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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 14:48

Ce matin, j'ai donné rendez-vous à Auterrive à Christophe et Lionel pour aller chasser à Saint Paul de Baïse qui fait sa première battue chevreuil de la saison. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour prendre le petit déjeuner avec les autres postés puis après les consignes de battue et la distribution des postes nous partons nous poster. Le premier secteur est composé d'une immense combe dominée en crête par des bandes boisée et des bosquets. Nous allons nous poster en ligne sur la gauche près d'une palombière. En montant le chemin de terre pour aller nous garer, une chevrette et son jeune nous traverse devant la voiture en sortant de la chasse. Nous regagnons nos postes. Lionel prend le premier poste sur un beau carrefour de coulée où je me poste habituellement sur ce secteur, je prends le suivant et Christophe poursuit pour aller se poster près de la palombière. Au bout d'un moment, les chiens et les traqueurs commencent à se faire entendre mais la battue peine à démarrer, les chien ne donneront presque pas, quelques coups de feu se font tout de même entendre et à la fin de cette première traque 3 chevreuils auront été prélevés. Côté archers, je n'ai rien vu, Lionel a vu passer un chevreuil au loin et Christophe a eu la visite d'un gros lièvre.

Nous retournons à l'ancienne gare, au bord de la départementale pour les consignes de la seconde traque. Cette fois nous partons pour un grand bois. Les archers seront postés le long d'un coupe-feu qui sépare une pente de feuillus d'un bosquet de résineux. Nous partons les premiers pour aller nous poster. Je me gare sur le parking de la palombière. Christophe part se poster au poste qu'il a l'habitude de prendre quand il vient chasser sur ce secteur et part directement à travers bois. Je pas avec Lionel par le chemin forestier qui longe les installations de la palombière jusqu'à trouver un petit sentier qui descend vers le coupe-feu. Nous débouchons sur la gauche de ce dernier qui débouche sur une grande prairie dans laquelle vont se poster les autres chasseurs. Une file de voiture arrive au loin sur la route sinueuse. Lionel qui est venu chasser l'an dernier sur ce secteur m'explique qu'il sait où se poster au départ du coupe-feu. Je le laisse donc se poster et pars chercher un bon poste. Je suis le chemin jusqu'au trouver une grosse coulée qui baise dans la végétation vers l'angle rentrant du bois en alignement du bosquet de résineux où j'ai fait un sanglier l'an dernier. 

En arrivant dans l'angle du bois au travers d'une zone de bois clairsemée, j'aperçois la veste fluo de Christophe qui est descendu se poster plus bas que l'an dernier et plus près de l'angle du bois. Je décide de me décaler plus vers Lionel pour ne pas le gêner. Je trouve alors une très grosse coulée qui descend vers le bois de conifères. Je remonte de quelques mètres sur la pente boisée et me poste au pied d'un gros arbre, à quelques mètres sur la droite de la coulée. Le vent souffle maintenant de façon soutenue et efface les bruit de la forêt, il ne sera pas facile d'entendre arriver les animaux. Dans mon dos un replat boisé, clairsemé, d'environ 10 mètres de large, sépare la pente boisée du coupe-feu. Sur ma droite le bois est assez épais les petites fenêtres de tir sont rare. Sur ma gauche, la zone est plus dégagée. L'attente commence mais, très rapidement, un mouvement attire mon attention à environ 15 mètres au-dessus de moi, une petite silhouette basse progresse par bons dans la végétation et il me semble reconnaître un teckel. L'animal arrive de la gauche puis rejoint la grosse coulée et bifurque à 90° pour la prendre en descendant pour se rapprocher de moi. La végétation me le cache un instant et je le devine juste jusqu'à ce qui sorte à environ 6 mètres. Resté sur mon idée qu'il s'agissait d'un teckel, je n'ai pas armé mon arc et c'est en fait un beau renard qui arrive sur moi. Il stoppe à environ 4 mètres sur la coulée et regarde vers moi alors que je tente d'armer mon arc et fait demi-tour en se débinant, rasant le sol pour retourner dans la végétation et m'interdire toute opportunité de tir. Il accélère à environ 15 mètres puis bifurque pour repartir d'où il venait et semble se diriger vers Christophe.

Je râle, c'était une occasion en or et ce n'est pas la première fois que je me fais avoir de la sorte car les teckels n'ont pas de clochette et il n'est pas toujours facile d'identifier le mouvement dans la végétation. Quelques minutes plus tard, les traqueurs et les chiens commencent à se faire entendre et je me concentre sur la pente boisée. Rapidement, il me semble entendre quelque chose sur la gauche au milieu de l'agitation de la végétation par le fort vent. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui passe juste au poste que je voulais prendre tout à l'heure dans le coin du bois et prend la coulée dans mon dos au trot, pas le temps de réagir et de toute façon elle va trop vite, je ne peux que la regarder partir vers les résineux. Les coups de feu commencent à claquer. Les chiens donnent au-dessus de moi mais aussi dans mon dos et je ne sais plus où regarder. La menée la plus proche étant dans mon dos, je me retourne, espérant voir revenir la chevrette mais, assez rapidement, il me semble entendre un léger bruit dans mon dos, je tourne la tête et aperçois une chevrette qui se débine tranquillement dans la végétation à environ 15 mètres plus haut en suivant la courbe de niveau dans la pente.

J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir mais trop tard, elle est dans le sale. Elle stoppe à environ 20 mètres de 3/4 arrière. Je tente de trouver une ouverture dans la végétation mais elle repart et disparaît pour de bon. Je désarme. Elle semble partir en direction de Lionel et je croise les doigts pour lui mais très rapidement la voix d'un traqueur et de chien se font entendre dans la direction de fuite de la chevrette. Je me prépare car elle risque de revenir. Effectivement, je la vois revenir tranquillement sur ses pas au travers de la végétation. Elle écoute par moment les chiens et rejoint la grosse coulée à ma gauche où elle bifurque pour descendre. J'arme mon arc et la suis dans mon viseur en attendant une occasion de tir, elle avance tranquillement et j'attends la la voir s'arrêter. Elle va passer derrière un gros arbre à 4 mètres sur ma gauche, je la devance en alignant ma visée à 2 mètres après l'arbre mais elle stoppe 1 mètre avant. Je réaligne ma visée rapidement et décoche. Ma flèche me semble un peu basse et un peu en arrière, j'ai tiré trop vite. La chevrette démarre en trombe, le sang coule de façon très abondante et elle prend la grosse coulée dans mon dos par laquelle a fui l'autre chevrette pour rejoindre les résineux. Je la perds de vue quand elle traverse le coupe-feu alors que les premiers grands chiens courants arrivent. Je tente de les stopper en vain et apercevant le traqueur je lui crie : "Arrête les chien, j'ai tiré le chevreuil il est touché". Rien à faire, la meute se lance en poursuite.

Je décide de quitter mon poste pour tenter de rattraper les chiens. Je cours jusqu'au coupe-feu et longe les résineux jusqu'à trouver l'entrée de la chevrette marquée de grosses gouttes de sang.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Je suis la piste de sang très marquée au travers de la végétation épaisse qui couvre le sous-bois. Le sang très abondant est très facile à suivre et je progresse aussi vite que l'encombrement végétal me le permet. La piste descend un moment puis prend à gauche en parallèle du coupe-feu en direction de la prairie. Arrivé à quelques mètres de cette dernière, je perds un court instant le sang pour m'apercevoir que la chevrette a bifurqué à gauche, au travers d'une zone très épaisse, pour remonter vers le coupe-feu. Je me fraye un passage à 4 pattes dans les épines quand la voix de Lionel retentit : " Il est là le chevreuil". Je m'extirpe de la végétation et me redresse et lui demande s'il est mort. Il me dit que oui, je suis soulagé mais il m'annonce que c'est lui qui l'a fléché. Je lui dis qu'il s'agit de celui que je viens de flécher mais il n'a pas vu de blessure au moment du tir. Je m'avance vers le chevreuil et l'inspecte. C'est bien ma chevrette, ma flèche est plus haute que je ne l’avais vue, entrée en arrière des poumons et sortie foie, elle gît dans une grosse flaque de sang. J'atteinte de Lionel sur le haut des poumons n'a même pas saigné. La chevrette à bout et ayant réussi à semer le chien est venue se caler à quelques mètres de Lionel qui la tiré ne sachant pas que je venais de la flécher mortellement. Elle a tourné sur elle-même et est tombée sur place. Je n'avais pas compris que Lionel devait se poster de ce côté du coupe-feu.

Nous laissons la chevrette sur place et je repars me poster. Les menées s’enchaînent et les piqueurs tombent sur les sangliers, les coups de feu claquent. Un sanglier passe à 10 mètres de Lionel mais trop vite. Rien ne viendra vers moi. En fin de traque, nous demandons un bracelet pour baguer la chevrette avant de remonter vers la voiture. Il semble que 2 sangliers au moins aient été tués à balle mais il est tard, presque 15 heures et nous devions rentrer pour 12h30 au plus tard. Nous partons directement sans passer voir le tableau de chasse, laissant la chevrette à chasseur de la société de chasse au parking après quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Alex

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 12:37

Hier matin, je suis allé chasser sur Sarrancolin, parti du bas du chemin de la Soule sous une averse de neige, je suis remonté le long de la crête rocheuse

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

jusqu'au dessus de la grange de Tahouens pour ensuite prendre à gauche pour redescendre doucement vers le chemin de randonnée qui rejoint le col de Beyrède

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

et rejoindre par ce dernier une autre crête rocheuse redescendant vers un massif de buis et où j'ai fléché mon premier daguet l'an dernier. Malgré une progression lente et de nombreuses pauses observatoires je n'ai rien vu en plus de 2 heures de marche. Je suis trempé. Alors que je descends doucement en suivant la crête, une masse rousse m'interpelle, environ 80 mètres en contrebas. Je marque un temps d'arrêt et l'observe attentivement. Je distingue alors la tâche claire caractéristique de l'arrière train des grands cervidés, l’arrondi du cuissot, le cou relevé et une oreille, le reste de la tête étant caché par le tronc d'un gros arbre. Vu son gabarit il s'agit très certainement d'un cerf, il est couché plein travers, à découvert, tête vers la droite et cachée par un arbre. Je tente d'apercevoir des bois en me penchant à gauche mais j'aperçois juste ce qui ressemble beaucoup à une branche sans pouvoir affirmer qu'il s'agit du bois. Je tente donc une approche très lente sur un sol couvert de feuilles mortes, de brindilles et de cailloux que l'humidité n'a pas encore rendus silencieux. Malgré toutes mes précautions mon approche n'est pas totalement silencieuse mais l'animal reste immobile. J'avance en essayant d'aligner l'arbre qui cache sa tête entre moi et son regard pour ne pas être vu tout en calculant chacun de mes pas. J'arrive facilement à gagner environ 30 mètres et arrive au pied d'un gros hêtre. Alors que je calcule si je dois le contourner par la gauche ou la droite pour que le cerf ne me voit pas, l'animal se lève d'un bon et fait volte face pour foncer dans la pente à ma gauche, Je vois maintenant ces bois, ils sont assez haut mais presque dépourvus d'andouillets. Alors que mes yeux suivent sa course, ils se posent sur un autre beau cerf, dans le creux à ma gauche à environ 60 mètres de moi, il semble que ce soit un 8 cors. Il est arrêté plein travers et regarde l'autre cerf lui foncer dessus jusqu'à ce que ce dernier, arrivé au contact, tente de lui donner un coup de tête, Les deux cerfs se lancent alors dans une course poursuite en prenant la descente au plus raide et disparaissent derrières les roches de la crête.

Le calme revenu et les cerfs ne semblant pas m'avoir repéré, je reprends ma progression lente pour arriver au bord d'un à pic d'environ 15 mètres, sur la droite de la crête, qui domine une zone dégagée de hêtres avant les buis. J'aperçois trop tard un animal qui démarre, environ 50 mètres en contrebas, au bord des buis en fonce dans la pente sans que je puisse dire s'il s'agit d'un cerf, un daguet ou une grosse biche. J'attends un instant et observe mais le secteur reste calme, je continue à suivre doucement la crête pour descendre encore un peu et marque un temps d'arrêt à 30 mètres environ au dessus des premiers buis. Mon regard balaye le paysage en contrebas quand un léger mouvement m'interpelle à environ 60 mètres plus bas dans une trouée entre les buis. Je regarde un instant sans vraiment comprendre ce que je vois bouger. Un buis s'agite quand un bois s'en détache. C'est un cerf qui frotte ses bois contre l'arbuste. Il redresse brusquement sa tête qui me semble très sombre, presque noire alors que ces bois très clairs en lyre, semblant porter 8 pointes, m’apparaissent nettement. Je reste immobile, il baisse la tête et se met à manger. L'approche semble très complexe mais je décide de tenter le coup. Je descends très doucement en biaisant à gauche pour être à couvert derrière les buis et rejoindre une grosse coulée qui descend vers l'animal. Malgré mon application à calculer chacun de mes pas, mon approche et loin d'être silencieuse mais les gouttes qui tombent des arbres ainsi que quelques blocs de neige de temps à autre me font espérer. En avançant je tente de l'apercevoir au travers de la végétation mais sans succès. Alors que j'arrive à 15 mètres de sa dernière position vue, je me rends compte qu'il n'est plus là. Je m'avance encore un peu vers une zone dégagée sous les hêtres mais rien non plus. Je descends en biaisant à gauche dans les buis et tombe sur le pied frais et quelques laissés du cerf et les suis doucement sur environ 40 mètres quand il redémarre devant moi dans les buis sans que je puisse le voir. 

Je décide de continuer à descendre pour rejoindre une piste ouverte par Patrick en contrebas avant de la suivre pour revenir vers chez mon ami. Un peu plus bas, je glisse et chute lourdement sur le dos, tapant mon coude sur un rocher pour protéger mon arc. La neige et l'eau rendent le sol très glissant et je m'accroche aux buis pour descendre cette pente assez raide. Arrivé à la petite piste, je la suis dans les buis. Plus loin, elle s'ouvre sur une belle clairière enherbée qui la domine et je regarde un instant au dessus de moi tenter d'apercevoir un animal. Je m'avance ensuite un peu sur la piste quand un animal démarre à environ 15 mètres au dessus de moi. C'est un beau cerf de 14 cors qui fonce droit devant lui, tête en arrière pour passer des branchages, en suivant la courbe de niveau. Je le perds vite de vue. Je ne verrai pas d'autres animaux sur la descente jusqu'à ma voiture alors que la neige tombe maintenant de façon soutenue.

Ce matin, je décide de revenir chasser le secteur où j'ai vu les cerfs. Pour gagner du temps, je remonte en voiture vers le sommet du chemin de la Soule et me gare au départ du chemin qui dessert le hameau d'habitations au dessus de chez Patrick et rejoint le bas de la crête que j'ai descendu hier matin. La neige a tenu, grâce à la nuit froide, sur la végétation mais pas sur le chemin, il fait -1°C. Je décide d'enfiler ma sur-veste camo-neige mais pas mon sur-pantalon. Je pars en longeant doucement le chemin tout en surveillant au dessus et en dessous de ce dernier où alternent les zones de bois et de prairies enneigées. Un peu plus loin, des craquements se font entendre sur ma gauche, en dessous du chemin. Un animal se débine tranquillement dans la pente boisée mais la faible luminosité du sous bois ne me permet pas de le voir. Je poursuis sur le chemin craquant à cause du gel en espérant le voir sortir sur la prairie un peu plus loin. Je me poste un instant dessus de cette dernière sans succès avant de poursuivre. Le chemin se sépare en 2, tout droit il dessert le hameau, je prends la branche que descend vers les prairies. J'avance doucement et rejoins une zone où le bois vient toucher le chemin sur ma gauche avant de faire à nouveau place à la prairie. En arrivant à la fin de cette zone boisée, je m'avance tout doucement pour tenter de surprendre un animal au gagnage dans le découvert en contrebas. J'observe caché par une petite pointe d'arbres qui longe le chemin et domine la prairie. Un mouvement attire mon regard à environ 60 mètres en contrebas, dans une bande arborée de quelques mètres qui couvre un talus raide et domine la pente herbeuse où j'ai vu le 14 cors hier. J'observe un instant l'animal et identifie une biche qui broute de 3/4 face. L'approche va être compliquée, je reviens un peu en arrière, perdant la biche de vue, puis attaque de descendre la pente très raide par une sorte de grosse coulée qui biaise dans la pente entre les arbres en essayant d'apercevoir la biche entre les branchages mais elle semble avoir disparue. Alors que j'ai un peu plus de visibilité, avant de sortir plus à découvert, j'observe un moment amis la biche n'est plus là. 

Je remonte sur le chemin et recommence à le suivre doucement en direction de la crête à environ 250 mètres. J'avance droit sur une petite grange en pierre derrière laquelle broutent souvent des animaux dans la pente. Alors que je ne suis plus qu'à 15 mètres du bâtiment je me fais surprendre par un faon ou une bichette qui démarre du coin gauche du petit bâtiment à environ 15 mètres de moi, derrière un tracteur garé de cul. L'animal peine à se retourner pour fuir dans le passage étroit, barré par le petit tracteur qui interdit l'accès de mon côté, entre le mur de la grange et une haie épaisse qui délimite un replat d'environ 2 mètres avant le départ de la pente enherbée sous la haie. Il doit pencher la tête en arrière pour ne pas percuter le tronc d'un gros arbre couvert de lierre. Je me décale à droite pour tenter de voir passer l'animal mais rien. Le grondement d'alerte d'une biche retentit dans la pente derrière la grange. J'avance doucement le long du mur et aperçois une biche et son faon juste sur ses talons qui regardent vers moi sans vraiment me voir à environ 70 mètres. Ils démarrent au petit trot en rejoignent le bord du chemin à environ 100 mètres. Ils marquent une pause alors qu'une bichette surgit dans la pente derrière la grange et remonte les rejoindre au trot. Je suis trop loin et à découvert, je ne peux rien faire sans les affoler d'avantage. Les animaux traversent le chemin et le suivent puis prennent à droite pour remonter dans une combe qui longe la droite de la crête. Je les perds vite de vue derrière le relief du terrain et en profite pour m'avancer le plus rapidement possible en essayant de ne pas faire trop de bruit sur le chemin gelé. Arrivé au bas de la combe, je constate que les animaux sont déjà au bois. Je les entends avancer dans la feuille morte gelée, la biche pousse par moment un cri d'alerte, elle va me vider le secteur de chasse.

Je décide de tenter ma dernière chance, j'avance rapidement vers le bout du chemin qui se termine au départ de la crête puis commence à remonter au plus raide en la suivant. Je m'arrête tout les 4 à 5 mètres pour observer et écouter. Ma progression sur ce sol de feuilles mortes et de gravier est très bruyante et m'arrêter souvent permet de casser le rythme de mes pas. 40 mètres plus haut environ, alors que j'écoute, un bruit de pas dans les feuilles se fait entendre sur la gauche de la crête. Je reste un moment immobile, ne sachant pas vers où se dirige le ou les animaux mais le silence s'installe. Je remonte encore un peu en baisant à gauche pour voir derrière la crête mais rien. Les chute de paquet de neige de la cime des arbres me font souvent croire à l'arrivé d'un animal. Un mouvement m'interpelle plus de 100 mètres plus haut sans que je comprenne ce que je viens de voir, vu la hauteur par rapport au sol et la taille je pense à un oiseau. Je continue mon ascension ponctuée de halte contemplative quand c'est un bel écureuil presque noir qui biaise au sol, à environ 50 mètres au dessus de moi, s'arrêtant derrière chaque tronc pour descendre dans le creux à ma droite et rejoindre une touffe de noisetiers où je le perds de vue. Certainement la silhouette furtive vue tout à l'heure. Alors que j'observe les alentours, l'écureuil commence à ronger bruyamment. Je remonte encore un peu et me cale contre un gros arbre juste à ma droite pour observer. Je balaye le secteur du regard quand un mouvement furtif arrête mes yeux sur 2 têtes de chevreuils qui s'agitent derrière des troncs tombés en travers de la pente à environ 25 mètres.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je me fige et observe, la chevrette en tête saute par dessus le dernier tronc et s'avance un peu vers moi puis prends à droite à environ 18 mètres, plein travers, pour descendre dans le creux à ma droite tout en baisant doucement, se rapprochant ainsi peu à peu de moi en glanant sa nourriture au sol. Je désencoche ma flèche équipée d'une lame QAD Exodus et la remets au carquois puis prends une autre flèche équipée d'une lame mécanique et l'encoche. Son chevrillard se fraye un chemin entre les troncs puis se tourne de cul pour grignoter quelque chose contre l'un d'eux. La chevrette se retourne et passe à environ 15 mètres plein travers se dirigeant vers la gauche de la crête. Le chevrillard se tourne face à moi et descend droit sur moi, passe derrière sa mère, descend encore de quelques mètres puis se tourne plein travers à environ 12 mètres et se met à manger tête au sol. 

Je suis à découvert à gauche de l'arbre mais les animaux ne me voit pas, ce camo neige est impressionnant. Patrick ayant un bracelet chevreuil en plus du C1, de la biche et du jeune cervidé, je décide de tirer ce chevrillard. J'arme mon arc et aligne ma visée derrière l'épaule avant de décocher. Ma flèche le frappe plus en arrière que prévu et j'entends l'impact de ma flèche dans du bois derrière l'animal. Le chevrillard cri puis fonce pour disparaître dans la pente à droite. Sa mère part en sens inverse, fait une bouche puis revient derrière les troncs et observe le secteur en aboyant un moment sans bouger. Elle longe ensuite derrière les troncs en aboyant puis remonte un peu et s'arrête en aboyant, revient un peu sur ses pas, hésite puis finit par remonter en s'arrêtant régulièrement et en aboyant. Il me semble entendre brièvement les piaulements de son jeune. Je la laisse s'éloigner sans bouger puis quand les aboiements sont suffisamment loin, je m'avance vers les troncs à la recherche de ma flèche que je trouve rapidement grâce au cresting et aux vannes rouges. Elle ne semble pas porter de sang mais sa couleur légèrement verdie est signe d'une atteinte de panse.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je la ramasse, replie les lame et la réencoche. Pensant le chevrillard parti droit dans la pente je tente de couper sa piste de sang sans succès. Je tourne et retourne, reviens à l'endroit du tir pour me remémorer la scène mais rien n'y fait. Je tente alors de recouper plus haut et trouve une belle piste de sang qui remonte sur une pente peu prononcée, en contournant un avancement très raide de la crête. Le sang en grosses gouttes est bien visible sur les feuilles mortes et la neige.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je le suis sur environ 10 mètres en prenant des photos du sang quand j'aperçois une boule suspecte partiellement cachée par les troncs de quelques arbustes à environ 15 mètres. Je me fige et observe, je finis par distinguer mon chevrillard toujours vivant. Il est de 3/4 face et regarde vers moi.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

J'ai posé mon arc au sol pour prendre les photos. Je reste immobile espérant le voir s'affaisser mais il garde sa tête haute et me fixe. Les minutes passent, il regarde sur la droite, j'attrape doucement mon arc, il tourne vite la tête vers moi. Je reste immobile, l'encombrement des troncs ne me permet pas de tenter une flèche et le temps joue pour moi. Le chevrillard finit par retourner la tête à droite et fait mine de se lever à plusieurs reprise puis regarde à nouveau vers moi un instant avant de recommencer à tenter de se lever. Cette fois il finit par réussir et part de cul à travers les arbustes puis décrit une boucle à droite, me présentant son flanc et la blessure d'entrée de ma flèche qui ne semble pas saigner, pour aller se recoucher 30 mètres plus loin. Je le distingue à travers les branchages et décide de tente une approche. Je me faufile tranquillement entre les arbustes mais perds le chevrillard de vue. Impossible de trouver sa couche. Une seule goutte de sang est visible 10 mètres plus loin dans la neige. Je suis sa trajectoire et arrive sur une zone dégagée à la sortie des arbustes. Le chevrillard est couché de 3/4 arrière, au pied d'une petite montée raide et me regarde sans bouger à 8 mètres. J'arme doucement mon arc sans qu'il ne bouge puis hésite, un tir de cage thoracique serait dévastateur pour la venaison, Chose que je n'ai jamais faite, je décide de viser la tête. J'aligne ma visée et décoche. Ma flèche le frappe à la tête. Il cri, se lève d'un bon et fuit en remontant la pente avec ma flèche en travers de la tête. Je suis horrifié, ma flèche n'a pas du tout eu l'effet escompté. Je me rapproche de la zone du tir et constate que le chevrillard perd maintenant pas mal de sang. Je suis la piste qui remonte sur quelques mètres puis descend droit dans la pente. La neige et les feuilles retournées permettent de voir la piste de loin et je la suis facilement sur environ 60 mètres, elle contourne maintenant un bouquet de noisetier puis rentre sous un gros buis où j'aperçois mon chevrillard qui s'est affaissé sur le ventre, tête au sol. Je m'avance sur lui, il donne alors un dernier coup de patte arrière pour tomber sur le côté, je le saisis, c'est fini à mon grand soulagement.

Je dégage ma seconde flèche qui rentre sur la droite du museau et ressort dans la gorge côté opposé. Je fais quelques photos souvenir avant de le vider.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Ma première flèche a atteint le foie et la panse. Il est temps de redescendre chez Patrick en suivant la combe qui longe la crête.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Alors que je longe le chemin pris pour venir tout à l'heure, une biche suivie d'une bichette démarrent en trombe de la bande d'arbre où se trouvait la biche ce matin. Pas de cerf ce matin mais que la montagne est belle quand elle s'habille de neige.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Alex

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 06:50

Ce weekend, Thierry m'a invité à chasser chez lui avec Renaud, je suis arrivé chez lui vendredi soir et Renaud n'arrivera que samedi après-midi. Ce matin, je pars chasser avec Thierry sur un secteur de son territoire de Cuzance. Nous arrivons alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour, nous attendons un peu d'y voir plus clair puis partons en longeant un chemin de terre qui débouche sur un grand chaume de colza entre un gros arbre à droite et une bout de haie à gauche. Le vent dans mon dos n'est pas très bon mais les chevreuils peuvent venir de partout. Au fond du chaume se trouve un gros bosquet à environ 400 mètres, un autre bosquet borde la droite du chaume et démarre à environ 40 mètres sur ma droite. Sur ma gauche, se trouve un autre bosquet qui démarre du bord du chaume et part en arrière à environ 80 mètres. Je me poste contre le bout de haie et commence à jouer du Buttolo. Très rapidement du bruit se fait entendre dans le bosquet à ma droite et une chevrette en surgit pour venir vers moi, j'espace mes appels pour ne pas la faire venir trop vite puis change d'appeau et passe au Rottumteller, un brocard sort alors du bois au fond du chaume à environ 400 mètres et commence à s'avancer tranquillement à découvert mais sans venir vers moi. La chevrette est à moins de 10 mètres et tourne devant moi pour finir par me prendre au vent et repartir vers le bosquet d'où elle vient. J'insiste dans mes appel et finit par capter l'attention du brocard qui commence à venir mais il biaise pour venir droit sur moi sous le vent et, arrivé à environ 100 mètres, il hume l'air et fait volte-face puis fonce vers le fond du bosquet de droite.

Je rejoins Thierry resté plus en arrière puis nous partons par un chemin de terre à la recherche d'un autre poste. Nous arrivons ainsi près d'une petite clairière d'herbe haute incluse dans le bois sur la gauche du chemin dont elle n'est séparée que par une ligne d'arbres et de buissons. Thierry décide de se poster dans le bois juste avant la clairière. Je m'avance un peu plus pour me poster dans une très grosse coulée traversant la bande d'arbre vers la fin de la clairière. Je suis partiellement caché par un arbuste feuillu. Je commence mes appels au Buttolo en surveillant devant et derrière moi. Assez rapidement alors que mes yeux balaient le secteur, ils se posent sur un brocard qui vient de sortir du fond de la clairière à environ 50 mètres sans un seul bruit. Il regarde dans la clairière à la recherche de l'origine des appels. Je reprends mes appels, il repart et s'avance d'un pas lent vers mon poste. Il s'arrête souvent pour écouter en observer et mes appels le font alors repartir. Peu à peu, il s'approche et j'arme mon arc et positionnant le Buttolo sur ma poignée d'arc pour continuer à appeler une fois armé, alors qu'il approche des 30 mètres de mon poste et le laisse venir mais alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres, il biaise légèrement comme pour prendre la coulée à quelques mètres sur ma gauche. Je tente de le guider vers moi mais à environ 10 mètres il stoppe et se met de 3/4 face et commence à frotter un gros chardon avec ses bois. J'ai une fenêtre de tir au travers des branchages, il je le laisse encore avancer la végétation ne me permettra plus de tirer. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse sans que je ne voie précisément mon atteinte. Il démarre en trombe et décrit une courbe d'une 30ène de mètres pour rentrer sur la droite de la clairière dans le bois. Dans sa course, j'ai aperçu une tâche sanguinolente en arrière de la panse côté sortie de flèche et je ne suis pas sûr de mon atteinte. Le calme reviens vite, je quitte mon poste et me dirige vers ma flèche plantée au sol. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je récupère ma flèche et la remets au carquois, je vois alors sortir Thierry du bois au fond de la clairière, il s'était en fait avancé dans le bois et a laissé passer le brocard, arc armé pour me le laisser tirer alors qu'il l'a eu à seulement quelques mètres plein travers. Je décide d'attendre quelques minutes avant d'aller contrôler la trajectoire de fuite. Nous commençons à chercher les traces de sang après une petite attente mais pas la moindre goutte visible dans la clairière. Je pars donc chercher l'entrée au bois et trouve assez rapidement un petit arbuste au feuillage couvert de gouttes de sang.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous attendons à l'écoute au bord du bois et Thierry m'annonce avoir entendu du bruit. J'écoute un instant sans rien entendre et m'avance de quelques mètres dans le bois en suivant les grosses gouttes de sang bien visibles malgré la faible luminosité du sous-bois.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je stoppe et écoute encore tout en scrutant le bois quand j'aperçois mon chevreuil couché un peu plus haut. Je m'approche prudemment, flèche encoché mais il est bien mort. Un peu des intestins sortent par le trou de sortie de ma flèche.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

J'appose le bracelet et sort le brocard sur la clairière. Ma flèche rentre bien au défaut d'épaule où je visais mais je pensais le brocard moins tourné. Ma flèche a tout de même touché les poumons et le foie.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Il est 7h30 mais il ne reste qu'un bracelet à Thierry et nous décidons d'arrêter la chasse pour ce matin car Renaud arrive pour chasser ce soir et, si nous fermons le second bracelet, il n'aura plus que les renards à chasser.

En amenant la caissette de la viande du chevreuil que j'ai préparée au président de la chasse, ce dernier nous donne un autre bracelet pour le reste du weekend. Après être allé faire un tour au "salon de la chasse" à Martel, avoir mangé un bout et fait une bonne sieste, nous accueillons Renaud sur motivé pour la chasse de ce soir. Nous repartons sur le terrain vers 18 heures et laissons Renaud sur un secteur et je pars avec Thierry sur une autre zone, Il gare sa voiture au bord de la route. Nous nous préparons puis partons par la chaussée pour rejoindre un passage au travers de la haie que nous longeons sur notre droite. En arrivant au passage, j'aperçois un chevreuil à environ 50 mètres dans la prairie et me fige. J'identifie très vite un chevrillard et l'annonce à Thierry un peu plus en retrait. Il avance doucement dans l'herbe en broutant. Je décide de m'approcher un peu pour tenter de faire quelques photos. Je traverse doucement jusqu'à l'autre côté du passage en stoppant à chaque fois que le chevrillard lève la tête et prends quelques photos mais il finit par m'apercevoir. Curieux il commence alors à se rapprocher. Je lance de cris aigus avec mon Rotumtteler qui lui font reprendre ses esprits et regagner la sécurité du bois. Je me retourne vers Thierry et constate qu'il a filmé une partie de la scène.

Nous nous avançons dans la prairie en longeant le bois de gauche. Alors que nous arrivons au coin du bois, j'aperçois une silhouette furtive qui vient vers nous en longeant la bordure d'un autre bois aligné avec celui que nous longions. J'identifie vite un renard. Il est à plus de 100 mètres, je l'annonce à Thierry et nous nous replions vite derrière la balle de foin calée contre l'angle du bois juste devant nous. Je dis à Thierry que je vais tenter de l'appeler. Il allume donc son téléphone et le cale sur la balle de foin. J'ai perdu le renard de vue, je commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement le renard surgit derrière les balles de foin et fonce sur nous par la gauche. J'arme mon arc alors qu'il est à environ 40 mètres et stoppe mes appels. Il vient se planter à 7 ou 8 pratiquement de face mais la balle de foin me gêne pour décocher. Je me penche doucement sur la droite en alignant ma visée et décoche. Touché à l'épaule le renard bondit en se tordant et en criant puis fonce vers le bois sur notre gauche en perdant beaucoup de sang.

A peine est-il rentré au bois que nous l'entendons se débattre. C'est terminé pour lui, je pars chercher ma flèche et la remets au carquois avant de suivre le sang abondant sur l'herbe puis encore plus abondant dans les broussailles à l'entrée du bois. La végétation basse est couverte de sang frotté. Je tombe vite sur mon renard mort sur le flanc. Ma flèche rentre dans l'épaule et ouvre largement le côté de l'animal et ressort entre les cuisses qui sont entaillées profondément sur les faces internes. Les intestins du renard sont sortis par le trou de sortie, il n'a pas fait plus de 20 mètres.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Après quelques photos souvenir,

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous le laissons au bord du bois et continuons notre chasse. Nous passons de poste en poste en appelant. Nous nous arrêtons dans un sous-bois clair en pente douce descendante. Thierry se poste sur le haut, je me poste un peu plus bas à 30 mètres sur sa droite. J'appelle un moment au Buttolo quand un beau 6 pointes arrive par ma droite au galop et presque sans bruit. Je l'aperçois un peu trop tard et stoppe mes appels. Je lâche mon appeau et arme mon arc, je ne peux plus appeler et il a stoppé à un peu plus de 20 mètres en contrebas derrière quelques branches mortes. J'aligne ma visée, cherche une trouée et décoche. Je vois avec horreur ma flèche partir trop haute et toucher le brocard dans les muscles du dos. Je vois nettement une plaie sur le dos du bocard qui fait volte-face et repart d'où il vient. Il me semble voir ma flèche en travers de son dos. Il stoppe à environ 40 mètres sur ma droite mais derrière des branchages. Il regarde autour de lui et cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Je réencoche et reprends mon appeau pour tenter de le faire bouger un peu mais il redémarre et se débine vers le bas du bois puis stoppe à environ 100 mètre et se met à aboyer rageusement un long moment. Plus de doute, mon atteinte est superficielle, je ne retrouverai pas ce brocard. Au bout d'un moment, je lui réponds en aboyant ce qui le fait taire et démarrer.

Thierry me rejoint puis nous commençons à chercher ma flèche sans succès et les premiers indices. Comme je m'en doutais, nous ne trouvons pas de sang jusqu'à la reposée debout du brocard ù se trouve un petit rond de gouttes rouge vif. Nous suivons plus ou moins la direction de fuite et trouvons quelques rares gouttes jusqu'à la zone où le brocard s'est arrêté pour aboyer puis plus rien. Nous insistons un moment par acquis de conscience mais je dois me rendre à l'évidence, mon atteinte est très superficielle et une recherche avec un chien ne donnera pas plus, nous abandonnons et poursuivons notre chasse mais le cœur n'y est plus et les chevreuils ne répondent plus. Renaud de son côté a loupé un brocard et en est malade. Nous nous retrouvons avant la nuit et nous décidons de changer d'association. Je pars avec Renaud vers le stade de foot sous lequel se trouverait un très beau brocard. Nous faisons quelques pauses pour appeler en  chemin mais rien ne vient. Nous descendons sous le stade et apercevons au loin 2 chevreuils au gagnage, nous nous rapprochons de la bordure de friche boisée qui borde la prairie et nous nous postons pour appeler. Je constate que ce que nous avions pris pour des chevreuils n'en sont pas mais aperçois 2 chevreuils à environ 400 mètres. Je commence à appeler, ils arrivent très vite et je comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et de son chevrillard. Ils viennent jusqu'à 15 mètres environ puis font demi-tour. Il fera vite nuit nous partons vite par un petit passage forestier vers la prairie où se trouverait le grand brocard.

Nous débouchons sur un grand chaume bordé au fond par une bande de luzerne. Nous repérons, sur la gauche, une bande de bois prise entre le chaume et la luzerne. Le vent souffle de notre gauche. Pas de chevreuil en vue. Nous traversons le chaume en biaisant vers la bande boisée. Renaud se poste sur le coin gauche et moi à environ 30 mètres de lui sur le droit. J'attaque d'appeler au Buttolo. Au bout d'un moment, le bruit caractéristique d'un chevreuil retentit dans le bois. J'insiste et change les sonorités mais il a ralenti en se rapprochant et ne semble pas vouloir venir plus. Je tente le Rottumteller et un chevreuil surgit dans une zone dégagée du bois à environ. J'arme mon arc et prends la visée mais la luminosité n'est pas bonne et je n'arrive pas à identifier le sexe de l'animal, il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Elle finit par repartir, je désarme et reprends mes appels. Il revient mais repart à nouveau. Tout à coup, Renaud m'interpelle et me faut des signes, le gros brocard est arrivé dans mon dos et est venu à portée de tir mais absorbé par l'autre chevreuil je ne l'ai pas vu. Il vient de refranchir une haie épaisse qui borde la luzerne. Je l'entends aboyer de l'autre côté. Je me décale vite vers une trouée de la haie et l'aperçois au loin. Je reprends mes appels. Il semble vouloir venir mais est très méfiant et fait des allers-retours en parallèle de la haie à environ 100 mètres pour tenter de prendre le vent. Je joue de tous les appels que je connais, de l'aboiement et arrive à le faite venir de 20 mètres mais pas plus il refuse d'avancer plus. Je lutte jusqu'à la nuit qui m'oblige à abandonner. Nous rentrons.

 

Alex

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 06:43

Ce soir, je pars chasser sur le secteur que je n'ai pas pu chasser cette semaine à cause du fauchage et des moissons. Je me gare au bord de la route contre un bois. Je me prépare rapidement puis rejoins un chemin de terre qui remonte à travers bois vers un champ travaillé. J'avance doucement tout en surveillants les 2 côtés du sentier, à ma gauche le terrain descend à pic vers un ruisseau profondément encaissé de plusieurs mètres et sur ma droite, un talus domine le chemin. Je ressors sur le champ travaillé sans avoir vu d'animaux. Je scrute les alentours avant de sortir à découvert, rien en vue, je biaise à droite à travers champ vers une bande de féverole qui borde une haie épaisse pour rejoindre une parcelle de féverole. Alors que je longe doucement les féveroles, un animal démarre à grand bruit et me fait rapidement tourner la tête alors que je me fige. Un faon de chevreuil a fait environ 10 mètres avant de stopper à 5 mètres du bord, dans la culture. Je reste un moment immobile alors qu'il cherche autour de lui ce qui l'a dérangé puis je commence une progression très lente en longeant la culture pour arriver sans difficulté à quelques mètres de lui. Je tente de le prendre en photo mais je peine a faire la netteté dans la végétation.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Il finit par redémarrer et s'éclipse dans les féveroles pour disparaître rapidement dans cette végétation dense. Je continue ma progression le long de la culture et rejoins une parcelle de blé. Je fais une pause pour observer le secteur mais rien en vue, je coupe l'angle des céréales pour rejoindre la bordure d'une friche prise dans un bois en U. Toujours rien, je suis la limite friche-blé jusqu'à un gros chêne qui marque le coin du blé. J'observe la friche en contrebas puis descends à travers les hautes herbes tout en surveillant la friche à ma droite et la coupe envahie de fougères et de buissons, sous la ligne à haute tension qui traverse le bois. Toujours rien alors que j'arrive au bord du fossé du fond de combe qui délimite le bas du bois. Je le franchis et le suis pour longer le bois. Le vent est face à moi, je progresse tranquillement tout en surveillant la prairie fauchée à ma droite et le sous-bois clair qui remonte vers la coupe un peu plus haut. Un peu plus loin je passe un autre fossé perpendiculaire et presque comblé par les coulées de boue de ce printemps. La souille que les sangliers fréquentes chaque année à cet endroit a été comblée. Quelques traces de sangliers de passage marquent le sol meuble. Je continue mon chemin jusqu'à un chemin forestier qui remonte vers la coupe. Il se termine dans un mur de fougères. Alors que je passe le départ du chemin, un bruit de pas se fait entendre sur la droite de ce dernier derrière un mur de végétation qui ne me permet pas de voir à l'intérieur du bois. Je me fige en lisière et écoute. L'animal n'est qu'à quelques mètres de moi, les craquements ne semblent pas vouloir prendre une direction particulière. Je tente d'avancer encore un peu avec une extrême lenteur mais le feuillage toujours aussi épais ne me laisse pas plus de vision. Les bruits stoppent par moment puis reprennent et des grognements se font entendre, me laissant penser qu'il s'agit d'un beau sanglier. Au bout d'un moment les pas s'avancent vers le chemin forestier. Je me décale derrière l'angle de bois sur la droite du chemin, accroche mon décocheur et me prépare à armer. L'animal finit par s'avancer à découvert mais quelle n'est pas ma surprise de voir sortir un beau brocard sur l'herbe verte du chemin à travers le feuillage. J'arme mon arc et le laisse s'avancer bien à découvert. Mon viseur calé sur le défaut d'épaule le suit dans son mouvement lent.

Il se dégage plein travers et j'appuis sur la détente de mon décocheur mais au même moment il m'aperçoit et amorce un demi-tour. Ma flèche le frappe pleine épaule de 3/4 arrière mais ne semble quasiment pas pénétrer. Le chevreuil fonce dans la végétation du bois à grand bruit puis le calme revient. Je ne suis pas du tout confiant sur la létalité de ma flèche.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Les bruits stoppent par moment puis reprennent et des grognements se font entendre, me laissant penser qu'il s'agit d'un beau sanglier. Au bout d'un moment les pas s'avancent vers le chemin forestier. Je me décale derrière l'angle de bois sur la droite du chemin, accroche mon décocheur et me prépare à armer. L'animal finit par s'avancer à découvert mais quelle n'est pas ma surprise de voir sortir un beau brocard sur l'herbe verte du chemin à travers le feuillage. J'arme mon arc et le laisse s'avancer bien à découvert. Mon viseur callé sur le défaut d'épaule le suit dans son mouvement lent.

Il se dégage plein travers et j'appuis sur la détente de mon décocheur mais au même moment il m'aperçoit et amorce un demi-tour. Ma flèche le frappe pleine épaule de 3/4 arrière mais ne semble quasiment pas pénétrer. Le chevreuil fonce dans la végétation du bois à grand bruit puis le calme revient. Je ne suis pas du tout confiant sur la létalité de ma flèche.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

J'attends un peu puis monte voir l'endroit du tir où je trouve tout de suite pas mal de sang.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

L'entrée au bois est aussi bien marquée, le chevreuil a laissé de beaux frottés de sang.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Je décide de suivre la piste de sang qui est extrêmement abondante et très facile à suivre, elle suit la coulée principale.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Je retrouve facilement mon chevreuil, il est encore en train de se débattre au sol et finit de mourir. Il se propulse en l'air et retombe lourdement un peu plus bas sur le dos, se débat encore un peu puis s'immobilise. Je remonte par le passage ouvert par mon chevreuil dans la végétation pour éviter les ronces qui me séparent de lui 

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

puis descends apposer mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir. Il a fait environ 100 mètres alors que ma flèche, qu'il a perdue en route, n'est même pas rentrée dans la cage thoracique. Ma lame a juste sectionné l'artère alimentant la patte avant provoquant une très forte hémorragie.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Je repars en suivant le sang en sens inverse pour chercher ma flèche que je retrouve vite mais il manque le 10 cm côté lame. Je ramène ensuite mon brocard à la voiture en le portant sur mon épaule, les 4 pattes attachées. Il est encore tôt et je décide d'aller faire un tour autour du bois de Bourras. Je me gare un peu plus loin au départ de chemin de terre qui passe l'Osse, attrape mon arc et pars en suivant le chemin de terre. Alors que je suis sur le ponton au-dessus de la rivière qui passe à environ 3 à 4 mètres en dessous, j'aperçois un gros ragondin calé dans l'eau contre la berge de gauche. Il est immobile et j'hésite un instant à le tirer, trop longtemps car il finit par se débiner en suivant la berge à la nage et s'éloigne tranquillement à 1 mètre de la rive. Je poursuis mon chemin, Je pars à gauche pour traverser la vielle Osse après l'ancienne peupleraie pour rentrer sur le côté du bois de Bourras à bon vent. Je suis assailli par une nuée de moustiques qui me piquent de partout malgré tous ceux que j'arrive à tuer. Une petite couleuvre à collier se débine sur le sol dénudé du bois où la végétation peine à se remettre des inondations. Je la saisis par la queue pour la photo avant de la relâcher puis poursuis mon chemin à travers bois. La fréquentation des sangliers semble énorme, le sol est jonché de traces de toutes tailles mais je traverse le bois sans les voir ni les entendre. J'ai pris mon temps pour chasser en sous-bois malgré les moustiques et la luminosité commence à décroitre. Je pars faire le tour des blés entre l'Osse et la vieille Osse sans rien voir avant de rentrer à ma voiture. Alors que j'arrive sur le ponton, l'eau est très agité sur ma droite et j'aperçois vite le gros ragondin qui revient en longeant la rive de gauche. J'arme mon arc et le laisse venir, à 7 ou 8 mètres, il bifurque et commence à monter sur la berge tranquillement. J'aligne ma visée et décoche. Cloué à la berge, il saute en tous sens pour se dégager et finit par s'extraire de ma flèche d'un bon impressionnant avant de retomber lourdement dans l'eau où il disparaît un court instant dans un nuage de sang avant de refaire surface. Il se débat en cherchant son air et s'immobilise rapidement mais le courant l'emporte vers les rapides enrochés de l'autre côté du pont. Il dérive sur quelques mètres avant de couler. Je tente de l'apercevoir dans les rocher de l'autre côté du pont mais il a disparu. Je pars chercher ma flèche en descendant par une coulée très abrupte au milieu de la végétation épaisse avant de retourner à la voiture alors qu'il fera vite nuit.

 

Alex

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:58

Ce matin, je décide de chasser autour de chez le président de la chasse de Justian pour la première fois de la saison. Je me gare donc près de l'ancien moulin, au bord de l'Osse et attends que la luminosité soit suffisante puis me prépare rapidement et pars vers le chemin de terre qui sert de limite au territoire de chasse. J'avance doucement, le bois qui borde les 2 côtés du chemin s'ouvre un peu plus loin sur une grande friche qui remonte sur la gauche coté Justian. En arrivant au coin du bois qui remonte jusqu'à mi-pente du penchant, je scrute la friche à la recherche d'un chevreuil avant de poursuivre sur le chemin un petit moment tout en surveillant attentivement le secteur. Ne voyant pas de chevreuil, je quitte le chemin et remonte dans la friche pour rejoindre le bout d'une pointe de bois qui s'avance dans cette dernière à environ 100 mètres au-dessus du chemin. Rien en vue, je longe donc le bois qui redescend vers un ruisseau longeant la lisière. Pas de chevreuil en vue, plus loin en avant, la friche laisse place à une luzerne très haute et colonisée par divers végétaux. J'avance prudemment pensant y voir un brocard mais c'est une chevrette qui surgit de la végétation et se débine à environ 80 mètres en se retournant plusieurs fois vers moi avant de s'enfuir sur le semé qui suit et biaiser à droite pour remonter vers un îlot boisé au milieu du grand semé en forme de cirque bordé par le bois qui remonte sur ma droite pour revenir ensuite vers la route de crête à environ 400 mètres. Je Surveille un moment la luzerne au cas où j'apercevrais un brocard mais ne voyant rien je finis par m'avancer pour remonter vers la crête et c'est alors que le brocard surgit de la végétation pour remonter vers la crête en aboyant. Je suis dégoûté, je sentais qu'il était là mais je n'ai pas été assez patient.

Je remonte vers la route de crête puis la suis un peu pour atteindre le coin d'un bois qui descend jusqu'au bas du penchant suivant en prolongement du bois qui revenait jusqu'à l'autre côté de la route. Alors  que je commence à longer le bois pour descendre vers le fond de la combe, j'aperçois un chevreuil à environ 500 mètres, au bord du fossé qui marque le fond de la combe à environ 100 mètre du coin bas du bois. Il est à découvert dans une immense parcelle de luzerne fauchée et ramassée et regarde déjà vers moi, l'approche s'annonce très compliquée. J'aperçois alors un autre chevreuil de l'autre côté du fossé, plus à gauche à environ 100 mètres de l'autre chevreuil. Celui-ci broute tranquillement juste en bordure d'une bande d'épeautre se terminant au bord du bois. J'observe un moment sans bouger. Le chevreuil qui regarde vers moi finit par se tranquilliser et commence à remonter vers un bosquet à mi-pente du penchant opposé. J'en profite pour suivre le bois qui bifurque à angle droit vers la gauche un peu plus bas et couvre ainsi ma progression sur environ 40 mètres. Je stoppe au coin du bois avant de redescendre à découvert. Un petit bouquet d'arbres sortant de l'alignement du coin du bois me camoufle. Le chevreuil que j'identifie comme étant un beau brocard est inapprochable. Je décide de tenter de l'appeler en aboyant mais il devient inquiet et remonte vers le bosquet suivi de sa chevrette qui a surgit du fossé. J'insiste, il s'arrête  par moment pour regarder vers moi mais poursuit son chemin. L'autre chevreuil inquiet, rentre dans l'épeautre puis disparaît alors que je le quitte des yeux pour observer le couple de fuyards.  Il a certainement dû se coucher. Le brocard et la chevrette rejoignent la lisière, la longe un moment puis rentre plus à gauche dans le bosquet. Je quitte mon observatoire descends en suivant le bois tout en surveillant l'épeautre puis remonte vers le bout du bosquet avant de le longer tranquillement puis très doucement en me rapprochant de l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Mon décocheur et accroché, je suis prêt à armer mais j'aperçois trop tard le brocard, au-dessus de moi, à travers les feuillages, dans le penchant boisé, à environ 20 mètres alors qu'il démarre en aboyant. 

Je presse le pas pour dépasser le bosquet et le bout de friche qui le suit avant de remonter vers la route par la luzerne fauchée pour essayer de le recouper sachant qu'il doit biaiser vers moi pour éviter l'habitation au-dessus du bosquet mais il m'a devancé et je ne le reverrai pas. Je passe la route et biaise un peu à gauche pour rejoindre le coin d'un bosquet rentrant dans la bordure d'une immense parcelle de luzerne fauchée et bordé à sa gauche par un champ semé. Je longe sur la gauche du bosquet avec le vent qui alterne entre souffler dans mon dos et sur ma gauche. Après le bosquet je suis la limite entre la luzerne et le semé qui est suivi par une parcelle de blé. Je me décale un peu à gauche pour rattraper le premier passage de tracteur qui longe à une dizaine de mètres de la bordure des céréales et le suis tranquillement en surveillant les alentours. Le passage prend à gauche au bout d'environ 50 mètres pour suivre un fossé broussailleux qui sépare cette parcelle de blé d'une autre collé à un grand bois sur sa droite. Une haie poursuit le fossé à ma droite pour rejoindre l'angle du bois à quelques dizaines de mètres. Le fossé bifurque à 90° à droite un peu plus loin pour descendre vers le fossé marquant le fond de combe et le passage de tracteur le suit. J'arrive au bord du fossé du fond de combe et sort sur la bande enherbée. Le vent a encore tourné et souffle de ma droite, je décide d'en profiter pour aller jeter un coup d'œil dans une parcelle de vigne et une friche qui la suite sur ma droite, de l'autre côté du fossé en remontant sur le penchant opposé. Pas de chevreuil, je passe le fossé contre le bois dans un passage de la haie qui le borde le long de la vigne. La parcelle de blé entre la haie et le bois a été pillée par les sangliers contre la haie que je longe. En arrivant au bout de la haie. J'aperçois les bois d'un joli 6 pointes qui dépassent du blé par lequel je suis descendu. Il est à environ 100 mètres du fossé du fond de combe en 40 mètres du fossé broussailleux. Le vent souffle dans mon dos, il me faut longer le bas du blé pour le dépassera avant de remonter vers lui pour lui couper la route. Je l'observe un instant sans bouger puis les bois disparaissent un long moment avant de réapparaître 20 mètres plus loin et disparaître à nouveau. Je presse le pas et longe voûté le bas du blé pour rejoindre le passage de tracteur le plus proche du brocard. J'arrive à dépasser le brocard sans être vu puis commence à remonter rapidement vers lui.

Arrivé à environ 40 mètres sans me faire repérer, je me positionne à genoux et poursuis mon approche sans trop de difficulté jusqu'à 10 mètres de l'endroit où le brocard devrait traverser le  passage de tracteur. Je me cale et attends prêt à armer mon arc. Le brocard est à moins de 1 mètres du passage, je ne vois toujours que ses bois, le temps passe, j'hésite plusieurs fois à armer. Au bout de plusieurs minutes, le brocard se décide et avance d'un coup sans que je n’aie le temps d'armer et tourne la tête vers moi en s'avançant à découvert. Il me voit immédiatement et s'enfuit immédiatement en faisant volte-face pour traverser le blé en bondissant et en aboyant. J'arme mon arc et l'aboie au cas où mais il s'arrête trop loin puis poursuit sa course vers le bois où il disparaît. Je me suis fait avoir comme un débutant. Je me redresse et par faire un tour dans le secteur sans rien voir avant de remonter vers la route de crête pour redescendre vers la combe où se trouve l'épeautre. Le vent soufflant de ma gauche, je décide d'attaquer la culture à l'opposé du bois. Je rentre dans les céréales très hautes et avance doucement par un passage de roue à quelques mètres de la bordure de la parcelle avec un fort vent de face. Alors que j'arrive près de l'endroit où j'ai perdu le chevreuil de vue, un jeune brocard surgit des céréales, J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, alors qu'il démarre en trombe. Il s'arrête à environ 15 mètres et se tourne pour regarder derrière lui plein travers. Ma visée se cale alors qu'il cherche ce qui l'a dérangé, je décoche. L'impact retentit et il démarre en trombe en longeant à environ 5 mètres de la bordure gauche des céréales puis ralentit rapidement avant de s'arrêter à quelques dizaines de mètres pour regarder vers moi un instant. Il repart ensuite tranquillement et s'arrête à nouveau un peu plus loin pour regarder vers moi avant de repartir tranquillement et de s'arrêter à nouveau à en environ 120 mètres comme si de rien n'était. Je n'ai pas vu mon atteinte et commence à douter de ma flèche. Il repart tranquillement en biaisant vers le milieu de la culture puis semble de se coucher environ 30 mètres plus loin.

Je pars chercher ma flèche sans succès dans cette végétation dense et haute mais trouve un petit bout de bout de poumon accroché aux céréales. Je suis rassuré sur mon atteinte mais ne comprends pas comment ce petit brocard a pu faire tout ce chemin si lentement avant de se coucher.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

La piste est très peu abondante et je la suis lentement en cherchant les indices peu visibles et la draille laissée par le chevreuil sur son passage.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018
Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018
Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

La piste finit par s'intensifier un peu sur les 50 derniers mètres.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Je retrouve enfin mon brocard qui a fait environ 150 mètres. Il est mort, allongé sur le flanc. Ma flèche est au cœur, je n'en reviens pas de la résistance de ce petit brocard.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Je fais quelques photos souvenir avant de lui attacher les pattes pour le porter plus facilement.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Il fait déjà chaud, il est temps de rentrer.

 

Alex

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 14:35

Ce matin, j'ai décidé de chasser le secteur du bois de Bourras. Je gare ma voiture sur le chemin de terre qui rejoint le ponton enjambant l'Osse et attends les premières lueurs du jour. Dès que la luminosité est suffisante, je me prépare et pars en chasse, je passe le pont, suis la coulée de gibier très marquée dans le blé pour rejoindre le bord de la vieille Osse puis prends à droite en la suivant pour rejoindre la passerelle de la palombière. Je traverse ainsi la vielle Osse, passe le tunnel de la palombière et arrive doucement en lisière de bois quand un chevreuil aboie sur ma droite. Je tourne les yeux et aperçois une chevrette à environ 40 mètres dans le champ d'orge. Elle regarde vers moi et aboie régulièrement. Je reste un instant dans l'ombre des branches basse d'un gros chêne, en lisière du bois, pour voir si elle est seule, déjà les premiers moustiques arrivent. Je finis pas sortir à découvert ce qui la fait fuir en aboyant. Je la laisse s'éloigner puis m'avance vers le passage entre la haie qui descend du grand bois du dessus et le bois de Bourras pour aller observer le grand champ d'orge où la chevrette se trouvait. Rien en vue, je fais donc demi-tour et prends le premier passage de tracteur à 15 mètres de la haie pour remonter vers le grand bois.

Le passage bifurque à environ 10 mètres du bois et je le suis quand j'aperçois brusquement un grand brocard de face qui m'observe à environ 50 mètres. La bosse du champ me le cachait, je me fige et l'observe une très court instant puis fais très lentement marche arrière en me baissant un maximum pour repasser hors de sa vue derrière la bosse du champ. Dès que je ne le vois plus, je me décale le plus rapidement possible vers la bordure du bois en essayant de ne pas faire de bruit puis m'avance doucement en suivant le bois. Le brocard n'a pas bougé, il est toujours de face et regarde vers moi à 45 mètres environ. Je stoppe et l'observe à travers les branchages d'un gros chêne qui marque un angle droit du bois. L'approche semble très compliquée.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je décide de tenter d'aboyer, je commence mes appels, le brocard tourne la tête sur sa gauche vers le bois puis regarde vers moi à nouveau, je continue mes appels, il recommence à regarder vers le bois puis se décide et démarre pour venir se coller au bois en quelques bons, il n'est plus qu'à 25 mètres mais je peine à le voir derrière les branchages. Je poursuis mes appels, assez rapidement le brocard repart, passe l'angle du bois alors que j'arme mon arc et vient stopper plein travers à environ 12 mètres dans l'orge. J'aligne vite ma visée alors qu'il cherche d'où viennent les aboiements et décoche. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et le brocard s'affaisse sur place, disparaissant dans l'orge avant de se relever d'un bon et de démarrer en trombe avec un bruit mouillé venant de la blessure d'entrée de ma flèche. Il fonce en parallèle du bois sur environ 30 mètres puis amorce un virage pour rentrer au bois. A environ 5 mètres de la lisière, il trébuche, ses pattes avant s'affaissent et son poitrail vient violemment heurter le sol alors que ses pattes arrière montent au ciel. Empoté par son élan il fait un spectaculaire soleil et vient s'écraser très violemment dans les branchages du bord du bois avec un bruit de bois cassé. Le brocard a disparu dans le feuillage. Le calme revient vite et je le pense mort.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je pars tenter de retrouver ma flèche dans la direction de mon tir et tombe sur un gros rond de sang à l'endroit où le brocard s'est affaissé au sol.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je ne trouve pas ma flèche, pensant retrouver mon brocard mort au bord du bois, je pars le chercher. Je trouve vite l'endroit de sa chute. Le feuillage est couvert de sang à l'entrée du bois et une branche d'environ 2 cm de diamètre, fraîchement cassée repose au sol.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je pose mon arc en bordure du bois puis j'écarte les feuillages mais ne trouve pas mon brocard, je rentre dans le bois et trouve des gouttes de sang et constate incrédule qu'elles dessinent une piste qui s'enfonce dans le bois.

Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je me dis que mon brocard ne doit pas être bien loin et commence à suivre le sang. Les premiers mètres dénudés de la lisière font vite place à un parterre de fragon. Dès l'entrée dans le fragon le chevreuil a laissé un beau frotté de sang.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je rentre dans le fragon et monte une petite marche d'environ 1 mètre de haut en haut de laquelle le brocard a frotté un morceau de bois mort qu'il a partiellement repeint en rouge.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Confiant sur l'issue de ma recherche, je suis le sang qui est pour le moment assez abondant mais les mètres de recherche s'accumulent et je commence à douter d'autant que le sang est par moment presque inexistant. Après environ 80 mètres de recherche, je décide de faire demi-tour et d'aller chercher mon arc que j'ai laissé en lisière du bois. Je repars ensuite en recherche, je perds un moment la piste dans une zone de fragon épais mais en recoupant, je finis par retrouver quelques gouttes de sang. Le brocard ne suis pas vraiment les coulées principales, un peu plus loin, je franchis le ru qui longe le bord du bois, le sang semble se diriger vers la lisière comme si le brocard voulait sortir dans l'orge mais il bifurque et longe à l'intérieur du bois puis redescend pour retraverser le ruisseau. Le sang n'est pas constant, assez abondant par moment puis quasi inexistant sur plusieurs mètres. La piste me conduit maintenant vers l'intérieur du bois et un autre petit ru C'est en arrivant au bord du petit ru encaissé d'environ 1,5 mètre que j'aperçois mon brocard mort dans l'eau, couché sur le ventre, la tête reposée sur son dos.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Il a parcouru environ 150 mètres, je le dégage de l'eau et appose mon bracelet avant d'analyser le travail de ma flèche. Elle est bien rentrée au défaut de l'épaule où je visais mais, alors que le chevreuil était plein travers, elle a bifurqué dans l'animal pour ressortir dans le cuissot opposé.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je ressors du bois avec mon brocard pour l'observer plus en détail avec un peu plus de luminosité. Je constate alors qu'il possède une sorte de petite meule en dessous de bois. C'est en fait un petit pivot surnuméraire surmonté d'un bouton aplati.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je décide de chercher un peu plus ma flèche et repars de la grosse tache de sang. C'est alors que je trouve ma flèche cassée au 2/3 de sa longueur côté lame, juste à côté de la tache de sang. Je tente de retrouver l'empennage en suivant le sang dans l'orge. L'empennage est en fait resté à l'intérieur du brocard, je le retrouverai au dépeçage.

Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018

Impossible de le trouver, je laisse tomber. L'empennage est en fait resté à l'intérieur du brocard, je le retrouverai au dépeçage. Il est encore tôt, je décide de ramener le brocard à la voiture avant d'aller chasser encore un peu. Une fois mon brocard dans le coffre de la voiture et ma flèche cassée replacée, je repars en chasse. Je reviens où j'ai tiré mon brocard et continue à suivre le passage de tracteur qui me conduit dans un angle du bois d'où part une grosse haie rejoignant le bois. Je rentre par une grosse coulée qui coupe l'angle du bois et ressors dans une grande prairie. J'observe un instant mais rien en vue. Je biaise vers l'angle gauche de la vigne à ma droite quand j'aperçois 2 oreilles dans l'herbe au coin de la vigne. C'est un lièvre qui me regarde me rapprocher sans bouger. Il daigne enfin se débiner alors que je ne suis plus qu'à environ 10 mètres de lui. Il part dans les vignes. Je longe la vigne pour tenter d'apercevoir un brocard entre les rangs et reviens vers le bois que je longe ensuite jusqu'à son coin et prends à droite en suivant le bois tout en longeant une autre parcelle de vigne. J'observe alternativement devant moi et entre les rangs. Alors que j'arrive presque au bout de la vigne, des aboiements retentissent, je me décale vite en aboyant et aperçois un chevreuil qui s'enfuit dans la vigne en remontant entre 2 rangs. Il poursuit ses aboiements alors que je le perds de vue, je pense que c'est un brocard mais je n'en suis pas sûr. Je remonte entre 2 rangs vers la bande enherbée qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante envahie par la végétation. Le chevreuil aboie vers la route de l'autre côté de la vigne. Je la traverse donc entre 2 rangs pour rejoindre la bande enherbée qui borde la route. Les aboiements qui semblent venir de l'autre côté de la route, sur le territoire voisin, stoppent. Je suis la bande enherbée jusqu'au bout de la vigne puis repars vers le bois. A mi-chemin du bois, les aboiements reprennent mais semblent venir de la parcelle de vigne envahie par la végétation. J'hésite un peu mais les aboiements persistent, je fais donc demi-tour et reviens sur la bande enherbée qui longe la route en collant la vigne. Je commence à répondre aux aboiements qui ne semblent venir de 50 mètres au plus, le chevreuil me répond et semble se rapprocher très lentement pendant de longues minutes puis stoppe à 30 ou 40 mètres environ. Je poursuis mes appels sans parvenir à le faire venir plus, je me décale donc en avançant dans la vigne entre 2 rangs au milieu des herbes hautes tout en appelant mais les aboiements cessent brusquement, je poursuis mes appels et me décale vers l'autre côté de la vigne mais rien n'y fait. Le chevreuil est devenu silencieux et le chercher dans cette végétation dense à l'aveugle est peine perdue. Je trouve de nombreuses couches de chevreuils dans la vigne avant de ressortir sur la bande enherbée.

Cette fois je rejoins le bois que je suis pour revenir vers la route que je suis un moment en lisière jusqu'à un champ de blé bordé sur 2 cotés par le bois et 2 par la route. Je stoppe au coin du bois et aperçois une chevrette à environ 100 mètres dans le blé à 15 mètres du bois. Je l'observe un peu espérant voir émerger les bois d'un brocard mais elle se débine vers le bois. Je prends le passage de tracteur qui longe près du bois et avance doucement. La chevrette a fait demi-tour et se fige à environ 60 mètres devant moi en bordure du passage de tracteur et me regarde un peu avancer avant de s'éclipser. Plus loin, un gros blaireau se débine dans le passage de tracteur à 80 mètres devant moi et disparaît dans le virage du passage qui revient vers la route en suivant le bois. Il commence à faire chaud, je décide de rentrer et retourne vers ma voiture, pas d'autre chevreuil pour ce matin.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je prends le passage de tracteur qui longe près du bois et avance doucement. La chevrette a fait demi-tour, se fige à environ 60 mètres devant moi en bordure du passage de tracteur et me regarde un peu avancer avant de s'éclipser. Plus loin, un gros blaireau se débine dans le passage de tracteur à 80 mètres devant moi et disparaît dans le virage du passage qui revient vers la route en suivant le bois. Il commence à faire chaud, je décide de rentrer et retourne vers ma voiture, pas d'autre chevreuil pour ce matin.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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