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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:15

Ce matin, j'étais invité à une battue qui s'est annulée hier soir, du coup, je pars chasser le chevreuil sur Lasseran, sur une partie d'un territoire privé morcelé qui s'étale aussi sur Pavie, où j'ai un bracelet. Je me gare près d'un petit bosquet et descends en sous-bois pour me poster une première fois et appeler au Butollo. Il a gelé ce matin et une légère brume flotte dans l'air. Mes appels ne donnent rien. Je quitte mon poste et continue pour aller me reposter plus loin. Je dérange un lapin au gagnage sur une bande d'herbe qui borde le bois, il détale et rentre au bois un peu plus loin.

Je continue un peu puis me poste à nouveau, pas plus de succès avec mon appeau. Un peu plus loin une langue de pré remonte entre 2 bosquets. Je me poste derrière un buisson et appelle à nouveau un moment mais toujours rien ! Je trouve que depuis quelques jours le Butollo marche moins, même sur des territoires où je ne l'ai jamais essayé. Il semble que les chevrettes accompagnées d'un brocard ne répondent pas.

Je continue et passe l'angle du bois et traverse le pré pour avancer en longeant une haie. En crête, un chevreuil est au gagnage dans la brume. Je décide de m'approcher un peu jusqu’à 100 mètres environ où je peux me cacher derrière un buisson qui dépasse de la haie, quand sur ma gauche, à 50 mètres environ, j'aperçois 2 brocards en velours qui regardent vers moi. Ils ne m’ont pas identifié et je me voûte pour arriver jusqu'au buisson en faisant de petits appels timides avec mon Butollo. Ils ne bronchent pas. Je me poste et commence mes appels mais ni l'un ni les autres ne semblent vouloir venir. Le chevreuil de la crête rentre au bois et je perds les autres de vue.

Je reprends ma progression en longeant lentement la haie quand les 2 brocards la traversent pour rentrer au bois 80 mètres plus haut en longeant la crête. Ça s'annonce mal pour ce matin. Je biaise et rattrape l'angle du bois puis le longe un moment avant de rentrer par un chemin forestier au cœur de la forêt. J'avance doucement en me postant régulièrement et en appelant mais rien ne vient. Une bécasse me décolle dans les pieds, un peu plus loin un chevreuil sort sur le chemin à 30 mètres de moi et fait immédiatement demi-tour.

Je ressors sur le champ travaillé un peu avant la langue de pré où je me suis posté tout à l'heure. J'avance doucement, le sol meuble est silencieux. En arrivant au niveau du pré, j'aperçois un chevreuil qui traverse à 60 mètres entre les bosquets. Je ma baisse et rejoint doucement la bordure du second bosquet, il ne m'a pas vu et broute tranquillement en avançant. Je longe le champ puis remonte dans la friche pour aller me positionner où je pense le voir sortir. Une fois calé derrière des buissons, j'attends un peu et entends le chevreuil cavaler sur quelques mètres puis c'est à nouveau le calme plat. M'a t'il repéré ?

Je quitte mon poste et poursuis vers un petit lac autour duquel se trouvent souvent les chevreuils. En arrivant au coin du lac un remous attire mon regard, c'est un gros ragondin qui s'est mis à l'eau et qui s'éloigne du bord.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je m'avance rapidement pour tenter de le flécher mais il plonge avant que je n'ai eu le temps d'armer. Une traînée de bulle trahit sa progression sous l'eau, je la suis, prêt à armer. Les bulles longent à quelques mètres de la berge puis se rapprochent du bord en arrivant à l'angle du lac. J'arme, le ragondin ressort juste devant moi, de face. Mon viseur se pose entre ses omoplates et je décoche mais ma flèche est un peu trop en arrière. Le ragondin plonge et fait demi-tour. Ma flèche est restée fichée au fond de l'eau.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je scrute la surface de l'eau espérant le voir rapidement remonter à la surface quand je perçois du mouvement au milieu du lac dans les masselottes desséchées. Il part vers la rive opposée.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je pars au pas de course pour l'intercepter en face mais j'arrive trop tard, un remous sous la berge me fait comprendre qu'il doit être au terrier. Tout à coup, le remous s'intensifie et j'aperçois le ragondin se débattre devant son terrier. J'arme et le tire au juger, sans réellement identifier ma zone de tir. Touché, il grogne et rentre au terrier.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je dégage un peu les ronces et tente de me rapprocher du terrier mais je glisse et finis dans l'eau jusqu'à mi mollets, à y être, j'y reste et je commence à dégager l'entrée du terrier en creusant à mains nues puis me penche sur l'entrée du terrier. J'aperçois les moustaches du ragondin qui s'agitent. Le terrier est peu profond, j'attrape une branche et pousse un peu le ragondin qui mort vivement la branche. Je tire sur ma branche, ce qui fait venir un peu le ragondin avant qu'il ne lâche prise puis je recommence 2 ou 3 fois et arrive à l'amener près de l'entrée, j'attrape mon arc et lui décoche une flèche en pleine tête. Cette fois c'est fini, je le sors de l'eau, pars récupérer ma flèche avec une longue branche et retourne à la voiture.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je décide d'aller faire un tour vers Labejan avant de rentrer. Je me gare à la ferme du Tuco et pars par un chemin forestier avec mon appeau pour tenter d'apercevoir un chevreuil. Mes appels restent sans réponses et le bruit de la N21 en contrebas est assez pénible. Je ressors du bois un peu plus loin puis reviens à travers champ vers le lac du Lion. Les canards s'envolent par petites volées ainsi que le héron. Je descends vers la digue puis pars vers un autre bois un peu plus haut. J'avance doucement en appelant régulièrement mais toujours rien. Un animal se lève devant moi dans le sale sans que je ne puisse l'identifier. Au loin les coups de feu d'une battue retentissent, certainement sur Saint Jean le Comtal.

Arrivé au bout du bois, je ressors sur le pré et redescends vers le lac du Tuco, 2 ragondins sont au gagnage et l'eau est très agitée.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je descends doucement pour tenter de les flécher bien que la manœuvre semble perdue d'avance. Je suis à 200 mètres quand les ragondins se précipitent vers l'eau. Je me fige et attends un peu. Ils reprennent confiance et font demi-tour pour se remettre à brouter. J'avance tout doucement et gagne encore 50 mètres, ils repartent vers l'eau en courant. Je me fige et attends alors qu'ils se ravisent et reviennent sur leurs pas. Je gagne encore 50 mètres mais cette fois j'aperçois les colverts que les arbres me masquaient. Ils viennent vers moi et m'aperçoivent. Ils s'envolent, précipitant les ragondins à l'eau.

Je cours vers la berge et aperçois l'un des ragondins qui refait surface au milieu du lac. Je longe la berge pour l'intercepter au terrier mais il sera trop éloigné et je ne veux pas risquer de le perdre comme le dernier sur ce lac. Je passe l'angle du lac et reviens me positionner derrière les terriers mais le ragondin plonge à 10 mètres du bord et disparaît définitivement.

J'attends un peu sans rien voir puis fait un tour du lac pour tenter de voir le second ragondin. Quelque chose plonge au niveau où le ragondin est rentré dans l'eau, je repars vers les terriers. Quelque chose ressort et replonge juste à mes pieds sans que je ne puisse voir de quoi il s'agit. Je poursuis vers les terriers et c'est une poule d'eau qui me ressort à 6 mètres pour replonger et disparaître. Je retourne à la voiture pour aller faire un tour un peu plus loin.

Je me gare sous la digue du lac puis remonte pour longer le lac côté gauche en direction des terriers de ragondin. Une volée de colverts décolle, puis le héron, puis l'aigrette puis 2 autres volées de colverts. Je longe la berge jusqu'au bosquet devant lequel l'eau est agitée, je rentre me positionner sur les terriers mais ce sont des volées de colverts qui démarrent. Je tente un petit coup de Butollo, rien.

Je longe le bois et ressort du bosquet, traverse un semée de blé et rentre dans un grand bois pour rattraper le chemin forestier que je longe doucement. Le galop caractéristique d'un chevreuil retentit en sous-bois. Je me fige et tente quelques appels. J'aperçois une belle chevrette qui vient s'immobiliser à 50 mètres au milieu des arbres et qui me cherche du regard. Mes appels la tranquillise à moitié mais elle est toujours en alerte, le poil blanc de son arrière train est ébouriffé. Elle marche d'un pas saccadé et s'arrête souvent puis disparaît en aboyant. Je continue un peu, tente des appels sans succès puis bifurque à gauche sur un autre chemin pour remonter vers le haut du bois. Derrière un arbre tombé, je recommence mes appels. Toujours rien, je longe doucement le chemin quand un galop retentit au-dessus de moi, sur ma droite. 2 chevrettes et un brocard filent à travers bois en s'arrêtant plusieurs fois puis traversent le chemin et disparaissent derrière la crête.

Je suis le chemin et sors du bois. Les chevreuils sont déjà loin, à 600 mètres environ et ils filent à travers les labours. Je rattrape un chemin de terre qui suit la crête de la colline et suis de loin la fuite des chevreuils puis je les perds de vue. Je rejoins un autre bois et me poste, mes appels restent sans réponse. Je longe doucement la bordure haute du bois bien exposée au soleil et lève 2 chevreuils sans les voir. En bas, un cormoran s'en donne à cœur joie dans un grand lac que je n'ai jamais encore chassé. Un peu plus loin, sur ma droite en bas de la combe, un chevreuil s'enfuit au galop. Ce n'était pas une matinée Butollo, je redescends vers l'angle du bois puis remonte à travers champ pour rattraper la route qui me mènera à la voiture. Un gros vol de palombes décolle et tourne sur le bois. C'est fini pour ce matin, je rentre.

Après une sieste réparatrice, je repars en chasse du côté de Traversères cette fois pour taquiner le sanglier. J'arrive sur place vers 16 h et décide de commencer par faire un grand tour sur le territoire pour étudier la fréquentation des différents secteurs avant de décider où me poster. Des traces fraîches et des souilles de sangliers marquent différents endroits du territoire. Je décide d'aller me poster en bordure d'un bois devant une grande zone de genets très épais où les sangliers se remisent souvent. Le sol sec ne marque pas trop et savoir si les pieds sont frais ?

Ce poste donne l'avantage de voir et d'entendre loin et je suis toujours à temps de me déposter si nécessaire. L'attente commence. La cime des arbres est agitée par des chardonnerets qui vont et viennent. Les geais gazouillent plus haut. Je passe le temps à observer tout ce petit monde. Vers 16h45, il me semble entendre un grognement furieux d'un sanglier. Je tends l'oreille mais plus rien à part le champ des oiseaux. Un peu plus tard de nouveau le même bruit mais très court et lointain, je rêve ou bien ?

Je décide de quitter mon poste et de me rapprocher de la source du bruit. Je descends dans le pré passe une haie puis rentre dans le bois d'en face par une trouée faite en début de saison aux sécateurs. Je ressors du bois et avance lentement d'une boule de ronces à une autre en m'arrêtant un moment pour écouter à chaque fois. Pas un bruit, je remonte vers la bordure du bois et m'arrête derrière un gros genévrier pour écouter un moment. Un couinement retentit. Le vent est bon, je vais tenter de me rapprocher, j'avance un peu et me cale au pied d'un gros chêne. Plusieurs très grosses coulées descendent du bois mais la végétation sera un handicap pour tirer. Des branches dans tous les sens, des ronces, des buissons. J'attends un peu à l'écoute puis remonte encore un peu dans le bois et me poste derrière des ronces. Les couinements se font de plus en plus sonores et il semble qu'un combat soit en cours. Des grognements furieux déchirent le silence par moment. Je me décale encore un peu sur la pointe des pieds puis attends un moment.

Un pas dans la feuille descend droit sur moi. Je suis prêt à armer. Le pas se rapproche de plus en plus et je m'attends à voir le sanglier d'un moment à l'autre. J’arme, je suis prêt mais l'animal bifurque et regagne les épais sur ma gauche. Le combat fait rage, la fureur des combattants est impressionnante. Je m'avance en calculant chaque pas et en m'arrêtant régulièrement. Le bois fait environ 80 mètres de large et il y a des coulées partout, je décide de me positionner au milieu pour avoir un maximum de chances. J'avance d'un pas, fais une pose, 2 pas, une autre pose... Les sangliers sont toujours en train de se battre et je profite du vacarme pour m'approcher. Je parviens à me positionner à environ 20 mètres du sale, derrière un arbre, le vent est bon, les possibilités de tirs sont correctes. Je décide de rester là.

Le combat, qui s'était posé par moment, vient de prendre une intensité incroyable, les branches cassent à 30 ou 40 mètres devant mois, un impact impressionnant retentit, je pense que les défenses se sont entrechoquées. La végétation craque et bouge devant moi et toujours ses grognements furieux. Les pas se rapprochent. La pression monte, mon décocheur commence à entrer en tension sur la corde. Il semble que ça marche de partout, combien sont-ils ?

Je peux en entendre mastiquer certains, le souffle des respirations rauques se rapproche toujours, les pas craquants sur les feuilles mortes sont de plus en plus présents... Tout à coup, un premier sanglier sort du salle sur ma gauche puis un autre et un autre... 5 sangliers s'avancent, l'un d'eux biaise vers moi, je me focalise sur lui, j'arme doucement. il s'arrête une première fois à 8 mètres plein travers et à découvert mais je n'ai pas le temps de décocher, il s'avance encore et s'arrête à 6 mètres avec un léger 3/4 face et se met à fouiller le sol. Je prends ma visée et décoche. L'impact est bien audible et ce bruit caractéristique d'une flèche de coffre me donne confiance. Le sanglier couine et fait volte-face pour rerentrer dans le sale. Le reste des sangliers, au tour de lui, éclate en tous sens puis le calme revient, enfin si on peut dire car d'autres sangliers continuent à venir vers moi. Je réencoche une flèche.

Je reste immobile, au bout d'un moment, tous mes sens en éveil, je tourne la tête vers des craquements tous proches. Un autre sanglier surgit du sale par le même chemin que celui que j'ai fléché à l'instant. J'arme et le suis, il avance tranquillement puis s'arrête à environ 7 mètres, plein travers mais partiellement caché par des ronces, il renifle le tronc d'un petit arbre. Mon viseur est calé mais le tir est trop risqué à cause de l'encombrement. Tout à coup, il avance de quelques pas dans un petit roncier puis fait brusquement volte-face et part au grand galop vers le salle, fait un virage à 90 ° qui fait voler la terre et les feuilles mortes, passe à 5 mètres devant moi puis se jette dans le sale dans un grand fracas. Je comprendrais plus tard qu'il est tombé sur le sang du premier sanglier.

Avec ce remue-ménage, je pense que la soirée est terminée mais il y a toujours de l'agitation face à moi dans l'épais. A nouveau, les sangliers commencent à chahuter furieusement et avec la luminosité qui baisse rapidement, ce combat prend une autre dimension. Un autre sanglier surgit du sale sur ma droite un peu plus haut et longe les épines noires. Il fouille le sol et sa mastication baveuse s'entend comme s'il était à côté de moi, il est à 8 mètres environ. Noir sur font sombre, avec cette luminosité décroissante, je préfère ne pas décocher et attends encore au cas où.

C'est alors que tout s'accélère, le gros des sangliers resté devant moi s'avance droit sur moi. Tout se met à craquer, un léger mouvement devant moi me fait baisser les yeux et alors que je les relève, je me trouve avec 10 à 15 sangliers arrêtés à 3 mètres juste à ma droite. J'arme doucement, prends la visée sur le plus en évidence et décoche. Le sanglier couine sur l'impact. Le son est identique à ma première flèche ce qui me rassure. Le groupe éclate et mon sanglier se dédouble ! Un second sanglier de même taille était juste derrière lui collé flanc contre flanc, j'espère ne pas l'avoir blessé en même temps que le sanglier visé.

Je reste immobile en attendant le retour du calme, je réencoche au cas où, il me semble entendre un sanglier se débattre dans les épines, des souffles rauques retentissent régulièrement et les craquements s'estompent peu à peu jusqu'au retour du calme. J'attends encore un bon moment puis je sors ma lampe et commence à examiner les zones de tir. Le premier sanglier perd rapidement beaucoup de sang et part droit vers le bas du bois, je ne retrouve pas ma flèche. J'avance doucement en suivant la piste très abondante puis la perds brusquement ! Rien à faire, impossible de retrouver du sang.

Je pars donc vers la deuxième zone de tir et retrouve ma flèche cassé peu après l'impact, un peu de sang sur la cassure du tube mais rien sur le reste de la flèche, je n'ai pas traversé, il manque 20 cm et la lame qui sont restés dans le sanglier, un peu plus loin 2 gouttes de sang puis plus rien. Je marque l'emplacement de la flèche et du sang puis je retourne à ma première piste. A genoux dans les feuilles mortes, le nez au sol, je tente de comprendre. La piste est très abondante puis se termine par 3 petites gouttes projetées, c'est bizarre ! A part que, mais oui c'est ça, je reviens au dernier sang abondant et cherche sur les côtés de la piste, le sanglier a en fait bifurqué à 90 ° vers le sale et la piste est toujours aussi abondante, je le retrouve rapidement couché sur le ventre. Il n'a pas fait 40 mètres.

Je le sort du sale et fait une petite photo puis je repars vérifier la seconde flèche sans plus de réussite que la première fois.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

J'ai oublié ma corde à la maison et maintenant il va me falloir le sortir du bois, je le traîne jusqu'au bord du bois et pars chercher ma voiture qui est à 2 ou 3 km puis je rentre chez moi, chercher ma corde. J’ai 20 minutes aller-retour en voiture et j'en profite pour appeler le conducteur de chien de sang. Nous prenons rendez-vous pour 9 heures le lendemain matin.

De retour avec ma corde, il me faut faire 500 mètres en traînant le sanglier en montant pour arriver à la voiture. Je sue à grosses gouttes malgré la fraîcheur du soir. De retour chez moi, je vide le sanglier en pensant au second. La nuit est agitée, je compte les heures en essayant de dormir un peu. Enfin 8h40, je pars chercher le conducteur de sang qui habite à côté de ma zone de chasse. Nous partons pour la recherche, nous nous garons, je prends Dudule en laisse, l'herdale terrier qui sert de chien forceur et le conducteur prend Raboliot son teckel qui fait le recherche au sang.

Je les conduis sur les dernières gouttes de sang trouvées hier. La recherche risque d'être difficile entre la piste de sang du premier sanglier et les traces des autres sangliers, j'ai peur que Raboliot s'y perde. D'entrée, Raboliot prends une piste et rentre dans les épines, je suis en rampant avec Dudule en laisse qui tire comme un fou et ne me laisse pas le temps d'écarter les ronces qui me griffent de partout. Raboliot donne de la voix et excite encore plus Dudule. Nous ressortons dans un clair et nous redressons. Raboliot est en défaut, il tourne et retourne au pied d'un talus abrupt puis finit par revenir au premier sang avant, cette fois, de prendre la bonne voie et trouve rapidement le sanglier alors que j'attends dans le clair sur les consignes du conducteur La sanglier qui perdait peu de sang au départ s'est vidé par la gueule sur les  "Viens, il est là". Mon sanglier qui perdait peu de sang au départ s'est vidé par la gueule sur les 15 à 20 derniers  mètres. J'attache Dudule qui est moitié fou et je descends retrouver le conducteur et Raboliot qui  à pille mon sanglier. Je suis soulagé et remercie vivement le conducteur de rouge en lui serrant la main et en le félicitant ainsi que son chien.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Hé bien maintenant, il va falloir le sortir de là, je me fraye un passage dans les épines en le tirant par une patte et l'amène au ras du bois puis je pars aider le conducteur à ramener les chiens avant de traîner le sanglier jusqu'à ma voiture. Je suis lessivé mais il faut maintenant rentrer et peler.

Une petite photo souvenir avant d'attaquer le dépeçage.

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Mon premier sanglier, vidé la veille, présentait une entrée de flèche en avant de l'épaule et une sortie très basse derrière la patte opposée, la flèche touche un poumon et rentre dans le cœur au niveau des connections des gros vaisseaux pour ressortir en bas du cœur. Le second présente une entrée de flèche pleine épaule (la lame fracasse l'omoplate) et la lame se fiche dans l'épaule opposée et touchant les 2 poumons et les vaisseaux au-dessus du cœur.

En pelant mon second sanglier, une surprise m'attend, une lame de thunder-head est enkystée dans la chair du coup au ras de la peau !

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Et en découpant la viande, je m'aperçois que l'omoplate a été traversé et que la lame s'y est certainement enkystée, la cicatrice du passage de la flèche dans les muscles, juste au-dessus de la colonne vertébrale est encore visible mais la peau n'en garde pas de trace. Ce doit être le sanglier blessé l'an dernier un peu plus loin par un membre de l'ASCA32.

 

Alex

 

Atteintes :

Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010
Rangondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:31

Ce soir, je décide d’aller chasser sur le secteur que nous avons chassé avec l’ASCA32 en battue cette saison. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l’Osse et me prépare, il fait très chaud ce soir, il  est 19h15. Je décide de commencer la soirée par des tests Butollo.

Je traverse la route et remonte dans le blé pour rejoindre la bordure du bois et repère un endroit où convergent de nombreuses coulées qui sortent du bois pour rentrer dans le blé. Le sous-bois est assez clair, je me cale au milieu des arbres les plus serrés et commence à appeler au Butollo. Petits appels bref et appels enfoncés à fond, cri plaintif continu tout y passe. Au bout d’un petit moment un galop accompagné d’un souffle rauque arrive droit sur moi dans le sale. J’arme l’arc et continue mes appels en tenant le Butollo dans main droite. L’animal s’est arrêté à 30 mètres environ et le calme est revenu. Au bout d’un moment je désarme et bouge un peu. Le chevreuil m’aboie et se déplace un peu sans que je ne puisse le voir. J’appelle encore un peu mais il me tourne autour dans le sale et me prend au vent pour s’enfuir en aboyant.

Je quitte mon poste et longe un peu le bois pour rentrer un peu plus haut dans la plantation de sapins. Plusieurs troncs portent les cicatrices marquées du passage des sangliers. Des poils sont encore collés dans la résine. J’avance par petites tranches de 10 mètres et appelle au Butollo. Rien ne bouge et je finis par ressortir, par un passage tenu propre par les sangliers, dans les vignes sur le plateau.

Je longe en bordure de la vigne et tombe sur un champ de tournesol jouxtant les blés, j’avance doucement, le sol est jonché de vielles empreintes. Un animal se débine sous les grosses feuilles vertes, certainement un lièvre mais la vision a été trop brève pour le confirmer. Les tournesols bordent maintenant une friche ponctuée de vielles balles rondes et se termine sur une pâture en pente qui redescend en longeant un bois vers un autre champ de tournesols. Je passe sous la clôture électrique par un passage très marqué dans les herbes hautes et descends doucement en suivant la bordure du bois. En arrivant à la clôture du bas je m’arrête pour regarder les alentours. Un mouvement me fait tourner la tête sur la droite. Un renard à la queue pellée vient de surgir des herbes hautes et file à travers les tournesols vers le bosquet d’en face. Mes cris de souris n’y changeront rien, il disparaît.

Je passe la clôture et longe le bois au bord de la bande enherbée côté tournesols. En arrivant au bord d’un fossé qui coupe le champ en deux je constate que les sangliers se sont amusés dans le coin. La zone humide est couverte de traces et de souilles. Je passe le fossé et avance doucement. Un peu plus loin dans le bois, un bruit de pas se fait entendre, un animal avance tranquillement en sens opposé du mien. Je reviens en arrière pour atteindre une fenêtre qui me permettra de voir dans le bois au travers des feuillages denses. Le pas est lent, l’animal avance calmement en s’arrêtant régulièrement. Au travers de la végétation j’aperçois une silhouette rousse qui longe à 20 mètres du bord du bois. Je me décale encore et aperçois une chevrette qui mène ses 2 petits. Ils finissent par sortir dans la pâture et disparaître.

Je longe le bois et arrive au milieu des blés que je remonte pour revenir vers la route. J’avance tranquillement sur la bande enherbée, quand, en arrivant en crête j’aperçois un gros lièvre qui arrive face à moi. Je m’accroupis mais trop tard le temps d’attraper mon appareil photo il fait demi-tour et rentre dans le blé.

Le blé se termine sur un champ de soja parsemé de tournesols. Je suis le bord du blé et retombe sur un très grand champ de blé qui arrive à la route. Je le longe en direction de la route et arrive au coin d’un bois qui borde le blé et la route. Je sors mon Butollo et lance quelques appels brefs. 2 chevreuils surgissent des céréales, un brocard qui m’a vu et détale en sautant au-dessus du blé et une chevrette qui au contraire fonce sur moi à grands bons. J’alterne appels brefs et appels forts. Ces deniers font réagir plus la chevrette qui arrive vite à 20 mètres de moi puis elle commence à se coules dans le blé seulement trahie par le mouvement des céréales. A 10 mètres elle commence à venter puis s’enfuit en sautant par-dessus le blé. Elle se retourne quelques fois avant de rejoindre le brocard.

Je reprends ma route et longe le bois, les sangliers ont tout retourné. Plus loin je tombe sur des rangées de vielles balles rondes marquées de déjections de renards. Je fais une halte et tente quelques cris de souris sans succès.

Je reprends ma route dans les herbes hautes entre le bois et le blé, de multiples coulées de sangliers et de blaireaux ont marqué la végétation.

Je finis par revenir à la route sans rien voir de plus. Je traverse l’Osse par le passage et rejoints le bord de la vielle Osse que je longe pour rejoindre le petit pont. Un plongeon retentit, je m’approche du bord et aperçois un petit ragondin en boule sur une racine au ras de l’eau puis un second plus gros qui longe la bordure opposée en nageant. Je le suis et le perd de vue puis l’aperçois un peu plus loin, il a fait demi-tour et disparaît derrière un gros arbre qui pousse dans l’eau. Je me décale pour l’apercevoir mais constate qui est reparti en sens inverse. Je longe pour me rapprocher mais ce dernier remonte le talus abrupt et s’immobilise en boule dans la végétation. Je mets une vielle flèche, arme et décoche. L’impact sonore et le couinement du ragondin ne font pas de doute. Le ragondin s’est déplacé de 2 mètre et ne bouge plus. J’attends un peu quand il surgit d’un bon de la végétation et plonge dans l’eau où il commence à se débattre et s’immobilise rapidement.

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Je le récupère avec une branche et le laisse sur la bande enherbée.

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Je rejoins le passage et traverse la vielle Osse puis le Tunnel de la vielle palombière et ressorts du bois sur le soja. Je me dirige vers la plus grosse coulée qui sort du bois, les empreintes jonchent le sol. Je rentre dans le bois pour un petit affût. Je m’avance au milieu des repousses de frêne dans une zone assez dégagée et marqués de très nombreuses coulées. L’attente et le combat contre les moustiques commencent. La luminosité tombe, je tente un coup de Buttolo continu et plaintif pour tenter de faire venir le renard que j’ai vu lors d’une sortie précédente mais au bout d’un long moment ce n’est pas un renard qui arrive mais une grosse genette qui avance tranquillement et me passe à 5 mètres s’arrêtant 2 fois pour m’observer et finir par disparaître dans le bois.

La luminosité baisse vite, je décide de ressortir du bois et de rejoindre une zone d’herbes hautes et de blé un peu plus loin. Je longe le bois dans le soja et arrive à une haie épaisse qui barre l’horizon à 90° du bois. Je la traverse par le passage et arrive dans les hautes herbes. Sur ma droite un blé tout en long suit la haie. Je le longe pour arriver sur une zone fauchée parallèle au champ de blé et parsemée de balles rondes. Après la bande fauchée se trouve à nouveau une bande d’herbes hautes bordée par une haie qui se termine au bord d’un autre bois sur ma droite.

J’aperçois au loin la silhouette d’un chevreuil au gagnage entre les balles rondes. Je décide de tenter une approche. J’arrive au coin du blé et m’apprête au rentrer dans la bande fauchée quand du coin de l’œil, j’aperçois un autre chevreuil à 15 mètres sur ma droite contre le blé. Je fais un pas en arrière et me contorsionne pour voir s’il s’agit d’un brocard ou d’une chevrette. C’est une chevrette, elle relève la tête et me fixe. Que faire ? Sa fuite pourrait faire fuir l’autre chevreuil. Je tente quelques coups de Butollo pour la faire venir mais elle reste immobile.

Je tente alors un coup aléatoire. Je sors carrément sur la zone fauchée sans la regarder. Elle reste un peu à me regarder puis démarre, longe le lé sur 50 mètre et le traverse pour rejoindre la haie sans aboyer. Gagné ! Je rejoints une grosse balle ronde et commence  me rapprocher de l’autre chevreuil en slalomant d’une balle ronde à l’autre. Je gagne ainsi rapidement 100 mètres sur les 200 qui nous séparent. Quelques chose boue autour de mon chevreuil et je pense d’abord à une chevrette et son petit mais quelque chose me dit de continuer mon approche. Ce chevreuil me semble trop gros pour une chevrette.

L’approche se complique, les balles rondes s’espacent et je me rapproche du chevreuil. Je décide de rentrer dans le blé et de l’approcher par le premier passage de tracteur à 10 mètres de la bordure du champ. J’avance doucement et tente de limiter les craquements de la végétation. Plus je me rapproche et plus le petit chevreuil me semble gros pour l’époque. Au bout d’un moment alors que je suis à 50 mètres du gros chevreuil, il lève la tête et fixe dans ma direction. Cette fois c’est sûr, c’est un brocard et bien coiffé de plus.

Il finit par se remettre à manger et vient perpendiculairement au blé pour se rapprocher des céréales. Je ralentis mais quelques pas de plus et un léger craquement lui fait redresser la tête. Il me regarde un moment puis se remet à brouter. Ma tenue camo sombre me confond avec le sombre du passage de tracteur, j’avance debout sans me voûter et dépasse largement du blé. Il s’avance encore vers le blé et frotte ses bois au passage contre une balle ronde avant de se remettre à bouter. Encore un pas et il relève la tête. Immobile j’attends. Au bout d’un moment il se remet à manger. J’attends un peu puis avance encore un peu. Il relève la tête, je suis à 40 mètres. Au bout d’un moment d’attente immobile il reprend son repas. A chacun de mes pas le manège se répète avant qu’il décide de me tourner le dos et de s’éloigner en longeant le blé. La chevrette elle ne se préoccupe pas du tout de moi.

Il s’éloigne maintenant plus vite que je ne l’approche et le blé craquant ne me permet pas une approche plus rapide. Je vais tenter le coup, je sors mon Butollo et commence à appeler, le chevrette et le brocard me fixent, le chevrette reste à me fixer et le brocard reprend sa route.

Je range mon Butollo. Foutu pour foutu je tente mon dernier atout. Je commence à lacer des aboiements menaçants. 3 ans d’entraînement n’auront pas servi à rien. La chevrette m’observe toujours mais le brocard fait volte-face et m’observe. J’insiste et aboie régulièrement. Il reste en observation. Je redouble d’aboiement et commence à frapper le blé du pied pour imiter la fureur d’un rival et là c’est la magie de la chasse. Le brocard revient vers la balle ronde d’un pas lent mais décidé. Je continue mon manège. En passant il donne un coup de tête à la balle ronde. Il amorce une boucle pour revenir sur moi et commence à adopter une posture de défit. Je redouble d’aboiement et de coup de pieds dans le blé alors qu’il avance et tente même de bouger un peu. Il revient alors doit sur le blé alors que j’arme mon arc. Il se plante à 17 mètres plein travers et secoue sa tête de bas en haut en me défiant alors que je l’aboie toujours.

La luminosité à bien baissé mais j’y voie encore assez pour tenter un tir dans les minutes avenir. Je pose mon pin’s sur son coffre et attends le moment propice. Il me défit alors que je continue à l’aboyer et à faire du bruit. Je sens un relâchement dans sa garde, mon doigt touche la détente du décocheur et ma flèche part. Le brocard ne réagit même pas à la décoche. L’impact très sec fait retentir un bruit net de fracture. Le brocard chute du train avant, tête au sol et démarre dans cette position en se traînant au sol et en avançant seulement avec ses pattes arrière. J’ai un mauvais pressentiment. Le brocard tombe plusieurs fois, percute une balle ronde et rentre dans les herbes hautes où il s’immobilise. Vu l’allure de sa fuite je suis sûr de le rattraper à la course et je comprends que ma flèche n’est pas bonne. Je pars lentement vers les herbes hautes, pose mon arc sur une balle ronde e arrive au bord des herbes hautes. Le brocard redémarre sur 20 mètres et je me lance à sa poursuite. Il s’est immobilisé et je lui saute dessus et l’immobilise au sol dos vers moi pour éviter un coup de patte. Je le sers d’un coup de couteau au cœur. Tout est rapidement terminé pour lui. Je cherche à comprendre et constate que ma flèche qui aurait dû traverser le cœur a été dévié par le coude côté impact, brisant la patte au ras du poitrail et ressortant entre les deux pattes pour partir vers le sol brisant au passage l’autre patte au-dessus de la seconde articulation. Une mauvaise flèche qui se termine bien tout de même… j’ai eu de la chance.

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Alex

 

Trophée :

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

Atteinte :

Une belle approche, un beau brocard mais une mauvaise flèche, 22 juin

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 21:15

Ce soir, ne pouvant pas rentrer tard, je décide d’aller faire un tour sur les lacs de Labejan.

Je prends la route de Durban et fais une halte sur une mare pour voir si un ragondin ne serait pas dehors. Je jette un coup d’œil à la mare troublée par les fortes pluies de ces derniers jours. Il semble qu’il n’y ait rien ce soir. Je regarde le parc arboré au-dessous de l’habitation pour voir si un chevreuil ne serait pas au gagnage puis je fais demi-tour pour revenir à la voiture. L’eau bouge au coin de la mare. Je me tourne, un ragondin dépasse du tiers avant de son terrier au milieu de l’enrochement. Il est à 7 mètres environ et ne bouge pas, j’arme mon arc, prends la visée et décoche. Ma flèche se fiche dans une des pierres clouant le ragondin sur place. Il se débat un moment et finit par casser la lame au ras de l’insert et avance de 2 mètres en se débattant pour s’immobiliser sur le dos. Je vais le récupérer, c’est un gros mâle.

Je retourne à la voiture et pars pour un grand lac de Labéjan. Je me gare sous la digue et rente pour longer le lac du côté droit. Rapidement 8 gros canetons et une cane colvert démarrent des joncs. Ça fait plaisir de voir que tant de canetons s’en sont sortis. Ils s’éparpillent, en éventail, en piaillant alors que la cane fait un petit vol sur quelques mètres et se repose à moins de 10 mètre du bord. Je m’éloigne en longeant le bord mais la cane voulant attirer l’attention sur elle se met à faire de petit vol sur quelques mètres pour se reposer sur l’eau en cancanant et en longeant à moins de 10 mètres du bord.

Le manège s’éternise alors que j’arrive vers le bout du lac. Un ragondin est immobile en surface à quelques mètres du bord. Je tente une approche mais la cane l’effraie avec son manège et il traverse le lac pour rentrer au terrier contre la berge d’en face.

Je longe maintenant le ruisseau et la cane s’envole pour revenir vers ses rejetons. Un peu plus loin un ragondin se débine le long de la berge opposée et disparaît.

J’arrive au passage busé qui traverse le ruisseau. Au-dessus du bosquet qui borde le lac un chevreuil broute dans la luzerne. Je décide de l’approcher un peu et de tester le Butollo pour voir sa réaction. Je remets ma flèche sur le carquois et longe le ruisseau en sens inverse le long d’un colza et remonte à travers bois vers la luzerne. Je m’arrête en bordure du bois en apercevant le chevreuil à 45 mètres. Il me tourne le dos. Au moment où il relève la tête je constate qu’il s’agit d’une chevrette. Je sors mon Butollo et pousse un petit appel sec et bref. La chevrette redresse la tête. Au second appel elle fait volte-face et me fonce droit dessus avec un souffle rauque. Elle arrive au milieu de la végétation et bifurque à peine à 2 mètres de moi. Elle continue sur son élan et s’enfonce dans le bois pour disparaître. Je m’éclipse.

Je pars jeter un œil sur les terriers de blaireaux histoire de voir s’il sont toujours là, en attendant que les ragondins ressortent mais la pluie se met à tomber et je rentre.

18 juin 2010, petite sortie au ragondin

Alex

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 17:22

Ce matin, je décide d’aller faire un tour à la chasse, il a plu cette nuit et les conditions d’approche devraient être bonnes. Parti à 4h30 de chez moi, j’arrive sur place vers 5h15 au moulin du Justian mais il fait encore nuit noire, j’ai mal calculé mon coup. J’attends donc un peu dans la voiture que la luminosité augmente. Vers 5h45, il fait un peu plus jour mais le temps couvert allonge un peu la nuit. Je me prépare et remonte le chemin de terre qui me conduira vers un grand champ de blé.

Je slalome entre les flaques du chemin boueux, sur ma droite une zone arborée qui longe la rivière sur ma gauche une haie trouée de grandes ouvertures qui donnent sur une friche. Pas de chevreuil ce matin. Le chemin tourne pour rentrer en sous-bois et ressortir pour longer une friche sur ma gauche et une haie longeant un grand champ de blé sur ma droite. J’avance doucement en tentant d’apercevoir un chevreuil sans succès. La friche fait place à un champ de blé. Toujours pas de chevreuil. Le chemin longe ensuite entre deux haies et ressort en tournant à 90° pour rejoindre la rivière entre 2 champs de blé. J’avance doucement mais j’aperçois trop tard un chevreuil à 100 mètres qui s’enfuit en faisant de grands bons au-dessus du blé pour rejoindre la bordure de la rivière.

Je décide de traverser la rivière. Le chemin la traverse dans une zone peu profonde. Vu l’humidité de la végétation je finirai la matinée avec les pieds mouillés de toutes façon. Je remonte un peu mon pantalon et commence à traverser. Regardant plus où je pose mes pieds qu’autre chose, j’aperçois du coin de l’œil un mouvement. Un ragondin vient de passer par-dessus les pierres qui barrent le courant et le temps d’encocher ma flèche à ragondin il est déjà trop loin. Un autre mouvement attire mon regard sur ma gauche. Un très gros ragondin descend le courant et me fonce droit dessus. Le temps d’armer l’arc et de viser il n’est qu’à 3 mètres de mes pieds. Je lui décoche ma flèche qui le traverse, rentrant au ras de cou et ressortant derrière les côtes. Le ragondin se débat, remonte sur la berge, retombe à l’eau, se débat encore alors que le courant le ramène vers moi. Le sang se met à jaillir de façon impressionnante avant que le ragondin ne s’immobilise et arrive à mes pieds où je le saisis par la queue. C’est un gros mâle.

Pas de chance pour une matinée de folie, 14 juin 2010

Je le prends par une patte arrière et longe la bordure de la rivière sur la rive opposée. Pas de chevreuil ce matin. Un peu plus loin, je retraverse la rivière sur un passage peu profond et longe le blé vers un bras mort de la rivière qui forme une mare. Les herbes hautes et le blé sont marqués de nombreuses coulées de ragondin et de sanglier. Au coin de la mare une tête de chevrette surgit du blé avant de détaler en aboyant.

Je retourne sur le chemin de terre et pose mon ragondin dans la fourche d’un arbre avant de remonter dans ma friche. J’avance dans les herbes hautes et suis rapidement trempé. Je traverse par un passage un bout de haie qui prolonge le bois à mi-pente. Je regarde les alentours pour tenter d’apercevoir le brocard que j’ai approché couché l’autre jour à 15 mètres. Il ne semble pas là ce matin. Je reprends ma marche sur la droite quand un aboiement dans mon dos me fait me retourner. Le brocard était la dans l’herbe haute à 100 mètres sur ma gauche. Il démarre en aboyant et descend vers le chemin forestier. Je le laisse passer à couvert derrière le relief et attaque de redescendre vers le chemin pour tenter de le couper. Après une belle séance de patinage dans la pente boueuse qui se finit par une belle chute, je descends en courant vers le chemin de terre puis longe en courant derrière la haie pour ralentir alors que la haie s’éclaircit. Le brocard longe à mi-pente sous un petit bosquet qui termine la friche. Il avance au pas en aboyant régulièrement et en se retournant pour tenter de m’apercevoir là où il m’a vu avant sa cavalcade. J’avance doucement puis m’accroupit pour continuer à avancer alors que la haie s’interrompt. Il me tient à 60 mètres et je n’arrive pas à me rapprocher plus. J’avance dès qu’il tourne la tête mais j’accroche une herbe qui en cassant fait retourner le brocard vers moi. Il m’observe un moment puis se remet en marche pour se retourner aussitôt puis fait encore quelques pas et se retourne à nouveau. Je reste immobile jusqu’à ce qu’il reprenne sa marche. Encore une fois j’arrache une herbe en passant et cette fois le brocard me regarde un long moment avec insistance et se retourne pour faire quelques pas dans ma direction. Au bout d’un moment il repart d’un pas décidé. Je l’aboie mais il rentre au bois.

Je fais demi-tour et reprend ma marche à travers la friche où je l’avais interrompue. Je longe sous la bande boisée, en arrivant au bout de cette bande boisée, j’aperçois un mouvement au coin d’une grosse haie qui basse la friche sur le travers opposé. Un chevreuil se détache dans les hautes herbes et m’observe avant de remonter vers le bois. Un mouvement de l’autre côté de la haie me fait poser les yeux sur un beau lièvre assis dans l’herbe haute. En remontant vers la route, j’aperçois 2 autres lièvres qui finissent par détaler dans un petit carré de tournesol.

Arrivé à la route de crête, je pars jeter un œil au petit bosquet coupé en 2 par la ligne électrique. Rien ne bouge ce matin. Je remonte la route entre 2 bois puis tourne au coin du bois pour longer le blé en redescendant vers le coin du champ de féveroles. Je finis par apercevoir la tête d’un brocard dépasser au-dessus du blé.

Je repère le passage de tracteur le plus proche du brocard et avance vers ce dernier pour remonter vers ce brocard. Le relief du champ me cache dans un premier temps mon brocard. J’avance doucement quand un chevreuil aboie dans mon dos en rentrant dans le bois. Je n’aurais pas vu passer le brocard ? Je continue d’avancer doucement et finis par apercevoir les oreilles et les bois du brocard.

Je ralentis encore et avance au grès des mouvements de tête de l’animal. Un cheval dans son enclos qui jouxte le blé court en longeant la clôture et s’arrêt régulièrement en me fixant et en soufflant puissamment par ses naseaux. Ce manège finit par inquiéter le brocard qui se met à fixer la direction du cheval. Un milan tourne sur me tête en criant. Le brocard occupé par le cheval me laisse approcher doucement, voûté mais finit par se remettre en marche pour remonter le champ. J’essaie de le rattraper mais il finit par me voir et détale en aboyant pour passer la crête du champ.

Je remonte et tente de l’apercevoir mais il a disparu. Je descends vers la route, la traverse et la longe un moment avant de descendre dans les herbes hautes pour longer un bois puis un blé avant de rejoindre les vignes. Je longe la vigne et traverse un chemin de terre pour longer un champ d’avoine en dessous d’une vigne.

J’avance tranquillement quand 100 mètres plus bas au bord du fossé qui longe l’avoine, au pied d’un gros frêne j’aperçois une tache rousse. J’observe un instant et constate que ça bouge, c’est un chevreuil. Je descends à travers l’avoine en stoppant à chaque fois qu’il relève la tête et m’aperçois assez rapidement qu’il s’agit d’un brocard.

Arrivé au fossé, je le traverse en faisant craquer une branche. J’attends un peu, rien ne bouge. Je longe le fossé dans un semé de tournesol en me rapprochant du gros frêne qui fait écran et me cache aux yeux du brocard mais me cache aussi ce dernier. En arrivant à quelques mètres du frêne je cherche du regard mon brocard mais je finis par le voir où je ne l’attendais pas et il me voit au même moment. Il était sous les branches basses du frêne à 7 ou 8 mètres devant moi. Il démarre et s’arrête à 25 mètres pour m’observer avant de repartir en zigzagant et en aboyant. Je retraverse le fossé et regarde s’éloigner ce magnifique brocard quand une chevrette se lève dans le fossé à quelques mètres de moi et prend le même chemin que le brocard.

Je longe le fossé puis traverse une haie pour arriver dans une pâture à vaches. Je remonte vers la crête, traverse une autre haie puis rejoint un blé en bordure d’un bosquet. Je longe le blé contre le bois pour retomber sur un  chemin de terre qui me conduit à la route. Je traverse et rejoint un autre champ de blé. Je descends entre 2 champs de blé le long d’un fossé. Une chevrette se lève et détale entre les blés. J’avance tranquillement vers la chevrette qui aboie et finis par l’apercevoir à nouveau. Elle redémarre d’un bout de haie puis arrive au bord du bois et me regarde arriver avant de disparaître.

J’arrive au coin du bosquet et me rends compte qu’un brocard m’observe de l’autre côté du blé sur la bande enherbée au bord de la haie qui longe le fossé. Nous nous observons un instant avant qu’il ne traverse la haie et remonte, en se retournant plusieurs fois, à travers la prairie vers le bois en crête de coteau.

Je traverse le blé et rejoint le chemin de terre qui remonte vers les vignes où j’ai manqué mon brocard samedi. En montant, j’aperçois une tache rousse dans un passage de tracteur sur ma gauche et me rends vite compte qu’il s’agit d’un brocard. Je tente de rentrer dans le blé mais le brocard se tourne vers moi et m’observe. Je me fige et attends, il se remet à manger. Je fais demi-tour en reviens vers le chemin de terre que je longe pour arriver entre la vigne et le blé. Je longe le champ de blé en avançant dès que le brocard baisse la tête puis traverse une bande étroite de lé pour arriver en limite des tournesols et du blé. J’avance à pas chassé entre les tournesols pour éviter de faire trop de bruit puis rentre dans la bordure du blé. Le brocard ne doit plus être loin. Je le cherche du regard en avançant doucement. Il ne doit plus être qu’à 10 ou 15 mètres mais je ne le vois pas ! Tout à coup, alors que je le cherchais devant moi, il redresse la tête à moins de 10 sur ma droite et m’aperçoit. Il détale à travers le tournesol.

Je fais demi-tour pour aller chercher ma flèche de samedi dans le tournesol. Au loin, un chevreuil longe la vigne puis disparaît dans une seconde vigne. Je contourne, les vignes pour me mettre à bon vent, je longe au-dessus des vignes en cherchant à chaque sillon si je vois le chevreuil et finis par l’apercevoir. Il est sur la bande enherbée entre la vigne et un champ de blé. Je parviens à me rapprocher par le haut de la vigne sans être vu et descends par le long du deuxième rang de vigne. Je parviens à me rapprocher assez rapidement à 30 mètres sans éveiller ses soupçons puis je ralentis l’allure et avance à pas de loup. Je me rapproche facilement et aperçois le chevreuil à 10 mètres qui rentre dans la bordure du blé en la longeant. J’avance de plus en plus doucement, presque en apnée et arrive à moins de 5 mètres du chevreuil mais ne parviens pas à le voir à couse de la hauteur de la vigne. J’avance doucement en cherchant une fenêtre de tir sans pouvoir apercevoir le brocard. Tout à coup il démarre en sortant de je ne sais où (je pense qu’il s’était couché) et s’arrête à 10 mètres de moi. Je ne vois que ses pattes sous le feuillage des vignes et ne peux rien faire. Au bout d’un long moment il démarre puis s’arrête un peu plus loin. Je ressors de la vigne alors qu’il tourne à l’angle de la parcelle. Il s’arrête plusieurs fois et aboie avant de traverser le tournesol pour rentrer dans une autre parcelle de vigne un peu plus loin.

Je retourne chercher ma flèche mais ne parviens pas à la retrouver.

Je décide de retourner vers le chemin de terre qui longe dans la vallée. Arrivé au coin des vignes je coupe à travers un champ de blé délimité latéralement par 2 haies. Je passe par le passage de tracteur le plus large qui se trouve sur le tiers supérieur du champ. Tout à coup, j’aperçois la tête d’un brocard qui remonte dans le blé. Je m’avance le plus rapidement possible tout en essayant de rester discret pour l’intercepter mais il bifurque et s’éloigne perpendiculairement à la pente. Je décide donc de descendre vers le fond du champ pour le longer et arriver à une dizaine de mètre du chevreuil. J’avance le plus baissé possible faisant des poses d’observation complètement enfoncé dans le blé et parviens au bout d’un moment au bord du blé. Je longe voûté dans une rigole creusée par le ravinement d’un orage et au milieu des herbes hautes. J’essaie de ne pas faire de bruit mais mon pantalon trempé et les herbes hautes m’oblige à avancer par saccades et très très lentement. Je parviens tout de même à moins de 15 mètres du chevreuil dont je vois maintenant distinctement le dos, le cou et la tête. Ce dernier décide alors de remonter dans le blé et s’éloigne un peu avant de s’arrêter à nouveau pour brouter. Il me faut encore avancer pour arriver à distance de tir. J’avance un peu en me faufilant dans les herbes hautes mais le bruit de l’herbe sur mon pantalon fait tourner la tête au brocard alors que je ne suis plus qu’à 12 mètres. Il me voit et détale à grands bons au travers du blé et rejoint la haie toute proche d’où il se met à aboyer. Je me redresse, il m’aboie un moment puis traverse le blé sur l’autre versant en s’arrêtant régulièrement pour me regarder puis traverse la haie en aboyant, s’arrête, repart, s’arrête au coin du bois et m’observe alors que je longe la haie puis rentre au bois en donnant de la voie. Encore raté, ce n’est pas mon jour !

Je retrouve le chemin de terre du bas et commence à le longer. 200 mètres devant, un chevreuil à la robe presque rouge sort du bois de droite, marque un arrêt dans le semé de tournesol en regardant vers moi puis descend et rentre dans un petit bosquet qui fait la jonction entre le chemin et la rivière. Je m’avance sur le chemin quand j’aperçois un mouvement intermittent dans le blé sur ma gauche, c’est un chevreuil qui avance par bons. Je fais demi-tour et court le plus vite possible pour rattraper un passage de tracteur au bord du blé le long d’une haie et le prends en courant pour arriver au bord de la rivière. Dans ma course je vois par moment le chevreuil. Je reviens vers lui en longeant doucement le bord de la rivière mais il bifurque à 40 mètres devant moi et rentre dans la végétation du bord du cours d’eau puis ressort de l’autre côté. C’est une chevrette.

Je longe la rivière jusqu’au bosquet puis reviens sur le chemin et pars inspecter 2 autres parcelles de blé qui sont vide ce matin avant de revenir en arrière pour rejoindre le bord de la rivière en longeant la haie de tout à l’heure du côté des hautes herbes. De nombreuses coulées jalonnent la friche. Plus loin je traverse une haie et tombe sur un grand champ de blé bien marqué par l’activité des sangliers : coup de nez, coulées, souilles… Je rejoins la rivière et la longe sur la bande enherbée elle aussi bien marquée par les sangliers mais aussi les ragondins. En arrivant au coin du blé et cherchant à traverser le fossé qui aboutit à la rivière j’aperçois un ragondin dont la tête dépasse des racines d’un arbre. Il est contre la berge opposée et je ne pourrai pas le récupérer, je le laisse tranquille et poursuis.

Pas de chevreuil dans le secteur et je finis par regagner le chemin de terre qui revient à la route qui je longe pour revenir à la voiture qui n’est pas à côté. Je longe des blés qui bordent la rivière sur la droite de la route, ils sont marqués de coulés mais pas de chevreuil en vue ce matin quand, au coin du bosquet contre lequel j’ai garé ma voiture, un mouvement attire mon regard sur une forme rousse allongée. Je me plaque contre le talus sur la gauche de la route et avance doucement. C’est une chevrette qui broute les feuilles des branches basses au bord de la rivière. En avançant sur la route j’aperçois un lièvre qui tourne autour et constate rapidement qu’il s’agit en fait d’un faon encore tout petit. En m’avançant encore j’aperçois son frère ou sa sœur qui me regarde arriver sans bouger alors que sa mère occupée à son repas ne m’a pas compris. Je passe derrière une grosse haie qui borde la route à 35 ou 40 mètres des 3 animaux et m’éclipse doucement pour aller chercher mon ragondin avant de rentrer. 

 

Alex

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:35

La saison d’approche au chevreuil approchant à grand pas, je n’ai plus trop la motivation pour chasser le ragondin. Hier soir, je décide tout de même d’aller faire un tour. Il fait une chaleur étouffante. Je commence par aller au centre équestre de Saint Michel. Il reste encore un ragondin sur la mare et j’ai promis de résoudre le problème. En arrivant je demande si quelqu’un voit encore le ragondin de temps en temps, on me répond qu’il est régulièrement dehors en pleine journée. Je décide d’aller faire un tour près de la mare. La femme du propriétaire décide de m’accompagner. Mon approche est du fait peu discrète car elle parle très fort mais bon je tente le coup. En arrivant à la mare je me rends compte que le système d’aspersion de la piste est en route. La propriétaire par l’éteindre et j’en profite pour approcher seul de la mare. Je longe la rive dos à la barrière, tout semble calme à part les grenouilles qui sautent en tous sens. Tout à coup, dans l’angle droit de la mare j’aperçois un ragondin flottant en surface, il semble mort. Je le regarde un moment et conforte mon idée première. Il doit s’agir du dernier ragondin fléché que j’avais perdu. La propriétaire me rejoint et je lui montre le ragondin en lui expliquant que je vais aller chercher ma gaffe télescopique pour le sortir. Elle me dit que de son côté elle va aller chercher une brouette.

Je retourne donc à la voiture et reviens avec ma gaffe mais à ma grande surprise le ragondin n’est plus là ! Tout à coup un remous sous les ronces qui précède un second remous un peu plus loin au pied d’un sureau recouvert par les ronces et qui penche sur la mare. Je n’ose y croire, moi qui chasse le ragondin à l’arc depuis plus de 10 ans, je viens de prendre une leçon par un ragondin qui semblait être très imprégné par l’homme. Quelle honte ! Je fais le tour de la mare pour tenter de l’apercevoir au travers des ronces mais, à part 2 belles couleuvres à collier se dorant sur les ronces et des grenouilles, je ne verrai rien d’autre. Je pars faire un tour sur le fossé un peu plus loin sans succès.

Je pars tranquillement vers Saint Arroman mais je n’ai pas envie d’y chasser ce soir et je poursuis pour m’arrêter sur 2 lacs en cascade où j’ai fait 4 ragondins un matin. Le terrain est bien sec, je fais la moitié du chemin en voiture sur le chemin de terre. Des planteurs de tabac sont à l’œuvre. Je soulève une poussière impressionnante malgré ma faible vitesse. Je me gare contre un bâtiment agricole pour finir à pied à travers champ jusqu’aux lacs.

Je longe tout d’abord le premier lac, il fait encore très chaud. Les ragondins ne semblent pas de sortie. De grosses carpes sont immobiles, à l’ombre des arbustes, au ras de la surface. Je remonte vers le second lac. Une volée de colverts vogue en surface contre la berge opposée et finissent par s’envoler en me voyant. Ici aussi de grosses carpes sont en surface.

Je fais demi-tour et décide de passer le temps en faisant un petit affût d’observation aux blaireaux dans le petit bosquet au pied de la digue du premier lac truffée de terriers de blaireaux. Je réenconche ma flèche et tente de trouver un passage pour rentrer dans le bois sans faire trop de bruit. La végétation est marquée de grosses coulées et de traces de boue. Il doit y avoir des sangliers dans le secteur. Je finis par trouver un passage et rentre par une coulée dans le bois. L’intérieur est clair, les arbres sont assez espacés. Le ruisseau du déversoir du lac longe le bas du bois. Une grosse coulée bien marquée par le passage des blaireaux traverse le ruisseau et rentre dans le bois. Je décide de m’asseoir sur un arbre mort couché. La coulée passe par-dessus la souche de l’arbre.

L’attente commence et les premiers moustiques de l’année arrivent. 1 heure plus tard et 1à moustiques en moins, je décide de bouger un peu pour me dégourdir les jambes. Je suis la coulée qui traverse le bois en diagonale. Au pied d’un merisier, une sorte de gazouillement rauque venant d’au-dessus de ma tête me fait lever les yeux sur un trou à 3,5 mètres du sol dans le tronc. L’ouverture de 5 cm de diamètre me fait penser à un nid de pic. Je m’éloigne pour ne pas déranger. Je reste un court instant à regarder autour de moi non loin du coin du bosquet puis commence à retourner sur mes pas quand un mouvement furtif attire mon attention. Un puis 2 blaireaux arrivent sur ma gauche en fouissant l’humus. Ils se rapprochent doucement et finissent par venir à 10 mètres environ. L’un d’eux se détache et vient, en contournant un gros arbre, pour me sortir à moins de 5 mètres mais je suis à mauvais vent et il fait demi-tour pour s’éloigner d’un pas rapide. Son compère reste un moment à 10 mètres de moi dans la végétation puis s’avance à découvert avant de flairer lui aussi ma présence et de faire demi-tour à son tour.

Je retourne sur les lacs mais pas de ragondins pour ce soir. Je retourne à la voiture puis par pour le grand lac où je dépose les carcasses de ragondin. En me garant j’aperçois des pêcheurs. Je pars donc pour le Gers à Seissan. En arrivant, je salue un  pêcheur qui pêche au lancer contre le pont et pars en remontant le Gers vers le virage si souvent généreux. Un remous contre la berge à la sortie du virage. Je me rapproche doucement mais le ragondin se détache du bord et plonge juste devant moi. J’attends un peu, il ne ressort pas. Je remonte encore un peu le Gers et l’aperçois contre la berge opposée. Il longe le bord à contrecourant et se cale sous la berge. J’arme vise et décoche. Il se débat et plonge dans une eau rougie. J’ai dû le touché légèrement ma flèche ne l’a pas traversé.

Il ressort un peu plus loin, je le prends en chasse et réencoche. Il tente de remonter sur la berge d’en face, J’arme, vise et décoche rapidement Ma flèche traverse le ragondin et explose contre la berge (un caillou certainement). Il retombe lourdement dans l’eau pour disparaître un moment. Alors que je le cherche en face, il remonte devant moi, le reste de ma flèche et travers du corps. Le temps de réagir, il repart contre la berge d’en face. Je lui décoche une autre flèche. Manqué. Puis une autre alors que ses forces d’abandonne et le cloue à la berge opposée. Je n’ai plus de flèches.

Je pars en courant à la voiture et par faire le tour par le stade. Je récupère mon ragondin et mes flèches. Le pêcheur vient à ma rescousse pour la dernière en m’indiquant sa position de la berge d’en face car de mon point de vue je ne la retrouvais pas. Je le remercie et retourne à ma voiture pour revenir au pont pour chasser le Gers en aval mais pas le moindre ragondin pour ce soir. Il fait presque nuit, je rentre.

Sortie du 25 mai 2010

Alex

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 22:06

Hier soir, Jean Pascal, est venu chasser avec moi.

Nous partons pour le canal de Labarthe. Nous nous préparons puis nous partons en longeant le canal. Un colvert décolle devant nous, si les ragondins étaient de sortie il a dû les alerter. Rien ne bouge ce soir, il fait encore trop chaud. Nous passons le pont, un peu plus loin alors que nous approchons du bord Jean Pascal aperçois 2 petits ragondin sur la berge d’en face. Je m’éclipse pour lui laisser le champ de tir libre. Les 2 petits plongent dans le canal et l’un d’eux traverse vers notre côté. Jean Pascal arme et décoche. Touché, le petit ragondin perd beaucoup de sang et n’arrive plus bien à nager. C’est une flèche de colonne. Je le laisse revenir au bord, la flèche de Jean pascal part dans le courant. J’arme et décoche alors que le ragondin est contre la berge à mes pieds. Je le frôle et ma flèche se fiche au fond de l’eau. Changement de technique, je tente de l’attraper à la main mais il tente de fuir, je le rabat à l’aide de mon arc et m’en saisis pour l’achever. Jean pascal part pour essayer d’intercepter sa flèche au petit pont un peu plus loin mais elle lui échappe. 

Pendant ce temps, j’aperçois un remous contre la berge opposée et la scrute pour tenter d’apercevoir la cause de cette agitation. Un autre petit ragondin ressort contre la berge. J’arme, vise et décoche. Ma flèche passe au ras au-dessus de la tête. Il plonge alors que Jean Pascal est de retour. Il ressort un peu plus loin. Cette fois ma flèche en plein cou, le foudroie.

Je me mets pieds nus et remonte le bas de mes pantalons pour tenter de retrouver ma flèche à tâtons avec les pieds. Ma flèche finit par se décrocher du fond et part dans le courant. Jean pascal tente en vain de l’intercepter. Je pars en courant à la voiture pour aller chercher la gaffe télescopique et reviens en cherchant nos flèches. Celle de Jean Pascal est introuvable mais la mienne est restée coincée contre la berge un peu après le pont. Je la récupère puis part chercher les 2 autres et mon ragondin. En arrivant au-dessus de mes flèches je fais partir 2 belles couleuvres. Dans une position délicate à cause du talus à pic, je finis par tout récupérer sans oublier de me frotter un peu contre les orties.

Nous continuons et bifurquons le long du petit ruisseau mais nous ne levons que 3 canards. Nous retournons à la voiture.

J’amène Jean Pascal au petit lac au-dessus de l’église mais les ragondins ne sont pas encore sortis. 

Nous partons ensuite pour la mare à Loubersan sous les serres. En arrivant au coin de la mare, j’aperçois un petit ragondin qui vient de s’asseoir. Je le montre à Jean Pascal qui met un petit moment à le voir au travers des ronces. Il cherche une fenêtre de tir, arme, prend sa visée et décoche. Il pense l’avoir touché mais le ragondin est rentré au terrier, il sera impossible de le vérifier. Sa décoche a fait plonger plusieurs autres ragondins sur la mare, il part en courant pour tenter d’en flécher un mais ils sont déjà à couvert. Jean Pascal part faire le tour de la mare alors que je tente de retrouver son ragondin et sa flèche mais décidément il n’a pas de chance. Ils restent tous 2 introuvables, l’eau trouble devant le terrier confirme ma pensée, le ragondin est rentré au terrier.

Nous remontons à la voiture et partons pour le grand lac de mercredi soir à Labejan. En remontant le long du bois du Turc Jean pascal aperçois ne chevrette sur le bord de la route. Il me faut un moment pour la voir à cause du reflet du soleil sur mon pare-brise. En arrivant au lac un lièvre est assis sur la gauche au bord du ruisseau. Nous ne verrons rien sur ce lac.

Nous partons pour Durban. Sur le chemin nous apercevons un beau brocard au gagnage puis un beau faisan. En passant nous nous arrêtons sur une mare. Nous descendons vers le saule pleureur qui jouxte la mare. J’aperçois un gros ragondin, en face, sur la gauche, dans le coin de la mare mais Jean Pascal aperçoit un ragondin qui vient droit sur nous. Le saule me le cache un moment puis je l’aperçois. Il arrive tranquillement. Nous armons tous les 2, le ragondin s’arrête à 15 mètres environ. Jean Pascal contre jusqu’à 3 et nous décochons. Il me semble que Jean Pascal l’a touché et Jean Pascal pense que je l’ai touché mais pas lui. Le ragondin a plongé et a filé au terrier, son compère en face file lui aussi au terrier. Je pars chercher mon lancer pour récupérer les flèches.

Nous partons pour le lac à Durban où j’ai laissé mon canoë. J’envoie Jean Pascal se poster au pylône EDF qui servent de ponton et je pars faire le tour pour lui envoyer les ragondins. En descendant vers le lac nous apercevons au milieu des foulques plusieurs ragondins qui traversent vers la rive opposée. Les rainettes et les grenouilles chantent à tue-tête. Je passe les clôtures et pars pour traverser le ruisseau d’alimentation au passage bétonné. De l’agitation dans l’eau, je pose les yeux sur 2 petits ragondins longeant la berge. J’arme et suit le premier, c’est alors que j’aperçois la mère devant son terrier qui appelle ses petits. Je lui décoche une flèche dans le cou. Elle meurt sur le coup. Je réencoche, un petit s’arrête à 1 mètre de sa mère. Ma flèche le sèche net. L’autre rentre au terrier. Je laisse tout sur place et pars vers l’endroit où je pense voir les ragondins.

En longeant la berge j’aperçois un ragondin qui mange les joncs à la surface du lac. Je me baisse et m’approche à distance de tir avant de m’agenouiller et d’armer l’arc. Il vient vers moi, je le laisse venir et aperçois alors un autre ragondin sur la berge. J’hésite entre les 2. Pendant ce temps le premier ragondin regagne la berge. Je le vise et décoche. Il plonge suivit de 3 autres ragondins. Je me redresse et pars vers le lieu des plongeons. J’aperçois trop tard un ragondin qui me passe devant les pieds alors que je regarde plus loin sur le lac. Il plonge. Je longe un peu la berge jusqu’au bois. D’autres ragondins partent vers le pylône au centre du lac. Plusieurs ragondins s’immobilisent au milieu du lac. L’un d’eux remonte devant Jean Pascal sans qu’il ait le temps de le flécher. Les ragondins se dispersent et ressorte à droite, à gauche… il y en a de partout. Je ne sais plus où donner de la tête. Jean Pascal quitte son poste et part en longeant le lac. Il verra des ragondins mais n’aura pas d’occasion de tir. Je lance un énorme galet dans l’eau pour faire bouger les ragondins qui me regardent sans bouger. L’un d’eux part vers le poste qu’a laissé Jean Pascal. Je crie « ragondin au pylône ». Jean Pascal revient en courant mais ne trouvera pas le ragondin qui a disparu. La nuit tombe et le chant des batraciens devient assourdissant. Nous rentrons, je récupère au passage mes victimes.

Je retrouve Jean Pascal au niveau de la clôture électrique du parc des chevaux et trouve le moyen en remettant mes flèche sur le carquois de toucher un fil électrique ce qui me fais faire un bon impressionnant et tomber mon arc. Retour à la voiture pour les photos.

Sortie du 21 mai 2010
Sortie du 21 mai 2010

Alex

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 20:51

Ce soir, il me faut aller voir un chantier vers 18h à Labéjan. Je pars avec ma voiture personnelle et en profite pour faire une halte sur une mare à Durban que je n’ai pas regardée depuis quelques temps. Je me gare et me dirige vers la mare. Plusieurs voitures sont garées à proximité et des voies résonnent un peu plus loin. J’ai peu de chance de voir quoi que ce soit. Je jette tout de même un coup d’œil. Surprise, un ragondin se trouve dans l’angle de la mare mais il m’a repéré et rentre dans les ronces. Je ne le reverrai plus. Je me positionne en face des terriers.

Sortie du 19 mai 2010

Un remous se dessine à ma gauche. Je surveille la surface de l’eau et l’entrée des terriers. Tout à coup j’aperçois du coin de l’œil un gros ragondin qui vient de ressortir contre la berge opposée. Ce dernier remonte dans les ronces avant que je n’aie eu le temps de réagir.

Les grillons chantent à tue-tête, il fait encore assez chaud. 

Sortie du 19 mai 2010

Je retourne à la voiture et pars pour le lac où Manu a fléché les 2 petits ragondins vendredi matin. Le chemin de terre a bien séché et je peux descendre jusque sous la digue avec la voiture.

Sortie du 19 mai 2010

 Une grosse carpe très amaigri tourne dans le trou d’eau en aval du passage busé.

Sortie du 19 mai 2010

 Je pars vers le lac et remonte sur le côté droit de la digue, les foulques sont fidèles au rendez-vous.

Sortie du 19 mai 2010

Je longe la berge en direction du petit bosquet. Au bout d’un moment un ragondin se détache sur l’eau, au loin, au milieu des foulques.

Sortie du 19 mai 2010

Je m’avance doucement. 40 mètres avant le bosquet, un ragondin se met à l’eau à 20 mètres devant moi. Je presse le pas mais il plonge. Je continue un peu vers le bosquet puis attends qu’il remonte mais il refait surface un peu trop loin. Ma flèche va ricocher sur l’eau et risque de le blesser sans le tuer.

Je l’observe un moment. Un second ragondin arrive du bosquet et vient droit sur moi. Je m’agenouille. Il va et vient, s’arrête et observe un instant, fait demi-tour, s’éloigne un peu du bord, zigzague puis finit par longer à 7 ou 8 mètres du bord. J’ai armé depuis un moment. J’aurais préféré le tirer un peu plus prêt à cause de l’angle que ma flèche fait avec l’eau mais c’est maintenant ou jamais, il va passer sur ma gauche et à part de me lever je ne pourrais plus tirer. Je prends la visé et décoche. Il me semble l’avoir touché mais ma flèche ricoche à la surface et finit au milieu du lac.

Il a plongé et de grosses bulles remontent en surface sur sa trajectoire qui semble venir vers moi. J’attends un moment sans le voir ressortir.

Je poursuis vers le bosquet. Au moment où je passe l’affût à canard, un ragondin se met à l’eau mais son attitude me semble bizarre. C’est certainement le ragondin que je viens de tirer et il doit être blessé. J’avance encore un peu et tente de l’apercevoir au milieu des branches mais il n’y a que des foulques qui bougent à peine pour tenter de se camoufler.

Je finis par continuer. En sortant du bosquet j’aperçois un petit ragondin sous une touffe de ronce en surface. Je cherche une fenêtre de tir quand un second petit ragondin plonge sur le premier et ils s’éloignent sous les ronces. Je longe derrière les ronces et entre aperçois à plusieurs reprise les petits ragondins se débinant. Au bout d’un moment l’un d’eux s’immobilise sous les ronces. Je prends ma visée au travers des ronces et décoche. Ma flèche l’a séché net mais est restée sous l’eau.

Les autres petits ragondins sont introuvables. Je poursuis pour me retrouver en face de la zone de terriers. Du mouvement, dans les hautes herbes et dans les branches d’un petit buisson poussant dans l’eau, attire mon regard sur un nid contenant plusieurs œufs et un poussin de foulque.

Sortie du 19 mai 2010

Je reviens sur mes pas et prends la barque du chasseur de canard pour récupérer mes flèches.

Sortie du 19 mai 2010

Je commence par vider l’eau accumulée à l’intérieur. Je récupère d’abord la première au milieu du lac puis pars chercher le petit ragondin et la seconde. En chemin, une masse sombre à la surface m’interpelle. Je me rapproche un peu. C’est mon ragondin de tout à l’heure. 

Sortie du 19 mai 2010

Je le récupère puis pars récupérer le petit et me flèche

Sortie du 19 mai 2010

avant de retourner ranger la barque.

Sortie du 19 mai 2010

Je pars pour le second lac en aval. La grosse carpe est toujours là. Plusieurs canards décollent du ruisseau puis du départ du lac dans les saules. La surface de l’eau est très agitée et l’eau toute trouble. Je regarde au travers des saules

Sortie du 19 mai 2010

et me rends compte qu’il s’agit de dizaines de carpes. Je continue et trouve à nouveau des dizaines de carpes dans les hautes herbes du bord du lac.

Sortie du 19 mai 2010
Sortie du 19 mai 2010

Pas de ragondin ce soir, je retourne à la voiture.

Sortie du 19 mai 2010

Je pars pour la mare sous les serres de fraisier à Loubersan.

Sortie du 19 mai 2010

Je traverse le blé par le passage de tracteur et me dirige vers la mare. Un mouvement dans l’herbe à 25 mètres devant m’indique qu’un ragondin a démarré.

Sortie du 19 mai 2010

Je presse le pas et l’aperçois rentrant au terrier à travers les ronces.

Sortie du 19 mai 2010

Je longe au-dessus du roncier et aperçois un petit ragondin arrivant par le déversoir.

Sortie du 19 mai 2010

Je le laisse un peu se rapprocher et lui décoche une flèche qui passe bien derrière et se coince sous les algues. Il plonge et disparaît. Je vais récupérer ma flèche

Sortie du 19 mai 2010

et pars pour Labéjan.

Je pars pour un grand lac que j’ai peu chassé cette année faute d’y voir des ragondins. Je me gare sous la digue et remonte sur le côté droit du lac pour commencer à chasser en longeant la berge. 3 colverts décollent contre la berge opposée. Le lac est calme ce soir encore. En arrivant vers le bout du lac, j’aperçois un gros ragondin qui longe la berge opposée en venant vers moi.

Sortie du 19 mai 2010

Je m’agenouille et attends. Il avance assez rapidement mais il bifurque brusquement pour remonter sur la berge. J’attends un peu puis tente de me rapprocher. Arrivé en face de l’endroit où il est remonté je ne l’aperçois pas. Il a dû rentrer au terrier.

Je continue vers le ruisseau. Un second ragondin me laisse passer et plonge presque sans bruit. Le remous me fait tourner la tête et je peux suivre sa trajectoire grâce au remous boueux et aux petites bulles qui remontent en surface. Les ronces se mettent à bouger contre la rive opposée. Il est rentré au terrier.

Je continue. Un peu plus loin, en longeant le ruisseau, j’aperçois un remous sous les branches basses d’un noisetier. Je me rapproche et aperçois alors un gros ragondin qui traverse le ruisseau vers la berge opposée. J’ai juste le temps d’armer et de décocher dans le mouvement. A l’impact il me semble être dedans. Le ragondin et ma flèche ont disparu. J’attends un peu mais rien ne bouge.

Je repars en longeant le ruisseau. De l’autre côté du noisetier, un autre remous, quelque chose vient de démarrer. Je repars en arrière et tente d’apercevoir de quoi il s’agit mais sans succès.

Je repars vers le passage busé sans voir de ragondins.

 Une silhouette rousse sort du blé à 20 mètres devant moi, c’est un brocard. Je me baisse pour ne pas l’épouvanter et le faire partir en aboyant. Curieux il m’observe puis fait quelques pas saccadés en balançant la tête. La position devient très inconfortable et je dois poser un genou à terre pour ne pas attraper une crampe. La réaction est immédiate, le brocard part en longeant le blé puis rentre dans la culture puis disparaît en aboyant.

Je traverse sur le passage et reviens en arrière vers l’endroit du tir pour essayer de retrouver ma flèche. Les sangliers ont tout retourné le long du ruisseau. Je rentre dans le bois et arrive sur la zone du tir. Je ne vois pas ma flèche. Je suis juste à côté d’un terrier et regarde à l’intérieur par les ouvertures creusées lors d’un déterrage quand à moins d’1 mètre de mon pied, la tête d’un ragondin surgit de l’eau.

Le temps d’armer il a replongé. Il ne semble pas être rentré au terrier, je ne l’ai pas vu passé par l’ouverture creusée au ras de la berge. Je me positionne au ras de la berge pour attendre qu’il remonte. Une masse sombre sous l’eau attire et focalise mon attention. Plus je la regarde et plus je me persuade qu’il s’agit de mon ragondin. J’attends quand tout à coup, un mouvement me fait armer. Fausse alerte c’est une écrevisse qui sort du terrier. Je désarme. Une autre écrevisse sort du terrier. Le temps passe et un trait bien rectiligne qui ressemble à ma flèche m’apparaît tout à coup comme planté dans l’entrée du terrier. L’eau se met à bouger et la masse noire se déploie. J’arme. Le ragondin sort doucement la tête de l’eau où vient le cueillir ma flèche. Il est séché net.

Sortie du 19 mai 2010

C’est effectivement ma flèche qui est restée en travers que je voyais tout à l’heure. Je récupère mes flèches et l’animal et je rentre. Jean pascal vient chasse vendredi, je ne vais pas vider tous les lacs du secteur.

Sortie du 19 mai 2010

Sur le retour j’aperçois un gros ragondin au milieu du lac qui a tôt fait de rentrer à couvert, un autre plus loin devant les terriers l’imite rapidement. Contre mon côté de berge un petit ragondin part vers la digue. Je tente de me rapprocher mais il bifurque et plonge pour traverser vers les terriers. J’attends un peu sans le voir ressortir. Je rentre

Sortie du 19 mai 2010

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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