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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 12:50

Ce matin, je repars en chasse espérant fermer mon dernier bracelet de la saison, Manu en a déjà réalisé 2 à la carabine et j'ai gardé celui-là pour finir la saison mais l'échéance se rapproche vite. Je pars donc pour chasser comme souvent autour du grand lac à Labéjan. J'ai repéré samedi 2 beaux brocards et j'ai manqué mon approche, avec un peu de chance je vais peut-être les recroiser et mon échec a été riche d'enseignements. Je ne me gare pas comme à mon habitude au pied de la digue mais remonte pour me garer en crête à 200 mètres d'où j'espère revoir les brocards. Je me prépare puis longe doucement sur la route. Je passe l'habitation puis rentre dans le semé de blé dont le relief montant ne me permet pas de voir bien loin pour l'instant. Je m'avance doucement vers le sommet de la bosse quand je les aperçois. Ils sont là avec ce matin une chevrette en plus.

Ils sont tous les 3 dans la pente du semé qui descend vers un petit bosquet à environ 150 ou 200 mètres. Le plus proche semble couché alors que les 2 autres broutent un peu plus bas. Je vais tenter l'approche sur le brocard couché. Je suis en plein découvert sur le semé et je vais essayer de ruser avec le relief du champ. Le vent est bon, je me décale vers le bord de la route et progresse voûté pour profiter du relief arrondi qui me cache aux yeux des chevreuils que je perds un instant de vue. Arrivé à ce que j'estime être l'aplomb du brocard couché, je me positionne à genoux et m'avance tout doucement ainsi vers lui. Je commence à distinguer ses bois, puis son coup, puis le haut de son corps et pour l'instant personne ne m'a repéré. Il regarde vers en bas, je suis à presque 20 mètres, je tente encore de m'approcher un peu mais cela devient très délicat. Je gagne tout de même 2 ou 3 mètres et arme mon arc. Au même moment le chevreuil se relève, j'aligne na visée et décoche mais ma flèche passe juste sous son poitrail et il démarre en trombe pour rejoindre ses collègues. Les 3 chevreuils inquiets regarde en tous sens mais n'ont rien compris.

Je reste totalement immobile, à genoux dans le semé de blé et laisse faire. Les animaux se déplacent un peu puis s'arrêtent et observent longuement plusieurs fois de suite et les minutes passent avant que l'un des 2 brocards décident de s'avancer pour biaiser vers l'angle droit du bosquet. Les 2 autres chevreuils surveillent un moment puis le suivent. Ils s'arrêtent tout de même régulièrement pour regarder derrière eux puis repartent. J'ai peut-être une seconde chance, si les animaux continuent dans cette direction, ils vont passer une bosse du champ qui va me les cacher mais me permettre de tenter une approche rapide sans être vu. Comme espéré la chevrette et le premier brocard disparaissent derrière la bute. Le second brocard s'arrête un moment au sommet puis suit le mouvement.

Je me redresse et descends rapidement voûté vers le bosquet dans le creux du champ et parviens sans être vu à gagner au moins 100 mètres puis j'avance doucement sur les pas des chevreuils en restant le plus voûté possible. J'arrive à la bute quand j'aperçois un des 2 brocards qui broute paisiblement à 25 mètres en me présentant un 3/4 arrière assez fermé. Je me positionne à genoux et poursuis mon approche très lentement et le plus baissé possible. Le brocard relève la tête, je me plaque au sol et me fige. Il n'a rien vu et se remet à brouter, j'avance encore un peu et parviens à environ 18 mètres du brocard toujours de 3/4 arrière. J'arme doucement mon arc et prends la visée mais cette fois encore je rate ma cible sans voir où passe ma flèche.

Le brocard démarre et entraîne ses congénères un peu plus loin pour se positionner au-dessus du talus qui relie le bosquet à un bois plus grand plus en avant. Je reste immobile à surveiller car je ne suis pas sûr de ma flèche. La chevrette et un des brocards passent sous le talus et biaisent pour rentrer dans le bosquet alors que le brocard que j'ai tiré reste immobile et regarde vers moi un long moment avant de les suivre. Ils disparaissent et je me relève pour chercher ma flèche qui reste introuvable. Je prends la direction de fuite de l'animal et cherche des indices mais mon impression est bonne, pas de sang, je l'ai bien manqué.

Je décide de tenter encore une fois le coup, vu ou ils sont rentrés dans le bosquet, je pense savoir où ils vont. Je cherche un moment mes flèches sans résultat puis longe doucement le haut du bosquet en surveillant l'intérieur pour arriver à l'angle opposé à l'entrée, je redescends en longeant la lisière vers une grosse coulée qui rentre au milieu du bosquet. Je rentre doucement en sous-bois et fait quelques mètres quand un chevreuil démarre dans le sale en dessous de moi. C'est la chevrette, elle sort sur le semé de blé sous le bosquet et fait un arc de cercle pour se présenter à 50 mètres plein travers et observer dans ma direction. Je reste immobile et cherche les brocards du regard mais rien. Je me décale encore un peu et à nouveau un démarrage se fait entendre dans le bois. Les 2 brocards rejoignent la chevrette puis les 3 détalent vers le ru en contre bas en biaisant vers la route  et l'angle de la digue du lac sur ma gauche.

Je ressors du bosquet et les observent un moment, ils s'arrêtent avant le ru, regardent vers moi puis le traversent, s'arrêtent à nouveau pour regarder vers moi puis ils avancent par tranches en s'arrêtant régulièrement. Vu la direction prise, je pense savoir où ils vont. Je remonte contre le bosquet puis passe derrière pour traverser à découvert mais caché le semé de blé. Je rejoints la route et passe derrière l'habitation. Je longe la route de crête pour rejoindre la ferme un peu plus loin. Les chevreuils ont traversé la route et avancent par tranches dans un semé de blé vallonné de l'autre côté du lac. Je presse le pas, passe la ferme puis redescends vers le passage busé qui traverse le ruisseau d'alimentation du lac, caché derrière un bosquet qui borde le lac. Arrivé au passage busé, j'observe un peu, comme je le pensais, les chevreuils semblent se diriger vers un autre petit bosquet en crête juste devant moi. Je suis à découvert à 400 mètres des chevreuils mais ils peuvent me voir. Je longe le ruisseau en m'éloignant des chevreuils pour donner le change puis caché par le relief du champ je remonte pour rejoindre le petit bosquet.

Du bord du bosquet, j'observe un instant les chevreuils qui semblent venir vers moi. Je descends doucement dans le bosquet et me positionne derrière un gros chêne en lisère à la pointe du bosquet où devrait arriver les chevreuils. Ils arrivent maintenant au petit trop en suivant la clôture électrique à la limite du semé de blé et de la prairie à mi-pente du coteau. Ils disparaissent un moment derrière une bosse du champ. Le temps passe puis ils réapparaissent derrière la crête de la bosse mais ils sont redescendus vers le lac. La chevrette qui guide le petit groupe surveille un moment avant de passer la crête puis la longe un moment en remontant. Je tente de la prendre en photo alors qu'elle est à plus de 300 mètres mais j'ai oublié d'enlever le flash et elle se fige en regardant vers moi un moment.

Une belle matinée d'approche, 20 février 2012

"Quel couillon ! "

Elle finit par faire demi-tour et repartir d'où elle vient et les brocards la suivent, bien joué Alex ! Je les laisse passer dans un creux du champ puis quitte mon poste pour redescendre rapidement vers le lac. Les animaux avancent et s'arrêtent souvent pour surveiller les alentours. Je profite d'un moment de course pour passer sous le talus de la berge du lac qui est presque à sec. Je longe ensuite derrière ce talus, le plus voûté possible pour rejoindre l'angle de la digue du lac. Je m'arrête par moment pour les observer. Alors que j'arrive au coin de la digue, les chevreuils semblent remonter vers la route de crête alors que je pensais les voir traverser la route qui passe sous le lac et rejoindre le petit bosquet près de la résidence secondaire. Le petit groupe s'arrête et se remet à brouter tranquillement, je tente le tout pour le tout, je sors à découvert et rejoins rapidement la route, la traverse puis rattrape le bord du ru du déversoir et le longe jusqu'à être caché par le relief du champ puis je remonte le plus vite possible vers la crête. Arrivé au sommet, je reviens doucement vers le bord de la route, le passage habituel est au pied d'un petit chêne qui pousse au sommet d'un talus de 3 mètres qui domine la chaussée mais à mon arrivée, je constate que les chevreuils ont disparu. Ils m'ont bien eu.

Je décide de longer doucement le chemin qui conduit à la résidence secondaire et surveille, à ma gauche, le bosquet qui couvre le penchant. Rien, pas de chevreuil. Je dépasse la résidence secondaire puis redescends vers le bois qui borde le ru quand j'aperçois au loin, bien après le bois, 5 chevreuils au gagnage. Je suis à découvert mais compte sur la distance qui nous sépare pour rejoindre la bordure du bois sans affoler les animaux. Je redescends rapidement mais j'ai l'impression que le chevreuil de tête m'observe. Au moment où je les perds de vue derrière le bois, ils n'ont pas l'air vraiment inquiets. Je longe le bois puis une haie épaisse pour rejoindre un passage busé qui me permettra de traverser le ru sans bruit. Une fois passé de l'autre côté, je longe doucement et voûté la haie en surveillant les chevreuils qui peuvent me voir à tout moment, ils ne sont plus qu'à 200 mètres environ. Le relief du terrain et un petit îlot de broussaille finissent par me cacher. J'arrive au bout d'une clôture électrique qui remonte vers le sommet du coteau. Les chevreuils la passe souvent à mi-pente et je décide de tenter de me poster près du passage. Le relief légèrement vallonné et des petits buissons qui bordent la clôture me camouflent un peu. Je parviens à remonter de 100 mètres et me poste à genoux derrière des buissons.

Les chevreuils sont à 80 mètres environ et semble pour l'instant venir vers moi mais, au bout d'un moment, ils changent de direction et semblent descendre vers la haie qui borde le ruisseau. J'hésite un peu puis me déposte et redescends discrètement vers la haie pour rejoindre l'îlot de broussailles. Une grosse bécasse décolle dans mon dos. Je remonte vers le sommet de l'îlot pour surveiller les chevreuils. 3 brocards et 2 chevrettes qui broutent paisiblement. Des geais se mettent à pousser des cris d'alerte au loin et le plus gros brocard redresse la tête et écoute un moment. Les animaux semblent indécis et tournent sur place en broutant. Je reste un bon moment à les surveiller et en profite pour les filmer un peu puis,

constatant qu’ils semblent vouloir rejoindre la haie bien plus en avant, je décide d'aller me poster plus loin.

Je redescends contre la haie qui borde le ruisseau et retourne vers le passage busé pour passer de l'autre côté de la haie et pouvoir glisser pour intercepter les chevreuils mais j'aperçois une chevrette qui contourne un gros tas de bois près de l'endroit où je voulais me poster. Je la laisse passer derrière la tas de bois et décide de tenter l'approche qui me semble plus facile, j'avance rapidement car la chevrette ne peut pas me voir mais alors que je suis à 40 mètres du tas de bois, 2 autres chevreuils, qui dormaient dans la haie devant le tas de bois, se lèvent et détalent entraînant la chevrette avec eux puis traversent la haie.

Je fais demi-tour pour me poster et attendre le groupe de 5 chevreuils mais ils ont été mis en alerte par ce remue-ménage et foncent vers le bois. Cette fois c'est terminé, je décide de retourner à la voiture et de rentrer. Sur le retour, j'aperçois 2 gros ragondins au gagnage. Je les vois régulièrement durant mes heures de boulot et, ce matin, je décide de m'arrêter pour m'occuper de leur sort. Je me gare sur le chemin qui remonte sur la gauche du bois du Turc et me gare sur le bord de la route. Les ragondins sont très avancés dans le blé et je vais tenter de me positionner entre eux et le ruisseau pour leur couper la route lors de leur fuite.

Je longe la route, rattrape la bordure du ruisseau puis commence mon approche sur les ragondins qui sont à un peu plus de 100 mètres. J'avance en surveillant les 2 rongeurs qui relèvent de temps en temps la tête. Je marque quelques pauses pour attendre qu'ils se remettent à manger mais j'arrive facilement à me positionner entre les ragondins et le ruisseau. Ils sont à 30 mètres environ dans le champ. L'un d'eux commence à revenir vers le ruisseau. Je suis sur sa coulée et le laisse venir puis arme mon arc. Il arrive d'un pas tranquille et se présente à 6 mètres de 3/4 face. Ma visée est calée, je décoche, le ragondin mortellement touché fonce vers l'eau mais je l'intercepte d'un grand coup de pied qui le laisse sur place.

Son collègue surpris n'a pas bougé, il est en train de regarder vers moi alors que je réencoche mais, à ma grande surprise, au lieu de foncer vers le ruisseau, il se tourne et fonce en courant parallèlement au ruisseau. Je cours pour le rattraper en longeant le ruisseau. Au bout de 50 mètres environ de course, le ragondin décide de biaiser vers le cours d'eau sans ralentir. Je continue à courir et m'arrête à 3 mètres de l'endroit où doit passer le ragondin. J'arme mon arc et commence à suivre le ragondin qui arrive. Je m'apprête à le tirer à la course mais il stoppe net à 3 mètres de moi. Mon viseur est calé sur son épaule, je décoche et fonce pour me placer face à lui. Le ragondin choqué est resté sur place, il fait le dos rond et ronne un court instant. Le temps de réencocher, il se dresse sur ses pattes arrière et bascule en arrière. Il se débat un peu puis s'immobilise.  Je ramasse ma flèche et le gros mâle puis ma première flèche et sa femelle. Je retourne à la voiture.

A y être, je vais aller faire un tour sur une mare où je pense voir des ragondins. De la route, la mare semble calme, je me gare au bord du chemin qui descend à la mare quand j'aperçois un groupe de chevreuils qui broutent au bout de la haie qui longe le ru du trop-plein de la mare. Ils regardent vers moi et sont à 150 mètres environ. J'ouvre doucement ma portière, la referme délicatement et fait le tour de la voiture accroupi. Caché derrière la voiture, j'ouvre la portière arrière et attrape mon arc. Je referme doucement la portière puis pars doucement par la route, voûté au maximum derrière le petit talus qui la borde. Je m'avance ainsi de 200 mètres environ puis le relief du terrain me cachant, je redescends vers la mare puis la longe pour arriver au bout de cette dernière, au ras du chemin.

3 des chevreuils broutent sur la droite de la haie. Je les observe un moment sans bouger et réfléchis au moyen le plus sûr d'attaquer mon approche. Je traverse doucement le chemin et me positionne au bout de la haie sans être vue. J'observe les chevreuils puis regarde l'autre côté de la haie. Un chevreuil est couché au bout de la haie à quelques mètres de cette dernière sur la bande enherbée et il regarde vers moi. Impossible, d'approche par ce côté. Je suis condamné à attendre et à observer en espérant que la situation soit plus favorable dans un moment. Tout à coup, un des chevreuils se tourne face à moi et se met à longe la haie pour venir droit sur moi. La coulée passe à 5 mètres sur ma droite et je commence à y croire. Je vais l'attendre caché au bout de la haie. Il approche doucement en broutant mais au bout de 30 mètres environ, il se tourne plein profil, la tête dans la haie puis rentre dans cette dernière et disparaît. 2 autres chevreuils broutent encore plus en arrière mais ils ne semblent pas vouloir se rapprocher. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos et biaise légèrement vers la droite. Tout à coup, le brocard lève le nez face à moi et commence à être inquiet, il semble m'avoir senti malgré les 80 mètres minimum qui nous séparent. Il fait demi-tour et s'éloigne un peu mais l'autre chevreuil ne bouge pas. Il se calme puis les 2 chevreuils passent tranquillement de l'autre côté de la haie.

C'est le moment, je décide de tenter l'approche. Je me plaque contre la haie, et avance doucement en surveillant au travers de la haie et devant moi. La haie tourne légèrement à gauche un peu plus loin et me cache un peu ce qui se passe devant moi. Tout à coup alors que j'ai gagné 40 mètres, une tête de chevrette surgit derrière le léger virage. Je m’accroupis. Trop tard, la chevrette qui vient de sortir à découvert se fige et m'observe. Je reste immobile et ne respire plus. Au bout d'un moment, elle se remet à brouter puis relève la tête et m'observe à nouveau. Un brocard sort à son tour un peu plus loin. Je suis tétanisé, la position n'est pas confortable et la chevrette se met à brouter tranquillement pendant un moment, imitée par le brocard avant de se décider à s'éloigner en biaisant vers la haie pour disparaître à nouveau derrière le virage de la haie. J'attends que le brocard la suive et disparaisse également avant de me relever.

Je reprends mon approche très lentement. En arrivant au départ du virage, j'aperçois un gros brocard assassin en velours, couché de 3/4 face conte la haie, il regarde vers moi. Il est à plus de 30 mètres. Je tente de me rapprocher au maximum et gagne quelques mètres mais je ne peux plus avancer sans sortir à découvert. Comment faire ? C'est alors que le destin va me donner un petit coup de pousse, un autre brocard, traverse la haie et s'avance en broutant sur le semé. Je reste immobile, plaqué contre la haie. Au bout d'un petit moment, il fait demi-tour pour venir se coucher plein travers à 17 ou 18 mètres de moi. Il regarde vers l'autre brocard et est tout à fait calme, je l'observe un moment, j'hésite mais je n'aurais certainement pas de meilleure occasion ce matin. J'arme doucement mon arc, prends la visée, prends mon temps puis décoche. L'impact me met en confiance, je n'ai pas bien vu l'atteinte si ce n'est qu'elle semble plein coffre. Le brocard se lève d'un bon et détale en remontant dans le champ. Ses congénères le suivent puis le dépassent alors qu'il court avec la tête dans les pattes avant avec un sang abondant qui sort par la sortie de la flèche. Il chute rapidement à 40 mètres environ de la zone du tir. Les autres chevreuils disparaissent derrière la bute. Je viens de prélever mon dernier chevreuil de la saison après une belle approche.

Ma flèche rentre dans l'épaule, coupe les vaisseaux au-dessus du cœur et traverse un poumon.

Une belle matinée d'approche, 20 février 2012

Alex

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:18

Ce soir, je vais aller chasser le chevreuil à Labéjan avec Christophe, rendez-vous est pris chez moi vers 15h30. A son arrivé nous partons pour le bois du Turc où je pense laisser Christophe mais alors que nous passons près de l'endroit où je voulais le laisser, un promeneur surgit du bois avec 3 gros chiens type berger allemand. Je continue donc pour le laisser en haut du bois près du dépôt des poubelles et je pars un peu plus loin.

Pour une fois, j'ai décidé de me poster, j'ai repéré un coin très passager ces jours ci, une bande de bois très étroite entre 2 petits bosquets mais en chemin, j'aperçois 7 chevreuils qui avancent tranquillement à 150 mètres environ sur la droite de la route. Ils broutent tranquillement en s'arrêtant régulièrement. La bande d'animaux est menée comme d'habitude par un belle chevrette très attentive qui scrute les environs. Je ne ralentis pas pour ne pas inquiéter les animaux et tourne un peu plus loin à gauche comme pour aller rejoindre le poste prévu mais je m'arrête un peu derrière la crête, hors de vue des chevreuils.

Je me prépare puis reviens à pied par la route, je décide de tenter un coup de bluff. Je longe sur la route, bien vue des chevreuils. J'avance d'un pas décidé en faisant mine de ne pas m’intéresser à eux. Ils m'observent de loin mais ne semblent pas plus inquiets que ça et continuent leur chemin d'un pas serein tout en broutant. Le talus de gauche monte doucement et finit par me cacher. Je prends le pas de course pour dépasser les chevreuils de 300 mètres environ puis escalade le talus, saute les clôtures à mouton avant de descendre caché derrière un bosquet pour tenter de me positionner un peu plus bas sur la trajectoire des animaux.

Je les aperçois au travers des branchages mais il semble qu’ils descendent au fond de la combe pour traverser le ruisseau. Je m'avance voûté en suivant une haie peu épaisse qui prolonge le bosquet mais, arrivé au bout, il me reste 100 mètres environ de découvert pour rejoindre la haie du ruisseau. Je reste immobile et observe. La chevrette de tête s'arrête régulièrement en se rapprochant de la haie et surveille autour d'elle. Elle marque une longue pause au ras de la haie puis la traverse rapidement, d'autres chevreuils la suivent rapidement alors que d'autres arrivent toujours en broutant d'un pas lent et serein. Je vais les laisser tous traverser la haie puis je tenterai une approche.

Au moment où le dernier chevreuil passe la haie du ruisseau, je m'avance à découvert mais stoppe net. Je ne les ai pas comptés et un retardataire vient de surgir de derrière une bosse du champ. Il m'a vu et presse le pas pour rejoindre ses compères. Il passe la haie, je n'ai plus rien à perdre, je tente le coup. Je pars en courant pour rejoindre le ruisseau puis le traverse doucement en essayant de poser les yeux sur les chevreuils mais ils semblent avoir disparu. Je longe doucement le ruisseau en espérant les retrouver dans un virage mais rien. Je surveille également 2 tous petits bosquets clairs sur ma droite à mi pente mais rien ne bouge.

Tout à coup, un jeune chevreuil traverse du premier bosquet vers le ruisseau à toutes pattes, à environ 50 mètres devant moi. Il franchit le ruisseau d'un bon. Je me fige, un second plus gros lui emboîte le pas. Je reste un instant immobile puis décide de biaiser doucement vers l'endroit d'où sont sortis les chevreuils. Je surveille le bosquet mais il semble vide quand, d'un coup, les 5 derniers chevreuils surgissent de 4 ronces à juste 10 ou 12 mètres de moi. Ils me surplombent. J'arme rapidement mon arc sans y croire. Les chevreuils se dispersent un peu mais une grosse chevrette s'arrête de 3/4 face me présentant son poitrail dans une fenêtre au mieux des ronces. Je vise devant l'épaule et décoche. Un impact révélateur retentit.

Les chevreuils démarrent en trombe et s'éparpillent. Ma chevrette avance rapidement en biaisant sur 30 mètres puis se fige un instant au milieu de branchages. Elle commence à vaciller, part en marche arrière puis s’effondre. Encore quelques secousses et elle s'immobilise. J'attends un instant et réencoche au cas où mais le calme est revenu. Je monte chercher ma flèche et croise une piste de sang très abondante que je remonte. Ma flèche est  couverte de sang, posée sur les ronces. Je pars chercher ma chevrette et appose le bracelet avant de retourner vers ma voiture.

Il est encore tôt et il fait bien jour, je décide de tenter l’affût pour lequel j'étais parti au départ. Je me gare un peu plus loin puis pars rejoindre mon poste. L'attente commence, le temps passe, un épervier me survole et se pose un peu plus loin avant de repartir. Une palombe vient se poser au-dessus de moi pendant un environ 15 minutes avant de me repérer et de s’envoler puis les merles s'agites et c'est un autour qui me survole avec sa proie bien déplumée dans les serres. La luminosité baisse et des coups de feu résonnent au loin. Un pas casse du bois dans le bosquet, c'est certainement un sanglier mais la nuit tombe doucement sans que rien ne sorte, je retourne vers la voiture et pars chercher Christophe avant de rentrer. Il n'aura pas eu autant de chance que moi, il n'a pas pu réaliser une approche bien qu'il ait tout de même vu quelques chevreuils.

Une approche culottée mais payante, 15 janvier 2012

Alex

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:17

En ce matin de Noël, je décide d'aller chasser à l'approche du côté de Justian car j'ai encore un bracelet qu'il me faut fermer. J'arrive près du vieux moulin dans un virage de l'Osse et me gare. Il ne fait pas encore jour et je patiente un peu en me faisant mentalement l'itinéraire de ma chasse. Aux premières lueurs du jour, je quitte ma voiture et pars en longeant un chemin de terre qui longe sous une friche puis bifurque à 90 ° en sous-bois. La campagne gersoise a revêtu son manteau de givre blanc et il fait un bon froid sec qui fait craquer le sol sous mes pas. Pas de chevreuil ce matin, en ressortant du bois, le chemin longe une friche sur la gauche et une haie épaisse sur la droite qui surplombe un champ travaillé au bord de l'Osse. Toujours rien. Un peu plus loin, un lapin assis au milieu du chemin me laisse un peu avancer avant de disparaître dans la haie, un peu plus loin 2 autres lapins se coursent en tournant  en rond au pied d'une petite haie qui couvre un talus dans le champ de gauche.

Le chemin se termine sur un second chemin qui remonte de l'Osse pour contourner une belle bâtisse pour déboucher en crête des collines couverte d'un chaume de blé. A plus de 200 mètres, dans la friche d'en face, j'aperçois un chevreuil solitaire qui vient de sortir des épines et qui m'a certainement repéré car il reste un long moment immobile. J'en fais de même puis tente de me rapprocher alors que le petit cervidé s'avance en broutant mais, à découvert, je suis vite repéré et il retourne à couvert dans les épines. Je redescends puis remonte vers la friche à travers une bande d'épines criblée de terriers de lapins et de blaireaux. Je débouche dans la friche parsemée d'îlot boisés et de zones d'épines noires. Je me cale dans une zone que je juge propice pour effectuer un tir et tente quelques appels de Butollo. Rien ne vient, je vais parcourir cette friche en essayant plusieurs fois d'appeler mais pas le moindre chevreuil. Je finis par tomber dans le jardin d'une habitation isolée et descends un talus boisée pour rattraper le fond de la grande friche herbeuse que je longeais ce matin.

Un animal démarre alors que je suis encore dans le bois, au milieu d'une zone herbeuse dégagée et il me semble reconnaître un chevreuil au démarrage. Je m'immobilise et tente des appels mais je ne suis pas à bon vent et l'animal ralentit mais continue à s'éloigner. Je sors sur la friche et longe un chemin de terre au bord d'une bande étroite de bois sur ma droite en direction d'une culture à gibier qui se termine contre la route de crête. Tout à coup, j'aperçois un mouvement furtif du coin de l'œil dans la culture à gibier. C'est un chevreuil, il est à 150 mètres environ et semble paisible. Je me serre contre les arbres et observe un peu. Un vol de chardonnerets se lève sur la culture avec un bruit d'aile spectaculaire, tournoie un instant puis se repose avant de s'envoler à nouveau et se reposer un peu plus loin. Ce bruit dans le calme du matin givré est extraordinaire. Il mange tranquillement, je tente une approche dans les hautes herbes et gagne facilement 30 mètres sans être repéré puis le chevreuil s'avance sur le chemin de terre. Comme pris par un moment de folie, il sautille sur place puis prends un instant le trop en venant vers moi par le chemin avant de s'arrêter pour manger quelques gland. Je décide de m'avancer encore un peu et de me poster à genoux en embuscade derrière une grosse touffe d'herbes sèches à quelques mètres du bord du chemin. J'observe la chevrette qui vient doucement vers moi en glanant quelques glands au milieu du chemin. Les chardonnerets font toujours leur ballet aérien bruyant et tout à coup la chevrette s'avance décidée et biaise vers la bande de bois, s'arrête à l'entrée d'une grosse coulée puis rentre à couvert. J'attends un peu au cas où elle ressortirait puis rejoins la bordure du bois et la longe doucement en direction de la coulée. Alors que je me rapproche de l'endroit où j'ai vu disparaître la chevrette, je redouble d'attention mais impossible de poser les yeux sur l'animal. Arrivé au pied de la coulée, je la remonte un peu mais la chevrette a disparu. Je me cale et tente quelques appels de Butollo mais rien ne vient. Je ressors du bois et poursuis mon chemin pour traverser la route et de crête.

Arrêté au coin du bois qui redescend dans la combe, je scrute le paysage à la recherche d'un chevreuil mais l'endroit semble calme quand, tout à coup, un coq faisan obscur décolle juste à ma droite dans le bois et me fait sursauter. Il file vers le bas du bois et j'en fais de même. Arrivé au coin inférieur du massif, je rentre en sous-bois par une grosse coulée et me positionne pour commencer mes appels. Une bande de corbeaux intriguée tourne au-dessus de moi et se pose à la cime des arbres avant de me repérer et de s'éloigner. Pas de chevreuil mais j'insiste un moment quand une impression bizarre me fait me retourner. 2 chevrettes se sont figées à 35 ou 40 mètres dans le semé de blé derrière moi. Elles écoutent et tente de localiser les appels mais alors que je me retourne doucement pour reprendre mes appels, elles continuent leur chemin pour remonter vers la route de crête et je les perds de vue. Mes appels n'y feront rien, elles ne reviendront pas.

Je quitte mon poste et remonte vers la crête suivante, traverse la route et me dirige vers le bois qui démarre de la crête suivante. Arrivé en bordure du bois, je me cale et tente quelques appels mais rien ne vient, je me décale de 150 mètres environ sur ma gauche puis rentre un peu dans le bois pour me poster et recommencer mes appels mais toujours rien. Je suis une grosse coulée qui passe au milieu de terriers de blaireaux et ressort sur un labouré en traversant une zone de haute herbes ponctuée de genévriers et de quelques chênes épars. Je traverse le labouré en direction des vignes puis longe en bordure de la première vigne pour rejoindre un chemin de terre qui revient vers la route. Une masse m'interpelle dans la vigne de l'autre côté du chemin à 200 mètres environ. Je me fige et observe un instant en essayant de me persuader qu'il s'agit d'un chevreuil quand 2 chevreuils traversent le rang de vigne en broutant tranquillement.

Je me mets rapidement à couvert derrière la haie qui borde le chemin sans être repéré puis la longe un peu pour traverser le chemin de terre et rejoindre le bord de la vigne, plusieurs rangs avant celui où j'ai aperçu les chevreuils.

J'avance très lentement, voûté en suivant le bord de la vigne et regardant dans les rangs pour tenter de retrouver les chevreuils. Ils ont bougé, je les retrouve répartis entre l'avant dernier rang et une haie de genets, ils broutent paisiblement. Je me cale à genoux au bout de l'avant dernier rang et observe un peu.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Ils ne semblent pas décidés à revenir vers moi et une approche dans la vigne sans feuille est un peu risquée. Je décide de tenter le Butollo, aux premiers appels les chevreuils réagissent et se séparent en 2 groupes, ils sont en fait 5. 3 traversent sous les fils de fer des rangs de vigne et rattrapent  le 4ième rang pour le longer dans ma direction alors que 2 autres chevreuils arrivent en longeant le rang au bout duquel je me trouve. Il me faut faire un choix pour me positionner.

Je refais une petite série d'appels, les 3 chevreuils qui arrivent par ma droite prennent de l'avance et je décide de jeter mon dévolu sur eux. Je pivote doucement sur mes genoux, accroche mon décocheur alors que les chevreuils sont arrêtés à 40 mètres environ. Je relance quelques appels timides, la chevrette de tête arrive d'un pas décidé, je pose mon Butollo et arme mon arc, elle ralentit puis s'arrête dans une belle fenêtre de tir entre les souches de vigne. Mon viseur qui la suivait se cale derrière son épaule. Je décoche et voit nettement ma flèche traverser le chevreuil avec un impact sourd.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

La chevrette démarre en trombe mais ralentit presque aussitôt, et traverse au pas le chemin de terre un peu encaissé à cet endroit pour remonter dans la vigne suivante où elle s'arrête un instant en faisant le dos rond. Il me semble voir des intestins pendre sur le flanc opposé à l'entrée de la flèche. Dans l'action, je voyais mon tir plus plein travers mais je viens en fait de faire une flèche presque 3/4 face. Les lignes droites des rangs de vigne m'ont induit en erreur. Le sang coule tout de même abondamment de l'entrée de la flèche et je ne pense pas avoir à faire une trop longue recherche. Je reste immobile et attends le dénouement.

De petits piaulements attirent mon attention dans la vigne, je me penche doucement sur la gauche et aperçois 2 petits brocards qui viennent vers moi en longeant la gauche du rang de vigne au bout duquel je me trouve. Je sais que le président de la chasse me vendra un second bracelet si nécessaire et je décide de tenter une flèche sur l'un d'eux. Je recommence à émettre de petits appels étouffés en réponse à leurs légers piaulements. Les chevreuils se rapprochent doucement attirés par les appels mais restent de face collés au rang de vigne, ne me laissant pas de possibilité de tir sauf en me montrant à découvert. Ils sont à 20 mètres et brusquement bifurquent pour me présenter un joli travers mais ils sont un peu loin et l'armement est délicat. Je les laisse faire un instant.

Ils passent sous le fil de fer du rang de vigne puis se rapprochent encore par le labouré et je reprends mes petits appels brefs et discrets auxquels ils répondent. 15 mètres, je tente d'armer mon arc alors que leur attention baisse mais l'un d'eux repère le mouvement et démarre brusquement sur quelques mètres puis se retourne inquiet et regarde vers moi. Son collègue inquiet le rejoint. Je désarme et tente des appels mais ils s'éloignent de plus en plus et tentent de me prendre au vent. La partie est perdue, je me redresse ce qui les fait détaler vers le village.

Je pars chercher ma flèche en longeant les rangs l'un après l'autre. Je la retrouve assez facilement, elle est posée au sol, peu marquée par le sang mais a été brisée par l'impact.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Je la récupère puis commence à chercher les premières gouttes de sang. Je les trouve à la remontée du talus du chemin de terre.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Le sang devient dès lors très abondant,

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

je le suis facilement et rentre dans la vigne où je trouve beaucoup de sang et des caillots à l'endroit où la chevrette s'est arrêtée.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

La piste biaise ensuite en passant sous les lignes de fils de fer des rangs de vigne et il me faut faire un peu de gymnastique pour la suivre. Les gouttes de sang me mènent sur une bande enherbée qui sépare la vigne d'une autre parcelle puis la piste rentre dans la seconde vigne avant de bifurquer à 90 ° pour passer à nouveau à 90° des rangs. Je finis par arriver au bord du grand labour que j'ai traversé pour venir, j'ai déjà parcouru 150 mètres environ et je suis à 200 mètres du bois. Le sang est toujours abondant mais je commence à douter de l'efficacité de ma flèche. Je cherche mon chevreuil du regard au milieu des mottes de terre mais impossible d'y poser les yeux dessus, il a dû rejoindre le bois ! Je me remets à suivre le sang, la piste se suit toujours assez facilement, les gouttes sont grosses et assez régulièrement laissées.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Je fais encore plus de 150 mètres à travers le labour.

J'avance encore un peu et tombe sur un fossé où je perds un court instant la piste qui ne remonte pas tout à fait en face de la descente. De goutte en goutte, je finis par arriver au bord du bois, je me retourne et constate que l'endroit du tir est déjà loin. 

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Je trouve une couche pleine de sang à quelques mètres du bord du bois, dans les hautes herbes, au pied d'un genévrier.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Les herbes sèches sont bien marquées ensuite sur quelques mètres.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Un grelot tinte dans le bois et se rapproche, un chasseur arrive vers moi, j'espère qu'il n'a pas déranger mon chevreuil. Mon téléphone sonne, c'est le président de la chasse, ma voiture a été vue et il vient aux nouvelles. Je lui explique la situation puis nous interrompons la conversation alors qu'un épagneul arrive sur moi. Il se plante et aboie sur moi alors que son propriétaire arrive, c'est un des chasseurs de la commune. Nous discutons un peu et alors que je lui explique que je cherche un chevreuil, il m'informe qu'il vient d'en lever un 40 à 50 mètres plus dans le bois. Il me conduit sur place mais je ne trouve pas de sang. Pour lui, ce chevreuil n'était pas blessé et il m'indique approximativement la direction de fuite mais je suis passé là tout à l'heure et il n'y avait pas de chevreuil, je crains qu'il s'agisse du mien. En revenant au dernier sang, le chasseur m'indique des traces de sang que je n'avais pas vu. Il quitte le bois et je reprends ma recherche qui me conduit droit sur une autre couche pleine de sang près de l'endroit où le chevreuil a été levé. A partir de là le sang s'interrompt brusquement et impossible de le retrouver malgré mes nombreuses tentatives. Je décide d'appeler le conducteur de chien de sang quand mon téléphone sonne à nouveau. Un des piqueurs de la commune vient aux nouvelles et décide de venir avec un chien qui fait bien le sang. Je l'attends en essayant de trouver du sang quand le bécassier revient par le bas du bois. L'épagneul semble lancer quelque chose dans les épais puis rejoint son maître avant que tous 2 ne s'éloignent.

La tournure des évènements ne me plait pas. Serge finit par arriver avec Francis et 2 teckels, nous laissons chercher les chiens un moment quand, tout à coup, ils finissent par lancer. Je cours et sors sur le bas du bois. J'aperçois un chevreuil passer à travers bois et pense que tout est finit quand les cris plaintifs d'un chevreuil se font entendre. Je me précipite. Les teckels tiennent mon chevreuil qui est à bout de force, un par une patte arrière et l'autre à la gorge. Je pose mon arc et saisis rapidement le chevreuil pour mettre fin à son calvaire. Ma flèche que je sentais bien à la décoche est bien rentrée où je visais mais le chevreuil était en fait presque en 3/4 face, elle ressort sous le ventre puis traverse le bas du cuissot au-dessus du genou. La panse sort par le trou de sortie. Seul le foie est touché. Ce n'est pas ce que j'appelle une belle flèche, le chevreuil a parcouru au moins 500 mètres, mais heureusement elle se termine bien, c'est le premier chevreuil de mon Hoyt Carbonne Element.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Alex

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:44

Ce soir Phil et Gérald sont restés chasser, je leur explique les limites du territoire puis pars à l'approche de mon côté. Le secteur est assez calme pour le moment. Je progresse tranquillement au milieu des pâtures en essayant d'apercevoir un peu de mouvement mais rien ne semble vouloir bouger. Je décide de remonter à travers un bois de chênes pour rejoindre un plateau enherbé bordé par le bois en forme de U. Je rejoints un petit sentier de crête et le longe doucement mais le sol est jonché de feuilles mortes très bruyantes et j'ai peu d'espoir d'apercevoir des animaux malgré les précautions que je prends pour me déplacer.

Tout à coup, un chevreuil démarre tout près de moi dans le sale en aboyant et descends sur ma gauche dans le bois sans que je puisse l'apercevoir. Je me fige un instant et observe à l'écoute du moindre craquement mais le chevreuil qui est lui aussi immobile est invisible. Je reprends ma marche saluée par quelques aboiements. Un peu plus loin je ressors du bois et aperçois 2 chevreuils qui sortent eux aussi du couvert forestier à environ 100 mètres du côté gauche du pré qui a été en partie labouré. Je profite du léger relief du terrain pour avancer voûté, collé au bois en direction d'une petite avancée anguleuse que je vais tenter de rejoindre pour me poster un instant et observer.

Je longe doucement la gauche du pré en essayant de ne pas faire trop craquer les glands et les feuilles mortes. Le vent est face à moi et assez soutenu. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil qui vient à ma rencontre derrière l'angle de bois à environ 40 mètres. Je me colle rapidement contre la bordure et m'enfonce un peu derrière un chêne pour tenter une embuscade mais j'ai perdu le chevreuil de vue.

J'attends pensant le voir arriver en longeant le bois mais le temps passe. Je fais un pas en avant, puis 2 et l'aperçois derrière l'angle du bois. Je me reposte mais le perds à nouveau de vue. L'attente reprend puis je me réavance pour contrôler qu'il soit toujours là. Il n'a pas bougé et broute toujours. Je me reposte mais je commence à m'impatienter et décide de tenter l'approche, il semble que le chevreuil reparte en sens inverse et il disparaît derrière le bois. C'est le moment, je commence mon approche mais il fait demi-tour et revient. Je pars vite me reposter mais il s'arrête dans les ronces contre le bois et se remet à brouter. Le temps passe, il bouge sur place mais n'avance pas.

Bon, cette fois, j'en ai marre, je tente tout de même l'approche, sa tête est dans le bois, il est plein travers, le vent est toujours bon. J'avance très lentement sur la pointe de pieds mais le sol est très craquant et je suis vite repéré. Le chevreuil rentre dans le bois alors que je suis à environ 20 mètres de lui. Ils étaient 2 et peut être que l'autre est encore derrière l'angle de bois. Je continue à avancer en longeant à environ 3 mètres de la bordure du bois pour éviter un maximum les glands quand j'aperçois un chevrillard, plein travers, à environ 40 mètres. Il m'observe. Je me fige en plein découvert mais il est trop tard.

Nous nous observons un moment sans bouger et je ne crois pas pouvoir tenter quoi que ce soit quand le petit curieux s'avance de 2 pas puis se fige et m'observe à nouveau. J'accroche doucement mon décocheur. Je pense savoir ce qu'il va se passer, j'ai de fortes chances de pouvoir le flécher si j'arrive à armer. Il avance à nouveau de 2 pas et s'arrête pour me regarder toujours plein travers. A chaque fois qu'il avance il détourne son regard, c'est ma chance. Au bout d'un moment il s'avance à nouveau de quelques pas et baisse sa garde. J'arme mon arc. Il s'arrête et m'observe sans avoir compris que ses chances de survie avaient baissé d'un coup. C'est un petit mâle, je peux voir le pinceau pénien.

Il recommence à avancer doucement mais cette fois il vient carrément vers moi de 3/4 face. Il s'arrête, observe puis s'avance à nouveau, s'arrête, repart... la distance diminue petit à petit alors que je tiens toujours l'armement. Mon viseur le suit en attendant le moment. 20 mètres, 15 mètres, 10 mètres... il se tourne doucement et me présente un quasi travers. Mon viseur se cale sur son épaule. Je décoche. A l'impact, le chevrillard s’effondre sur place, il peine à se relever puis démarre en trombe pour passer la bosse du champ en traversant la partie travaillée. Le sang coule abondamment de sa blessure. Il ralentit pour passer le sommet de la bosse puis disparaît.

Je suis assez confiant. Je pars chercher ma flèche que je retrouve rapidement fichée au sol, elle est peu marquée par le sang. Je pars sans suivre le sang en direction de la fuite estimée du chevrillard mais je ne trouve rien, je reviens au départ et cette fois je suis le sang qui est très abondant, j'étais trop à droite. Le sang rentre dans le bois où j'aperçois mon chevreuil qui finit de mourir coincé dans la fourche d'un arbre à 2 mètres de la lisière. Je rentre un peu plus loin et le rejoints. Le bracelet posé, je le pends dans un arbre puis finis ma soirée posté dans le bois mais je ne verrai rien d'autre. La nuit tombe, je rentre retrouver mes invités qui n'ont pas eu autant de chance.

Approche inversée d'un chevrillard, 21 novembre 2011

Alex

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:12

Ce weekend Antoine, allias charc08, est venu des Ardennes pour chasser le grand gibier gersois. Il est arrivé ce matin par le car à 1 heure du matin et la nuit a été courte. Ce matin nous partons chasser pour Labéjan, je laisse Antoine au bois du Turc où je pense qu'il lui sera possible de voir des chevreuils et de tenter des approches. Je pars pour le grand lac, où je chasse souvent, juste un peu plus loin. Je me gare sous la digue puis pars en longeant le ru du déversoir quand j'aperçois 2 silhouettes de chevreuils dans la légère brume du matin. Ils broutent face à moi près du bois le long de la haie qui borde par endroit le ru. Ils ne m'ont pas repéré, je traverse doucement le ru et passe derrière la haie pour tenter de passer derrière eux pour les approcher par un passage busé qui remonte au coin du bois. J'avance doucement le long de la haie et tente d'apercevoir les chevreuils par les trouées mais je ne les vois plus et me rends vite compte qu’ils ont disparu. Ils ont dû me repérer.

Je continue en longeant sous le bois et arrive à une petite haie. Rien derrière, je la traverse et rejoints un passage busé qui traverse le ru et la haie épaisse qui le borde. Je longe le bas de la haie puis me cale contre un bouquet d'arbustes et tente quelques appels de Butollo mais rien ne vient. Je remonte tranquillement en longeant une clôture électrique en direction d'une friche qui couvre le haut du coteau. 2 chevreuils sortent du bois sur ma droite et traversent tranquillement le semé de colza. Je me fige et m'agenouille à découvert. Un gros vol de palombes me survole et tournoie d'un bosquet à l'autre. J'espère les voir passer derrière la haie qui borde le sommet du coteau mais ils passent devant et rentrent dans la friche. Ils s’arrêtent par moment et s'attendent mutuellement. Je tente quelques appels mais ils m'observent sans venir et continuent à s'éloigner. Je n'insiste pas plus. Un des chevreuils disparaît derrière une bosse du terrain dans la friche mais l'autre est toujours à découvert, je ne peux pas bouger sans être vu. J'attends un moment, il se décide à s'avancer, j'ai peu de chances mais je décide de tenter l'approche mais le premier chevreuil me repère et ils remontent vers le sommet du coteau à grands bons.

Je remonte vers le sommet puis m'avance dans un bois sur ma gauche, près d'une palombière. Je tente quelques appels sans succès. Je ressors du bois pour longer la crête et tenter d'apercevoir un chevreuil de loin. Tout à coup, une impression bizarre me fait me retourner sur un chevreuil qui descend vers le ru dans mon dos. Il s'arrête au son du Butollo mais repart de plus belle et disparaît derrière la haie. Je rejoints un petits bosquet bien fréquenté par les chevreuils et me poste pour appeler mais rien ne vient. Je remonte vers la route et la longe en observant le penchant sur ma gauche. Une forme inhabituelle attire mon regard et je finis par me persuader qu'il s'agit d'un chevreuil à environ 100 mètres plus bas. Je décide de tenter l'approche et descends au travers du colza détrempé par la rosée, derrière une bosse du champ qui me permet d'avancer à couvert. Je surveille par moment par-dessus la bosse et finis par me rendre compte que cette forme immobile est en fait une prise d'eau pour l'irrigation.

Je rejoins une grande coupe en bordure du bois et me poste pour quelques appels de Butollo mais toujours rien. Les chaumes de maïs sont déserts. Je rattrape le chemin de terre qui longe en crête. Pas le moindre chevreuil dans le secteur. Quelques palombes tournent toujours dans le secteur.

Je descends dans la luzerne vers le petit bosquet où se trouvent souvent les sangliers. Les coulées qui descendent du bois dans le fossé sont bien marquées mais les souilles ne sont pas fréquentées de frais. Je continue et rattrape la bordure du grand bois puis un chemin forestier qui longe le bas du bois au-dessus du ruisseau qui alimente le lac. Je marque des arrête Butollo tous les 150 à 200 mètres mais le secteur reste calme. Juste avant de me reposter, un galop retentit dans le sous-bois et j'aperçois une chevrette qui remonte dans le bois pour disparaître malgré mes appels de Butollo. J'ai avancé trop vite et je n'ai pas été assez attentif.

Je ressors du bois et longe le ruisseau, je le traverse par le passage busé puis longe en direction du lac quand des animaux démarrent dans le petit bosquet au-dessus du lac. Je me fige et écoute puis m'avance doucement vers une trouée dans la végétation. J'aperçois les chevreuils qui se débinent, une chevrette et son chevrillard. Je me prépare et commence mes appels. Les chevreuils font demi-tour et me passent à 10 mètres environ mais trop vite et dans le sale. Ils traversent le ruisseau un peu plus en amont et s'apprêtent à traverser la haie à 10 ou 12 mètres. J'arme mon arc et les attends à la sortie de la haie mais je suis à mauvais vent et ils font demi-tour pour remonter dans le bois et s'arrêter à 20 mètres environ. Je désarme doucement et retente des appels mais ils remontent encore et se faufilent dans le sale pour resurgir à 70 mètres environ, sur ma gauche, dans le lit du lac asséché et s'éloigner au galop dans le chaume de maïs vers le sommet du coteau. Ils disparaissent dans un creux du terrain et je ne les vois pas remonter, espérant qu'ils se sont arrêtés, je tente une approche par le lac asséché, sous le talus de la berge mais je me rends vite compte que les chevreuils sont passés par le coin de la digue où je ne pouvais pas les voir passer. 

Je retourne vers ma voiture pour changer de secteur. Je vais revenir chasser sur le secteur au j'ai perdu ma petite chevrette l'autre jour. Je me gare au bord du chemin forestier puis descends vers le lac en longeant le bois. Le secteur semble calme, je rentre dans le bois par une belle coulée qui longe au-dessus du lac. La végétation est marquée par de la boue, un sanglier est passé par là il n'y a pas bien longtemps. Arrivé vers le bout du lac, je tente quelques appels d'appeau qui restent sans réponse.

Je passe la pointe du lac où de nombreuses vaches sont venues patauger et où les sangliers viennent régulièrement se bauger, les arbres sont couverts de terre. Je remonte en longeant la bordure du bois dans un pré puis me cale au coin d'une haie qui rejoint le bois. Je commence mes appels quand, tout à coup, je me sens épié. Je me retourne doucement et fait fuir une chevrette qui m'observait au travers de la haie à juste 3 mètres dans mon dos. Je tente de la rappeler mais impossible, elle hésite mais reste à distance et finit par descendre et disparaître derrière la crête du pré.

Je quitte mon poste et descends sur les traces de la chevrette quand j'aperçois plusieurs chevreuils, derrière une autre haie, dans un pré. Je me cale contre la haie, les chevreuils regardent vers moi. Je commence mes appels quand une chevrette se détache du lot et s'avance vers moi mais elle se retourne et constate que ses congénères ne suivent pas. Je compte 5 chevreuils. Ils sont immobiles et ne veulent pas avancer. Je module mes appels mais rien n'y fait et au bout de plusieurs minutes je décide de traverser la haie pour changer de poste. Les chevreuils détalent et remontent vers la ferme en sommet de coteau sur ma gauche. Je les laisse filer et descends vers le maïs qui a été moissonné depuis l'autre jour.

Je remonte dans le chaume, passe sous la clôture puis remonte dans la friche vers le bosquet qui démarre de la crête et descend vers la bande de bois étroite où nous avons perdu mon chevreuil lors de la recherche au sang. Je descends et me cale dans l'angle du bosquet et la bande étroite, légèrement rentré dans le bois puis je commence à appeler. Rapidement une chevrette, suivie de son chevrillard, arrive en longeant sous la bande de bois dans le pré. J'espace mes appels, ils passent juste à 20 mètres en dessous de moi puis bifurquent et s'arrêtent derrière un gros chêne prêts à remonter vers moi. Je stoppe mes appels et accroche mon décocheur. Je suis prêt mais ils décident de retourner vers le pré et de longer encore le bois. Je recommence mes appels. A environ 30 mètres, la chevrette bifurque et remonte dans le bois puis stoppe dans le salle. Son chevrillard la rejoint. Je refais une petite série d'appels, la chevrette bifurque à nouveau et vient droit sur moi, je range vite mon appeau, accroche mon décocheur et me prépare à armer mais je fais une fausse manipulation et mon décocheur se décroche alors que la chevrette passe à quelques mètres de moi et disparaît derrière un gros arbuste en sortant dans le pré. Le chevrillard arrive à son tour alors que je raccroche mon décocheur. Il stoppe en plein découvert à environ 8 mètres presque plein profil. J'arme rapidement, il ne m'a pas vu, je place ma visée et décoche rapidement. Un peu trop car je vois ma flèche un peu trop en arrière qui traverse le chevrillard. Il s'éloigne doucement en longeant le haut du bois dans la friche puis je le perds de vue.

La chevrette n'a pas bougé et je comprends rapidement qu'elle va certainement rejoindre son chevrillard. Je réencoche et réaccroche mon décocheur. La chevrette revient doucement vers la zone de tir en reniflant les gouttes de sang au sol. Je m'apprête à réarmer mais encore une fois je décroche mon décocheur. Je le raccroche rapidement et réarme, la chevrette s'arrête de 3/4 arrière, nez au sol à environ 10 mètres. Je cale mon viseur sur l'arrière des côtes et décoche mais elle s'abaisse pour partir et je vois ma flèche rentrer juste sous la colonne. Elle démarre en trombe et se jette dans la pente, traverse la bande de bois puis longe dans le pré à toute pattes et je finis par la perdre de vue.

J'attends un moment avant d'aller contrôler mes tirs. Je retrouve rapidement une de mes flèches

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

que je plante droite pour la voir de loin, l'autre est introuvable. Je trouve ensuite le premier sang du chevrillard

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

et commence à le suivre quand il se relève dans les hautes herbes de la friche pour s'arrêter 15 mètres plus loin, des plis d'intestins sortent sur son flanc gauche. Il fait le dos rond puis de recouche. Je réencoche une flèche et m'avance doucement vers l'endroit présumé de sa couche. Je finis par apercevoir ses oreilles. Il me regarde à environ 10 mètres mais j'ai du mal à le voir. J'arme et lui décoche une flèche au jugé mais je passe dessous et il se redresse pour rentrer péniblement au bois 20 mètres plus loin. Je pars chercher ma flèche mais n'insiste pas plus, je reviendrai plus tard le chercher. Je passe un moment à chercher ma flèche avant de la retrouver dans ses herbes sèches puis je pars contrôler la piste de la chevrette.

Je l'ai bien vu partir sur environ 80 mètres, au départ, je ne trouve pas de sang, je m'avance doucement dans le bois et finis par trouver un peu de sang mais la piste est peu marquée, quelques grosses gouttes assez espacées et tout juste quelques petites gouttes par moment. Je parviens tout de même à la suivre jusqu'au pied du talus boisé. Je traverse le ru et les choses se compliquent les gouttes se font très discrètes, il me semblait pourtant voir le sang gicler de la plaie d'entrée. Je cherche un moment et marque chaque goutte en plantant un bâton dans le sol mais je n'arrive pas à faire plus de 5 mètres. Je tente de recouper la piste sur la trajectoire qu'il me semble lui voir prendre, puis ne trouvant rien j'inspecte un petit bouquet d'arbres et de ronces mais toujours rien. Je longe le ru au pied du talus et essaye de trouver une entrée vers le bois mais rien. Le temps passe et je ne trouve toujours rien. Je décide de renoncer pour le moment et de revenir vers le chevrillard.

Je remonte le talus boisé et pars directement vers l'entrée au bois. J'y retrouve des traces de sang et commence à suivre les gouttes que je perds un moment au pied d'un petit talus avant de m'apercevoir que la piste bifurque en fait sur la gauche pour longer ce petit talus derrière une haie d'épines noires. J'avance doucement de goutte en goutte quand mes yeux se posent sur le chevrillard couché à 7 ou 8 mètre devant moi, contre les épines. Il est plein travers et m'observe sans bouger.

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

J'arme doucement mon arc, me décale légèrement pour voir nettement son coffre et vise derrière l'épaule. Je décoche, l'impact très sonore ne trompe pas. Le chevrillard se contracte mais ne se lève pas, il lève sa tête au ciel puis la laisse doucement retomber avant de bondir en arrière pour retomber au sol où il rue un court instant puis s'immobilise. Ma première flèche est rentrée au niveau du foie et ressort derrière la panse. La seconde traverse derrière les épaules.

Je pose le bracelet et laisse le chevreuil sur place puis repars chercher un peu la chevrette. Je reprends ma recherche au dernier bâton mais cette fois je progresse à 4 pattes. Je retrouve un peu de sang, de petites gouttes qui me permettent d'avancer très lentement sur 30 mètres environ puis le sang disparaît à nouveau. Chaque goutte est marquée par un bâton ce qui matérialise bien la trajectoire de fuite. Je reprends voûté la trajectoire de fuite tout doucement et retrouve un peu de sang 15 mètres plus loin que je marque avec 3 bâtons de plus mais cette fois impossible d'aller plus loin. J'ai oublié mon portable à la maison. Je récupère mon chevrillard et retourne rapidement à la voiture pour aller récupérer Antoine au bois du Turc. Il a réussi une belle approche à 10 mètres sur un chevrillard mais a été trahi par un vol de palombe qui a décollé dans son dos et a préféré ne pas tenter de flèche sur ce chevreuil sur l’œil.

Nous retournons chez moi et je contacte le conducteur de chien de sang. Le rendez-vous est pris pour 13h30. Nous mangeons rapidement puis nous partons chercher le conducteur. En chemin, j'aperçois un animal couché dans un semé de blé qui remonte au milieu des bois vers le sommet du coteau, je m'arrête et nous l'observons avec les jumelles d'Antoine. C'est Dudule, le chien forceur ! Il est couché et ne bouge pas quand tout à coup nous apercevons un chevreuil qui sort du bois 40 mètres au-dessus du chien et qui se plante pour l'observer. Dudule qui regarde vers nous n'a rien vu venir et reste couché. Nous repartons avertir son propriétaire qui doit être en train de le chercher et c'est à ce moment que Dudule se lève alors que le chevreuil s'est approché de quelques pas vers lui.

Arrivé chez le conducteur, nous tombons sur un gamin qui vient souvent passer son temps libre avec Lucien. Il nous dit que Lucien est plus haut en train d'appeler Dudule. Nous partons à sa rencontre au travers des parcs à moutons. Nous arrivons vers lui alors que les coups de corne retentissent. Un chevreuil surgit du bois et traverse le découvert à toute allure pour rerentrer au bois. Dudule arrive à ses trousses et Lucien l'intercepte. Nous redescendons et partons pour la recherche. Je laisse Antoine près du bois du Turc pour lui permettre de chasser un peu pendant que je pars retrouver Lucien garer au village de Labéjan, juste au-dessus d'où je perds la piste de sang.

Nous descendons, Lucien tient Rabolio en laisse, moi Dudule et le gamin Fannie. Arrivé au bord du ru, Lucien tente de mettre Fannie sur la piste mais elle ne semble pas disposée a faire une recherche. Rabolio lui ne mettra pas longtemps à prendre le sang, il commence à contre-pied et veut remonter le talus boisé mais il se reprend et commence à suivre la ligne de bâtons. Au dernier sang trouvé près d'un petit roncier au milieu du pré, il biaise doucement vers le bois, traverse des ronces puis le ru et commence à tourner au bord du bois puis se ravise et retraverse le ru pour le longer un moment avant de perdre la piste. A force d'insister, il finit par rebrousser chemin et reprends la traversée du ru pour retrouver du sang et remonter dans le bois où il reperd la piste un moment et fait des allers-retours puis il reprend. Nous allons à sa rencontre et le suivons alors qu'il nous mène vers une zone de fragon. Il y a de plus en plus de sang et je reprends confiance. 

Rabolio fait des tours et des contours dans le fragon quand le gamin pousse un cri, la chevrette qui nous avait laissé passer vient de se levers juste à ses pieds. Je me retourne et l'aperçois qui dévale la pente à toutes pattes, le temps de détacher Dudule et d'enlever la mousse qui obstrue sa clochette elle a déjà fait du chemin. Le poil sur son flanc était tout collé par du sang mais elle n'avait pas l'air affectée par ma flèche vu sa réaction vive et assurée presque 5 heures après le tir. Dudule tourne sans comprendre ce que nous attendons de lui et Lucien nous demande de lâcher Fannie. Elle part directement sur les traces du chevreuil en donnant et entraine Dudule. Je suis dégoûte et n'ai même pas l'idée de suivre les chiens quand une remontée de bretelles de Lucien me fait revenir à moi. Je m'élance à la poursuite des chiens, le gamin me suit mais je le distance rapidement. J'aperçois au loin les chiens au bord d'un bosquet, ils partent vers le bois du Turc.

Je tente de les suivre le plus rapidement possible mais le terrain est vallonné et la distance importante. En arrivant au bois du Turc, je croise Fannie qui a fait demi-tour et revient vers son maître puis j'entends la clochette de Dudule qui est allé se baigné à la mare et se secoue avant de repartir vers un bosquet un peu plus loin où je parviens à l'intercepter.

Je reviens sur mes pas et appelle Lucien qui vient à ma rencontre tiré par Rabolio qui suit la piste en donnant de la voie. Il nous mène où j'ai coupé Dudule puis ressort du bosquet et nous mène vers le bois du Turc où il perd définitivement la piste. Impossible de retrouver du sang et les chiens n'en peuvent plus, nous allons les faire boire au ruisseau et nous rentrons.

Ce coin ne me porte pas chance, 2 chevreuils perdus en 2 sorties alors que cette année je n'avais pas eu de problèmes sur chevreuil jusqu'alors !

Presque le doublé mais..., 19 novembre 2011

Alex

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:44

Ce matin, c'est moi qui vais chasser le bois du Turc, je dépose Laurent à la digue du grand lac à la nuit noire, il va rejoindre son tree stand installé la veille sur la lisière du bois qui borde le chaume de maïs. Je retourne ensuite vers ma zone de chasse et me gare en attendant que le jour se lève. Alors que la luminosité croit doucement, je me prépare et pars en longeant la route pour tenter d'apercevoir les chevreuils qui broutent souvent à cette heure matinale dans les prés en face du bois du Turc, sur ma droite. Les prés sont plus hauts que la route et bordés par une haie. J'avance doucement en longeant ce talus mais les chevreuils ne semblent pas être là ce matin.

La haie s'interrompt et je ne peux compter que sur le talus pour me cacher quand j'aperçois 2 chevreuils qui reviennent vers la route en biaisant pour la traverser à environ 40 mètres devant moi. 2 autres chevreuils sont entrain de brouter plus en retrait. Je me baisse le plus possible derrière le talus et avance le plus rapidement possible pour essayer d'intercepter les chevreuils, dont l'un est un beau brocard, avant qu'ils n'arrivent sur la route. Je gagne rapidement de la distance mais alors que je ne suis plus qu'à 20 mètres d'eux, je pose le pied sur une grosse feuille sèche qui craque sur le bitume. Je me fige aussitôt mais trop tard, les chevreuils ont levé la tête et regardent dans ma direction avec insistance avant de démarrer pour rejoindre les 2 autres à grands bons.

L'inquiétude gagne le groupe qui commence à fuir. J'attrape rapidement mon Butollo et commence mes appels. Immédiatement la chevrette de tête bifurque et fonce droit sur moi, suivie de ses congénères. La voyant venir au galop, je stoppe les appels et me prépare à armer mais elle stoppe net et regarde vers moi et finit par faire demi-tour. Je rattrape mon appeau et recommence à appeler, elle revient un peu puis se fige et cette fois redémarre en aboyant et prend le galop parallèlement à la route, à environ 40 mètres dans le pré. Habituellement, ils sautent au virage près des poubelles, je prends le pas de course pour tenter de les intercepter, je les observe tout en courant et les aperçois arrêter dans le pré. Je les dépasse et me poste dans le virage mais je ne les vois plus, ils ont compris et se sont volatilisés.

Je pars maintenant en longeant le bois du Turc mais j'aperçois trop tard un groupe de chevreuils à découvert qui me regardait arriver de loin et qui détale pour rentrer au bois. J'arrive au coin du bois, près du ruisseau sans rien voir de plus, je rentre un peu dans le bois et tente quelques appels mais rien ne bouge. Je passe le ruisseau et commence à longer le bas du bois quand j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards au bord d'un fossé bordé de ronces. Encore une fois, ils m'ont vu avant que je ne leur pose les yeux dessus. J'essaie le Butollo mais ils s'avancent vers le bois et disparaissent derrière les ronces. Je m'avance doucement à leur rencontre et j'ai juste le temps de voir rentrer au bois le dernier chevrillard.

Je vais changer de technique, je rejoints un sentier forestier qui longe le bas du bois en lisière et m'arrête de temps à autre pour appeler au Butollo mais rien ne vient. Je rejoints la première allée du bois qui remonte vers la route. Je remonte doucement pour ne pas trop faire de bruit sur le tapis de feuilles mortes puis me poste sur la droite du chemin derrière quelques arbustes juste avant que le chemin ne redescende. Je jette un coup d'œil dans le bois puis commence à appeler en modulant les sonorités. Au bout d'un moment, les petits couinements d'une chevrette arrivant sur l'appeau et des bruits de pas dans les feuilles mortes se font entendre dans mon dos. Je me retourne doucement et aperçois une chevrette qui s'arrête derrière un arbre. Je continue mes appels pour tenter de la positionner dans une fenêtre de tir, elle avance au pas mais je n'arrive pas à la positionner comme je le voudrais quand j'aperçois une autre chevrette arrêtée, la tête derrière un tronc et le corps bien dégagé, plus proche que l'autre. Je laisse mon appeau et arme mon arc, la chevrette reste immobile, je prends mon temps pour viser et décoche, mais au moment du tir la chevrette démarre.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Un impact bien audible et la chevrette fait volte-face et s'enfuit avec 2 autres chevrettes en parallèle de l'allée et je les perds de vue au bout de 40 mètres environ. J'attends un moment puis vais chercher ma flèche et tenter de trouver les premiers indices. Ma flèche a glissé sous la mousse jusqu'à l'empennage qui porte des traces de sang.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Je récupère ma flèche dont le tube est couvert d'un liquide verdâtre, signe que j'ai certainement touché la panse. Près de ma flèche je trouve 2 gouttes de sang avec un peu de poil et une grosse goutte de contenu stomacal. Je décide d'attendre encore un peu avant d'attaquer la recherche.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

J'attaque ma recherche et plante des bâtons à chaque fois que je trouve un indice, la piste n'est pas facile à suivre, il y a peu de sang et quelques gouttes de contenu stomacal. Je progresse difficilement nez au sol sur près de 30 mètres puis je perds la piste et commence à envisager une recherche au sang. Un chevreuil se met à aboyer sur place plus bas dans le bois. Je me redresse et analyse la trajectoire de fuite matérialisée par les bâtons. La direction est assez rectiligne, je me positionne près du dernier sang et tente de me mettre à la place de mon chevreuil puis m'avance sur la coulée que je pense la plus probable. 10 mètres plus loin, je retrouve une grosse goutte de sang et à partir de là la piste devient très facile à suivre, les grosses gouttes sont très rapprochées et je progresse debout très facilement.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

La piste biaise maintenant vers l'intérieur du bois et saute un gros tronc couché au sol. Ma chevrette est là 20 mètres plus loin, elle n'a pas fait plus de 80 mètres. Ma flèche rentre basse 20 cm derrière l'épaule et ressort plus haute 30 cm derrière l'épaule opposée. Un peu d'intestin grêle sort part le trou de sortie.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Ma flèche traverse en fait en plein milieu du foie et touche l'entrée de la panse.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Alex

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:43

Ce matin, je retourne chasser sur le secteur ou j'ai prélevé mon brocard samedi soir. Laurent chasse au bois du Turc, le temps est brumeux et alors que le jour se lève doucement, la visibilité est très réduite. Décidé à faire un peu de repérage pour trouver un bon poste pour le tree stand de Laurent, je longe le lac puis le ruisseau, passe le passage busé et rejoins la bordure du bois que je commence à longer doucement quand j'aperçois un chevreuil sur la dernière bosse du chaume de maïs. Je rentre dans le bois et longe la bordure rapidement par une grosse coulée en essayant de rester silencieux pour rejoindre le coin du bois et essayer d'intercepter ce chevreuil.

Arrivé au coin de bois, je m'avance au ras du couvert sur la coulée et aperçois un groupe de 6 chevreuils a environ 35 mètres dans le champ travaillé, devant moi. Il y a une grosse chevrette avec 2 chevrillards, un gros brocard et 2 autres que j'identifie comme un jeune brocard et une jeune chevrette. La petite harde semble biaiser vers le  haut du bois. Je me décale doucement en restant silencieux. Je suis la coulée des blaireaux qui longe la bordure du bois et m'arrête régulièrement pour observer. Les 2 chevrillards s'amusent et sautent partout en se rapprochant de la bordure du bois alors que la chevrette semble venir vers moi puis, une partie des chevreuils redescend le talus du champ travaillé en direction du chaume de maïs et la chevrette et les chevrillards finissent par les suivre. Je décide de tenter quelques appels de Butollo. La chevrette se fige puis démarre et file en remontant le chaume de mais, suivie par la harde. Je les regarde s'éloigner puis fais un tour du secteur sans voir d'autres chevreuils.

Je décide de changer de secteur et reviens vers la voiture alors que le soleil se lève derrière les coteaux boisés et une légère brume.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je reprends ma voiture et pars un peu plus loin vers un autre lac qui est pratiquement entouré de bois. Je me gare sur le chemin forestier et rejoins le bord du lac.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je laisse le lac pour rejoindre un maïs un peu plus loin qui est pas mal fréquenté par les chevreuils. Je longe une bande enherbée entre la culture et le bois quand j'aperçois 3 perdreaux qui se débinent en longeant le bois. Je m'amuse à les suivre, ils marquent des arrêts fréquents et étirent le cou au-dessus des herbes sèches pour repérer ma position puis se débinent de plus belle. Absorbé par ce manège, j'en ai oublié ma chasse et c'est ce moment que choisi un brocard pour se défiler dans le maïs en faisant de grands bons. Je le perds de vue en bas de la culture.

Les perdreaux en ont profité pour disparaître. Je me reconcentre et reprends ma progression lente en surveillant le maïs. Le brocard surgit de la culture et remonte le penchant opposé, s'arrête un instant, m'observe puis reprends son galop et passe derrière la butte ou je le perds de vue. Je rentre un peu plus loin au milieu du maïs dans une zone ravagée par les sangliers puis recommence à avancer vers le bout de la culture quand j'aperçois une chevrette et son chevrillard dans la friche qui fait suite au maïs en face de moi. Ils sont figés et regardent vers moi. Je me baisse doucement dans la culture et attrape mon Butollo, je commence mes appels mais les chevreuils m'observent un moment puis commencent à s'éloigner doucement et s'arrêtant régulièrement pour m'observer sans savoir vraiment à quoi ils ont à faire. Je poursuis mes appels en essayant toutes les modulations possibles mais rien n'y fait et je les vois passer le sommet de la butte près de la ferme et disparaître.

Je me redresse tranquillement quand j'aperçois une autre chevrette et son chevrillard, au ras du maïs, qui viennent certainement du bois qui borde le lac. Ils venaient droit sur moi, attirés par le Butollo mais mon mouvement vient de les alerter et ils se sont figés et m'observe. Je tente de reprendre ma position et de poursuivre mes appels mais, après quelques hésitations, la chevrette s'éloigne en faisant de grands bons et en s'arrêtant régulièrement pour revenir d'un pas avant de repartir de plus belle. Elle passe finalement la crête de la butte et je me redresse pour m'apercevoir que 2 autres chevreuils sont arrêtes dans la friche ou se trouvaient les 2 autres tout à l'heure.

Je me rebaisse dans le maïs et appelle un moment avec mon appeau avant de trouver la bonne sonorité, un cri long et plaintif qui décide la chevrette. Elle avance de quelques pas à chaque appel puis s'arrête et observe un instant, son chevrillard la suit. Elle se rapproche doucement puis se décide et arrive droit vers le maïs au pas. Je range mon appeau et laisse faire. Petit à petit, elle rejoint la bordure de la culture alors que je vais doucement à sa rencontre en me faufilant voûté dans le maïs. La chevrette et les chevrillards sont à moins de 2 mètres du bord du maïs et moi à moins de 9 mètres dans une zone asses dégagé pour tenter un tir si l'occasion se présente: Je décide de rester là et d'attendre. J'entraperçois les chevreuils au travers des pieds de maïs, ils s’avancent prudemment et essayant de voir d'où venait le bruit, la chevrette lève souvent le museau et hume l'air: Ils ne sont plus qu'à 10 mètres environ, presque plein profil, le chevrillard est passé devant. J'arme doucement mon arc et prends la visée au jugé.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

"Allez encore un pas ou deux..." Ça y est je vois suffisamment la petite chevrette pour décocher, mon viseur se cale et je décoche. A l'impact, j’entends casser un gros os, certainement l'omoplate. Le chevreuil pousse un cri et disparaît, la chevrette détale dans la friche et rejoint la cime du coteau sur ma droite. Un instant plus tard, le chevrillard réapparaît plus bas sur ma gauche et baise pour remonter vers sa mère, le sang gicle en abondance à l'entrée de la flèche qui semble trop en avant. Puis ils passent la crête et s'arrêtent près d'un petit roncier. Le chevrillard semble mal en point et titube un peu puis ils s'éloignent d'un pas lent et je les perds de vue derrière la crête du coteau à plus de 100 mètres. J'attends un moment et tente d'analyser la situation. Je me dirige ensuite vers la zone du tir où je ne trouve pas le moindre indice. Je descends un peu en longeant la clôture qui borde le maïs et tombe sur ma flèche cassée. Je n'ai donc pas traversé complètement mais vu le morceau manquant, la lame a du ressortir de l'autre côté. 

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je laisse passer un peu de temps avant d'attaquer ma recherche car je n'ai pas confiance dans mon atteinte et j'ai un mauvais pressentiment. Je ne trouve pas de sang dans la direction de fuite et décide de tenter d'avancer en parallèle et en dessous de la crête en partant au-dessus de la flèche brisée pour tenter de recouper la piste de sang et tombe ainsi sur une goutte de sang mais, je reperds immédiatement la piste qui ne semble pas vraiment marquée.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Je pars donc directement à l'endroit où le chevrillard s'est arrêté et cette fois je trouve du sang en abondance, c'est normalement bon signe, vue la distance importante parcourue. Le sang dessine une traînée continue qu'il est très facile de suivre.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

La piste longe une clôture électrique qui sépare un pré d'une friche: Le chevreuil qui longeait côté pré descends tout à coup dans la friche juste avant une grosse haie de ronces puis longe sous les ronces en direction du bois tout proche: Les hautes herbes sèches sont repeintes en rouge et le sang est toujours aussi abondant. La piste entre par un chemin forestier dans le bois. De grosses gouttes de sang jonchent le sol sur le tapis de feuilles mortes.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

J'avance doucement dans le bois avec le vent dans le dos quand à 20 mètres devant moi, un animal que je ne peux pas identifier démarre dans les ronces. J'attends un moment à l'écoute puis reprends ma piste qui biaise à gauche dans les ronces vers où a démarré l'animal. Je viens certainement de relever mon chevreuil. Je retrouve la reposée debout d'où vient de partir le chevreuil, elle est marquée par une grosse quantité de sang au sol au pied d'un gros chêne: La piste suit les grosses coulée puis s'enfonce dans l'épais. Pour éviter de compromettre une éventuelle recherche au sang, je marche depuis le début à 1 mètre à côté de la piste mais il est de plus en plus dur de la suivre à cause des ronces et des épines malgré un sang assez abondant.

Une petite chevrette perdue, 31 octobre 2011

Laurent qui a fini sa chasse m'appelle et je le mets au courant de la situation. Je décide d'arrêter là ma recherche près d'un terrier de blaireau et appelle le conducteur de chien de sang avant d'aller retrouver Laurent au bois du Turc. Le rendez-vous est pris aux poubelles, au coin du bois du Turc. Au bout d'un moment, le conducteur m'appelle il est arrivé mais pas aux bonnes poubelles, nous attendons encore un peu et le voyons arriver. Nous partons pour la recherche, nous nous garons sur le chemin forestier, cela fait près de 2 heures que j'ai fléché le chevrillard. La piste de sang étant abondante le conducteur décide d'essayer la petite chienne qu'il est entrain de former.

Nous partons donc avec Fannie et Dudule, le chien forceur (herdale terrier) pour la recherche. Un chevreuil sort du bois sous la friche et passe la crête devant nous au grand galop, c'est une grosse chevrette et elle est bien portante, peut-être la mère du chevrillard. Nous attaquons la piste à l'endroit de la flèche brisée pour tester la chienne puisque je connais la trajectoire de la piste sur plus de 150 mètres. Mais dès le départ la chienne est en défaut et ne trouve pas la piste, le conducteur insiste et la guide un peu mais pas moyen de lui faire prendre le sang. Je guide le conducteur jusqu'à l'endroit où la piste est très abondante mais la chienne ne la prend pas franchement et perd complètement la piste au niveau des premières ronces dans le bois. Le conducteur s'agace et je lui propose d'aller chercher Raboliot. Je pars donc au pas de course et reviens avec Raboliot que nous mettons où s'arrête Fannie. Lui part de suite sur la piste mais la perd un instant avant de finir par la reprendre puis la reperd et finit par la recouper près du terrier de blaireau. Cette fois, il est parti et ne quitte plus la piste. Au cas où, nous les laissons prendre de l'avance puis nous suivons avec Dudule. Rabolio ne se trompe pas, il donne de la voie et en le suivant nous trouvons pas mal de sang sur le sol. Nous rattrapons le conducteur et son chien sur un chemin de terre qui coupe le bois dans une zone très étroite La bande de bois sous la friche est coupée en 2 par un petit ruisseau et le chevreuil semble l'avoir traversé, Raboliot en fait de même puis suit le ruisseau en donnant de la voie. Avec Laurent nous contournons par le haut du bois pour nous poster plus en avant avec le chien forceur, au bout d'un passage girobroyé qui avance de 30 mètres dans le bois mais Raboliot arrive et passe devant nous. Nous partons un peu plus loin au coin du bois qui laisse place à un pré sur la gauche du ruisseau.

Raboliot arrive en donnant de la voie quand une grosse chevrette sort du bois et remonte vers le village au-dessus de nous, ce n'est pas mon chevreuil mais Dudule qui l'a vu veut partir en poursuite. Raboliot arrive toujours quand j'aperçois 2 animaux qui se débinent dans les ronces, juste au bord du bois et contourne le conducteur pour passer dans son dos. Je ne sais pas s'il s'agit de mon chevreuil et ne demande pas à Laurent de lâcher Dudule. Raboliot donne de plus en plus de la voie et le conducteur nous demande de lâcher Dudule mais ce dernier ressort sur les traces de la grosse chevrette, nous le coupons et le rattachons. Nous le relâcherons et le rattraperons 2 fois mais le chevrillard qui revient sur ses pas court devant le chien et le conducteur finira par renoncer. Il ressort du bois avec le visage en sang à cause des ronces et la veste rougie par le sang du chevreuil déposé sur les ronces.

Je ne pense pas qu'il survive à ma flèche et suis vraiment très surpris qu'il perde autant de sang après plus de 3 heures qui nous séparent du moment du tir. Cette flèche me laisse un goût amer.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

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La chasse à l'arc est une chasse qui tue par hémorragie ce qui inclut que les animaux tombent rarement sur place, suivant l'atteinte et la corpulence de l'animal sa fuite pourra être plus ou moins longue. Après un temps d'attente plus ou moins long suivant l'atteinte, une recherche au sang s'impose. Si la quantité de sang le permet, l'archer pourra retrouver lui même son gibier mais si les indices sont moins importants, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conducteur de chien de sang. Un bénévole qui se fera un plaisir de venir chercher votre gibier. Tout gibier mérite une mort la plus rapide possible et de se donner les moyens de le retrouver.

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