Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 15:36

Ce matin, nous avons décidé de faire une sortie dans un parc dont le propriétaire veut se débarrasser de ses daims. Il a souhaité faire appel à des chasseurs à l’arc pour éliminer son troupeau. Nous devions être 7 mais un archer malade n’a pas pu venir, notre équipe se compose de Christian, Manu, Lucien, Sébastien, Nicolas et moi-même tous équipés d’un brassard fluo pour trancher avec notre camouflage et nous permettre de nous repérer de loin.

Cette sortie, loin de valoir une sortie hors des grillages, en milieu ouvert pour se mesurer à la vie sauvage est tout de même un bon apprentissage pour les nouveaux chasseurs à l’arc. Il pourrait sembler facile de tirer des animaux dans une surface restreinte par un enclos, mais un animal habitué à un territoire de dimension modeste en connaît chaque recoin par cœur. De plus, les daims évoluent en harde, ici 8 individus : 2 jeunes (un mâle et une femelle), un daguet, 2 femelles et 3 mâles dont un décoiffé, ce qui multiplie les chances d’être repéré.

La seule façon efficace de « chasser » ses animaux en parc est la poussée silencieuse. Le parc en pente est en majorité recouvert de prairies où aujourd’hui un troupeau de mouton est entrain de paître, deux bosquets couvrent les extrémités hautes de l’éclos et en partie basse quelques arbres épars  et une mare. Le parc est en outre compartimenté en 4 par 3 clôtures non étanches (les animaux passent souvent par-dessus ou par-dessous) ouvertes chacune d’un passage le long de la clôture du haut.

Etant très difficile de se camoufler dans la zone enherbée nous choisissons de chasser dans une petite partie du parc en majorité couverte par l’un des bosquets et qu’il est possible de cloisonner mais avant tout il faut y faire entrer les daims qui sont cantonnés ce matin dans l’autre bosquet.  

Je pars à la rencontre de la harde pour la rabattre vers l’autre partie boisée alors que les archers se dispersent dans le parc et que la pluie commence à bien tomber. Christian avec qui j’ai déjà fait un repérage du secteur est posté sur un passage très fréquenté que nous avions repéré la semaine passée dans le « petit parc » les autres archers persuadés de bien faire ont fait une ligne pour tenter de canaliser les animaux vers l’entrée du petit parc.

Alors que je me dirige vers le bosquet où se trouvent les daims, une femelle dérangée par Nicolas arrive ventre à terre dans mon dos, par le passage que je viens de franchir, pour aller rejoindre ses camarades. En arrivant près du couvert boisé, je me retrouve encerclé par les moutons qui se mettent à me suivre alors que j’aperçois la harde, tous les yeux et oreilles braqués sur moi. J’avance encore un peu dans le sous bois, suivi par les moutons alors que les daims détalent en suivant la clôture du bas.

Je ressors dans la prairie pour me mettre bien en vue et inciter les animaux à sortir par le passage du haut mais, arrivés dans l’angle de la première clôture transversale, ils s’arrêtent. Quelque chose les inquiète, les mâles poussent les femelles et les jeunes de leurs bois, puis tous se lancent, longent la clôture et retournent d’où ils venaient en longeant la clôture du haut.

Je décide d’aller voir ce qui les a dérangés. C’est en fait Nicolas, posté à l’angle de la clôture transversale dans l’autre partie du parc qui les a retournés. Je décide de changer de stratégie, je rappelle tout le monde et envoie tous les archers se poster dans le bosquet que nous voulons chasser. Seul Manu vient avec moi pour me donner un coup de main.

Nous nous retrouvons à nouveau encerclés par les moutons alors que les daims détalent vers le fond de bosquet. Une femelle passe le long de la clôture du haut, je tente une approche, mais elle passe à plus de 40 mètres et sort en longeant la clôture en direction du passage. J’envoie Manu se poster sous un pommier isolé du bosquet, le long de la clôture basse et où passe la harde en sortant du bois.

Je m’avance dans le sous bois pour pousser les animaux qui avancent doucement vers Manu avant de se douter du danger et de partir à toute allure, en faisant de grand bons. La harde a passé la première clôture. Je laisse Manu au passage pour éviter de les voir retourner en arrière et descends dans la seconde partie du parc pour finir de pousser les animaux vers l’enceinte de chasse.

Habituellement, les animaux passent sur et sous la clôture au coin de la seconde cloison transversale. J’avance doucement pour ne pas les brusquer. Alors qu’ils arrivent à leur passage habituel, Le daguet, les 2 femelles et un jeune passent sous le grillage. Tout à coup, un mâle charge et s’acharne sur le jeune devant lui, le plaquant contre le grillage au dessus sol et le malmenant pendant plusieurs secondes avant que je n’arrive à l’interrompre en courant vers lui et en criant.

Les trois mâles décident alors de remonter le long de grillage pour revenir en arrière alors que le jeune réussit à passer par-dessous pour rejoindre ses camarades déjà passés. Les 3 mâles arrivent en haut de parc mais voyant Manu, ils hésitent un moment puis sautent par-dessus la clôture. Nous laissons tomber pour le moment et allons tenter de rabattre le reste de la harde.

Manu se place au passage du haut et je descends vers le passage sous le grillage. La harde remonte arrive à l’entrée du petit parc et entre, je remonte en courant et nous entrons dans l’enceinte, refermant le portail derrière nous. 5 animaux sont entrés, je décide d’aller poster Manu et de pousser les animaux.

Sébastien est posté au bout d’une petite bande boisée, de 40 mètres de large sur 80 de long qui prolonge le bosquet en bordure de la clôture du bas. Lucien est posté en bordure du bois au milieu de la largeur du parc, en arrivant près de lui, il m’annonce avoir vu passer un animal blessé pensant qu’il s’agissait d’une flèche mais je lui explique qu’il s’agit d’un accrochage avec un mâle et lui dit si possible de flécher cet animal en priorité.

Un peu plus loin dans le bois, je trouve Christian qui a vu l’animal blessé se coucher seul avant de repartir retrouver les autres. Je lui explique ce qu’il s’est passé et lui donne les mêmes consignes qu’à Lucien. Nicolas est posté plus haut le long de la clôture. Nous avançons dans le Bois alors que les animaux se dérobent.

Manu décide de se poster au coin du bois en partie haute et d’aviser en fonction du passage des daims. Je le laisse et repars pour retourner les daims vers les chasseurs. J’arrive au niveau de Sébastien qui m’annonce avoir vu 5 animaux sauter la clôture. Tout est à refaire, mais, tout à coup, j’aperçois les 2 jeunes arrivant le long du grillage. Ils font un tour et rerentre au bois sans occasion de tir.

En traquant, je m’aperçois en fait que seules les deux femelles ont sauté. Il reste le daguet et les deux jeunes. Ils tournent dans le parc séparément, le daguet seul et les jeunes ensembles. Je fais des boucles dans le parc, marchant lentement en faisant de nombreux arrêts pour observer en rentrant au milieu du bois et en ressortant en longeant la clôture du haut.

Le daguet est sorti du bois, il longe la clôture et se dirige doucement vers Sébastien qui arme son arc mais il fait volte face et au bout de quelques essais saute la clôture. Il ne reste que les deux jeunes qui tournent dans le parc, déjouent les tentatives des postés et me font tourner en bourrique. Je suis au milieu du pré au dessus de Sébastien qui bien emmitouflé et, sa capuche sur la tête, n’a pas vu les deux daims qui sont à 40 mètres derrière lui.

Je lui cri « Sébastien derrière, derrière » mais le bruit de la pluie couvre ma voix. Quand il finit par m’entendre, il est trop tard, les jeunes ont fait demi tour. Ils remontent vers le portail puis m’apercevant redescendent à vive allure pour passer devant Sébastien et entrer à nouveau au bois. Au bout d’un moment je les vois au fond du parc, ils se dirigent vers l’angle bas, je me poste pour les regarder faire quand, tout à coup, l’un deux s’enfuit à toutes pattes le long du grillage vers le poste de Sébastien.

Il en reste un j’attends un peu mais il ne suit pas, je m’avance alors doucement, voûté, à couvert d’un gros monticule de terre quand j’aperçois Manu qui me fait des signes. J’avance encore un peu et comprends, le deuxième jeune et au sol contre le grillage. Il est couché sur le flanc, je n’aperçois pas de sang. Je pense tout d’abord à une collision avec la clôture mais en m’approchant doucement je finis par comprendre : c’est Manu qui vient de le flécher.

Je m’approche, le félicite et m’approche du jeune daim qui n’est pas encore mort. Manu abrège ses souffrances d’un coup de dague au cœur, la flèche un peu haute avait touché la colonne, le séchant sur place. Il s’agit de la petite femelle, le petit mâle blessé court encore.

Il nous faut maintenant absolument le flécher avant de continuer. Manu qui vient de flécher décide de me remplacer à la traque. Je me poste donc en partie basse du bosquet à 20 mètres environ de la clôture. J’observe le manège, je vois plusieurs fois passer le jeune animal, il slalome entre les postés sans que nous puissions lui décocher une flèche.

Dès qu’il est tranquille un petit instant, il en profite pour se coucher et se relève à l’approche du rabatteur. Tout à coup, je l’aperçois, il vient droit sur moi, s’arrête à 50 mètres puis remonte vers le centre du bois. Il est à l’écoute et entendant Manu, il se débine. Il fait un tour de parc et revient sur moi, il avance doucement, méfiant, il observe, écoute, progresse pas à pas, il ne me voit pas et regarde en arrière, j’arme mon arc.

Il approche toujours, mon viseur posé derrière l’épaule, je le suis il s’arrête à 18 mètres, pratiquement plein travers, je suis prêt mais une petite branche est pile sur la trajectoire de ma flèche, il faut qu’il bouge un peu. Mais il finit par me voir et détale. Un moment plus tard, il revient par le haut cette fois et freine les 4 pattes en avant en me devinant, m’observe un moment et repart.

Je suis repéré, mon poste n’est plus valable, je me décale un peu mais il ne passe pas là non plus. Je décide de repartir traquer avec Manu qui passe un peu plus haut. Nous faisons le tour du parc sans le trouver, il a disparu ! Nous arrivons au niveau de Nicolas qui nous explique l’avoir vu longer le clôture du haut en direction de la prairie. Nous longeons donc le grillage vers un angle où le grillage est couvert par un petit roncier.

Une grosse coulée fraîche entre dans le roncier, les ronces sont retournées, des poils sont accrochés aux épines. Je m’avance doucement et le cherche du regard quand il surgit à 2 mètres dans mon dos en s’extirpant avec peine de l’épais roncier. Surpris, je n’ai rien pu faire alors que Manu a le temps de lui décocher une flèche qui passe au ras devant le poitrail.

Nous retournons au bois, je l’aperçois couché à 50 mètres. Je m’approche doucement mais il se relève et repart de plus belle, je reviens à mon poste de tout à l’heure un moment mais rien ne bouge. Il tourne un moment dans le bois, se couchant régulièrement, puis disparaît à nouveau. Je me déposte en apercevant Nicolas qui avance à pas de loup sur le haut du parc.

En sortant dans le pré, j’aperçois Christian qui s’avance doucement vers le roncier de tout à l’heure. Je lui emboîte le pas pour tenter un tir au cas où il manquerait sa cible. Je le vois aller vers l’angle au niveau de la coulée, persuadé que le daim est au même endroit que tout à l’heure. Je siffle pour attirer l’attention de Christian et lui fait signe « à ta gauche ». Ayant vu bouger les ronces, il pense le trouver plus à droite et regarde au travers des ronces sans le voir.

Je m’approche doucement et me baisse pour regarder sous les ronces. Tout à coup, le daim surgit de son gîte et part vers le poste de Sébastien alors que Christian engourdi par le froid et la pluie manque son tir difficile en pleine course. Le daim est à nouveau au bois. Je rentre en sous bois et avance doucement, je finis par l’apercevoir. Il est debout entre deux arbres dont l’un deux me masque à son regard, J’avance un peu, je suis à 30 mètres environ, c’est un peu loin, la fenêtre de tir entre les arbres est bonne.

Je vois bien son poitrail, j’arme vise le haut de l’épaule avec mon viseur réglé pour 15 mètres, mon repère suivant est derrière l’épaule au milieu du poitrail, Je décoche alors que Lucien, derrière moi, armé, s’apprêtait à décocher lui aussi.

Un bruit sourd, un petit couinement et mon daim démarre, il va parcourir une trentaine de mètres au galop avant de stopper sa course contre un arbre dans un grand fracas. Ma flèche est rentrée derrière l’épaule au milieu du coffre et est ressortie derrière les côtes côté opposé (les poumons, le foie et un rein sont touchés). Il est mort.    

Le petit parc étant vide nous décidons de tenter de chasser le reste du parc. Sébastien va se poster au passage sous le grillage en bas du parc, Christian un peu plus haut contre un petit bouquet d’arbres non loin de la clôture qui remonte pour partager le parc. Lucien et Nicolas restent au passage de la clôture qui délimite le parc des moutons le temps que je délocalise les daims avec Manu pour ne pas qu’ils voient Lucien et Nicolas se poster.

Je poste Manu au coin bas du bosquet alors que les daims sont déjà à l’angle bas de la clôture de séparation. Lucien arrive pour se poster dans le bosquet à la place de Manu. Nicolas est toujours accroupi contre le grillage 15 à 20 mètres sous le passage.

La harde longe le grillage, et repart vers le bosquet sur les traces de Lucien. Ils ressortent un moment plus tard par le bas, il me semble que le mâle saigne au niveau de la tête. La harde se lance en longeant les clôtures et passe le passage ouvert en faisant des bons de plus de 10 mètres de long.

Je pars derrière en marchant pour les pousser vers Christian et Sébastien et demande à Nicolas d’aller se poster dans le bosquet. J’aperçois le grand mâle sauter par-dessus la clôture du petit parc ! Il n’a pas voulu entrer par le portail tout à l’heure. Tout le monde à son poste, j’avance doucement quand j’aperçois tous les daims de l’autre côté du grillage. Mon sang ne fait qu’un tour, ils se sont échappés du parc.

En fait, ils sont juste passés dans une double clôture qui sert aux captures. Ils foncent vers moi, j’arme mais ils passent trop vite en faisant des bons impressionnant et presque aussi haut que les clôtures. Le mâle a bien une blessure à la tête. Ils ressortent dans l’enceinte du bosquet où ils entrent se réfugier.

Au bout d’un petit moment, ils ressortent en longeant la clôture du bas mais le mâle coiffé restant n’est plus avec la harde. J’ai un pressentiment, les postés descendent vers la clôture. Il a été fléché, La blessure à la tête a été faite par Lucien dont la flèche a été arrêtée par le pivot juste sous le bois. Il a tenté de devancer un peu pour le tirer en mouvement mais ce dernier s’est écrasé à la décoche ce qui a entraîné cette atteinte.

Au second passage, Manu l’a tiré alors qu’il malmenait une femelle contre la clôture, sa flèche a touché le daim au niveau de l’artère rénale en avant des cuissots c’est cette flèche qui lui sera fatale. Nicolas, le voyant passé blessé et ne le pensant pas touché mortellement, a lui aussi tenté sa chance mais l’a touché très en arrière dans les cuissots. Manu sert le daim et nous partons rabattre le reste de la harde vers Christian et Sébastien.

La harde tourne et retourne le long des grillages sans occasions de tir, Lucien est resté au passage, Manu est face à lui au niveau du second passage, ils ont décidé de ne plus tirer. Nicolas et plus bas que Lucien contre la clôture. Le daguet rejoint le grand mâle dans le petit parc. Les deux femelles finissent par passer à Sébastien mais trop vite et le mâle décoiffé remonte sur Nicolas qui n’a pas le temps de le flécher.

Il redescend sur Christian en pleine course et finit par sauter le grillage. Je fais mon possible pour les envoyer vers les postés mais sans succès. Les animaux montrent de sérieux signes de fatigue. Ils remontent vers moi, je suis au niveau de la mare, le mâle décoiffé est exténué, je décide d’en finir. Il est à 35 mètres, ¾ arrière, j’aligne ma visée et décoche. A ma grande surprise, ma flèche n’a pas traversé. Les 3 animaux démarrent, les 2 femelles passent le grillage d’un bon et retournent vers le bosquet.

Mon daim part en boitant, il saigne abondamment et se dirige vers Nicolas mais passe trop loin, puis passe à Christian qui le manque et enfin à Sébastien qui le touche très en arrière d’un cuissot sans rien lui faire. J’arrive en courant alors qu’il vient de se coucher, m’approche doucement et lui décoche une flèche derrière l’épaule.

Il s’effondre c’est terminé pour lui. Ma première flèche s’est arrêté dans l’épaule opposée au côté du tir et lui a brisé l’os de la patte. Cette première flèche était mortelle, la deuxième n’a fait qu’accélérer les choses. Nous arrêtons là les daims n’en peuvent plus et nous non plus, nous sommes trempés jusqu’aux os, il n’a pas arrêté de pleuvoir de la matinée.  

Sortie en parc avec l'ASCA32, 26 avril 2009

Cette matinée s’achève sur un résultat inespéré, il reste encore 4 daims dans le parc pour les prochaines sorties. Quelques photos souvenir et il ne reste plus qu’à peler avant d'aller prendre un bonne douche bien chaude.

Sortie en parc avec l'ASCA32, 26 avril 2009

Atteintes :

 

Sortie en parc avec l'ASCA32, 26 avril 2009
Sortie en parc avec l'ASCA32, 26 avril 2009

Partager cet article

Repost0
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:25

J'ai réalisé ce tir lors de ma première sortie dans un parc, accompagné du propriétaire, il m'a laissé seul pendant 1 heure. Je commence par longer une clôture en sommet d'un talus couvert de genets.    

J'aperçois mon premier daim, 1 mâle à robe claire plus gros que mon prélèvement qui, à plus de 300 mètres, s'enfuit de suite, mon approche silencieuse me permet de me retrouver à 50 mètres d'un mâle noir couché. Je tente de me rapprocher mais ma route croise une seconde clôture que je n'avais pas remarqué et qui m'obligeant à passer par dessous, donnant l'occasion à mon daim de s'enfuir.    

Je reprends ma progression sur 200 mètres et j'aperçois une femelle couchée en avant d'une harde de 8 femelles adultes, 2 jeunes femelles et 3 daguets. Bien que je ne sente pas l'approche facile, je tente ma chance en descendant plus bas pour me cacher en dessous de la cassure du terrain. Mon approche me mène à moins de 50 mètres de la harde mais, en levant les yeux, je me retrouve nez à nez avec une des femelles venue en éclaireur et qui en s'enfuyant entraîne la harde qui s'arrête à 60 mètres environ et me regarde. Une harde toutes oreilles et yeux braqués vers moi, c'est foutu.    

Le propriétaire me rejoint et me conseille de me poster le long d'un grillage et décide de m'envoyer des animaux. Posté derrière une touffe de genets, à bon vent par rapport à une magnifique coulée, j'aperçois au travers des branches une trentaine d'animaux se dirigeant vers moi. Très méfiants, ils finissent par venir à une trentaine de mètres. Je les entends souffler, je me prépare. Je me décide à tirer un daguet car les mâles sont derrière. J'arme mais au dernier moment tout le monde fait demi-tour et s'enfuit dans mon dos à toute allure.    

C'est alors que j'aperçois un groupe de 4 gros mâles qui rentrent dans un petit bosquet sans en ressortir. Je laisse tout ce petit monde se calmer et disparaître et je rejoins mon rabatteur. Nous décidons d'attaquer sur ces 4 mâles. Un grillage en arrondi laisse un passage de 2 mètres très fréquenté au sommet du fourré. A genoux derrière un arbuste depuis quelques secondes, j'aperçois deux mâles qui viennent vers moi. Ils sont à 5 mètres mais derrière le grillage et au dernier moment font demi-tour pour foncer droit vers le rabatteur. Je ne comprends pas mon erreur. J'étais à bon vent et je n'ai pas fait le moindre mouvement.  

Le rabatteur m'appelle d'un long sifflement. Il me montre un gros massif de genets au-dessus de nous et m'explique qu'un mâle noir s'y cache. Je commence à gravir la pente pour rentrer dans le massif à bon vent mais, d'un sifflement, il attire mon attention et me fait signe "plus loin". Je longe donc les genets et me faufile par une belle coulée sur 20 mètres pour l'apercevoir, il est couché là à 15 mètres, plein travers, j'arme et lâche la flèche qui tape un peu en arrière des poumons et traverse le foie.

Mon daim se lève en sursaut et démarre en trombe. Une daine sort en premier des genets et je crains d'avoir fait une erreur de tir car je ne voyais pas vraiment la tête de l'animal au moment de décocher. Mon daim finit par sortir des genêts, descend le talus à toute allure et s'effondre en remontant le penchant opposé.

Je récupère ma flèche et pars chercher mon daim avec le propriétaire du parc qui me rejoint.

Première expérience en parc, mars 2007

Alex

 

Atteinte :

Première expérience en parc, mars 2007

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

Bonne visite, Alex

LA CHASSE A L'ARC

HISTOIRE DE LA CHASSE A L'ARC :

LA CHASSE A L'ARC DANS LE MONDE :

ANATOMIE DU GIBIER :

LE TIR DU SANGLIER A LA COURSE :

LES INDICES APRES LE TIR :

 

LA RECHERCHE AU SANG

La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

UNUCR :

http://www.unucr.fr/conducteurs.html

Conducteurs proches (ARGGB 31) :

ORIO ADRIEN :

06 86 70 89 28

FORUMS SPECIALISES :

 

 

SITES UTILES

 


 

Albums

CHARC Magazine

Chevreuil, ses points forts et ses points faibles
Réaction du chevreuil après le tir
Recherche au sang sans chien
La chasse du ragondin à l'arc
L'appel du gibier
Après la chasse, le souvenir...
Emotions canadiennes

 

FOURNISSEURS