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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 10:12

Mardi soir, pour changer un peu de mes sorties chevreuil, je me suis décidé à aller faire un petit tour pour tenter de flécher quelques ragondins, depuis plusieurs semaines, je vois un groupe de 3 ragondins de bonne taille qui broute au milieu des vaches le long du Gers. Ce soir, ils sont là, 2 ensemble et un 30 mètres plus loin mais le vent est très mauvais pour une approche, il vient de ma droite et pousse mon odeur vers les ragondins. Je suis encore à plus de 100 mètres des trois rongeurs, mais ce vent soutenu vient de me trahir. Le plus gros des 3 lève la tête, hume l’air et file sans demander son reste en entraînant les 2 autres vers la rivière. Je décide tout de même d’aller voir. Je progresse en biais pour que le vent ne porte plus les effluves vers les ragondins.

Arrivé au niveau de la petite digue qui longe le cours d’eau, je monte au sommet marqué par le passage des vaches et je commence à longer la haie entrecoupée de ronciers qui bordent le Gers. En arrivant à l’endroit où les ragondins sont rentrés, j’entends quelque chose démarrer dans la haie, un ragondin vient de se jeter à l’eau mais, à ma grande surprise, à 2 mètres devant moi, un second ragondin joue la carte du mimétisme. Immobile au milieu des arbustes, il me tourne le dos, j’arme et lui décoche une flèche qui rentre au-dessus de la queue pour ressortir entre les pattes avant.

Après s’être roulé sur place, il se précipite vers l’eau où je l’entends chuter lourdement. Je me fraye un passage au milieu des épines et aperçois ma flèche qui semble planté dans la berge à un mètre au-dessous de mes pieds (la berge est assez raide) mais en regardant mieux je m’aperçois qu’elle est toujours plantée dans mon ragondin qui dans un dernier effort a tenté de se caché sous un tronc calé contre la berge. Non sans mal je récupère mon ragondin en le hissant par la flèche. Je décide alors de longer un tout petit ruisseau, affluent du Gers et truffé de galeries pour tenter de décocher quelques flèches supplémentaires. Je commence à longer le petit cours d’eau quand un ragondin que je n’avais pas vu rentre en hâte à son terrier.

Quelques pas plus loin, j’aperçois à 30 mètres plusieurs ragondins qui vaquent à leurs occupations dans le lit du cours d’eau, je me dissimule en progressant voûté derrière la végétation et parcours 10 mètres pour pouvoir me redresser derrière un petit sureau. Un gros ragondin est à moitié sorti de son terrier, j’arme lentement et lui décoche une flèche. A l’impact, mon ragondin se débat dans tous les sens et finit par se dégager de la flèche pour disparaître dans son terrier.

En arrivant au terrier où j’entends gronder mon ragondin, plusieurs petits ragondins qui s’étaient cachés dans les herbes commencent à regagner le terrier, les deux premiers rentrent, j’encoche une flèche quand j’aperçois le troisième. Juste le temps d’armer et je le sèche net à l’entrée du terrier, un quatrième rentre au terrier puis un cinquième le temps que je sois à nouveau prêt.

Le sixième petit dérouté par la présence de son frère mort se met à longer dans le ruisseau au lieu de rentrer comme les autres. Ma flèche part et le clou sur place dans un triste bruit métallique. En récupérant mes trois flèches je me rends compte que deux trilames sont foutues, les galets sous la vase leur ont été fatals. Je ramasse mes trois ragondins et je rentre à ma voiture pour faire la tournée des lacs.

Je passe devant une mare qui est souvent fréquentée par les ragondins, je m’arrête à distance et commence à me préparer quand j’aperçois un magnifique brocard qui traverse le chemin et passe de l’autre côté de la mare. 150 mètres nous séparent, je ne suis pas vraiment en tenue de camouflage, j’ai un pantalon camo mais ma chemise kaki à manches courtes n’est pas des plus recommandée pour approcher un brocard.

Je tente tout de même le coup, la végétation au milieu de laquelle il progresse me permet d’avancer assez rapidement sans qu’il ne me voit pour arriver à 15 mètres de lui dissimulé en partie par un chêne dont une des branches basses voûtées me fait une parfaite fenêtre de tir, il est plein travers entrain de brouter.

J’arme, j’aligne ma visée, ma flèche part pour le frapper très bas dans le poitrail, juste derrière la patte avant, dans un bruit sourd. Il démarre et disparaît en contournant un gros sapin. Après avoir attendu 10 minutes, je vais contrôler mon tir, le sang est abondant, 2 mètres après la zone du tir.

La piste est relativement facile à suivre, les gouttes sont nombreuses (sang foncé). A peine 20 à 25 mètres de recherche vont me conduire à mon brocard couché dans l’herbe, c’est un joli 7 pointes. Ma flèche est rentrée 20 centimètres derrière le coude, a traversé le cœur et est ressortie au niveau du coude opposé.

Des ragondins au brocard, 26 juin 2007

Alex

 

Atteinte :

Des ragondins au brocard, 26 juin 2007

Trophée :

Des ragondins au brocard, 26 juin 2007

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 10:07

Après plusieurs sorties effectuées depuis le premier juin, et de belles approches infructueuses, ce soir, la chance sera avec moi.

Vers 19 heures, je me rends sur une des 3 parties du territoire morcelé sur lequel j'ai pu obtenir mon bracelet de tir d'été. Depuis plusieurs jours, les approches deviennent de plus en plus belles, notamment sur un très grand brocard que j’ai pu approcher 3 fois à portée de tir sans pouvoir décocher ma flèche.

 

Flash-back :

La semaine dernière après une belle averse orageuse d’un quart d’heure suivie d’un magnifique soleil, je me suis rendu sur le terrain pour tenter une approche. Le territoire vallonné se compose de trois langues de pré encore non fauchées, séparées par trois butes boisées.

Je décide de commencer en longeant le bois le plus à ma droite qui délimite le territoire. Le vent régulier vient de face, les conditions sont bonnes. Après 5 minutes de marche mon regard se pose sur un magnifique brocard à environ 200 mètres qui regarde dans ma direction.

Je me fige mais il est trop tard, je suis repéré, quelques secondes s’écoulent, aucun de nous deux ne bouge. Il se décide enfin mais, à ma grande surprise, il vient droit sur moi. Je profite d’un passage où le relief du terrain lui cache ma silhouette pour progresser rapidement de 50 mètres et me mettre à genoux derrière une grosse touffe d’herbe.

C’est à ce moment que je le vois, il est magnifique, ses bois sont impressionnants, il progresse lentement, il me cherche du regard et tente de repérer mon odeur. Il n’est plus qu’à 20 mètres et passe derrière une grosse touffe d’herbe ce qui me permet d’armer mon arc mais il marque un temps d’arrêt et les secondes s’égrainent sans qu’il ne daigne faire le pas qui le sépare de ma flèche.

Je devine sa forme, je distingue bien ses bois et ses oreilles mais tenter une flèche dans ces conditions est bien trop risqué. Mon cœur commence à s’affoler et la tension de la corde devient de plus en plus dure à tenir. Je me risque donc à désarmer mon arc pour reposer un peu mes muscles meurtris et c’est juste le moment qu’il choisit pour faire ce pas que j’espérais tant mais qui vient de me trahir car mon mouvement même très lent ne lui a pas échappé.

Il est sur l’œil et me fixe un instant avant de détaler à toutes pattes en me lançant une série d’aboiements bien rauques et finit par disparaître dans le bois à une centaine de mètres.

 

Ce soir, à 20h30, je n'avais toujours pas vu un seul chevreuil, de plus ce territoire est une zone de nidification pour les milans noir qui s'empressent à chacune de mes sorties de se positionner à ma verticale et d'annoncer ma présence par des cris stridents, et ce soir, particulièrement harcelé par ce manège, je me suis décidé à partir sur la deuxième partie du territoire où d'ailleurs j'ai réalisé mon tir d'été l'an passé au milieu des tournesols.

20h45, je suis sur place, je commence à descendre un chemin forestier qui me mène directement sur un champ de blé immense entouré par les bois et bordé d'une bande enherbée.

Un brocard dans les blés, 20 juin 2007

En lisière du bois, j'effectue une rotation du regard pour scruter cette mer de blé où détecter la présence d'un brocard n'est pas chose facile, quand je l'aperçois, il n'est qu'à 40 mètres. Paisible, occupé à sa toilette, il ne m'a pas repéré. Le vent est bon, je me mets à genoux et caché par la hauteur du blé je m'approche de la bordure du champ.

Je suis à 30 mètres, je me redresse pour le situer, il n'a pas bougé, je me décale de 10 à 15 mètres en longeant le blé de nouveau à genoux et me voilà à 20 mètres grand maximum, mon chevreuil est toujours dans sa toilette.

Je vois bien son poitrail découvert par un rond de blé couché par les pluies abondantes de ce printemps.

 
Un brocard dans les blés, 20 juin 2007

Il se lèche l'épaule opposée et sa tête est donc cachée, il ne me voit pas, c'est le moment. Avec un calme qui m'étonne encore, j'arme mon compound, aligne ma mire et mon œilleton. Ma flèche part pour le frapper en pleine poitrine, il sursaute, les 2 poumons sont percés, après 30 mètres de course dans le blé, il franchit la bande enherbée, traverse la bordure du bois et son fossé pour disparaître dans le bosquet.

Confiant dans l’efficacité de mon tir, je décide, après 5 minutes, de commencer la recherche, la pistes est facile à suivre, le sang est très abondant et contraste bien avec le jaune paille du blé, de petit bouts de poumon projetés sur le blé à l’endroit du tir me conforte dans la qualité de ma flèche.

5 minutes de recherche me conduisent à ce corps sans vie auquel, après avoir apposé le bracelet, je rends les honneurs avant de le charger sur mes épaules pour rentrer. Mon brocard n’a pas parcouru plus de 40 mètres. La pluie commence à tomber alors que je suis sur le chemin du retour

Un brocard dans les blés, 20 juin 2007

Alex

 

Trophée :

Un brocard dans les blés, 20 juin 2007

Atteinte :

Un brocard dans les blés, 20 juin 2007

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Il n'est pas nécessaire que j'essaie de me justifier à propos de ma passion car mes arguments, quels qu'ils soient, ne convaincront jamais un anti-chasse acharné. Je ne souhaite d'ailleurs convaincre personne, juste partager ma passion et regrette profondément l’attitude de certaines personnes qui, derrière leur anonymat, se permettent de m'insulter ou de souhaiter ma mort. Ces messages ne sont d'ailleurs pas publiés sur mon blog, par contre je publie les messages non injurieux même s'il sont en désaccord avec ce que je fais.

Pour les messages injurieux et autres, j'ai créé, à la demande des pauvres auteurs brimés, une rubrique à laquelle vous pouvez accéder en cliquant sur le lien suivant :

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