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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 19:22

Ce soir, je pars de chez moi vers 18h30, en route je décide de m'arrêter pour faire un sort à un ragondin que je vois depuis un bon moment à chaque fois que je passe sur cette route. Je me gare dans un virage, attrape mon arc, traverse la route et saute la glissière de sécurité pour descendre vers le petit ruisseau, juste en contre bas de la route. Je longe doucement avec le vent de face et comme d'habitude les ragondins sont là à 40 mètres devant moi entrain de brouter paisiblement. Je passe en mode prédateur, mes pas se font silencieux, mon approche calculatrice. Mon regard fixe mon but et je stoppe net dès que l'un des ragondins relève la tête. Ils sont 3, c'est la première fois que j'en vois autant sir ce secteur, il n'y en a souvent qu'un seul voir 2 au maximum. Ce sont des jeunes et le gros habituel n'est pas là. Je parviens assez facilement à 10 mètres des ragondins et tente de me rapprocher encore. Pas à pas, en rasant les arbres du bord du ruisseau, je me rapproche  quand l'un des trois rongeurs s'affole et fonce sur 1 mètre vers le ruisseau puis se fige le nez en l'air. Je me fige également. Au bout d'un moment, voyant que ses compères ne bronchent pas, il se remet à brouter et s'octroie même le luxe de me tourner le dos. Je suis à 7 mètres. J'arme mon arc et fait encore 2 pas tout doucement. Le plus éloigné du ruisseau me présente un bon 3/4 arrière alors que les 2 autres, côte à côte, sont de cul. Mon choix est fait, je vise le ragondin isolé et décoche. Il accuse le coup et met un moment à démarrer. Ma flèche est restée fichée à l'intérieur, arrêtée par le sol. Les 2 autres ragondins se jettent à l'eau alors que le blessé s'élance sur 2 mètres, le saignement est spectaculaire. Je me précipite mais il roule à moins de 3 mètres de l'impact. C'est fini pour lui. Je réencoche et jette un coup d’œil au ruisseau mais les autres sont à l'abri. Je ramasse ma prise sous les yeux incrédules des automobilistes qui passent à quelques mètres et retourne vers la voiture. Ma flèche rentre à l'arrière des côtes et ressort derrière la tête.

Un grand 6 dans les blés, 18 juin 2011

Je reprends la route et me gare devant chez le président de la chasse. Après avoir discuté un peu, je me prépare et pars en chasse. Le vent fort ce soir n'est pas bon et je décide de rattraper la route pour m'avancer plus en avant dans le territoire avant de revenir avec le vent de face. Je descends le chemin de pierres blanches avant de remonter vers la chapelle quand un mouvement me fait tourner la tête sur ma droite. Une chevrette coutumière des lieux et entrain de glaner sa nourriture dans un passage de tracteur au milieu du blé en me tournant le dos. Je suis à mauvais vent mais elle ne semble pas inquiète. J’attrape mon appareil photo et tente un cliché, elle est à moins de 15 mètres et le bruit de mon appareil lui fait lever la tête. Je me presse un peu pour prendre le premier cliché et voyant qu'il est flou, je tente un second mais la chevrette démarre et je la fige dans un bon au-dessus du blé.

Je la regarde s'éloigner en remettant mon appareil photo dans la poche de ma chemise et reprends ma route. Un peu plus loin un coq faisan suit de près une poule qui lui fausse compagnie en rentrant rapidement dans le blé. Je dépasse la chapelle et rejoins la route que je remonte vers l'angle d'un bois où je compte commencer ma chasse. Tout à coup, une tête de chevreuil m’apparaît furtivement dans le champ de féveroles sur ma gauche puis disparaît derrière la cassure du champ. Je longe rapidement derrière un bout de haie puis tente de retrouver le chevreuil du regard. Il m'a semblé qu'il s'agissait d'une chevrette mais la vision a été brève et lointaine. Impossible d'y poser les yeux dessus. Je siffle un grand coup pour lui faire relever la tête, rien ne bouge, je siffle une seconde fois et toujours rien.

Je quitte la route et m'avance dans les féveroles pour tenter de l'apercevoir derrière une bosse du champ. J'avance doucement mais la végétation est craquante. Tout à coup, une tache rousse me saute aux yeux, tout en bas du champ, près du fossé. C'est un chevreuil, il est immobile au milieu de la végétation épaisse. Je me baisse au maximum et tente d'avancer derrière le relief du champ puis ressors dans une parcelle de soja séparée des féveroles par une bande d'avoine sauvage. Je profite de cette végétation haute pour descendre baissé vers le ruisseau en surveillant le chevreuil qui ne bouge pas. Il est à plus de 100 mètres. Je rejoins une petite parcelle de blé et prends le passage de tracteur jusqu'au fossé puis reviens doucement dans les féveroles en longeant le fossé. Les arbres qui le longe me cachent le chevreuil et j'avance tout doucement mais à l'aveugle. Arrivé à l'endroit où se trouvait le chevreuil, plus rien, il s'est volatilisé. Je traverse le fossé et longe l'autre côté de la haie mais toujours rien. Je rejoins le blé et le retraverse pour rejoindre une bande étroite de maïs qui va me conduire contre le bois que je voulais rejoindre.

Je retraverse le fossé et remonte dans un champ de tournesol tout d'abord clairsemé puis très épais et presque aussi haut que moi. Un cheval magnifique, brun chocolat m'observe à 20 mètres sur ma gauche de son enclos et se met à me suivre curieux. Je ressors sur une autre route au sommet du champ et la traverse pour attaquer un autre tournesol. Je remonte par une bande clairsemée suite à une coulée de boue due à un orage. Pas de chevreuil dans le secteur. Je rejoins la bordure du bois en crête du champ et le longe à bon vent pour vraiment commencer ma chasse. La bordure du bois bifurque à 90° et plonge vers le fond de la cuvette du champ. Je la suis puis la longe ensuite en suivant le fond de la cuvette et direction d'un blé. Les tournesols sont plus hauts que moi et je n'y vois rien, je ne m'attarde pas et arrive au bord du blé. je scrute la surface des céréales pas un chevreuil en vue.

Je rattrape un passage de tracteur et remonte vers la crête du champ où je marque une petite pause d'observation. A plus de 150 mètres, j'aperçois alors un mouvement furtif à la surface des céréales, près de la bordure des tournesols, c'est un chevreuil mais à cette distance impossible d'en donner le sexe. Je décide de tenter une approche. Le vent fort est idéal. Je reviens vers les tournesols et les longe rapidement jusqu'au fond de la cuvette du champ où je perds mon chevreuil de vue puis remonte doucement le penchant opposé. La parcelle de tournesols s'avance dans le blé en direction du chevreuil qui doit être maintenant à environ 100 mètres. Je bifurque et longe entre le blé et le tournesol avec le vent face à moi. Quelques pieds de tournesol ont été cassés par un brocard. Mon approche se fait de plus en plus silencieuse alors que je me rapproche. Arrivé au coin des tournesols, je remonte un peu, très très lentement pour tenter d'apercevoir le chevreuil. Tout à coup, des bois surgissent du blé à moins de 15 mètres sur ma droite. Je me fige. Le brocard rebaisse la tête, je remonte tout doucement pour me positionner à l'aplomb de l'animal. Il redresse à nouveau la tête. Je me fige. Impossible de savoir vraiment dans quelle position il se trouve. Il rebaisse la tête. Je m'avance encore un peu puis m'arrête un instant pour l'observer baissé au ras du blé. Le brocard relève régulièrement la tête, il se lèche l'épaule puis semble se retourner et fait quelques pas vers ma gauche. Ca y est, je connais son sens de marche. Je commence mon approche, très lentement, en écartant le blé du bout du pied avant de le poser au sol, je gagne petit à petit du terrain. Je me fige et me baisse à chaque fois qu'il redresse la tête et avance dès qu'il la baisse. Il me faut m'approcher très près car le blé est haut et je ne vois pas le chevreuil. Encore quelques pas et j'arrive dans une zone de blé versé. Il n'est plus qu'à 8 mètres. Je me baisse le voyant redresser la tête puis recommence mon approche avec des précautions de plus en plus accrues. 5 mètres nous séparent, il baisse la tête, je me redresse et arme mon arc. Il se redresse et je devine sa position plus que je ne la vois. Mon viseur se cale, ma flèche part. Avec la force du vent je n'ai pas entendu l'impact mais le chevreuil surgit des céréales et fait demi-tour pour descendre rapidement à grands bonds vers le fond de la combe. Le sang coule abondamment au niveau du défaut de l'épaule et je suis assez confiant. Je l'observe dans sa fuite sans bouger et le vois ralentir à près de 60 mètres. Il chancelle puis bascule et chute lourdement. C'est terminé pour lui.

Je pose la main sur la poche de ma chemise et constate que mon appareil photo n'y est plus. Non, j'ai oublié de reboutonner la poche et lors de mes approches, j'ai dû le faire tomber en me penchant. Il est encore tôt, je pars chercher mon chevreuil, la piste de sang est très facile à suivre, le rouge ressort bien sur le doré du blé. Je retrouve mon chevreuil là où je l'avais vu tomber. Ma flèche rentre 15 cm derrière l'épaule et ressort en face au défaut de l'épaule. Le bracelet apposé, j'appelle le président de la chasse pour qu'il vienne chercher mon chevreuil en voiture. La recherche de ma flèche sera vaine car le blé est trop épais pour la retrouver et je ne vais pas piétiner toute la culture. Je remonte vers la route par un passage de tracteur et attends le président. Je lui laisse mon chevreuil et pars refaire mon circuit pour tenter de retrouver mon appareil photo. Je redescends à travers un colza moissonné vers les féveroles quand j'aperçois un chevreuil qui m'observe tout en bas dans le passage de tracteur de la parcelle de blé, il semble que ce soit une chevrette. Je passe derrière une haie qui longe un fossé sur ma droite et descends pour tenter de le voir de plus près quand un second chevreuil surgit des céréales. C'est le brocard, il file à travers blé puis remonte à travers un tournesol clair semé vers un petit bosquet au ras de la route. La chevrette disparaît comme par magie dans le blé. Je la relève en arrivant au ras de sa position.

Je cherche dans les féveroles sans succès puis refait mon circuit sans plus de réussite. Je lève un autre brocard dans le dernier champ de tournesol mais mon appareil restera introuvable. Je rentre à la nuit pour m'occuper de mon chevreuil que je prendrai en photo le lendemain matin avec un APN prêté.

Un grand 6 dans les blés, 18 juin 2011

Alex

 

Trophée :

Un grand 6 dans les blés, 18 juin 2011
Un grand 6 dans les blés, 18 juin 2011

Atteinte :

Un grand 6 dans les blés, 18 juin 2011

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 19:20

Ce soir, je décide d'aller me poster dans un bosquet très fréquenté par toutes sortes de gibiers, renards, chevreuils, sangliers... Ce petit bois est longé par la Vieille Osse. Je me gare au bord d'un chemin de terre puis traverse l'Osse, par un petit pont, en direction de la vieille Osse qui est toujours en eau malgré la sécheresse.  Quelque chose vient de se mettre à l'eau au niveau d'un tronc couché sur l'eau. Je m'avance rapidement vers une trouée dans la végétation et constate qu'il s'agit d'une cane colvert et de sa progéniture.

Un ragondin qui a failli me coûter cher, 4 juin 2011

Je les laisse en paix et poursuis, vers le ponton qui traverse le cours d'eau en direction d'une vielle palombière puis la dépasse et ressors dans le champ de l'autre côté du bois. Le champ de blé qui devait avoir été grillé par la sécheresse a été broyé et il semble que l'agriculteur ait ressemé quelque chose par-dessus, certainement du tournesol. Je longe un peu le bosquet vers un passage qui rerentre dans le bois puis m'enfonce dans un sous-bois assez clair, au milieu de petits frênes. Le sol est parcourus d’innombrables coulées et les sangliers ont laissé par mal de traces de boue sur les arbres et la végétation. Je me poste à 30 mètres dans le bois, la vieille Osse à 30 mètres sur ma gauche et un gros roncier à 30 mètres sur ma droite.

Le temps passe et mis à part quelques petits rongeurs et quelques passereaux rien ne bouge. Vers 21h30, je décide de quitter mon poste pour aller me promener autour du bois. Je fais donc demi-tour et ressors par où je suis rentré. Avant de faire le tour du bois, je vais aller jeter un coup d’œil sur un petit lac en bordure d'un autre bois tout proche. Je longe un peu le bois pour arriver à un passage qui traverse une grosse haie. Un brocard et une chevrette qui broutaient en bordure de la vielle Osse à plus de 100 mètres sur ma droite viennent de me repérer et me fixe un moment. Je bifurque et longe la haie vers le petit lac alors que les chevreuils s'éloignent en longeant le cours d'eau.

Le chemin de terre qui longe le lac est ponctué de flaques laissées par le dernier orage. Des traces de sanglier et de renard ont marqué le sol depuis la dernière pluie. En me rapprochant du lac, j'aperçois un remous contre la berge de mon côté. J'encoche une flèche avec une lame ayant déjà servi et m'avance doucement. Le ragondin, qui était affairé à sa toilette sur un arbre mort couché en travers du lac, se met à l'eau. Je me rapproche doucement alors qu'il traverse, en zigzagant et en s'arrêtant plusieurs fois pour ronner, vers la berge opposée. Je n'ai pas pris ma canne à pêche et je n'ai pas envie de laisser une flèche sur le lac. Je le regarde donc s'éloigner mais, arrivé près de la rive opposée, il se positionne plein travers et gronde son mécontentement. 25 mètres nous sépare mais je vais lui apprendre à se moquer de moi. Ma flèche sera facilement récupérable.

J'arme, vise longuement et décoche mais le ragondin plonge au même moment et ma flèche le touche trop en arrière restant coincée en travers de l'animal. Le ragondin zigzague sous l'eau en essayant de se débarrasse de ma flèche qui fend la surface de l'eau. Ma lame de chasse se ballade à 20 cm au-dessus de la surface. Je fais rapidement le tour pour tenter d'achever le ragondin. Arrivé près de ma zone de tir, j'ai du mal à distinguer son remous car l'eau bouge de toute part. Un second ragondin de petite taille se met à l'eau d'un arbre mort et revient vers la berge. Je le laisse se rapprocher un maximum du bord pour pouvoir récupérer ma flèche et décoche mais je passe juste au-dessus. Il plonge et remonte au milieu du lac où il s'immobilise. Ma flèche dérive doucement vers la berge et je la laisse faire.

Je pars à la recherche de mon gros ragondin blessé. Je longe doucement la berge quand un gros remous m'indique qu'il vient de plonger. Je suis passé juste à côté sans le voir. Le ragondin refait surface à quelques mètres de la berge et gronde. J'arme mais les branches basses m'empêchent de décocher puis le ragondin revient droit sur moi mais en longeant sous une grosse branche qui le protège jusqu'à la berge sans me laisser la possibilité de décocher.

Il retourne sous la berge. Je pose mon arc et m'agenouille pour me pencher et tenter de l'apercevoir sous la berge quand mon appareil photo tombe à l'eau. J'avais oublié de boutonner ma poche de la chemise ! Non !

Le ragondin gronde sous la berge et par reflet j'aperçois ma lame de chasse, il n'est donc pas loin. La priorité est de tenter de récupérer mon appareil photo. Je suis fou de rage. Je me positionne à plat ventre sur la berge, me cale contre des arbres et plonge mon bras dans l'eau. Le ragondin mécontent m'inquiète un peu car il est à moins de 1 mètre de mon bras mais il se contente de ronner. Heureusement le lac n'est pas profond et je retrouve rapidement mon APN mais il a dû prendre l'eau. Je le pose sur la berge.

"Maintenant à nous 2 mon petit". A y avoir laissé mon appareil photo, il me faut retrouver mon ragondin. Je me couche donc à nouveau sur la berge et regarde sous les racines. Ma flèche est là, je vois la lame. Je saisis ma flèche et tente de sortir le ragondin qui résiste et proteste. Je tire sur la flèche et la sentant sortir du ragondin je la réenfonce. Le ragondin ne tient que par l'empennage et je crains qu'il ne se dégage. Je renfonce donc régulièrement ma flèche et lutte ainsi pendant près de 10 minutes avec le myocastor qui finit par lâcher prise et je le sors de sa cachette en tirant sur la flèche. Ma flèche est en travers de son bassin. Ma position est délicate, car le ragondin peut m'attraper la main à tout moment et couché à plat ventre il m'est difficile d'être réactif.

Je lutte un moment et parviens à lui attraper la queue avec la même main qui tient déjà la flèche puis je lutte pour me redresser avec une seule main tout en tenant le ragondin par la queue à bout de bras. Je finis par réussir à me relever et dégage ma flèche avant d'achever le ragondin d'un coup sec. Je regarde alors mon appareil. Le compartiment des piles n'a pas pris l'eau mais le bloc optique n'a pas eu cette chance. Je ne peux plus prendre de photo car l'écran est tout violet. Je suis dégoûté.

Ma seconde flèche est irrattrapable sans ma canne à pêche. La nuit tombe déjà et je n'ai plus trop la tête à la chasse. Je rentre. Je reviendrais le lendemain chercher ma flèche et miracle après une journée de séchage au soleil mon appareil s'est remis à fonctionner.

Un ragondin qui a failli me coûter cher, 4 juin 2011

Alex

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 10:37

Aujourd'hui, j'attends un colis livré par FedEx et il doit arriver entre 9 heures et 18 heures ! Je ne peux donc pas aller chasser bien loin de chez moi ce matin. Du coup, je décide d'aller faire un tour au ragondin sur le canal de Tachoires. En route, au pied de la côte d'Haulies, après avoir passé l'Arratz, un brocard traverse dans mes phares et s'arrête à 10 mètres sur la gauche sur la prairie fauchée pour me regarder passer. Arrivé vers 5h45, je me gare au bord de la route et me prépare en regardant vers ma zone de chasse.

Un sortie au ragondin, 3 juin 2011

Une fois prêt, je descends vers le lac où j'ai blessé un ragondin sans le retrouvé la semaine dernière. Une poule d'eau décolle en bordure de la largeur du plan d'eau qui semble sinon assez calme. Je me rapproche du canal et aperçois un gros ragondin qui se met à l'eau sur ma gauche. Je me rapproche doucement et me cale au bord de l'eau quand je l'aperçois. Il vient droit sur moi, j'arme et le laisse venir. La luminosité n'est pas encore optimale pour un tir et je peine un peu à l'aligner dans le viseur alors qu'il va me passer devant. La visée prise je décoche alors qu'il est à 3 mètres et le traverse mais trop en arrière. Le ragondin plonge et semble filer sur ma droite. Je réencoche et attends immobile espérant le voir ressortir. L'eau s'agite sur ma gauche et j'aperçois un ragondin qui se débine. Je m'avance à sa rencontre et le perds un instant de vue quand tout à coup, j'aperçois mon ragondin blessé calé contre la berge opposée. Il est face à moi, j'arme, vise et décoche. Touché le ragondin plonge et remonte rapidement avec ma flèche resté à l'intérieur. Elle rentre près de l'oreille jusqu'à l’empennage et ressort entre les pattes arrière. Le ragondin tente de remonter sur la berge opposée puis renonce et coule à pic. Le courant est quasi nul et j'espère le repêcher en faisant le tour par le moulin.

Je pars donc vers le moulin en longeant la canal sans voir de ragondin. Je contourne le moulin et aperçois furtivement un ragondin qui se met à l'eau et file, trahit par sa traînée de bulles, vers le terrier au niveau du resserrement du trou d'eau. Je cours pour me positionner au-dessus du terrier et tente de franchir le fossé, qui arrive de la route, d'un bon mais je chute lourdement contre le talus de la opposé. Je me relève rapidement et arrive au-dessus du terrier alors qu'une masse sombre arrive rapidement sous la surface de l'eau. Juste le temps d'armer et de lui jeter une flèche au ras de l'entrée du terrier. Ma flèche qui l'a atteint à l'arrière de la tête vient de le sécher sur place.

Un sortie au ragondin, 3 juin 2011

Je récupère ma prise et la pose sur la berge, c'est une femelle, puis je pars chercher mon premier ragondin. En sondant le fond avec le bout de mon lancer, je parviens à le remonter, c'est un très gros mâle. Je le lance sur la berge opposée et fais le tour pour revenir vers la voiture. Je récupère le second ragondin au passage. Je longe le lac à la recherche d'un ragondin mort car je sais que ma flèche de la semaine dernière était mortelle. Tout à coup, je trouve des entrailles sur la pelouse tondue et un peu plus loin la dépouille presque totalement dévorée de mon ragondin. Les renards l'ont trouvé avant moi. Je suis passé juste à côté tout à l'heure sans le voir !

Un sortie au ragondin, 3 juin 2011

Je récupère mon second ragondin et retourne à la voiture. Je pars pour le lac du producteur de foies gras sur Castelnau Barbarens. Il n'est que 6h20, j'ai encore le temps. En chemin, je coupe la route à un brocard qui voulait traverser la chaussée et le retourne vers le champ. Un peu plus loin, un gros lièvre est assis au bord de la route. Près de Lamaguère, c'est un renard qui traverse un pré fauché au milieu des balles rondes pour rejoindre le bois en haut du coteau.

J'arrive sur place alors que le soleil se lève à l'horizon.

Un sortie au ragondin, 3 juin 2011

Des colverts sortent de sous les saules du coin du lac, s'avancent sur l'eau puis s'envolent. Un lapin s'enfuit en longeant les parcs à canards. Je fais le tour du lac sans voir de ragondin. Je pars donc vers les lacs de Pépieux un peu plus loin. Un lièvre traverse la route à 50 mètres devant ma voiture. Peu après le carrefour de la route d'Aubiet un grand brocard est au gagnage sur la gauche de la route.

Arrivé sur place, je me gare près des bâtiments agricoles et pars en longeant le premier lac par la droite. Quelques poules d'eau se débinent en m'apercevant et rentrent à couvert. En passant la bande de terre couverte de ronce qui coupe le lac en 2, j'aperçois un ragondin qui biaise pour rejoindre la berge opposée et rejoint un second ragondin affairé à sa toilette au bord de l'eau. Je m'avance doucement et tente de passer devant eux sans me faire voir pour faire le tour et les approcher par la berge opposée mais ils m’aperçoivent et remonte vers leur terrier que la baisse du lac a éloigné de l'eau.

Un sortie au ragondin, 3 juin 2011

Je continue un peu mais plus rien ne bouge, je pars pour le second lac. Des dizaines de colverts sont posés à la surface du plan d'eau. Je m'approche doucement et les fait décoller. Le vol fait une grande boucle pour revenir me passer au-dessus de la tête. Arrivé au bord de l'eau, je fais décoller quelques canards retardataires, je longe le lac par la gauche au milieu des hautes herbes qui entravent ma progression. J'avance un moment sans rien voir quand tout à coup, un gros ragondin refait surface à 30 mètres devant moi avant de m'apercevoir et de replonger pour filer dans un terrier immergé sous la berge. Je me rapproche mais il est bien à l'abri et ne ressortira pas. Je continue mon chemin et fait partir un chevreuil au milieu du blé au-dessus de la berge opposée. Pas d'autre ragondin pour ce matin, je rentre

Un sortie au ragondin, 3 juin 2011

Alex

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 05:51

Ce matin, le ciel est couvert, la nuit est noire sans la moindre étoile et le vent souffle fort. Je pars chasser sur un lac entre Loubersan et Clermont Pouyguilles. Je descends le chemin de terre qui conduit au lac puis attends un peu que jour se lève. Je pars vers le lac puis longe sous la digue pour attaquer par la rive gauche. Des colverts s'envolent et troublent la quiétude de l'aurore. Un peu plus loin se sont des foulques qui se coursent sur l'eau. Je passe le bout de haie qui borde le lac, dans le virage de la berge, face à moi, une cane et ses jeunes déjà presque emplumés sont posés au bord de l'eau et fuient en se dispersant sur la lac. Tout ce remue-ménage n'est pas idéal pour voir des ragondins. Je rejoins la bande de genets au-dessus des terriers. Un sillon se dessine un peu plus loin et rejoint la berge de mon côté.

Ce soir, je ne suis plus très motivé pour chasser le ragondin, j'attends impatiemment le 1ier juin pour pouvoir me mesurer au petit prince. Je décide d'aller faire un tour et prends tout de même mon arc au cas où. Je pars de chez moi vers 19 heures. En passant près d'une mare à Durban, je décide de m'arrêter pour voir si les ragondins seraient de sortie, j'en ai vu 6 mardi et il semble que la mare soit très fréquentée en ce moment. Je me gare au départ du chemin d'accès à la résidence secondaire qui domine la mare et descends tranquillement vers le point d'eau. Les saules qui bordent l'angle de la rive droite me cachent tout d'abord la mare mais à mesure que je me rapproche la surface de l'eau se dégage et j'aperçois un remous au milieu de la digue qui borde le chemin. Encore quelques pas, c'est un ragondin. Je m'arrête et me baisse pour l'observer. Il me tourne le dos et grignote quelque chose en surface. Il plonge puis reprends sa place rapidement et se remet à grignoter. Il semble qu'il cherche sa nourriture sous l'eau. Il replonge assez rapidement. Je me décale pour pouvoir avancer caché à la vue du ragondin par le talus de la rive.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Le myocastor refait surface et poursuis son repas. Je me fige. Il finit par replonger et j'avance rapidement de quelques pas puis me fige alors qu'il refait surface. Encore 3 plongeons et je parviens à me positionner à 7 mètres du ragondin mais cette fois il remonte plein travers et écoute. Une voiture est sur le départ dans la cours de la ferme près de ma voiture, les discutions à voie hautes et les claquements de portières ont inquiété le ragondin, puis la voiture démarre en klaxonnant pour dire au revoir et le ragondin démarre pour rejoindre le terrier au coin gauche de la mare. J'arme mon arc et vise le fuyard. Je lui décoche ma flèche alors qu'il tente de plonger et le frappe pleine épaule. Le ragondin s'enfonce difficilement sous l'eau en tordant sa queue en tous sens puis remonte en surface presque immédiatement et sans vie.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Je pars chercher mon lancer oublié à la voiture et reviens pour récupérer mon ragondin mais alors que je tente de le rapprocher du bord, un petit ragondin se met à l'eau sur la rive de gauche. Il avance sur l'eau en direction de la rive opposée. Il m'a vu et hésite car il veut revenir vers le terrier où se dirigeait le gros ragondin mais ma présence le gène.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Après plusieurs arrêts sur l'eau, il finit par regagner la berge opposée. Je le laisse faire et poursuis mes tentatives pour récupérer mon ragondin.

Je surveille tout de même dans mon dos pour tenter d'apercevoir le petit ragondin que j'ai perdu de vue sous les joncs quand un remous près de l'angle droit de la mare m'interpelle. Tout à coup, le petit ragondin refait surface sous le grand saule au coin droit de la mare. Je pose mon lancer et me rapproche doucement. Il est immobile et me tourne le dos. A 6 mètres de lui, j'arme et me baisse pour lui décocher une flèche sous les branches basses mais je passe au ras au-dessous et il plonge.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Je laisse faire et repars à mon lancer. Au bout d'un moment, un remous à mes pieds et le temps de baisser les yeux, j'aperçois une traînée boueuse et bulleuse qui file droit vers le terrier sous la surface. Je continue à rapprocher mon ragondin mort quand un second remous agite l'eau à mes pieds puis un petit ragondin ressort à 2 mètres sur ma gauche et se fige un instant avant de replonger pour rentrer au terrier. Ma prise récupérée, je me rends compte que ma flèche a été stoppée net par le ragondin et, n’a même pas traversée, la lame est à l'intérieur de cette grosse femelle ! C'est incroyable !

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Je récupère ma seconde flèche et retourne à ma voiture puis je pars pour un grand lac de Labéjan. Je me gare sous la digue et remonte pars le côté droit du lac. Je fais démarrer une poule d'eau et s’envoler un héron en arrivant près du lac. Je longe tranquillement la berge, une cane colvert surgit de la végétation de la rive et se met à l'eau en battant de l'aile. 3 canetons déjà grands se mettent à l'eau et s'éparpillent en surface et poussant de petits cris alors que leur mère tente toujours de faire diversion. Un peu plus loin, quelques colverts décollent. Il est encore tôt pour ce lac et rien ne bouge. Je range ma flèche et décide d'aller faire un tour histoire de tuer le temps. Je pars faire le tour du grand bois en amont du lac. Je passe le passage busé et longe une parcelle de blé puis le semé de maïs qui longe le bois. Un lièvre se promène.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Je l'observe un moment puis il m'aperçois et rentre dans la parcelle de blé un peu plus loin. A l'angle du bois, je monte doucement à travers le blé par un passage de tracteur. Les blaireaux ont déjà fait pas mal de dégâts sur la culture. Un peu plus haut le bois fait un angle droit, un chevreuil détale en bordure du couvert et m'aboie en s'éloignant. Je continue et un peu plus loin je fais démarrer un autre chevreuil puis encore un autre. Les geais poussent les cris dans le petit bosquet en contrebas. Je reviens vers la voiture en longeant le ruisseau d'alimentation du lac. Les sangliers se sont promenés dans les herbes hautes et leurs passages sont bien marqués, ils ont donné quelques coups de nez au bord du bois. Je longe maintenant un semé de tournesol qui s'étend jusqu'au lac et, à nouveau, un chevreuil démarre dans le bois. Arrivé au passage busé, un remous m'interpelle sous la végétation tombante près d'un terrier de ragondin. Je réencoche ma flèche et tente de me positionner pour identifier l'animal mais c'est une cane colvert qui décolle en poussant un cri de surprise. Je retourne vers la voiture sans voir de ragondin.

En route, je regarde si les chevreuils sont de sortie sur mon terrain de chasse de cet hiver. Une tête dépasse du champ de blé en contrebas. Je rejoins la départemental et pars vers Clermont Pouyguilles. J'aperçois 3 chevreuils au gagnage dans les cultures et les prés du bord de route. Arrivé au village, je remonte vers une ferme abandonnée ou je laisse ma voiture et descends vers le lac en contrebas. Pas de ragondin pour ce soir, je longe la berge vers le bout du lac et fais décoller 2 hérons. Je pars à pied vers le second lac un peu plus haut. Les vaches ont été mises dans la prairie. Pas le moindre chevreuil ni renard dans le secteur.

Arrivé sous le lac, je remonte la digue. Un remous longe la digue, je m'avance tout doucement prêt à armer mais il s'agit d'une poule d'eau qui se glisse sous une avancée de la digue. Je pars, par la gauche du lac, vers les terriers mais rien pour ce soir. Je longe le bois par le chemin forestier vers un angle du lac où je me cale en observation un instant. En baissant les yeux au sol, quelle n'est pas ma surprise d'apercevoir un cèpe sous un arbuste alors qu'il n’a pas plu depuis des lustres.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Je ramasse ce champignon qui agrémentera mon repas de ce soir .Un gros remous apparaît sous les branches basses, à ma gauche, contre la berge. Je me décale un peu mais pas moyen de voir de quoi il s'agit et le remous cesse. Je coupe l'angle du bois espérant trouver un autre cèpe mais rien. Mes pas sont très bruyants sur les feuilles mortes bien sèches. En revenant vers le lac, un gros remous devant les terriers me fait espérer voir un ragondin mais je m'avance doucement pour me rendre compte qu'il s'agit d'un couple de colverts. Le mâle m'aperçoit et décolle entraînant la cane.

Je reviens vers la voiture. Toujours pas de ragondin sur le premier lac. La luminosité baisse rapidement et je pars vers la mare aux ânes. Je me gare au bord de la route et pars à travers le blé en direction du point d'eau. Je ralentis et arme en me rapprochant du ru. Je tente d'apercevoir un ragondin mais je l'aperçois trop tard. Un petit ragondin plonge juste en face de moi et vient se caler sous la berge à mes pieds. Je tente de l'apercevoir quand il décide de traverser le ru, j'arme à nouveau mais je n'ai pas le temps de tirer. Il plonge et remonte un peu plus à gauche de moi. Les arbustes me gênent pour tirer et le ragondin regagne son terrier où sa mère gronde fortement.

Je traverse le ru et me rapproche de la mare d'où se débinent 2 poules d'eaux. L'entrée des terriers est boueuse, j'ai manqué les ragondins de peu. Je fais le tour de la mare puis reviens vers le ru pour me poster un instant face au terrier ou le ragondin gronde toujours. Au bout d'un moment, je comprends qu'il ne sortira pas et je pars en longeant le ru vers un autre petit plan d'eau plus en amont.

J'avance doucement sur la bande enherbée, au milieu des herbes hautes quand tout à coup, une chevrette se lève devant moi et traverse le blé, à grands bons, en direction d'une grosse haie épaisse sur ma droite. Je continue, un autre chevreuil, avance tranquillement en broutant à flanc de coteau, à 150 mètres sur ma droite. Je continue ma route et il finit par m'apercevoir, il se fige, tête haute et me surveille puis alors que je le dépasse, il démarre et part à grands bons. Je traverse un fossé profond puis longe maintenant un colza semence quadrillé de bandes de mâles broyés. Devant moi, quelque chose m'intrigue, il me semble apercevoir une tête de tournesol mur tombée au sol. Je me rapproche incrédule quand je m'aperçois qu'il s'agit d'un très gros hérisson.

Une promenade en soirée, 26 mai 2011

Il sursaute et grogne alors que je le touche, ce n'est pas un commode celui-là !

Je poursuis ma route et la luminosité baisse maintenant très vite. Pas de ragondin sur le petit plan d'eau. Je range ma flèche et retourne vers la voiture. Il fait maintenant trop sombre pour chasser. Je décide de revenir par la bordure du bois que je longe un moment puis je reviens vers le ru à travers un semé de maïs. Tout à coup, en arrivant près de l'enclos des ânes. Un mouvement à 15 mètres devant moi me fait stopper net. Je force un peu mes yeux et aperçois un gros blaireau qui longe une bordure de ronces. Il stoppe et m'observe un moment puis disparaît dans les ronces. Je retourne à la voiture et je rentre.

 

Alex

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 13:37

Je me poste et attends un peu. Une foulque s'avance sur l'eau mais pas le moindre ragondin. Je décide de faire demi-tour et de rejoindre le coin du bosquet contre la berge opposée. Au premier mouvement un colvert décolle contre le bosquet et se met à décrire des cercles au-dessus du lac en cancanant. Il se repose près de la digue et redécolle alors que je me rapproche et recommence son manège. Je rejoints le coin du bosquet alors que le palmipède qui a décidé de me pourrir ma chasse continue à tourner au-dessus du lac en donnant l'alerte. Je renonce et remets ma flèche sur mon carquois. Je remonte le long du bosquet et arrive au sommet du coteau.

Une tête de chevreuil dépasse du blé près du ru, au fond du vallon. Je décide de tenter une approche pour voir l'animal de plus près. Je me cale contre le bord du bois qui longe la droite du blé et descends tranquillement. Le vent latéral est bon. Arrivé près du ru je m'avance doucement par un passage de tracteur en direction du chevreuil que le relief du champ me cache. Je finis par réapercevoir la tête de la chevrette à 40 mètres devant moi. Je décide d'arrêter là mon approche pour ne pas la déranger au cas où elle serait avec son petit.

Je reviens vers la voiture. En remontant le chemin de terre une chevrette se lève du blé sur la droite du chemin et file dans les céréales à grands bons avant de disparaître derrière le talus croissant du chemin. Je me gare un peu plus loin près des serres et descends vers la mare qui semble très calme. Je longe la haie alors que le héron cendré vient se poser derrière le bosquet, au bord de l'eau. Je longe le bosquet et arrive au coin de la mare faisant décoller le héron.

Un remous agite l'eau de mon côté de la mare à 20 mètres environ. Je me rapproche tout doucement et fais s’envoler une poule d'eau juste à mes pieds. Elle part se cacher sous la végétation tombante de la berge opposée. Je remonte à la voiture et pars pour Saint Arroman. En passant, je jette un coup d’œil de la route sur la mare aux ânes mais pas le moindre ragondin dehors ce matin. Arrivé sur le pont de la route de Masseube, je me gare et me dirige vers le Sousson. Du haut du pont j'aperçois un ragondin qui se débine contre la berge de gauche. J'arme, il se cale plein travers contre la berge à 10 mètres environ. Je décoche, ma flèche l'atteint plein coffre. Le ragondin bascule sur le côté à l'impact et gémit. Il perd beaucoup de sang et longe doucement la berge, s'arrête un court instant puis rentre dans le terrier le plus proche.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Je descends par la rive droite et me poste devant le terrier d'où s’échappe du sang mais le ragondin ne semble plus donner signe de vie et je finis par renoncer. Le filer de sang s'estompe et je pars à la voiture chercher ma gaffe pour récupérer ma flèche fichée sous l'eau. En remontant sur la route, j'aperçois dans le semé de maïs, sur la gauche du Sousson, un chevreuil qui disparaît dans les hautes herbes de la bande enherbée. Je retourne chercher ma flèche puis pose ma gaffe à la voiture avant de continuer ma chasse. Je longe côté gauche en remontant le courant.

La végétation abondante qui cache l'eau en partie rend assez difficile la recherche des ragondins. Un peu plus loin, j'arrive près d'un gros terrier assez fréquenté. Je ralentis et aperçois un remous mais le ragondin qui broutait contre la rive gauche, traverse le ruisseau et rentre au terrier en 3 bons. Je passe doucement devant sa cache mais ne l'aperçois pas.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Je passe le premier passage busé et reste sur la gauche contrairement à mon habitude. Un peu plus loin un poussin noir de poule d'eau rentre se cacher sous la berge. Un peu plus loin, quelque chose plonge contre la rive opposée. Je scrute le ruisseau et aperçois un rat qui vient se caler contre la berge opposé sous les herbes tombantes. J'arme, vise et lui décoche une flèche qui le cloue à la berge. Il se débat un instant puis s'immobilise.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Il me faut revenir vers le passage busé pour aller le récupérer. Du coup, je décide d'aller voir si le gros ragondin de tout à l'heure ne serait pas ressorti de son terrier. Je me rapproche toute doucement du terrier et aperçois le museau du ragondin qui pointe à l'entrée d'une galerie perpendiculaire, sur la gauche de la principale. J'arme et m'avance tout doucement pour voir au moins sa tête mais il fait demi-tour. Je m'avance encore un peu et aperçois son arrière train qui dépasse encore du trou mais pas le temps de viser, il rentre à couvert.

Je me poste en face du terrier et attends un peu. Je suis à bon vent. Le ragondin grogne du font de son terrier pendant un moment puis s'interrompt. Tout à coup, le museau pointe à nouveau. J'arme et attends. Le ragondin s'avance et me présente sa tête plein travers. Ma visée est prise, je décoche. Un impact cassant retentit puis le ragondin tente de se dégager mais renonce rapidement.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Je descends au bord de l'eau et me déchausse puis remonte mes pantalons et m'avance vers le terrier. Le ragondin est là immobile.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Je saisis ma flèche et l'extirpe du terrier puis l'achève rapidement d'un coup sec. Je le pose ensuite près du passage busé et pars chercher le rat. Un chevreuil rentre au coin du bois en face de moi. Une cane colvert décolle devant moi alors que je descends vers ma minuscule prise.  Je repars le poser avec le ragondin avant de reprendre ma chasse du côté gauche du ruisseau. Pas de ragondin jusqu'au deuxième passage busé. Un peu plus loin, j'aperçois un remous mais il s'agit d'un couple de colverts qui s’envole.

Je fais demi-tour, en chemin je croise une poule d'eau et ses 2 poussins. Je récupère mes prises puis pars me garer près de l'exploitation agricole où je chasse le sanglier en septembre. Je pars pour les mares en bordure du champ de maïs et un grand fossé un peu plus loin qui semble bien colonisé d'après les propriétaires. Je me rapproche tout doucement de la première mare mais le vent n'est pas bon et un jeune ragondin un peu trop loin pour tenter une flèche, me sent et rentre à l'abri.

En avançant vers la seconde mare, je tombe dans un fossé étroit recouvert par les hautes herbes fauchées et passe à 2 doigts de me casser le genou. Je remonte péniblement et évite de crier ma douleur pour ne pas faire partir les éventuels ragondins tous proches. La seconde mare toute trouble est déserte à cette heure mais les ragondins ont dû sortir ce matin.

Je continue vers le grand fossé. Au loin, j'aperçois 3 boules sombres qui se déplacent le long du maïs. Je m'avance vers le fossé en suivant un autre fossé perpendiculaire.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

En arrivant au bord du fossé, je commence mon approche, les ragondins sont à plus de 60 mètres mais je suis en plein découvert, la végétation est rase et le vent oblique n'est pas très bon. J'avance très très lentement et stoppe régulièrement car 2 jeunes ragondins sur 3 ont souvent la tête relevée. Alors que je m'approche, un gros lièvre arrive par le champ de droite en longeant un fossé perpendiculaire puis longe sur la droite du fossé et je le perds de vue. Petit à petit, je gagne du terrain mais alors que je ne suis plus qu'à 17 ou 18 mètres, l'un des ragondins devient inquiet et commence à revenir vers le fossé. Je me fige. Il s'arrête un instant puis fonce au fossé et ses collègues l'imitent.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Je me rapproche rapidement assez décalé du bord pour ne pas être vu puis je reviens vers le fossé, arc armé, et aperçois les ragondins. L'un d'eux est plein travers à 6 mètres. La visée prise, je décoche et le cloue au fond du fossé. Ma flèche est bonne, je rentre pleine épaule. Il se débat et réussit à se dégager pour rentrer au terrier avec ses confrères.

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Je fais le tour par le passage busé un peu plus loin et me poste un moment en face du terrier mais rien ne bouge.

Je pars vers les lacs un peu plus loin mais pas de ragondin pour ce matin, je rentre

Un matinée orageuse, 22 mai 2011

Alex

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:46

Il ne me reste qu'un ragondin à flécher pour atteindre l'objectif que je me suis fixé cette année. Ce soir, je décide donc d'aller chasser sur Castelnau Barbarens. J'attends 19h30 pour partir en chasse car il fait très chaud aujourd'hui. En bas de la côte d'Haulies, je décide de faire une halte au bord de l'Arratz. Je me gare sur un chemin de terre qui longe un champ de maïs puis je descends tranquillement vers le ruisseau. 

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Pas de ragondin près du pont, je traverse donc et pars inspecter 100 mètres de berge en aval du pont, il semble que l'eau soit agitée un peu plus loin. Le pré a été fauché et un ragondin au gagnage se verra de loin. Je me rapproche tout doucement du remous. Une cane colvert se débine le long de la berge opposée. Pas de ragondin dans le secteur, je fais demi-tour et traverse la route pour partir en longeant le blé, sur la bande enherbée fauchée, en amont du pont.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je n'ai pas fait 50 mètres que plusieurs petits ragondins démarrent à 25 mètres devant moi et surgissent du blé pour se mettre à l'eau. Je me rapproche doucement de l'endroit où je les ai vu rentrer dans la bande boisée qui borde le ruisseau. Un petit ragondin est immobile à la surface au milieu de l'Arratz. La végétation est trop dense et je dois casser des branches pour me frayer un passage et dégager une fenêtre de tir. Un autre ragondin est immobile contre la berge opposée. Je me décale un peu sur la droite et trouve une trouée dans les feuillages. J'arme vise et décoche. Le ragondin reste cloué à la berge opposée. Il se débat un court instant et s'immobilise. Ça y est, j'ai fait mon 200ième ragondin de la saison.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je casse des branches pour me rapprocher du bord. Un autre petit ragondin longe la berge opposée et se cale contre une grosse racine à 8 ou 9 mètres. J'hésite mais décide de ne pas tenter une flèche qui se ficherait à coup sûr dans la racine et me ferai au mieux perdre une lame. Je me poste un moment espérant le voir revenir vers les terriers face à moi mais le temps passe et il ne se décide pas. Je m'avance doucement vers lui mais il plonge.

C'est alors que j'aperçois un autre petit ragondin à 6 ou 7 mètres devant moi, calé contre mon côté de berge. J'arme, me penche sur le côté pour me dégager de la berge et décoche. La flèche rase le petit ragondin au-dessus de la tête et se fiche contre la berge. Le ragondin plonge et disparaît. Je pars récupérer ma flèche, le talus du ruisseau est très raide et je sens venir la catastrophe, je pose mon arc, mon appareil photo et mon portable sur la rive et descends doucement mais bien sûr je glisse et finis à l'eau jusqu'en haut des cuisses. Je récupère ma flèche et lutte un moment pour remonter au sec. Je récupère mes affaires.

Je pars voir un peu plus loin pour tenter de retrouver les petits ragondins. Dans un virage du ruisseau, je les aperçois contre la berge opposée mais l'encombrement des branches m'empêche de tirer et, en voulant les écarter, je fais plonger les ragondins. Je me poste un moment mais ils ne ressortiront pas. Je repars donc vers le pont et le traverse pour revenir par la berge opposée chercher ma petite prise. Je me fraye un passage dans les ronces et me rapproche du bord quand je m'entrave dans une ronce et tombe à l'eau, cette fois j'ai fait ça bien, je suis trempé jusqu'à la taille.

Mon petit ragondin est toujours là accroché à la berge.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je retourne à la voiture tout dégoulinant. Je range mes affaires et enfile un pantalon sec avant de partir vers Castelnau Barbarens. Je fais une halte à une mare juste à la sortie du village. Je me gare au bord de la route et descends au travers de la luzerne fauchée. Pas de ragondin ce soir sur la mare, seulement 2 poules d'eau est les carpes qui animent un peu le plan d'eau. Je remonte à la voiture et pars pour les lacs de Pépieux.

Je me gare près des bâtiments agricoles et fais un tour rapide du premier lac qui a bien baissé. Pas le moindre ragondin, je pars alors vers le second lac à travers le blé. De nombreux canards décollent du blé de la rive opposée et se posent sur le lac.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je me rapproche du lac et fais décoller les canards, au milieu de l'agitation, je repère un gros ragondin qui se met à l'eau et plonge pour remonter très vite puis plonge à nouveau et refait surface pour s'immobiliser à quelques mètres de la berge opposée. Je décide de longer le lac vers l'alimentation et de tenter une approche sur le retour en longeant la berge opposée. Je progresse très difficilement, la végétation est très haute et très denses sauf sur quelques zones de gagnage où les ragondins ont brouté l'herbe au ras du sol.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je surveille de coin de l’œil le ragondin qui ne semble pas vouloir bouger. En avançant je fais démarrer un gros brocher qui s'était posté à l'affût contre la berge. Un peu plus loin un autre brochet démarre puis un autre encore un peu plus loin. Le ragondin a plongé alors que je viens de le dépasser.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je continue ma progression difficile et espère ne pas avoir à courir pour intercepter un ragondin. En arrivant au bout de lac, j'aperçois de nombreuses grosses tanches qui font du surplace entre deux eaux.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je passe le bout du lac et jette un coup d’œil sur la mare qui le précède. Pas de ragondin, je reviens tranquillement en longeant la berge opposée. Un banc du 6 grosses tanches est immobile à 5 mètres du bord et regarde vers moi.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je longe la rive en essayant de voir un remous même léger qui trahirait le ragondin mais avec cette végétation luxuriante, la tâche est très difficile. Plusieurs brochets démarrent du bord et sont autant de fausses alertes. Les tanches sont posées au fond dans un tapis de d'algues mousseuses. J'arrive bientôt au coin du lac et je n'ai pas vu mon ragondin. Mais où est-il passé ?

Tout à coup, un gros brochet démarre du bord et en le regardant partir, j'aperçois un remous dans les ronces qui s'agitent contre la berge à 4 mètres devant moi. Je me rapproche et aperçois le ragondin qui s'éloigne du bord sous l'eau. J'arme et lui décoche une flèche au jugé. Elle me semble bonne mais le ragondin bifurque en soulevant un nuage de vase et je le perds de vue. Ma flèche est restée fichée au fond et je ne la vois pas dans les algues. Elle est perdue.

Je réencoche rapidement et attends un moment au ras de l'eau pour tenter de voir remonter le ragondin. Au bout d'un moment, une traînée de bulles se dessine près de la berge à 30 mètres sur ma droite. Je comprends qu'il s'agit de mon ragondin et je pars rapidement à sa poursuite. Je le rattrape et longe en restant à côté de lui. Il est à 2 mètres du bord. Je le suis un moment quand il se met à revenir vers le bord. J'arme mon arc et me positionne sur son point d'arrivée. Il refait surface face à moi et je lui décoche une flèche qui reste en travers de son corps. Il saigne abondamment et replonge. Ma flèche s'accroche dans les algues et le ragondin s'en sépare.

Il longe à nouveau à 3 mètres du bord. Je réencoche et le suis. Il revient à nouveau vers le bord et je me cale pour l'attendre en armant mon arc. Je vise sa tête et lui décoche ma flèche juste au moment où il refait surface. Cette fois il restera sur place.  

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Je l'ai touché 2 fois ma première flèche est passée à côté. Je retourne à la voiture pour tenter un dernier lac avant qu'il ne fasse nuit. Je pars pour le lac du producteur de foies gras sur la route de Gimont. Arrivé sur place, je me gare et pars vers le lac. Un gros lapin part en longeant les parcs à canards. Je longe la berge quand un gros ragondin s'avance du bout du lac vers la berge opposée et la longe tranquillement. Je me cache derrière les buissons puis passe derrière la rangée d'arbres qui borde le lac pour faire discrètement le tour mais 2 gros canards de ferme décollent bruyamment sur quelques mètres et se mettent à l'eau.

Arrivé le long de la berge opposée, mon ragondin a disparu. La nuit tombe, je retourne à ma voiture et lève un couple de colverts.

Objectif atteint...200ième et 201ième ragondin de la saison, 17 mai 2011

Alex

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 17:19

Vu la belle matinée passée sur le lac de Saint-Maur hier matin, je décide de retenter ma chance aujourd'hui. Levé vers 5 heures, je pars pour le lac. En montant la côte de Loubersan, j'aperçois quelque chose dans mes phares. Je ralentis et en me rapprochant, je constate qu'il s'agit d'un chouette effraie. Je dois m'arrêter car, alors que mon pare-chocs n'est qu'à 2 mètres d'elle, elle ne décolle toujours pas. Je stoppe et descends de la voiture pour la prendre en photo.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

Elle ne bouge toujours pas, elle a peut-être été tapée par une voiture. Je m'approche puis me penche pour la ramasser quand elle décide de s'envoler et disparaît dans la nuit noire. Je reprends ma route.

Arrivé au bout du chemin de terre qui conduit au lac, je me gare puis pars à pied vers le lac. Rapidement, un bruit me fait stopper net. Un animal se déplace dans le talus boisé sur ma gauche. Le bruit s'interrompt un moment, je recommence à marcher, toujours rien. Je reprends ma marche. Un peu plus loin, un blaireau, que je vois au dernier moment à cause de la faible luminosité, démarre sur la droite du chemin à 15 mètres devant moi et rentre dans le fourré. Je longe sous la digue et rejoints l'angle droit du lac.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

La luminosité croit mais elle est encore assez faible. Je longe tout doucement à 3 mètres du bord du lac. Un groupe de 5 colverts arrivent dans mon dos pour se poser sur le lac mais je me fais voir pour leur faire faire demi-tour car ils risquent de gâcher ma chasse en redécollant précipitamment. Il semble que les ragondins ne soient pas au rendez-vous ce matin. Un peu plus loin je constate que de nombreux colverts sont posés sur le lac. J'arrive tranquillement vers l'arbre penché où se réfugient souvent les ragondins.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

Les colverts décollent par petites volées quand un sillon se dessine sur le lac. Un gros ragondin vient de démarrer du bord et part vers la berge opposée avant de se raviser et de faire une boucle pour revenir contre la berge. Il s'assoit, museau vers le lac, à 60 mètres environ sur ma droite. Je me cale sans bruit dans les branchages derrière l'arbre penché et observe. Le ragondin ne bouge pas et le temps passe. Plusieurs minutes se sont écoulées et il ne se décide toujours pas. Je m'apprête à tenter une approche quand une idée me vient. Je n'ai jamais vraiment eu de bons résultats avec cette technique mais je vais tout de même tenter le coup. J'imite alors un cri court de petit ragondin que je répète.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

Immédiatement le ragondin se met à l'eau et commence à longer la berge en venant droit vers moi. Je me prépare mais à mi-parcours, le ragondin revient se caler contre la berge et s'assoit à nouveau. Je recommence mes 2 petits appels consécutifs. Le ragondin se remet à l'eau et revient droit sur moi. J'arme mon arc et le laisse venir. Il arrive décidé et me passe à 4 mètres. Je cale ma visée et décoche mais je fais une flèche un peu trop en arrière sur un léger 3/4 face. Le ragondin bondit hors de l'eau puis plonge, il refait surface devant l'arbre penché alors que je viens de réencocher. J'arme mais les branches me gênent pour tirer. Le ragondin remonte sur la berge et fonce sous les arbres derrière moi sans que je puisse trouver une fenêtre de tir. Je quitte mon poste et fonce vers le chemin pour lui couper la route au cas où il déciderait de regagner le fossé et les terriers.

Du bord du chemin, je tente de l'apercevoir dans l'encombrement des arbres et des branches mortes au sol. Tout à coup, j'aperçois un mouvement. Le ragondin m'a vu et se met à ronner pour se caler de face, contre un tronc, dans une position menaçante. Il est à 6 ou 7 mètres. J'arme et vise la tête puis décoche. Un impact cassant retentit. Le ragondin que je viens de traverser fait volte-face et fonce vers le lac. Ma flèche est rentrée dans la joue droite et ressort entre les pattes avant pour se ficher dans le sol.

Je me rapproche du bord alors que le ragondin se débat au ras de la berge. Je réencoche, arme et vise le ragondin qui s'est tourné plein travers. Ma flèche le traverse plein coffre. Le ragondin sursaute et s'avance d'un mètre pour se tourner face à moi. Une dernière flèche entrée dans l'oreille et ressortie dans la patte arrière viendra terminer le travail des 3 premières.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

Je récupère mon ragondin et mes flèches sur le lac puis je pars chercher ma seconde flèche que je retrouve au milieu des branchages.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

Je pars maintenant vers le bout du lac, de loin, à plus de 150 mètres, j'aperçois une grosse boule noire au bord de l'eau contre la berge opposée. Je ne me souviens pas l'avoir vu hier matin. Je me rapproche tranquillement quand la boule semble rentrer dans l'eau. Je continue à avancer doucement alors que la boule noire réapparaît 10 à 15 mètres plus loin. C'est sûr, il s'agit d'un gros ragondin, mais il a dû me voir malgré l'éloignement. Je tente tout de même de me rapprocher par mon côté de berge et arrive en face du gros ragondin qui me surveille.

Alors que je regardais le gros ragondin d'en face, je n'ai pas vu un jeune ragondin sur mon côté de berge qui se met à l'eau à 20 mètres devant moi. J'arme et presse le pas mais il plonge et disparaît. J'attends un moment mais ne le vois pas remonter à la surface. Le gros ragondin se remet à l'eau et longe la berge sur 5 mètres vers la droite puis fait demi-tour et longe sur 20 mètres vers la gauche puis se ravise et revient un peu en arrière pour remonter sur la berge et escalader le talus très raide pour disparaître dans la bordure de ronce qui borde le chemin de terre. Je décide de continuer et de traverser le lit asséché du ruisseau d'alimentation pour tenter de le déloger. Des traces fraîches de sangliers jonchent le sol.

En chemin, j'aperçois le jeune ragondin qui remonte sur la berge où se trouvait le gros tout à l'heure. Je remonte sur le chemin et m'avance vers l'endroit où a disparu le gros ragondin. Rien ne bouge dans les ronces mais j'aperçois le petit ragondin qui s'est mis à l'eau. Il est à quelques mètres du bord et m'observe. Je n'ai pas de fenêtre de tir et je longe les arbres pour trouver un passage vers le lac. Le ragondin plonge. Un peu plus loin, je finis par trouver un passage et je descends vers le lac quand le jeune ragondin refait surface à 10 mètres devant moi. J'arme et tente de me rapprocher alors qu'il file vers la berge opposée. Je parviens à lui décocher une flèche à 8 ou 9 mètres mais je passe au ras au-dessus et il plonge. Je réencoche et surveille la surface mais je ne le verrai pas ressortir.

Je récupère la flèche et par chercher mon ragondin sur la berge opposée. En passant, je jette un coup d’œil sur les terriers du fossé mais pas de ragondin ce matin. 

Le cri qui tue, 15 mai 2011

Je retourne à la voiture et pars pour les lacs de Saint Michel où je ne verrai pas de ragondin. Je passe à la mare aux ânes. Je me gare au bord de la route et pars vers la mare à travers le blé.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

A part 2 poules d'eau, rien ne bouge sur la mare et je pars donc finir ma matinée sur le canal de Labarthe pour tenter de retrouver mon ragondin de la veille. Je me gare au moulin et pars en longeant le canal. Pas le moindre ragondin, au niveau de l'arrivée du ruisseau une cane et quelques canetons se mettent à l'eau et s'éparpillent en poussant de petits piaulements. La cane fonce droit  au milieu du canal en feignant une aile cassée alors que les petits se cachent les uns après les autres sous l'eau contre la berge. La cane continue son manège alors que tous ses petits sont à l’abri, elle bat de l'aile sur 15 mètres devant moi, se cale au bord puis redémarre à mon arrivée et ne décolle qu'en arrivant près de l'écluse. Une tentative d'approche sur un hypothétique ragondin est perdue d'avance.

Le cri qui tue, 15 mai 2011

La cane finit par décoller et fait un vol en rase motte pour revenir vers le Gers 100 mètres plus loin et disparaître. Je traverse le canal au niveau de l'écluse et reviens en longeant la rivière. Je regarde l'endroit où j'ai perdu mon ragondin mais il ne semble pas être ressorti ou le courant l'aura peut être emporté. Je retourne vers la voiture quand tout à coup, un craquement me fait sursauter au ras sur ma droite. Un animal vient de surgir de la végétation dense du bord de rivière et j'entends maintenant son galop sur les galets puis un plongeon et j'aperçois un brocard qui remonte sur la berge d'en face. Son gîte était juste à 1 mètre de moi au pied s'un sureau recouvert de vigne vierge. Je retourne tranquillement à la voiture sans voir de ragondin.

Je rentre.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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