture. Je décide de faire un petit tour dans les grands chaumes de blé avant de changer de secteur. Je longe entre les vignes et un bosquet puis tombe au coin d'un chaume. Pas de chevreuil, je descends vers une habitation en rénovation puis la passe et débouche sur le haut des grands chaumes de blé. Une bande de bois descend dans le chaume, je biaise vers le bout de cette dernière puis observe derrière. Une tache blanche en bordure du bois en contrebas attire mon regard, c'est un chat, il regarde vers moi. Pas de chevreuil en vue, je traverse le chaume pour rejoindre un chemin forestier qui démarre près du chat. Un très gros lièvre part dans mes pieds, son oreille gauche est en lambeaux. Il lève et baisse les oreilles en détalant. Le chat rentre dans le bois. Je rejoins le chemin forestier puis le longe et débouche sur une clairière surmontée d'une résidence secondaire, je longe le bas de la clairière et débouche sur une zone humide piétinée par les sangliers et couverte de souille au bord du haut du très grand chaume de blé. Un coup d'œil aux alentours, pas de chevreuil, je redescends donc vers le ruisseau. Une chevrette surgit du haut du chaume, de la bande boisé le séparant de la clairière et rentre au bois un peu plus loin.

Je décide de revenir à la voiture et de changer de secteur. Mon téléphone vibre, ma compagne veut que je la rappelle, il y a peu de chance qu'un chevreuil soit de sortie dans le secteur. Je la rappelle en rejoignant le ruisseau puis discute avec elle tout en longeant le cours d'eau quand une masse me fait stopper net. J'averti ma compagne que je vois un chevreuil mais je me rends compte qu'il s'agit en fait d'un très gros renard à 150 mètres devant moi, nous coupons la conversation mais il m'a vu et file vers le bois. Un gros lièvre est campé comme ce matin près de la route. Je me cale à genoux dans la haie au bord du ruisseau et tente des cris de souris mais c'est le lièvre qui vient, pas le renard. Je me redresse et fais partir le lièvre venu à environ 45 mètres. Je rappelle ma compagne et retourne vers ma voiture. Un chat noir est couché là où était le brocard ce matin dans la prairie fauchée. Hémo est content de me voir revenir et me fait la fête, le temps est toujours gris, il est environ 9h, je décide de partir chasser sur le secteur de Bourras où nous organisons chaque année la battue des archers. Je me gare au bord de la route, sur un petit parking contre un bois pour être à l'ombre au cas où la chasse s'éterniserait puis je pars par la route un moment avant de prendre à droite et de prendre en bordure d'une parcelle de tournesol en traversant le fossé de la route. Des pieds de tournesols sont mangés de frais. Je rejoins le bord de l'Osse puis longe la bande enherbée entre la rivière et les tournesols. Pas de chevreuil, je rejoins un petit pont qui me permet de traverser l'Osse. Je continue à longer les tournesols par l'autre rive jusqu'à une plantation de peupliers, je continue à suivre les tournesols et rejoins le bord de la Vieille Osse qui serpente et borde le bois. Je la suis jusqu'à un ponton qui l'enjambe pour rejoindre une vielle palombière que je traverse pour ressortir de la bande boisée sur un champ d'orge. Pas de chevreuil, je prends à droite pour rejoindre la bordure d'un grand bois qui remonte vers le territoire de Courensan. Je passe une haie qui descend du bois. Pas de chevreuil dans le grand champ d'orge où j'ai fait mon premier brocard de la saison.

Je commence à suivre la droite de la haie en direction du bois. Une tête dépasse de l'orge au loin sur ma droite, c'est certainement la chevrette vue à cet endroit le soir où j'ai fléché mon premier brocard de la saison. Je la laisse et continue. Je longe maintenant le bois et rejoins la bordure d'une grande mare encastré dans la bordure du bois. J'aperçois vers le bout de la mare, contre la berge opposée dans une zone dégagée de végétation un gros ragondin. Il commence à descendre vers l'eau et s'arrête. Je change ma flèche pour une équipée d'une vieille lame. Je m'approche doucement pour me positionner en face de lui mais alors que je suis prêt à armer, le ragondin se coule dans l'eau et se cale sous un creux de la berge, partiellement caché par une grosse racine. Seule sa tête et son dos dépassent de l'eau, il est à environ 15 mètres. J'arme doucement, vise la tête et décoche. Le ragondin touché en pleine tête est séché net. Impact cassant très bruyant a réveillé le jeune brocard du secteur qui était couché sur le chemin couvert de végétation en bordure du bois. Il a redressé la tête et regarde vers moi, j'encoche doucement une flèche mais il se lève et rentre dans le bois. Je m'avance tout doucement mais en arrivant là où je l'ai vu disparaître, je l'entends démarrer. Je regarde au travers des branchages et le vois s'arrêter de cul à environ 45 mètres dans le bois. Je l'aboie mais il hésite un peu puis se débine et disparaît. Je rentre donc dans le bois pour aller chercher mon ragondin et le retrouve grâce à ma flèche qui dépasse de sous la berge.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Après avoir pris une petite photo de ma prise, dans le bois, près de la mare,

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Je repars à travers le bois vers le champ d'orge au-dessus de la palombière. Je pose mon ragondin que je récupérerai tout à l'heure au bord du bois puis pars en longeant le bois vers une prairie fauchée ponctuée de balle ronde de foin pour remonter vers les vignes qui bordent la gauche du haut du grand bois en limite de Courensan. Pas de chevreuil dans le secteur je pars donc vers un autre secteur de vigne et tourne autour des parcelles pour tenter d'apercevoir un chevreuil entre les rangs. Toujours rien, je redescends vers la route en contrebas en longeant le grand chaume d'orge. Toujours rien, les silos de Roques sont en pleine activité en cette période de moisson. Des camions sont entrain de charger des céréales.

Je traverse la route et prends un chemin de terre, entre 2 parcelles de blé, qui part vers une passerelle métallique qui enjambe l'Osse. Tout à coup, une poule faisane décolle à ma droite et me fais sursauter avant d'aller se reposer dans le blé. Arrivé au bord de l'Osse, je la longe sur la bande enherbée qui la sépare du blé. J'avance tranquillement quand j'entends plonger un ragondin, je ne le vois pas remonter et continue quand l'eau s'agite devant un terrier de la berge opposée. Arrivé au bout du blé, je reviens vers la route à travers une friche épaisse. De nombreuses couchettes de chevreuils et des zones couchées par les sangliers ponctuent la friche. Je rejoins une mare où j'ai vu des ragondins un soir de la semaine. Un gros saule pleureur couvre le départ de la mare, je contourne ce gros arbres quand j'aperçois plusieurs ragondins s'éloigner en longeant la berge de droite, un moyen et 4 petits. Je m'approche tranquillement, un retardataire se met à l'eau et suit la famille quand j'aperçois un autre petit ragondin qui est resté sur la berge à environ 8 mètres. J'arme, vise la tête et décoche. Ma flèche atteint le ragondin où je visais et ce dernier sursaute à peine à l'impact se retrouvant pendu au-dessus de l'eau sur ma flèche fichée dans la berge. Je pose mon arc et pars chercher ma prise.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Des remous agitent encore la mare un peu plus loin, je fais le tour par l'autre berge et aperçois une jeune poule d'eau qui remonte sur la berge et un petit ragondin calé contre la berge. La flèche sera impossible à récupérer, je ne tire pas et repars chercher mon premier ragondin. Il est bientôt 11 heures, il est temps de rentrer. Je reprends la route puis pars à travers champ. Des pieds de sangliers datant de la dernière pluie ont marqués le sol en tous sens (certains sont tout petits, il doit y avoir des marcassins) entre les petits pieds de tournesol à peine levés. Je traverse la vielle Osse au coin du bois, la longe sous les peupliers et ressors dans les tournesols pour rejoindre la palombière et récupérer mon ragondin.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Sur le retour, alors que je vais passer le pont de l'Osse, j'aperçois une grosse tache rousse contre la rivière et quelque chose bouge derrière, je pose mes ragondins, le vent s'est levé et souffle fort face à moi. Je décide de tenter l'approche derrière le premier rang de tournesol mais, l'animal fais volte-face et rentre dans les tournesols tranquillement, c'est une chevrette suitée de son faon. Je récupère donc mes ragondins et rentre à la voiture.

Hémo commençait en avoir marre, nous rentrons, sur le retour une chevrette mange tranquillement dans les blés de Saint Jean Poutge. En arrivant à la maison Hémo est tout fier de m'aider à décharger mes prises et s'emporte le petit ragondin pour le manger. Je vais garder le gros pour des personnes qui m'ont commandé 4 ragondins pour les manger.

Le vison, le renard et... les ragondins, 27 juin 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 21:19

Ce matin, rendez-vous est pris pour une sortie ragondin sur Labéjan avec Christophe et Manu. Christophe m'ayant rejoint chez moi, nous partons rejoindre Manu qui nous attend déjà près du premier Lac. Je me gare sous la digue alors que Manu nous rejoint à pied. Nous discutons rapidement de notre stratégie de chasse. Manu partira sur la gauche pour rejoindre la principale zone de terriers, au coin du bosquet qui borde le bout du lac. Christophe gardera la gauche du lac et moi la droite. Nous partons tous par la gauche du lac, mes collègues continuent alors que je traverse, sur une poutre en béton, le déversoir du lac. J'avance en longeant la digue quand j'aperçois un gros ragondin qui se précipite vers le lac à environ 30 mètres devant mes collègues qui ne peuvent pas le voir à cause d'une haie d'arbres qui borde le départ du lac sur environ 40 mètres. Je leur annonce le rongeur à voix haute mais trop tard il plonge. Mes collègues s'avancent rapidement mais le ragondin remonte loin de la berge puis revient vers la bande d'arbre. Christophe s'en occupe et Manu poursuit vers les terriers. Je passe à couvert derrière la digue, 2 autres ragondins sont à la surface du lac et j'espère les voir se rapprocher mais ils ont flairé le piège et finissent par s'éloigner en biaisant vers la berge de droite.

Je reviens vers Christophe pour l'aider à retrouver le premier ragondin mais il a disparu au niveau des arbres et il nous est impossible de le retrouver. Je repars donc en longeant la digue pour tenter de retrouver les 2 fuyards quand j'aperçois un gros ragondin calé contre la digue près du coin du lac. Je passe donc derrière la digue pour tenter une approche. Je ne vois plus le ragondin mais peux surveiller son remous. Je finis mon approche arc armé en revenant vers lui mais il a plongé. Je me cale au bord de l'eau, désarme et attends qu'il remonte mais rien quand Christophe m'annonce un autre ragondin venant vers la berge entre lui et moi. Je fais donc demi-tour pour l'intercepter mais il a plongé. J'avance doucement en surveillant le lac quand, en arrivant près d'un tronc calé contre l'enrochement de la digue, j'aperçois un ragondin immobile sous l'eau peu profonde, près de la digue, à 3 mètres de moi. J'arme, vise et décoche. Ma flèche me semblait bonne mais le ragondin est parti en trombe sous l'eau sans accuser le coup. Je récupère ma flèche mais pas une trace de chair ou de poil. Christophe me rejoint et je lui explique mon tir puis nous nous séparons pour aller longer chacun un côté du lac. Arrivé au coin du lac, je surveille bien la zone car un enchevêtrement de vieux pylônes EDF cache parfois des ragondins mais rien en vue. Je longe donc la berge de droite en insistant sur chaque touffe de végétation qui pourrait abriter un ragondin.

Alors que j'arrive au niveau d'une zone où la berge est bordée par de petits saules poussant dans l'eau à quelques mètres de la berge, un ragondin surgit des joncs et plonge pour remonter rapidement et se caler au pied d'un petit saule à moins de 5 mètres de moi. J'arme, vise et décoche. Touché le ragondin plonge, remonte rapidement et vient se caler dans la fourche du petit saule où il s'immobilise rapidement.

Un petite sortie entre amis, 16 mai 2015

Ma flèche flotte derrière le saule, hors de portée de mon lancer et risque de couler rapidement, je m'avance donc dans l'eau pour récupérer mon ragondin que je lance sur la berge puis ma flèche avant de revenir au bord. Je retourne sur la berge, laisse mon ragondin sur place puis tente de continuer en longeant la berge pour essayer de déloger un autre ragondin. J'insiste tout particulièrement sur une zone très encombrée avec un arbre mort couché dont le branchage recouvre la berge et l'eau mais rien là, plus loin, rien non plus contre un peuplier couché sur l'eau. Je continue et passe en face de Manu puis pars vérifier les saules qui poussent dans l'eau près de la pointe du lac mais toujours rien. Manu n'a rien vu venir et les ragondins ont disparu c'est bizarre. Je fais demi-tour, récupère mon ragondin et regarde à nouveau toute la berge sans succès jusqu'à la digue puis par rejoindre Christophe pour l'aider à inspecter sa berge en détail. Pas de ragondin, près du bosquet, au pied d'un gros saule pleureur nous tombons sur 3 poussins de foulque. Un s'éloigne mais 2 restent immobiles et j'en profite pour les prendre en photo.

Un petite sortie entre amis, 16 mai 2015

Les ragondins ayant disparu nous décidons de changer de lac car il est déjà tard dans la matinée. Nous appelons Manu qui nous rejoint puis retournons aux voitures puis partons pour le lac du Fourcès. Arrivés sur place, nous nous garons au bord de la route puis descendons vers le lac. Manu et Christophe vont prendre à droite et moi en face. Je longe donc la digue et rejoins la berge opposée. Pas de ragondin en vue, Manu est resté en retrait, Christophe avance en même temps que moi. Arrivé vers le milieu du lac, je repère un gros ragondin en boule contre la berge au bout du lac au pied de grands peupliers. Il est plus près de Christophe que j'interpelle pour lui montrer le gros rongeur. Le ragondin en profite pour plonger. Christophe s'avance rapidement et se poste sur les terriers près du coin du lac. Rapidement, le ragondin refait surface devant lui, contre la berge, mais le temps d'armer il a replongé. Nous surveillons tous la surface du lac un bon moment mais rien ne vient et nous pensons qu'il nous a échappé quand Manu m'interpelle, le ragondin a refait surface et replonger, il va vers le coin de la digue de mon côté pour y rejoindre un terrier. Je pars au pas de course et me poste au coin du lac sur la buse du déversoir.

Rapidement le ragondin fait discrètement surface à environ 10 mètres contre la berge, à quelques mètres du terrier. Mon œil a perçu ce léger mouvement, j'arme rapidement, vise et décoche sur le ragondin calé contre la berge. Touché à la colonne en arrière des épaules, il se débat et se dégage de ma flèche restée fichée dans la berge. Il plonge et remonte rapidement, il saigne beaucoup. Je réencoche rapidement, arme, vise et décoche pour cette fois le sécher. Je récupère ma prise et mes flèches, il est très gros, c'est un mâle. Christophe part vérifier si des ragondins ne se trouvent pas un peu plus haut sur une mare mais rien. Nous retournons aux voitures.

Un petite sortie entre amis, 16 mai 2015

Nous nous séparons là, sur le retour, nous ne verrons pas de ragondin avec Christophe.

 

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 21:15

Ce soir, j'ai décidé d'amener Manu chasser sur 2 mares situées sur la propriété de la pépinière de Mirande.

Les ragondins de la pépinière, 10 mai 2015

La propriétaire m'a contacté par l'intermédiaire de mon blog pour me demander de venir tuer les ragondins qui font des dégâts sur sa propriété et pullulent faute de chasse et de prédation. Je suis déjà allé y faire un tour il y a quelques jours avec Jacques et j'ai pu flécher 2 gros ragondins mortellement mais les ai perdus au terrier.

Les ragondins de la pépinière, 10 mai 2015

Manu passant ses weekends à Mirande chez ses beaux-parents et la saison du chevreuil approchant, j'ai décidé de le laisser s'occuper du secteur. Nous nous retrouvons devant le portail de l'habitation puis je sonne et la propriétaire nous ouvre. Nous garons les voitures dans la cours et partons vers le première mare mais la mère de la propriétaire nous suit pour nous faire la conversation et son chien aboie un moment près du plan d'eau. Je fais un tour de la mare au cas où sans y croire et effectivement les ragondins ne sont pas dehors.

Je montre la première mare, qui forme une bande rectangulaire encadrant un jardin et coupée par 2 passages d'accès au jardin, à Manu puis nous partons donc vers la seconde mare en forme de L au fond de la propriété. Cette mare est bordée de peupliers et d'arbres sur tout son long sauf une partie de la barre courte du L. Les seuls accès sont du côté intérieur du L. Arrivé au bout du L nous jetons un coup d'œil sur la mare mais un ragondin traverse de droite à gauche pour aller rentrer au terrier. Manu se poste en face du terrier et je pars vers la zone dégagée. Un remous agite l'eau sous la berge opposée mais de nombreuses carpes mangent dans ces eaux peu profondes et agitent la surface. J'attends un peu mais rien ne vient, je repars vers Manu toujours posté puis décide de revenir me poster dans la zone dégagée quand un gros ragondin sort de sous la berge puis s'avance en la suivant sur 2 ou 3 mètres avant de remonter dans une sorte de terrier très abrupt sans se presser. J'ai le temps d'armer mais le temps de viser, il a disparu. Il me semble encore voir son arrière train et décoche mais rien ne bouge alors que ma flèche est là où je la voulais, c'était un effet de lumière.

Je fais le tour pour aller chercher ma flèche, Manu vient voir ce que je fais. Je traverse les branchages pour me coucher à plat ventre et tenter de sortir ma flèche quand le gros ragondin surgit à côté de ma main et plonge. Manu n'a pas réagi, il n'a pas compris que le "plouf" venait d'un ragondin et je lui lance : Ho, Manu, c'était un ragondin". Il part vite se poster plus loin. Ma lame est prise dans les racines et je n'arrive pas à la dégager, je tente alors de la dévisser mais elle tourne dans le vide et je dois abandonner ma flèche. Je reviens vers Manu posté entre 2 peupliers, il me fait signe qu'il a vu 2 ragondins rentrer au terrier en face de lui. Je me poste donc aussi entre 2 peupliers à quelques mètres de Manu. Après un bon moment, l'eau s'agite sous la berge à ma droite et un ragondin finit par s'avancer sur l'eau. J'arme doucement et le flèche alors qu'il passe devant moi à quelques mètres. Ma flèche est rentrée plein coffre et des bouts de poumon flottent à la surface de l'eau.

Les ragondins de la pépinière, 10 mai 2015

Le ragondin, qui a plongé, remonte près de la berge, surgit de l'eau, fais une petite boucle sur le talus abrupt puis retombe à l'eau où il s'immobilise rapidement.

Les ragondins de la pépinière, 10 mai 2015

Je reste immobile un moment à mon poste. Rien ne bouge et la luminosité commence à baisser, je quitte mon poste et m'approche doucement de Manu pour lui signaler que je pars jeter un coup d'œil à l'autre mare. Je contourne donc le plan d'eau puis pars vers l'autre mare. En arrivant près de la mare, je jette un coup d'œil le long des berges quand j'aperçois une boule de ragondins petits et moyens, ils sont au moins 15 sur la berge opposée dans l'angle à ma gauche autour d'un gros tronc mort encore sur pied. Je tente une approche mais un ragondin me repère et démarre pour se jeter à l'eau et entraîne ses collègues. Un des ragondins remonte sous la berge en laissant dépasser juste le haut de sa tête. J'arme vise et décoche. Le ragondin disparaît à l'impact mais ma flèche s'agite à peine. J'ai dû le toucher. Je cherche ensuite à tirer un autre ragondin mais ils sont déjà tous aux terriers. Je fais le tour pour récupérer ma flèche par le jardin et dégage mon ragondin touché en pleine tête.

Je retourne voir Manu. Il a fléché un ragondin qui sorti du terrier après mon départ était en train de s'acharner sur mon ragondin mort. Je lui raconte que j'ai vu pas mal de ragondins et lui conseille d'aller se poster là-bas avant la tombée de la nuit. Alors qu'il quitte son poste, je tente de retrouver, avec une très longue branche, ma flèche restée fichée au fond de la mare dans la vase mais en vain, je pars donc récupérer la flèche de Manu et les ragondins. Je pars ensuite retrouver Manu, il a vu des ragondins sans pouvoir les tirer. La nuit tombe nous retournons aux voitures avec nos prises. Les propriétaires sortent voir les ragondins. Elles sont très contentes, cela fait 5 ragondins de moins en 2 sorties mais Manu va avoir encore pas mal de boulot pour les éradiquer.

Les ragondins de la pépinière, 10 mai 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 21:01

Ce matin, nous nous sommes donnés rendez-vous avec Manu pour aller chasser sur Loubersan. Nous nous retrouvons sur un petit parking au centre du village puis prenons une voiture pour descendre vers 2 lacs un peu plus loin. Nous nous garons au bout d'un chemin de terre, nous préparons et partons vers le lac de droite. Manu passe sous la digue pour aller longer la berge de gauche et j'attaque de longer la berge de droite. Les ragondins ne semblent pas de sortie, Manu part se poster au niveau des terriers. Alors que j'arrive près du bosquet qui borde le lac, plusieurs ragondins démarrent sur le lac mais le temps de me rapprocher, ils ont tous plongé. J'averti Manu qui part vite se poster mais les ragondins se sont volatilisés et ne refont pas surface. Je décide de continuer un peu en rentrant dans le bosquet car parfois certains ragondins se cachent sous des branches basses qui couvrent l'eau ou au pied d'arbustes partiellement immergés. J'avance doucement quand j'aperçois la tête d'un gros ragondin qui dépasse le l'eau dans des branchages à environ 10 mètres de moi. La fenêtre de tir n'est pas bien grande, j'arme doucement, vise la nuque et décoche. Le ragondin plonge et disparaît, j'ai dû le manquer.

Ne voyant pas réapparaître le ragondin, je continue à longer le lac dans le bosquet puis en ressort et continue à suivre la bordure du lac qui est alimenté par 2 vallées qui se rejoignent se terminent par 2 avancées d'eau à l'arrivée des 2 ruisseaux. Je passe le premier ruisselet et suis la berge qui revient vers le lac avant de partir face à Manu. Alors que j'avance face à mon collègue, ce dernier m'avertit qu'un gros ragondin touché à la tête doit être caché dans la végétation devant moi. J'avance donc doucement en scrutant la végétation partiellement immergée quand une tache triangulaire de couleur chair m'interpelle à 3 ou 4 mètres devant moi. Je stoppe net et aperçois alors un gros ragondin qui me fait face avec une plaie à la tête. J'arme doucement mon arc et lui décoche une flèche de tête qui le laisse sur place. Je continue un peu pour longer la seconde arrivée de ruisseau mais pas de ragondin. Je reviens donc vers le ragondin. Manu m'explique qu'il l'a touché à la tête et au coffre mais un autre trou traverse les muscles du cou et je comprends alors que c'est le ragondin que j'ai tiré tout à l'heure. Il lui aura fallu 4 flèches pour mourir.

Nous décidons de partir vers le second lac. En chemin, je constate qu'un filet d'eau boueuse s'échappe du terrier devant lequel j'ai fléché un gros ragondin l'autre jour. C'est donc ici qu'ont fui les ragondins. En bas de la digue, l'eau est agitée comme l'autre jour devant la buse du passage. Nous posons le ragondin à la voiture puis partons en longeant le ru vers le lac suivant. En arrivant au lac, Manu prend à droite et moi en face. Le début du lac est boisé, des saules poussent dans l'eau et la visibilité est très mauvaise. En arrivant après les saules, j'aperçois un ragondin au bord de l'eau à environ 60 mètres. Je me décale doucement sur la gauche et avance voûté pour profiter de léger relief et de la végétation du terrain pour me camoufler. J'avance doucement mais le ragondin me repère vite et se débine sur l'eau. Je presse le pas mais le rongeur plonge, je l'annonce à Manu poster en face derrière les derniers saules qui bordent la rive opposée. Je continue, des dizaines de carpes agitent la bordure du lac et je crains qu'elles ne dérangent les ragondins. Je continue à longer la berge du lac et aperçois 2 autres ragondins qui se coursent sur l'eau en plongeant régulièrement. Je me cale et tente de les appeler mais ils stoppent à la surface puis s'éloignent vers la rive opposée.

Je continue à longer la berge, passe la digue puis reviens vers Manu qui a fléché et récupéré un ragondin de taille moyenne. Nous retournons à la voiture pour partir pour la "mare aux fraises" à l'entrée de Loubersan. Nous nous garons près de la route puis descendons vers la mare précédée d'un petit bosquet en longeant une haie qui rejoint le bosquet. Une masse sombre est près de la mare à environ 100 mètres et nous identifions un gros ragondin. Nous arrivons contre le bosquet et le longeons doucement en direction de la mare mais le ragondin part vers la mare surmontée d'un talus de 2 mètres environ. Nous pressons le pas pour tenter de l'intercepter. En arrivant à la mare, au sommet du talus, nous apercevons plusieurs ragondins à la surface. Manu tire l'un d'eux près de la berge mais il plonge et sa flèche est restée fichée dans la vase sous les algues. Les autres ragondins ont plongé, Manu part en longeant la berge, je descends le talus et m'avance sur le pylône EDF qui sert de pont pour rejoindre l'île au centre de la mare. Alors que je suis au milieu du pylône et que je regarde autour de moi, j'aperçois un gros ragondin qui se met à l'eau entre moi et le bosquet à environ 7 ou 8 mètres, j'arme rapidement, aligne la visée et décoche. Le ragondin reste sur place avec ma flèche en travers. Je surveille un moment la mare mais rien ne vient.

Je finis d'arriver sur l’île, du mouvement attire mon regard contre la berge d'en face. Un ragondin semble vouloir sortir d'un terrier. Je me prépare, un petit ragondin sort et se cale contre la berge, j'arme et vise rapidement ma flèche est trop haute et sectionne le dos du petit ragondin qui, paralysé du train arrière, parvient tout de même à rentrer au terrier. Je reste posté un moment devant le terrier mais rien ne vient. Je pars donc inspecter les terriers de l’île mais ne vois pas de ragondin. Je pars donc récupérer mon gros ragondin avec mon lancer. Alors que je le ramasse, je remarque une grosse courtilière qui tente d'escalader sans succès le talus de la mare.

Une belle sortie matinale, 9 mai 2015

Manu qui a repéré du mouvement devant un terrier est posté au bout de la mare et décoche une première flèche sans atteindre le ragondin qui pointait le bout de son nez à l'entrée du terrier. Il part se poster à l'aplomb du terrier. Je pars me reposter sur l’île, au bout d'un moment Manu m'avertit qu'un ragondin est sorti du terrier le temps de passer les arbustes qui me bouchent la vue le ragondin est au terrier. Au bout d'un moment manu décoche au jugé et tue net son petit ragondin d'une flèche de tête, coupant au passage sa première flèche. Il le récupère et vient me retrouver. Nous décidons de remonter à la voiture. Avant de partir Manu cherche un moment sa flèche,

Une belle sortie matinale, 9 mai 2015

j'essaie de l'aider mais rien à faire, elle est introuvable. Nous ramassons nos affaires quand Manu repère du mouvement au gauche du pylône EDF, à l'entrée des terriers, sous des arbustes. Il fait donc doucement demi-tour et apercevant la ragondin, il décoche. Le ragondin traversé est rentré au terrier. Manu est dégoûté. Je décide d'aller voir le terrier, l'eau est peu profonde à l'entrée et j'avance dans la mare avec les pieds dans l'eau. Un bout de poumon flotte devant le terrier. Je me baisse et aperçois le petit ragondin qui est mort à 1 mètre de l'entrée, je le récupère avec la flèche de Manu et la lui ramène avec sa prise. Cette fois nous remontons à la voiture.

Nous partons vers une mare remplie de carpes où le propriétaire m'a donné en plus du droit de tirer les ragondins, celui de flécher des carpes qui y sont en surnombre car elles n'ont pas vraiment de prédateur si ce n'est le héron. Arrivé sur place, Manu fait le tour du plan d'eau à la recherche d'un ragondin, de mon côté plusieurs carpes mangent contre la berge partiellement hors de l'eau. Je décoche sur une première au pied d'un arbuste qui pousse dans l'eau mais ma flèche la traverse au niveau de la tête sans se ficher en terre, la carpe part en tourbillonnant, une seconde flèche la frôle et elle part vers les eaux profondes où je la perds de vue. Je tire ensuite 2 autres carpes que je surplombe, de face, à la jonction de la tête et des vertèbres les laissant sur place paralysée. Je récupère mes flèches et mes prises. Pas de ragondin sur cette mare, nous partons pour Labarthe, nous tentons de longer le canal mais les ragondins ne sont pas de sortie, nous essayons alors de partir en longeant le Gers sous la station de pompage d'eau potable. Une grande zone couverte d'orties est parcourue de nombreuses coulées marquées et des sangliers sont venus se baigner et se rouler dans le limon du bord du Gers. Ils sont certainement dans le secteur, peut-être dans le grand champ de colza qui longe la rivière.

Nous longeons un moment le Gers à la recherche de ragondin et tombons sur un gros embâcle formé par un arbre tombé en travers de la rivière. Il pourra nous permettre de traverser si nous tirons un ragondin contre la berge opposée.

Une belle sortie matinale, 9 mai 2015

Le secteur semble calme quand un gros ragondin démarre devant nous et plonge pour aller se caler près de la berge opposée, à environ 12 mètres, dans des branchages. Nous nous postons en face et je tente de l'appeler mais il se retourne et se recale. De ma position, je vois juste une partie de son dos et de sa tête dans une grosse branche en V. Manu, à ma droite, n'a pas d'angle de tir. Le temps passe et je commence à m'impatienter. Je remets ma flèche avec lame au carquois et encoche ma flèche munie de ma blunt Cut Edge. J'arme, vise la tête et décoche. Ma flèche frappe violemment le ragondin un peu plus en arrière en pleine colonne vertébrale. L'animal retourné sur le dos par le choc, peine à se remettre sur le ventre puis sort des branchages avec ma flèche encore plantée. Il se coince dans une racine et peine un moment avant de se dégager puis biaise vers le milieu de la rivière. J'attrape vite mon lancer dans mon sac à dos et réussis à l'accrocher mais il lute, nageant de toutes ses forces avec ses pattes avant et se dégage pour aller se recaler contre la berge d'en face. Manu arrive et se place en face de lui. Il lui décoche une magnifique flèche plein cœur qui le cloue à la berge et l'immobilise. Il ne me reste plus qu'à aller le chercher.

Je laisse mes affaires, mes clés et mon portable à Manu puis repars vers l'embâcle et parviens à traverser le Gers sans mal puis je reviens par la berge opposée pour retrouver le ragondin guidé par Manu resté en face de l'animal. Je descends la berge abrupte en me tenant aux branches et récupère les flèches et le ragondin avant de revenir vers Manu qui me rejoint au niveau de l'embâcle pour m'aider à remonter. Nous continuons un peu le long du Gers sans rien voir et faisons demi-tour pour retourner à la voiture. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons près d'une mare vers Durban. Je me gare au bord de la route et nous descendons vers la mare quand j'aperçois une chevrette couchée sous les arbres qui précèdent la mare. Elle nous regarde approcher,

Une belle sortie matinale, 9 mai 2015

J'ai un mauvais pressentiment, et j'ai malheureusement raison, alors qu'elle se lève enfin à environ 20 mètres de nous, je remarque que son arrière train est couvert de diarrhée. Les chevreuils sont donc encore malades et l'hécatombe de l'an dernier n'est visiblement pas terminée. La chevrette s'éloigne et disparaît un peu plus loin. Nous partons vers la mare mais pas de ragondin ce matin. Nous retournons à la voiture Il est temps de rentrer, Je ramène Manu à sa voiture à Loubersan puis nous partons pour Mirande, chez ses beaux-parents où nous faisons une petite photo souvenir.

Une belle sortie matinale, 9 mai 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:55

Ce soir, nous partons avec Manu pour Saint Michel. Nous commençons par une mare à l'entrée du centre équestre mais les ragondins ne sont pas de sortie. Les cavaliers sont en activité sur le manège et nous ne pouvons donc pas aller chasser autour de l'autre mare. Nous décidons donc de partir un peu plus loin pour aller chasser le long du fossé qui sépare le centre d'un grand champ de maïs. Manu se gare au bord de la route et nous partons à pied le long du fossé mais il est lui aussi désert ce soir à part quelques grenouilles qui sautent à notre approche. Sur le retour, Manu, aperçois une couleuvre dans le fossé du bord de route et me la montre. Je ne peux pas résister à l'attraper. Elle est rentrée dans une petite faille du talus opposé mais se voit encore très bien. Je n'ai aucun mal à saisir sa queue et à la sortir de son trou. Je la saisis ensuite derrière la tête pour éviter une morsure et Manu prend quelques photos avant que je ne la relâche un peu plus loin dans la haie qui borde le fossé que nous venons de longer.

Une sortie avec Manu, 8 mai 2015
Une sortie avec Manu, 8 mai 2015

Une fois le serpent relâché, nous reprenons la voiture pour partir chasser des fossés et ruisseaux autour d'un élevage de canards sur Bellocq Saint Clamens où Manu a l'autorisation de chasser. Nous nous garons près des bâtiments agricoles et contrôlons le vent. Manu décide d'attaquer la chasse en amont d'un ruisseau pour le suivre. Nous descendons en bordure d'un champ et remarquons que l'agriculteur du coin fait des manœuvres avec son tracteur près du ruisseau en contrebas et nos espoirs de voir des ragondins dans le secteur s'amenuise. Le temps de descendre, le tracteur s'est éloigné et l'agriculteur commence à travailler le champ. Nous arrivons au bord du ru, Manu me laisse passer devant, nous longeons donc en nous suivant par la droite du cours d'eau. Nous n'avons pas fait 50 mètres que j'entends décocher Manu derrière moi. Il vient de flécher un ragondin que j'ai dérangé en passant. Une seconde flèche lui sera nécessaire pour en finir. Je m'avance un peu et aperçois un autre ragondin immobile au milieu du ru qui m'observe, je me fige et tente d'avertir Manu pour qu'il stoppe mais trop tard, le ragondin rentre au terrier.

Je pars donc vers une mare juste un peu plus loin, séparée du ru par une bande étroite de terre percée de multiple terriers de ragondins. Les terriers étant côté ru, je passe en face pour observer l'entrée des terriers. Les ragondins ne sont pas de sortie mais un léger remous amine l'entrée d'un terrier. Je tente des cris de petit ragondin mais le remous stoppe. Je décide d'aller voir les terriers et fais donc le tour du petit plan d'eau. En arrivant sur les galeries, je me fais surprendre par un ragondin qui surgit d'un des trous avant de rentrer en un éclair dans le suivant. Je tente de sonder les terriers avec une branche alors que Manu me rejoint mais le ragondin ne ressortira pas. Un peu plus loin le bois rejoint le ru et nous empêchera de passer, nous passons donc à gauche du cours d'eau. L'agriculteur qui nous a vu nous rejoint et nous discutons un peu. Il nous dit d'aller voir une mare plus haut au-dessus du bois où il a vu des ragondins. Nous partons donc y jeter un coup d'œil mais pas de ragondin ni de terrier en vue. Nous redescendons pour suivre le ru. Il est percé de nombreux terriers mais les ragondins ne sont pas de sortie. Les ossements d'un gros ragondin sont contre la berge devant un terrier, peut être un ragondin perdu par Manu. Ils payent ici un lourd tribut à mon ami archer chaque année.

Manu décide de quitter le ru et de partir vers un grand fossé qui revient vers les parcs à canard. Nous nous suivons en le longeant par la droite jusqu'à ce que je puisse traverser et longer la berge opposée bien plus haute. Nous avançons doucement quand, de ma position haute, j'aperçois un gros ragondin qui descend un grand fossé côté droit, perpendiculaire à celui que nous longeons. J'en averti Manu qui de sa position ne peut pas le voir. Il se rapproche donc du fossé et aperçois le gros rongeur à environ 90 mètres qui vient vers nous. Il se décale sur la droite du fossé et le remonte pour tenter de flécher l'animal. Alors qu'il arrive à moitié distance, j'aperçois un second ragondin qui sort d'un bourrelet de ronces qui borde la gauche du fossé et qui se débine en suivant les ronces pour rester caché. Pensant qu'il va venir vers moi et ne voulant pas déranger Manu dans son approche, je ne l'avertis pas. C'est alors que le ragondin prend une très mauvaise décision et bifurque à 90° vers le fossé mais trop tôt car il se présente juste devant Manu qui arme, vise et décoche avec une fluidité déconcertante marquant à peine un temps d'arrêt pour décocher. Le ragondin touché à la nuque est séché net, il glisse sur la flèche et tombe comme une masse au fond du ruisseau alors que Manu imperturbable continue son approche. L'autre ragondin n'a rien compris et continue à avancer vers moi. Manu avance à l'aveugle et va dépasser l'animal qu'il pense plus loin. Je le siffle pour le prévenir, il se retourne et je lui fais signe de regarder à sa gauche. Il arme son arc et s'approche doucement du fossé. Il décoche sur le ragondin et le touche. Le ragondin se débat et se dégage puis part à la course en faisant des bons pour remonter le fossé. Manu réencoche et se lance à sa poursuite. Le ragondin tente de rentrer dans une buse sur la gauche du fossé sans y parvenir. Manu en profite pour lui décocher une autre flèche mais le manque. Le rongeur reprend alors sa course et échappe à Manu en rentrant, 30 mètres plus loin, dans un terrier sur la droite du fossé.

Le temps que Manu récupère sa prise et ses flèches, je décide de continuer à longer le fossé. Un peu plus loin 2 canards décollent du fond du fossé et font démarrer un très gros ragondin qui rentre au terrier en un éclair. Je continue un peu et aperçois un petit ragondin à l'entrée d'un terrier au pied de la berge opposée. Je ne vois que sa tête, j'arme, vise et décoche. Ma flèche a fait mouche et le ragondin reste sur place après s'être à peine contracté.

Une sortie avec Manu, 8 mai 2015

Je le laisse sur place avec ma flèche et continue un peu. Je dérange un ragondin que je n'avais pas vu dans la végétation de la berge opposé et ne peux que le regarder se débiner sur 1 mètres puis disparaître dans la végétation et suivre sa progression grâce aux craquements et aux mouvements des ronces. Il semble s'être arrêté, je me décale doucement pour traverser un peu plus loin et revenir pour tenter de l'apercevoir par la berge opposée mais je le cherche un moment sans succès alors que Manu me rejoint.

Cette fois, il va passer en face. Je pars chercher ma prise et ma flèche. Je me rends alors compte que je l'ai tiré avec ma flèche équipé de la Cut Edge qui a ouvert un trou parfaitement circulaire de plus d'un centimètre de diamètre dans son crâne. Pas étonnant qu'il n'ait pas bougé. Nous repartons donc en chasse avec Manu, chacun de son côté quand 2 ragondins démarrent devant Manu et se jettent dans le ruisseau encombré de végétation. Je cours pour les devancer mais impossible de les voir et ils rentrent au terrier. Nous continuons, un peu plus loin, je rejoins un grand champ de blé, le fossé est maintenant bordé d'une grande haie qui me cache Manu et le fossé. De grands ronds de blé sont broutés mais pas de ragondin. Je finis par déboucher sur la route où se termine le fossé et ne voyant pas Manu arriver, je décide d'aller à sa rencontre par l'autre côté du fossé. Je le retrouve en panique car il vient de tirer un ragondin qu'il a manqué mais sa flèche a ricoché vers moi. Il ne me pensait pas là. Personnellement, je n'ai pas vu de flèche. Manu part chercher sa flèche mais ne la retrouve pas.

Nous rentrons en ramassant nos ragondins laissés sur les bords du fossé et du ruisseau car nous sommes attendus pour une soirée au Burger de Mirande.

Une sortie avec Manu, 8 mai 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:50

Ce soir, j'ai organisé une sortie avec Jacques et Christophe sur Castelnau Barbarens. En sortant du boulot, je passe vite chez moi et récupère Jacques pour aller retrouver Christophe qui nous attend au carrefour de la route d'Auch en dessous du village. Le rendez-vous était prévu à 18 heures et je suis en retard. Christophe nous attend depuis 15 minutes. En arrivant, nous chargeons ses affaires et je prépare rapidement quelques lames de chasses que je n'ai même pas eu le temps de faire. Cette fois, je suis prêt et nous partons avec ma voiture pour un premier lac proche d'un second où nous irons ensuite à pied pour continuer notre chasse. Je me gare donc sous la digue du premier lac. Ce plan d'eau est coupé en 2 par une bande de terre étroite et couverte de ronces qui ne laisse qu'une communication étroite entre les 2 parties du lac.

Une petite soirée à Castelnau Barbarens, 7 mai 2015

J'envoie mes collègues sur la droite où se trouvent normalement les ragondins et je prends la digue pour rejoindre la berge de gauche et la suivre, espérant leur envoyer des animaux. Je suis à mi-distance de la bande de terre qui coupe le lac en 2 quand mon téléphone vibre, c'est Christophe mais je ne capte pas et ne comprends pas ce qu'il me dit. Je regarde vers lui et le vois s'agiter. Il me montre quelque chose mais je ne vois rien. Je pense à un ragondin sur le lac et scrute la surface mais rien. Christophe finit par me rappeler et m'explique qu'ils voient, avec Jacques, 2 très gros ragondins après la bande de terre, dans le champ en face de gros peupliers. Ils semblent être en train de manger. D'où je suis, je ne peux pas les voir car le terrain fait une bosse qui me les masque.

Une petite soirée à Castelnau Barbarens, 7 mai 2015

Christophe et Jacques restent à leur place et je reprends ma progression pour contourner une avancée d'eau dans le champ juste avant la bande de terre. En arrivant près des ronces de la bande de terre, j'aperçois les 2 gros ragondins, ils sont bien avancés dans le champ en pente montante et broutent tranquillement les jeunes pousses du semé. Je laisse mon sac à dos et commence mon approche pour tenter de me positionner entre eux et le lac pour leur couper toute retraite. J'avance doucement en les surveillant mais, occupés à leur repas, ils ne prêtent pas attention à moi et mangent et se déplaçant doucement. Alors que je suis à environ 15 mètres de l'endroit que je veux atteindre, un des ragondins revient rapidement vers l'eau puis se remet à brouter sur la bande enherbée au bord du lac à 25 mètres devant moi. Je reprends mon approche mais je dois surveiller alternativement les 2 animaux pour ne pas les faire fuir. Je décide de commencer par tenter de flécher celui qui est au bord de l'eau mais alors que je ne suis plus qu'à 15 mètres de lui, un couple de colverts décolle et il se précipite à l'eau. Son collègue n'a pas réagi et continue son repas. Je me positionne doucement entre lui et le lac et me poste. Rapidement, le gros ragondin se décide à revenir vers le lac et descend vers moi d'un pas décidé. J'arme mon arc et l'aligne dans mon viseur. Je suis sa progression de plus en plus rapide et lui décoche une flèche à environ 6 mètres, de face en visant son nez. Ma flèche a bien tapé où je voulais mais n'a pénétré qu'à moitié malgré mes 70 livres. Tout d'abord sonné, le ragondin démarre en trombe avec ma flèche plantée. Je me prépare à l'intercepter avec le pied mais il peine à lever la tête et ma flèche se plante dans le sol dans la course de l'animal qu'il est alors projeté en l'air par ma flèche faisant levier et retombe lourdement sur le dos à 1 mètre de mon pied. Ma flèche, n'ayant pas supporté son poids, a cassé net au milieu. C'est la première fois que je vois un ragondin sauter à la perche et faire un si beau soleil. Je le saisis vite par la queue alors qu'il se débat sur le dos et avant qu'il ne se remette sur le ventre. Il saigne très abondamment et je l'achève rapidement d'un coup sec. C'est un gros mâle d'une couleur rousse atypique.

Je pars ensuite voir si l'autre ragondin est toujours dans le secteur mais il a disparu. Mes collègues, ayant entendu ma décoche et l'impact, arrivent par la berge opposée et, sans mot, je leur fais signe que le ragondin est mort. Nous continuons à longer les berges jusqu'à la pointe du lac couverte de saules qui poussent sur les berges et dans l'eau. Un remous agite l'eau mais mes collègues s'apercevront qu'il s'agit d'une poule d'eau. N'ayant pas vu de ragondin nous faisons demi-tour. Je dis à Jacques et Christophe d'aller se poster au bout de la bande de terre et que je vais tenter de déloger des ragondins en avançant vers eux. Ils se postent donc de part et d'autre de la bande. Je pose mon arc et mon sac à dos au départ de la bande et prends ma petite pelle pour commencer à faire un trou dans le mur de ronces puis progresse doucement au milieu des épines acérées. Au milieu de la bande, un remous devient de plus en plus insistant sur la gauche puis une ligne de bulles se dessine. J'averti Jacques qu'un ragondin part droit sur lui. Il se prépare mais le ragondin refait surface devant lui et replonge aussitôt pour disparaître. Je continue un peu mais dois finir par renoncer à avancer car le bout de la bande est couvert de buissons épineux très épais. Je repars donc chercher mes affaires et ma prise puis nous repartons vers la voiture ou je laisse mon ragondin puis nous partons vers le second lac par un passage de tracteur à travers le blé. Jacques va partir se poster au bout du lac sur une zone de terriers en passant à plusieurs mètres du lac pour ne pas trop affoler les ragondins. Il part devant, Christophe lui va partir en longeant la digue pour rejoindre la rive de droite. Dès qu'il atteint la berge, nous commençons à avancer en longeant le lac alors que Jacques rejoint son poste. Vers le milieu du lac, j'aperçois un ragondin à environ 20 mètres du bord et averti Christophe. L'animal part droit vers lui et Christophe l'attend sans bouger. Le ragondin plonge et remonte régulièrement et finit par prendre une flèche en arrivant devant Christophe. Il s'immobilise rapidement et Christophe le récupère et le laisse sur la berge puis ramène sa flèche au bord.

Nous repartons vers Jacques mais pas d'autre ragondin sur le lac. Nous retournons à la voiture, Christophe part récupérer sa prise et nous l'attendons un instant au bout de la digue.

Une petite soirée à Castelnau Barbarens, 7 mai 2015

Nous retournons donc à la voiture avec ce ragondin et tombons sur le propriétaire des lacs qui nous dit qu'il a pris récemment 26 ragondins au piège dans le secteur. Cela faisait 2 ou 3 ans que je n'avais pas pris le temps de venir chasser ici et il semble que ces rongeurs se soient bien reproduits en mon absence.

Nous partons maintenant pour une propriété close par un grillage, dont le propriétaire, qui n'habite pas le département et est très peu souvent là, m'a donné l'autorisation de venir tuer ses ragondins qui lui font des dégâts sur ses étangs où il a mis des carpes. Je me gare donc au bord de la route, un gros lièvre est campé à environ 100 mètres contre une gosse haie. Jaques va partir en longeant un fossé qui récupère le trop-plein de 2 mares situées un peu plus loin au bord d'un bois pour voir si les ragondins ne sont pas de sortie sur ces petits plans d'eau et je vais partir avec Christophe pour sauter le portail et aller chasser autour des lacs.

Une petite soirée à Castelnau Barbarens, 7 mai 2015

Nous passons donc le portail et décidons d'un plan d'attaque. Christophe prendra le premier lac par la droite et moi par la berge opposée. Je laisse donc mon collègue et pars en longeant le chemin d'accès à l'habitation pour contourner une petite mare toute en long, située le long du chemin et qui réceptionne le trop-plein de l'étang du dessus puis alimente le lac suivant. Le bout de cette mare est couvert par les branches tombantes d'un très gros saule pleureur et alors que je jette un coup d'œil à la surface de la mare, je me rends compte que des branches basses semblent tirées dans l'eau. Je pense d'abord à une carpe mangeant les feuilles mais j'aperçois une masse en surface qui semble poilue. Le temps de comprendre, j'aperçois la tête et le dos d'un gros ragondin plein travers qui s'avance un peu et se dégage dans une trouée au milieu des branches tombantes. Je monte mon arc, arme, vise les épaules et décoche. Le ragondin est séché net, un autre remous attire mon attention contre la berge mais impossible de voir sa provenance. Je le laisse mon ragondin où il est et pars rejoindre la berge du lac.

Nous commençons donc à longer le plan d'eau quand j'aperçois une chevrette qui se débine devant Christophe et rejoint une haie épaisse sous la digue du lac où je la perds de vue. Nous poursuivons tranquillement notre progression et nous retrouvons sur le coin droit de la digue sans avoir vu de ragondin. C'est alors que des craquements et une respiration rauque nous parviennent de la haie sous la digue du lac. Les arbustes sont agités et je m'attends à voir sortir un sanglier mais c'est la chevrette qui ressort puis rerentre aussi sec. Nous ne bougeons pas et la voyons ressortir devant nous. Cette fois, elle nous a vus et file en longeant la haie. Son ventre est énorme, elle est pleine et mettra certainement bientôt bas. Nous faisons demi-tour et partons chercher mon ragondin. Il est mort très près de la berge opposée à mon tir car la mare est très étroite et je le récupère facilement avec une flèche, c'est encore un très beau mâle. Ma flèche elle est sous l'eau prise dans un chevelu de radicelles rampantes du saule pleureur. La mare semble peu profonde et je m'avance dans l'eau pour aller la chercher mais les impressions sont parfois trompeuses et je me retrouve dans l'eau jusqu'au-dessus du nombril. Je me rends alors compte que mon portable est dans ma poche et espère que son nom de "Solid" est à la hauteur de sa réputation. Je suis pris dans la vase, des remontées nauséabondes de végétation en fermentation embaument l'air et je lutte un peu pour revenir au bord après avoir attrapé ma flèche. Mon portable a pris l'eau par la prise de chargement et commence à clignoter en s'allumant et s'éteignant tout seul. Son étanchéité n'est donc pas terrible. Le remous de tout à l'heure reprend et nous en cherchons la cause sans pouvoir l'identifier.

Avant de partir, Christophe part faire le tour du second lac sans succès. Nous partons retrouver Jacques à la voiture, il n'a rien vu. La nuit va vite tomber, nous partons donc rapidement vers un dernier lac au milieu d'un élevage de canard mais à notre arrivée les ragondins partent en tous sens, plongent et disparaissent sans que nous puissions tenter une flèche. La nuit tombe tranquillement, il est temps de rentrer.

Une petite soirée à Castelnau Barbarens, 7 mai 2015

Alex

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:37

Ce soir, je suis parti un peu tard de chez moi et je décide d'aller chasser sur Clermont Pouyguilles sur le secteur de la mare aux ânes. Je me gare donc comme d'habitude, au bord de la route, au carrefour de Moncassin, et remonte en suivant la route en bordure du champ de blé pour rejoindre la mare. En arrivant au bord du ru je m'avance doucement mais pas de ragondin en vue. Je le franchis donc d'un bon et me dirige vers la mare où rien ne bouge ce soir. Je fais donc demi-tour et retraverse le petit cours d'eau pour commencer à le longer tranquillement.

Une sortie en soirée, 6 mai 2015

Je longe un moment le ru sans rien voir mais je sais que souvent les premiers ragondins se trouvent au niveau du secteur bordé d'arbres et en m'en rapprochant, je ralentis donc et ouvre les yeux en surveillant principalement les secteurs de terriers. En me rapprochant d'un gros terrier de la berge opposée, j'aperçois plusieurs jeunes ragondins mais le temps de trouver une fenêtre de tir, ils sont tous au terrier. Je tente des cris de petits ragondins, l'eau s'agite à l'entrée du terrier et la mère me répond en grondant sans vouloir sortir. Je renonce et continue, les ragondins ne sont pas de sortie ce soir et j'arrive à la mare suivante sans voir d'autres animaux. En m'approchant doucement, j'aperçois un ragondin, debout sur ses pattes arrière qui broute contre la berge opposée. Je m'approche doucement à couvert de la digue pour me positionner en face du ragondin mais j'entends plonger et regarde par-dessus la digue. Un autre ragondin s'est mis à l'eau et part vers les terriers de la berge de droite. Je monte rapidement sur la digue, arme et décoche sur le ragondin qui fonce dans le terrier. Raté, ma flèche est passée au ras au-dessus. L'autre ragondin a plongé et je scrute la surface du petit plan d'eau pour le voir remonter. Au bout d'un moment, il refait surface contre la berge de gauche et m'apercevant, il se débine vers une touffe de végétation qui tombe sur l'eau à environ 10 mètres et se cale dessous. Je vois une masse sombre, j'arme et vise au milieu puis décoche. Le ragondin cloué à la berge perd beaucoup de sang et se débat furieusement sans parvenir à se dégager. Je réencoche rapidement et m'avance pour l'achever mais le temps d'arriver, il est mort.
Ma flèche est en fait rentrée au-dessus de la queue et sort dans la gorge.

Une sortie en soirée, 6 mai 2015

Je récupère ma flèche et ma prise puis prends une petite photo pour l'envoyer à Jacques qui vient de m'envoyer la photo de son ragondin qu'il a fléché ce soir.

Une sortie en soirée, 6 mai 2015

Je ramasse ma prise et fais demi-tour pour retourner à ma voiture, pas de ragondin sur le chemin du retour. Je pars maintenant pour un grand fossé en dessous de Moncassin. Je me gare au bord de la route puis la longe un instant pour rejoindre le fossé qui part à 90° dans les champs. Je longe doucement le fossé par la gauche et finis par apercevoir de loin un gros ragondin contre la berge opposée en face d'un grand fossé qui rejoint celui que je longe. Je commence mon approche mais le ragondin se met à l'eau et biaise vers mon côté du fossé plus en aval et je le perds de vue derrière le talus de la berge. Je traverse le fossé perpendiculaire et m'avance tout doucement quand j'aperçois des têtes de ragondins sortant d'un groupe de terriers à quelques mètres devant moi mais les ragondins ne me laissent pas le temps d'armer et rentrent au terrier. Je garde mon poste et attends. Au bout d'un moment 1 petit ragondin sort à découvert et s'avance vers moi, un autre sort et reste devant le terrier. Je les laisse, espérant voir sortir un plus gros spécimen. Le plus proche qui a pris confiance reste devant moi un moment puis revient vers les terriers. L'eau s'agite à nouveau devant les terriers, je me prépare, le gros ragondin s'avance, j'arme doucement, vise et décoche. Cloué sur place il se débat un instant mais le temps de le doubler, il parvient à rentrer au terrier en emportant ma flèche.

Je suis maudit, j'ai perdu tous mes gros ragondins au terrier dans ce secteur. Un petit ragondin s'enfuit vers des terriers un peu plus loin, je me lance à sa poursuite et lui décoche, à plus de 10 mètres, une flèche qui l'atteint derrière la tête et le stoppe juste avant les terriers.

Une sortie en soirée, 6 mai 2015

Je récupère ma prise et ma flèche en traversant le fossé un peu plus loin puis retraverse le fossé pour aller sonder le terrier où j'ai perdu mon gros ragondin mais ce dernier est rentré trop profondément. La nuit sera vite là, il est temps de rentrer.

Une sortie en soirée, 6 mai 2015

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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