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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 06:55

Ce soir, je retourne me poster à Traversères pour le sanglier mais décide de me poster au-dessus de la ferme près d'une source alimentant une mare se déversant en suite, en un filet d'eau peu profond, dans le ruisseau du déversoir du lac situé un peu plus haut. Les ronciers sous la digue à ma gauche sont de bonnes remises et le bosquet très fourré à ma droite est souvent bien fréquenté aussi. Je suis posté près de la mare à environ 10 mètres du ruisseau qui coule dans mon dos. Vers 18h20, un léger bruissement me fait tourner la tête à droite. Une martre vient de traverser le ruisseau à environ 15 mètres et s'avance tranquillement en zigzagant vers le filet d'eau venant de la mare. Je pivote doucement vers elle. Elle finit par rejoindre le filet d'eau et s'abreuve, la tête cachée derrière un arbre avant de marquer un autre tronc tout proche d'elle. Elle relève la queue et colle son arrière train contre l'écorce pendant quelques secondes puis fait demi-tour, avance de quelques mètres puis bifurque pour venir vers moi. Elle passe derrière un arbre, j'arme mon arc, elle approche doucement en humant l'air puis bifurque à nouveau à environ 12 mètres. Je la suis dans mon viseur attendant qu'elle s'arrête à découvert, chose qu'elle ne tarde pas à faire. Elle me présente son flanc faisant le dos rond. Je décoche mais ma flèche passe au-dessus et elle démarre pour plonger au pied d'un arbuste où elle se fige plaquée au sol à 2 mètres de l'endroit du tir.

Une martre lors d'un affût sanglier

J'en profite pour réencocher. J'attends un instant, je ne vois que la queue et l'arrière train de la martre. Elle finit par se remettre en mouvement et se débine doucement vers le ruisseau. Je tente des cris de souris en aspirant de l'air au travers de mes lèvres pincées. Elle s'arrête, écoute puis se ravise et reviens vers moi en zigzagant, humant l'air, cherchant d'où vient ce bruit. J'arme mon arc, aligne ma visée et la laisse venir en appelant par moment. Elle finit par s'arrêter de face, dans une zone dégagée à environ 8 mètres. Ma visée calée sur son poitrail, je décoche. Ma flèche la touche et se plante au sol, la martre roule au sol et se traîne en se mordant la patte arrière. Elle semble paralysée du train arrière et s'immobilise vite à environ 1 mètre de l'endroit du tir. Je m'avance, récupère mes 2 flèches puis amasse ma martre. Ma flèche la touche où je visais mais lui ouvre tout le ventre et traverse la cuisse avant de se planter au sol. Je fais quelques photos souvenir avant de retourner me poster avec ma prise.

Une martre lors d'un affût sanglier

Le temps passe et la nuit sera vite là quand un bruit de pas résonne dans le sous-bois. Un animal arrive par ma gauche. Je me prépare mais ne le vois que trop tard. Un beau putois surgis du fourré et s'arrête à 3 mètres de moi, je n'ai pas le temps d'armer qu'il repart, passe sur mon pied gauche et s'assoie sur le droit. Je n'en reviens pas, je ne bouge pas et attends de voir sa réaction. Au bout de quelques secondes il démarre brusquement et s'arrête à 2 mètres sur ma droite. Je tente d'armer mon arc mais il démarre pour repasser rapidement devant moi, s'arrête à quelques mètres devant moi puis repart et fonce à couvert dans le fourré. La nuit s'installe, les sangliers ne sont pas venus, je rentre.

 

Alex

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 08:40

Ce matin, pour changer un peu, nous avons décidé, avec Christophe et Lilian, d'aller faire une petite sortie au ragondin. J'ai reéquipé mon Carbone Elément pour l'occasion. Le rendez-vous est pris sur la place d'Auterrive. Nous partons pour le lac du Lion à Labéjan. Nous arrivons sur place à la pointe du jour, nous préparons puis descendons vers le plan d'eau. Nous rejoignons le ru qui alimente a lac et prend sa source au milieu du champ. Lilian passe à gauche pour aller se poster au niveau des terriers du départ du lac et je pars avec Christophe sur la droite pour aller le poster un peu plus loin et faire le tour du lac pour tenter de rabattre les ragondins vers mes amis. Le ru est maintenant bordé par une bande boisé qui se termine 30 mètres après le départ du lac en le longeant sur la gauche. Lilian est à son poste en face les terriers, je laisse Christophe au bout de la bande de ronce qui longe le talus du lac puis fait le tour du plan d'eau mais pas le moindre ragondin en vue. Nous décidons de changer de secteur. Je rentre avec Lilian et Christophe passe par l'autre côté du ru où il aperçoit un ragondin sorti au gagnage après notre passage mais ce dernier rentre vite à couvert. Nous remontons à la voiture où nous croisons le propriétaire qui nous indique qu'une famille de ragondin s'est installée un peu plus loin au bord d'un petit plan d'eau. Nous irons y jeter un coup d'œil tout à l'heure.

Nous partons pour le lac du Fources, sous le village de Labéjan. De la route, nous constatons qu'il est presque à sec. Nous nous garons et nous préparons quand nous apercevons 3 petits ragondins en maraude, au bord de l'eau, sur la droite du lac, sur son lit asséché. Nous tentons une approche directe et les petits ragondins finissent par démarrer pour se mette à l'eau. Nous pressons le pas alors qu'un premier ressort au sec et fonce vers le terrier de la berge opposée. Mes invité décoche mais c'est raté les ragondins foncent vers les terriers. Nous restons un instant au bord du lac quand l'un d'eux ressort d'un terrier sur notre droite et se débine en suivant la berge pour disparaître sous cette dernière. Christophe part inspecter la mare plus à droite et je descends dans le lit asséché du lac pour aller me poster près de l'endroit où nous l'avons perdu de vue car j'imagine qu'il va ressortir pour rejoindre ses compères dans le grand terrier plus à gauche. Je scrute le coin quand un ragondin surgit des ronces plus à ma gauche, à environ 12 mètres, j'arme, vise et décoche. Alors que ma flèche semble parfaite, elle manque le ragondin qui part se réfugier dans son terrier d'où il e ressortira pas. Nous récupérons nos flèches alors que Christophe revient puis remontons à la voiture.

Nous partons pour le petit plan d'eau indiqué tout à l'heure mais rien en vue, nous poursuivons pour nous garer plus loin au bord de la N21. Nous partons à travers champ vers 2 lacs en cascade un peu plus loin. Mes invités prennent à droite et moi en face. Nous arrivons par en dessous de la digue du second lac et remontons doucement vers la berge puis commençons à la longer tranquillement. Je remarque vite du remous sous la berge à 30 mètres devant moi et m'approche tout doucement pour me poster près de cette agitation en espérant voir sortir un ragondin. Mes collègues m'interpellent alors pour me montrer un ragondin au gagnage, 50 mètres devant moi, dans le semé à 10 mètres environ du coin du lac. Je leur fais signe que je l'ai vu et tente une approche, j'avance doucement en suivant les peupliers qui bordent le lac quand j'aperçois un autre ragondin qui broute de cul à environ 15 mètres, au pied d'un gros peuplier, près de l'eau. Je change de cible et m'approche lentement de lui. Occupé par son repas il ne remarque pas ma présence et arrivé à 5 mètres environ du ragondin, j'arme doucement mon arc, vise en peu au-dessus de la queue et décoche. Touché il plonge et part péniblement vers un terrier où il disparaît. Je récupère ma flèche, l'autre ragondin n'a pas bougé et mes collègues ont décoché sur un autre ragondin de leur côté. Je reprends mon approche mais le ragondin ne repère et fonce vers le coin du lac du dessus. Je cours et fait signe à Christophe d'en faire autant. Le ragondin plonge devant moi. Alors que Christophe arrive au coin du lac de son côté de berge, il remarque un petit ragondin posé sur une grosse branche morte tombée le long de la berge. Il tente une approche mais le ragondin plonge. Mon ragondin refait surface et part vers la berge opposée. Je décoche une flèche et le manque, il continue sa route sans même plonger. Christophe se positionne en face pour l'attendre. Je réencoche et tire une seconde flèche qui le manque encore de peu. Il poursuit sa route comme si de rien n'était et c'est Christophe en face qui le stoppera.

Je laisse Christophe à la récupération du ragondin et des flèches et pars chercher mon ragondin. Lilian surveille toujours le premier lac en espérant voir ressortir un ragondin. Je teste la profondeur de l'eau et, voyant qu'elle est peu profonde en bordure du lac, je descends le talus de la berge pour avancer dans l'eau en me penchant pour voir sous la berge à partir de l'endroit où mon ragondin a plongé. Je remarque vite que l'eau est osée devant un terrier un peu plus loin. Je regarde à l'intérieur et remarque immédiatement un amas de tripes à l'entrée et le filet de sang qui coule vers le lac. En observant plus profondément, j'aperçois mon ragondin couché sur le flanc à environ 2 mètres de l'entrée, ses intestins se sont accrochés à une aspérité à l'entrée du terrier et se sont dévidé jusqu'à ce qu'il s'arrête. Je le récupère avec une branche alors qu'il finit de mourir. Une de mes flèches a coulé, nous quittons le secteur avec nos 2 prises et partons pour le canal de Labarthe. Nous nous garons au moulin puis partons en longeant le canal. Je Laisse Lilian en poste près des premiers terriers, en face du bout du petit lac puis continue avec Christophe mais nous ne verrons pas le moindre ragondin. Sur le retour, je décide d'aller jeter un coup d'œil autour de petit bac. Nous longeons la rive droite, la gauche étant inaccessible à cause des arbres, quand un gros plouf retentit. Je comprends immédiatement qu'il s'agit d'un ragondin qui vient de plonger devant nous, au pied d'un bouquet d'arbres poussant au bord de l'eau. Christophe se poste au bord de l'eau pour observer. Je cours un peu plus loin pour trouver une zone dégagée où me poster et surveiller quelques terriers contre la berge opposée. Le gros ragondin finit par faire surface contre la berge opposée sous quelques branches basses puis démarre tranquillement pour rejoindre un terrier hors d'eau. J'arme mon arc, le suis dans mon viseur et décoche près du terrier avant qui ne rentre mais ma flèche passe dessous et il rentre à couvert. Je pars chercher ma flèche et demande à Lilian s'il a vu quelque chose au passage. Il n'a rien vu. Christophe le rejoint et je vais jouer le rabatteur en longeant l'autre côté du canal derrière la bande boisée épaisse.

J'essaie d'avancer juste en avant de mes collègues pour tenter de leur faire sortir des ragondins mais le secteur est calme. Je rejoins un fossé qui rejoint le canal et le longe en surveillant les terriers quand je remarque de l'eau boueuse venant de plus en amont, je la suis doucement quand j'aperçois, au travers des ronces qui couvrent maintenant le fossé, une patte palmée rouge, sous l'eau, contre la berge opposée. Je la fixe sans bouger et finis par apercevoir son propriétaire. Une canne colvert joue le mimétisme en restant immobile à 1 mètre de mes pieds. J'arme doucement mon arc et vise. Ma flèche la cloue sur place lui coupant le cou au passage. J'écarte les ronces et la récupère avant de me remettre en marche. Pas le moindre ragondin dans le secteur, nous retournons à la voiture avant de rentrer à Auterrive. Nous nous garons au niveau des poubelles après le village car plusieurs ragondins sortent souvent de l'autre côté de la route au bord du Gers. Ils ne sont pas dehors ce matin mais l'un d'eux émerge d'un terrier débouchant sur le champ alors que j'explique le coin à mes invités. Nous décidons de laisser Lilian tenter sa chance. Il amorce une boucle pour tenter une approche par la gauche mais une voiture arrive aux poubelles et les enfants crient, les portières claquent… le ragondin retourne au terrier. Je laisse Christophe et Lilian prospecter le bord de la rivière mais seuls les colverts sont de sortie et s'envolent rapidement. Nous décidons d'arrêter là notre matinée conclue par quelques photos souvenir.

Petite sortie ragondin entre amis, 18 décembre 2017
Petite sortie ragondin entre amis, 18 décembre 2017

Alex

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:57

Ce soir, nous sommes partis pour une sortie ragondin avec Jacques, Christophe et Benjamin mais les lacs se succèdent et les ragondins sont peu présents et les occasions de décocher peu nombreuses, alors que la luminosité décroit assez vite nous tentons notre chance sur un dernier coin, 2 lacs où j'ai déjà fléché un canard cette année. Comme à notre habitude nous nous séparons en 2 groupes de 2 pour longer les 2 côtés du lac. Nous remontons par dessous la digue du premier lac et je prends à gauche avec Christophe. Pas de ragondin en vue mais 2 jeunes colverts partent sur l'eau vers le fond du lac et se séparent pour rejoindre les 2 coins du plan d'eau. Nous avançons doucement espérant voir un ragondin mais rien en vue. En arrivant au coin du lac, j'aperçois un des colverts se tapissant contre la berge pour se faire oublier à moins de 10 mètres de moi. J'arme, vise et décoche. Atteint au cou et au dos, mon canard se débat sur l'eau pour vite s'immobiliser. Je jette un coup d'œil au second coin du plan d'eau sans trouver le second colvert. Je pars avec Christophe pour jeter un coup d'œil au second lac mais pas de ragondin en vue. Nous retournons au premier lac où je récupère mon canard. Le second canard fonce sur l'eau, cou sur l'eau et nous le prenons brièvement pour un ragondin. Il fonce vers la berge de mon côté du lac et Christophe gêné par des buissons poussant au bord de l'eau ne peut pas l'intercepter. Le volatile ayant disparu dans la végétation de la berge et ne voulant pas ressortir, nous décidons de rentrer alors que la luminosité baisse très vite.

CANARD DU SOIR

Sur le chemin du retour nous croisons quelques chevreuils puis, dans les virages avant Lasseube Propre, j'aperçois 2 taches noires dans une friche au bord de la route en face d'un lac. En nous rapprochant, je constate qu'il s'agit de 2 sangliers d'environ 50 kilos. Je stoppe la voiture sur la route, moteur allumé, vitres ouvertes et radio allumée à environ 30 mètres des 2 animaux qui, loin d'être inquiétés, commencent un simulacre de combat, se bousculant joue contre joue en tournant sur place autour de ce point de contact. Cette petite lutte terminée, l'un d'eux commence à s'éloigner vers le bois derrière nous mais s'arrête vite et se couche sur le ventre, disparaissant dans la végétation jaunie, le second s'avance doucement et lui monte dessus en nous regardant. Nous n'en revenons pas, ces 2 sangliers sont en train de s'accoupler. Le sanglier couché se relève puis s'avance un peu et le second le rejoint pour lui monter à nouveau dessus tout en nous regardant à nouveau. Nous n'en croyons pas nos yeux et finissons par nous éloigner alors que les sangliers, pas du tout inquiets, ne tentent même pas de fuir.

 

Alex

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:08

Ce matin, nous avons décidé d'aller faire un tour au ragondin avec Lionel, Christophe et Manu. N'ayant rien pu flécher sur le premier lac nous changeons de secteur et partons pour 2 lacs en escalier séparés par une digue. Nous nous garons au bord de la route et partons en 2 groupes de 2 en direction du lac. Arrivés sous la digue du lac, je remonte à gauche doucement avec Christophe pour essayer de surprendre un ragondin quand j'aperçois au travers de la végétation un mâle colvert posé à environ 12 mètres de la berge. J'arme doucement mon arc, prends la visée et décoche. Touché, le canard s'envole vers le second lac en laissant pas mal de plumes, d'autres colverts posés sur le lac s'envolent également. Nous longeons les berges du lac et apercevons 2 ragondins contre la berge du côté de Manu et Lionel et les avertissons.

Manu qui connaît le secteur se place vite au-dessus des terriers situés au milieu de la berge derrière un arbre mort tombé dans le lac. Un ragondins s'avance sur le lac comme pour le traverser, Manu le flèche et semble le sécher net. Un second ragondin surgit et s'avance sur le lac, nous le signalons à non collègues. Manu décoche, traversé, le rongeur plonge et disparaît. Le premier ragondin se débat un moment eu surface puis se débine discrètement et rentre au terrier alors que Manu attrapait son lancer pour récupérer sa prise et ses flèches. Je récupère ma flèche puis nous partons avec Christophe sur le second lac mais les ragondins à l'autre bout du lac partent directement vers les terriers et nous ne pouvons pas les intercepter. J'ai repéré un colvert contre la berge opposé sous quelques ronces et décide d'aller voir s'il s'agit du mien que j'ai fléché tout à l'heure. Christophe se poste près d'une zone de terriers dans le coin du lac. Arrivé au-dessus du colvert, je me rends compte qu'il s'agit bien du mien, il n'a pas l'air très en forme et je m'approche sans penser le voir s'enfuir mais, alors que je suis tout près, il plonge et remonte vite un peu plus loin pour se caler contre la berge. Je m'approche à nouveau doucement. Cette fois, je lui décoche une flèche au travers de la végétation mais, déviée par les ronces, elle le touche mal, Une seconde flèche entre les ailes aura raison de lui. Je le récupère et reviens vers les terriers. Lionel nous a rejoint et parvient à flécher un ragondin ressorti devant les terriers mais il plonge et disparaît. Je tente de dégager les entrées des terriers à la machette pour tenter de le retrouver mais il est rentré trop profondément et ne sera pas retrouvé. Nous quittons le secteur un peu dépité d'avoir perdu 3 ragondins.

Nous tentons d'autres lacs sans succès puis finissons par un dernier lac entouré par les bois, Manu et Lionel partent à travers bois sur la gauche pour faire le tour du lac et se poster près de la zone de terriers alors que je descends avec Christophe vers le lac. Alors que nous sommes encore à environ 40 mètres du plan d'eau, un remous se dessine au bord de l'eau derrière le bois qui borde le lac et nous pensons à un ragondin, nous pressons le pas mais c'est un canard qui surgit et vient vers la berge, nous sommes encore à environ 35 mètres mais je décide de tenter une flèche. J'arme, vise et décoche mais mon tir trop court frappe la berge du lac. La flèche ricoche et frappe le canard avec un bruit mat avant de toucher l'eau. Ce dernier tente sans succès de s'envoler et part en surface vers la berge opposée. En descendant vers le lac nous apercevons 2 border colleys chassant en longeant la berge opposée et c'est alors que nous nous rendons compte qu'ils traquent un gros ragondin qui s'est immobilisé en surface du lac à quelques mètres de la berge. Christophe part par la digue du lac à sa rencontre, les chiens en nous apercevant prennent la fuite et le ragondin en profite pour passer à couvert sous les branches basses. Je reste à surveiller du bord de l'eau un moment, tout en récupérant ma flèche avec mon lancer mais rien ne sort, je pars donc rejoindre Christophe et alors que longe la berge boisée, le colvert blessé revient vers moi en longeant la berge. Je me poste et attends mais il me voit et part vers la rive opposée. Je le laisse rejoindre la berge boisée d'en face puis pars à sa rencontre. J'approche doucement en sous-bois mais il repart vers la berge opposée puis mes collègues le renvoient, posté, je le laisse venir et lui décoche une flèche à 7 ou 8 mètres au travers des branches basses et le touche. Il plonge et disparaît un moment jusqu'à ce que Christophe le repère de la berge opposée, il est calé et fait le mort. Christophe guide donc mon approche et me permet d'achever mon canard d'une flèche qui le clou à la berge en le tuant sur le coup. Le ragondin restant introuvable, nous décidons d'arrêter là pour ce matin et de rentrer.

Ouverture de la chasse au canard, 21 août 2016

Ce soir, ayant repéré quelques canards sur le chemin du retour du matin, je décide d'aller faire un tour sur un petit lac près de chez moi. Je me gare puis pars à travers champ vers le lac dont les berges surélevées me permettent une approche à couvert. En remontant sur la berge, j'aperçois 6 canards qui se reposaient sur un petit îlot, au milieu du lac, dégagé par la baisse du niveau de l'eau. Les 6 canards partent tranquillement vers la berge de mon côté du lac pour se réfugier dans la végétation de l'angle du plan d'eau à environ 70 mètres sur ma gauche. Je les laisse se caler dans la végétation puis m'approche doucement. Un premier canard démarre dans mes pieds et s'envole, un second s'envole mais se repose un peu plus loin puis part vers la berge opposée en surface du lac. Un autre canard surgit de la végétation et pédale à la surface de l'eau puis se calme à environ 10 mètres du bord. J'arme, vise alors qu'il s'éloigne doucement de cul et décoche. Touché, le canard continue comme si de rien n'était puis commence rapidement à convulser et écarte les ailes et tombe la tête dans l'eau. Je sors mon lancer et récupère ma flèche et mon canard puis recommence à fouiller la végétation de la berge. Le canard parti en face a disparu.

Un autre canard finit par surgir de la végétation et fuir vers le milieu du lac avant de revenir doucement vers la berge à 35 mètres sur ma droite. Une fois perdu de vue dans la végétation, je l'approche doucement puis piétine les joncs du bord de l'eau et le fait fuir vers le lac. Il retourne tranquillement vers la berge d'où je l'ai délogé au départ, j'avance rapidement tout en me préparant à armer pour lui couper la route. Arrivé à portée de tir, juste avant qu'il rentre dans la végétation, je lui décoche une flèche qui fait bruyamment voler quelques plumes. Il plonge et refait surface au bout d'un moment pour revenir d'où il vient en avançant plaqué sur l'eau cou tendu. Je repars donc tenter de le déloger et l'entends se débiner dans les ronces et les joncs, il avance par à coup de quelques mètres avant de foncer dans le lac. J’arme, vise et décoche alors qu'il s'arrête à environ 12 mètres du bord. Touché, il semble ne pas réagir puis se met à tourner puis s'agite et s'immobilise. Je récupère ma flèche et mon canard puis repars fouiller la végétation de tout le tour du lac sans arriver à déloger un autre canard. Je récupère mes prises et mes affaires puis pars vers Auterrive pour me garer près du Gers et tenter une petite sortie au ragondin.

Ouverture de la chasse au canard, 21 août 2016

En arrivant, je tombe sur un setter qui fonce sur moi en aboyant de façon menaçante et alors que je tente de l'intimider, son propriétaire arrive. C'est un chasseur d'Auterrive, nous discutons un peu mais la luminosité commence déjà à baisser, je pars donc pour la chasse en saluant le chasseur. Je presse le pas, j'aperçois, comme d'habitude, les premiers ragondins après le muret qui dévie l'eau vers le moulin du village. Ils sont contre la berge d'en face et préfère ne pas tirer pour ne pas perdre mes flèches. Un peu plus loin, je dérange toute une famille de ces rongeurs attablée sur un saule tombé dans l'eau en bordure du Gers. Ils mangent l'écorce depuis plusieurs jours et ont mis une bonne partie du tronc et des branches à nu. Ils se mettent à l'eau un à un mais je n'arrive pas à trouver de fenêtre de tir et ils finissent par rejoindre les terriers. Je continue quand, un peu plus loin, j'aperçois un gros ragondin se débinant, en remontant le courant, au milieu de la rivière. Je me décale rapidement plus en amont et me cale au niveau d'une belle fenêtre de tir qui me permet de bien voir la rivière. La luminosité commence à être limite sous les arbres du bord du Gers. Le remous s'intensifie à ma droite, j'arme mon arc, le ragondin s'avance à découvert en ronnant. Ma visée se cale sur son épaule alors qu'il est à environ 8 mètres et je décoche. Un gros crac retentit et le ragondin fait le dos rond en s'immobilisant sur place. Il commence à dériver avec ma flèche. J'attrape vite mon lancer et me précipite plus en aval pour trouver une troué dans la végétation. Ma flèche finit par arriver et je la récupère mais le ragondin ne vient pas. Je remonte doucement le Gers pour tenter de l'apercevoir et aperçois une masse sombre dans les ronces contre la berge. Je prends ma machette pour me frayer un passage mais, une fois au bord de l'eau, je comprends qu'il s'agit d'une souche et que mon ragondin a certainement coulé. La nuit s'installe, il est temps de rentrer.

 

Alex

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 20:58

Ce matin, nous sommes invités à une battue au chevreuil à Saint Paul de Baïse, Laurent et Patrick sont venus passer une semaine chez moi pour chasser et Christophe nous a rejoints ce matin. Nous arrivons au rendez-vous de chasse vers 8 heures où un petit déjeuner copieux nous attend, œuf au plat et ventrèche grillée.

Je suis déjà venu chasser sur cette société de chasse qui connait donc la chasse à l'arc. Le président a décidé de nous poster en ligne dans un petit bosquet au milieu de la traque composée de plusieurs bosquets parsemés au milieu des champs. Je connais ce bosquet pour y avoir déjà été posté, j'y ai manqué un brocard. Après le petit déjeuner, les postes sont distribués et les consignes de tir énoncées. Nous partons pour nos postes en suivant un chasseur du coin. Alors que nous arrivons près du bosquet, nous apercevons 2 chevreuil qui surgissent du bois et foncent à travers champ. La voiture que nous suivons s'est arrêtée et un photographe en sort pour immortaliser la scène. Les éclairs du flash contribuent à affoler d'avantage les animaux.

Alors que nous repartons, 4 autres chevreuils s'éloignent du bosquet à travers champ en faisant des haltes pour nous regarder. Nous nous garons au coin du bosquet et partons pour nous poster suivi par le photographe. Patrick fait demi-tour pour se poster près des voitures avec son tree-stand. Gentiment, Laurent, qui préfère se poster tranquillement, dit au photographe de suivre Patrick pour le photographier en train de se poster. Christophe se poste en premier en rentrant de quelques mètres dans le bois, puis Laurent suit un peu plus loin au niveau du poste où j'ai manqué mon brocard lors de ma dernière battue dans le secteur. Je prends le dernier poste presque à la fin du bois, je m'aligne avec Laurent qui n'est qu'à 40 mètres environ. Une très grosse coulée qui vient de l'angle du bosquet passe devant moi et biaise vers Laurent. Je me place au pied d'un chêne et dégage le sol de ses feuilles mortes à mes pieds pour éviter de faire du bruit s'il me faut bouger.

Rapidement, les chiens donnent de la voix dans le bosquet sur la crête face à nous, des coups de feu résonnent. Un bruit de pas se fait entendre sur le chemin par lequel nous sommes venus nous poster. Je pense à un animal et me prépare mais il s'agit du photographe qui court pour tenter de faire une photo. Les piqueurs rappellent les chiens puis relancent, cette fois 3 chevreuils sortent du bosquet et traversent le champ pour venir vers le poste de Patrick. Rapidement, après que je les ai perdus de vu, des coups de feu claquent. Un animal pousse des cris plaintifs avant d'être achevé. 

Au bout d'un moment, alors que la battue suit son cours, un bruit de pas furtif se fait entendre près de moi, je cherche la provenance du bruit que je pense dû à un petit rongeur quand j'aperçois un putois qui se débine dans la végétation du sous-bois. Il s'arrête à environ 7 mètres au pied d'un chêne pour faire sa toilette, j'arme mon arc, vise et décoche. Le putois bondit et disparaît derrière le chêne. Je ne l'ai pas vu passer de l'autre côté de l'arbre.

J'attends un moment, tout est calme, les chiens ne poussent plus, je décide d'aller chercher ma flèche et vérifier mon tir. Je récupère ma flèche et constate que les feuilles mortes sont couvertes de sang. Un trou rentre au pied du chêne sous ses racines. Je le sonde avec ma flèche et sens quelque chose de mou. Je tente de l'accrocher pour le sortir du trou mais ne parviens qu'à extraire de la mousse et de feuilles mortes couvertes de sang. Au bout d'un moment, je décide d'éclairer le fond du trou avec la lumière de mon portable et m'aperçois que la queue du putois est proche de l'entrée du trou. J'introduis ma main dans le trou et le saisis pour l'extirper de sa tanière.

Il est mort, ma flèche lui a fait une profonde entaille à la base du coup, juste devant les épaules. Je le montre à Laurent sans rien dire car il se demandait ce que je faisais puis je retourne avec ma prise à mon poste.

Battue à Saint Paul de Baïse, 11 janvier 2014

Le temps passe, des chiens arrivent dans notre dos et ressortent du bois pour traverser le champ en direction du bosquet d'en face puis la meute des teckels arrive dans notre dos un peu avant la fin de la traque. La fin de traque est sonnée, nous retournons au rendez-vous de chasse. 7 chevreuils et un renard ont été tués. Aucun autre archer n'a eu d'occasion de tir.

Lors de la seconde traque nous n'aurons pas non plus d'occasion de tir, 10 chevreuils de plus seront mis au tableau.  

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

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LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

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LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

UNUCR :

http://www.unucr.fr/conducteurs.html

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

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