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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:05

Ce matin, je repars pour mon territoire de tir d'été. Arrivé vers 5h30 sur le secteur que je pense chasser, je me gare et attends un peu que le jour se lève puis me prépare et pars en chasse en longeant un chemin de terre qui rejoint le bas du village de Roques. Le secteur est bien calme, rien dans les cultures de part et d'autre du chemin. Un peu plus loin, je quitte le chemin principal et bifurque à droite pour prendre un sentier qui remonte vers les vignes. Rien à droite dans l'avoine, rien à gauche dans le blé, le chemin poursuit au bord du bosquet sur ma droite et d'un semé de tournesol à gauche. Rien en vue, j'arrive à la première parcelle de vigne entourée de parcelles de blé. Toujours rien, le secteur est habituellement très bon. Au bout de la parcelle de vigne s'étend un grand champ de blé qui remonte jusqu'à la route de crête, c'est le secteur d'un grand brocard que je connais depuis plusieurs années et j'espère le revoir.

Je m'avance dans la culture bordée par une haie sur ma droite qui bifurque à 90° et s'avance un peu dans le blé. Je traverse cette avancée de la haie par un passage très fréquenté et rejoins un passage de tracteur en bordure droite du blé pour remonter vers une parcelle de vigne, au bord de la route sur ma droite. J'avance doucement sans rien voir et mon attention baisse. Je marque un arrêt alors que la parcelle de blé rejoint la vigne sur ma droite. J'aperçois trop tard la tête d'un brocard qui dépasse de la culture à environ 40 mètres sur ma droite. Il m'a vu et regarde vers moi. Je m'agenouille doucement et attends. Il reste un long moment immobile, fait 2 pas vers moi puis se ravise et fait volte-face pour rejoindre la vigne à grands bons où je le perds de vue.

Je décide d'essayer de le recouper à la route, je me redresse et presse le pas pour rejoindre la route de crête mais le chevreuil qui s'était arrêté dans la vigne repart en aboyant. Arrivé à la route, je longe la vigne et scrute les sillons mais le chevreuil est introuvable, seul un lapin me regarde passer sans bouger au pied d'une souche de vigne. Je renonce et fais demi-tour pour traverser la route et faire le tour d'un grand bois où j'ai fléché un beau six l'an dernier mais pas le moindre chevreuil ce matin, tout juste quelques lièvres. Je finis par traverser le bois par un chemin forestier et ressortir dans une parcelle de blé coupée en 2 par une haie qui remonte vers la route de crête.

Je la longe et retraverse la route pour partir au travers des vignes vers une petite parcelle de blé à environ 400 mètres et bordant un petit bosquet. J'observe les alentours mais toujours rien, je ne comprends pas, je ne suis pas habitué à faire si peu de rencontres. J'ai vu peu de chevreuils depuis l'ouverture. Arrivé au coin du bosquet, je le longe à environ 4 ou 5 mètres de la lisière par un passage de tracteur dans le blé quand 2 animaux détalent devant moi à moins de 5 mètres et se précipitent vers le bois. Je me fige, le mouvement dans les céréales s'arrête au ras du bois puis le blé bouge sur place pendant un instant avant que le mouvement reprenne. Les animaux ont fait demi-tour en grognant, je ne les vois pas mais, aux sons émis, je sais maintenant qu'il s'agit de blaireaux. L'un d'eux décrit une boucle pour venir droit sur moi puis passe juste devant moi sans que je puisse le voir pour rejoindre la bordure du bosquet. Il s'arrête juste à la sortie du blé à 3 mètres sur ma gauche en laissant dépasser sa tête, son coup et ses épaules. Il reste un instant à l'écoute puis démarre avec fracas, traverse des repousses épaisses de colza, longe le bas du bois puis rentre à couvert, le bruit s'arrête rapidement. A 10 mètres environ, un peu plus haut le second blaireau surgit du blé et s'arrête plein travers entre la culture et le bosquet. Il regarde un instant vers moi puis rentre au bois.

Je remonte au coin haut du bois pour voir si un chevreuil ne se trouverait pas dans le blé mais, ne voyant rien, je fais demi-tour. Je redescends vers un champ d'orge mais toujours rien, je traverse le petit ruisseau du fond de combe par un passage busé qui traverse une haie épaisse puis remonte le long d'un champ de blé. Arrivé en crête, je tente d'apercevoir une tête de chevreuil mais toujours rien. A ma gauche une petite parcelle de poireaux semence rentre dans le blé et délimite une parcelle d'orge un peu plus loin. Je me dirige vers la parcelle d'orge et la remonte par un passage de tracteur dont les ornières sont encore remplies d'eau. Le sol est jonché de pieds de sanglier, certainement 2 laies avec des petits de 10 à 20 kg ceci pourrait expliquer que les chevreuils soient si peu nombreux dans le secteur. Je suis les traces qui reviennent vers un retour du champ de blé qui borde une bande boisée à 150 mètres environ. De gros ronds de blé ont été couchés par les sangliers et de nombreuses drailles se répartissent dans les céréales en direction du bois. 

Je pars sur la gauche vers la bande boisée en croissant en prenant un passage de tracteur qui bifurque pour longer à environ 10 mètres du bois. J'avance doucement sur le plateau, les sangliers ont fait des passages partout et des drailles toutes fraîches rentrent au bois. Plus loin le champ redescend vers le chemin de terre qui revient à la voiture. Un mouvement attire mon attention. Un petit brocard broute tranquillement dans une bande enherbée qui suit le font de la combe qui remonte vers la crête d'où j'arrive et sépare les deux penchants de blé. Le vent vient d'en bas et si je poursuis sur le passage de tracteur le chevreuil va me sentir avant que je sois à distance de tir. De plus, je suis au-dessus de lui et le blé n'est pas très haut. Descendre droit vers lui à travers blé est impossible sans être repéré et le chevreuil avance doucement en s'arrêtant régulièrement pour brouter. Je tente tout de même de descendre par le passage de tracteur en me baissant régulièrement à chaque fois qu'il s'arrête de brouter. Le vent masque bien le frottement du blé sur mes vêtements.

Un craquement plus important du blé fait relever la tête à mon petit brocard, heureusement j'ai juste eu le temps de me m'accroupir derrière le blé. Le chevreuil reprend sa quête de nourriture et je reprends mon approche mais un peu plus loin, alors que le brocard n'est plus qu'à 35 mètres, un nouveau craquement retentit, je me baisse rapidement mais le chevreuil inquiet me cherche un bon moment et finit par me sentir car le vent n'était plus trop à mon avantage. Il détale en suivant les herbes hautes puis semble remonter dans le blé sur mon penchant. Je remonte au pas de course pour tenter de l'intercepter mais je m'aperçois qu'il a bifurqué sur l'autre penchant. Il s'arrête un instant, m'aperçois et détale pour disparaître derrière la crête du champ.

Je redescends au pas de course pour tenter d'aller l'intercepter plus loin mais en arrivant au chemin de terre, j'aperçois un mouvement sur ma gauche. Un chevreuil file en longeant le chemin, j'aperçois à chaque bon ses oreilles au-dessus de la parcelle de blé sur ma gauche. Je renonce à couper le petit brocard en me disant que je le reverrais certainement bientôt et me décale sur le chemin que je prends en courant pour voir de plus près ce chevreuil. 100 mètres plus loin, je l'aperçois qui remonte dans le blé et qui rentre au bois. C'était une chevrette. Il est 8h30 environ et j'ai promis de ne pas rentrer trop tard, je retourne donc vers la voiture.

Un peu plus loin, je marche tranquillement alors que je viens de passer un petit bosquet sur ma droite qui abrite chaque année un brocard et n'ayant pas vu de chevreuil, je relâche mon attention. Tout à coup, sur ma gauche, dans le blé, un grognement me fait sursauter, je suis incapable de dire de quoi il s'agit. Je regarde dans le blé, quelques brins bougent dans un trou de la culture à 2 mètres environ mais impossible de voir l'animal. Je cherche un moment à l'apercevoir en essayant de ne pas me faire voir quand un grondement familier retentit. C'est un ragondin, je reviens un peu sur mes pas tout doucement pour me positionner en face de la draille qui biaise vers le trouée et aperçois la tête du ragondin plaquée au sol. J'arme mon arc, vise la tête et décoche. Le ragondin sursaute en grognant et se débat avec ma flèche en travers de la tête, je ne vois que mes vannes s'agiter au-dessus du blé. Ma flèche s'immobilise à 4 mètres environ alors que le ragondin gronde furieusement. Je m'avance rapidement à sa rencontre, il essaye de fuir sur quelques mètres mais entravé par ma flèche, il choisit de faire face et se met de côté, sur le dos en posture de défense mais je l'attrape rapidement par la queue, dégage ma flèche dont la lame a cassé au ras de l'insert et l'achève d'un coup sec.

Je rentre avec ma prise, une femelle pleine de 8 kg, je ferai mieux une prochaine fois. 

Un gros ragondin faute de chevreuil, 15 juin 2013

Alex

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 18:09

Ce soir, je pars faire un petit tour au ragondin, je fais une première halte sur un lac de Durban. Je me gare au bord de la route puis descends tranquillement vers le ruisseau d'alimentation. Un remous attire mon attention au départ du lac au bord d’une zone marécageuse couverte de joncs sans pouvoir distinguer l'animal qui cause cette agitation. Quelques canards sortent des joncs un peu plus loin puis s'envolent. J'ai repéré un petit ragondin quelques jours plus tôt et je pense qu'il s'agit de lui. Je rejoins le bord du ruisseau et le longe doucement pour rejoindre le passage bétonné qui traverse le cours d'eau. Un mouvement sur la berge opposée, c'est un petit ragondin qui remonte sur le berge et se met à brouter. Il est à moins de 10 mètres, il me semble également apercevoir un autre petit ragondin contre la berge et j'hésite sur la future cible de ma flèche. Le petit ragondin qui broute devient inquiet et revient à l'eau passant sur ce que je croyais être un congénère mais qui n'est qu'un bout de bois. J'arme doucement, vise le petit ragondin qui s'est immobilisé au bord de l'eau contre un vieux tronc coupé à un mètre au-dessus de l'eau. Je décoche et cloue le ragondin sur place, le bruit d'impact de ma flèche me fait penser à un choc avec du bois mais je suis passé à côté du tronc. Mon ragondin se débat furieusement et saigne beaucoup mais le temps de faire le tour pour l'achever, il est mort. Ma flèche est plein cœur et, vu sa taille, je suis surpris qu'il se soit agité aussi longtemps.

Je comprends vite l'origine du bruit, le vieux tronc bifurque à 90° sous l'eau et revient contre la berge et le petit ragondin était en fait posé dessus. Ma lame est fichée dans le tronc et je dois la dévisser pour récupérer ma flèche. Je la récupère ainsi que ma petite prise puis pars voir les joncs où l'eau s'agitait tout à l'heure mais je n'y vois pas de ragondin. Le lac est calme, je décide de remonter à la voiture pour changer de secteur. Je cherche une lame dans ma voiture et trouve une lame bon marché de chez HAVA ARCHERIE et remplace ma lame laissée dans le tronc. Je sais que ces lames sont très fragiles et je ne m'en servirais que si je dois achever un ragondin. La route le long du Cédon est déserte, pas le moindre ragondin, une petite halte sur une mare un peu plus loin puis sur le lac du Fourcès ne donneront rien. En partant vers le grand lac autour duquel je chasse régulièrement le chevreuil sur Labéjan, j'aperçois un gros ragondin au gagnage au bord d'une mare entourée de végétation arbustive et d'arbres près d'un lac. Je me gare au bord de la route, me prépare et descends pour tenter d'approcher le ragondin.

Je suis à découvert en haut du coteau et doit descendre sur 150 mètres environ pour rejoindre la mare. Je tente de rejoindre le troupeau de vaches qui broutent un peu plus loin en crête pour me fondre dans la masse avant de descendre mais le ragondin rentre à couvert alors que je suis à mi-pente. Je continue à descendre, un autre ragondin de petite taille sort de la mare et se met à brouter. Je tente de m'approcher doucement en essayant de cacher ma silhouette en alignant quelques petits arbustes qui poussent le long d'une clôture électrique à 30 mètres de la mare mais encore une fois, le ragondin disparaît brusquement dans la végétation qui borde la mare. Un gros terrier que je connais bien remonte dans la prairie sur une zone broutée à ras par les ragondins. J'arme mon arc et m'approche doucement de la gueule du terrier prêt à décocher. Dans la pénombre du terrier, j'aperçois trop tard un gros ragondin qui s'éclipse avant que je puisse aligner ma visée. A 1 mètre de l'entrée, le terrier se divise en 2 galeries, le ragondin a pris celle de gauche. Je tente de le faire revenir avec des cris de petits ragondins mais rien n'y fait.

 

Je me rapproche doucement du bord de la mare mais le plan d'eau est très encombré, la bordure est barrée par une haie épaisse et buissonneuse et un arbre mort est tombée dans la mare, un tir n'est pas évident et récupérer une flèche ou un ragondin est quasiment mission impossible. J'aperçois quelques petits ragondins près de la berge de mon côté mais je dois les laisser rentrer à couvert sans pouvoir décocher. Je me décale sur la droite vers une zone ouverte où la mare avance dans le pré. Un petit ragondin laisse juste dépasser son museau de sous la berge, le tir est trop compliqué, je tente de me décaler sur sa gauche au-dessus de quelques terriers et tente quelques cris de petit ragondin mais l'effet n'est pas celui espéré. Des petits ragondins surgissent de la berge opposée et reviennent vers moi pour rentrer dans les terriers à mes pieds sans que je puisse tenter un tir au travers des branchages.

Je laisse tomber la mare et me dirige vers le lac. La végétation qui entoure la mare rejoint la bordure du lac au niveau de quelques saules dont 2 sont tombés sur le lac. C'est la zone où se trouvent les terriers sur ce lac. Je suis en train de repérer les terriers quand j'aperçois un gros ragondin qui vient droit sur moi puis un second le suit, je n'ai pas vu d'où ils arrivaient. Je les laisse venir mais ils biaisent vers le déversoir du lac sur ma droite. Je tente de me décaler un peu pour me poster plus vers le déversoir derrière un gros saule. Les ragondins ont repéré le mouvement et plongent l'un après l'autre, je reviens vers les terriers mais ne les vois pas venir. J'attends un peu et aperçois 2 autres gros ragondins qui reviennent vers moi. Méfiants, ils s'arrêtent souvent pour observer, je tente d'appeler avec des cris de petit ragondin mais ils plongent et disparaissent eux aussi. Encore 2 autres ragondins, l'un part vers le déversoir, l'autre vient vers les terriers, ils plongent mais cette fois je pense bien voir sortir l'un d'eux vers les terriers et me tiens prêt. Le temps passe, tout à coup, quelques bulles remontent à la surface à quelques mètres du bord et le mouvement des algues sous l'eau semble biaiser vers la gauche. J'arme mon arc, la tête du ragondin remonte dans les joncs immergés sur ma gauche. Je prends la visée rapidement au travers des branches des saules et décoche. Touché, le ragondin se débat avec ma flèche en travers. Le temps de me sortir des ronces pour aller achever mon ragondin, ce dernier plonge encore une fois en se débattant mais cette fois, il remonte juste à mes pieds.

J'ai encoché la flèche avec la lame d'HAVA ARCHERIE, j'arme doucement, le ragondin n'a pas bougé, je vise la tête et décoche. Le ragondin séché sur place flotte en surface. Je le récupère ainsi que mes flèches, la lame d'achèvement a perdu une lame en traversant le crâne du ragondin. Je fais demi-tour pour ressortir des ronces. Mon téléphone sonne, c'est ma copine qui m'appelle, je décroche et commence à discuter. Alors que je lui annonce que j'ai fait 2 ragondins, elle me dit que ça suffit pour ce soir en rigolant, c'est alors que je remarque un léger remous contre la berge, sous un tronc couché sur l'eau. Notre discussion terminée, je m'approche doucement du remous mais n'aperçois pas le ragondin assez tôt, il plonge. Je passe un moment à le chercher sans le voir remonter à la surface puis longe la bordure vers le déversoir pour voir comment les ragondins ont pu m'échapper. Je ne vois pas de terrier mais comprends vite que les ragondins ont dû fuir par le déversoir.

Je fais un tour du lac sans voir d'autre ragondin puis un tour de la mare où j'aperçois quelques petits ragondins perchés sur l'arbre mort couché sur l'eau. Le tir n'est pas évident, et je n'ai pas envie de perdre une flèche. Je remonte à la voiture. Je poursuis vers le lac où je pensais aller chasser avant de m'arrêter et me gare sous la digue. La luminosité décroit rapidement. A cette heure, les ragondins doivent être au gagnage sur la rive de droite. Je la longe donc tranquillement en direction d'un grand champ de colza qui borde le dernier 1/4 du lac. Des canards s'envolent régulièrement et avec eux mes espoirs de voir un ragondin. Au bout d'un moment, j'aperçois un sillon qui longe la berge en direction du colza, j'observe un peu puis, alors que le sillon se stoppe contre la berge, je reprends ma progression tranquillement. En arrivant au coin de la culture, j'aperçois un ragondin qui remonte sur la berge et commence à brouter sur la bande enherbée qui sépare le lac du colza. Un passage de tracteur longe à 5 mètres de la bordure du colza et va me permettre d'approcher sans bruit. Je réussis à le rejoindre sans être vu puis ayant à peu près repéré l'emplacement du ragondin, je progresse doucement en aveugle car la hauteur de la culture me masque le ragondin.

Arrivé à l'aplomb estimé du ragondin, je tente de m'en rapprocher en m'avançant doucement au travers de la culture mais j'entends le ragondin plonger juste devant moi. Je me précipite au bord du lac et me prépare à armer. Le ragondin ressort à environ 8 mètres. J'arme et prends rapidement la visée pour lui décocher une flèche à environ 10 mètres. Le ragondin de cul plonge au même moment et je donne un léger coup de bras vers le bas pour tenter de le toucher tout de même et y parvient. Le ragondin emporte ma flèche mais remonte rapidement pour revenir rapidement vers la berge et se plaignant. Je le pense mort dans les joncs quand un autre gros ragondin curieux vient vers moi par ma droite comme pour rejoindre le ragondin fléché qui est calé contre la bordure à 30 mètres sur ma gauche. Je m'agenouille et le laisse venir mais il s'arrête rapidement à environ 25 mètres, je lance des petits cris de ragondins, le ragondin repars et vient vers moi mais il biaise brutalement pour longer à 12 mètres environ de la berge, j'arme mon arc et prends la visée mais à la décoche, il plonge et évite ma flèche pour remonter un peu plus loin et partir en direction des terriers sur la berge opposée.

Je vais alors chercher mon ragondin que je pense mort mais alors que je l'aperçois à 5 mètres de moi dans les joncs, il repart en longeant la berge. La faible luminosité complique la visée et je décide de le laisser se recaler un peu plus loin mais, au moment où je m'approche pour en finir, il repart. Ce manège va se répéter encore 2 ou 3 fois puis le ragondin viens se caler au pied d'un peuplier. Cette fois, il me laisse avancer vers lui mais si je tire, je vais encore laisser une lame dans l'arbre. Je me décide tout de même à tirer tant que j'y vois encore un peu mais c'est à ce moment que le ragondin repars pour contourner le tronc. Au moment où il passe sur la droite du tronc, je lui décoche une flèche qui le cloue à une grosse branche du peuplier ressortant de l'eau. Le ragondin gémit et se débat et je me dépêche de le dégager en le prenant par la queue et en évitant ses dents pour l'achever d'un coup sec après avoir dégagé ma première flèche. Je dois encore laisser une lame dans l'arbre pour récupérer ma flèche. En me redressant, je suis surpris de voir que le ragondin que je pensais au terrier revient droit vers moi, certainement attiré par les plaintes du ragondin que je viens d'achever. Je n'ai plus assez de luminosité pour le tirer et malgré mes tentatives d'approches, je dois le laisser. La nuit tombe, il est temps de rentrer.

3 ragondins pour le 3 avril 2013

Alex

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 06:34

Ce matin, j'ai laissé ma copine à l'aéroport de Blagnac à 5 heures du matin, ce qui fait 4 heures de l'ancienne heure, elle part pour un weekend parisien jusqu'à mardi soir, je vais donc passer le weekend seul. Après une journée passé à glandouiller et à récupérer de cette courte nuit, je décide d'aller faire un tour au ragondin vers 18 heures. Je pars par Lasseube Propre, Durban, Loubersan sans voir de ragondin. Je fais une halte sur le petit lac avant Clermont Pouyguilles où nous avons fléché 2 ragondins avec Jean Pascal. Je me gare un peu après au bord de la route et gravit le talus du fossé pour m'approcher du lac. Une buse décolle du bord du lac puis plusieurs canards. Je me précipite au bord du plan d'eau et observe un gros remous qui est certainement dû à un ragondin qui vient de plonger. Je me poste rapidement entre le déversoir et les terriers mais un buisson me gêne sur ma droite si le ragondin ne refait pas surface avant de rentrer au terrier du déversoir et bien sûr, j'aperçois un sillon boueux qui fonce vers ce terrier. Le temps de me précipiter, le ragondin est rentré au terrier d'où sort un remous boueux. J'attends un peu et tente des cris de petits ragondins mais rien ne bouge.

Je repars à ma voiture. Je passe Clermont Pouyguilles et passe devant la mare aux ânes où j'aperçois un gros ragondin qui broute sur le talus qui remonte vers l'usine de textile au-dessus mais aussi un colvert posé sur la mare qui risque de compromettre une approche. Je fais demi-tour un peu plus loin puis reviens me garer à 400 mètres de la mare, au bord de la route. Je longe la route dans le semé de blé au bord de la route en direction de la mare. De loin, j'aperçois un second gros ragondin qui sort de la mare et rejoint le premier. Les ânes sont à l'autre bout du pré et ne risquent pas de me casser la chasse. Je me sers des arbres qui poussent le long de la berge opposée pour avancer sans être vu en alignant les ragondins derrière les troncs. Je parviens ainsi à arriver au bord du ruisseau mais le colvert décolle. Les 2 ragondins relèvent la tête. Je reste figé et attends un moment. Ils se remettent à manger. Je parviens à descendre lentement le talus du ruisseau. Un ragondin relève la tête, je me fige, il se remet à manger. Le premier ragondin broute de dos, le second est plein travers. Je franchis le ruisseau d'un bon et me fige. Les ragondins n'ont rien vu.

Je remonte doucement le talus et parviens à me positionner au bord de la mare sans alertés les ragondins qui sont à 10 mètres environ. Ils sont masqués par les branchages des arbres, je me décale doucement pour trouver une fenêtre de tir. Le ragondin de cul est partiellement masqué par un arbuste mais avance doucement. J'arme mon arc et lui décoche une flèche au moment où il se dégage. Sérieusement touché, il peine à se dégager de ma flèche restée fichée au sol. Le second revient vers la mare et s'arrête au ras de l'eau. J'ai le temps d'encocher une flèche. Il se met à l'eau et traverse tranquillement, j'arme vise et décoche. Ma flèche le touche en plein coffre, il plonge et disparaît un moment. J'ai peur qu'il soit rentré dans un terrier. L'autre ragondin se traîne et s'arrête au bord de l'eau derrière un arbre. J'encoche une flèche et me décale doucement en armant, je vise et décoche mais lui effleure la tête. Il réagit à peine d'un hochement de tête. Je réencoche rapidement et cette fois ma flèche pleine épaule sèche le ragondin sur place.

Pendant ce temps l'autre ragondin refait surface et tente de reprendre son souffle en levant la tête au ciel puis replonge et coule pour s'immobiliser sur le tapis d'algues à 50 cm sous la surface. Je fais le tour et le récupère avec mon lancer puis récupère le second ragondin et mes flèches. Je retourne à la voiture avec mes prises, une grosse femelle pleine et un beau mâle. Je pars maintenant vers la mare aux fraises de Loubersan. Je me gare au bord de la route et commence à descendre vers la mare. D'en haut, j'aperçois un gros ragondin qui se promène sur la mare au milieu des quelques colverts. Je me colle à la haie qui borde la droite du champ et rejoins la bordure du bosquet qui précède la mare. Je longe doucement le bosquet et aperçois un second ragondin au gagnage sur la berge à 30 mètres devant moi. Je me décale un peu vers le champ pour tenter une approche caché par le talus du plan d'eau mais il se met à l'eau.

Je me fige, il rejoint le ragondin qui tourne sur la mare et ils commencent à se chamailler en se tournant autour l'un de l'autre, l'un d'eux plonge par moment et l'autre le rejoint à chaque fois qu'il remonte et recommence à le taquiner. Occupés, ils me laissent descendre le talus jusqu'au bord de l'eau puis m'approcher au bout du pylône EDF qui sert de passerelle pour aller sur l'île au milieu de la mare. Un des ragondins vient vers moi en contournant un arbuste couché sur l'eau qui pousse sur l'île alors que l'autre disparaît derrière l'île. J'arme l'arc, le ragondin se présente plein travers à 8 mètres environ. Je vise son épaule et décoche. Il plonge et disparaît. Alors que j'attends, un autre ragondin se met à l'eau au coin de la digue à 30 mètres sur ma gauche. J'arme et le laisse venir mais il plonge trop loin. Je désarme. Une impression bizarre me saisit, je baisse les yeux et aperçois la tête d'un ragondin qui m'observe sous le pylône à l'entrée d'un terrier contre l'île. J'arme doucement et prends la visée, ma flèche se plante dans le ragondin qui plonge et emporte ma flèche, je le suis grâce à la traînée de bulles qu'il laisse derrière lui. Il surgit de l'eau et se traîne au milieu de l'île où il se couche. J'attends un peu puis traverse sur le pylône pour m'apercevoir que le ragondin est toujours vivant et tourné face à moi. Je l'achève d'une flèche de tête.

Je jette un coup d'œil sur des terriers qui remontent sur l'île à ma gauche et aperçois l'autre ragondin fléché que j'achève également d'une flèche de cou. Je récupère mes flèches et mes prises et remonte vers la voiture. Je pose mes ragondins dans le coffre de ma voiture et descends vers le lac de l'autre côté de la route. Je ne vois pas de ragondin sur le lac par contre plusieurs canards sont à la surface du plan d'eau dont quelques souchets qu'il est rare de voir dans le département. Au moment où les canards décollent un plouf retentit. Je cherche d'où vient ce bruit et aperçois un remous contre la berge opposée, le ragondin refait surface et la longe. Un autre ragondin s'est mis à l'eau au niveau de la digue et vient vers moi. Je me décale pour me camoufler derrière un arbuste mais le ragondin m'a vu et refuse de venir. Il plonge. J'attends un peu mais ne le voyant pas ressortir, je décide de faire le tour par la digue pour tenter de retrouver le ragondin d'en face mais le second ragondin qui s'était calé au coin de la digue plonge.

Je repars vers l'arbuste mais le ragondin ne ressort pas, les terriers étant sous l'eau, il est difficile de voir rentrer les ragondins. Je repars vers le ragondin d'en face mais alors que je suis au milieu de la digue, je le vois traverser le lac en biaisant vers les terriers du départ du lac. Je pars en courant pour l'intercepter mais il plonge à mon arrivée et disparaît. La nuit tombe doucement, je fais un tour du lac au cas où mais pas le moindre ragondin, je remonte à la voiture.

 

Le lendemain matin au lever du jour, je pars à Labéjan pour le lac du Lion. Le temps est à la pluie. Je me gare près des habitations et descends vers le lac mais pas le moindre ragondin près des terriers. Je traverse le ru au travers des ronces et commence à longe le lac. Au niveau des derniers peupliers, 2 gros ragondins se mettent à l'eau. Je fais vite demi-tour pour me poster en face des terriers. Le temps passe et rien ne vient. Je repars où les ragondins ont plongé et les cherche en longeant les ronces. Au bout de la bande de ronces un remous me fait penser qu'un ragondin s'était caché et a plongé mais au bout d'un moment rien n'a bougé. Je fais le tour du lac, en passant sur la digue, je lève 6 chevreuils en contrebas. Ils filent vers le haut du coteau en s'arrêtant régulièrement pour m'observer. Je poursuis ma route, en arrivant à 50 mètres des terriers, j'aperçois un sillon résiduel qui rejoint les ronces au pied des peupliers, je finis d'arriver au départ du lac. Une eau boueuse sort d'un des terriers. Un ragondin est rentré à couvert. Je traverse le ru et pars là où je pense trouver un ragondin. Le sillon résiduel longe maintenant la bordure de ronces. J'arrive au bout des ronces et à nouveau le même remous que tout à l'heure.

Je reste un moment en observation sans rien voir, j'insiste dans les ronces et aperçois un colvert qui s'avance doucement sur l'eau et plonge pour disparaître. Il se met à pleuvoir, au bout d'un moment je décide de longer les ronces sans succès puis je renonce et pars pour faire un dernier tour du lac. Arrivé en face de l'endroit où a plongé le ragondin, je l'aperçois calé contre la berge, immobile à juste 10 mètres devant moi, plein travers. J'arme, vise et décoche. Touché derrière l'épaule le ragondin met un moment à réagir puis il se dégage et longe doucement la berge, je lui décoche rapidement une seconde flèche en pleine tête qui le laisse sur place. Je récupère mes flèches et mon ragondin. Ma première flèche n'a traversé que l'épaule sans traverser le coffre. Le reste de la matinée sera calme, je ne verrai pas d'autre ragondin.

Les ragondins de Pâques, 31 mars et 1 avril 2013

Alex

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 06:32

Aujourd'hui, nous sommes en train de détapisser avec ma copine quand nous décidons de faire une petite pause. Je sais qu'elle adore les jonquilles et décide de la conduire au bord du Sousson, sur une zone où poussent des jonquilles sauvages que j'ai repéré en chassant le ragondin avec Manu. J'en profiterai pour faire une petite piste de sang pour Hémo. J'embarque donc du sang de chevreuil et une peau. En arrivant sur place, j'aperçois un gros ragondin au gagnage en me garant. Je le montre à ma copine et lui demande l'autorisation d'aller le flécher. J'ai mon arc dans la malle et ma veste polaire camo sur la banquette arrière. J'enfile la veste par-dessus mon vieux T-shirt mis pour détapisser, je porte un vieux jogging bleu à bande blanche et des tennis blanc et ma copine se moque de moi en me disant que jamais de la vie je n'arriverai à tuer ce ragondin.

Bien décidé à lui prouver le contraire, je pars en longeant une haie qui rejoint le bord du ruisseau à un peu moins de 100 mètres puis longe doucement la digue qui borde le Sousson. Le ragondin est à environ 50 mètres et me tourne brusquement le dos, j'en profite pour avancer rapidement, sur 20 mètres environ, jusqu'à ce que le ragondin se remette plein travers. Je reprends mon approche tranquillement en stoppant dès que le ragondin stoppe son repas ou relève la tête. Il est à 8 mètres environ de la digue du ruisseau. Pas à pas, j'arrive à me positionner à l'aplomb du ragondin et lui coupe ainsi la route pour son retour au cours d'eau. J'arme mon arc, vise et décoche. Traversé, le ragondin sursaute puis revient doucement vers le ruisseau en marchant de travers et en faisant le dos rond dans une posture menaçante tout en grondant.

En m'apercevant, il amorce une charge d'intimidation sur 2 mètres environ. Je réencoche et lui décoche une seconde flèche au défaut de l'épaule alors qu'il avance doucement. Le ragondin démarre mais tombe sur le flac à 2 mètres de la digue, se débat un peu puis s'immobilise. Je récupère ma seconde flèche mais ne retrouve pas la première. Je verrai ça plus tard. Pour ne pas faire attendre ma copine, je reviens en courant à la voiture avec un grand sourire. "Tu es content de toi ?" "Oui" "Ben pas moi, tu as tué un animal..."

Je récupère le sang dans une bouteille plastique au bouchon percé et pars rapidement tracer une piste en faisant goutter le sang dans le semé de blé en décrivant plusieurs virages. Je marque le bout de la piste et part chercher mon ragondin en courant que j'y dépose puis retourne en courant à la voiture sans croiser la piste. En arrivant à la voiture, je mets machinalement la main dans la poche de mon jogging et n'y trouve pas mes clefs. Je fais toutes mes poches sans succès. Je regarde si elles ne sont pas sur le contact et ne les y trouvant pas, je demande à ma copine si elle ne les aurait pas vu mais elle me répond que non. Je fais toute la voiture sans les trouver.

Je décide de faire ma recherche avec Hémo pour tenter de les retrouver alors que ma copine part chercher des jonquilles en prenant le chemin pris pour faire mon approche. Hémo prend vite la piste et retrouve sans difficulté le ragondin mais je n'ai pas trouvé mes clefs. Je tente de refaire mes trajets sans succès puis quadrille le champ par bandes mais impossible de trouver mes clefs, je retrouve tout de même ma première flèche. Il va bientôt faire nuit et il me faut me rendre à l'évidence, je ne les trouverai pas. Il me faut appeler quelqu'un. Je récupère mon ragondin et le met dans le coffre de ma voiture. Le président d'une chasse proche de chez moi où je réalise des tirs d'été depuis quelques années vient nous chercher. Je dois laisser ma voiture ouverte et vitre ouverte sans surveillance car ma copine ne veut pas rester seule. Je prends mon arc et Hémo et nous voilà parti mais, sur mon trousseau, se trouvaient également les clefs de chez moi, de mon boulot et de la voiture du boulot, j'ai fait très fort. Arrivé chez moi, reste le problème de comment rentrer. Je pense d'abord à casser la porte puis pense que la fenêtre du débarrât est peut être partiellement ouverte. C'est le cas, nous essayons de l'ouvrir totalement mais il me faut y aller à coups d'épaule. Heureusement elle s’ouvre sans s'endommager. Je récupère alors le double de mes clefs et ouvre la porte puis nous repartons chercher ma voiture qui n'a pas bougé.

Voilà comment transformer une petite sortie sympa en grosse galère, je me souviendrais souvent de ce ragondin. Je passerai 2 soirées de plus à chercher mes clefs sans les trouver. Nous reviendront tout de même avec un petit bouquet de jonquilles.

Mais quel con ! 23 mars 2013

Alex

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 09:39

Ce soir, après un long coup de téléphone, je décide d'aller faire un petit tour rapide à la chasse du côté de Castelnau Barbarens. Il fait beaucoup de vent et le temps est à la pluie, je sais que je ne verrai certainement pas trop de ragondin mais cela me fera une petite balade et me permettra de voir si les lacs du secteur, où je n'ai pas mis les pieds cette année, sont fréquentés.

En route, alors que je suis sur la commune de Pessan, la route longe à 50 mètres d'un petit ruisseau. J'aperçois un gros ragondin qui broute sur la rive opposée. Je me gare un peu plus loin puis contrôle le vent. Il souffle de gauche à droite. Je longe donc un moment la route avec le vent de dos puis arrivé à 200 mètres environ du ragondin, je traverse le champ et rejoins la bordure du ruisseau que je commence à longer d'abord rapidement, caché par une bordure de buissons et d'arbustes qui bordent le ruisseau puis je ralentis de plus en plus en me rapprochant pour finir par progresser pas à pas. Je m'arrête à chaque fois qu'il arrête de brouter. Le ragondin finit par me tourner le dos. J'en profite pour me positionner derrière lui, à découvert dans une interruption de la bande buissonneuse. Il est à environ 10 mètres et broute paisiblement de l'autre côté du ruisseau. J'arme mon arc, vise au-dessus de la queue et décoche. Ma flèche atteint son but et reste en travers du ragondin, stoppée par le sol. Le ragondin sursaute, se retourne grogne un instant puis se précipite au ruisseau où il chute lourdement.

J'ai déjà réencoché et suis prêt à armer mais le ragondin qui perd énormément de sang va vite s'immobiliser. Ma flèche ressort au défaut de l'épaule. Je le récupère à l'aide d'une grande branche puis retourne à ma voiture.

Je finis ma soirée sur 2 lacs de Castelnau mais les ragondins ne sont pas de sortie malgré les indices. J'apercevrai rapidement et de loin un gros ragondin rentrer à couvert dans une bande de ronces qui couvre une bande de terre séparant l'un des lacs en 2 parties.

Un gros pépère à l'approche, 22 mars 2013

Alex

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 11:51

En sortant du boulot, je pars faire un tour au ragondin, Hémo, mon teckel que je dresse pour la recherche au sang m'accompagne mais restera dans la voiture. Je commence par m'arrêter près du lac de Lasseube Propre, je remonte vers le lac et avance doucement sur la droite du lac derrière la berge surélevée qui abrite la plupart des terriers. Un remous attire mon attention contre la berge. J'arme mon arc et m'approche doucement. Un gros ragondin se détache doucement sur le lac. Je prends la visée et lui décoche une flèche. Il me semble le traverser mais il rentre en un éclair dans un terrier, seulement trahit par un sillon de bulles. J'attends un bon moment puis pars chercher une longue branche pour sonder le terrier. En introduisant la branche dans le terrier, je touche le ragondin à moins de 2 mètres de l'entrée, ce dernier ronne et s'enfonce dans le terrier. Je ne peux pas creuser à cet endroit sans abîmer la berge.

Je retourne à la voiture et continue vers Durban en surveillant la bordure du Cédon où j'ai repéré 2 jeunes ragondins en chassant avec Manu le weekend dernier. J'aperçois l'un d'eux au gagnage en bordure du ruisseau. Je me gare près d'une ferme et attends un peu que le ragondin, qui vient de relever la tête, se calme et se remette à manger. J'attrape mon arc et quitte la voiture pour m'approcher doucement du ragondin mais le second ragondin, que je n'avais pas vu sur le talus du ruisseau, démarre et rentre dans un terrier à 1 mètres au-dessus de l'eau, son confrère démarre au même moment et le suit. Je m'approche doucement du terrier et me poste un moment en face mais ils ne ressortent pas et je retourne à la voiture.

Je poursuis vers la mare où j'ai fléché un gros ragondin l'autre jour. Je me gare au départ du chemin d'accès à l'habitation et commence à descendre vers la mare. Une mère ragondin et ses 4 petits sortent des terriers du coin opposé gauche de la mare. Je tente de m'approcher doucement mais la mère me repère et fait demi-tour pour rentrer au terrier en ronnant. Ses petits n'ont pas compris ce qui se passait et sont restés sur la berge à 5 mètres des terriers. J'en profite pour me positionner rapidement sur les terriers. J'arme mon arc et vise la boule de petits ragondins mais ma flèche en effleure un sans le blesser. Ils plongent tous à l'eau. Je réencoche, un des petit remonte à la surface et vient droit sur moi, je lui décoche une flèche en pleine tête qui le clou sur place. Un autre petit rentre aux terriers sans refaire surface. Je réencoche et manque un autre petit qui me plonge la flèche.

J'ai repéré un autre petit qui s'est caché sous des joncs au ras de l'eau. Je m'approche doucement en réencochant mais il plonge et remonte 2 mètres plus loin contre un arbuste qui pousse au ras de l'eau. J'arme mon arc mais il me faut tirer au travers de branchages et ma flèche déviée manque de peu le petit ragondin qui plonge et part vers les terriers. C'était ma dernière flèche. Je me précipite pour la récupérer mais je perds un peu de temps pour passer au travers des ronces. Je réencoche et me précipite vers les terriers. Le petit ragondin ressort juste devant moi mais ne me laisse pas le temps de réagir et plonge pour filer droit au terrier sans remonter. J'attends un peu mais il ne ressortira pas. Je récupère mes flèche et ma prise puis retourne à la voiture.

Hémo est comme un fou de me voir revenir avec cette petite prise. Je reprends ma route. Un peu plus loin, un brocard et une chevrette; habitués des lieux, sont au gagnage au bord d'un bosquet sur la droite de la route. Ils me regardent passer tranquillement. Un peu plus loin, j'aperçois une silhouette inhabituelle dans un champ au bord d'un bois. C'est un jeune cerf que je juge 6 cors. Cette rencontre est très rare dans le Gers où le cerf est une espèce quasi inexistante. La fédération des chasseurs ayant décidé que cette espèce n'avait pas sa place dans nos campagnes, ils sont exterminés par les gardes de l'ONCFS au même titre que les daims échappés d'élevages pour finir à l'équarrissage, une véritable honte. Je poursuis ma route pour ne pas le déranger puis pars sur Labéjan vers le lac du Lion que je n'ai pas encore chassé cette saison.

Je me gare près de 2 habitations puis descends vers le lac. Je rattrape la bordure d'un ru d'environ 200 mètres qui démarre au milieu du champ et alimente le lac. Le ru est bordé d'une bande boisée que je longe en direction du lac. En arrivant près du lac, j'aperçois un gros ragondin au gagnage dans le regrat à 5 mètres sur la droite du lac à 40 mètres devant moi, je commence une approche lente en m'arrêtant à chaque fois qu'il relève la tête. Un second ragondin sort de l'eau et s'avance dans la végétation. Je reprends ma progression mais, alors que je ne suis plus qu'à 15 mètres des ragondins, mon téléphone sonne. C'est ma copine qui m'appelle. Je reste immobile. Les ragondins, debout sur leurs pattes arrière cherche d'où vient le bruit. La sonnerie cesse, les ragondins restent un moment immobiles puis se précipitent vers le lac.

Je m'avance rapidement pour me positionner devant les terriers situés au pied d'une ligne d'arbres et de ronces contre la berge opposée. Les ragondins sont rentrés aux terriers, les remous boueux sortant des terriers en attestent. Un tout petit ragondin se met à l'eau et rentre à couvert sans me laisser le temps de réagir. J'attends un peu puis tente des cris de petits ragondins. Tout à coup, un gros ragondin se met à l'eau à 50 mètres environ sur ma gauche, au pied de quelques peupliers qui poussent sur la rive opposée. Je poursuis mes appels, le ragondin biaise doucement pour rejoindre la berge, de mon côté, à 20 mètres environ sur ma gauche. Il est un peu loin et décide de tenter de le faire venir un peu plus. Il reste un moment immobile avant de faire demi-tour et de retraverser le lac en biaisant vers les terriers puis s'arrête à environ 15 mètres. Méfiant, il fait demi-tour pour repartir vers les peupliers. J'arme rapidement, vise et décoche. Touché, le ragondin plonge et emporte la flèche. Je ne le vois pas remonter.

L'eau bouge à l'entrée des terriers, je réencoche et attends un moment, le nez d'un ragondin pointe à l'entrée d'un des terriers. J'arme, prends la visée et décoche mais je manque le ragondin qui fait marche arrière rapidement. Je traverse le ru au travers des ronces et des branchages d'un peuplier tombé par le vent puis remonte le talus pour passer au-dessus de la ligne d'arbres en directions des quelques peupliers. Le ragondin blessé s'est calé entre 2 troncs couchés au bord du lac au pied des peupliers. Il ne bouge pas et me laisse arriver à environ 8 mètres. Une flèche ajustée au niveau de la nuque le sèche net. Ma première flèche était plantée dans l'abdomen et n'avait même pas traversé. Je pose mon ragondin sur la berge et récupère mes flèches. Je m'avance en longeant la bande de ronces qui borde cette berge du lac puis m'arrête pour rappeler ma copine.

Alors que je suis en train de parler, un gros ragondin en profite pour sortir des ronces, se coule dans l'eau et disparaît. Quelques minutes plus tard, ma conversation terminée, je reprends ma progression et longe la berge du lac en direction de la digue. un gros ragondin, qui vient de refaire surface, se dirige vers la berge. En m'apercevant, il plonge. Je prends le pas de course pour l'intercepter au niveau de la digue mais il remonte à mi-chemin. Je me fige et repars en courant alors qu'il vient de replonger. Un second ragondin est près de la digue et plonge en me voyant. Je passe derrière la digue et longe derrière pour intercepter le ragondin qui vient se caler contre la rive. J'arme mon arc et m'approche doucement mais impossible d'y poser les yeux dessus. Je le vois trop tard, il plonge.

Il fait presque nuit et il est de plus en plus difficile de voir les ragondins sur le lac. Je longe la digue sans voir le ragondin et commence à rentrer en longeant la rive côté gauche quand j'aperçois un gros ragondin immobile contre la berge à 10 mètres environ. J'arme, vise un moment car il est difficile de prendre la visée à cause de la faible luminosité puis décoche. Le ragondin touché et cloué au sol se débat et finit par se dégager de ma flèche. Il plonge mais remonte très vite et longe la berge. Je réencoche et le suit, il s'arrête au pied d'un arbuste, je lui décoche une seconde flèche et le touche, le ragondin ronne furieusement et monte sur la berge. Je réencoche et fais une boucle pour revenir sur lui à quelques mètres. Je lui décoche une flèche de face qui le sèche net. Je récupère mes flèches et mes prises et retourne à ma voiture où je retrouve mon chien en train de manger mon premier ragondin. Il est passé dans le coffre en sautant par-dessus la banquette arrière et a mangé la tête et une épaule du ragondin qui sera du coup moins présentable sur la photo.

Les ragondins du Lion et le Cerf, 21 mars 2013

Alex

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 11:48

Ce soir, il fait gris et il y a du vent, le temps n'est pas idéal pour aller chasser le ragondin mais je décide d'aller y faire un petit tour pour décompresser de ma journée de boulot. Je pars par Lasseube Propre mais pas un ragondin ne semble de sortie jusqu'à Durban où je fais une halte sur une grande mare. Je me gare au départ du chemin qui amène à l'habitation puis prends mon arc et descends doucement vers la mare. J'aperçois rapidement un gros ragondin au gagnage dans l'herbe au-dessus de l'angle opposée, sur la gauche de la mare. Il me faut être discret car il est à moins de 4 mètres des terriers. Je longe doucement la digue de la mare et parviens à aligner le ragondin derrière un des arbres qui bordent l'angle de la mare. J'arrive ainsi à approcher à découvert sans être repéré. Je gagne rapidement du terrain puis ralentis à environ 10 mètres du ragondin, je gagne lentement encore 2 mètres et me positionne à environ 8 mètres du ragondin. J'arme doucement mon arc alors qu'il se tourne face à moi. Je vise la tête et décoche. Un crac retentit et le ragondin séché tombe raide mort sur le flanc. Ma flèche, restée en travers de l'animal, est entrée entre les yeux et ressort dans un cuissot.

Pas d'autre ragondin dans le secteur, je récupère ma prise et retourne à la voiture puis pars pour le lac du Fources à Labéjan. De la route, il semble bien calme. Je me gare tout de même au bord de la route et descends par le passage de tracteur qui arrive, au milieu du colza, à la digue du lac. Un remous semble agiter le départ du lac et je finis par apercevoir un ragondin assis sur un tout petit îlot de terre dans l'ange opposée droit du lac. Je tente de m'approcher doucement. A ma grande surprise, le ragondin se met à l'eau et vient droit sur moi. Je me positionne derrière un roncier au bord de l'eau et l'attends. Il vient droit à moi mais arrivé à 10 mètres, le roncier m'empêche de tirer. Je tente de me décaler alternativement sur la droite et la gauche du roncier mais le ragondin bouge lui aussi et je ne peux le tirer sans m'exposer à découvert. Je tente des cris de petit ragondins mais impossible de tirer quand, tout à coup, le ragondin fait demi-tour et repars vers la berge opposée, j'arme et me décale rapidement pour lui décocher une flèche mais il plonge et évite mon tir.

Je réencoche et me décale rapidement sur la droite du roncier. Le ragondin refait surface à environ 18 mètres du bord. J'arme, vise et décoche mais une des vannes de ma flèche est mal collée et ma flèche se met à partir en vrille à 2 mètres du ragondin pour s'écraser lourdement et bruyamment dans le lac. Je réencoche rapidement, le ragondin qui n'a pas plongé et continue en surface droit vers les terriers. J'arme rapidement et reprends la visée, il est à 25 mètres environ et je lui décoche ma flèche alors qu'il n'est plus qu'à un mètre de son terrier. Touché, le ragondin plonge puis se débat avec ma flèche en travers avant de disparaître. Au même moment un autre ragondin que je n'avais pas vu dans les joncs près du terrier plonge et disparaît. Je fais le tour et retrouve mon ragondin avec ma flèche plantée dans la tête, calé contre la berge dans les joncs. Je lui décoche une dernière flèche d'achèvement et le sors de l'eau. J'ai eu beaucoup de chance de le toucher à cette distance !

Je récupère mes flèches à l'aide de mon lancer. Je pars sur la mare un peu plus loin en amont du lac mais pas de ragondin dehors. Je tente des cris de petits ragondin mais rien n'y fait. Je retourne vers le lac et aperçois, à environ 12 mètres, le haut de la tête d'un ragondin au milieu des joncs à l'entrée du terrier où le second ragondin avait disparu. J'arme, vise longuement et décoche. Le bruit de l'impact ne trompe pas. Je pars vérifier mon tir. Ma flèche est là où je la voulais dans la nuque du ragondin. Je le sors de l'eau et l'achève. Je remonte à la voiture avec mes 2 ragondins. Je ne verrai pas d'autre ragondin de la soirée.

Pas de témoin, 19 Mars 2013

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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